je n'ai pas l'experience du woofing mais j'ai croisé beaucoup de woofers
et je trouve le principe génial. Il y a des contacts dans beaucoup de pays.
pour ceux qui ne connaissent pas, voici le principe :
tu es accueilli dans une ferme ; gîte et couvert contre un peu de travail
et parfois tu peux même toucher un petit salaire si tu fait des heures sup.
c'est un très bon moyen d'approcher la vie d'une région.
et puis on est pas parqué dans la ferme à bosser tous les jours, on peut bouger, revenir...
je voulais revenir sur le stop;
ça fonctionne a peu près partout (quelques exeptions en
espagne notament)
en dehors de l'europe, c'est souvent participatif
et ça pose souvent problème aux routards fauchés habitués au stop gratuit de chez nous
sauf que quand même les locaux payent, ils ne comprennent pas qu'un étranger refuse de rétribuer ce service.
ça donne donc lieu à des situations un peu décallées parfois.
Perso, j'ai adoré le stop pendant de nombreuses années pour les coincidences de rencontres qu'il provoque
mais le voyage à vélo m'en a vacciné : ça m'emmerde de demander la charité aux bagnoles qui me rendent la vie dure à vélo.
Pour ceux qui voulaient en savoir plus sur mon expérience,
après avoir essayé différents modes de voyages (avion, stop, randonnée...)j'ai vécu 2 ans à vélo dont une année en caravane :
être une vingtaine à vélo sur la route et ben ça donne vachement plus de poids que tout seul face aux bagnoles !
et puis ça décharge du poids de devoir gérer/surveiller ses affaires.
quand aux voyages fauchés, j'ai toujours vu ça plus comme des voyages débrouille que comme des voyages "sdf" (quoique sdf revient à dire nomade)
mais c'est vrai que lorsque l'égo s'en mêle, ça devient la fièreté du baroudeur :
"ouai moi j'suis pas un touriste, j'suis un routard"
mais pour le paysan malien du fond de sa brousse y'a pas de différence.
règle No1 du tourisme : le touriste n'aime pas se sentir touriste !
évidemment qu'il y a une grande différence entre le club med et le musicien de rue à vélo
mais bon, derrière, il y a le même passeport et la même ambassade qui rapatrie...
Alors voyager à "l'arrache" pour moi ce n'est plus par fièreté mais plutôt par commodité :
je ne voulais pas être dans la situations de bosser 6 mois en
france pour partir 6 mois et revenir quand y'a plus de sous,
ni claquer un rmi en
inde en prêchant la non appartenance au système capitaliste...
je voulais simplement me sentir exister dans le monde sans contraintes financières.
et ma solution ultime :
un vélo, une charette, des instruments de musique, une bache...
et beaucoup de volonté car en effet ça demande plus d'énergie de voyager ainsi.
question de choix...
A vélo il n'y a qu'un besoin essentiel : manger pour avancer (carburant bio!)
et, oh comme les choses sont bien faites !, partout où tu débarque les gens t'offrent spontanément à manger
(peut être parce qu'ils respectent le choix d'impliquer son corps dans ses déplacements).
et avec de la musique en plus, ça devient presque dur de camper tranquil sans avoir quelqu'un qui t'invite chez lui!
Quoi qu'il en soit, je tiens à remercier tout le monde pour l'esprit d'ouverture sur ce forum :
je présente le voyage "gratuit" comme une grande liberté
d'autres disent que c'est la carte visa sans limites
et les deux sont vrai
et personne ne prétend détenir La solution,
et ça, c'est chouette!
alors merci à tous.
toma
ps : quand même avec une carte de crédit, j'aurais tout le temps peur de me faire braquer!