GeorgesOZ · 23 septembre 2018 à 9:12 · 253 photos 194 messages · 26 participants · 23 543 affichages | | | | À: GeorgesOZ · 15 octobre 2018 à 9:20 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 21 de 194 · Page 2 de 10 · 2 138 affichages · Partager Merci Georges pour ta réponse !
Nous étions au Pérou en été 2017, et c'est vrai que si j'avais parlé espagnol ça aurait été vraiment un plus...quelle frustration de ne pouvoir échanger avec les gens croisés au détour d'une balade...je comprenais un peu ce qu'ils me disaient mais j'avais incapable d'aligner plus de 3 mots...  Je vais essayer de m'y mettre u peu quand même, surtout qu'on envisage plus le sud et la cote pacifique et pas du tout le coté Caraïbes, donc a priori moins touristique... | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Kawo · 15 octobre 2018 à 10:28 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 22 de 194 · Page 2 de 10 · 2 135 affichages · Partager Je vais essayer de m'y mettre u peu quand même, surtout qu'on envisage plus le sud et la cote pacifique et pas du tout le coté Caraïbes, donc a priori moins touristique...
Bon choix je pense. Je ne peux rien dire sur la côte Pacifique, mais entre les montagnes (et le sud donc (et la côte Caribéenne, nous avons de loin préféré les montagnes : meilleurs climats + gens plus agréables + un Espagnol beaucoup plus clair et facile à comprendre. | | | À: GeorgesOZ · 17 octobre 2018 à 11:45 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 23 de 194 · Page 2 de 10 · 2 094 affichages · Partager De Bogotá à Manizales
Oui, nous avons bien apprécié Bogotá. Pour un étranger qui n’y connait rien, il n’est pas facile d’y justifier plus de 2 ou 3 jours. Mais nous pensons que si on s’y installe pour quelques semaines, voire plus, on y trouvera beaucoup d’activités sympathiques et intéressantes. Nous avons aimé l’architecture urbaine et le climat qui semble mélanger tous les printemps possibles en rapide et imprévisible succession. J’allais oublier, en vrac :
- - Le téléphérique pour Monserrate, c’est 20,000 COP A/R par personne – soit moins de 6 Euros. - - Expression courante dans les restaurants : « con gusto » = « avec plaisir ». - - Beaucoup de commerces le long de la carrera 13 à Chapinero.
Mais il est temps d’aller voir plus loin. Le taxi nous dépose au Terminal de Transporte. Ce terminal se trouve à une bonne dizaine de kms de Chapinero, et à une demi-douzaine de kms de l’aéroport – mais le tout est bien dans la ville même, ça donne une idée des distances. Nous avons à peine le temps d’acheter nos tickets pour le bus Bolivariano qui part à 8 heures, direction Manizales. Le trajet nous coûte 56,000 COP soit une quinzaine d’Euros, pour une distance de 300 kms.
La route est loin d’être une Nationale Française. Si le revêtement est en bon état, en revanche elle n’est pas large. De plus, elle est extrêmement tortueuse. Ce n’est pas étonnant, vu la topographie. Sur des centaines de kms, on ne compte plus les virages à travers les montagnes. Je conseillerai aux voyageurs susceptibles au mal des transports de prendre les pilules appropriées ! Ce mal s’appelle la cinétose : on apprend des choses quand on fait des voyages !
Bien souvent, on a l’impression d’être à quelques centimètres de la bordure de la route, au-delà de quoi il n’y a que des pentes abruptes sur des centaines de mètres avec strictement rien pour bloquer la chute. Ce n’est pas bien rassurant, il suffirait d’un moment d’inattention de la part du conducteur et..... adiós amigos ! Mais le conducteur conduit bien, ainsi que les autres usagers de la route, contrairement à tout ce que nous avons pu lire avant de commencer notre voyage.
Le bus est propre et confortable. La seule petite critique que j’aurais, c’est que les fenêtres n’offrent pas suffisamment de vue sur l’extérieur. Les paysages sont superbes. Il y a des petites cabanes assez humbles ici et là, des vaches, des champs.... Les abords des petites localités que nous traversons me font penser au Nigéria, où j’ai vécu quelques années, mais en beaucoup plus propre et en beaucoup moins peuplé.
