Non, je ne retournerai pas en Chine Ericdu38 · 1 septembre 2018 à 16:56 · 14 photos 241 messages · 54 participants · 21 922 affichages | | | | À: Xagga · 15 octobre 2018 à 21:31 Re: Non, je ne retournerai pas en Chine Message 141 de 241 · Page 8 de 13 · 887 affichages · Partager Septembre 2018
Non je ne pense pas que les choses aient changé à l'égard des étrangers. Mais on sent un accroissement des surveillances anti-attentats dans les lieux très fréquentés. Évidemment, c'est fait à la Chinoise, cad à l'apparence, une attitude inhabituelle. En bref on contrôle quiconque est considéré comme suspect par un policier. Je ne connais personne à qui cela soit arrivé et j'apprécie le fait de pouvoir me promener n'importe où le soir sans crainte d'être agressé. | | | À: FabGreg · 15 octobre 2018 à 21:34 Re: Non, je ne retournerai pas en Chine Message 142 de 241 · Page 8 de 13 · 885 affichages · Partager Je viens de lire avec beaucoup d'intérêt et de tristesse ton retour. Le Xinjiang va-t-il finir par ressembler au Tibet ? Je savais que la situation dans la région s'était dégradée mais je n'imaginais pas que c'était à ce point.
Un carnet à venir ? | | | À: Sicnarf1978 · 15 octobre 2018 à 21:49 Re: Non, je ne retournerai pas en Chine Message 143 de 241 · Page 8 de 13 · 881 affichages · Partager Je reviens tout juste de Chine et j'ai constaté les mêmes choses que vous. J'ajouterais même que pour les chinois, le respect du code de la route et des droits d'auteur est une vague suggestion.
Maintenant, si j'ai par moment senti que la foule était trop dense, que le métro était trop plein, il faut réaliser qu'il y a 25 millions d'habitants à Beijing et 35 à Shanghai. C'est la population du Canada dans une ville.
La file d'attente est un concept qui ne semble pas exister. Alors à Rome, fais comme les romains ! Je me suis rendu compte que je suis bon pour dépasser.
On est fouillé partout... ça, c'est pas la culture chinoise, mais le contrôle du parti communiste. En fait, pas pour réellement tout contrôler, mais pour faire réaliser aux gens qu'ils peuvent tout savoir s'ils le veulent. Parce que je doute fortement qu'un terroriste vise le métro de Beijing, les chinois étant peu impliqués dans les conflits internationaux.
La langue... effectivement, ça peut être frustrant pas bout. Certains ne parlent pas anglais et ne font pas d'efforts. Heureusement ce n'est pas tout le monde. Et heureusement ça va changer. Je discutais avec la dame assise à côté de moi dans le train et elle me disait que sa fille de 3 ans suivait des cours privés d'anglais.
Donc oui j'ai fait un voyage merveilleux. Mais après 10 jours, j'étais bien content quand mon avion a touché le sol à Dorval.
Je ne comprends pas très bien de quoi vous parlez en matière de droits d'auteur. Il est vrai que travailler avec les Chinois nécessite une bonne connaissance de la culture chinoise. Le mieux étant évidemment d'avoir des amis chinois. La parole donnée à beaucoup plus d'importance que chez nous mais quand quelque chose est décidé, on s'y tient. Il fat bien comprendre que les chinois sont d'excellents commerçants à tous les sens du terme. Il faut nécessairement passer par un marchandage sur tous les points d'un contrat, ce qui peut prendre du temps. Toujours rester calme, courtois, respectueux des usages et tout se passe bien. Comme tout commerçant, le chinois a intérêt à garder un client ou un partenaire. Les arnaques existent peut être sur des lieux touristiques, à l'égard de gens qu'on ne reverra jamais. Mais qui ne s'est pas fait arnaquer sur la Côte d'Azur ? Si cela vous arrive il faut hurler afin de provoquer un attroupement et l'arrivée de la police. Vous verrez que tout s'arrangera très vite, même sans parler le chinois. Bons séjours à tous et laissez vos préjugés et votre arrogance chez vous avant de partir. | | | À: Marathon · 15 octobre 2018 à 21:53 Re: Non, je ne retournerai pas en Chine Message 144 de 241 · Page 8 de 13 · 880 affichages · Partager D’ailleurs j’ai fait plus de 50 séjours à Shanghai et Pékin auparavant et personne ne m’a contrôlé en dehors de l’aéroport.
