En réponse à
1sitraka2.

En effet, vous avez raison : les Malgaches sont hyper débrouillards, ont un esprit de coopération entre proches, et sont extrêmement endurants... mais je vais faire résonner les vices de forme et de fond dans ces-dites "qualités"...
1)
Ils sont débrouillards !
Ah ça, pour réparer le moteur d'une vielle Golf 4, d'une 4L (Renault), d'une 2CV... Mettre un rideau hideux (c'est selon) à la place d'une cloison, étendre son linge sur l'herbe, ripper une voiture (déplacer à mains nues) qui bloque le passage et dont le proprio a disparu, installer les étales sur la chaussée (et ne pas exiger des places de marché) mettre de la terre dans les nids de poule au milieu de la chaussée (et créer d'autres nids de poule exprès pour avoir un salaire en remettant de la terre dedans, sisi, ça se fait)
Le problème, c'est quand cette "débrouillardise" s'invite dans un contexte qui exige rigueur et normes... L'aviation par exemple : Saviez-vous qu'il y a presque 3 ans, un Boeing 737 d'Air Madagascar a fait une sortie de piste par temps de pluie à
Nosy Be.. La débrouillardise a fait, en plus de la notoriété légendaire de l'excellence des pilotes malgaches, que ce Boeing 737 soit autorisé à voler avec un moteur dont l'inverseur de poussée est inopérant, plusieurs jours avant l'incident (du coup, une composante majeure du processus de freinage inutilisable à l'atterrissage) L'issue, ce jour là est un aquaplanning (l'avion glisse sur l'eau) avant de rencontrer, enfin, une surface rugueuse hors de la piste pour pouvoir s'arrêter.. Se débrouiller sans un bon tas de sécurité obligatoires dans l'aviation ouvre une étape sur la chaine des incidents, qui, accumulés, provoquent des "accidents/crash". Encore heureux que les pilotes malgaches soient de vrais pilotes. Je vous le dis, si l'A340, lors de sa panne du témoin incendie moteur n°1 avait été piloté par des malgaches, l'avion serait parti.. jusque là, pas de risque tant que le moteur ne prend pas feu, ce qui est assez rarissime. Mauvais exemple donc. Mais pour ceux qui savent, le "Fox Etrange" (diminutif et altération de l'immatriculation "Fox Eco" de 5R-M
FE, un vieux Boeing 767-200ER qui faisait les vols
Singapour) était un avion à pannes récurrentes, mais qui ne s'arrêtait pas de voler.. Un radar météo en panne pendant plusieurs jours, et c'est un autre avion sur le même parcours qui "informe" nos pilotes de la situation... Sur un vol
Paris-Rio, ça ne pardonne pas !
Les exemples chez Air Madagascar foisonnent ! Le Blacklist européen est la signature d'un ras-le-bol de cette façon de faire "system-D" (et pas seulement malgache, juste voir la liste des compagnies blacklistées et comparer les modes opératoires de ces compagnies, dans ces pays)
Cette débrouillardise donc, présente partout, a de bons aspects pour résoudre les problèmes ponctuels (comme quand vous n'arrivez pas à partir de cette station de taxi brousse pour véhicule en panne et qu'on parvient à vous transborder dans un autre véhicule ou qu'on réussisse à réparer la panne sans envoyer le véhicule chez des spécialistes)
Mais pardonnez ma rigueur, quand il s'agit de questions importantes comme :
- la sécurité ou la mise en danger d'autrui (je me fous de l'auteur de la débrouillardise, mais les autres personnes...)
- les décisions stratégiques au niveau des entreprises, des politics/policies, économiques...
- le médical
- l'éducation des enfants
- la construction et les chantiers
(...)
