GeorgesOZ · 23 septembre 2018 à 9:12 · 253 photos 194 messages · 26 participants · 23 539 affichages | | | | À: JPaul92 · 29 novembre 2018 à 11:57 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 121 de 194 · Page 7 de 10 · 1 529 affichages · Partager Bonjour Paul,
Une première reaction.
Je trouve qu’il y a effectivement beaucoup de déplacements et aussi beaucoup d’endroits où vous ne pensez que passer un jour. Ce ne sera même pas un jour si on décompte le temps passé dans les transports. A mon avis, cela peut être fatigant et peu satisfaisant. Frustrant même.
A mon avis, il faut essayer de réduire le temps passé là où c’est possible pour pouvoir rééquilibrer le programme :
o Manizales : sympathique et très authentique, ça peut valoir 3 jours, mais vu l’ambition de votre itinéraire vous pourriez couper à 2 jours. o Cartagena : 4 jours c’est trop. Coupez 1 jour. C’est beau mais après avoir déambulé pendant 2 jours entiers entre la vieille ville historique et Getsemani, tous deux ultra-touristiques, on commence à « avoir vu ». Et les plages autour de Cartagena ne me semblent pas indispensables si vous allez à Santa Marta et aux îles San Blas. o Les îles San Blas : 6 jours ??? Ça ne laisse en fait que 27 jours pour le reste = 15 points de chute. Ça ne paraît pas a priori beaucoup moins que ce que moi et mon fils avons fait - 16 endroits en 34 jours en Colombie, ce qui était juste bien – mais c’est 15% plus rapide sur un « territoire » plus vaste que ce que nous avons visité nous-mêmes. o Panama : 3 jours ???? | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: GeorgesOZ · 29 novembre 2018 à 23:08 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 122 de 194 · Page 7 de 10 · 1 493 affichages · Partager Je suis en train de vous lire et je trouve ça très intéressant et aidant, puisque je suis en train de faire mon itinéraire pour notre voyage sac à dos, ma fille, son amie et sa mère (une bonne amie à moi). Si vous me le permettez, je vous enverrai quelques questions.
Merci beaucoup pour votre partage! | | | À: GeorgesOZ · 29 novembre 2018 à 23:51 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 123 de 194 · Page 7 de 10 · 1 490 affichages · Partager Bonjour GeorgesOZ,
Je me permets de vous faire parvenir mon itinéraire pour trois semaines en Colombie, en bus, sac à dos. J'aimerais avoir votre point de vue svp:
Nous arriverons le 26 décembre au matin - 2 jours (26 et 27) à Bogotale 26 au soir nous prendrons un bus pour Villa de Leyva - 1 jour (28) les 29 et 30 à San Gill + Baricharale 31 en route (bus) pour Santa Maria le 1 à Santa Maria les 2 et 3 janvier à Parque National Natural Tayrona - plages les 4-5 et 6 Cartagenales 7 et 8 janvier Medellinles 9 et 10 San Augutin les 11,12,13 Desierto de la Tatacoa ou vol aller/retour Leticia/Bogata
Je crois, en l'écrivant, que c'est chargé!
Qu'est-ce que vous devrions enlever? Les jeunes veulent plus faire de la plage, de la ville et un peu de treck. L' amazonie les intrigue beaucoup aussi et nous avons le vaccin! Où peut-être devrions-nous enlever certains endroits? lesquelles?
Nous arrivons à Bogota et repartons de Bogota
Merci de vos conseils | | | À: Cesard1010 · 30 novembre 2018 à 20:11 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 124 de 194 · Page 7 de 10 · 1 462 affichages · Partager Bonjour GeorgesOZ,
Je me permets de vous faire parvenir mon itinéraire pour trois semaines en Colombie, en bus, sac à dos. J'aimerais avoir votre point de vue svp:
Nous arriverons le 26 décembre au matin - 2 jours (26 et 27) à Bogotale 26 au soir nous prendrons un bus pour Villa de Leyva - 1 jour (28) les 29 et 30 à San Gill + Baricharale 31 en route (bus) pour Santa Maria le 1 à Santa Maria les 2 et 3 janvier à Parque National Natural Tayrona - plages les 4-5 et 6 Cartagenales 7 et 8 janvier Medellinles 9 et 10 San Augutin les 11,12,13 Desierto de la Tatacoa ou vol aller/retour Leticia/Bogata
Je crois, en l'écrivant, que c'est chargé!
Qu'est-ce que vous devrions enlever? Les jeunes veulent plus faire de la plage, de la ville et un peu de treck. L' amazonie les intrigue beaucoup aussi et nous avons le vaccin! Où peut-être devrions-nous enlever certains endroits? lesquelles?
Nous arrivons à Bogota et repartons de Bogota
Merci de vos conseils
Bonjour Nathalie,
Ce programme me paraît très difficile. Vous voulez tout faire en 3 semaines, la plage, la montagne, la forêt amazonienne, le nord, le centre, le sud.... Dans un petit pays déjà, ce serait charge mais en Colombie en plus : de Santa Marta à San Agustin, il y a près de 1500 kms, et ne parlons pas d’un saut jusque à Leticia !
