Toufdepoil · 4 mai 2010 à 10:39 · 26 photos 601 messages · 51 participants · 55 365 affichages | | | | À: Fabala29 · 9 mai 2010 à 11:18 Re: Fin des hostilités en Thaïlande? Message 61 de 601 · Page 4 de 31 · 1 420 affichages · Partager | | | À: MengWan · 9 mai 2010 à 11:23 · Modifié le 9 mai 2010 à 13:13 Re: Fin des hostilités en Thaïlande? Message 62 de 601 · Page 4 de 31 · 1 411 affichages · Partager
En 2009, 2.933 plaintes ont été remplies à l’encontre de policiers accusés de malversations et abus de pouvoir, 2.000 autres cas concernent des autorités administratives locales et 542 sont liées à des irrégularités.
Ce qui est risible dans cette vision de la corruption, c'est de considérer que plus il y a de plaintes, pire c'est !
C'est vrai. Seulement où lisez-vous qu'il y a plus de plaintes? L'article donne les chiffres de 2009 et aucun autre, il n'y a pas de comparaison. Comment dès lors pouvez-vous dire qu'il y a plus de plaintes? Voilà encore un exemple de votre façon de procéder: isoler un paragraphe, le sortir de son contexte et l'adapter à votre sauce! Ensuite il y a évidemment plus de chances pour que les faits collent à votre vision! Je me demande si vous vous en rendez compte ou si c'est devenu un automatisme depuis le temps. A partir du moment où vous transformez le sens du texte initial, vos commentaires qui en découlent perdent tout crédit.
Qui plus est, avec votre raisonnement (beaucoup de corruption = peu de plaintes et peu de corruption = beaucoup de plaintes), on arrive à la conclusion qu'un état qui serait exempt de toute corruption enregistrerait d'innombrables plaintes! Certes ont peu imaginer qu'à force de porter plainte la corruption finisse par baisser mais la chronologie n'est certainement pas inversée! L'augmentation de la corruption engendre immanquablement l'augmentation de plaintes. Contrairement à ce que vous pensez, tous les flics ne sont pas obligatoirement corrompus même si bon nombre le sont effectivement, en particulier du côté de Samui, et toute la corruption ne concerne pas que la police. | | | À: Yam421 · 9 mai 2010 à 11:26 Re: Fin des hostilités en Thaïlande? Message 63 de 601 · Page 4 de 31 · 1 409 affichages · Partager Qu'en est il en 2010 ?
C'est encore pire! | | | À: Similan · 9 mai 2010 à 13:08 · Modifié le 9 mai 2010 à 13:35 Re: Fin des hostilités en Thaïlande? Message 64 de 601 · Page 4 de 31 · 1 358 affichages · Partager "idéologue": doctrinaire dépourvu de réalisme. 
(Petit Robert)
Ainsi, l'idéologue dénoncera la corruption du camp "d'en face", tout en se gardant d'évoquer ce qui se passe dans "son" propre camp. Et puisqu'il est dépourvu de tout réalisme, il sera incapable d'expliquer pourquoi ces "absences".
Ce n'est même plus la question de "s'en rendre compte", c'est avoir besoin (et c'est de l'ordre de la survie) de se construire des barrières mentales pour se sentir en sécurité dans un monde qu'on ne comprend pas, tout en se donnant l'illusion contraire.
Dire "Je ne comprends pas" est pourtant une phrase pleine de sagesse. | | | À: Khunfred · 9 mai 2010 à 13:11 Re: Fin des hostilités en Thaïlande? Message 65 de 601 · Page 4 de 31 · 1 354 affichages · Partager Et la fin des hostilités entre Khunfred et Warden ? | | | À: Pjkl · 9 mai 2010 à 13:21 Re: Fin des hostilités en Thaïlande? Message 66 de 601 · Page 4 de 31 · 1 346 affichages · Partager Et la fin des hostilités entre Khunfred et Warden ? 
Je lui souhaite simplement d'aller en paix.
Sa conception de l'Issan et de ses "valeurs familiales" m'ouvre des perspectives pour arrondir nos fins de mois. Je l'en remercie. Je vais demander à notre fille de se rembourrer un peu plus, c'est mieux pour le "client". | | | À: Khunfred · 9 mai 2010 à 13:59 Re: Fin des hostilités en Thaïlande? Message 67 de 601 · Page 4 de 31 · 1 323 affichages · Partager Ce n'est même plus la question de "s'en rendre compte", c'est avoir besoin (et c'est de l'ordre de la survie) de se construire des barrières mentales pour se sentir en sécurité dans un monde qu'on ne comprend pas, tout en se donnant l'illusion contraire.
