Bonjour Catherine !
Des musiciens maliens étaient venus faire une initiation à la musique du Mali dans l'école de la plus jeune de mes petite filles, elle avait été enthousiasmée et du coup avait fait un exposé pour sa classe sur les instruments de musique du Mali
Ces paroles sont de la musique pour mon cœur et mon âme. Merci ! Oui, le fait que la petite "avait été enthousiasmée" par cette musique, par les musiciens et leurs instruments ne m'étonne pas du tout. De plus, je crois que les enfants sont par nature fascinés surtout par les tambours qui correspondent bien à leur grand besoin de bouger. On peut tout de suite "jouer", on frappe sur le tambour et ça donne un résultat, on écoute qqch... C'est super. Au Mali, on voit toujours les tout petits "jouer de la musique". Ils "travaillent" une boîte ou n'importe quoi, à mains ou à bâton...
Pas besoin d'être un inspecteur émérite de l'éducation nationale pour transmettre un savoir, il suffit d'avoir le sens du partage et les musiciens africains ont vraiment ce don.
Absolument ! Délivrer des cours de cette manière, c'est idéal ! Quant au partage des musiciens africains, on ne peut plus rien ajouter.
Mon petit texte dans mon précédent message suggère, me semble-t-il, que c'est la! fête de mariage. Il faut le préciser : sur la photo, on voit la fête pour le voisinage des fiancés, pour le quartier où habitent leurs familles (
carrefòli). Les fiancés ne sont pas présents ! Mais il y a bien d'autres évènements (fêtes, processions) durant le mariage (qui peut prendre 2 semaines), jour par jour : la fête de matinée (
sògòmafòli), la fête de mère d'honneur (
denbatulonkè ; très important !) qui peut avoir lieu pendant 3 jours consécutifs, la fête de sœurs, la fête d'apparentés (
balimafòli), etc. etc. Et toujours avec de la musique. Sans de la musique, rien ne va au Mali. Même les processions sont accompagnées par les joueurs de tambour (
jenbefòlaw) : il y a p.ex. une procession à la mairie resp. à la mosquée (si c'est un mariage musulman), une autre procession conduit dans la concession des fiancés où se tient l'ablution (rituelle) de la mariée (
kònyòkoli), et tertio, le déménagement de la mariée dans la concession de la famille du marié (
kònyòso ; c'est l'apogée rituel du mariage !)...
Une fête réussie dépend donc essentiellement de la capacité des musiciens de "chauffer" les femmes (comme disent les Bambara), c.à.d. les entraîner à danser. Si cela parvient, les musiciens ont fait un très bon job...

http://www.mtosmt.org/issues/mto.10.16.4/polak_examples.php?id=2
(vidéo, produit par mon ami Rainer (
en.wikipedia.org/wiki/Rainer_Polak
). D.g.à.d. : Madu, 1er dunun, Drisa (
en.wikipedia.org/wiki/Drissa_Kone
), 1er djembé, Sedu Balo, 2ème djembé, Antoine Traoré, 2ème dunun. Les musiciens jouent le
menjani, rythme maninka qui est bien joué aux fêtes de mariage et beaucoup aimé par les femmes)
Bonne soirée, Hery
(lors d'un mariage à Samé, dans les banlieues bamakoises : Madu joue du dunun.)
Images attachées: