| Courir après quoi, après soi? Picasso · 19 mai 2003 à 20:58 · 5 photos 25 messages · 15 participants · 9 203 affichages | | | | 19 mai 2003 à 20:58 Courir après quoi, après soi? Message 1 de 25 · Page 1 de 2 · 8 563 affichages · Partager Bonjour à tous,
Ce soir j'ai envie de dire à tout le monde que la vie vaut la peine d'être vécue, que la vie est belle si l'on s'en donne les moyens. On dit souvent cela mais quoi de plus vrai? Tout le monde est capable de réaliser de grandes choses s'il en a vraiment envie..VIVRE....
Alors, partir pour de nouveaux horizons...quoi de plus exitant?
Mais simplement, qu'est-ce que l'on recherche en partant ailleurs? J'ai l'impression de n'être bien qu'ailleurs, loin des miens alors que je m'entend très bien avec ma famille et mes amis proches. Mon grand père a fait le tour du monde. J'en suis fière et pourtant lui n'en parle pas beaucoup (c'était en temps de guerres, il était mécanicien dans la marine)...Qu'est-ce qui me pousse aujourd'hui à vouloir "partir" sans cesse? J'ai toujours besoin de découvrir de nouvelles choses, de nouvelles personnes...Tout est tellement plus fort ailleurs..Mais le meilleur moment est celui de la découverte..et puis après?? Partir toujours partir, j'ai peur de passer à côté de ma vie.
En y réfléchissant, à chaque fois que je pars pour une nouvelle destination, c'est un petit peu de moi qui se dévoile au contact des autres...Tout est plus facile ailleurs, l'image que l'on renvoie...J'ai besoin de découvrir de nouveaux horizons pour me connaître chaque fois un peu plus...c'est peut être ça la clef...? | | | À: Picasso · 19 mai 2003 à 22:10 Re: Courir après quoi, après soi? Message 2 de 25 · Page 1 de 2 · 8 542 affichages · Partager Bonjour Picasso,
La vie est d'une béauté inexprimable. Je comprend ton ressenti et les questions que tu te pose. Je me pose les meme chaque fois, et pourtant je suis en paix avec moi meme avec mon entourage. Qu'est ce qui nous poussent a toujours partir plus loin plus longtemps? A ne pas vouloir revenir. Marginalisation? Juste soif de savoir, je n ai toujours pas de réponse a ses questions.
Par contre je comprend les réticences de ton grand-père. Il n a pas fait son tour du monde dans les meilleurs conditions. Il n a pas eu la chance de faire les meme rencontres de vivre les meme choses que nous de la meme facon. Ca devait etre aussi fort mais surement tres dur.
Mais je pense aussi qu il ne raconte pas parce que c est message ne sont pas facile a faire comprendre.Vivre une chose et en parler son deux choses différentes et tellement peu de gens arrivent a comprendre, ce que l on peu vivre en voyage. | | | À: Marsu · 20 mai 2003 à 9:46 Re: Courir après quoi, après soi? Message 3 de 25 · Page 1 de 2 · 8 526 affichages · Partager Boujour,
Merci d'avoir pris le temps de lire mon message et d'y répondre!
Je suis d'accord avec toi sur le fait que vivre une chose et en parler sont deux choses bien différentes et peut être très dures à concillier pour moi et mon grand père certainement dans les conditions qui lui appartiennent. Il en parle peu car peu de gens ont pris la peine de s'intéresser à son histoire, à ses voyages, à sa vie durant ces années par pudeur..pour faire comme si rien de c'était passé, je pense...ou juste pour oublier..que derrière cet homme extraordinaire il y a un homme avec beaucoup de souffrance avec des visions parfois terribles dans la tête. AUjourd'hui, mes voyages l'intéressent beaucoup et je crois que lui aussi est fier de moi à son tour..Mais la chose qui nous rassemble encore plus c'est que l'on a pas besoin de raconter dans les moindres détails ce qui s'est passé. Un partage d'étincelle dans les yeux suffit à nous comprendre. Il comprend dix fois mieux ce que je ressens, ce qui me pousse, que nombre de mes amis..qui pourtant sont supers mais à qui il m'est extrêment difficile d'exprimer mon ressenti..parceque leurs vies sont différentes..je crois...?