Et en dehors des entrées de grands musées, et en dehors de l'entrée des gares (de manière plus sommaire)
And now what ? | | | À: Marathon · 15 octobre 2018 à 21:55 Re: Non, je ne retournerai pas en Chine Message 145 de 241 · Page 8 de 13 · 880 affichages · Partager D’ailleurs j’ai fait plus de 50 séjours à Shanghai et Pékin auparavant et personne ne m’a contrôlé en dehors de l’aéroport.
Et en dehors des entrées de grands musées, et en dehors de l'entrée des gares (de manière plus sommaire)
Oui j'oubliais les grands musées etc...exactement comme chez nous mon bon Monsieur | | | À: Parigino · 15 octobre 2018 à 22:00 · Modifié le 15 oct. 2018 à 22:17 Re: Non, je ne retournerai pas en Chine Message 146 de 241 · Page 8 de 13 · 878 affichages · Partager
Et je n'ai pas tout raconté...
Je suis allé au Xinjiang en 2013, il n'y avait vraiment rien de tout ça. J'étais resté une dizaine de jours sans subir aucun contrôle d'identité dans la rue, ni à la gare d' Urumqi en arrivant. Même lors du passage de la frontière en train à partir du Kazakhstan, mon bagage n'avait pas été fouillé.
Le voisinage du Kazakhstan est beaucoup moins sensible que la Kashgarie, dont l'épicentre est à Yarkand (les ouïghours y sont encore démographiquement très majoritaires). Sans doute les contrôles y sont beaucoup moins denses, encore aujourd'hui.
Pourquoi un tel durcissement ? Les effets de la guerre en Syrie, où des Ouïghours sont allés combattre du côté de Daesh ? Des divers attentats des dernières années ?
La guerre en Syrie n'est qu'un arrière-plan utile pour légitimer à l'International des mesures locales.
Les attentats au Xinjiang ne font évidemment pas la une des journaux télévisés occidentaux, mais ils sont bien réels. A minima, ont été officialisés ceux rapportés in en.wikipedia.org/...2007%E2%80%93present .
Depuis 2013, il y a eu notamment : - l'attentat sur la Place Tienanmen, - l'attentat de la gare ferroviaire de Kunming, - l'attentat de la gare ferroviaire d' Ürümqi, lors d'une visite de Xi Jiping.
Surtout, le responsable Sécurité a été changé en août 2016, c'est désormais Chen Quanguo, patron de la Région Autonome du Tibet dans son précédent poste. Il applique au Xinjiang les recettes déjà testées et validées au Tibet, tout en recourant à l'état de l'art de la technologie : - gps obligatoires dans tous les véhicules, - prélèvement ADN imposé à toute la population.
Je ne suis pas optimiste pour le statut local des ouïghours. La position du Xinjiang comme noeud de communication vers l' Asie Centrale et ses ressources minières et énergétiques le rend bien trop stratégique. Quel que soit son gouvernement, la Chine ne lâchera jamais. D'autant que la question sera démographiquement réglée d'ici quelques décennies.
Il n'y a pas autant de contrôle dans les régions tibétaines hors Tibet. A vrai dire, il n'y en a même quasiment pas.
C'est effectivement ce que j'ai observé au Qinghai et dans les zones tibétaines du Gansu. Tout au plus contrôle bon enfant pour accéder à la nouvelle gare routière de Xining.
J'ai même visité un monastère où se trouvaient de nombreuses photos du Dalaï Lama. Son identité m'a été confirmée avec un grand sourire. Comme quoi la Police chinoise a encore des failles...
Nota : je ne pense pas retourner au Xinjiang. Mais j'aurai grand plaisir à découvrir les richesses culturelles du reste de la Chine. Les chinois n'ont pas un sens de l'accueil aussi développé que les iraniens, mais j'ai tout de même été très favorablement surpris, car à l'encontre de la réputation souvent rapportée. Cette discussion en témoigne largement, mais mon expérience a été des plus agréables.
Certes, les chinois sont rarement anglophones hors les jeunes éduqués des mégalopoles ouvertes à l'international. Mais combien d'américains pratiquement une langue autre que l'anglais ? La population française n'est pas non plus très ouverte aux langues étrangères (hors celles d'immigrants).
Dans tous les pays, apprendre un minimum de la langue locale ouvre bien des coeurs.
