J4 -
PALERMO :
Journée un peu particulière car nous allons connaitre une déception durant celle-ci. Non-pas que la journée débute mal, au contraire, mais parce que l'Excursion Costa que j'avais réservée par Internet avant notre départ de
Marseille ne fut pas du-tout à la hauteur de nos espérances. Peut-être ai-je été trop influencé par de mauvais retours sur notre escale du jours, la capitale de la
Sicile soit-disant "sale", "pauvre", "mal fréquentée", etc... Voici le film de cette journée 4.
8h50 On tape à la porte de notre cabine. Nous avions mis à notre porte la veille durant la nuit (retour de Discothèque vers 1h30) notre commande pour le petit-déjeûner entre 9h et 9h30 (aucun problème pour commander des éléments en triple voire en quadruple...). Nous mangeons avec appétit, c'est bon et c'est agréable de se faire servir quasiment au lit.
Nous prenons notre temps mais nous allons quand-même à la présentation de la face cachée du Magica par notre coordinateur francophone Cédric qui se tient à 10h00. Il nous fait tourner un 'Powerpoint' sur l'envers du décors : la salle machines, la passerelle de commandement, les cabines des personnels, les fonctionnalités techniques du navire, les modalités d'accostage aux ports, etc... C'est très instructif, je me régale.
Vers 12h00 il est temps d'aller casser une graine au grill, nous prenons notre plateau et allons manger près de la piscine sous la verrière.
12h45 Nous rejoignons le point de ralliement pour l'excursion "Les délices de Cefalu", village typique Sicilien classé parmis les plus beaux d'
Italie, que c'est alléchant !
13h15 départ en car, nous parcourons les rues de
Palerme, cette ville semble somptueuse et j'ai un mauvais présentiment d'autant plus que le temps se couvre, les nuages noirs s'installent dans le ciel sicilien.
Notre car sort de
Palerme, nous découvrons la
Sicile : des ruines au bord de l'autoroute, un paysage découpé certes mais arride et quasi-désertique, des petites villes qui semblent avoir peu de ressources. Ah tiens ! Une usine FIAT quand-même, mais qu'elle semble isolée, le taux de chômage peut être aisément deviné dans cette île.
Nous arrivons à Cefalu, village balnéaire aux rues étroites, le ciel devient de plus en plus noir et quelques gouttes tombent. Notre guide nous emmène dans une église qui fut érigé par celui qui repris la
Sicile aux Arabes au 14ème : Roger de Hauteville le Normand et chrétien. L'église est certes belle, typique et on sent les influences diverses avec notamment de belles fresques et un Autel magestueux en argent massif, mais bon c'est un peu "court". On sort nous montrer plus loin un lavoir, mouais. On finit par une promenade à pied qui longe la plage et qui aboutit dans un hôtel-restaurant oscillant entre le faux-luxe et le kitsch limite "moisi", l'établissement est bardé de stuc et de faux marbre. On a droit quand-même à quelques douceurs mais pour les délices on repassera, seul le café vaut le détour, c'est un peu léger !
On sort pour retourner au car, et on a vraiment l'impression de s'être fait roulé dans la farine par Costa, la sensation d'arnaque nous effleure, même si le temps et la saison ne s'y prêtaient pas (il tombe des cordes maintenant).
Retour sur
Palerme et en entrant dans la ville on longe les magnifiques et imposants palais des multiples origines Byzanthino-arabo-chrétiennes, c'est magnifique et massif, la déception se transforme en demi-colère : comment avons-nous pu rater une aussi belle escale ! Celà nous aurait économisé 116€ et enrichis bien d'avantage de visiter
Palerme en individuel avec un bon plan et de bonnes chaussures. L'amertume est grande !
De retour sur le Magica nous tentons d'oublier dans le Jacuzzi et la petite piscine du Gymnasium (pont 11), on se contentera de la piscine car le jacuzzi a des problèmes de court-crcuits (pas très agréable...).
Nous dînons normalement sans excès, allons nous ballader au gré du bateau, et nous installer au Théâtre toujours en balcon, heureusement le spectacle est de grande qualité et aide à faire passer la pilule ; ce sont des acrobates chinois avec des numéros évolutifs et des acrobaties toujours plus difficiles et créatives, bravo !
Nous ne faisons pas long feu ensuite, demain sera un autre jour, mais je pense que
Palerme vaut véritablement le détour même sans l'avoir réellement visité, surtout que le bateau est amaré non-loin du centre-ville et qu'il est d'autant plus aisé d'y accéder. Je classerais cette ville-escale troisième derrière
Roma et
Barcelona, pour dire !
Nous nous couchons en pensant très fort que Cagliari nous fera oublier cette petite déconvenue. Nous n'aurons pas tort...