^^ cette débrouillardise à outrance gomme carrément des réflexes de base. Trop de débrouillardise, trop de mic/mac... Et quand ça touche une question financière, le résultat est souvent la guerre entre collaborateurs... Prenez la tour Orange en construction à Ankorondrano (dans la capitale) Il y a un gros problème : les calculs sont erronés et il y a un écart de 15cm au sommet. Anodin, selon le malgache. Mais c'est toute la suite des travaux qui est compromise. Les préfabriqués ne s'emboitent plus, les murs rideaux (ces séries de vitres fumées qui vont constituer "l'habit" du bâtiment) sont fabriqués sur mesure au millimètre près. 15cm, c'est astronomique comme erreur !!! Colas, le directeur des travaux, décline toute responsabilité. Orange exige de démolir la tour et de la refaire. Où est l'erreur ? L'étude des sols a été conduite par une entreprise malgache opaque. L'étude structurelle a été conduite par une autre entreprise malgache tout aussi opaque... Colas ne fait que réaliser les travaux... Le problème est donc du côté des malgaches. Il y a quelque chose qui a été sacrément négligé quelque part... Accident, peut être, mais vous savez la dernière ? La débrouillardise malgache OSE proposer de "faire avec" !!! Grosse bataille qui ne vient pas sans frais supplémentaires, et qui pourrait coûter plusieurs fois le montant des investissements...
Je le dis et le redirais :
faites les choses correctement et dans les règles de l'art dès le départ !
Je m'invite maintenant dans le domaine de l'insécurité :
Le 5 mai, hier, des représentants de notre fokontany (quartier) sont venus chez nous. Pourquoi ? Pour demander financement et logistique pour organiser la sécurité system-D nocturne locale : le
Andrimasom-pokonolona !
Lien de l'image en haute résolution
Traduction :
"
Tana le 05/05/12, Raison : demande d'aide pour la sécurité civile du quartier..." (...) "
... C'est un honneur pour nous sécurité du quartier blablabla.. de solliciter votre aide et coopération pour nous aider blablabla..." (...) "
C'est pas facile mais difficile et horrifiant et pourtant nous n'avons que blablabla..." (...) "
Nous avons besoin de lampes, bâtons, sifflets, téléphones, repas, café, indemnités rapidement, mais ce n'est pas une liste exhaustive blablabla..." (...) "
Merci, avec nos respectueuses expressions etc. etc. Le Président"
Alors, désormais, c'est les civils qui assurent leur propre sécurité, les civils qui continuent de payer des impôts pour financer la police, la gendarmerie et les militaires qui vont aussi payer pour des civils qui vont veiller la nuit pour assurer la sécurité du quartier.. des civils qui vont improviser des armes blanches, des torches, etc.
Joli système D. Et pourquoi ne pas doter chaque civil d'armes à feu (
oui je suis pour la libéralisation du marché des armes, comme dans certains états américains, ça règlera au moins la question sur l'immunité des forces de l'ordre, à défaut de demander à nos politiciens d'arrêter de financer l'armée et la police à coup de pots-de-vin) Et qu'arrivera-t-il quand un habitant du quartier, membre de cet organisme de veille fera l'objet d'une attaque ? Enfin, j'ai mille questions qui finissent tous par :
On en est là parce que personne n'a fait les choses comme il faut !Ce sera quoi la prochaine fois ? Transformer nos maisons en forteresses ? nos voitures en blindés ? Brûler vif un malfrat publiquement à grand frais de médiation par vindicte populaire devant les enfants ? Sortir uniquement en groupe de dix, avec bâtons et sifflets ?
Est-ce là le souhait inavoué des gens qui continuent de dire que tout est normal comme partout dans le monde !!!??? Où c'est que t'as vu des groupements de résidents du 16e veiller chaque jour pour protéger les axes de cet arrondissement ?
2)
Ils ont un esprit de coopération !
Plutôt entre proches je pense..parce que par plusieurs fois, j'ai envoyé des comités proposer des projets locaux dans des domaines divers et variés. De parfaits inconnus donc, qui vont aller négocier directement avec les gens lambda. Moins de 10% de résultats positifs.