Je ne pourrai pas trop conseiller sur le nord-est, n’y étant pas allé, mais faire Medellin en 2 jours puis compter faire San Agustin les 2 jours suivants, ca me paraît impossible.
Il va falloir faire des choix stratégiques.à mon avis, et éliminer une voire 2 de ces étapes ! | | | À: GeorgesOZ · 5 décembre 2018 à 9:34 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 125 de 194 · Page 7 de 10 · 1 410 affichages · Partager Bonjour,
Je suis à 100 % d accord avec toi, sur 23 jours en Colombie nous avons du faire des choix et pour gagner du temps avons privilégié l'avion, cela nous a permis de voir pas mal de choses mais il nous reste encore beaucoup à faire. En bus cela me parait injouable....et au final assez frustrant | | | À: GeorgesOZ · 10 décembre 2018 à 10:29 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 126 de 194 · Page 7 de 10 · 1 350 affichages · Partager Lorica – La Rivière Sinu
J’ai fait une petite pause avant de reprendre mon récit. Me revoici !
Nous sommes donc à Lorica, nom complet Santa Cruz de Lorica. Son attrait principal réside en son « Centro Histórico ». Cela dit pour autant que nous ne soyons allés nulle part ailleurs dans la ville à part de là jusqu’au terminal routier – et comme déjà dit, ce trajet d’un petit km ne nous a pas vraiment inspiré !
La ville et la rivière tiendraient leurs noms de celui du cacique Orica des indiens Zenúe du 18-ème siècle, à la fondation de la ville. Cela ne serait qu’une supposition, en fait rien n’a été bien enregistré à l’époque. La rivière était navigable et cela avait donné une certaine importance à la région, jusqu’à ce que l’on développe ailleurs – plus à l’est - de meilleurs accès à l’intérieur du pays. J’ai lu quelque part qu’il y eut une tentative Française d’exploiter l’or à partir des alluvions de la rivière, mais que cette tentative échoua.
Une chose à noter, c’est qu’il y eut une immigration importante de Libanais / Syriens vers la fin du 19-ème siècle et jusqu’au début du 20-ème siècle. Cet ajout renforça les éléments Arabes au vernaculaire de l’endroit, qui était déjà lui-même un « mudéjar « arabo-andalou.
Le centre historique tient sur à peine un demi-km le long de la rivière, et ne s’en écarte que de 200 ou 300 mètres. C’est pour dire qu’on a vite fait le tour ! Je ne parle en fait que du quartier principal, il se pourrait qu’il y en ait une petite extension de l’autre côté de la route principale, la Carrera 25.
On tombe en l’espace d’une heure ou deux de flânerie sur tout ce qu’il y a à voir. C’est mignon comme tout. Ce qui frappe le plus, peut-être, c’est le « mercado », le marché couvert mais ouvert sur la rivière, avec ses belles colonnades jaune-orangé. On y trouve les inévitables boutiques de produits artisanaux et quelques petits restaurants où on cuisine devant vous. Tout ça reste de dimensions modestes et personne ne pousse ni à l’achat ni à la consommation. En mi-journée, c’est un endroit agréable pour s’asseoir à l’ombre, et c’est bien évidemment ce que nous faisons. Nous mangeons à l’un de ces restaurants, c’est bon, du poisson naturellement ! Vue sur la rivière à 2 pas de nous.
Sur la promenade le long de la rivière, la lumière est éblouissante et la chaleur accablante. On comprend que beaucoup de jeunes s’y baignent. Mais l’endroit reste paisible, il n’y a pas grande foule – nous ne sommes pas en Inde !
Les ruelles derrière le marché historique ressemblent à un souk. Echoppes d’épices, de tissus, de produits électroniques etc. L’influence des Syriens-Libanais est évidente. Cela se voit même sur les visages des gens. En fait, la population locale semble être un croisement curieux d’indigènes, d’Arabes, d’Européens et d’Africains. Les gens sont agréables, comme toujours.
Aux abords du pont qui franchit la Sinu, nous tombons sur un monument intéressant : un simple gros cube de pierre ou de ciment érigé à l’honneur de « l’influence de la langue Arabe sur la langue Hispanique ». On y retrouve les grands classiques du genre : les mots Espagnols « aceite » / » huile », « alcaide » / » maire », « azúcar » / » sucre », « alquitrán » / » goudron » dérivent des mots Arabes « az zait », « al qaid », « sukkar », « qatran » etc. D’autres exemples moins connus figurent sur le monument, qui mériterait d’être étudié de plus près. Je me rappelle vaguement avoir entendu que près de 700 mots Espagnols ont une racine Arabe, c’est pour dire !