J'en viens à croire que c'est effectivement cela.
Concernant le membre Warden, je crois que l'interprétation dont vous avez faite de ses premiers propos n'est pas celle qu'il leur donnait. Il me semble qu'il disait seulement qu'avec un peu plus de justice et d'égalité dans le pays, les familles d'Isan auraient moins tendance à voir partir leurs filles dans des endroits où la prostitution avec les étrangers et de notoriété publique. Il n'y avait, me semble-t-il, aucun jugement mais un simple constat suivi d'une hypothèse. Or on ne peut nier que nombre de "filles de bar" proviennent d'Isan et que le facteur principal en est la pauvreté de la région. Je suis d'ailleurs prêt à parier que vous avez beaucoup de points de vue communs... | | | À: Similan · 9 mai 2010 à 14:27 Re: Fin des hostilités en Thaïlande? Message 68 de 601 · Page 4 de 31 · 1 312 affichages · Partager Arrête ton char, BenHur, il est bien écrit
La corruption a légèrement empiré depuis le coup d’Etat de 2006
En se basant sur ces statistiques...
En fait, comme cet organisme "bidon", vous tentiez de défendre le paradoxe selon lequel sous le¨PM le plus corrompu que la Thaïlande ait connu, la corruption aurait diminué !
Et c'est vrai que cette assertion n'est pas de vous, pour la simple raison que vous n'avancez jamais que des arguments issus de vous-même mais lus ailleurs...
| | | À: Asiawis · 9 mai 2010 à 14:45 Re: Fin des hostilités en Thaïlande? Message 69 de 601 · Page 4 de 31 · 1 302 affichages · Partager
je suis d'accord avec toi sur le fond, probleme c'est pas jaune bourgeois et rouges paysans, l'elite rouge est loin d'etre issue des millieu defavoriser, dans tout pays la majoriter est pauvre l'avoir dans la poche te permet d'avoir toujours le pouvoir.
mais comme je disais a une thai qui me demandait mon avis, je suis de tout coeur avec les revendication des manifestant rouge, mais pas pour le mouvement rouge qui va juste utiliser les "pauvres" pour s'en mettre plein les poches. mais bon c'est pas comme si on a pas eu les meme promesses chez nous pour des president elu qui s'en sont mit plein les poches avec l'immuniter en faisant taires un peu tlm pour pas faire d'histoire sur un plan internationnal et que ca eclabousse sur trop de monde
En effet, c'est un peu réducteur de dire les jaunes c'est les élites, les rouges les paysans, l'amalgame est vite fait car les gens viennent effectivement de l'Issan, du Nord mais si certains sont "payés" pour, les "élites" rouges n'ont rien à envier aux jaunes. Je suis aussi d'accord sur le fond des revendications, il y a du vrai, notamment la partie démocratie, "leur" Premier Ministre" a été viré sans consentement, dans l'histoire pour moi c'est la constitution elle même qui doit être refondu (cela à été évoqué par l'actuel PM), mais cela ne changera rien tant que l'armée continuera de faire ce qui lui plait car dans le fond pour moi le réel problème c'est le pouvoir réel que détient l'armée, un coup d'état c'est pas les rouges ou les jaunes qui le font c'est bien l'armée, même si ça peut être commandité mais justement c'est là qu'est le fond du problème... | | | À: Khunfred · 9 mai 2010 à 14:48 Re: Fin des hostilités en Thaïlande? Message 70 de 601 · Page 4 de 31 · 1 302 affichages · Partager En fait je crois que vous vous prenez la tête pour rien, c'est peut être ambigü mais je crois que Warden voulait dire que les familles dans l'Issan n'ont généralement pas le choix. Maintenant c'est les filles qui décident d'elles mêmes, elles ne sont pas poussées par la famille, mais elles ont une telle responsabilité familiale sur les épaules, et bien souvent déjà un enfant sur les bras, que la solution d'aller bosser dans un bar leur apparaît comme la seule échappatoire. Et si les familles ne poussent pas leurs filles à partir, même si elles font semblant de pas être au courant pour ne pas perdre la face, elles savent très bien ce qui se passe et aimeraient que ça cesse.