Par contre, quand les membres de ces comités - visiblement qualifiés - vont s'adresser aux personnes qu'elles connaissent, c'est très différent. La confiance et l'intérêt s'installe presque naturellement. Avantage culturel ? Je ne peux le nier, j'en suis même fier.
Exemple : je connais mon voisin le plus proche, nous discutons, je lui propose l'idée de l'Andrimasom-pokonolona, je le convainc. Il fait de même avec d'autres voisins... Effet boule de neige, vous obtenez tout un quartier approuvant le projet. Woawoo ! Excellent ! Dans la famille, c'est mieux encore : On s'organise, on s'aide, on finance ensemble nos communications téléphoniques, on se prête véhicules, dépanne, se fait dépanner... Un milliard d'exemples pour montrer que cette aide communautaire sauve le malgache dans presque tous les cas.......... certes !
Mais pourquoi ne pas étendre et généraliser ce principe. Par exemple, au lieu d'aider uniquement sa famille à voler les caisses de l'Etat et monopoliser les postes à responsabilités et grassement rémunérés + indemnités et autres luxes de fonction, n'y-a-t'il pas une modération à faire pour ce genre de cas ? La famille d'abord, ensemble, indissociable, ouais ! Quand Sarko fait entrer un membre de sa famille dans les hautes sphères de la politique et de l'économie, on aime ou pas ? A Mada c'est quand même vachement toléré, limite "de coutume"...
Moi on me demande quand j'obtiendrais "un siège" pour que je puisse intégrer tout le monde et n'importe qui dans des postes intéressants, en virant - au passage - les gens qui y étaient... Penses à "nous" (dixit "la famille")
Arrrrggggghhh !
Au final, à
Madagascar, tu as en gros,
n'importe qui qui fait
n'importe quoi n'importe où ! On s'aide oui, c'est bien, mais
on aide surtout la généralisation de l'incompétence ! Je me fais incendier à chaque fois quand je place quelqu'un d'inconnu simplement parce qu'ils n'est pas dans la famille. Un "étranger" !! Il est malgache comme toi et moi, sois heureux que je n'ai pas mit un français ou un karana (indo-pakistanais)
Des civils qui
s'improvisent agents de sécurité/forces de l'ordre. Ont-ils seulement une formation ? En 2009, j'ai participé à une veille andrimasom-pokonolona... une heure, j'ai pas résisté plus longtemps : On boit, on joue aux cartes à l'ombre d'un lampadaire, on parle de tout et n'importe quoi comme discuter des différents qu'un tel a avec son voisin. Pure hypocrisie !!! Et quand il y a du bruit dans les broussailles d'à côté, il n'y en a pas un pour bouger, réagir. Quand un résident rentre tard, après 20h30, c'est l'interrogatoire monstre sans la moindre présomption d'innocence. A la moindre suspicion, c'est le débordement, l'atmosphère passe directement au niveau "volcanique"... Il n'y a pas de chef, tout le monde est chef...
Et c'est pareil dans tous les autres domaines/contextes. Alors moi j'appelle pas ça un
esprit de coopération ! C'est un esprit d'
opportuniste ciblé,
complaisant. La coopération, c'est pour réaliser des choses nouvelles, innovantes, pas seulement pour réparer/récupérer une situation qui se dégrade. On est certainement très fort pour s'entraider en cas de problèmes, mais on est nul pour s'entraider à concrétiser un développement. Pourquoi ? parce qu'on n'a jamais assez de compétences "chez les proches" et qu'on n'arrive pas à travailler avec des inconnus. Ces inconnus qui font peur, en qui on n'a pas confiance, et avec qui on ne veut pas avoir des liens. C'est fou quand même, c'est toujours moi qui donne mes contacts en premier quand on discute d'un bon filon de projet, alors qu'on ne me rappelle jamais ! Où est-elle passée cette faculté typiquement malgache (?) de s'entraider ? Et après on fait des reproches à ceux qui finalement, finissent par s'adresser aux étrangers, plus ouverts à la coopération sur base fragile de confiance relationnelle, mais dont la confiance repose essentiellement sur les compétences et la clarté des plans/stratégies de réalisation.