Il est bien connu que les langues Européennes, et surtout l’Espagnol, ont beaucoup emprunté à l’Arabe. Mais savez-vous que le mot Arabe « sukkar » a lui-même été emprunté au Grec « sakjar » ? Il ne faut pas oublier non plus que les Arabes de l’époque médiévale avaient énormément étudié les Grecs antiques, et que beaucoup de ce que nous connaissons de la civilisation Grecque nous a été transmis par les Arabes – et par les Juifs Sépharades, ne les oublions pas !
Je dois mes excuses à ceux de mes lecteurs qui trouveront ces commentaires linguistiques ennuyeux. Je l’ai déjà dit, je suis un obsédé de la chose !
Revenons « à nos blancs moutons », juste pour dire que le centre historique est un endroit agréable à visiter. L’architecture est plaisante. Les gens sont tranquilles mais je dirais peut-être un brin plus distants que les « Paisas » des montagnes ? Ou cela ne serait-ce qu’une impression ? En tout cas, nous n’avons pas vu le moindre étranger de la journée, ni du jour suivant. Ah si, correction ! Nous avons aussi mangé dans un snack de la Calle 4 ou 4b, pas loin de la Carrera 25, et le serveur était un immigré Vénézuélien. Immigré ou réfugié ? Ce serveur est notre première rencontre avec le phénomène extraordinaire de l’exode des Vénézuéliens fuyant le régime de Maduro. En à peine 2 ans, la Colombie a accordé le droit de séjour à plus de 800,000 Vénézuéliens, et beaucoup d’entre eux ont trouvé du travail en Colombie. Il y aurait des pages à écrire sur le sujet.
Le soir, nous cherchons où manger le long de la Carrera 25. Notre première impression quand nous sommes arrivés à Lorica ne fait que se renforcer : ce n’est pas un endroit très engageant. Nous finissons par nous asseoir dans un restaurant minable pour manger de la viande au BBQ. Ce n’est pas cher, ce n’est pas mauvais, mais surtout : pas le moindre sourire de la part des gens ! Je dirais même : visages renfrognés, gueules patibulaires. Images attachées: | | | À: GeorgesOZ · 11 décembre 2018 à 13:21 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 127 de 194 · Page 7 de 10 · 1 312 affichages · Partager merci pour la partie linguistique, très intéressante !!!!! | | | À: Gildadesiles · 11 décembre 2018 à 17:10 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 128 de 194 · Page 7 de 10 · 1 296 affichages · Partager Merci Sylvie, ça me rassure. J’imagine que ce genre de digression en ennuie plus d’un.... Mais je ne peux pas m’en empêcher ! | | | À: GeorgesOZ · 13 décembre 2018 à 17:35 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 129 de 194 · Page 7 de 10 · 1 261 affichages · Partager Isla Fuerte – Transports un peu Différents
Comme dit, ce qu’il y a de sympathique à voir à Lorica tient dans un mouchoir de poche, en tout cas pour ce qu’il y a de facilement accessible. Il se peut toujours qu’un voyageur y restant plusieurs jours et s’aventurant plus loin dans la ville y découvre quelque chose de remarquable ou y fasse une rencontre plaisante. Qui sait ? C’est toujours comme ça quand on voyage un peu vite, et même si nous prenons un peu notre temps, si notre première impression n’est pas si bonne que ça, nous décidons alors d’aller plus loin.
Sans vouloir « cracher » sur Lorica, nous n’y avons pas eu un vécu comparable à celui des montagnes. En route donc pour aller voir plus loin ! Au terminal routier, assez miteux comparé à ceux que nous avons trouvés jusqu’ici, il se trouve qu’il n’y a pas de bus pour aller à l’embarcadère pour Isla Fuerte. D’après nos maigres renseignements, ça devrait se trouver à une localité appelée Paso Nuevo, à quelques kms de San Bernardo del Viento. Nous sommes deux étrangers typiques, tranchant au milieu de la foule avec nos tailles nettement plus grandes que la moyenne locale, avec nos cheveux longs et notre air un peu perdu, même si nous avons un look assez Latino. Il ne faut donc pas longtemps avant qu’on nous approche pour nous proposer une voiture particulière pour notre trajet. 40,000 COP, ça ne nous fait que 11.5 Euros pour deux et pour une distance de 40 kms. C’est assez honnête, à peine plus cher qu’un bus en fait.
La route est parfois OK, parfois assez mauvaise. Paysages verts et plaisants. Arrivée à l’embarcadère une heure plus tard. Embarcadère ? Un bien grand mot : une petite place poussiéreuse coincée entre d’humbles maisons, une petite jetée minable en ciment. A notre descente de la voiture, nous avons immédiatement affaire à 3 ou 4 hommes qui nous proposent le passage en « lancha » vers Isla Fuerte, pour 50,000 COP. Ça fait 14 Euros et un poil ce qui, de nouveau, n’est pas la mer à boire pour deux passagers.
Nous évitons de trop nous mouiller les pieds en montant dans la « lancha ». Deux hommes nous poussent à la mer, sautent dans la « lancha » et font droit vers l’île. Pas la mer à boire, c’est à voir ! A la vitesse où nous allons, ça secoue mais il ne faut pas trop s’en faire, ça tient bien la route ! La mer est calme heureusement. A n’a pas mon expérience de toute une vie à bourlinguer, je lis un soupçon d’inquiétude sur son visage de marin d’eau douce. Il doit se dire qu’il ne faudrait peut-être pas grand-chose pour que nous allions dire bonjour aux poissons.