Enfin bon, c'est comme ça que j'ai compris son post, (pas grand chose de condamnable) maintenant je l'ai peut être mal compris et j'ai peut être écrit quelque chose d'encore plus incompréhensible.  si c'est le cas désolé. | | | À: MengWan · 9 mai 2010 à 15:44 Re: Fin des hostilités en Thaïlande? Message 71 de 601 · Page 4 de 31 · 1 636 affichages · Partager il est bien écrit
La corruption a légèrement empiré depuis le coup d’Etat de 2006
En se basant sur ces statistiques...
Absolument. Et alors? Encore une fois pas de comparaison du nombre de plaintes comme vous l'écriviez dans votre précédent message. L'article donne les chiffres de 2009 et les spécialistes qui passent leur temps à observer et à analyser, nous disent qu'effectivement la corruption a augmenté en Thaïlande depuis le coup d'état de 2006. A aucun moment ils n'écrivent que la corruption a augmenté parce que les plaintes ont augmenté ou diminué.
comme cet organisme "bidon"Ben voyons! Renseignez-vous un minimum avant de dire pareilles idioties et d'insulter des gens dont vous ignorer tout. C'est étonnant de voir comme ce qui vous déplaît et immédiatement dénigré ou totalement occulté.
vous tentiez de défendre le paradoxe selon lequel sous le PM le plus corrompu que la Thaïlande ait connu, la corruption aurait diminué !Nous y voilà! Premièrement personne n'a prétendu que la corruption avait diminué sous "l'ère" Thaksin. Il est dit qu'elle a augmenté après son départ, ce qui n'est pas pareil. Veuillez, je vous prie, faire un minimum d'effort pour contrôler cette facheuse manie à déformer les faits. Ensuite en quoi le fait que la corruption ait augmenté après le départ de Thaksin serait paradoxal? La corruption n'est pas le fait d'une seule personne! Est-ce si difficile à comprendre? Votre haîne de Thaksin (qu'a-t-il d'ailleurs bien pu vous faire?) vous aveugle complétement!
Je sais que cela ne vous plaît pas mais il se trouve que la corruption a augmenté après le départ de Thaksin. Que vous trouviez cela paradoxal n'y change rien. Il suffit pour s'en rendre compte de travailler dans le pays. Ou d'écouter des spécialistes renommés et neutres (ni pro ni anti Thaksin). Mais, comme pour le réchauffement climatique, vous aurez toujours un ou deux Mengwan, ces gens qui savent toujours tout mieux que tout le monde, pour vous dire que toutes les différentes études sont fausses et que leurs auteurs sont de fieffés ignorants. 
vous n'avancez jamais que des arguments issus de vous-même mais lus ailleurs...Au moins j'argumente! Faites en autant est, peut-être, pourra-t-on enfin lire de votre part quelque chose de constructif. Ca nous changera des copié/collé de la presse locale anglophone et autres "fascistes" collectionnés à longueur de posts...! | | | À: Pjkl · 9 mai 2010 à 18:09 Re: Fin des hostilités en Thaïlande? Message 72 de 601 · Page 4 de 31 · 1 598 affichages · Partager Aucune prise de tête en ce qui me concerne.  Je parle de ce que je sais, plus simplement. J'ai d'ailleurs placé Warden sur ma liste de MP interdits il y a plusieurs mois. Construire un raisonnement général à partir de quelques personnes "égarées" sur des millions d'individus et Warden étant suffisamment intelligent, ce n'est donc pas là le but de son message, en tout cas permettez-moi d'en douter vu ce que j'ai lu précédemment de sa part.
La jeunesse de l'Issan, elle est au boulot en masse, dans les villages, les écoles, les facs et les usines. Certes, c'est beaucoup plus prosaïque et bien moins croustillant, et surtout pour ce genre d'intervenants, ça ne ressemble pas à la mauvaise photographie qu'ils semblent vouloir diffuser.
D'autre part, loin de moi l'idée de masquer un phénomène gravissime mais totalement marginal comme la pédophilie. On y associe la Thaïlande à longueur d'année, alors parlons-en vraiment et faisons le point sur ce marché pervers, ici et en Occident.