La coopération entre malgaches finit donc en :
je ne me voue corps et âme qu'avec les gens que je connais et avec qui je partage des émotions, des sentiments, des liens historiques ou des liens de sang. En gros : je protège les miens, et les vazaha que je connais.
3)
Le malgache : continue de résister, d'exister, de vivre, de garder le sourire (grâce en grande partie aux deux points précédents)
Je dois plus être malgache alors..

Résister, oui, il faut bien, sinon je passerais pas sur ce forum pour dire tout cela, je ne m'engagerais pas civiquement, etc. etc. Mais c'est un comportement que je rencontre seulement chez une minorité de malgache. On ne parle donc pas de la même résistance... S'agirait-il de la résistance, plus orientée endurance, capacité à subir les frasques de la vie quotidienne ? Moi j'appelle ça
subir ! Accepter les problèmes et
faire avec ! Pire, ne plus se battre pour tenter de retrouver un standing de vie qu'on avait avant et qui était mieux...
laisser faire !
J'entends souvent ces mots : "
Que faire alors face à cette insécurité ? - Y a rien à faire ! Fais attention c'est tout !"
Je vous plains ! chers malgaches endurants ! Il existe des milliers de façons d'arrêter de subir, mais il faut être prêt à s'en donner les moyens et la volonté. Or, ce sont les moyens qui n'existent plus, pour la plupart... Y a rien à faire, certes...

Exister ! Est-ce que la population nord coréenne existe ? Est-ce que la population française existe ? Je me demande si vous saisissez la nuance, mais si j'existe physiquement et continue ma vie comme tout le monde, j'ai l'impression d'être oublié en tant que citoyen de la nation malgache. Je ne ressens pas tous ces archétypes que vous glorifiez un peu partout dans les posts (peuple fort, pacifique, endurant, intelligent, etc.) Ces derniers temps par exemple, j'ai assisté à plusieurs recueillements/enterrements. C'est fou comme les traditions se perdent, les manières se formalisant, les sentiments fictifs, à peine voilés... Par ailleurs, quand quelqu'un a un problème de légitimité (victime d'injustice, nous parlons ici d'insécurité) c'est presque comme si c'était normal. A la limite,
on reproche à un proche d'avoir été négligent ! Et c'est normal !?! Est-ce que le malgache existe vraiment ? Moi je vois l'image de zombies qui vont et viennent, répètent chaque jour la même chose... parce qu'ils n'ont plus qu'eux-même et leurs proches pour trouver un semblant de cohérence de vie...
Vivre... cf ce que je viens d'écrire : est-ce une vie ça ? Je sais pas, il y a des millions de choses que je veux faire, mais que je ne peux pas faire. Des millions de choses qui n'engageraient que moi, comme voyager loin, loin, trouver de nouveaux défis encore plus grands que les autres, passer une semaine en amoureux, s'évader, oui, s'évader, sortir de cette prison infernale malgache d'une vie monotone dans laquelle on ne fait plus que
rester en vie, recevoir des factures, gérer les problèmes, chercher à garder son poste, éviter de rencontrer un "plus fort que soi" sur son parcours... Se marier pour supporter ensemble les charges, avoir des enfants ? la question se pose... Vivre pour moi n'est pas seulement rester en vie ! Mes amis me demandent "
tu passes quand en Belgique ?"
Arrrraggggh ! C'est si facile pour eux de poser ce genre de question... Comme si j'avais pas envie d'y aller et que j'avais pas de problème à gérer dans mon petit pays... Rien que laisser ma maison sans surveillance deux semaines, c'est un gros problème !
