1.Exposition Agustí CentellesNous avons
inauguré le 20 février,
à Béziers,
une exposition des photos d’Agustí Centelles, le photographe républicain espagnol, dont nous avions réalisé le livre «
Espagne 1936, assassinat d’une démocratie » en 2006 à l’occasion du soixante-dixième anniversaire de la rébellion des généraux.
Pour la petite histoire, j’avais été demander une assistance (intellectuelle et financière...) à l’Instituto Cervantes à
Bruxelles, en février 2006.
La sortie du livre devant se faire en juin.
Ils m’ont dit que ce serait compliqué, que le préface devrait être relue par
Madrid et que... et que... bref, il leur faudrait un an pour me satisfaire mais qu’au plan financier, non, ils n’avaient pas de budget disponible et que cela devrait être programmé un an à l’avance.
Bon. Toutes les personnes qui y travaillaient avaient été engagées par le gouvernement espagnol précédent, de droite, et ils freinaient des quatre fers.
Je me suis passé d’eux et j’ai réalisé le livre et une exposition des photos à la date voulue.
Beaucoup d’Espagnols sont venus au vernissage et le bruit de cette exposition est remonté jusqu’à
Madrid.
Peu de temps après, j’ai reçu un journaliste du journal « El Pais » puis la visite d’une équipe de la télévision « Valenciana » qui s’était étonnée de ma démarche, l’
Espagne n’ayant strictement rien fait.
Depuis lors, l’exposition voyage dans le sud où de nombreux réfugiés espagnols ayant quitté l’
Espagne en 1939 avaient trouvé des camps d’accueil que les Français avaient baptisés (sans savoir encore ce que cela signifierait cinq ans plus tard) : « camps de concentration ».
Aujourd’hui, seuls des enfants en bas âge ont peut-être encore connu la « Retirada » et ce sont leurs enfants et petits enfants qui visitent l’exposition.
L’exposition sera ouverte jusqu’à fin avril et se tient àLa Colonia Española1 rue de la Vieille Citadelle
34500 Béziers
FRANCE
Entrée libre, du lundi au vendredi.