Pour la prostitution, c'est plus complexe (à l'heure où en France on envisage d'ailleurs la réouverture des maisons closes), et 2 adultes consentants font ce qu'ils veulent ensemble et assument leurs vies en connaissance de cause (*), en tout cas c'est ce que dit la loi.
Pour les revenus en Issan, on peut en effet en discuter, et la vie sociale et les solidarités familiales du terrain montrent d'autres réalités. Pour le reste du message qui évoque les "subprimes"  , c'est juste amusant, et la violence révolutionnaire positive  , c'est du déjà-vu dans des cercles bien connus.
(*)Pour ceux que ces questions intéressent vraiment et qui veulent essayer de comprendre modestement, vous trouverez une abondante littérature sur le net (malheureusement, la grande majorité en anglais). 2 liens en français:
horizon.documentation.ird.fr/...ivers4/01001737...
www.thailandeautrement.com/...itutionenfantine.htm
et pour une autre réalité de l'Issan:
www.kku.ac.th/eng/main.php
Think positive. Think Issan. | | | À: Warden · 9 mai 2010 à 19:03 Re: Fin des hostilités en Thaïlande? Message 73 de 601 · Page 4 de 31 · 1 610 affichages · Partager Les paysans travaillés par la fièvre rouge
Loin du centre de Bangkok qu’ils occupent depuis plus de six semaines, les partisans de Thaksin peuvent compter sur le soutien actif des campagnes, dont beaucoup sont originaires.29.04.2010 | Thomas Fuller | The New York Times
DE KHON KAEN Sur ce plateau pauvre et accidenté de l’arrière-pays thaïlandais, des paysans qui affirment ne s’être jamais intéressés à la politique remettent des centaines de milliers de dollars au mouvement des “chemises rouges”. Dans au moins trois villes du Nord-Est, ces opposants au gouvernement organisent à la nuit tombée des rassemblements attirant parfois des milliers de personnes. La semaine dernière, Red Station Radio, une antenne FM antigouvernementale basée ici, à Khon Kaen, à environ 450 kilomètres au nord de Bangkok, a annoncé qu’un train transportant des véhicules militaires se dirigeait vers la capitale. Immédiatement, des centaines de partisans des “chemises rouges”, qui suivent heure après heure l’évolution des manifestations, se sont mobilisés pour bloquer le convoi. [Le 26 avril, des renforts policiers et militaires ont également été empêchés d’affluer vers Bangkok]. Cette région rurale, qui abrite un tiers de la population du pays, sert de base arrière au mouvement de protestation, preuve du formidable défi auquel est confronté le Premier ministre Abhisit Vejjajiva, que les contestataires appellent à démissionner afin que soient organisées de nouvelles élections.
Ici, à la campagne, la colère ne se dissipera pas facilement. Elle couve depuis plus de trois ans, depuis le coup d’Etat militaire qui a renversé [en septembre 2006] Thaksin Shinawatra, magnat milliardaire devenu Premier ministre, considéré comme le premier homme politique à avoir sérieusement tenté de résoudre les problèmes des démunis. Les moyens financiers et les réseaux de Thaksin restent des moteurs importants du mouvement, mais ce dernier semble acquérir un caractère de plus en plus populaire, agriculteurs et villageois faisant cause commune et se montrant de plus en plus sûrs d’eux. Les “chemises rouges” dénoncent le système de “deux poids, deux mesures” qui prévaut dans la société thaïlandaise – les riches, l’élite de Bangkok et la hiérarchie militaire violent la loi en toute impunité, disent les meneurs, tandis que les pauvres, eux, doivent rendre des comptes. Des radios comme Red Station ont joué un rôle crucial dans la diffusion du message dans les campagnes. La station, qui opère depuis un bâtiment anonyme, a connu un développement fulgurant depuis son lancement, en novembre. Elle compte désormais six bureaux dans et autour de la ville. Avec sa radio chinoise bon marché qu’il glisse dans sa ceinture, à côté de sa fronde, Takum Srihangkod, agriculteur, suit en permanence l’évolution des événements à Bangkok. “Abhisit ne veut pas entendre parler des pauvres”, dit-il du Premier ministre tout en s’occupant de son bétail. Même quand il aide une vache à mettre bas, sa radio reste allumée.