Cela résume en fait notre expérience des trajets effectués en bus sur des milliers de kms dans les montagnes.
Vers midi, nous avons un petit répit quand nous descendons dans la vallée très encaissée de la Magdalena, la rivière principale du pays. Le bus s’arrête à un restaurant juste avant le pont qui franchit la rivière, à l’entrée de la ville de Honda. Choc climatique à la descente du bus : il fait nettement plus chaud au fond de la vallée que dans la montagne.
L’après-midi, ce sont les montagnes entre Honda et Manizales, plus spectaculaires encore que ce matin. L’arrivée à Manizales sur le coup de 17 : 00. Vues sur plusieurs « communas » accrochées tant bien que mal aux flancs des collines escarpées qui semblent constituer la ville. Petite note : on nous a dit, plus tard, que « communa » est l’équivalent Colombien du terme Brésilien de « favela ». | | | À: GeorgesOZ · 17 octobre 2018 à 13:03 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 24 de 194 · Page 2 de 10 · 2 088 affichages · Partager Toujours aussi agréable ce retour sur ton voyage...
Par contre BOGOTA, ne nous a pas vraiment séduits au niveau architectural même si il y a de belles découvertes et de jolis musées (le complexe de musées Botero and co notamment mais aussi le charmant musée des colonies)...
Par contre je suis bien d'accord avec toi sur les paysages époustouflants que l'on découvre en bus....la région du Quindío notamment (dont je pense Manizales fait partie...)
En tout cas merci pour ce témoignage qui me replonge en Colombie | | | À: Gildadesiles · 17 octobre 2018 à 14:00 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 25 de 194 · Page 2 de 10 · 2 083 affichages · Partager Toujours aussi agréable ce retour sur ton voyage...
Par contre BOGOTA, ne nous a pas vraiment séduits au niveau architectural même si il y a de belles découvertes et de jolis musées (le complexe de musées Botero and co notamment mais aussi le charmant musée des colonies)...
Par contre je suis bien d'accord avec toi sur les paysages époustouflants que l'on découvre en bus....la région du Quindío notamment (dont je pense Manizales fait partie...)
En tout cas merci pour ce témoignage qui me replonge en Colombie
Bonjour Sylvie,
Manizales est la capitale du département de Caldas. Le Quindío se trouve deux départements plus au sud.... Mais il y a une chose en commun, tous deux, le Risaralda qui se trouve entre, et le département gigantesque d’Antoquia (10 fois plus grand que le Loir-et-Cher ou la Haute-Garonne ! (, tous ça forme la « région Paisa ». La culture « Paisa » est très importante en Colombie, il faudra y revenir....
Quant aux commentaires sur Bogotá et son architecture urbaine, tout est question de définition. Pour nous, moi et mon fils A, il ne s’agit pas seulement de la qualité de quelques édifices ou monuments, mais ce serait plutôt l’agencement et la succession des endroits quand on se déplace. Donc ce serait peut-être une définition « plus dynamique ». Peu importe, au-delà des termes "savants", ce qui nous a plu à Bogotá, c’est l’élément de surprise devant le mélange d’édifices modernes, de petites maisons peinturlurées « à la Colombienne », de belles maisons répliquant les maisons en briques de style en Angleterre, de rues commerciales animées mais poussiéreuses etc.
Et un plaisir de se balader avec ce climat printanier! | | | À: GeorgesOZ · 17 octobre 2018 à 14:15 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 26 de 194 · Page 2 de 10 · 2 077 affichages · Partager Merci pour la précision sur Manizales...je n'y suis pas allée et pour rejoindre le quindio suis passée par Medellin...mais, mes erreurs géographiques mises à part, c'est vrai que nous avons été éblouis par la beauté des paysages de la campagne colombienne...
Quant à Bogota, c'est vrai que c'est une ville surprenante....que nous avons d'avantage apprécier les deux derniers jours à la fin du voyage où nous avons pu encore nous balader...
Bon j'attends la suite de ton voyage;.... | | | À: GeorgesOZ · 23 octobre 2018 à 15:52 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 27 de 194 · Page 2 de 10 · 2 043 affichages · Partager Manizales – Le week-end
Manizales est la capitale du département de Caldas. Une ville d’un demi-million d’habitants, à une altitude moyenne de 2200m. Il ne s’agit bien que d’une moyenne, car ça varie d’un endroit à l’autre. La ville est connue pour sa « topographie abrupte » : elle est formée de plusieurs collines et de plusieurs vallées. Le centre-ville, comme c’est souvent le cas dans cette région, se situe sur la crête de l’une de ces collines. A une extrémité de la ville, la colline reprend une espèce de sursaut et remonte encore de quelques centaines de mètres pour atteindre son sommet. C’est le quartier du Chipre, où on trouve la Torre Chipre, un mirador au bord de la route qui offre une vue spectaculaire sur la ville et les environs, et quelques bars et restaurants. C’est un lieu de promenade par excellence. C’est là que nous nous rendons le premier soir, en taxi car nous n’avons encore aucun sens de la configuration de la ville. Nous mangeons dans le restaurant Nanay Cucas qu’on nous a recommandé à l’hôtel. C’est bon, mais pas exceptionnel.
Le lendemain matin, nous remontons à pied la rue principale, la carrera 23. Nous sommes dimanche, la carrera, qui normalement est l’accès principal au centre-ville, est fermée à la circulation routière. Il y a une foule de gens qui s’adonnent à toutes sortes d’activités : vélo, footing, patins à roulettes, danse etc. C’est la grande sortie hebdomadaire et il y a de l’ambiance ! Juste avant le pont à l’entrée de la ville, la musique donne à plein. Un instructeur mène une cinquantaine de gens qui dansent un peu de tout, surtout de la salsa. Le temps est extra, pluies légères un soleil en alternance.
A l’autre bout du centre-ville, là où ça devient un peu plus « terre à terre », nous mangeons dans un asadero qui est tout ouvert sur la rue. Un homme âgé passe devant nous à cheval. Devant lui sur la selle, un petit garçon. L’homme semble s’être endimanché. C’est tout à fait l’image qu’on se ferait d’un cowboy tel qu’on voit dans les westerns. Ça aurait pu être l’une des plus belles photos du voyage mais nous sommes plongés dans nos assiettes et nous n’avons pas le temps de réagir, clip clop, clip clop, le cavalier et son enfant sont déjà trop loin !
C’est souvent comme ça dans les voyages, on passe à côté d’une superbe photo. Je suis sûr de n’être ni le premier, ni le dernier à vivre une telle frustration. Mais il y a une bonne leçon à prendre, c’est d’oublier un moment son appareil ou autre gadget et simplement profiter pleinement du moment. Images attachées: | | | À: GeorgesOZ · 26 octobre 2018 à 11:54 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 28 de 194 · Page 2 de 10 · 2 008 affichages · Partager Manizales – Le Centre-Ville
Le centre-ville de Manizales n’est pas gigantesque mais il y a de quoi explorer. Les deux rues principales qui la traversent d’est à ouest, les carreras 22 et 23, ne font qu’un kilomètre et demi. De part et d’autre, on sort rapidement du centre par des calles parfois pentues. Tout est donc faisable à pied, et ce n’est pas désagréable du tout, au contraire. La ville est assez récente, datant du milieu du 19-ème siècle, mais a un certain caractère. Elle ressemble assez à une ville Européenne.
Je donne quelques photos pour en donner une idée. Sur un côté de l’immeuble jaune qui fait un coin de rue, on trouve le café Osiris. Il n’a peut-être rien de particulièrement notable, mais c’est le meilleur endroit que nous ayons trouvé pour nous asseoir et nous reposer. Et prendre un « tinto », le café typique de la Colombie. Ici, on le vend à 700 COP c.-à-d. 0.20 Euros. C’est quasiment donné.... Mais nous serions prêts à payer le double pour un café un peu plus « convaincant », car il faut bien le dire, c’est plutôt du jus de chaussettes ! C’est peut-être pire que le café aux USA. Et malheureusement, ce n’est pas une exception, non, c’est plutôt la norme en Colombie. Pourquoi ? Parce que, on nous l’a dit, tout le café de qualité est exporté.
