Bibouns51 · 13 décembre 2019 à 9:47 · 370 photos 232 messages · 24 participants · 20 890 affichages | | | | Waooooooouh...! Je crois que je ne me lasserai jamais de ces paysages...  C'est trop beaaaaaaau, il faut que j'y aille... 
C'est vrai que lorsque je regarde de nouveau les photos, ça me donne aussi envie d'y retourner... Ca doit être pour ça que l' Argentine me fait de l’œil pour retrouver des paysages un peu similaires... A+ Franck
Ah! Tu vas partir en famille avec Marati et sa tribu car je crois que c'est sa destination pour l'été 2021  Imagine... un ami ce matin m'a proposé la Bolivie pour l'été prochain, c'est bien tentant...  mais normalement c'est le Botswana... trop dur de faire des choix: paysages vs animaux ??? | | | À: Rouquine38 · 27 février 2020 à 16:26 · Modifié le 27 fév. 2020 à 17:29 Re: On part en vadrouille au Pérou / Bolivie / Chili! Message 142 de 232 · Page 8 de 12 · 1 140 affichages · Partager Tu as des flamands roses et des lamas en Bolivie... 
J'ai discuté avec Guillaume de son projet... Pour ma part, ce ne sera pas pour 2021. J'ai déjà d'autres destinations en vue ! | | | Tu as des flamands roses et des lamas en Bolivie... 
Les lamas, c'est comme les dromadaires... au début, on est tout excité lorsqu'on en voit mais au bout du 1001ème, on commence sérieusement à s'en lasser 
J'ai déjà d'autres destinations en vue ! 
Et qu'est ce qu'il y a dans tes tablettes  ? | | |
Super! On ne va pas s'ennuyer... de superbes carnets en perspective  . | | | Bonjour Franck, Grace à vos carnets je viens de jongler entre la Birmanie et la Bolivie. La Birmanie : c'est fini (comme Capri) et j'ai encore pleuré de rire. Merci c'est un bonheur de vous lire. Votre carnet va bien me servir pour mon prochain voyage en Birmanie (le 3°) car je ne connais pas encore le Rocher d'or et le Sud. Pour la Bolivie, j'attends la suite avec impatience comme beaucoup de vos fidèles lecteurs. J'ai vu que vous envisagiez la visite du Guatemala, c'est un pays que j'ai beaucoup aimé et si je peux me permettre, je vous conseillerais d'y aller à la Samana Santa (juste avant Pâques) pour assister aux processions dans la ville d'Antigua (pas necessaire d'être catho/catho) : c'est grandiose et très coloré. A bientôt Annie | | | Bonjour Franck, Grace à vos carnets je viens de jongler entre la Birmanie et la Bolivie. La Birmanie : c'est fini (comme Capri) et j'ai encore pleuré de rire. Merci c'est un bonheur de vous lire. Votre carnet va bien me servir pour mon prochain voyage en Birmanie (le 3°) car je ne connais pas encore le Rocher d'or et le Sud. Pour la Bolivie, j'attends la suite avec impatience comme beaucoup de vos fidèles lecteurs. J'ai vu que vous envisagiez la visite du Guatemala, c'est un pays que j'ai beaucoup aimé et si je peux me permettre, je vous conseillerais d'y aller à la Samana Santa (juste avant Pâques) pour assister aux processions dans la ville d'Antigua (pas necessaire d'être catho/catho) : c'est grandiose et très coloré. A bientôt Annie
Bonjour Annie, Merci une nouvelle fois pour le commentaire ! La Birmanie est un pays extraordinaire qui mérite bien plusieurs venues... Pour le Guatemala, je ne sais pas encore quand j'irai (peut-être à la Toussaint de cette année donc pas à la semaine sainte...). Je ne manquerai pas de venir vous questionner mais je disposerai normalement de 2 semaines... A bientôt pour la suite des aventures ! Franck | | | Bonjour Franck. Toujours de superbes images, merci beaucoup, c"est magnifique ! Bernard. | | | Bonjour Franck. Toujours de superbes images, merci beaucoup, c"est magnifique ! Bernard.