Une demi-heure plus tard, nous arrivons à Isla Fuerte. Vous l’avez compris, il n’y a pas d’» embarcadère ».
Comme je n’ai pas de photo pour illustrer ce petit voyage, je vais coller une dernière jpeg de Lorica. Nous avions trouvé un billard dans un petit bar, au bord de la rivière. C’était l’après-midi, il faisait une chaleur écrasante, nous étions les seuls clients, les bières étaient tièdes. Par pudeur, je ne montre que la table de billard, un peu « fatiguée » mais ça ne se voit pas sur la photo. Image attachée: | | | À: GeorgesOZ · 14 décembre 2018 à 19:13 · Modifié le 14 déc. 2018 à 21:37 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 130 de 194 · Page 7 de 10 · 1 224 affichages · Partager Isla Fuerte – Isolation
A n’était pas le seul à s’inquiéter pendant notre traversée en « lancha ». Sans en parler trop ouvertement, nous pensions tous les deux qu’il aurait été tellement facile aux deux hommes qui nous accompagnaient de nous jeter par-dessus bord et de s’emparer de nos affaires. Les requins ne les auraient pas dénoncés à la police !
Il y a des moments comme ça, on se sent exposé, vulnérable....
L’île de Isla Fuerte ne fait que 3 km carrés et il n’y a qu’un minuscule patelin à l’extrémité sud. De notre point de chute sur la plage, nous nous dirigeons vers la gauche et arrivons presqu’immédiatement aux « Cabanas Lili ». Ce n’est pas le grand luxe mais ça nous semble adéquat. Prix : 75,000 COP pour une nuit et par personne – 21 Euros - mais si cela paraît plus cher que d’habitude, c’est parce que nous avons 3 repas compris. En tout cas, le fait d’être presque au bout du monde n’a pas fait chuter les prix !
Ça ressemble à une grande hutte tout en bois, on se sent bien sous les Tropiques, jugez de la photo de la véranda à l’étage où nous avons pris notre chambre. Notez que les chambres ne sont séparées que par des cloisons de 2 mètres de hauteur, alors que le toit de palmes se trouve beaucoup plus haut. Inutile de le préciser, il n’y a pas d’air conditionné. Peu importe, les ventilateurs suffiront bien. Nous sommes les seuls clients à l’étage, ce qui nous permet de nous sentir un peu chez nous. Du coup, un peu de lessive s’impose, après quoi nous étalons nos affaires un peu partout autour de nous sur la véranda pour que ça sèche.
Nous faisons trempette sur la plage à 2 pas des « Cabanas ». Ce n’est sans doute pas la plus belle plage de l’île mais l’eau est à une température idéale. Dommage que le fond soit plein de grosses pierres couvertes d’une mousse gluante... Après cette petite trempette, nous partons à la découverte. Le village est vite traversé, plutôt pauvre et parfois franchement misérable. Nous arrivons sur une espèce de petite place plutôt mal bricolée. Au vu des ordures qui traînent dans les coins, nous nous demandons tout d’abord si c’est le dépotoir municipal. Mais non, il y a aussi un espace couvert d’un toit de palmes et quelques bancs rudimentaires. Nous nous sentons un peu las de marcher sans but, et surtout de ne rien voir de vraiment intéressant nulle part, alors nous y prenons place. La maison juste à côté vend de la bière.... tiède. Ce n’est que le milieu de l’après-midi mais tout paraît si sombre.... La saleté, la moisissure....
Quelques locaux s’installent sur les bancs à côté de nous. Nous finissons par nous retrouver entourés d’une vingtaine de gens, des hommes, des femmes, des enfants. Dans une situation « normale », on nous adresserait la parole, mais non, pas un mot. Et pourtant nous sommes tous là à presque pouvoir nous toucher. Pas le moindre sourire non plus. Quelle impression bizarre.
C’est le moment de préciser que la population locale, à commencer par les gens de Paso Nuevo sur la côte, sont presque tous d’ascendance purement Africaine.
De retour aux « Cabanas Lili », nous nous asseyons en bas et nous commandons une bière bien fraîche, pour changer. Il y a deux types jeunes assis à une table un peu plus loin, des touristes Colombiens. Et à une autre table, 3 jeunes Colombiennes qui visiblement ne sont pas du coin non plus. Elles sont toutes blanches et bien blondes, 100% Européennes d’origine. La plus âgée, Alejandra, nous interpelle et dans la foulée les deux autres viennent nous rejoindre. Laura et Clara, des jumelles.