Au café Osiris, où nous sommes passé 2 ou 3 fois, nous n’avons jamais vu qu’une seule femme.... La serveuse ! Il y a bien plusieurs petits cafés, pâtisseries et restaurants où les femmes sont tout aussi présentes que les hommes, mais l’Osiris, c’est un café typique, pratiquement monopolisé par la gent masculine. Il y a une grande sale de billard très animée à l’arrière. On joue surtout au billard « à la Française », le billard à 3 billes et sans trous.
Personne ne prête attention à nous et nous pouvons tranquillement observer.... Nous sommes en début d’après-midi. A quelques tables de nous, un homme s’écroule sur le sol, visiblement ivre. Ça fait bien rire. Nous avons fréquenté ce genre de cafés autant que nous avons pu les trouver dans notre périple de plusieurs semaines, pour l’atmosphère et pour jouer nous aussi au billard, mais nous n’avons jamais vu de comportements excessifs ou agressifs, tels qu’on pourrait l’imaginer avec une formule un peu simpliste en tête du genre « Colombie + machos + alcool ». Bien au contraire, nous avons toujours trouvé les gens plutôt paisibles et décontractés.
Et puis bien sûr, Il y a la cathédrale elle-même. L’intérieur est impressionnant et d’un style plaisant, même s’il s’agit d’une construction récente. La sculpture remarquable d’un dragon et d’un masque ajoute une touche énigmatique au parvis de la cathédrale. Images attachées: | | | À: GeorgesOZ · 26 octobre 2018 à 17:51 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 29 de 194 · Page 2 de 10 · 1 993 affichages · Partager Manizales – Une Question de Mode
Tournant le dos à la cathédrale, nous descendons le long de la calle 23 et arrivons en quelques minutes sur le « marché des fermiers », à quelques minutes du centre-ville de Manizales. Ça « sent » tout de suite plus la Colombie profonde, en tout cas celle que nous imaginions. Il y a pas mal de gens circulant par ici qui ont des looks dangereux. Ces deux mecs que nous croisons, par exemple, la machette bien longue pendue à la ceinture.
Mon fils A est toujours à la recherche de personnes intéressantes dont il pourrait tirer des portraits. Le travelo au coin d’une rue a exactement la touche qu’il faut pour quelques bonnes photos, mais A hésite à l’approcher pour demander sa permission et déployer son matériel.
Est-ce parce que nous ne sommes pas encore habitués au pays et que nous nous méfions trop ? Avons-nous trop en tête cette image du Latino dangereux, la tête de Danny Trejo dans ses films de « Machete », justement ? Il est en fait possible que l’endroit ne soit pas plus dangereux qu’un autre, mais nous ne nous sentons pas très à l’aise. L’endroit n’est pas très rassurant.
Nous remontons dans le centre-ville. Nous ne sommes pas trop le genre à faire les magasins, mais nous ne pouvons pas ne pas remarquer les vitrines de lingerie. Ce qui attire notre attention, ce sont les gaines spécialement conçues pour donner un « rebond » supplémentaire aux fesses féminines, et les mannequins qui montrent l’effet désiré : des courbes exagérées. Nous avions entendu parler de cette mode typiquement Colombienne, lancée paraît-il par les milieux mafieux du pays. Je mets quelques photos à l’appui, elles parleront pour elles-mêmes.
Nous n’avons cependant pratiquement jamais été frappés par des femmes dans la rue ayant de telles « courbes exagérées ». Ainsi est-il des voyages, n’est-ce pas ? Il y a l’image « carte postale » qu’on se fait d’un pays, mais quand on le visite on ne voit surtout que son aspect commun, banal.
Le soir, nous allons voir un film au Shopping Mall Fundadores. Il n’y a pas beaucoup de choix. Nous optons pour Santo Cachón, un film comique. L’affiche montre bien, une fois de plus, que les « courbes exagérées » des femmes sont un élément important de la psyché locale ! Images attachées: | | | À: GeorgesOZ · 28 octobre 2018 à 13:12 · Modifié le 28 oct. 2018 à 13:42 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 30 de 194 · Page 2 de 10 · 1 967 affichages · Partager Personne ne semble réagir à mes derniers écrits. Pas même à cette mention des fessiers phénoménaux des femmes ! Peu importe, voici une nouvelle page sur Manizales.