La suite ne sera pas mal non plus ! | | | Bonjour Franck,
Tu oses nous mettre l'eau à la bouche sans nous livrer la suite 🤔🤔🤔
J'attends 😅😅😅
Bonne journée
Myriam | | | Bonjour Franck,
Tu oses nous mettre l'eau à la bouche sans nous livrer la suite 🤔🤔🤔
J'attends 😅😅😅
Bonne journée
Myriam
Patience petit scarabée... | | | À: Bibouns51 · 2 mars 2020 à 8:50 · Modifié le 2 mars 2020 à 10:19 Re: On part en vadrouille au Pérou / Bolivie / Chili! Message 152 de 232 · Page 8 de 12 · 994 affichages · Partager 6 novembre - SPA nous voilà !
« I’m hungryyyy, I’m hungryyyy !... Where is the guiiiide ? » Tout doux, du calme, rendors-toi mon cadet... Il n’est que deux heures du matin et c’est Brian qui crie en dormant... Diantre, c’est maintenant au tour de Gin Hie... Elle, elle évacue toutes les larmes de son corps dans son sommeil... Ah, ces étrangers de pacotille vraiment pas taillés pour la route !... J’suis sûr qu’ils ont l’esprit encore tout chamboulé par ce défilé de beautés entrevues ces deux derniers jours ! Et pourtant, avec mon frère, on ne s’était même pas apprêté !...
Bref, ce matin, qu’on me donne l’envie d’avoir envie de sortir de sous mes quinze couches de couettes car ça caille méchamment grave ! D’ailleurs, à défaut de se gratter autre chose, on gratte le parebrise avant de pouvoir décoller vers cinq heures... Au programme de la tribulation du jour, des geysers, un bain, des lagunes, une frontière, du vélo, une vallée, du désert, des randonnées, une grotte, des panoramas, du froid, du chaud,... « Quoi ? Tout ça pour une seule et même journée ?... » Et ouais ! Faut dire qu’on commence très tôt et qu’on va gagner une heure de vacances en passant au Chili... Alors, tenté par ces deux journées condensées en une ?... Si oui, attends-toi à mouiller la chemise même si, pour commencer, il te faut enfiler moufles et doudoune car on arrive à Sol de Manana, un champ de geysers à cinq mille mètres d’altitude. Qui a oublié d’éteindre la cocotte-minute ? Bon, arrête de fantasmer, on est très loin de ce que propose Yellowstone entrevus il y a quatre ans. Ici, les geysers sont des papys de quatre-vingts ans... Niveau érection d’eau bouillante, on voit qu’une petite pilule bleue ne serait pas d’refus ! Mais en venant tôt quand ça pique le bout des doigts comme c’est le cas ce matin, on peut quand même sentir et voir des marmites de boue, de nombreuses émanations sulfureuses et des colonnes de vapeurs d’eau qui offrent une ambiance magique, atypique, apocalyptique... Sans oublier frigorifique !
A ce propos, que faire quand on est deux et qu’on souhaite se réchauffer par grand froid ?... Boire un vin chaud à la cannelle... Se faire pipi dessus mutuellement... Mijoter dans un bon bain bouillonnant... Comme on n’est pas sur un marché de Noël et que je n’ai pas de petit sac plastique pour y mettre nos affaires souillée pour la sortie des classes, il ne nous reste plus que la solution hammam ! Yeaaaah, je m’imagine dans mon jacuzzi au beau milieu du désert du Sud Lipez... « Qui a dit mytho ? » Et pourtant... Entre rêve et réalité, il n’y a qu’un pas ! Ou plutôt que quelques tours de roues de 4x4 ! Car une source à la base du volcan Putana permet de se baigner dans des eaux chauffées naturellement à plus de quarante degrés ! Quand on y parvient et qu’on aperçoit ce bassin tout fumant, on a l’impression d’entendre une sirène nous appelant de sa douce voix : « Viens... Viens chercher bonheur...» Nous, il ne faut pas nous prendre par les sentiments. Malgré les moins cinq degrés ambiants, on se retrouve fièrement en moule-coquilletteparcétempératures en trois minutes chrono. On infuse comme ça pendant une demi-heure en se prenant pour des loutres argentée de Bolivie. Ne cherche pas, ça n’existe pas !... Jusqu’au moment où il faut se faire une raison : Il va falloir se résoudre à sortir presque tout nus, pas tout bronzé, mais tout mouillé, avec ce petit vent glacial aussi agréable qu’un pet qui n’en était finalement pas un...