C'est avec un très grand sourire que le garde-frontière han du col d'Irkeshtam m'a dit "Welcome back to China".
Fabrice | | | À: FabGreg · 15 octobre 2018 à 22:15 Re: Non, je ne retournerai pas en Chine Message 147 de 241 · Page 8 de 13 · 868 affichages · Partager Dans 2 ans c’est 15 jours dans le Xinjiang, et je suis sûr que j’aurais toujours moins de problèmes que si je me promène hors des sentiers battus dans le sud de La France ! !
A la lumière de mon expérience au Xinjiang en septembre 2018, je ne serais pas aussi affirmatif. A moins que vous n'évoquiez quelques citées tristement réputées du Sud de la France.
Les contrôles au Xinjiang sont fréquents et souvent extrêmement précautionneux.
Ainsi, à l'occasion de mon premier voyage en train ( Kashgar -> Kuqa), mon sac-à-dos a été fouillé en totalité, y compris le contenu d'un tube d'aspirine et d'un tube de vitamine C. Une fois tout déballé et fouillé, on m'a énergiquement demandé de débarrasser urgemment, et ma trousse de toilettes en a fait les frais (sans doute aiguillée à tort vers le voyageur voisin par la préposée à la fouille).
De manière générale, les contrôles d'accès aux gares ferroviaires du Xinjiang sont poussés et très consommateurs de temps. Beaucoup plus que pour les autres gares ferroviaires que j'ai utilisées au Gansu, au Qinghai, au Ningxia, et au Shaanxi. D'ailleurs, en revenant au Xinjiang, c'est la seule fois où j'ai eu un contrôle d'identité dans le train, entre Liuyuan et Hami, y compris photo du passeport, du visa, et de mon visage en arrière-plan : "welcome to Xinjiang"  .
De plus, il y a des zones du Xinjiang où le touriste est interdit d'accès, même si ce n'est pas officiel.
Ainsi, à Yèchéng/Kargilik, j'ai été intercepté avant même la sortie de la gare ferroviaire. Car pour sortir de la gare ferroviaire, il y a un contrôle d'identité, comme pour Ürümqi (mais étonnamment pas à Kuqa). Détecté dans la file d'attente, j'ai été pris en charge par 2 policiers de sécurité, et escorté par 4 soldats. Encadrement courtois, mais ferme.
Longue attente, sans doute le temps de valider auprès de décideurs, puis le verdict est tombé : hors de question ne visiter quoi que ce soit. Les policiers sécurité m'ont escorté jusqu'à la gare routière où l'on m'a trouvé un taxi collectif pour Shāchē/Yarkand.
Pour Yarkand, je n'ai pas même pu approcher la ville. Dès le 1er point-de-contrôle routier à l'Est de la ville, j'ai été extrait du taxi collectif, pris en charge par 3 policiers en civil, convoyé jusqu'au point-de-contrôle Ouest, où, après une très longue attente, l'on a fini par me confier à un véhicule privé (car plus de transports publics) à destination de Kashgar. Où je suis arrivé à 03h30 Beijing Time après moult contrôles sur la route.
Là, mes soucis n'étaient pas terminés, car le quartier de mon auberge de jeunesse (à l'Est du lac) était bouclé par la Police, et j'ai dû faire le tour par 3 côtés : 2,5 km vs 200 m. A pied, car ce n'était pas la direction de mon convoyeur.
De toute mon expérience de voyageur (voire profil), jamais je n'avais vécu une telle situation. En comparaison, l'état de siège à Srinagar (Cachemire indien) est gentillet.
L'Etat chinois est très professionnel dans le contrôle sécuritaire exercé au Xinjiang, et a recours aux technologies à l'état de l'art. Notamment avec des identifications automatiques par photographies 24 h sur 24 de tout ce qui passe dans les grandes artères urbaines et interurbaines. Cela s'applique tant aux hans qu'aux ouïgours, sans discrimination.
Au Xinjiang, bien que le contrôle d'accès aux gares ferroviaires soit fastidieux, il reste bien moins consommateur en temps que les si nombreux contrôles routiers. Privilégiez le train !
L'accès aux marchés et bazars sont souvent aussi soumis à un contrôle d'accès (radio pour tout sac, portique, palpation corporelle, et détecteur de métaux). Même le très modeste marché en plein air de la ville ouïghoure de Kuqa était entouré d'une clôture en fil-de-fer barbelé.
