Salut à tous
Ca y est suis rentré ce matin des 3 semaines au
Cameroun; un beau voyage, plein de belles images en tête mais aussi beaucoup un sentiment mitigé.
Tout d'abord le côté pratique; mon itinéraire;
douala-
yaoundé-train jusqu'a
Ngaoundéré-
parc de la bénoué-retour
Yaoundé-
kribi-Edéa-
Limbé-
Buéa et
douala; le tout 3 semaines sac à dos
Douala; ville tentaculaire, polluée, assez dangereuse à certains égard; bref j'ai pas accroché; j'ai pris le sky hotel à bonapriso; bel hotel pas donné mais pratique pour l'invitation pour le visa.
Yaoundé; Ville plus agréable, plus aérée et plus verte; hôtel le grand moulin près de la gare; un peu cher au vu des prestations
Ngoundéré; ville assez agréable; bon point de départ pour le
parc de la Bénoué ou le
parc du faro aussi; j'ai logé à l'hôtel du lac; bien mais un peu cher au vu des prestations. Se méfier des moto taxis dans cette ville surtout de nuit; une grande partie sont drogués et agressifs.
Parc de la Bénoué; à 2h de route de
Ngaoundéré; 4X4 obligatoire (non accessible en transports en commun); beau parc géré par des africains; on y voit des antilopes, hypoppotames, girafes, phacochères, diverses espèces de singes dont des baboins, crocodiles (apparemment on peut y voir des lions et éléphants mais je ne les ai pas vu).
Logement au campement du buffle noir; très sympas.
Kribi: sympas, belles plages mais sans plus. Les chutes de la lobé n'ont rien d'exceptionnels et les excursions proposées au départ des chutes sont à des tarifs excessifs (nous y avons renoncés); une astuce; prendre un moto taxi jusqu'à tarar plage puis longer les plages à pied jusqu'à la lobé (30 minutes environ).
Une bonne adresse; l'hôtel de la paix (chambres à 5000 CFA correctes, bien situées)
Limbé; rien d'exceptionnel à limbé même; hôtels chers au vu des prestations offertes;
un bon plan; le SEM beach hotel à 20 mns de
Limbé; hôtel un peu cher mais confortable et surtout longeant l'une des plus belles plages de sable noir du coin. Très bon accueil.
Buéa; ville brumeuse, froide sans grand intérêt mais présentant l'avantage d'être au pied du
mont cameroun que l'on peut bien voir en fonction des heures de la journée. Hôtel Mermoz; bien et pas cher (6000FCA)
Les transports; le train; très bien et efficace mais pas donné (28000FCA la couchette); train de nuit
yaoundé-
Ngaoundéré et inverse. Aucun pbms. Très bon réseaux de bus et mini bus; ca fonctionne bien.
Le climat; très chaud et humide à
douala et autour; chaud à
kribi; nuits fraiches à
yaoundé,
ngaoundéré et limbé
climat assez frais jour et nuit à
Buéa.
Visa; 100 euros au consulat à
Marseille plus taxe de sortie de 10000CFA à l'aéroport de
douala.
Autres détails pratiques; difficulté à faire du change même ds les villes; les banques refusent; aucun bureau de change; reste le change au noir ou les grands hôtels (tx peu intéressant); à la différence d'autres pays d'Afrique, faire du change au
Cameroun est peu simple à certains endroits.
Le gros point noir du séjour; un certain racisme surtout chez les jeunes; pas une journée sans se faire insulter de "sale blanc", "le blanc rentre chez toi", "et le white dégage", etc...A cela se rajoute les regards insistants et provocateurs à tous les coins de rue. c dommage car qd on a connu l'accueil exceptionnel des burkinabés, on est décu par l'accueil des étrangers au
Cameroun. Autre chose, il est parfois difficile d'obtenir des infos; par exemple l'office du tourisme de
ngaoundéré ne connaissait même pas le
parc de la bénoué (pourtant le plus proche de cette ville).
Pour finir de belles rencontres et un beau pays mais un accueil général assez déplorable et un racisme très présent chez une part non négligeable de la population qui gache l'impression générale du voyage.
D'ailleurs ce qui ne trompe pas et se constate sur place; de l'avis même des camerounais et des résidents; le tourisme est en chute libre dans ce pays.
C dommage d'avoir du reporter la rencontre VF (qui s'est finallement annulée apparemment) mais je n'avais pas le choix au vu de l'itinéraire.
Voila je ne regrette pas ce voyage et d'avoir découvert le
cameroun mais je n'y remettrai plus les pieds.
a++
Salut Alex, je rentre aussi de mes vacances annuelles au
Cameroun, et j'ai franchement l'impression que nous n'étions pas dans le même pays.
Je ne te comprends pas moi je n'ai jamais été victime de racisme au
Cameroun. Quand je te lis les bras m'en tombent.
Je suis souvent interpelé dans la rue, mais toujours par des signes amicaux.
"Hé Boss" "Hé mon beau" "Oh Monsieur Leblanc" ce n'est jamais péjoratif et cela ne manque pas de respect. Je m'arrête souvent parler à ces gens ils sont soit commercant et aimeraient faire du business avec moi ou me vendre des bricoles, souvent ils déchantent quand je négocie trop les prix avec eux. Souvent ce sont de simples particuliers qui sont fiers de discuter avec moi. C'est toujours emprunt de sympathie et de bonne humeur.