Record du monde de séchage / rhabillage / coiffage battu, notre popotin est rapidement au chaud et au sec dans notre 4x4 nous emmenant maintenant en direction d’un triptyque de condensé de ce que nous a proposé le Sud Lipez ces derniers jours : Le désert de Dali et ses couleurs chaudes, la laguna Verde finalement pas si verte que ça, et enfin la laguna Blanca encore recouverte d’une fine pellicule de glace. C'est une nouvelle fois un plaisir pour les yeux et pour l'appareil photo mais cette fois-ci, je vais courtoisement t’exonérer de nouveaux qualificatifs pompeux. Fais un « Copier » de ceux utilisés lors de la journée d’hier, colle-les sur les sites d’aujourd’hui et ça fera parfaitement l’affaire !
Si bien que Carlos nous emmène ensuite à bon port, ou plutôt à bonne frontière. On arrive en effet au moment déchirant où je suis venu te dire que je m’en vais, et tes larmes n’y pourront rien changer. Adieux, pour commencer, au Sud Lipez, les yeux pissant de reconnaissance pour toutes les merveilleuses merveilles que ce merveilleux endroit nous a offert. Adieux, ensuite, à notre groupe de joyeux fêlés. La réussite d’un tour dépend de la qualité du chauffeur et de l'ambiance dans le groupe. Là, chaque joueur de l’équipe a parfaitement tenu son poste malgré le carton jaune attribué à Carlos avant-hier ! Adieux, enfin, à toi, ma belle Bolivie pays qui nous aura réellement captivé même si nous n’y sommes finalement pas restés si longtemps que ça... Car oui, tu l’as compris, aujourd’hui, on va de nouveau combler nos passeports dans leur quête de coups de tampon ! Là, on est effectivement au poste frontière pour montrer patte blanche pour entrer au Chili. Patte bronzée, ça marche aussi car ils nous laissent entrer sans trop se débattre... Si bien qu’une fois les formalités formalisées, on prend un minibus qui nous transbahute à une heure de route d’ici, à San Pedro de Atacama SPA pour les intimes... Oui, le titre de la journée n’a rien à voir, ni avec Brigitte Bardot, ni même avec un grand prix de Formule un !
Pourquoi aller au Chili ? Ben premièrement, le nord du Chili et le sud de la Bolivie se font du frotti-frotta. Et puis un voyage dans un nouveau pays, hors de sa tribu, à la rencontre d’autres civilisations, c'est une guerre en moins avec son voisin ! Mais alors, pourquoi aller à San Pedro de Atacama, cette gentille petite bourgade au milieu de... rien ? En fait, non. Enfin si, mais non. Si, car elle est bien au beau milieu de la pampa, ou plutôt au milieu du désert d’Atacama, considéré comme l’endroit le plus aride au monde... Non, car les environs proposent des merveilles naturelles incroyables qu’il faut voir au moins une fois dans sa vie... Si bien que San Pedro de Atacama, c’est comme Woinic pour la France, le Machu Picchu pour le Pérou ou encore le McDo pour les Etats-Unis. C’est le schmilblick qui permet de placer le pays sur une carte... Des volcans, des lagunes, des geysers, des déserts, des oasis, des caldeiras,... Et pour couronner le pompon de Pedro, c’est le site idéal pour l’observation astronomique. Le plus beau ciel du monde où le plus grand nombre d’étoiles, de planètes, de comètes, de galaxies, d’ovnis et autres pluies de météores peuvent être observés plus de trois cents jours par an, contre moins de cinq à Paris... Pas mal pour un endroit paumé au milieu de nulle part, non ? En plus, ici, c’est baby come-back dans le triangle des bermudas !
