Hello Nat !
Sur les bateaux de Costa (et pas de raison que ce soit différent chez MSC, c'était aussi comme ça chez Festival) il y a 1 (plus rarement 2) médecin(s) et au moins deux (parfois 3) infirmières. Il y a un petit "hôpital" avec 6 ou 8 lits pour accueillir des malades "gardables", ou pour accueillir des maldes à transférer, le temps d'accoster, si le problème survient en mer. En effet, si un problème survient en mer, et que le médecin de bord demande un "transfert-hôpital" le navire se détournera et demandera "l'asile" dans le port (ou à proximité du port) le plus proche, le temps de débarquer le malade soit à quai, soit en vedette de secours.
Parle-t-il français ? : j'en ai connu un, chez Festival, le jour où j'en ai eu besoin pour mon intox alimentaire, qui était francophone (le coup de bol), mais c'est rare. Le plus souvent (chez Costa ou MSC) sont italiens, et parlent anglais (je pense que sur les bateaux américains, c'est "anglais et c'est tout"). Parfois, mais pas toujours, une des infirmières est francophone, ou pale bien français. Donc en cas de problème important, toujours trouver à bord (à la réception, hôtesse, voire passager, etc... quelqu'un qui puisse servir d'interprète).
Les médecins de bord que j'ai pu rencontrer avaient tous une compétence de *bon* généraliste, ainsi qu'une bonne formation d'urgentiste, leur permettant de faire face à toute la "bobologie" pas trop grave, et aussi de prendre dans sans doute 99% des cas la bonne décision s'il s'agit de trancher très rapidement entre "je le garde" et "je le transfère", et si "je garde", d'intervenir en conséquences.
Ce que je sais aussi, c'est qu'avec parfois plus de 4000 personnes à bord (en comptant l'équipage) et une moyenne d'âge passagers souvent élevée, l'équipe médicale ne chôme pas...
L'équipement à bord est en rapport avec ce qui est nécessaire pour les malades (blessés) qu'on garde. Après, certains bateaux sont plus "médicalisés" dans le cas de croisières prévues par exemple pour des insuffisants rénaux qui doivent être dialysés trois fois par semaine. en outre une chambre froide est toujours prévue.. pour le cas où...

En cas de problème important (qu'il soit médical = le plus souvent, AVC, infarctus) ou chirurgical (syndrome abdominal aigu, fracture..) le médecin de bord (son avis est sans appel, même contre un autre médecin) décidera en règle le transfert... (avec direction le port le plus proche si en mer) : dans ce cas, quand on voyage à plusieurs, la première chose à faire (par un "valide") est d'appeler l'Assistance (contrat souscrit avant le départ ou permanent, lié notamment aux cartes bancaires haut de gamme) en lui donnant les coordonnées du bateau, pour que son médecin discute avec le médecin de bord, et du correspondant local de l'armateur dans le port où on se trouve (coordonnées se trouvant chaque jour sur le journal de bord).
Après, l'Assistance prend les choses et mains, et y a plus qu'à se laisser guider. Mais ne pas traîner pour appeler l'Assistance, sinon, le bateau peut être amené à prendre des décisions de transfert sur un hôpital local et c'est ensuite plus compliqué pour reboucler sur la logistique de "L'Assistance"...
Alors selon son état, le malade (le blessé) sera transféré sur un hôpital local choisi par "L'Assistance", pour y être soigné/opéré, ou (souvent avec avis du malade (blessé) et/ou de ses accompagnants), si c'est médicalement possible, transféré en
France (vol régulier, voire avion sanitaire) pour y être soigné/opéré.
Attention pour les "valides", tout se passe très vite, il faut quitter le navire (the show must go on

), les cabiniers sont formés à faire les valises "vite *et bien*", ne pas oublier le contenu du coffre fort (un ami à moi l'avait oublié après évacuation de Madame qui s'était fait une terrible fracture de jambe en descendant la *dernière* (!) marche de l'Acropole.. Cela étant, Costa a été performant, et ils ont récupéré l'ensemble quelques jours après).
Attention aussi : *prévenir* aussi votre opérateur téléphonique que vous allez probablement "exploser votre compte" dans les heures et jours qui viennent, car il ont maintenant tous des procédures de blocages de ligne si la facture enfle brusquement... C'est hélas arrivé à un de mes amis dont l'épouse a fait un AVC foudroyant, en février dernier, du côté d'Ushuaïa


. En deux jours, il a dépensé plus de 1200 euros et l'opérateur-"fruit" lui a signalé par SMS que sa ligne serait coupée quelques heures plus tard... Sa famille en
France, a eu un mal fou à faire en sorte que sa ligne soit maintenue.


Enfin, ne jamais oublier que "partir, c'est mourir un peu"... Mais que rester chez soi n'empêche pas d'avoir un accident mortel...

Alors carpemus diem !

Et vivent les croisières !