Les partisans du gouvernement dépeignent souvent les “chemises rouges” comme des émeutiers prêts à se vendre, des manifestants mercenaires qui touchent une allocation journalière [certains évoquent la somme de 1 000 bahts, soit 23 euros par jour]. Dans un pays où il a toujours été courant d’acheter les votes, c’est peut-être vrai de certains d’entre eux. Mais, quand on leur demande s’ils sont payés pour manifester, les paysans enragent. A en croire les autorités et les policiers locaux, ce sont au contraire des collectes à grande échelle qui permettent de soutenir financièrement l’action à Bangkok. “Nous nous entraidons”, déclare Triem Tongkod, un paysan qui cultive du riz gluant dans un village des alentours de Khon Kaen. Des camionnettes équipées de haut-parleurs passent régulièrement dans son village pour recueillir des contributions. “On donne ce qu’on peut”, dit-il.
Le 17 avril, dans un temple bouddhiste situé à une soixantaine de kilomètres de la ville, Triem s’est joint aux milliers de personnes venues assister aux obsèques de Praison Tiplom, manifestant tué le 10 avril durant la répression contre les “chemises rouges” à Bangkok [au cours desquelles 25 personnes, dont cinq militaires, ont trouvé la mort]. Les organisateurs ont collecté l’équivalent de 7 000 euros pour la veuve de Praison, affirme Num Chaya, animateur de Red Station Radio, qui a apporté son concours lors des funérailles. La cérémonie n’a rien eu de sinistre. La foule poussait des hourras, tandis que le cercueil de Praison, drapé dans l’étendard thaïlandais, faisait trois fois le tour du crématorium. Num, lui, exhortait la foule : “On applaudit chaleureusement un combattant du peuple !” Toute l’assistance ou presque était en rouge. Les chefs de file des “chemises rouges” ont commencé à vendre des DVD saluant la mémoire des manifestants tués et montrant des scènes de répression filmées le 10 avril. Sur le bord de la route, Pornchai Nanthaphothi en vend des copies derrière un étal orné de drapeaux rouges et d’autres accessoires du mouvement. Il propose un bandana orné des mots : “Je n’ai pas peur de vous”. Les gouvernements successifs, dont celui qui est en fonction, ont tenté de développer l’Isan [Nord-Est agricole], mais les inégalités profondes et le manque de médecins, d’universités et d’emplois alimentent la vague de protestation. Aujourd’hui, certains experts s’interrogent sur la capacité du mouvement à durer, du fait de ses liens étroits avec Thaksin. Mais ici, dans le Nord-Est, ses partisans affichent désormais des objectifs plus ambitieux. Dans un pays qui a connu près de vingt coups d’Etat en quatre-vingts ans, Chaisawat Weangwong, un riziculteur de 42 ans, raconte que la crise lui a ouvert les yeux sur l’influence de l’armée dans la politique et le besoin d’un système où “le vainqueur est désigné par la majorité”. “Ce n’est pas pour Thaksin, conclut-il. C’est pour la démocratie.” | | | À: Warden · 9 mai 2010 à 19:18 Re: Fin des hostilités en Thaïlande? Message 74 de 601 · Page 4 de 31 · 1 602 affichages · Partager Les gouvernements successifs, dont celui qui est en fonction, ont tenté de développer l’Isan [Nord-Est agricole], mais les inégalités profondes et le manque de médecins, d’universités et d’emplois alimentent la vague de protestation. Aujourd’hui, certains experts s’interrogent sur la capacité du mouvement à durer, du fait de ses liens étroits avec Thaksin. Mais ici, dans le Nord-Est, ses partisans affichent désormais des objectifs plus ambitieux. Dans un pays qui a connu près de vingt coups d’Etat en quatre-vingts ans, Chaisawat Weangwong, un riziculteur de 42 ans, raconte que la crise lui a ouvert les yeux sur l’influence de l’armée dans la politique et le besoin d’un système où “le vainqueur est désigné par la majorité”. “Ce n’est pas pour Thaksin, conclut-il. C’est pour la démocratie.”