A nous la chaleur et les tongs ! Evidemment, comme nous ne vivons pas dans un monde parfait, ni avec Kevin Costner, ni avec les Innocents, il y a un « mais » ! Aïïïïeeeee... Et oui, le Chili, ça pique ! C'est cher ! Attention à la crise cardiaque en regardant les tarifs des hôtels et restaurants, surtout quand on arrive comme nous du Pérou ou de la Bolivie... On est sur des prix similaires à chez nous alors qu’ici, ils n’ont même pas vécu le passage à l’euro ! Et je ne te parle pas du prix des excursions pour naviguer dans les alentours... Du coup, avec ce qu’on a en poche, ça va être un peu comme si nous étions deux enfants fauchés dans un magasin de jouets... Vite, un distributeur ! | | | À: Bibouns51 · 2 mars 2020 à 8:51 · Modifié le 2 mars 2020 à 9:07 Re: On part en vadrouille au Pérou / Bolivie / Chili! Message 153 de 232 · Page 8 de 12 · 992 affichages · Partager Suite...
Bon, ce qui est cool, c’est que le Chili est un pays où il en pullule. Ce qui l’est bien moins, c’est qu’on en est déjà à notre troisième et que, ni mon frère, ni moi, ne parvenons à obtenir ce qu’on cherche : Des billets !! La very bad blague... Error 404 qu’elles nous disent, ces satanées machines !... La vie, la terre entière, l’univers, la BNP a décidé de nous faire un beau doigt d’honneur... Eternel stressé que je ne suis pas, je ne m’en inquiète pas. Faut dire que dans ce genre de cas de figure problématique de logistique, j’ai habituellement ma fidèle acolyte qui m’aide à gérer ça. Oui, il faut rendre à César ce qui appartient à Sandrine, elle est généralement mieux câblée que moi pour ça. Du coup, je suis au Chili, ma Joséphine ange machin chose n’est pas avec moi, je ferai donc appel à un ami. A une amie en l’occurrence. A ma femme en l’occurrence... Mais on s’occupera de ça ce soir car là, on est déjà méga en retard pour l’activité de l’après-midi : Se rendre à la Vallée de la Lune en plein désert d’Atacama ! Et à vélo siou plait !!!
Bagages déposés à notre hôtel Ventana Andina, ceviche rapidement avalé dans la rue, petite piqûre d’EPO pour se charger les quadriceps et, inconscients de notre état, nous sommes déjà sur nos bécanes à pédales à suer à grosses gouttes. Mais quelle idée de faire du vélo dans le désert d’Atacama ? Non, mais sérieux ! La route est défoncée, ça monte énormément, ça n’descend rien qu’un petit peu, on a le vent en pleine tronche, à près de deux-mille cinq cents mètres d’altitude en plein milieu du désert le plus sec de chez sec... Tellement plus simple que d’y aller en bus !... Si à un moment ou à un autre, tu te retrouves par le plus grand des hasards dans le désert d’Atacama et qu’il te prend une envie subite d’uriner, tu peux t’adonner à une petite expérience digne de Jamy : Tu verras ton urine disparaître instantanément sans même mouiller le sol qui avalera tout sans s‘en plaindre. Hop, ni vu, ni connu ! A noter que l’expérience fonctionne aussi avec de l’eau mais ce serait dommage car de l’eau, ici, tu vas en avoir bien besoin ! Et ça aussi, on en fait l’expérience ! Ici, que des cailloux, pas un chien, pas un McDo, pas un bistro.... Prends donc une quantité non négligeable d’eau avec toi, ça pourrait éventuellement te sauver la vie ! Autre conseil beauté pour toi, parce que tu le vaux bien : Outre ta gorge aussi sèche que si ta dernière bière datait du jour de ton bac, fais aussi un peu attention à ta peau. Malgré la crème indice cent-vingt qu’on s’étale mutuellement jusque sous les aisselles, mon frère est en train de vieillir de dix ans... A ce rythme, ce sera le Père Fouras avant ce soir !
Non mais quelle idée d’avoir mis un désert dans un lieu aussi sec ! C’est quand même chelou qu’ils aient installé leur désert dans un endroit où la pluie n’existe pas. Je n’sais pas, moi,... ils auraient pu le mettre en Bretagne ! Bon, blague à part, il fait chaud, il fait sec, on en chie des ronds de pelle,... mais qu’est-ce que c’est beau ! Ici, la nature semble hurler sa beauté, et pourtant tout est calme... Pas une âme qui vive à quatre ou à deux pattes, avec ou sans ailes..., à part une petite blondinette à vélo, toute seule, qu’on double et qui a l’air d’en chier des ronds de pelle, encore plus que nous... Le décor est vraiment lunaire. Normal, on est dans la Vallée de la Lune, vas-tu me dire ! C’est somptueux,... en un mot, orgasmaculaire ! Mais il fait chaud, il fait sec, on en chie des ronds de pelle !
Ça tombe bien, notre premier arrêt a lieu au frais dans une cavernes de sel. Très belle petite rando où les gros et les claustro auront l’obligeance de s’abstenir. Il faut en effet se contorsionner pour passer dans certains boyaux très étroits. Ensuite, on arrive au bout de la Vallée de la Lune où il est possible d’y voir une formation rocheuse appelée « Three sisters »... « Ne me dis pas qu’ils nous ont fait pédaler jusqu’au bout du bout de la route pour ça ? » Sur le chemin du retour, nouvel arrêt, cette fois-ci à la grande dune de sable... On a prévu un stop de dix minutes. On y reste près d’une heure et demi. Je suis pris d’une crise de « photographite convulsive » sur cette randonnée tip top qui nous emmène jusqu’au bout d’un promontoire. J’irais même jusqu’à dire : étasunesque tellement les paysages rocailleux sont grandioses... Oui, je sais, je me répète, mais ce n’est pas de ma faute si tout est magnifique ! Quoi qu’il en soit, venir à San Pedro et ne pas pousser jusqu’à cette Vallée de la Lune serait vraiment criminel de ta part et j’aurais beaucoup de mal à te le pardonner !
Allez, retour en ville. Je dirai même plus, retour en ville très pénible... Mes jambes n’en peuvent plus, elles tétanisent par manque d’eau... On se fait même doubler par la blondinette de tout à l’heure... Garde pour toi tes sarcasmes et phrases de chambrage, elle est à bord d’un pick-up, son vélo trônant honteusement à l’arrière... A ton avis, que fait-on en arrivant à San Pedro et après avoir rendu les vélos ? Une bière s’il vous plait !!! Et bien figure-toi que ce n’est pas si facile que ça à trouver. En fait, au Chili, une loi certainement votée par des députés n’ayant jamais parcouru le désert d’Atacama à vélo, interdit la vente d’alcool dans les bars et restaurants si cela ne s’accompagne pas d’un repas. Heureusement, à force de tourner comme des chiens cherchant leur place, on nous indique qu’un bar déroge à cette règle absurde : Le Chela Cabur qui nous apparait tel Moïse fendant les eaux... On décrète donc officiellement que ce sera notre quartier général pour les prochains jours, surtout que l’endroit est cool et propice à l’échange : Couple de vieux autrichiens nous invitant à leur table, duo de chiliennes n’ayant pas froid aux yeux,...