Les caméras de surveillance sont très présentes, y compris dans des coins de campagne, par ex. près d'un cimetière musulman désacralisé. Une situation que je n'ai réalisée qu'après qu'une voiture de police soit venue me contrôler et me supprimer les photos prises avec l'ordiphone. Avant cette suppression autoritaire, je n'avais vu que des ruines décoratives avec l'arrière-plan photogénique des Monts flamboyants. La suppression des photos m'a amené à m'interroger et à comprendre pourquoi ce que j'avais vu était "sensible".
Dans les endroits très fréquentés, par ex. vieille-ville historique de Kashgar, la présence policière est impressionnante, quasi 2-3 policiers en balade tous les 30 m. Pour les seuls en uniforme...
Des mesures sécuritaires approuvées et appréciées par tous les hans anglophones avec lesquels j'ai échangé sur ce sujet. Tant habitants du cru que touristes venant de la Chine côtière ( Pékin, Shanghai, Shenzen...).
Fabrice non sinophone, même si j'ai appris à compter et à utiliser un vocabulaire de survie (gare, train, autocar, autobus, hôtel, auberge de jeunesse, musée...).
P.S. : au Xinjiang comme au Gansu, Qinghai, Ningxia, Shaanxi, j'ai eu d' excellents rapports avec les chinois côtoyés, qu'ils soient anglophones ou non. Il suffit d'éviter les groupes.
Mais que diable allez vous faire au Xinjiang LOL Vous n'êtes pas sans savoir qu'il y a eu de nombreux attentats de la part d'extrémistes Ouïgours qui se sont traduits par des carnages dans de nombreuses gares. La façon de gérer cela est sans doute plus "radicale" que chez nous, mais comme vous le faites remarquer, les hans se félicitent de cette hyper présence policière. Vous êtes revenu sain et sauf, c'est l'essentiel. Et maintenant vous comprenez mieux le mot chinoiseries :) Keep Cool en toutes circonstances. Si vous partez avec la haine du "flic" en général, il peut y avoir quelques....malentendus. | | | À: FabGreg · 15 octobre 2018 à 22:26 Re: Non, je ne retournerai pas en Chine Message 148 de 241 · Page 8 de 13 · 864 affichages · Partager Bonsoir, Je voyage depuis 2000. (ma pension) chaque année environ 1 mois en France, 1 mois en Espagne ou l’ Italie. Et tout les 2 ans, au moins 1 mois en Asie ( Chine, Russie, Sibérie, Mongolie, Uzbekistan, kirgisistan, Kasachstan, etc.). Je n’ai jamais eu de problèmes en Asie. En faisant seul 70’000 km avec mon véhicule, j’ai souvent eu l’aide de la police ou des indigènes. En Europe du sud, on ne peut pas se déplacer sans cadenasser tout ces bagages ou son véhicule. J’ai eu des vols et des problèmes de sécurité seulement au sud de l’europe. J’ai peut-être eu de la malchance, mais en Asie j’ai toujours été très bien reçu. Même dans des familles qui pouvaient seulement m’offrir Un bol de riz. C’est pour cette raison que préfère, l’Asie pour mes vacances, car je voyage toujours seul dans ces pays. Chacun ces préférences! | | | À: Xagga · 15 octobre 2018 à 22:32 Re: Non, je ne retournerai pas en Chine Message 149 de 241 · Page 8 de 13 · 860 affichages · Partager j’ai souvent eu l’aide de la police ou des indigènes.
Aaaah, l'indigène... Moi je ne le trouve pas assez coopératif, parfois il ne porte pas mes affaires ou ne me cède pas sa place dans le bus  | | | À: FabGreg · 15 octobre 2018 à 22:43 Re: Non, je ne retournerai pas en Chine Message 150 de 241 · Page 8 de 13 · 858 affichages · Partager Pour le xinjiang en 2020. Mon guide et chinois, mon ami et ouïgours, mon chauffeur et de La région. Et je ne prends pas le train mais mon chauffeur me fait traverser le désert de Kashgar par le taklamakan jusqu’à urumki. A voir en 2020, mais toutes mes connaissances chinoises, mon confirmer qu’il n’y auras pas de problèmes. À voir!! | | | À: Xagga · 15 octobre 2018 à 23:21 Re: Non, je ne retournerai pas en Chine Message 151 de 241 · Page 8 de 13 · 853 affichages · Partager Sur le plan sécuritaire, il n'y a pas photo. Nos pays occidentaux sont beaucoup moins sûrs que la plupart des pays touristiques. Je mettrai tout de même de côté l' Amérique Centrale et l' Amérique du Sud.