Exemple j'étais sur un Bensikin stoppé dans les bouchons du pont du Wouri, un taxi "baché"* sept personnes à l'intérieur dans une Toyota Starlette étaient à côté de moi.
"Oh le Whatt" (cf White) tu n'a pas le 4X4 avec la clim, ou bien tu es foiré*?""Je ne suis pas foiré papa, la moto est plus rapide dans les bouchons, j'ai ma petite qui m'attend et j'ai la sauce au feu là".
Fou rire général dans la voiture...
Les camerounais sont des gens qui sont un peu moqueurs et qui ont un humour sarcastique qu'il faut prendre au second degré, et il faut rentrer dans leur jeu avec le même humour mais toujours dans la bonne humeur et avec une boutade d'avance. C'est peut être cela que certains blancs ont du mal à comprendre en arrivant avec leurs habitudes d'occidentaux et convaincus que ce sont des références mondiales.
Quant à l'insécurité, laissez moi rire !!! j'en ai déjà parlé dans d'autres posts
J'ai encore passé comme chaque année des moments inoubliables au
Cameroun pleins d'anecdotes avec des gens géniaux de tous millieux sociaux, qui sont prrès à partager même s'ils n'ont rien. Comme chaque année, je suis rentré hier après midi après trois semaines la boule au ventre à l'aéroport laissant derrière moi un tas d'amis, un pays magnifique ma belle famille et ma "meilleure petite"*. Et j'ai beau être fort de caractère, j'en chialerait presque dans l'avion. Tellement tous mes sens sont en éveil dans ce pays
Parmi les anecdotes, je suis rentré d'une soirée chez un haut fontionnaire de la police à
Yaoundé à 4 heures du matin tellement bourré que j'ai pas pu ramener mon RAV4 du Boulevard du 20 Mai au quartier de Odza.
Je me suis arrêté et j'ai roupillé jusqu'à 06h00 du matin non loin des brasseries du
Cameroun dans la voiture grande ouverte avec 200 000 FCFA en poche mon portable et les clés de la voiture sur le contact ivre mort, et j'ai pas vu d'agresseurs ni de voleurs... je suis toujours en vie on ne m'a pas égorgé.
Quelques minutes avant je me suis fait arrêté dans les 03h45 par deux policiers chargés de préserver une pharmacie des braqueurs.
_"Mon beau tu roules tout seul à cette heure là ?
_ Ben oui je sors de chez votre patron, j'étais dans un petit "mouvement"*. Et vous vous faites quoi ici ?
_"Nous sommes chargés de sécuriser la pharmacie"
_ Bien les gars, bon boulot, vous avez soif ?
_ "Bien sur Mon Beau on a soif"
Et je suis parti titubant chercher trois bières à la boulangerie Acropole encore ouverte à cette heure que j'ai siroté avec mes deux compères en faisant un petit Kongossa*.
Essayez la même chose en
France, tutoyer le police et partager une bière et étant déjà plus qu'imbibé, vous verrez la suite.
Voilà cette anecdote pour vous donner une idée de la convivialité et de la chaleur humaine au
Cameroun.
Alors évidemment si vous cherchez des choses logiques bien rangées avec des belles routes autour ne venez pas au
Cameroun. Le
cameroun se vit dans la plus grande décontration sans protocole, tout simplement. A l'instant présent. Et tant mieux si le
Cameroun ne veux pas devenir aussi touristique que l'
Afrique du Sud. Des safaris avec des blancs l'appareil photo en bandoulière dans un balai incessant de cars, mon dieu quelle horreur !!!
Non le
Cameroun ca se vit dans la foule et dans le bruit à
Douala Yaoundé ou bien dan le calme au village mais entouré de gens locaux et loin des grands hôtels.
J'ai baroudé dans tous les quartiers de
Douala y compris ceux mal réputés, seul ou accompagné de Bonapriso à New Bell, de Bonabéri à Deido à toutes heures et pas l'ombre d'une agression et encore moins d'insultes. Idem à
Yaoundé où même à la briquetterie, je ne me suis pas fait égorgé. Mais le Kilichi y étais délicieux.
Ce matin, j'ai retrouvé ma belle brochette de cons de parisiens, voisins et collègues de bureau, toujours aussi stressés et coincés de la vie.
Alors le
Cameroun me manque déjà énormément, j'ai la nostalgie et comme à chaque retour j'ai explosé aujourd'hui mon forfait téléphonique à appeler tous mes gens au
Cameroun comme pour prolonger le plaisir, comme pour refuser d'être rentré en
France...
J'en profite pour m'exuser auprès de Bergerone que j'ai entrevue à
Yaoundé mais j'avais un tel programme d'invitations que je n'ai même pu satisfaire tout le monde, ainsi que L'Africanblanc que j'ai pas eu le temps d'aller rencontrer à
Douala.
* Les initiés traduirons les expressions camerounaises pour ceux qui ne les connaissent pas à ma place merci

Le prochain voyage, à mon avis il y a pas de retour en
France, je le dit chaque année en plaisantant, un jour je ne vais plus plaisanter.
Au Kamer ON VIT, ON VIT BIEN, TRES BIEN MEME pour peu que tu aies quelques jetons en poche...