Le reste du film de notre journée ne concourra officiellement pas pour les Oscars, je te fais donc grâce des détails de notre repas quelconque et de l’échange avec Sandrine pour lui demander de contacter ma banque pour notre problème de carte bancaire... Cette longue journée méritant une longue nuit, la suite au prochain numéro ! Je dirai même plus, la suite, demain ! De toute façon, demain est une autre aventure... | | | Ah, un bon vieux coucher de soleil dans désert. Je ne connais pas grand chose de plus inspirant, même avec la foule des grands jours. superbe dernière photo des dunes version déserte, celle juste avant la séance de surf  A+ (je viens de commencer, laisse moi le temps de déguster la suite) Patrice | | | Ah, un bon vieux coucher de soleil dans désert. Je ne connais pas grand chose de plus inspirant, même avec la foule des grands jours. superbe dernière photo des dunes version déserte, celle juste avant la séance de surf  A+ (je viens de commencer, laisse moi le temps de déguster la suite) Patrice
Aaaah, Patrice !!! Bienvenue ! Si tu en es à la séance "surf", tu as effectivement un peu de retard... Je te laisse te mettre à jour ! A+ Franck | | | Houlà ! j'arrive tard pour te féliciter encore une fois pour le récit croustillant de vos péripéties dans ces paysages surnaturels.
Je suis un peu en retard parce-que je me suis lancée dans la lecture de ton carnet de 2008 sur le Rajasthan. Comme nous rentrons juste de 2 mois en Inde (1 mois dans le sud et 1 mois dans le Rajasthan), j'étais curieuse de voir tes commentaires sur cette région. Le ton était plus "classique" en 2008 mais l'observation des lieux et des habitants toujours aussi affutée et l'analyse des impressions et sentiments tellement réaliste qu'on se croirait dans votre peau. Rien a changé là-bas 11 ans après, on suit de bout en bout ce qu'on à vu et ressenti.
J'ai commencé à lire aussi le carnet sur la Thaïlande et je ne m'ennuie pas... | | | Hello Danièle et merci pour ton message... Oui, le Rajasthan, ça commence à dater... mais on en garde de très bons souvenirs ! Pour le style, oui, le carnet sur la Thaïlande est plus... original... Si tu veux le lire avec photos, n'hésite pas à basculer sur mon blog... A+ Franck | | | À: Bibouns51 · 7 mars 2020 à 15:33 · Modifié le 9 mars 2020 à 9:07 Re: On part en vadrouille au Pérou / Bolivie / Chili! Message 158 de 232 · Page 8 de 12 · 851 affichages · Partager 7 novembre 2017 - Taratata
J’entrouvre un œil... Où que j’suis ?... Pas ma chambre... Pas mes draps... Pas les courbes de ma femme... J’ouvre le second... Ouf, deux choses me sont familières : L’odeur des chaussures de rando de mon frère et ses relents de bière d’hier soir... Ça y est, je percute mon lobe temporal droit, nous sommes au Chili !! Malgré nos habitudes de vieux routards, notre instinct animal ne nous envoie pas dès le réveil à la fenêtre pour y interroger fébrilement Evelyne Dhéliat. Là, comme de véritables geeks, c’est direct sur notre messagerie qu’on se jette afin de savoir si Sandrine SOS Dépannage a pu nous trouver une solution. Je rappelle pour les petits étourdis ne se souvenant pas de nos péripéties de la veille, que nos cartes bancaires respectives tiennent un piquet de grève depuis notre arrivée au Chili, et qu’il nous sera donc impossible de payer notre hôtel sans coucher avec la patronne, impossible de manger autre chose que la gamelle du chien, impossible de profiter de la région, impossible de prendre notre bus dans deux jours, et surtout impossible de boire une bière ce soir si la situation ne se débloque pas, surtout que la patronne de l’hôtel ne semble pas être trop au goût de mon frère et qu’il ne m’apparaît pas très enclin à se sacrifier pour mon bien-être...