Ce n'est pas sur ce plan que je vous alertais, mais sur l'intensité des contrôles policiers sur la route au Xinjiang. Toujours courtois, mais très très consommateurs en temps.
Si les citoyens chinois passent en mode automatique (scan de la carte d'identité, validation de l'identité par reconnaissance biométrique de la figure, passage automatiquement référencé en base de données), ce n'est pas encore le cas pour les citoyens étrangers : - contrôle et référencement informatique à 2 reprises par 2 intervenants différents (rendant plus compliqué une possible complicité). - photographie passeport + visage en arrière-plan, semble t-il envoyé à un centre spécialiste pour authentification. Il doit y avoir un traitement des informations et de la photographie car le temps de passage dépasse très largement le temps de saisie des informations. Pourtant mon passeport actuel ne mentionne aucune destination sensible (ainsi, ni Iran, ni Syrie où j'ai voyagé dans le passé.
A cela s'ajoute le contrôle du véhicule (radiographié sous portique, sans passagers ni bagages) et du conducteur (parfois plus long que pour mon passeport).
Enfin, si l'on arrive après quelques autocars ou en heure de pointe, on restera longtemps en file d'attente.
Notez aussi que les limites de vitesse sont relativement basses et respectées par les conducteurs. En sus des caméras de surveillance, il doit y avoir bon nombre de radars...
Tous désagréments que l'on évite en train.
C'est vraiment spécifique au Xinjiang. Aucun contrôle routier sur le reste de mon voyage.
Réseau routier de très bonne qualité, tout particulièrement les autoroutes, mais dense en transports de marchandises sur les routes sans péage. Quand il y a une zone de travaux, le bouchon peut alors être très long avec tous ces poids-lourds.
au moins 1 mois en Asie ( Chine, Russie, Sibérie, Mongolie, Uzbekistan, kirgisistan, Kasachstan, etc.).
Depuis l'été 2017, les étrangers tiers peuvent entrer au Xinjiang depuis le Tadjikistan par le col de Kulma. Ce fut mon cas fin août 2018, et j'ai ainsi débouché sur la Route du Karakorum, près de Tashkorgan.
Fabrice | | | À: Xagga · 15 octobre 2018 à 23:40 · Modifié le 16 oct. 2018 à 0:48 Re: Non, je ne retournerai pas en Chine Message 152 de 241 · Page 8 de 13 · 847 affichages · Partager A voir en 2020, mais toutes mes connaissances chinoises, mon confirmer qu’il n’y auras pas de problèmes.
Il leur coûterait beaucoup d'avoir à reconnaître des "problèmes" dans cette grande Chine qui retrouve son standing.
Néanmoins, tant que vous ne faites pas étape entre Kashgar et Khotan / Hétian (zone dont j'ai été "expulsé"), et que vos accompagnateurs se portent garants, cela devrait se passer sans souci.
Il y a plus à craindre d'un tremblement de terre. Ou de se faire renverser par un scooter électrique que l'on n'aura pas entendu, car le trottoir leur est souvent concédé, tout particulièrement à Kashgar.
mon chauffeur me fait traverser le désert de Kashgar par le taklamakan jusqu’à urumki.
Si vous n'allez pas à Khotan, cela signifie que vous suivrez la Route du Nord via Aksu, Kuqa, Korla. Dans cette option, vous longez le Taklamakan, mais ne le traversez pas. Pour le traverser par l'une des 2 routes du désert, il faut passer soit par Khotan (vers Aksu / Kuqa), soit par Niya ou Qiemo (vers Korla). Et donc suivre la Route du Sud, au moins en partie. Celle empruntée par Marco Polo, ainsi que par votre compatriote Ella Maillart.
De Kashgar à Ürümqi, la distance est énorme, avec peu de sites intermédiaires à visiter...
Ürümqi se prononce Urumtchi pour un francophone. Pour les hans, c'est Wulumutchi. Apprendre à prononcer le pinyin est utile pour se faire comprendre. Même auprès des anglophones, pour les noms de lieux par exemple.