Et puis, je n'ai pas fait autant de voyage que toi, et j'ai envie de dire heureusement car à chaque endroit découvert c'est un peu de moi qui reste en rade...et qui ne revient pas...mais c'est un risque à prendre...
Heureux et chanceux celles et ceux qui voyagent! | | | À: Picasso · 25 mai 2003 à 8:44 Re: Courir après quoi, après soi? Message 4 de 25 · Page 1 de 2 · 8 507 affichages · Partager Salut Picasso,
Tu dis exactement dans ton dernier message ce que je voulais dire. Les gens sont content de nous voir revenir de voyage et posent des questions mais sont rarement intéressé aux réponses parce que c derniere ne leur parlent pas...
Je crois que quelques part c normal dur de s intéressé a des choses qu on ne connait pas et qui a priori pour lesquelles on a aucun intéret....Et souvent meme nous on arrive pas a exprimer.
POur ce qui est de laisser une partie de soi partout ou on va je suis un peu d accord. Mais pour ma part j ai déjà laissé mon coeur et mon ame quelques part sur cette planete. J arrive donc qu a seulement garder de bon souvenir des autres endroits...
Je crois que tout ce joue sur la durée aussi.
Bonne journée... | | | À: Picasso · 4 juin 2003 à 14:10 Re: Courir après quoi, après soi? Message 5 de 25 · Page 1 de 2 · 8 476 affichages · Partager proverbe chinois : "où que l'on aille on ne rencontre que soi-même"
(une question au passage: pourquoi les proverbes sont-ils toujours chinois ?)
Mais n'est ce pas déjà une aventure en soi ???
je partage entièrement ton point du vue quand tu dis que le voyage nous révèle à nous même, c'est lorsque l'on sort des sentiers battus et des situations pour lesquelles on s'était crée des réponses toutes faites que l'on découvre vraiment qui on est, et si cette recherche peut paraître égoiste, elle est pourtant nécéssaire pour connaître les autres...enfin je crois... | | | À: Apisoph · 25 août 2003 à 15:21 Re: Courir après quoi, après soi? Message 6 de 25 · Page 1 de 2 · 8 312 affichages · Partager C'est exactement ça pour moi! C'est dit avec tant de clairvoyance! Et pourtant, je cherchais, mais avec ces mots pausés en réponses à ces questions, je crois vraiment que c'est ça.
Merci! Maintenant, je sais après quoi je cours, quand je voyage!
Loopkin | | | À: Picasso · 11 septembre 2003 à 16:01 Re: Courir après quoi, après soi? Message 7 de 25 · Page 1 de 2 · 8 273 affichages · Partager Jusqu’à 16 ans, vacances famille. Le retour au pays, les trains bondés du mois de juillet, les nuits blanches dans les couloirs, et les valises à traîner. Nous étions cinq, beaucoup de bagages et peu de moyens. Quarante huit heures de voyage pour embrasser la mamie. Je préférais mon HLM, les parties de foot en bas du bloc, les copains de toutes les couleurs, les baignades dans le canal. Faisaient chier les repas familiaux, la tournée des tontons tatas, les cousines n’étaient même pas belles... A 17 ans je restai seul. Mon père n’était pas trop con. Ma mère pleurait comme une madeleine. J’étais un garçon bien sage, je savais cuire les tortillas et les voisins ne partaient jamais... Eux avaient des mobylettes, moi j’en ai piqué une. On a rempli les sacoches de boites, attaché les cannes à pêche, monté le Ballon et redescendu, et au petit matin le Lac d’Alfeld... A quarante kilomètres du quartier c’est l’Aventure qui commençait. J’ai ramené la mobylette. Mes parents n’ont jamais rien su. A dix huit ans je travaillais. A dix neuf j’étais amoureux. C’est ma vie de beauf qui commençait. Je vous passerai les détails. A vingt huit ans je me retrouve seul. J’avais pris une carte syndicale. Je m’étais fait débaucher, elle ne l’a pas supporté. Je ne l’ai jamais regretté. J’ai rencontré plein de gens bien. Connu la montagne et ses joies, les sorties du CAF organisées. Quelques années ont passé. Et puis « Atlas. Exil de pierres », livre de photos sur ce milieu. Textes de Tahar Ben Jelloun. Un flash ! Pourquoi ? Je n’en sais rien ! Je ne sais qu’une chose : j’devais y aller. Seul ou accompagné ? J’en avais marre des groupes du CAF. Je n’avais jamais voyagé seul.
