A ce moment précis un camion passe (m'évite), puis l'âne se barre, le nomade se cache.
Demain je fais un stock de billets de 20 dirhams et je les paye pour les photographier

En payant, la photo n'aura jamais la même spontanéité...
Tous les photographes de voyage qui méritent ce nom ont raté des dizaines de bonnes photos parce qu'au moment "crucial" la composition qu'ils avaient imaginée dans leur tête à soudainement "explosée" (parfois au moment où ils affinaient leurs réglages...ou pire, pendant un changement d'objectif !

)
Il faut être philosophe et savoir qu'à la chasse aux images, on rate parfois sa cible, mais que ce n'est pas très grave...
Attention aussi à l'autre extrême dans ce genre de photos : On déclenche toujours très vite parce qu'on croit avoir la bonne compo, mais on s'apercoit en visionnant la photo qu'on était beaucoup trop loin du sujet et la photo apparait beaucoup plus "plate" et décevante qu'on l'imaginait
En se concentrant sur le sujet dans le viseur on perd souvent la notion de distance et il faut bien observer les formes dans le viseur et leur distance aux bords de l'image car on n'a pas la même vision au travers d'un objectif qu'à l'oeil nu
Donc un conseil pour la prochaine fois, c'est de s'approcher au plus près, en saluant le nomade au passage si nécessaire mais en le laissant vaquer à ses occupations sans le pourchasser avec son appareil, pour qu'il oublie très vite le photographe...
Je sais, c'est plus facile à dire qu'à faire... mais c'est le métier qui rentre !