Gute Reise!
Fabrice | | | À: Arcanan · 16 octobre 2018 à 0:48 Re: Non, je ne retournerai pas en Chine Message 153 de 241 · Page 8 de 13 · 831 affichages · Partager Mais que diable allez vous faire au Xinjiang LOL
Tous les itinéraires de la Route de la Soie passaient par le Xinjiang. De ce fait, les témoignages artistiques et culturels y sont nombreux. Même si in fine, ce sont les paysages qui m'ont le plus emballé : - Route du Karakorum. - Cadre naturel de Tashkorgan. - Canyon des Tianshan, au nord de Kuqa. - Monts flamboyants près de Turpan. - Séchoirs à raisins aux alentours de Turpan. Il ne doit pas y avoir beaucoup d'endroits où l'on fabrique encore artisanalement la soie Atlas, comme c'est le cas à Jiya, près de Khotan.
Vous n'êtes pas sans savoir qu'il y a eu de nombreux attentats de la part d'extrémistes Ouïgours
Effectivement, comme je mûrissais ce voyage depuis 2009 (après une première opportunité en 1995 !), je n'ignorais pas que la région est soumise à un contrôle sécuritaire poussé.
En ville, les contrôles se sont révélés bien moindres que rapportés par certains qui évoquent un contrôle de passeport tous les 20 m dans certaines zones.
Ainsi, dans Kashgar, je n'ai été contrôlé que pour accéder au bazar, à la gare ferroviaire, à la gare routière, à une petite halle marchande souterraine devant la Place Id Kah, et aux sites touristiques visités (Mazar Abakh Khodja, Musée du District de Kashgar). Et rien pour la vieille-ville historique de Kashgar où j'ai pu déambuler entièrement à ma guise.
Expériences similaires à Tashkorgan, Kuqa, Ürümqi, Turpan, Khotan.
J'ai seulement été surpris par la perte considérable de temps que les contrôles induisaient. Surtout les contrôles routiers.
qui se sont traduits par des carnages dans de nombreuses gares.
Marquant sur la scène médiatique chinoise, mais c'est microscopique à l'échelle de la Chine. La gare de Kunming, c'est seulement 31 morts, pas même un Bataclan. Le 13 novembre 2015, 130 morts à Paris. L'équivalent de 2817 morts à l'échelle de la population chinoise.
Plus que des carnages, ce sont surtout des défis à la gouvernance "éclairée" du Parti. Une remise en cause inacceptable de son autorité.
La façon de gérer cela est sans doute plus "radicale" que chez nous, mais comme vous le faites remarquer, les hans se félicitent de cette hyper présence policière.
Et je leur indiquais que si des Bataclan 2015 ou Nice 2016 se reproduisaient trop souvent, un contrôle sécuritaire similaire pourrait être instauré en France d'ici 10 ans. De tout temps, le premier devoir d'un Etat est d'assurer la sécurité de ses citoyens. Quitte à construire un donjon.
Si vous partez avec la haine du "flic" en général, il peut y avoir quelques....malentendus.
Qu'est-ce qui a bien pu vous laisser imaginer dans mes propos une haine du "flic" ?
Il me semble avoir précisé que les contrôles ont toujours été courtois. Parfois même sympathiques. Tel ce jeune responsable policier me confiant qu'il était diplômé ingénieur-logiciel... " and now, I'am a cop  ...". Très très déçu par sa perspective de carrière. D'autres me questionnaient sur Paris, ville qui les fait rêver pour son supposé romantisme. A noter que ceux / celles qui me prenaient en charge étaient généralement un peu anglophones, d'où ces échanges.
Fabrice | | | À: FabGreg · 16 octobre 2018 à 19:12 Re: Non, je ne retournerai pas en Chine Message 154 de 241 · Page 8 de 13 · 788 affichages · Partager Mon projet est: Bischkek- Torugart - kashgar - yarkant - Hetian- Kuqa - korla- turpan- Urumqi. En 15-20 jours. | | | À: Xagga · 16 octobre 2018 à 20:05 Re: Non, je ne retournerai pas en Chine Message 155 de 241 · Page 8 de 13 · 779 affichages · Partager Votre retour d'expérience de Yarkand sera intéressant compte tenu de mon "expulsion".
Notez qu'à Khotan, très peu d'hôtels acceptent des étrangers. En fait, seul un hôtel s'est déclaré accueillant des étrangers, mais il était déjà complet avant même la mi-journée, a priori du fait d'un grand nombre de clients pakistanais.