J'aimerai croire que c'est la pensée de tous les rouges mais j'ai des doutes... | | | À: Warden · 9 mai 2010 à 20:19 Re: Fin des hostilités en Thaïlande? Message 75 de 601 · Page 4 de 31 · 1 586 affichages · Partager Isan, l’autreThaïlande À quelques mètres de la cabane qu’elle habite, Phimnipa, 86 ans, montre un réservoir creusé dans le sol. Vide. Il lui semble loin, le temps où, pour lutter contre la sécheresse, le roi « avait envoyé de la pluie artificielle». Les travaux d’irrigation promis un temps par l’administration sont restés lettre morte et les neuf enfants de Phimnipa ont préféré, comme beaucoup ici, tenter leur chance en ville. Aujourd’hui, ils travaillent tous à Bangkok comme ouvriers dans le bâtiment. Un seul est resté auprès d’elle et fait perdurer sur ses quelques raïde terre un schéma d’agriculture de subsistance – le seul qu’on connaisse dans l’Isan. Pour combien de temps ?
Parent pauvre du royaume
Le village de Phimnipa est un bout de campagne pelée de la région de Khorat, porte de l’Isan, à trois heures de route de Bangkok. S’y rendre relève déjà d’une volonté appliquée. À Mochit, la gare routière de la capitale, le chauffeur du bus ne ménage pas sa peine pour convaincre le farangqu’il s’est trompé de destination. À grand renfort de gestes, il tente de le diriger vers Chiang Mai, la Mecque du tourisme thaïlandais. Avant de renon- cer, dans un rire sonore qui traduit autant le sentiment d’une bonne blague que celui, plus tenace, d’une incompréhension : pourquoi diable l’Isan ?
Pourquoi pas, voudrait-on dire. Car sil’on s’en tient aux chiffres, les 900 000 étrangers qui s’y rendent chaque année devraient suffire à avoir raison du scepticisme des chauffeurs de bus. Mais en comparaison des 15 millions de touristes qui visitent l’ensemble de la Thaïlande, l’Isan fait figure de parent pauvre du royaume. Le parcours type du touriste étranger ( Bangkok, Chiang Mai au nord, Phuket au sud) est bizarrement injuste à l’égard de cette région tentaculaire –19 provinces et plus de 20 millions d’habitants, répartis sur un plateau immense qui couvre plus d’un tiers du pays. Ses ribambelles de temples khmers forment un ensemble unique, et la querelle séculaire qui s’est élevée encore récemment autour de celui de Preah Vihear montre que la Thaïlande sait s’enorgueillir à l’occasion d’une région qui fait rire les habitants de Bangkok. Pourtant, il en faudrait davantage pour dissiper l’ostracisme dont font preuve les autres Thaïlandais à l’égard de l’Isan. Un illustre enfant du pays, l’écrivain Pira Sudham, natif du petit village de Napo dans la province de Buri- ram, l’a exprimé dans une formule qui sent son vécu : « Certains Thaïlandais de Bangkok ont dit que je n’étais pas thaïlandais, maisun... buffle ou un paysan... »
Faibles rendements, forte mobilité
Ruralité et pauvreté, voilà les reproches faits à l’Isan. Les griefs du rat des villes au rat des champs. Une ruralité banale, campagnarde, dépourvue de l’exotisme des ethnies montagnardes.Bien que l’agriculture soit la principale activité économique, sa pratique est nettement handicapée par un climat très sec et, à la saison des pluies, par des inondations qui rendent le sol inexploitable. Son déclin fait aujourd’hui de l’Isan la région la plus pauvre de Thaïlande, avec des écarts de salaires démesurés par rapport aux revenus des citadins : ici, un paysan gagne en un an le salaire mensuel d’un cadre moyen de Bangkok. À Kokhai, le village de Phimnipa, la vieille femme raconte : « Mon mari était agriculteur. En plus du riz, il cultivait le tapioca et le maïs. Ici les rendements sont faibles et nous avions seulement de quoi nous nourrir. Et il faut acheter des fertilisants, car le sol est trop acide.»
Le cas de Kampanat, 68 ans, n’est pas très différent. Depuis 40 ans qu’il s’est installé dans la région d’ Ubon Ratchathani, il a vu partir en ville quatre de ses six enfants. Lui est resté pour poursuivre leur minuscule exploitation de piment et de tapioca. « Le problème n°1, c’est la sécheresse, souligne-t-il. Le gouvernement nous a accordé un prêt pour compenser le manque à gagner, énorme certaines années. Mais ce n’est pas suffisant.» Surtout, Kampanat s’occupe des trois enfants de sa fille, partie il y a un an avec son mari à Rayong, ville industrielle du Golfe de Thaïlande, comme ouvriers dans le bâtiment.