Ce sont des filles de Medellin, de toute évidence de bonne extraction sociale. Alejandra fait de la pub à Medellin, l’une des jumelles fait des études de cinéma et autres médias à Montería, qui ne se trouve pas si loin que ça de Lorica. Elles connaissent bien l’île. Le père des jumelles est en train de construire un petit hôtel à l’autre bout du patelin. Ça leur permet de venir passer des vacances à Isla Fuerte. Qu’y a-t-il de bien par ici ? Elles nous parlent surtout de la plongée qu’on peut pratiquer dans les alentours.
Elles nous parlent aussi de la population de l’île. Ce sont des gens bizarres, disent-elles, très isolés socialement du monde extérieur. Leur activité principale : la contrebande avec le Panama qui ne serait pas si loin que ça – à quelques bons 200 kms quand même ! Elles comprennent parfaitement que nous ne nous soyons pas sentis à l’aise quand nous étions assis sur la place-décharge publique, entourés de locaux qui nous ignoraient comme si nous étions des mouches posées sur un mur.
Elles nous emmènent voir un film de plein air. Où ça, mais sur la place-décharge publique bien sûr! Nous avons de la chance, nous sommes tombés sur le jour où on passe un documentaire fait par des chercheurs Colombiens sur la population de l’île. Tout le village semble y être venu, nous sommes assis par terre comme la plupart des gens – hmmmm, sur quoi exactement suis-je assis ? Bon, ce n’est pas très excitant non plus, ce documentaire, on voit défiler les bobines de dizaines d’autochtones poursuivant leurs activités quotidiennes. Tout le monde se reconnaît et rigole. Âmes simples.
Ces gens me font penser aux Bikura, dans le premier livre des Cantos d'Hypérion de l’auteur Américain Dan Simmons. Un chef-d’œuvre dans le genre. J’aime bien ça, la science-fiction de qualité, épique, poétique, débordant d’imagination. Une autre forme de voyage, en fait. Dans ce premier livre , le Père Paul Duré est un prêtre catholique exilé sur la planète Hypérion. Il part à la découverte des Bikura, une tribu extrêmement isolée. Ceux-ci croient que Duré est "de la croix" (en raison de son crucifix). Duré pénètre leur caverne sacrée et découvre une œuvre d'art en forme de croix finement ouvragée et d’une grande antiquité. Il en déduit que les Bikura sont les survivants du crash d’un vol interplanétaire survenu il y a très longtemps, infectés par des organismes en forme de croix appelés cruciformes qui s'intègrent à leur hôte. Après la mort, le cruciforme reconstruit le corps physique et le ressuscite. Le prix de l'immortalité est qu’avec le temps, les Bikura deviennent inintelligents et androgynes, perdant toutes leurs caractéristiques distinctives.
Il est difficile de trouver quoi que ce soit de plus dérangeant que les Bikura, effrayants et obscènes. Je sais que bien des lecteurs, comme moi, en ont eu des réminiscences nauséeuses. Dan Simmons a une façon d’écrire qui vous rentre lentement dans la peau, brrrrrr. Son récit est souvent délirant, on se demande ce qu’il pouvait bien fumer avant d’écrire !
Bon, ne me jetez pas des pierres trop vite, je n’ai pas l’intention de dénigrer les habitants d’Isla Fuerte. Il y a juste cette réserve et ce manque de communication qui résulte de plusieurs siècles d’isolation... Images attachées: | | | À: GeorgesOZ · 14 décembre 2018 à 19:40 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 131 de 194 · Page 7 de 10 · 1 215 affichages · Partager Je ne réponds pas toujours lorsque je lis vote carnet, mais c’est tout simplement savoureux, je me délecte de vos récits. Toutes les explications concernant les terminologies de certains mots est un must!! Merci infiniment pour tout!! On prévoit aller en Colombie en février 2019, j’ai quand même un peu d’inquiétude quant à la sécurité mais bon!! On verra rendus sur place!! Et encore un gros merci, indéniablement vous avez le sens de l’écriture...je voyage avec vous!!! Je ne suis plus chez nous quand je vous lis.....ma pensée vagabonde et voyage avec vous!! Un pur délice!! | | | À: Tuluma · 14 décembre 2018 à 21:23 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 132 de 194 · Page 7 de 10 · 1 204 affichages · Partager Je ne réponds pas toujours lorsque je lis vote carnet, mais c’est tout simplement savoureux, je me délecte de vos récits. Toutes les explications concernant les terminologies de certains mots est un must!! Merci infiniment pour tout!! On prévoit aller en Colombie en février 2019, j’ai quand même un peu d’inquiétude quant à la sécurité mais bon!! On verra rendus sur place!! Et encore un gros merci, indéniablement vous avez le sens de l’écriture...je voyage avec vous!!! Je ne suis plus chez nous quand je vous lis.....ma pensée vagabonde et voyage avec vous!! Un pur délice!!
Merci pour tous ces bons mots Suzan, mais ça ne va pas faire de bien à mon amour-propre ! En tout cas, je suis ravi de savoir que j’ai quelques lecteurs et lectrices qui apprécient mon récit !
