J'ai longuement hésité pour la suite de ce voyage.
Dormir ou pas à
Dubrovnik, ne faire quasi que de l'itinérant ou se poser quelques jours au même endroit ?
C'est le côté semi-farniente qui a gagné bien aidé par le prix des logements...
Pas mal de locations en bord de mer appliquent un quota minimum de nuitées et plus le voyageur reste longtemps, plus les prix sont dégressifs, le forfait ménage se diluant au fil des jours.
Restait alors à choisir le lieu idéal pour ces 6 nuits sur la côte dalmate.
Un endroit très calme, pas surpeuplé, pas défiguré par le béton, à une heure maximum de
Dubrovnik et de
Korcula.
Je jette mon dévolu sur la presqu'île de Peljesac puis repère une maison proche de Ston dans un village sans restaurants, sans bars, sans hôtels.
Le prix reste très correct, bon marché si je compare avec les prix d'un bungalow en camping en
France (je me demande comment ils arrivent à être complets...

).
D'autant plus que la maison permet largement de loger 4 adultes !
Je comprends mieux l'affluence des polonais et autres habitants des pays de l'est en
Croatie courant juin. L'hébergement correspond nettement plus à leur niveau de vie. Et puis, ce n'est pas si loin en voiture.
Nous ne verrons quasiment que ces nationalités durant notre voyage hormis aux villes escales des géants des mers.
Des russes aussi. En voiture également.
Par où sont-ils passés depuis que Poutine a mis le feu à l'
Ukraine, mystère ?
Mais revenons à nos moutons...
---/---
Avant de mettre les roues direction Luka, nous effectuons un petit crochet par le château de Kotisina.
Le billet d'entrée affiche un tarif dissuasif pour ce qui semble proposé, nous nous contenterons d'une balade dans le "parc botanique".
Le moins qu'on puisse dire, c'est que les lieux sont à l'abandon...
Et quelle chaleur !
Un semi-flop pour ce début de journée...
Nous longeons ensuite la côte jusqu'à Igrane où nous laisserons quelques euros au parking pour pouvoir respirer l'air marin.
L'heure de déjeuner a largement sonné lorsque nous arrivons en vue de Drvenik, petite station balnéaire encore bien calme en ce début de saison estivale.
Le restaurant repéré tient toutes ses promesses, nous repartons à regret !
Une promenade digestive dans un village abandonné sur les hauteurs de Drvenik achèvera magnifiquement notre découverte de cette partie de la côte.
Je suis étonnée que ces maisons ne soient pas encore rénovées.
Certes, ce n'est pas au bord de l'eau, mais quel oasis de calme et quelle jolie vue !
Où signe-t-on pour une concession dans ce cimetière ?
La grosse ville du coin, Ploče, est nettement moins sympathique...
Une ambiance d'immeubles soviétiques et un terminal pétrolier, ça ne vend pas du rêve !
Nous ne nous éterniserons donc pas par ici et filons bientôt vers le pont à haubans de Peljesac.
J'ai comme l'impression d'être sur le viaduc de Millau après une inondation de la vallée du Tarn !
Cet ouvrage a été construit pour éviter la traversée de la seule partie de la
Bosnie-Herzégovine donnant sur la mer mais n'a pas pour autant encore développé le sur-tourisme sur la presqu'île de Peljesac.
Les gens se contentent généralement de traverser le pont puis la presqu'île en ne s'arrêtant qu'un duo d'heures à Ston.
Ça ne va pas durer...
Nous ne nous attarderons pas non plus aujourd'hui, le loueur nous attend bientôt !
Nous nous installons maintenant dans
notre logis
et terminons cette journée de transition par une baignade à quelques pas de là.
Ce n'est pas vraiment une plage, plutôt un accès à la mer entre le port de pêche et les parcs à huîtres et à moules, la spécialité du coin.
Mais l'eau est propre et transparente et nous ne partagerons les lieux qu'avec quelques habitants du village.
L'eau est aussi très fraîche et il faudra de longues minutes pour réussir à s'y immerger complètement...
Ce côté glacial de la mer adriatique en juin m'avait échappé...
Tout comme l'obligation de porter des chaussures pour aller dans l'eau dans ce pays vu l'omniprésence de galets, cailloux et oursins !
Bref, la
Croatie, oui mais pas pour la plage !
Heureusement, ce n'était pas notre but.