L’aîné, Priaw, 11 ans, raconte : « Un matin, maman nous a donné 10 bahts pour nous acheter à manger. Quand, le soir, nous sommes revenus de l’école, elle était partie avec mon père. Qui va nous apprendre le thaï ? Grand-père ne parle que le thaï isan...» Avec la sagesse de celui qui est demeuré fidèle à son sol, Kampanat soupire : « Les gens de l’Isan sont restés des adolescents. Ils partent en ville sans se rendre compte qu’ils vont se faire exploiter dans les usines ou sur les chantiers.» Il secoue la tête, résigné. Sa fille s’est désormais séparée de son mari et n’envoie plus d’argent. Des amis lui ont dit qu’elle avait tout perdu au jeu.
Une région qui fait rire les habitants de Bangkok. « J’espère ne jamais mourir »Autre conséquence d’un éclatement des familles lié à l’émigration de la main d’œuvre : la propagation du sida, maladie des villes, atteint des records dans les provinces de la région. Une voisine de Kampanat, Jariya, 38 ans, a contracté le virus il y a neuf ans. C’est son mari, travailleur saisonnier à Bangkok, qui le lui a transmis. Aujourd’hui veuve et mère d’une petite fille, elle se dit bien acceptée désormais par son village, à qui elle s’est ouverte de sa maladie et dont les habitants ont fini par comprendre qu’ils ne risquaient rien. Les premiers temps, elle avait dû affronter leur hostilité et un isolement presque complet. Quoique lent, un changement des mentalités se dessine. Depuis cinq ans, le gouvernement paie le traitement trithérapique aux malades à condition qu’ils restent dans leur région d’origine. À Khorat, un directeur d’école a menacé de fermer l’établissement tant que certains élèves s’obstineraient à ostraciser les enfants malades.
D’un geste, Jariya a retiré la chemise qui recouvre son bustier. Les médicaments prescrits contenant des hormones mâles, son corps s’est transformé. Ses épaules se sont élargies, les muscles de ses bras se sont dessinés comme ceux d’un homme et les veines y font saillie. Pour un instant, la pitié le cède à l’horrible. Quand on lui demande si elle garde confiance, la réponse tombe, dans un sourire mais comme un couperet : « Non, je n’ai pas d’avenir. Si je travaille encore, c’est seulement pour mettre ma fille à l’abri du besoin.» Utsani est là auprès d’elle. Elle aussi parle de quitter l’Isan après le collège pour tenter sa chance à Bangkok. La Cité des anges, elle ne la connaît que par les récits des travailleurs migrants du village et par la télévision, mais elle rêve de s’y frotter, dût-elle, comme Pira Sudham, passer pour « un buffle ou une paysanne ». Pourtant, elle restera tant que sa mère aura besoin d’elle. Jariya lui caresse le bras en signe de reconnaissance. Et suit du doigt sur son t-shirt le contour de mots imprimés dans une langue inconnue, I hope I never die: « J’espère ne jamais mourir. »
www.enfantsdumekong.com/.../pdf/magazine158.pdf . | | | À: Warden · 9 mai 2010 à 20:43 Re: Fin des hostilités en Thaïlande? Message 76 de 601 · Page 4 de 31 · 1 568 affichages · Partager Conclusions? | | | À: Khunfred · 9 mai 2010 à 21:25 Re: Fin des hostilités en Thaïlande? Message 77 de 601 · Page 4 de 31 · 1 555 affichages · Partager ce fred qui s'affuble du titre de KHUN, équivalent de Lord en anglais pour les Thaïs
après les 300 baths de salaire par mois voici une autre erreur...
Khun veut dire Madame ou Monsieur !!! ce n'est pas un titre identique à Lord. | | | À: Warden · 9 mai 2010 à 23:30 Re: Fin des hostilités en Thaïlande? Message 78 de 601 · Page 4 de 31 · 1 535 affichages · Partager Isan, l’autreThaïlande À quelques mètres de la cabane qu’elle habite, Phimnipa, 86 ans, montre un réservoir creusé dans le sol. Vide. Il lui semble loin, le temps où, pour lutter contre la sécheresse, le roi« avait envoyé de la pluie artificielle».Les travaux d’irrigation promis un temps par l’administration sont restés lettre morte et les neuf enfants de Phimnipa ont préféré, comme beaucoup ici, tenter leur chance en ville. Aujourd’hui, ils travaillent tous à Bangkok comme ouvriers dans le bâtiment. Un seul est resté auprès d’elle et fait perdurer sur ses quelques raïde terre un schéma d’agriculture de subsistance – le seul qu’on connaisse dans l’Isan. Pour combien de temps ?
