Ticapi · 6 juin 2018 à 8:53 · 770 photos 362 messages · 35 participants · 37 731 affichages | | | | 12.04. Nossob - Bitterpan KTP
Comme hier, nous quittons le camp à l’ouverture des portes et partons vers le nord. A part quelques oryx et bubales, nous n’apercevons rien d’autre. Entre Cubitje Quap et Kwang, nous voyons trois lions. Les deux mâles sont couchés, la femelle descend la dune avant de se coucher à son tour. Ils sont assez loin, mais la lumière est belle. La tête et la belle crinière des mâles sont bien visibles. Nous restons un petit moment, avant de poursuivre la route. A Kwang, il n’y a rien, nous attendons une dizaine de minutes avant de rebrousser notre chemin.
Beaux paysages fleuris
De retour au camp, nous préparons des œufs avec du bacon. Puis nous allons faire le check-in pour Bitterpan, faisons le plein et dégonflons nos pneus. L’employé vient ouvrir le portail qui donne accès à la piste de Bitterpan. Les 25 premiers kilomètres sont très jolis. Nous montons et descendons les dunes rouges. Enfin, nous voyons plus de vert que de rouge. Les pluies de cette saison ont été abondantes et la nature en a bien profité. Plusieurs sud-africains nous ont dit que le parc n’a pas été aussi vert depuis des années et ils trouvent que c’est la plus belle saison pour le visiter. Pour nous, le KTP est une première, nous ne pouvons donc pas juger. A part deux oryx, un steenbok et de nombreux oiseaux, nous ne croisons pas âme qui vit.
La piste nous semble bien longue et elle devient même pénible. De la tôle ondulée dans le sable, ce n’est vraiment pas top. Mais, conduire sur cette piste n'est pas difficile, nous nous attendions à pire. Après avoir roulé 2h45, nombreux arrêts photos compris, nous arrivons enfin à Bitterpan. L’accueil n’est pas le plus sympa, l’employé nous parle à peine. Nous avons l’impression de le déranger et le fait que nous restons seulement une nuit n’a pas l’air de l’enchanter.
En tout, il y a quatre chambres. Les parois sont en toile de tente et le toit en tôle ondulée. Au milieu, il y a une pièce commune avec une grande table et quatre frigos avec une partie congélateur. Au fond, la petite cuisine a tout ce qu’on peut avoir besoin pour préparer ses repas. Chaque chambre a sa salle de bain, elle se trouve de l’autre côté de la passerelle. Il y a aussi une terrasse avec un barbecue pour chaque chambre et un grand barbecue en commun. C’est sympa, mais ils auraient pu laisser un espace plus grand entre les chambres ou alors mettre une paroi sur la terrasse pour un peu plus d’intimité.
Nous faisons connaissance de deux couples sud-africains voyageant ensemble et un peu plus tard, d’un jeune couple suisse-allemand. La vue sur le pan est jolie, il y a même un peu d’eau au milieu. Une autruche se promène sur le pan, mais à part elle, nous ne voyons pas d’autres animaux. Pourtant, d’après le Guest Book, des lions et des hyènes viennent parfois s’abreuver au trou d’eau. Au milieu de l’après-midi, un orage éclate. Il pleut des cordes pendant une heure, puis le soleil revient. Le soir, nous mangeons tous ensemble. L’ambiance est très sympathique, les sud-africains nous parle beaucoup de leur pays. Ils viennent souvent au KTP et sont enchantés de leur séjour de cette année. Pour eux aussi le mois d’avril est le meilleur mois. Ils nous font déguster un pain, cuit sur le feu. Il est délicieux !
Au milieu de la nuit, un autre orage éclate. Une fois de plus, il y a de nombreux éclairs et les coups de tonnerre sont impressionnants. | | | Annonce · Sponsorisé | | | Oui. Bitterpan peut offrir le meilleur comme le pire si on ne réserve pas le camp en entier.
Comme toi, j'ai d'excellents souvenirs de la soirée passée avec les autres voyageurs autour du braai collectif même si je les ai bien entendu ronfler un peu plus tard... | | | Bitterpan
Le check-in se fait à Nossob et c’est aussi à Nossob que la piste démarre. On doit demander l’ouverture du portail au bureau du camp.
Il y a quatre chalets/tentes à Bitterpan. L’aménagement est simple, mais tout est très propre. Au milieu, entre les chalets, il y a une grande salle à manger et une cuisine. La cuisine est très bien équipée, il y a tous les ustensiles pour faire des repas.
