Kora meets piano
Toumani Diabaté – kora
Hans Lüdemann – piano / clavicorde
La séduisante alliance de la kora de
Toumani Diabaté et du piano de
Hans Lüdemann contribue à dissoudre les limites de leurs cultures et à atteindre, dans leur fusion, un haut niveau de l'inspiration, de l’intimité et de l’intensité. D’aucuns autres instruments ne pourraient être plus représentatifs pour les cultures (ouest-)africaine et européenne que la kora et le piano, tous les deux étant des instruments harmoniques, mélodiques et rythmiques, non seulement des instruments solo mais aussi des instruments d’accompagnement. La kora ainsi que le piano totalisent tout le langage musical, et leurs techniques peuvent servir à des compositions écrites mais aussi à l’improvisation et à la création. L’improvisation et le jazz y sont les éléments essentiels qui unissent les deux cultures musicales et permettent des multiples points communs. Par le clavicorde, ancêtre du piano, résulte un autre "pont" sonore et historique entre les cultures.
Les deux musiciens ont travaillé ensemble pour la première fois en 1999 à Bamako, ville natale de Toumani Diabaté, en duo et en ensemble. En 2002, ils y ont continué la collaboration et, en 2011, ont donné des concerts en Europe, notamment à
Berlin et à
Cologne. En décembre 2012, une tournée du duo est en cours de planification.
Toumani Diabaté et Hans Lüdemann sont tous les deux des virtuoses de leurs instruments. Toumani Diabaté, né dans une grande famille de griots, "caste" musicale traditionnelle en Afrique de l'Ouest, est bien le plus célèbre soliste de la kora de nos jours. Grâce à son travail solo et avec ensemble et aussi grâce à des projets avec des musiciens comme le grand Ali Farka Touré ("
In the Heart of the Moon" et "
Ali & Toumani"), la chanteuse Kandia Kouyaté ("
Symphonie Mandingue Live"), l’autre grand joueur de kora malien, Ballaké Sissoko ("
Nouvelles Cordes Anciennes"), la vedette du ngoni Bassékou Kouyaté ("
Djelika"), le groupe de flamenco Ketama ("
Songhai" et "
Songhai 2"), le chanteur de blues Taj Mahal ("
Kulanjan"), avec Afrocubism, Herbie Hancock et Björk, a sondé les multiples connexions et points communs de la musique africaine. Hans Lüdemann, de formation en piano classique et de jazz à la fois, est pianiste et compositeur, considéré comme musicien renommé de jazz allemand. Il se consacre depuis quelques années à de nouveaux projets, à une forte affection pour la musique africaine. On lui doit notamment la création du solo "
Das virtuelle Klavier" (le piano virtuel) et celle de divers trios "classiques" dans le jazz : en janvier, il a édité un coffret des 5 volets de son "
Die Kunst des Trios" (l’art du trio), un vrai manifeste de sa conception de l’art du trio (chaque volet comprend une autre section rythmique). De plus, le Hambourgois travaille avec des artistes africains pendant des années, notamment avec le balafoniste Aly Keïta dans le Trio Ivoire (+ un batteur néerlandais d’origine indienne), le joueur de kora Dindin Tata (
Gambie) et les chanteuses Chiwoniso (
Zimbabwe) et Dobet Gnahoré (
Côte d'Ivoire). Et il s’est investi dans les projets des grands jazzers comme Jan Garbarek, Paul Bley, Marc Ducret, Heinz Sauer et Mark Feldman.
(Toumani Diabaté & Hans Lüdemann en concert à
Cologne)
Tata Dindin & Hans Lüdemann (2008) :
Piano meets Kora – African Dialogs. Rism (Alive).
Tata Dindin & Hans Lüdemann (2009) :
Kano (edition 2009). NRW Rec.
Hans Lüdemann (2012) :
Die Kunst des Trios 1 –
5. BMC.
Trio Ivoire (2011) :
Across the Oceans. Enja.
Herbert
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