Flippers · 16 juillet 2005 à 1:13 36 messages · 15 participants · 8 506 affichages | | | | 16 juillet 2005 à 1:13 Message 1 de 36 · Page 1 de 2 · 5 998 affichages · Partager Salut, Je pars en voyage le 15 août pour 4 mois...1 mois en Europe et 3 mois en Asie ( Thaïlande, Laos, Cambodge et Vietnam)...J'aimerais savoir si c'est vraiment important de prendre le médicament contre la Malaria...Si oui lequel vous avez pris?
Merci! | | | Bonjour,
Tous les organismes sanitaires locaux (croix rouge Thaïe, grands hôpitaux, etc.) conseillent unanimement de ne RIEN prendre "contre" le palu. Je mets "contre" entre guillemets car il n'existe actuellement aucun médicament qui empêche d'attraper le paludisme, et c'est là que réside tout le problème : En plus de leurs effets secondaires pas toujours drôles, les médicaments procurent un faux sentiment de sécurité et ceux qui en prennent oublient les précautions élémentaires, à savoir se protéger contre les piqûres de moustique, surtout au coucher et au lever du soleil. De plus, à force de renconter des touristes bourrés de médicaments, le virus a muté pour donner des souches de plus en plus résistantes qui imposent des médocs de plus en plus forts. Comment arrêter cette mutation ? ARRÊTER DE PRENDRE DES MÉDOCS !! Si l'on attrape le palu et que l'on prenait des médicaments, non seulement le diagnostic peut être retardé (les symptômes sont atténués par les médicaments), mais certains traitements peuvent être contre-indiqués en raison de ces médicaments.
À moins d'un séjour prolongé dans la jungle pendant la saison des pluies, il y a très peu de chance d'attraper le palu dans les zones habitées. | | | de même .. mais bien sur votre médecin va dire le contraire.. a vous de voir.. | | | Il n'y a pas vraiment de réponse qui puisse vous satisfaire puisqu'il y a 2 écoles. La 1ère école, celle des praticiens, doit protéger le patient. Elle va donc préconiser un traitement prophylactique. La 2ème, celle des organismes mondiaux d'économie de la santé (Croix Rouge et OMS), vise à retarder l'apparition des résisitances développées par les agents apportant le palu. Comme il s'agit d'une pandémie, on doit prendre en compte trois facteurs importants pour décider de la conduite à tenir: 1) le lieu géographique dans lequel la maladie est rencontrée, 2) le type de l'agent infectant existant dans le lieu géographique considéré pour définir le type de traitement, 3) l'habitude de vie du moustique vecteur de la maladie.
NB: Il faut savoir qu'en Thaïlande il y a une autre maladie qui touche un plus grand nombre de personnes dans la population et qui n'est pas forcément anodine. Il s'agit de la Dengue hémorragique. Cette maladie peut être mortelle, surtout chez les enfants. Depuis la fin de l'année dernière, quelques cas de décès adulte ont été enregistrées. Et la capitale n'est pas épargnée!!!
Voici, en résumé, la différence des facteurs dans les deux maladies.
Paludisme:Vecteur = Anophèle (voir photo) qui pond ses oeufs dans des eaux claires et filantes (rivières claires en montagne et en forêt). Ce moustique pîque volontiers la nuit. Agent = Parasite et non virus, Plasmodium falciparum. Pas de vaccin efficace à 100%. En Thaïlande, les nouveaux antipaludéens de synthèse sont actifs, mais la nivaquine seule ne l'est plus. Maladie = Pour la France, plus de 90 % des paludismes d'importation sont des formes simples. Conduite à tenir = Prendre un traitement prophylactique si vous allez dans les zones à risque et surtout vous protéger la nuit: vêtement couvrant les bras et le jambes + produits anti-moustique + dormir dans une moustiquaire. En cas de contraction de la maladie, un traitement curatif peut être administré au retour en France.
Dengue:Vecteur = Aedes aegypti (voir photo) qui pond ses oeufs dans les eaux stagnantes et troubles (mares, canaux sales, en zone urbanisée). Il pîque plus à l'aurore et au crépuscule. Agent = Virus. Pas de vaccin mais une certaine immunisation apparaît ce qui explique que la maladie atteint plus les enfants. Maladie = Etat grippal avec fièvre résistant au paracétamol, apparition de points rouges sur la peau traduisant une hémorragie. Conduite à tenir = Vêtement couvrant les bras et le jambes + produits anti-moustique + dormir dans une moustiquaire. Aucun traitement curatif à part une surveillance en milieu hospitalier.
En résumé: éviter tout contact avec le moustique. Mais que cela ne vous angoisse pas trop et surtout que cela ne remette pas en cause votre voyage. Il y a dans le monde plus de 3.500 espèces de moustiques. En Thaïlande, on en a environ 400 et toutes ne sont pas comme sur les photos, porteurs d'un agent infectieux. Et quand bien même, vous rencontrerez un moustique qui ressemble à l'un des deux montrés dans les photos, il ne sera pas forcément contaminant puisqu'il faut que le moustique pîque un malade pour retransmettre le germe à une autre personne. Même s'il n'existe pas de vaccin contre le palu (ni contre la dengue), les thais - moi y compris - ne prennent pas durant toute leur vie le Lariam* et autres antipaludéens. Au prix où ça coûte, ils n'en auraient pas les moyens.