Il a fallu l'action de la Police pour que le Khotan Hotel soit disposé à m'accueillir, mais à un prix qui m'a hautement dissuadé. Peut-être une manière délicate de me refuser, en dépit de l'action de la Police, dont plusieurs agents ont eu à coeur de m'aider et me soutenir.
Fabrice | | | À: Parigino · 16 octobre 2018 à 20:10 Re: Non, je ne retournerai pas en Chine Message 156 de 241 · Page 8 de 13 · 779 affichages · Partager Et voilà. Elle porte mes bagages gratuitement!. Et dans 70% des cas, on ne voulais pas que je porte mes bagages! Mon âge 76 ans et 80 % des chinois mon céder leur place dans les bus! Et cela seulement en Chine! En Europe cela ne m‘est jamais arrivé!!
| | | À: Xagga · 18 octobre 2018 à 20:50 Re: Non, je ne retournerai pas en Chine Message 157 de 241 · Page 8 de 13 · 735 affichages · Partager Pour ma part j'ai fait de nombreux séjours en Grèce et en Italie quand j'étais plus jeune. Je prenais principalement le bateau d'Ancone à Patras, mais aussi la route par les ex pays de l'est. Je n'ai jamais eu de problème nulle part. Nous avons oublié un grand sac photo contenant tout notre argent à une terrasse à Gênes. Revenant quelques heures plus tard, nous avons retrouvé notre sac intact derrière le bar du restaurant. Je crois que tout cela dépend de notre attitude, quel que soit l'endroit ou je suis allé. Je me suis toujours énormément méfié dans les endroits très touristiques en exhibant pas d'objets pouvant attirer la convoitise : la montre dans la poche, des vêtements ordinaires et usés, le minimum de matériel photo artificiellement vieilli et jamais l'air de chercher en ne sortant de plan que dans des endroits discrets. A Naples, par exemple, j'ai accepté l'aide rémunéré d'un jeune "guide" local et j'ai pu aller ou je voulais sans soucis. Un peu de bon sens ne fait jamais de mal. En Chine, je n'y vais que pour le travail et donc la plupart des poses touristiques se font avec des amis chinois. Mais je sors souvent me promener dans Shanghai le soir, parfois très tard et personne ne m'a jamais importuné. Dans les relations professionnelles, jamais de mauvaises surprises après conclusion d'un contrat parfois simplement oral mais toujours très détaillé et donc forcément chronophage. J'apprends le chinois, ce qui fait beaucoup rire mes interlocuteurs, mais tous apprécient le fait que vous fassiez cet effort. | | | À: Xagga · 18 octobre 2018 à 21:37 Re: Non, je ne retournerai pas en Chine Message 158 de 241 · Page 8 de 13 · 729 affichages · Partager Mais en gros nous sommes d'accord. Je n'ai pas écris avoir ressenti une quelconque haine du flic dans vos propos. C'était une remarque générale sans doute mal formulée. La corruption, la malhonnêteté se rencontrent peu chez le chinois "ordinaire" auquel on a inculqué quelques principes depuis l'école et qui les respectent. Je le constate parmi les nombreux étudiants que je fréquente et venant souvent de milieux populaires. Dans la rue, dès que quelqu'un comprend que vous êtes français vous entendez "De Gaule" dans un flot de mots chinois. De Gaule est comparé à Mao. Ils ont redonné l'indépendance à leur pays par des actes de bravoure....Il faut bien comprendre que "le Parti", comme disent souvent les intervenants ici, et dont on peut penser ce qu'on veut (mais seulement penser, sinon mieux vaut aller en Suisse), désire développer le tourisme. Pourquoi voudriez vous que les policiers aillent chercher noises à des gens qui sont censés rentrer dans leur pays en faisant l'éloge de la Chine ? Je considère les policiers et les militaires comme des gens faisant leur job avec sérieux, ni plus ni moins. Restez calmes, ayez le sourire et il ne vous arrivera rien de fâcheux. Il y a plus de 10000 français expatriés à Shanghai. C'est une communauté très organisée qu'il est facile de rencontrer grâce au "Petit Journal de Shanghai" que je vous conseille de lire avant votre séjour ici afin d'éviter bien des malentendus. Bien sûr, il y a des problèmes ici comme partout ailleurs lorsque l'on veut louer ou acheter un appartement par exemple mais la communauté française vous permettra de ne pas tomber dans des pièges connus. N'oubliez pas non plus de signaler votre présence (par simple courrier) à l'ambassade ou au Consulat de France avant de partir. Jean lepetitjournal.com/shanghai