Il ne faut pas s’inquiéter outre mesure de la sécurité. En 5 semaines, nous nous sommes rarement senti « exposés ». Mais comme partout en Amérique Latine, je pense, il faut ne pas être naïf. La plupart des Colombiens, nous les avons trouvés plutôt « sweet ». | | | À: GeorgesOZ · 14 décembre 2018 à 22:04 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 133 de 194 · Page 7 de 10 · 1 197 affichages · Partager Merci, votre petit mot sur la sécurité est apprécié!! En effet, en Amérique Latine, il faut quand même user de prudence, nous sommes déjà allés au Pérou et autres pays...on fera attention, j’ai bien hâte de continuer la lecture de votre récit!! Encore merci!! | | | À: GeorgesOZ · 16 décembre 2018 à 17:42 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 134 de 194 · Page 7 de 10 · 1 166 affichages · Partager Isla Fuerte – Sincelejo
Le lendemain matin commence tout doucement aux « Cabanas Lili ». Je me prélasse dans un hamac à l’étage. Il fait une chaleur ! Les filles nous ont dit qu’elles viendraient nous chercher vers 9 heures pour nous montrer les 3 arbres fameux de l’île. Il est 10 heures largement passées quand elles arrivent.
Nous retraversons le patelin. En passant, nous remarquons quelques peintures murales dans ce style haut en couleurs bien Colombien. Les arbres en question ne sont pas loin, nous y sommes en 10 minutes. Le plus remarquable est « el árbol que camina », l »’arbre qui marche », appelé ainsi car il se propage grâce à ses racines « aériennes ». Quand elles prennent racine, de nouveaux troncs se développent mais il s’agit toujours du même arbre. Ça doit frapper l’imagination de la population locale. Comme beaucoup de peuples restés près de la nature, ils doivent attacher un pouvoir surnaturel à certains arbres. Si nous nous trouvions en Thaïlande, l’arbre serait ceint de rubans multicolores et il y aurait une collection de petits objets dévotionnels et propitiatoires tout autour. Si nous étions au Nigéria, ce serait un lieu de rites « juju ». Eh, mais nous ne sommes pas si loin que ça des îles Caribéennes où on pratique le vaudou !
Nous nous arrêtons à l’hôtel en construction des jumelles, et y rencontrons leur père autour d’une petite friandise. Discussion agréable. Les filles insistent un peu sur le caractère « éco-tourisme » de l’entreprise mais nous nous questionnons un peu sur le sérieux de la chose. Faire pousser tout un tas de plantes exotiques et laisser patrouiller quelques paons dans les alentours de l’hôtel ne sont qu’une faible justification à notre avis. Et comment ne pas remarquer que tout le matériel de construction a dû être importé de la terre ferme, et il y en a du lourd. Même le mobilier en bois a dû être transporté par bateau. Ces gens n’ont-ils pas pensé à développer un artisanal local ? Ou peut-être est-ce mission impossible, les gens du cru seraient-ils plus proches des Bikura que nous osions le penser ?
Je suis un peu négatif, je le reconnais, et ne peux pas vraiment juger après une visite de quelques heures. Mais je trouve souvent les gens un peu rapides dans leurs ambitions, ou naïfs. Bon, l’hôtel va être un endroit agréable, une fois les travaux terminés, il faut le reconnaître.
Pas loin, il y a une petite résidence qui a l’air bien sympathique, ça s’appelle La Playita. C’est « up market » comparé aux Cabanas Lili, mais ce n’est peut-être pas si cher que ça, nous aurions pu le demander mais nous nous contentons d’y prendre une bière, à l’une des tables qui surplombent la plage. Une plage bien plus jolie que celle où nous étions hier. Il y a un ponton en planches, quelques enjambées et plouf ! Une super baignade dans des eaux transparentes, pour changer. C’est délicieux, les Tropiques.... Quand on oublie la chaleur, les moustiques, la saleté, la pauvreté etc.
Nous avons fixé rendez-vous à une « lancha » pour le retour à Paso Nuevo, prix 40,000 COP pour les deux. Elle vient nous chercher juste en bas de La Playita. Nous n’avons que deux pas à faire et en route vers la terre ferme. Adios les filles, adios les « Bikura » !
De Paso Nuevo, nous devons faire le chemin inverse vers Lorica, 40,000 COP en voiture particulière. Retour à la case départ : le terminal routier de Lorica. Nous avons décidé, un peu hésitants, de nous rendre à Sincelejo. Une fois de plus, il ne semble y a voir aucun bus pour y aller et nous prenons une autre voiture particulière. 80,000 COP pour couvrir 60 kms – ça fait 22 Euros ce qui est nettement plus cher que la moyenne.
Nous traversons des patelins minuscules d’allure très modeste. On se demande comment un voyageur pourrait s’y arrêter sans y connaître qui que ce soit. Il faudrait vraiment être très aventureux. Sincelejo en revanche est assez grand. C’est la capitale du département de Sucre, population dans les 300,000 personnes. J’ai réservé une chambre en route, sur mon Galaxy, pour ne pas avoir besoin de tournicoter en cherchant où nous loger. Nous « débarquons » quelque part dans le centre-ville et avons à chercher un peu pour trouver l’hôtel Danys, pourtant situé pas très loin du Parque Santander et de la cathédrale San Francisco De Asís, dans la Carrera 18. Chambre très correcte pour 80,000 COP par nuit à deux, mais sans petit déjeuner.