« Oh maman décide pour moi. Dois-je partir ou dois-je rester ? Partir ? La mer est démontée. Rester ? Le fleuve m’engloutit. »
Les forums n’existaient pas. Un an pour faire le premier pas. Je n’ai pas demandé à maman. J’ai acheté des nouvelles semelles, passé à la Fnac pour Le routard. J’étais libre. J e suis parti. Je suis parti et revenu. Je suis parti et revenu. Je suis parti et revenu. Je suis...
Je ne peux plus ne pas partir.
Expliquez-moi, j'cours après quoi? Images attachées: Photo postée par le membre José. Photo postée par le membre José. Photo postée par le membre José. Photo postée par le membre José. Photo postée par le membre José. | | | À: José · 13 septembre 2003 à 13:51 Re: Courir après quoi, après soi? Message 8 de 25 · Page 1 de 2 · 8 249 affichages · Partager " Expliquez-moi, j'cours après quoi? "
...ben, peut être aprés tes rêves, mais là maintenant il faudrait en sortir......
......tout ce que tu écris (ou recopies...!) c'est trés beau...mais peut être trop beau justement, et parfois le voyage c'est simplement plus terre à terre, juste partager ses émotions et ses rencontres avec d'autres voyageurs, aussi simples soient elles afin que tout le monde puisse en profiter sereinement, sans rester sur une planète difficilement accessible au commun des mortels......
A bientôt, | | | À: Alan · 15 septembre 2003 à 13:47 Re: Courir après quoi, après soi? Message 9 de 25 · Page 1 de 2 · 8 221 affichages · Partager Bonjour Alan,
Voilà bien un des tendons d’Achille des forums de discussion. Aussi intéressants et complets soient-ils dans l’échange d’informations pratiques... Alan, ce sont de longs moments d’échange verbaux qui permettent plus facilement le développement des idées et les question directes en cas d’incompréhension, qu’il faudrait partager suite à ta réponse. Elle me chiffonne quelque part, parce que j’ai lu tes écrits, ton profil, pour te connaître un peu avant de répondre et je n’arrive pas à saisir réellement ce que tu as voulu me dire.
Je réponds bien-sûr mais j'ai peur d'être à coté de la plaque...
En admettant que, lors de mes voyages je ne fasse que courir effectivement après des rêves, je ne sais pas si il y a beaucoup de gens qui affirmeront ne jamais avoir vu une part de chimère ou d'illusions dans leurs voyages.
Quand à en sortir... bien sûr qu’il faut savoir le faire. Notre société, quand on a fait le choix d’y vivre et de l’accepter avec ses insuffisances et ses qualités, laisse malgré tout peu de place aux rêveurs. Je travaille depuis l’âge de 18 ans dans l’industrie, beaucoup de mes amis travaillent dans le social et l’enseignement, et je pense être informé de quelques problèmes qui affectent mes contemporains. Mais si après seulement 4 heures d’avion et le double de bus et taxis je trouve un petit coin ou je me sens bien, où je peux me « mettre au vert », jouer les contemplatifs et ramener dans mes bagages un peu de l’état d’esprit de cet « autre monde » et un peu d’énergie qui m’aidera à relativiser ici bas, pourquoi m’en priverais-je ?
Ne dis tu pas : (...) coller au plus prés des locaux afin de mieux les approcher et de pouvoir connaître leurs préoccupations quotidiennes (...)