Manizales – Chipre et la Colonisation Paisa
Le dernier jour à Manizales, nous allons à pied jusqu’en haut de la colline du Chipre, ce qui n’est après tout qu’une bonne petite marche. Les vues sur les environs sont superbes, malgré les nuages et la pluie. Nous nous sommes habitués à marcher à travers des bribes de nuages, depuis Bogotá ! Deux chiens sont nonchalamment couchés au bord de la route et donnent tout à fait l’impression d’apprécier autant que nous le paysage. Arrivés en haut, nous mangeons du mais passé au BBQ. Les Colombiens badigeonnent le mais avec une sauce au beurre bien salée, ça tache un peu mais c’est très bon.
Au sommet de la colline du Chipre, il y a un monument très intéressant qui vaut d’être vu. C’est une sculpture énorme et dramatique qui représente les souffrances que les colons ont dû endurer pour parvenir jusqu’à Manizales. Il n’y avait bien sûr pas de routes, et les gens ne disposaient que de bœufs et de mules pour transporter leurs biens à travers les montagnes. Jusqu’à ce jour, les « Paisas » gardent un certain respect pour les « arrieros », c.à.d. les conducteurs de mules, qui ont su vaincre tous les obstacles naturels à cette colonisation.
La colonisation ne remonte qu’au milieu du 19-ème siècle. La région de Manizales était peuplée à l’origine par plusieurs ethnies indigènes. Les Quimbayas étaient les plus importants. Les Quimbayas étaient fameux pour leur production de pièces d’or de très bonne qualité. Ils occupaient une vaste région au sud de Medellin et offrirent une résistance farouche aux Espagnols jusqu’au milieu du 16-ème siècle. Malheureusement, les travaux forcés et autres mauvais traitements infligés par les Espagnols, les révoltes, la famine, les maladies etc les décimèrent. Un recensement en 1628 ne comptait plus que 69 personnes, alors qu’ils étaient plusieurs dizaines de milliers à l’arrivée des Espagnols !
C’est une histoire bien triste et malheureusement répétée à travers toute l’Amérique Latine. Qu’est-il devenu des Indiens ? Dans cette zone centrale de la Colombie, le « pays Paisa », ils ne semblent plus être visibles, mais regardons-y de plus près. Le « territoire Paisa » comprend principalement les départements d’Antioquia, Risaralda, Caldas et Quindío. En 2005, la population comptait à peine 1% d’indigènes, répartis sur une cinquantaine de « resguardos », l’équivalent Colombien des réserves Indiennes des USA, et 9% d’Afro-Colombiens. Les 90% restants sont les « Paisas » à proprement parler, essentiellement un mélange d’Hispaniques de toutes sortes – beaucoup de Basques - avec 25% d’apport indigène et des petits ajouts de juifs et de gitans. A cause de l’isolation géographique, l’Espagnol des Paisas est réputé être resté proche de celui qu’on parlait il y a quelques siècles. En tout cas, il est très agréable à entendre.
A quoi ressemblent les Paisas ? Dans les pages suivantes, retraçant notre parcours entre Manizales et Medellin, j’aurai sans doute quelques photos qui le montreront.
Revenons à nos moutons et comme dit la chanson « il pleut, il pleut bergère.... ». Notre visite du monument érigé en l’honneur de la colonisation paisa est interrompue par une forte averse. Nous nous retranchons sur la tour du Chipre, qui semble jaillir des brumes comme un vaisseau spatial venu d’ailleurs. Nous mangeons au restaurant en haut de la tour, mais je ne conseillerai pas d’y aller, il n’y a pas grand choix. Je ne conseillerai pas non plus de payer pour visiter la tour, car il n’y a rien de spécial à voir et qu’on peut aussi bien admirer les paysages alentours en marchant le long du « mirador ». C’est souvent comme ça, tout le monde vous parle de « cette fameuse visite incontournable » et en fait ça ne casse pas des briques.