Bon voyage et bienvenue chez nous. | | | tres instructif ce post de la termite.. comme on le vois.. le mieux est de se protéger acheter la petite bouteille, qui feras votre séjour plus agréable.. (en vente dans tout les supermarché..) | | | Excellente information par Termite. Il est tout à fait judicieux de souligner l'existence de la dengue alors que tout le monde fait une fixation sur le palu. | | | Surtout quand on sait par exemple qu'à Siem Reap au Cambodge, plus de 260 enfants sont admis chaque jour dans l'hôpital du Dr. Beat Richner pour des cas de dengue et de tuberculose........ et que malheureusement des enfants meurent chaque jour, alors que la situation actuelle de la sécheresse va encore aggraver la situation sanitaire déjà bien aléatoire dans ce pays....... | | | 2 précisions La dengue est transmise par un moustique diurne et plutôt en milieu urbain. En Malaisie mais je pense que l'on peut extrapoler au reste de la péninsule la mauvaise période est décembre janvier.
Michel | | | je ne suis pas vraiment d'accord. Le paludisme est une maladie potentiellement mortelle, et le seul cas où il n'est pas recommandé de prendre une prophylaxie anti-palu est le voyage de très longue durée (pl. mois) et uniquement dans les grandes villes. En Asie du sud est, il faut prendre en 1è intention le lariam (mefloquine), à raison d'un cp par semaine. Il peut avoir beaucoup d'effets indésirables, mais ils sont en vérité très rares. Le palu ne résiste pas encore à cette molécule (à condition de l'utiliser correctement). En 2è intention, on peut prendre une tétracycline, qui présente l'inconvéniant, outre d'être en 1 prise par jour, d'être photosensibilisant. Avant tout, la meilleure prévention reste la protection contre les moustiques, i.e. manches et pantalongs longs à la tombée de la nuit, répulsifs et moustiquaires pour dormir. Mais il est IMPERATIF de prendre une médication anti palu !!! | | | Je n'ai aucun compétence à ce sujet, je ne fais que transmettre le message que s'évertuent de communiquer les autorités sanitaires des pays concernés. La France et l'Europe ne connaissent le palu que dans l'environnement de leurs aéroports internationaux et les services médicaux, tout compétents soient-ils, n'ont quasiment aucune expérience dans ce domaine. Le principe est la précaution, toujours la précaution, encore la précaution, avec pour but essentiel d'éviter les recours en justice (oui, et rien d'autre !!) si l'un des patients, par hasard, devait contracter cette maladie lors de son voyage. Mais même en France, les médecins qui voyagent dans les régions du monde concernées déconseillent tout traitement préventif, à moins d'un séjour prolongé dans la jungle par exemple. Je rappelle un point essentiel : IL N'EXISTE PAS DE MÉDICATION ANTI-PALU !!! Les meilleurs médicaments ne permettent que d'en atténuer les effets et, et c'est là que ça devient grave, procurent un faux sentiment de sécurité. J'ai rencontré un couple en voyage au Laos il y a quelques années. Le gars traînait une fièvre depuis 3/4 jours et l'hôpital du coin ( Vientiane quand même !!) ne trouvait pas. Ils sont revenus sur Bangkok où il s'est fait diagnostiquer un palu. Le traitement préventif qu'il prenait n'a pas permis un diagnostic au Laos, les méthodes n'étant pas assez sophistiquées. En l'absence de traitement, il aurait pu être dépisté et soigné sur place.
Je suis passé à la croix rouge Thaïe le mois dernier et l'affiche présente à l'entrée est suffisamment explicite et explique leur impuissance devant les mutations du virus du palu provoquée par les médicaments de plus en plus sophistiqués. Le message est clair : NE RIEN PRENDRE, mais se protéger. Le falciparum (la forme potentiellement mortelle du palu) résiste aujourd'hui pratiquement à tout ce qui existe (source : www.actmalaria.org ).
Ceci dit, il est vrai que le paludisme est une maladie potentiellement mortelle (du moins l'une de ses formes), mais qui se soigne très bien et dont on guérit à 100 % en se faisant diagnostiquer suffisamment tôt et correctement. Il est vrai aussi que la meilleure prévention reste la protection contre les moustiques. | | | Effevtivement les traitements préventifs ne sont pas efficaces à 100%, sont très honéreux et ont des effets secondaires parfois violents. Il faut donc chercher de se protéger au maximum. Il est bien de porter les vêtements qui couvrent au maximum le corps, utiliser les répulsifs. Mais combien savent que les répulsifs se mettent sur la peau mais surtout aussi sur les vêtements. Les vêtements masquent plus de 50 % des effets des répulsifs. Comme disent les Chinois : « Un médecin qui soigne est un mauvais médecin » Le bon médecin doit faire en sorte que les gens ne soient pas pas malade. N’est pas ça la base de la médecine préventive ??? | | | Tout à fait d'accord avec toi et mondopthai, mais le message est particulièrement difficile à faire passer tant on est habitué à faire aveuglement confiance à la chose écrite et à son médecin...... même si celui ci ne connaît strictement rien au problème du palu et à ses conséquences......