Oui, un jour, comme beaucoup des adhérents de ce site j’ai découvert, un monde différent de notre quotidien. Mes vingt ans n’étaient plus qu’un souvenir. Je n’avais jamais voyagé autrement qu’à travers des revues et des émissions télé. Et la découverte d’un voyage en solitaire en même temps qu’ « un voyage dans le temps » (voilà un beau cliché bien terre-à-terre) a été un choc. Oui. Et je ne connais pas de bourlingueurs, jeunes ou moins jeunes, et beaucoup plus aguerris que moi à ce genre d’exercice, qui reviennent aujourd’hui de l’Atlas en disant « oui...bof ! ». J’aurais pu dire "bon maintenant allons voir ailleurs ". Non. J’ai voulu aller plus loin dans la connaissance de gens qui m’ont surpris par leur générosité, la simplicité et la fatalité avec laquelle ils affrontent leurs difficiles conditions de vie. Je ne suis pas revenu en France en clamant j’ai FAIT l’Atlas, tel ou tel sommet prestigieux ! j’ai simplement dis "j’ai croisé, rencontré des personnes, et partagé des moments inoubliables avec quelques unes d’entre elles dans les montagnes marocaines. Je veux revivre cela et approfondir ma connaissance de ce milieu". Tout simplement. Voilà pourquoi, après 2 autres séjours de 3 semaines, j‘ai pris un congé sabbatique pour vivre 6 mois en immersion totale dans ce milieu. Puis je suis revenu, j’ai retrouvé ma famille, mes amis mes collègues, mon bureau, les bons et les mauvais jours et... j’en suis sorti, et la vie continue.
Mais c’est peut-être l’expression qui te semble trop idéalisée ? Alors bien sûr je dois dire aussi que je suis affecté par l’importante mortalité enfantine, par la mort de femmes qui se vident à la maison en donnant la vie, par les handicapés à vie à cause d'une fracture non résorbée. Bien sûr il y a à dire sur la condition de la femme, à dire aussi sur le peu de moyens mis par l’état marocain pour l’éducation, l’enseignement, les soins dans ces montagnes. Que dire de la corruption qui gangrène ce pays, etc, etc...
(...) et savoir aussi rester béat d'admiration devant un paysage ou une scène de vie.....
Ou est-ce l’exaltation des écrits qui te gêne ? je préfère écrire ainsi. Quelques lignes de temps en temps, inspirées d’un événement, d’une émotion, plutôt qu’un récit précis, daté et qui me rappellerait que le 15 mai j’ai pris le taxi pour aller changer de l’argent à la banque de Benni Mellal. Ceci dit sans aucun à priori vis à vis de ceux qui tiennent des carnets quotidiens où émotions et considérations pratiques cohabitent allègrement. Bien au contraire; de nombreuses fois, avec la mémoire défaillante, j’ai regretté de ne pas avoir noté telle ou telle information. Mais je ne sais pas m’astreindre à un relevé quotidien de mes faits et gestes.
(...) le voyage c'est simplement plus terre à terre, juste partager ses émotions et ses rencontres avec d'autres voyageurs, aussi simples soient elles afin que tout le monde puisse en profiter sereinement (...)
Bien sûr. Pourquoi crois-tu que j’ai mis une annonce de recherche de compagnons de voyage si ce n’est pour partager une tranche de vie de quelques jours, avec ses grands, ses simples et petits moment. Mais là encore, grand, simple, petit... tout cela est tellement subjectif.
sans rester sur une planète difficilement accessible au commun des mortels......
??????????? Un séjour chez les éleveurs de l'Atlas ne me semble pas plus inaccessible que ce que tu vis dans tes voyages (et j’ai l’impression d’être un petit garçon quand je vois la liste des tiens.) et ce que vivent les voyageurs que l’on peut croiser tous les jours dans ce forum, un treck au Pakistan, un tour du monde à vélo, un mois en Nouvelle Zélande, Istambul- Kathmandou en bus...
Cordialement.
José | | | À: José · 15 septembre 2003 à 17:45 Re: Courir après quoi, après soi? Message 10 de 25 · Page 1 de 2 · 8 212 affichages · Partager Salut José,
.....j'attendais ta réponse et je pense que tu dois attendre la mienne au vu de mes propos qui t'ont peut être parus quelque peu suspects.....
.....ce n'est pas tant le fait de courir aprés tes rêves (on en a tous....) qui me gêne, mais c'est dans la formulation que tu en fais sur ce forum et qui prête plus à des essais de poésie qu'à vouloir partager des moments de tes voyages......