Il continue à pleuvoir et nous avons bien assez marché de toute façon. Nous arrêtons un taxi dans la rue et retournons à notre hôtel. Images attachées: | | | À: GeorgesOZ · 29 octobre 2018 à 14:30 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 31 de 194 · Page 2 de 10 · 1 947 affichages · Partager Hello hello
Si si nous avions nous aussi remarqué les mannequins des vitrines aux courbes impressionnantes et surtout que la Colombie est comme beaucoup de pays de l' Amérique du Sud utilisatrice de la chirurgie esthétique...... | | | À: Gildadesiles · 29 octobre 2018 à 15:04 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 32 de 194 · Page 2 de 10 · 1 941 affichages · Partager Au cas où cela pourrait intéresser certaines (certains ?.... sait-on jamais (, on nous a dit dans un de ces magasins qu’une de ces gaines coûtait 140,000 COP, c.à-d. 40 Euros. | | | À: GeorgesOZ · 29 octobre 2018 à 20:06 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 33 de 194 · Page 2 de 10 · 1 922 affichages · Partager Nous avons été en Colombie et avons adoré. Par contre nous n'avons jamais fait le Brésil. Auriez-vous des road-book sur vos voyages au Brésil. Nous avons déjà beaucoup voyagé mais ni le Brésil et ni l' Argentine. D'avance un tout grand merci. | | | À: Hees · 29 octobre 2018 à 20:54 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 34 de 194 · Page 2 de 10 · 1 915 affichages · Partager Nous avons été en Colombie et avons adoré. Par contre nous n'avons jamais fait le Brésil. Auriez-vous des road-book sur vos voyages au Brésil. Nous avons déjà beaucoup voyagé mais ni le Brésil et ni l' Argentine. D'avance un tout grand merci.
Je suis allé 2 fois au Brésil dans les années ’80 et ’90 et donc mes impressions d’alors ne comptent plus tellement. Sauf peut-être que j’ai beaucoup plus entendu parler d’agressions et de vols envers des étrangers qu’en Colombie. Plus récemment, je suis allé un nombre de fois à Rio mais pour des réunions de travail donc pas trop d’expérience touristique.
Quant à l’ Argentine, aucune idée ! | | | À: GeorgesOZ · 29 octobre 2018 à 22:19 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 35 de 194 · Page 2 de 10 · 1 906 affichages · Partager En Route pour Salamina
Au terminal routier de Manizales, le matin, nous n’avons qu’une petite demi-heure à attendre pour prendre le bus pour Salamina, au nord de Manizales mais toujours dans le département de Caldas. Le terminal est grand, propre, et facile d’usage (jpeg à l’appui (. A profite de notre attente pour prendre quelques photos d’une très jolie jeune femme, qui hésite un peu mais ne résiste pas au charme et aux bonnes manières de mon fils.
Le bus, un minibus plutôt, appartient à la compagnie Sideral. Le billet nous coûte 17,000 COP – même pas 5 Euros – pour 70 kms et 3 bonnes heures de route. Au départ, nous avons encore des vues impressionnantes sur les « communas » de Manizales, accrochées aux pentes raides des collines qui entourent la ville et noyées dans les brumes. Il a beaucoup plu hier soir, la journée s’annonce de nouveau pluvieuse.
Je me répète, je le sais, mais les paysages sont toujours superbes. Montagnes et torrents. Les petites maisons et cabanes sont souvent à flanc de montagne et donnent l’impression de ne pas tenir à grand-chose pour ne pas dégringoler de quelques centaines de mètres. Il y a de la verdure partout. Bananiers, bambous énormes, canne à sucre, et café bien entendu ! Beaucoup de nuages et petites pluies fréquentes. Il fait frais mais pas froid.
Je donne le lien d’une petite vidéo prise sur Mon Galaxy. Les fenêtres ne laissent pas beaucoup de champ et je ne peux rien contre les cahots fréquents sur la route. Qu’on me pardonne donc l’amateurisme de mes vidéos. Je peux garantir que l’expérience est beaucoup plus saisissante dans la réalité. Ah oui, aussi une vidéo du portrait du Christ à l’avant du minibus. Il était impossible d’en prendre une photo correcte. J’espère que mes lecteurs apprécieront le mélange d’extase et d’agonie de son visage ! Le catholicisme par ici, c’est assez poignant !