Pour ma part et en plus de 30 ans de voyage, je prend simplement les précautions d'usage en me couvrant le soir, et surtout en appliquant un répulsif et non pas dans l'air autour de ma personne, mais comme tu l'as dit...... bien sur ma peau et sur les vêtements.... !  et bien sûr ne pas oublier la chambre avec au minimum un ventilo, moustiquaire ou air cond........ et tout se passe bien, et de plus on fait de sacrés économies....... d'argent et aussi de santé car on sait bien que la médicamentation pour le palu favorise la dégradation du foie et peut entraîner plus tard la cécité sur un oeil, vu sur des personnes de plus de 60 ans.......
Donc je rappelle encore une fois le message simple et clair que tu essayes aussi de faire passer..... NE RIEN PRENDRE mais se protéger...... mais je pense que c'est trop simple...... | | | Un gros merci pour toute cette information...C'est fort apprécié!! | | | bonjour jai bien lu tes conseils, je pars pdt la mousson et souhate visiter le nord est en vélo: autour du plateau de khorat pour monumentslonger mékong à partir de nong khai ds un sens ou ds l'autre puis direction chang mai peyt etre vers mehong song si j'ai le temps en aout et septembre, pour palu et dengue qu'en penses tu car je vais traverser des zone s rurales. A PLUS; carole | | | Mes conseils peuvent en fait se résumer à ce qui a déjà été dit, c'est à dire blinder sa protection anti-moustiques. Et surtout ne pas hésiter à consulter en cas de fièvre. Même en zone rurale, il y a des hôpitaux partout. Mais il n'y vraiment pas de quoi s'affoler : le circuit que tu décris (Khorat - Chiang Mai) ne traverse pas vraiment des zones à palu et la dengue est essentiellement présente en milieu urbain. | | | merci et le long du mékong, qui constitueras une bonne partie de mon voyage? si j'ai bien compris en dehors des précautions citées, il est peut etre préférable d'éviter parcs avec jungle pendant la mousson;as tu un site qui actualise régulièrement les zones impaludées? CARO | | | Non, désolé, je ne connais pas ce genre de site. Je pense même qu'il serait difficile à mettre en place, car j'ai entendu dire qu'une zone n'est déclarée impaludée qu'après un certain nombre d'années sans cas de malaria. Koh Chang, par exemple, est toujours citée comme une zone à palu alors qu'il n'y a plus eu aucun cas au moins depuis 1999 (les autorités médicales font des prélèvement sanguins auprès de la population locale environ tous les 6 mois). Mais même dans les zones dites impaludées (autour de l'aéroport de Roissy, par exemple), la malaria peut réapparaître si un vecteur contaminé (moustique) s'y fait transporter dans un bagage ou si un porteur (humain) se fait piquer par un moustique anopèle local. | | | Comme le dit Thailsacien, il n'y a pas de zone définitivement dépourvue de paludisme. En effet, on a constaté malgré une longue campagne d'assainissement que, dans les régions frontalières, il y avait une recrudescence de cette maladie. Le vecteur humain est la population de travailleurs étrangers qui viennent s'installer dans nos frontières. En économie de la santé, le problème dépasse la notion de frontière géographique. Il faudrait que tous les pays limitrophes adoptent les mêmes mesures sur la santé publique. Mais en ont-ils les moyens? | | | merci pour ces infos interessantes, je vais prendre mes précautions et pédaler le matin de façon à pouvoir bien m'équiper à la tombée de nuit de mon costume anti mosquitos, dernière ptite question ;j'hésite encore sur le sparties que je ferais à vélo si vous avez des idées de routes assez plates et belles ou de régions pluus fraiches ou moins arrosées, vos idées me seront précieuse car je redoute un peu le vélo à cette époque.Merci encore;carole | | | Je ne connais pas les routes du nord-est, mais voici un article intéressant paru dans le Gavroche de l'année dernière et consacré au cyclo-tourisme à Chiang Mai : www.gavroche-thailande.com/0704velo.pdf
Dans tous les cas, évite de rouler la nuit et même le jour l'idéal reste les petites routes. Si tu cherches une carte détaillée, vois le post "Carte de Thaïlande" dans la rubrique Asie du Sud-Est.
Je pense aussi que le matin reste le meilleur moment de la journée pour pédaler (je fais moi-même 15 km tous les matins). À partir de 12H00 ça commence à chauffer, mais on peut éventuellement reprendre vers 16H30 - 17H00. | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 7 570 visiteurs en ligne depuis une heure! |