Jour 15 – Boucle autour de Tamboti Camp
Quatrième journée de safari. Comme on dort une deuxième nuit consécutive à Tamboti, on en profite pour laisser la viande au frigo, et le petit-déjeuner, les marshmallows et les légumes sur des étagères juste à côté du frigo. Le tout est à l'abri des singes chapardeurs grâce à un loquet sécurisé, les singes n'étant pas suffisamment intelligents pour manipuler le loquet !!

La matinée est tranquille sans grand frisson. Tranquille ne veut pas dire qu'on ne voit pas d'animaux... Les observations dans le
Kruger sont toujours fréquentes, mais on reste dans du grand classique : troupeaux de gnous et de zèbres, girafes, nombreux éléphants, cobes à croissant, grand kudus, etc...
Depuis le début de notre séjour dans le
Kruger, on a l'impression de voir bien plus d'éléphants qu'en 2016. Cela ne nous dérange en rien, car cet animal est très reposant à observer ; la fluidité et la lenteur de ses gestes n'atténue en rien sa puissance.
On se doute bien que notre ressenti ne reflète certainement pas la réalité, sachant que leur espérance de vie la rend peu encline aux variations de populations, contrairement aux rhinocéros qui subissent les effets dévastateurs du braconnage.
Il nous manque d'ailleurs encore le rhinocéros (blanc ou noir, peu nous importe) pour compléter notre observation des Big Five.
Pour forcer la chance, on tente la N'wanetsi river Road (juste au Sud de Satara), sur laquelle on avait assisté à une attaque d'un troupeau de zèbres par trois lionnes. Les zèbres sont toujours là

, on patiente donc une bonne demi-heure,
mais aucune lionne ne pointera le bout de son nez. Seuls quelques crocos lézardent au soleil

.
A midi, on se commande une pizza à la pizzeria de Satara, et on en profite pour faire quelques emplettes dans la boutique souvenir du camp.
Nous nous remettons en piste...
L'après-midi nous porte chance, car des gens qu'on croise à vitesse réduite nous font des signes et nous indiquent qu'à quelques kilomètres de là, se trouve un rhinocéros

! Alors qu'on progresse tranquillement pour ne pas le rater, un 4x4 de safari nous double à toute vitesse, pour s'arrêter au niveau d'un autre véhicule safari.
Tout le monde regarde dans une direction, mais on ne voit absolument rien...

Mes voisins distinguent à peine une forme au loin, et avec le zoom x600 monté sur aps-c, soit un équivalent x900, voici ce que je vois

!
Nous sommes assez déçus, car nous ne verrons plus un seul autre rhinocéros durant notre semaine dans le
Kruger, mais notre déception est bien dérisoire face au calvaire que vivent les rhinocéros en
Afrique australe !
La population mondiale de rhinocéros s'élève à 20 000, dont la moitié vit en
Afrique du Sud. Or il se braconne tous les ans 1000 rhinocéros. Pas besoin d'avoir fait Polytechnique pour réaliser que dans moins de 10 ans, cette espèce aura quasiment été éradiquée, si ce n'est dans quelques parcs spécialisés, comme Hluhluwe Imfolozi NP, vivement conseillé donc pour une première visite de l'
Afrique du Sud.
D'ailleurs, depuis 2016, les pastilles « rhino » ont disparu des tableaux de localisation des big five, pour éviter de faciliter le travail des braconniers.
Encore et toujours des herbivores
Mais la journée n'est pas finie, car sur le chemin du retour vers Tamboti, nous tombons sur ce guépard couché au pied d'un arbuste. Comme il est 15h15, on se dit qu'il va bien finir par se lever, alors on patiente...
Une heure plus tard, on patiente encore

!!
On s'amuse à observer le guépard, mais aussi nos 3-4 voisins, en se demandant lequel craquera le premier.
Un rollier fait diversion !
Seulement voilà, comme on a une heure de route jusqu'au camp, à 16h40, on se décide à quitter à contre-coeur notre poste d'observation.
On démarre au ralenti, on fait environ 100 mètres, lorsque laetitia décide de jeter un dernier coup d'oeil en arrière pour ne pas avoir de regret, et là, elle aperçoit le guépard debout !! Incroyable !!!
Je me lance alors dans une marche arrière de 100 mètres. Nos voisins rigolent quand ils nous voient revenir, et nous font signe de reprendre notre place !
C'est alors que nous voyons une queue bouger derrière l'arbuste. Il n'y avait donc pas un, mais deux guépards, et en cette heure tardive, ils ne vont pas tarder à partir à la chasse !
Manifestement, c'est un couple

!