Il est 0800.
Nous vérifions que nous n'avons rien laissé derrière nous et claquons la porte de la maisonnette.
La Scirocco suit les panneaux
Dubrovnik puis Cavtat.
Je consulte alors Google Maps pour savoir lequel des deux postes frontières desservant le
Monténégro est le moins encombré.
En effet, fini Schengen !
Des contrôles plus ou moins poussés sont donc à prévoir et la réputation des employés aux frontières n'est pas des meilleures quant à leur productivité...
Certains jours et à certaines heures, la file d'attente peut ainsi s'étaler sur plusieurs kilomètres et nous voulons éviter cela !
Le rouge ne s'étale guère en deçà du poste de Karasovići, nous optons pour cette option permettant un accès rapide aux
bouches de Kotor.
Le passage ne prendra finalement guère plus d'une demi-heure, parfait !
Nous voici maintenant au
Monténégro, petit pays des Balkans indépendant seulement depuis 2006.
La conduite s'avère rapidement un peu plus chaotique qu'en
Croatie mais c'est surtout un manque de propreté qui saute bientôt aux yeux !
Des décharges sauvages, des déchets jetés au fil de la route, de vieux véhicules finissant leurs vies au bout d'un jardin ou dans un fourré, les italiens du sud ne doivent pas être dépaysés...
Bon, c'est quand même beaucoup moins crado que dans les Pouilles car les décharges sont dans des lieux plus isolés.
Nous effectuons un premier arrêt au monastère de Savina.
L'église secondaire possède de belles fresques, le cimetière attenant de magnifiques vues sur les
bouches de Kotor.
(Cette dernière photo me rappelle le
Mexique où les tombes s'ornent des plaisirs qu'avaient les défunts de leur vivant, apparemment ici le vin...)
Attention, il faut être habillé à l'ancienne pour entrer dans les bâtiments !
C'est à dire genoux et épaules couverts. Le bermuda de mon compagnon le laissera à la porte de l'église...
Nous poursuivons ensuite notre progression le long de la côte en quête d'un restaurant pour déjeuner.
La mer serpente entre les montagnes, tantôt comme un lac, tantôt comme un large fleuve.
Sa couleur est magnifique, ce pourrait être un paradis !
L'envers de la carte postale reste la trop grande exploitation touristique qui, pour être tout à fait honnête, reste, sur cette rive, tout à fait correcte en juin.
Le restaurant possède une belle terrasse au bord de l'eau et les prix sont plutôt doux au vu de sa situation.
Une agréable halte !
Nous prenons alors de la hauteur pour découvrir d'imprenables panoramas sur les
bouches de Kotor.
La P11 ne redescend pas vers la mer, il faut donc soit faire demi-tour soit emprunter une minuscule route secondaire toute en lacets.
Vous devinez l'option choisie...
Mes prédécesseurs font part du mauvais état de la chaussée et d'un besoin de 4x4.
J'ai comme l'impression qu'ils n'ont jamais quitté l'autoroute...Ou possèdent une Ferrari...
Certes, le goudron manque sur certains tronçons mais de là à conseiller un 4x4...
La Scirocco sera tout de même un peu mal à l'aise dans 2 / 3 passages délicats. Cela eût été parfait en Sandero !
Le réseau monténégrin est d'ailleurs régulièrement défoncé dès les grands axes quittés alors je vous conseille vivement d'opter pour la location d'une increvable Dacia plutôt que celle d'une Mustang cabriolet.
Moins classe certes mais nettement plus passe-partout !
Nous retrouvons le plancher des vaches à
Risan puis roulons jusqu'au très, trop touristique village de
Perast.
Les autorités du village ont eu la bonne idée de fermer rues et ruelles à la circulation mais n'ont pas construit suffisamment de parkings.
Les propriétaires de toutes surfaces disponibles en bord de route en ont donc profité pour arrondir largement leurs fins de mois.
Certains proposent une place contre une promenade en mer, à quel tarif mystère ?
Nous dépassons le village et trouvons finalement une place (gratuite...) un kilomètres plus loin.
Le village, tout en longueur, suit le trait de côte.
C'est plutôt mignon mais un poil trop léché et caisse enregistreuse pour mon goût.