Garder le sourire !? C'est gratuit et thérapeutique

Des fois, je déclenche un jeu simple en famille, je lance une phrase appelant la sympathie, puis je souris en regardant mes proches; ça fait tellement de bien de revoir ces sourires en famille. Il y a encore 20 ans, même si on parlait de tout et n'importe quoi, le sourire était là sans se faire demander... De nos jours, personne n'est naturellement de bonne humeur. Même quand on se voit entre amis, le "Bonjour" de rigueur n'est même plus accompagné d'un sourire sympa; on dirait une réunion en conseil d'administration... Dire "bonjour" à l'épicière le matin (équivalent de la boulangerie si vous voulez) vous avez une réponse laconique et monotone du genre "
ce sera quoi pour vous ?" Même pas un regard, pas l'esquisse d'une approche relationnelle... La mélancolie se fait pesante.
Et pourtant, quand je rencontre des vazaha..!

C'est sidérant votre capacité à sourire à un inconnu qui vous sourit.
Alors, oui, certainement, je ne vois plus ce qui caractérise le malgache du point de vue comportemental car je suis en permanence dans le contexte. En faisant un effort de sortir de ce contexte, et de voir d'une vue extérieure (ou étrangère) je reconnais que ces aspects ressortent agréablement. Mais en faisant finalement une liaison entre les deux visions, je me rends compte que ce que l'extérieur interprète comme identité malgache, n'est plus que la flamme vacillante ou le reflet tamisé d'une identité en perte de vitesse. Ce malgache change, il devient de moins en moins malgache, et ce n'est pas pour changer en mieux...
Je le répète encore : j'essaye au maximum d'y voir clair dans tout le système/contexte/environnement malgache et externe en rapport avec
Madagascar. Nous sommes 25 à faire partie d'un projet de développement, dont les objectifs devraient être atteints en 2020. Sur 200 à être formés depuis 2005, 25 par année, notre groupe se concentre sur l'éducation. Faire les choses bien pour atteindre les objectifs requiert une maîtrise du contexte, de préférence non biaisé et altérable (en mieux) Dans notre groupe, je dirige le comité analyse, chargé d'établir les plans de réalisations et cycliquement mettre à jour ce plan. Voir les choses telles qu'elles sont, ne pas se voiler la face, oser aller jusqu'au fond des problèmes est de rigueur.
Ecouter tout le monde, démonter les préjugés, ou à défaut, les mettre à jour s'ils sont obsolètes. Informer est donc aussi de notre responsabilité.
Une dernière chose pour expliquer un peu pourquoi je dis toutes ces conn.. euh blabla :
Avoir de bonnes idées, c'est bien ! Proposer des réformes aussi ! Critiquer ce qui ne va pas.
Mais il faut aussi composer avec le système ! Si l'on veut que les projets se réalisent, il faut aussi tenir compte des intérêts de tous les collaborateurs (comme ne pas "oublier" le pot-de-vin pour X et la bouteille de JB pour Y) Le système est là, il est bien rodé et
on ne le réforme pas du jour au lendemain. Le défi, c'est de ne pas abandonner, et donc, de savoir exactement ce qui se passe et comment ça marche. Ainsi, l'on pourra prendre les meilleures décisions aux meilleurs moments. Et c'est seulement en partageant les faits véridiques, en acceptant la réalité d'abord, que l'on pourra ensuite établir des stratégies efficaces pour atteindre les objectifs. Continuer à négliger les problèmes (débrouillardise) ne toucher qu'au éléments de surface sans y aller jusqu'au fond (tabous) c'est assurément établir un plan inefficace, donc un projet voué à l'échec !
Je ne dis pas que je vais sauver
Madagascar ! Je ne suis qu'un simple X dans les millions d'humains concernés. Mais je vous partage ce dessein, cet engagement. Si nous ne sommes qu'une poignée, à quoi bon ?

La sécurité du territoire que nous voulons tous, c'est maintenant qu'il faut s'en occuper, parallèlement aux milliers d'autres choses qui déconnent et qui influent grandement...