En fin d’après-midi, nous poussons une reconnaissance aux alentours du Parque Santander. Pour le dire tout court, l’ensemble n’est pas vraiment reluisant. Nous avons du mal à trouver où manger. La « picada » recouverte de fromage fondu que nous prenons sur une petite place est d’une qualité moins que moyenne – 35,000 COP pour deux.
Revenant à l’hôtel, nous nous laissons tenter par un club-bar-disco assez grand d’où sortent des flots de musique. Ça s’appelle « Los Amigos de la Salsa », quelle surprise ! Il n’y a pas grand monde mais c’est peut-être encore trop tôt. Peu importe, une Club Dorada bien fraîche, suivie d’une deuxième, voilà de quoi nous réconcilier avec la vie – 3500 COP pièce, soit 1 Euro, ce n’est pas la mort. Nous nous amusons à étudier le style exhibitionniste des rarissimes danseurs. Le tout est assez « low class », on dirait Lo-So si c’était en Thaïlande. Images attachées: | | | À: GeorgesOZ · 17 décembre 2018 à 19:21 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 135 de 194 · Page 7 de 10 · 1 130 affichages · Partager Bonjour Georges,
Je suis toujours là, moins présente mais là! Ton arbre me fait penser à celui qu'on appelle le Banian, en inde, arbre considéré comme sacré. Je crois qu'en faite c'est une sorte de figuier. En tout cas il est magnifique !
Merci pour tes photos, en ce mois décembre, elles ont plus que bienvenues! | | | À: Kawo · 18 décembre 2018 à 11:01 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 136 de 194 · Page 7 de 10 · 1 111 affichages · Partager Bonjour Georges,
Ton arbre me fait penser à celui qu'on appelle le Banian, en inde, arbre considéré comme sacré. Je crois qu'en faite c'est une sorte de figuier. En tout cas il est magnifique !
Oui, il s'agit bien d'un " ficus" quelque chose. Je ne sais pas s'il donne des fruits par contre. | | | À: GeorgesOZ · 18 décembre 2018 à 13:05 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 137 de 194 · Page 7 de 10 · 1 100 affichages · Partager Sincelejo – PoussièrePas de petit déjeuner compris dans le prix de la chambre. Il y a seulement un petit coin café gratuit à la réception de l’hôtel. Nous mangeons dans un petit restaurant modeste à deux pas de l’hôtel. Œufs frits dans cette petite « cazuela » en fer blanc qu’on voit partout en Colombie + « tinto » - 12,000 COP pour deux.
Sur la place centrale en fin de matinée, il y a beaucoup de monde. Les physionomies des gens reflètent différents pourcentages de sang Européen, Africain, Indigène, Arabe peut-être même ? Peu de gens nous remarquent, si ce n’est à cause des shorts sportifs rouge vif que porte A. Il a un de ces styles, mon fils ! Il doit être le seul dans un rayon de 500 kms à porter ce genre de trucs. A vrai dire, ça me gêne un tantinet, je me doute que les gens nous prennent pour des « maricones » en vadrouille. Mais j’ai beau le lui dire, il se moque de mes préoccupations comme de l’An 40 !
Assis autour d’une fontaine, les badauds semblent ne rien avoir à faire de leur journée. Quelques joueurs d’échecs, le jeu posé sur la margelle. Les hommes qui portent des chapeaux semblent préférer un style différent du style « cowboy » du pays Paisa, dans les montagnes. Ici, ce sont des chapeaux à cercles blancs, crème et marron sur les bords, quadrillés des mêmes couleurs sur la partie centrale. Un type, un seul, vient nous serrer la main, et nous demande si nous sommes Espagnols !
Nous remarquons le manège d’une demi-douzaine de femmes qui croisent et recroisent la place, où 99% des gens sont des hommes. Elles sont vêtues d’une manière plus aguichante que la normale. L’une d’elles croise mon regard. Rouge à lèvres excessif, type « indigena » bien marqué. Peu importe que je puisse être soupçonné d’être un « maricón », je reste un client potentiel ! A l’exception d’une grande Noire au corps bien balancé, la tête haute et le regard porté sur l’infini, arrogante, ces femmes sont franchement moches.
Ce n’est pas la première fois que nous voyons faire le tapin en Colombie. Mais il n’est même pas midi ! Ça fait contraste avec la foule dans la cathédrale juste à côté. C’est la messe du dimanche. Déjà en semaine, il y a toujours du monde dans les églises, mais aujourd’hui dimanche, les fidèles sont massés jusqu’au portail d’entrée et débordent même sur le parvis.