Nous sommes bien tombés, les autres personnes sur place étaient très sympas et nous avons passé une soirée agréable en leur compagnie.
Seul bémol, ils auraient pu espacer un peu plus les tentes, afin que les gens aient un peu plus d’intimité.
Personnellement, nous n’aurions pas voulu rester une nuit supplémentaire. Il n’y a rien à faire, la piste est à sens unique, ce n’est donc pas facile de faire un tour et de revenir.
Il y a un deuxième lit sur la droite
La passerelle pour aller à la salle à manger
Au milieu, la pièce commune et le braai commun en bas, au fond les deux autres chalets | | | Oui. Bitterpan peut offrir le meilleur comme le pire si on ne réserve pas le camp en entier.
Je suis bien d'accord avec toi.
Comme toi, j'ai d'excellents souvenirs de la soirée passée avec les autres voyageurs autour du braai collectif même si je les ai bien entendu ronfler un peu plus tard... 
Oui les ronflements peuvent être dérangeant. De plus, pas moyen de pincer le ronfleur, les bâches des tentes sont trop épaisses. | | | C'est vrai que les logements semblent plutôt tassés. C'est étonnant vu la place autour....  On avait logé à Kieliekranke et bien que le camp soit proche de la piste principale, on avait vraiment une impression d'espace... Muriel | | | Bitterpan n'a pas du tout adopté la même philosophie que les autres bush camps du KTP. C'est plus rustique, plus tourné vers le groupe que l'individu. | | | Pour eux aussi le mois d’avril est le meilleur mois. Ils nous font déguster un pain, cuit sur le feu. Il est délicieux !
je suis doublement d'accord avec eux, aussi bien pour le pain cuit que le mois d'avril 
Toujours d'aussi belles photos, que c'est agréable de vous suivre  ... si ce n'est une furieuse envie d'y retourner. | | | Nous n'avions pas eu ce sentiment à Gharaghab, les tentes sont espacées et ne partagent pas la même plateforme. J'avais adoré cette ambiance "seul au monde" | | | Oui. C'est ce que j'ai écrit. 
Seul Bitterpan a été construit sur un modèle collectif. Grootkolk propose aussi un espace à partager mais garde un côté individuel : espace, cuisine individuelle, salle d'eau complètement attenante. | | | 13.04. Bitterpan - Mata Mata KTP
A notre réveil, le pan est rempli d’eau. Le ciel est dégagé, au loin nous voyons un oryx monter une dune. Après le petit déjeuner, nous prenons la piste de sable de 12 km qui rejoint la Dune Road. De nombreux oiseaux s’envolent à notre passage, le KTP est le paradis des amoureux des bêtes à plumes. Nous réveillons aussi un chacal qui est installé sur la piste. La Dune Road, en direction la piste qui longe le lit de la rivière Auob, est très jolie. Elle est bordée de dunes de sable rouge, de nombreux arbustes bien verts et beaucoup de fleurs. Huit girafes sont en train de manger des feuilles. Puis, elles traversent tranquillement la piste et montent la dune de l’autre côté. Elles sont tellement belles et gracieuses.
Nous nous arrêtons sur l’aire de pique-nique qui se trouve le long de la piste qui relie Mata Mata à Twee Rivieren. Un sud-africain vient vers nous, pour nous dire qu’il y a deux lions, à 5 km d’ici, au bord de la piste. Nous faisons donc impasse sur notre deuxième petit déjeuner et partons tout de suite. En effet, les lions sont bien là, couchés sous un arbre au bord de la piste. Nous restons une bonne demi-heure à les observer, mais ils n’ont pas l’air de vouloir bouger.
| | | Nous partons direction Twee Rivieren. Après une dizaine de kilomètres, nous voyons une maman guépard avec son petit couchés à côté de leur proie. Le pauvre springbok n’a déjà plus son arrière train, l’estomac et les intestins sont à l’air libre. La maman guépard est aux aguets, elle n’arrête pas de surveiller les environs. Elle se lève à plusieurs reprises et le petit aussi. Ce dernier lèche la tête de sa maman, elle semble apprécier ce geste de tendresse. Nous avons la chance, le springbok a été tué à quelques mètres de la piste, les guépards sont donc tout proche.