.....que veux tu que l'on y réponde.....vais je devoir sortir également quelques essais sur de vieux textes tibétains pour pouvoir captiver un auditoire sur mes voyages en Asie.....
.....j'ai vraiment beaucoup aimé ce moment dans l'Atlas marocain, ou réfugié dans cet abri, tu t'es réveillé et as trouvé cette grappe de raisin et ces trois belles pêches sur ton sac......ça c'était fort et comme je l'ai dit, c'est pour ces moments là que l'on voyage tous.....
......j'ai commencé à moins aimé la suite, et je ne suis pas sur que celà intérésse tous nos amis voyageurs, même si les passages que tu nous citent sont trés beau.....
.....c'est en celà que je dis que tu coures aprés tes rêves, mais peut être aurais je du dire que tu coures " dans " tes rêves et que tu y restes un peu trop......
.....ta façon de voyager au Maroc est exactement celle que j'apprécie et ce n'est pas celà que je remets en cause, mais c'est dans une certaine forme de narration et de sublimation que tu en fait qui me gêne...et comme tu en parles, aussi, de l'exaltation de tes récits......
....mais celà ne remets pas en cause que j'admire ton approche du vécu du peuple marocain et du partage de leur vie, c'est tout ce que j'aime.....et que j'aimerais que tu me fasses partager....mais sur le terrain.... 
....à bientôt, | | | À: José · 15 septembre 2003 à 20:10 Re: Courir après quoi, après soi? Message 11 de 25 · Page 1 de 2 · 8 011 affichages · Partager Bonjour José,
Simplement pour te dire que, moi, j'aime bien ton style de narration. Je t'invite donc à continuer de nous faire rêver, réfléchir et voyager par tes textes et photos! Merci! 
Sans rancune, Alan? 
Bien cordialement,
François | | | À: José · 15 septembre 2003 à 21:15 Re: Courir après quoi, après soi? Message 12 de 25 · Page 1 de 2 · 8 006 affichages · Partager salut José
puis je te demander où tu étais dans l'atlas? Je comptes retourner très prochainement au Maroc, et si je passe dans des coins où tu as des amis je pourrai transmettre ton bonjour!!!! Aucun probleme de langue, je serai avec des berbères.
slama | | | À: José · 16 septembre 2003 à 0:01 Re: Courir après quoi, après soi? Message 13 de 25 · Page 1 de 2 · 7 996 affichages · Partager Alan... José...
J'ai du manqué un étape...qu'est ce qui cloche Alan? Je suis la première a sauter les longs (et dieu seul sait combien les miens sont long et pas toujours lu ou commenté)message par manque de temps... Mais la ca ma accroché, peut etre y'a t'il référence a un autre sujet... Quoiqu'il en soit juste cette petite tirade a attiré mon oeil au plaisir de lire et relire...!!!!! | | | À: Alan · 16 septembre 2003 à 14:01 Re: Courir après quoi, après soi? Message 14 de 25 · Page 1 de 2 · 7 979 affichages · Partager Ben alors, moi qui ne supporte pas d’apparaître dans les premiers rangs d’une photo, voilà que je m’allume un projecteur un pleine tronche. Mais je vous assure que c’est une fausse manip, je ne suis pas encore bien familiarisé avec la table de mixage.
Bonjour à toutes et à tous,
détracteurs et flagorneurs... non je déconne... j’ai retrouvé le bouton du fondu au noir... on va en finir sans grandiloquence, dans l’acceptation de l’avis différent même quand celui-ci vient titiller notre égo. Mais aussi et surtout parce que je crois que l’on sort du sujet initié par Picasso et que j'en porte peut-être un peu la responsabilité.
Juste un petit mot cordial pour Alan qui me dit :
.....que veux tu que l'on y réponde.....vais je devoir sortir également quelques essais sur de vieux textes tibétains pour pouvoir captiver un auditoire sur mes voyages en Asie.....