Enfin, on parle des vrais problèmes !
Qui s'est intéressé à la sécheresse dans ces régions ? (on voit une partie de la réponse)
Pourquoi l'argent qui est donné à ces régions pour leur permettre de se développer et/ou de réparer les dégâts des catastrophes naturelles disparaît-il dans des poches "inconnues" et le sol reste-t-il toujours aussi désespérément sec ?
Pour ce qui est de "l'exode rural", il est inévitable (30% de la population vivent dans les campagnes et ne produisent que 8% du PIB !), mais çà ne dispense pas de faire des travaux d'irrigation (au contraire, même) -> Où vont les fonds donnés aux changwat pour ces travaux ? (en clair, à qui servent-ils à payer des Mercedes ? Aux Jatuporn, Nattawut etc...)
Pour "les 9 enfants de..." (ma belle-soeur en a eu 13), vous avez le planning familial qui est très développé de nos jours en Thaïlande ("vaccin" de 5 ans anti-conceptionnel).
Le village de Phimnipa est un bout de campagne pelée de la région de Khorat, porte de l’Isan, à trois heures de route de Bangkok
Nombre de villages (j'en connais plein), dans le Sud, sont à 1000km de Bangkok, à plus de 12H de route, la vie n'y est pas beaucoup plus douce qu'en "Issan", spécialement si on n'est pas musulman car alors il vous faut toujours une escorte armée ne serait-ce que pour aller au Temple (s'il n'a pas été détruit par des attaques).
Le misérabilisme, c'est "touristique", mais établir et mettre au point des schémas de développement, c'est plus difficile...
Installer des financements "sans fuite", c'est encore plus difficile, et surtout ce sera qualifié de "non-démocratique" par les élus locaux (très souvent, la maffia qui "vit sur la bête").
| | | À: Penbopen · 9 mai 2010 à 23:37 Re: Fin des hostilités en Thaïlande? Message 79 de 601 · Page 4 de 31 · 1 531 affichages · Partager Khun veut dire Madame ou Monsieur !!! ce n'est pas un titre identique à Lord.
Euh... désolé, Dame ou Sieur sont -à l'origine- des "titres" porteurs de respect et qui ont leur origine dans le Moyen-Age (ils s'opposent à "vilain/vilaine").
Et, comme tout le monde le sait, l' Angleterre de cete époque était socialement strictement identique à la France (ou à la Normandie, si vous préférez !)
| | | À: MengWan · 10 mai 2010 à 2:53 Re: Fin des hostilités en Thaïlande? Message 80 de 601 · Page 4 de 31 · 1 505 affichages · Partager Le trafic passagers à travers les six principaux aéroports de la Thaïlande a atteint un chiffre record en janvier, soit 5,47 millions, un record mensuel historique, selon la société AOT (Aéroports de Thailande).
La croissance du trafic aérien en Thaïlande est redevenue positive en août dernier, mettant fin à une longue période de recul au cours des sept premiers mois de 2009. Le décompte du mois de janvier 2010 a montré une augmentation constante du trafic, en particulier chez les voyageurs de loisirs. Si on regarde les vrais affaires.... Derrière ces chiffres se retrouvent toutes les manipulations d' un peuple manipuler par les renifleurs de cette manne touristique.... Est-ce possible??? Voilà les chiffres qui sont peut-être et plus que jamais derrière ces hostilités...
La reprise du trafic aérien s'est intensifié depuis le début 2010
Le trafic à travers les six principaux aéroports du royaume a grimpé de 22,6% sur l’année en janvier 2010 (augmentation par rapport au mois de janvier 2009), avec une augmentation du trafic international de 25,1% à 3,54 millions de passagers, et une croissance des vols internes de 18,7% à 2,19 millions de passagers, selon les chiffres d’AOT.
Le fret aérien a montré une amélioration encore plus spectaculaire au mois de janvier, bondissant de 42,39% à 107.926 tonnes. | Discussions similaires sur la Thaïlande: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 9 872 visiteurs en ligne depuis une heure! |