Dès qu’on quitte l’ombre des arbres de la place, le soleil se fait sentir. Nous marchons une bonne demi-heure à la recherche de quoi que ce soit de vaguement intéressant. Rien. Toujours pratiquement aucun café, aucun restaurant. C’est un peu sale partout sans être franchement dégueulasse. C’est peut-être la saison, tout ça semble plutôt sec et poussiéreux. C’était d’ailleurs l’impression que nous avions eue pendant nos trajets en voiture de la côte à Sincelejo, passant par Lorica. Dès qu’on s’éloigne de la Plaza Santander, certaines rues ont un aspect de « war zone ». Il n’y a presque personne dans les rues. Mais peut-être parce que c’est le week-end ?
Sortis du centre-ville, quelque part dans la direction du terminal routier, nous mangeons une « sopita + carne asada » - 17,000 COP soit moins de 5 Euros pour deux. C’est médiocre mais ça passe. Nous retournons à l’hôtel pour retrouver un peu de fraîcheur. Images attachées: | | | À: GeorgesOZ · 23 décembre 2018 à 11:18 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 138 de 194 · Page 7 de 10 · 1 043 affichages · Partager Sincelejo - Système Digestif
Une deuxième longue journée à Sincelejo. Longue parce que franchement nous n’y trouvons rien de vraiment sympathique. Nous prenons notre repas de midi dans l’un des rarissimes restaurants de la place Santander, en fait une espèce de fast food minable. Du poulet frit avec quelques légumes, de l’igname je crois et des patates. Certes, ce n’est pas la ruine : 11,000 COP soit 3 Euros à deux – mais si seulement nous pouvions trouver quelque chose de meilleur !
En fin d’un long après-midi écrasé par un déluge photonique, nous cherchons dans les rues autour du croisement de la Carrera 19 et de la Calle 19, sur le côté nord du Parque Santander. Il s’y trouve quelques bars à l’aspect louche d’où la musique sort à pleins tubes. A et moi, d’habitude, nous n’avons pas trop peur des bouges mais nous ne trouvons rien d’invitant. Il faudra chercher ailleurs pour nous rafraîchir.
Et presque inévitablement, nous nous retrouvons au club « Los Amigos de la Salsa », pas loin de notre hôtel. Notre refuge de Sincelejo ! Il n’y a toujours pas grand monde mais il n’est bien sûr pas tard. Quelques hommes nous font un petit signe amical, ils se souviennent de notre passage hier. Une jeune femme assise à une table proche de la notre, que nous ne voyons que de dos, a une chevelure absolument superbe, de longs cheveux noirs soyeux. J’ai toujours apprécié ce genre, ça me rappelle tout à fait la Thaïlande. Je prends une petite photo discrètement.
Plus tard dans la soirée, sur le retour à l’hôtel, nous remarquons une femme qui fait le tapin à un coin de rue. Ça y est, A ne se sent plus. Non, n’allez pas croire des choses, hein ?! Mon fils est tout simplement frustré de ne pas avoir pris de photos « professionnellement intéressantes » de la journée. Et qui plus est, il est attiré par les personnes un peu en dehors des normes. Professionnellement parlant, j’insiste !
Voilà, il a donc sa revanche de ne pas avoir pu photographier le travelo de Manizales. Nous prenons nos précautions, quand-même, nous allons d’abord à l’hôtel déposer le gros de nos affaires, avant de retourner voir de plus près. Je me place discrètement de l’autre côté de la rue pour surveiller les alentours, sait-on jamais ? A s’approche de la femme et une discussion de 2-3 minutes s’en suit. Je saurai par la suite qu’il s’agissait de fixer le prix modeste à payer pour pouvoir prendre ces photos. Ironie, il s’agit une fois de plus d’un travelo. Je n’ai malheureusement que des copies des photos de A, qui n’ont pas la densité de pixels requise pour pouvoir mettre sur VF. Dommage, car ce sont parmi les meilleures photos que A a prises de tout ce voyage. On y sent une humanité faite de difficultés.
Le lendemain, départ de Sincelejo. De tout ce que nous avons vu en Colombie, c’était sans doute l’endroit le moins attrayant. L’une de nos amies d’Isla Fuerte nous disait que si on comparait la Colombie à un système digestif, la côte Caribéenne se trouverait à l’extrémité des intestins. C’est bien notre impression: Sincelejo, le tdc de la Colombie? Image attachée: | | | À: GeorgesOZ · 23 décembre 2018 à 14:04 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 139 de 194 · Page 7 de 10 · 1 031 affichages · Partager Bonjour Georges, Toujours un plaisir renouvelé de lire votre périple en Colombie. Merci pour ce merveilleux récit, riches en émotions de toutes sortes!! | | | À: Tuluma · 23 décembre 2018 à 16:34 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 140 de 194 · Page 7 de 10 · 1 018 affichages · Partager Bonjour Georges, Toujours un plaisir renouvelé de lire votre périple en Colombie. Merci pour ce merveilleux récit, riches en émotions de toutes sortes!!
Et merci à toi Suzan pour continuer à me lire avec autant d'intérêt! | Carnets similaires sur la Colombie: Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 24 704 visiteurs en ligne depuis une heure! |