Ce sera très volontiers que je lirai ces essais. Mais si tu le fais, que cela ne soit pas dans le seul but de captiver (tu emploies certainement ce verbe dans le sens de séduire) un auditoire, mais surtout pour, comme tu l’as dit avant, le plaisir du partage. Et pourquoi pas, le charme agissant, donner envie à d’autres de traîner ses semelles et son intelligence dans les endroits source de cette inspiration.
Tu sais Alan, la première fois que je suis venu sur ce forum c’était pour y déposer une annonce de recherche de compagnons de voyage comme je l’avais fait sans succès l’année dernière sur le site du « Routard ». C’est la lecture des autres pages du site et le plaisir que j’y ai trouvé qui m’a fait retourner dans mes cartons. J’ai partagé par la lecture quelques uns de vos beaux moments de voyage, j’ai voulu en faire de même. Et puis, si le partage épistolaire peut induire le partage d’une humble mais non moins séduisante virée aux alentours d’Anergui, pourquoi pas ? Le reste n’est qu’une question de (j’allais écrire de style, mais ce n’est pas le mot)... plutôt de forme dirais-je. Tant pis si celle-ci semble traduire un caractère contemplatif à l’excès, je sais que je suis dans la vie quelqu’un pragmatisme à toute épreuve. Peut-être d’ailleurs est-ce pour cela que j’ai besoin de quelques envolées physiques et... trop « lyriques » pour certains. Mais ce n’est pas grave.
« Vive la diversité » comme dit Trekkerbeub, « c’est pour cela que le monde est si beau ». Comme il a raison !
Allez, à d’autres lectures. Et à chacun sa forme.
En toute sympathie.
José | | | À: Nathie · 16 septembre 2003 à 16:18 Re: Courir après quoi, après soi? Message 15 de 25 · Page 1 de 2 · 7 971 affichages · Partager Bonjour Nathie,
Tu sembles connaître la vallée des Bouwguemez, tu connais donc Azilal.
Tu connais Ouaouizerth à 40 kms d'Azilal, quasiment sur les rives du lac de Bin El Ouidanne ? et Anergui ? Et bien c'est là.
Ouaouizerth est à la vallée d’Anergui ce qu’ Azilal est à la vallée des Bouwguemez.
Sauf que Ouaouizerth dépend d’Azilal qui est le « Chef lieu » de la province et que Azilal malgré son statut, ne serait pas grand chose sans les Bouwguemez; vallée qui a eu la chance il y a plus de vingt ans de voir s’installer grâce aux français, l’école d’accompagnateurs de moyenne montagne qui forme aujourd’hui tous ceux que l’on croise sur les sentiers atlastiques.
Azilal et les Bouwguemez ont monopolisé l’ensemble des moyens disponibles à la province pour le développement de celle-ci au détriment de tous les environs. Un seul exemple : aujourd’hui « l’goudron » arrive aux Bouwguemez alors qu’il a péniblement progressé de 25 Kms en 17 ans entre Ouaouizerth et Anergui distants l’un de l’autre de 90 kms, et que le pénible entretien de la piste qui relie aujourd’hui La « Cathédrale de Tamga » à Anergui (environ 40 kms) est l’œuvre essentielle des habitants du secteur qui se voient obligés de se substituer aux pouvoirs publics pour remettre en état, après chaque crue ou intempérie, la seule liaison économique entre Tillouguitte et la vallée.
Si tu as envie d’y traîner tes guêtres fais moi signe pour des infos plus précises et si besoin des contacts à Ouaouizerth (Hors guides ou arnaques) et vois mon annonce dans les compagnons de voyage, ou le texte « Maroc, premières traces atlastiques » dans les carnets de voyage, ou encore dans la rubrique publicité, celle sur le gîte Wihalanne.
Je suis à ta disposition si besoin.
Bon séjour.