Séance de tendresse
Les regards se font toujours dans la même direction
| | | Waouh! Superbes photos de ces deux lions, magnifique d'avoir pu les voir de si près  . | | | Oh la magnifique observation, tu nous fait patienter encore longtemps pour savoir ce qu'ils regardent | | | Grrr!!! En plus des guépards, quelle journée!!! | | | Après être restés deux heures sur place, nous rejoignons l’aire de pique-nique, afin de manger quelque-chose. Puis, nous retournons voir les guépards. Ils sont allongés, nous décidons de continuer un bout en direction de Twee Rivieren. A part un aigle, des springboks, des oryx et des gnous, nous ne voyons pas d’autres animaux.
| | | Oh la magnifique observation, tu nous fait patienter encore longtemps pour savoir ce qu'ils regardent 
Ils sont tout simplement attentifs au moindre bruit, voitures, oiseaux... | | | Incroyable les photos des lions et des guépards 🤩 ! Quelle chance ! | | | Au point d’eau Montrose nous faisons demi-tour. Quand nous arrivons à la hauteur des guépards, ces derniers se sont déplacés, ils sont couchés sous un grand arbre proche de la piste. Un aigle arrive et survole le springbok. Les guépards se lèvent sur le champ, rejoignent leur proie et recommencent à manger. Le petit mange toute une jambe. L’os qui reste est d’un blanc immaculé. La maman arrache des morceaux de viande avec ses dents bien acérées, les poils de son museau deviennent de plus en plus rouges. Le petit n’a plus faim, il s’éloigne de la proie avec son petit ventre bien rond. La maman continue de manger, mais reste attentive au moindre bruit. Quand elle s’éloigne du springbok, elle aussi, a son ventre bien rond. Tous les deux se couchent à nouveau, ils ont l’air rassasié. Au bout d’une heure, nous quittons avec regret les deux guépards, mais nous devons encore rouler jusqu’à Mata Mata. Cette observation de trois heures, restera gravée dans notre mémoire.
Le petit mange derrière sa maman
Au moindre bruit, ils s'arrêtent de manger
Petit guépard couché dans les fleurs roses
| | | Les lions que nous avons vus ce matin, sont toujours couchés sous l’arbre. Ils se sont juste déplacés pour rester à l’ombre. La vallée de l’Auob est magnifique, bien plus belle que celle de Nossob. Le lit de la rivière est tout vert, les dunes de sable orange sont bien végétalisées à leur base. Il y a des fleurs jaunes et rose par milliers. C’est un enchantement pour les yeux. A plusieurs endroits, la piste est inondée, nous sommes bien contents d’avoir une voiture avec une bonne garde au sol. Les gnous et les oryx se promènent avec leurs petits et peu avant d’arriver à Mata Mata, trois girafes sont en train de s’abreuver dans une grosse flaque d’eau. L’eau est tellement abondante, les animaux n’ont pas besoin d’aller aux points d’eau officiels.
Le check-in est très rapide. Benoît regonfle les pneus de la voiture, pendant que j’achète des Savannah au shop. Nous trouvons un emplacement sympa au bout du camping, le long de la clôture, avec vue sur un grand troupeau de springboks.
Les sanitaires, comme à Twee Rivieren et Nossob, sont très propres. Nous nous installons et trinquons à notre belle journée. Notre voisine vient nous donner ses derniers allume-feux. C’est sa dernière soirée au KTP, demain, elle rentre à Cape Town. Dix minutes plus tard, elle arrive avec des petits pains, farcis avec du chutney et du fromage. Elle a cuit le pain, cet après-midi, sur le barbecue. C’est très bon, nous nous régalons. Tout au long de notre voyage, les sud-africains nous ont épatés par leur gentillesse.
De l’autre côté de la barrière, deux springboks mesurent leur force et émettent des bruits de petits cochons. Le trou d’eau du camp est éclairé, nous nous installons un moment au hide. A part des springboks et des bubales, aucun autre animal ne se trouve dans les parages. Nous mangeons à la lumière de nos lampes frontales. Le camping est calme, les gens sont très respectueux. De retour des sanitaires, j’ai la surprise de trouver une small-spotted genet sur le toit de la voiture. Nous nous regardons mutuellement, mais dès je veux prendre mon appareil photo, elle s’éloigne tout de suite. Quelle jolie rencontre pour cette fin de journée. | | | Nous avons la chance,...
C'est un peu le refrain de tous tes carnets !! Ouiii, quelle chance ! 
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