Devant nous, une femme d’une quarantaine d’années qui doit être la femme ou la compagne du conducteur, visage agréable, peau de pêche et longs cheveux noirs superbes. Elle doit avoir des ascendances Indigènes, ou alors serait-ce plutôt des ascendances hispaniques, voire gitanes ? Qu’on pense au mélange de populations avant même le départ d’ Espagne : types méditerranéens, juifs sépharades, gitans, types germaniques à la suite des invasions Visigoths et autres, plus tout ce que les Maures auraient encore pu rapporter de l’ Afrique du Nord ! Et on ajoute en plus de tout ça les indigènes Américains ! Pas étonnant qu’il y ait en fait tant de variété physique chez les Colombiens ! Image attachée: | | | À: GeorgesOZ · 30 octobre 2018 à 15:22 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 36 de 194 · Page 2 de 10 · 1 886 affichages · Partager je partage vraiment ton avis sur la magnificence des paysages....idem quant au mélange des différentes ethnies, comme dans beaucoup de pays d' Amérique du Sud d'ailleurs. | | | À: Gildadesiles · 31 octobre 2018 à 13:01 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 37 de 194 · Page 2 de 10 · 1 864 affichages · Partager je partage vraiment ton avis sur la magnificence des paysages....idem quant au mélange des différentes ethnies, comme dans beaucoup de pays d' Amérique du Sud d'ailleurs.
Le mélange ethnique varie beaucoup dans les proportions mais il me semble qu'il y ait 2 "ingrédients" principaux qu'on retrouve à travers toute l' Amérique du Sud: les Indiens ("indígenas" (et les Européens de tous bords.
Les autres "ingrédients" à ne pas oublier mais seulement importants dans certaines régions: - Africains: surtout sur les côtes dans la partie nord, et bien sûr au Brésil. - Arabes: beaucoup de Syriens et de Libanais sur la côte Caribienne. Shakira en est un bon exemple! - Chinois: en Colombie, seulement un peu sur la côte Caribienne. Ailleurs, aucune idée. - Gitans: des traces en Colombie - Gabriel García Marquez en parle assez dans ses romans. - Juifs: probablement un peu partout. | | | À: GeorgesOZ · 31 octobre 2018 à 18:29 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 38 de 194 · Page 2 de 10 · 1 841 affichages · Partager Un grand merci pour le précieux récit qui va bien m'inspirer pour mon projet de voyage en janvier prochain J'attends donc la suite | | | À: Jmdz · 1 novembre 2018 à 19:08 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 39 de 194 · Page 2 de 10 · 1 821 affichages · Partager Un grand merci pour le précieux récit qui va bien m'inspirer pour mon projet de voyage en janvier prochain J'attends donc la suite
Bien content que mon récit puisse t'être utile! Bon voyage! | | | À: GeorgesOZ · 1 novembre 2018 à 19:18 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 40 de 194 · Page 2 de 10 · 1 820 affichages · Partager Nous sommes arrivés à Salamina peu après midi. Notre repas nous coûte 35,000 COP à deux, soit tout juste 10 Euros. Nous prenons une chambre au Ciudad Luz, à 2 pas de la place centrale.
La petite ville – 20,000 habitants – est située à une altitude de 1800 mètres, mais dès qu’on s’éloigne du centre, les rues descendent raide sur les vallées avoisinantes. Il y a de l’animation, une course cycliste bat son plein. Apparemment, plusieurs équipes étrangères y participent, venues d’ Espagne et d’ailleurs en Europe.
Nous flânons aux alentours, à la découverte de la ville et de ses habitants. Certains sont assez folklos : - - le petit vieux au poncho qui ressemble à un sac de patates troué, plié par-dessus l’épaule comme c’est l’habitude quand on ne le passe pas par-dessus la tête, et aux brodequins usés. Un Charlie Chaplin local ? - - le barbu un peu fou que nous croisons à plusieurs reprises, apparemment un employé municipal. Un autre Charlie Chaplin ?
Mais surtout, il y a une abondance de maisons peintes de couleurs vives, c’est vraiment remarquable. J’ai pris tant de photos qu’il va me falloir un peu plus de temps pour trier, mais je promets de revenir avec quelques unes pour essayer de donner une idée.
- Le soir, nous mangeons une bandeja paisa – ça commençait à nous manquer ! - pour 13,000 COP chacun, soit pas même 4 Euros. Images attachées: | Carnets similaires sur la Colombie: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 23 449 visiteurs en ligne depuis une heure! |