José | | | À: Picasso · 13 août 2014 à 16:17 Re: Courir après quoi, après soi? Message 16 de 25 · Page 1 de 2 · 3 276 affichages · Partager c'est par pur hasard que je suis touché par ton désir de découverte, tu as raison la vie est une force qui me pousse a la découverte en général | | | À: Picasso · 14 août 2014 à 9:07 · Modifié le 14 août 2014 à 9:36 Re: Courir après quoi, après soi? Message 17 de 25 · Page 1 de 2 · 3 209 affichages · Partager Hello Fanny, Courir après la découverte du monde dans un esprit "one life" je pense :)
J'ai souvent considéré, au final, un tour du monde ou les voyages, comme une "fuite en avant" en fait. Une recherche de soi à travers l'autre, avec une part d'évasion mais aussi une part de réconciliation, car une des conclusions que je tire de beaucoup de voyages est que peu importe où l'on est, chez soi est où l'on a son conjoint, sa famille, ses amis, et/ou son bonheur et son équilibre. En tout cas, rien de négatif à partir voyager et revenir, il y a tellement de choses à découvrir partout et pas qu'un seul schéma de vie classique possible.
J'ai eu la chance de partir faire deux tours du monde, entremêlés de période de travail en salariat et de vie en couple, j'en ferai surement un troisième plus tard, la vie est longue et riche !
Bonne route et bon voyage alors, entre la sécurité de l'âge et la maturité du sage ;) | | | À: Cancer34 · 15 août 2014 à 4:54 Re: Courir après quoi, après soi? Message 18 de 25 · Page 1 de 2 · 3 148 affichages · Partager Eh beh! 11 ans celui-ci. Vous êtes allé le chercher loin... | | | À: Vinceodyssey · 15 août 2014 à 6:44 Re: Courir après quoi, après soi? Message 19 de 25 · Page 1 de 2 · 3 143 affichages · Partager J'ai souvent considéré, au final, un tour du monde ou les voyages, comme une "fuite en avant" en fait. Une recherche de soi à travers l'autre, avec une part d'évasion mais aussi une part de réconciliation
C'est intéressant ça.
Pourquoi donne-t-on cette valeur-là au voyage ? Pourquoi le voyage serait une "recherche de soi-même", ou bien comme on le dit souvent "une fuite" ??
Le type dont la passion est l'ébénisterie, ou la philatélie, ou l'astronomie, ou l'histoire du moyen-âge, que sais-je, on ne lui dit pas que sa passion est une fuite ou bien qu'il se cherche.
Pourquoi y'a t'il toujours un mec pour me dire, quand je parle de ma passion de voyager, "qu'est ce que tu fuis ?" ou "tu as besoin de régler un problème avec toi-même".
Ces questions-là je les trouve plus (+) révélatrices sur la personne qui les pose que sur celle qui y répond.
Peut-être cela (le fait de poser ces questions) vient-il du fait que le voyage (s'éloigner de sa maison) est vécu par beaucoup comme une "mise en danger". Enfin je ne sais pas hein, mais ça me questionne (au fond voilà, la question c'est : "est-ce que ces gens ont raison ? Suis-je "a-normal" ?) | | | À: Chouhibou · 29 août 2014 à 20:09 Re: Courir après quoi, après soi? Message 20 de 25 · Page 1 de 2 · 2 939 affichages · Partager Il est tellement intéressant de lire tous vos témoignages à propos d'après quoi, nous les voyageurs nous courons...
J'aurais pu écrire certaines de vos phrases tellement je ressens la même chose. Il est parfois difficile de justifier pour quelles raisons nous voyageons autant car bon nombre de nous semblent ne pas le savoir eux mêmes! Nous partons dans 15 jours aux Etats-unis, c'est un gros voyage, beaucoup de préparation...ce voyage n'est même pas encore commencé que je ne PEUX m'empêcher de penser à ma prochaine destination. J'ai beau essayé de me raisonner, de me dire que même si je consacre ma vie hors professionnelle qu'aux voyages, il serait peut-être temps de commencer ce que tout le monde commence dans sa vie, à savoir une maison et une vie de famille et tout le tralala, mais le fait est que ma soif inassouvie d'apprendre et de découvrir refait surface à chaque fois, c'est comme si j'avais toujours une âme d'enfant et que je voulais toujours en voir plus, et que cela ne s'arrête jamais...J'associe parfois même cela à un comportement infantile et egoïste car certains de mes proches ne comprennent pas ce que je ressens et me demande quand est-ce que je vais " me poser" ! | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 16 829 visiteurs en ligne depuis une heure! |