| | | À: FabGreg · 22 octobre 2018 à 21:02 Re: Non, je ne retournerai pas en Chine Message 159 de 241 · Page 8 de 13 · 682 affichages · Partager En Octobre 2017 au Xingjiang à Kuitun (à l'Est d' urumqi) je me suis fait arrêté par la police Chinoise et conduit au poste de police ou j'ai passé une après midi en interrogatoire. Apparemment ce que j'ai compris au cour de l'interrogatoire (même questions pendant des heures pour je pense voir si je répondais toujours la même chose) les policiers ont pensés que j'étais un journaliste "déguisé" en touriste. Ils ont contrôlé mon appareil photo et mon ordinateur. Tout s'est passé courtoisement et une foi qu'ils étaient sur que je n'étais pas journaliste ils m'ont ramené en voiture de police là ou ils m'avaient arrêté! Dans mes déplacements par la route ( Urumqi, Kuitun et Urho puis retour à Urumqi) j'ai dû être contrôlé au moins une quinzaine de foi avec à chaque foi au minimum 10 à 15 minutes de contrôle. Là idem toujours courtoisement avec même lors d'un contrôle comme il faisait très froid ils m'ont fait entrer dans un préfabriqué en m'apportant une chaise!! Un seul contrôle ou l'atmosphère était très froide (pas au sens météorologique!!!) ou le policier qui m'a contrôlé n'a même pas daigner me regarder et n'a sorti aucun mot... Et un petit fou rire avec deux policiers à Urho ou j'étais en attente dans le hall de mon hôtel et lorsque j'ai vu entrer les policiers j'ai sorti mon passeport pour leur tendre et ils sont passés à côté de moi sans même me contrôler en repartant ils m'ont dit en Anglais "have a nice trip in Urho"!!! | | | À: Soho · 22 octobre 2018 à 21:11 Re: Non, je ne retournerai pas en Chine Message 160 de 241 · Page 8 de 13 · 678 affichages · Partager En Octobre 2017 au Xingjiang à Kuitun (à l'Est d' urumqi) je me suis fait arrêté par la police Chinoise et conduit au poste de police ou j'ai passé une après midi en interrogatoire. Apparemment ce que j'ai compris au cour de l'interrogatoire (même questions pendant des heures pour je pense voir si je répondais toujours la même chose) les policiers ont pensés que j'étais un journaliste "déguisé" en touriste. Ils ont contrôlé mon appareil photo et mon ordinateur. Tout s'est passé courtoisement et une foi qu'ils étaient sur que je n'étais pas journaliste ils m'ont ramené en voiture de police là ou ils m'avaient arrêté! Dans mes déplacements par la route ( Urumqi, Kuitun et Urho puis retour à Urumqi) j'ai dû être contrôlé au moins une quinzaine de foi avec à chaque foi au minimum 10 à 15 minutes de contrôle. Là idem toujours courtoisement avec même lors d'un contrôle comme il faisait très froid ils m'ont fait entrer dans un préfabriqué en m'apportant une chaise!! Un seul contrôle ou l'atmosphère était très froide (pas au sens météorologique!!!) ou le policier qui m'a contrôlé n'a même pas daigner me regarder et n'a sorti aucun mot...Et un petit fou rire avec deux policiers à Urho ou j'étais en attente dans le hall de mon hôtel et lorsque j'ai vu entrer les policiers j'ai sorti mon passeport pour leur tendre et ils sont passés à côté de moi sans même me contrôler en repartant ils m'ont dit en Anglais "have a nice trip in Urho"!!!
Voilà la Chine que je connais :) On reste zen et tout se passe bien, parfois lentement ce qui laisse du temps pour méditer et observer...On ne perd jamais son temps en étant positif et en évitant de râler. Mais ce qui est dit dans ce message doit nous inciter à la vigilance. Emporter un ordinateur "propre" pour éviter tout malentendu : pas de photos de vos exploits d’alcôve etc.. Jean | Discussions similaires sur la Chine: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 2 391 visiteurs en ligne depuis une heure! |