la remarque de Cmic [..] fleure bon le colonialisme de grand-papa...
Moi, colonialiste ? Tu rigoles! J'ai dû mal exprimer ma pensée pour que tu penses ça.S'il y a des vendeurs de H à Sapa, c'est qu'il y a des acheteurs, non? Et ces acheteurs sont les Occidentaux, par ailleurs donneurs de leçon. Si personne n'achetait la marchandise vendue par les enfants, ils cesseraient.
On peut effectivement se demander pourquoi ces enfants ne vont pas à l'école plutôt que courir les rues de Sapa pour vendre la production familiale ou les produits achetés en
Chine. Tout ce commerce a modifié considérablement les relations familiales, parce que les enfants rapportent maintenant plus d'argent que ne pouvaient en gagner les parents il y a quelques années. Personne ne semble s'intéresser à leur sort, ce sont les oubliés du système d'éducation. Il faut dire aussi que les instituteurs dans ces régions sont très très mal payés, et que peu de jeunes acceptent d'aller enseigner dans ces régions. Pour les enfants, il faut faire plusieurs heures de marche pour venir des villages éloignés et la plupart cessent dès qu'ils peuvent gagner quelques sous en faisant du commerce.
Où sont les hommes ? On en voit ans les rizières dans les environs de Sapa, sur les xe om en attente de clients, dans les marchés, mais on a effectivement l'impression que les femmes vietnamiennes font une grande partie des travaux. Ce sont elles qu'on voit trimer partout, sur les routes, dans les champs et dans les petits commerces.
Autre chose : si l'on ne comprend pas le vietnamien, il est très difficile de dire d'après le ton des discussions s'il s'agit d'engueulade ou de discussion tout à fait normal. La langue vietnamienne est assez rude, j'ai souvent pensé que les amis que j'entendais discuter a vive voix s'engueulaient, alors qu'il ne s'agissait que de conversations "normales". Attention aux préjugés! ;-) (ceci en réponse à un commentaire plus haut, de je ne sais plus qui)