Première info : J’ai de nombreux messages de la part de ma femme, ce qui semble, de premier abord, plutôt bon signe... Deuxième info : Abstraction faite des messages enflammés que je ne peux pas retranscrire en l’état ici, le premier qui nous intéresse pour notre problématique explique qu’il n’existe pas d’accord formalisé entre la France et le Chili au niveau bancaire et qu’il aurait donc fallu prévenir nos banques respectives de notre incartade chilienne pour que le nécessaire soit fait avant notre départ. Là, je ne sais pas ce que tu en penses mais ça me semble mal parti... Troisième info : Si nous souhaitons réactiver nos cartes, il nous faut personnellement prendre contact avec nos banques, là où il est deux heures du matin en France... Là, j’crois qu’on l’a dans l’pets, ça sent à plein nez la prostitution... Dernière info, Sainte Sandrine notre sauveuse a tout géré, que son nom soit sanctifié, que son règne vienne, car de l’argent frais nous attend bien sagement dans un centre Western Union de San Pedro. Youpi, nous sommes sauvés, le corps si pur de mon frère va pouvoir demeurer chaste jusqu’à notre prochain voyage, et nous pourrons boire une bonne bière ce soir de retour de notre excursion du jour !
Notre excursion, justement, parlons-en peu, parlons-en bien... Comme on a maintenant les poches pleines, on va être en capacité de partir en vadrouille. Salar de Tara, pas Salar de Tara ? Tara, Tarapas, Taratata ? J’ai longtemps hésité avant de choisir d’aller voir ce salar. Loin de moi l’idée de le snober, c’est surtout qu’il y a tellement d’autres choses à faire dans le coin qu’il fallait faire un choix : El Tatio, Piedras Rojas,... Bref, chérie ça va trancher, on a pris la décision, au Salar de Tara, on y va ! Notre chauffeur Felipe passe donc nous prendre à notre hôtel avec son Renault Trafic, et c’est en compagnie de six autres compatriotes qu’on se lance sur les routes de montagnes qui vont nous emmener à quatre-mille huit cents mètres d’altitude à près de cent trente kilomètres de San Pedro, tout juste à la frontière avec l’ Argentine. Mais avant ça, une pause Marie Blachère est prévue au pied du Licancabur. « Licancaquoi ? » Oui, je sais, désolé, je n’ai pas encore pris le temps de me poser deux minutes pour t’en parler et pourtant, c’est le volcan en congé sabatique très longue durée super photogénique qui t’observe du coin de l’œil où que tu sois dans le secteur. D’ailleurs, mes cours assidus de statistiques en première année d’université m’ont permis de calculer qu’il figure sur la moitié de toutes les photos des touristes prises à San Pedro. Par ici, les gens le vénèrent autant que je vénère le fromage, la charcuterie et Woinic, notre dieu à tous... Licancabur ne croit pas en Jesus Christ, mais Jesus Christ croit en Licancabur. La planète Terre, c’est ce truc qui se trouve sous Licancabur. Dieu a dit : « Que la lumiere soit ! » Et Licancabur a répondu : « On dit s'il vous plait ! » Bref, on petit-déjeune de baguettes françaises et de croissants pur beurre aux pieds de ce mastodonte emblématique... Oui, y’a pire !
La suite du long trajet se fait en pionçant, tout juste réveillé par le filet de bave de mon frère qui me dégouline sur l’épaule. La première chose qui me choque en arrivant, c’est la tache que j’ai maintenant sur mon beau pull tout neuf. La seconde, c’est l’immensité des espaces. Là aussi, y’a pire que le panorama valant toutes les bières du monde dont on dispose depuis le bord de la caldeira au fond de laquelle se trouve le Salar de Tara. Pour la petite histoire, cette caldeira, ou ce grand cratère si tu ne connaissais pas ce nouveau mot, est la seconde plus grande au monde après celle de Yellowstone. C’est pour te dire comme c’est grand ! On est ici face à un paysage entièrement minéral, où le sol n’est que cendre volcanique à des kilomètres à la ronde. Pas une herbe, pas un arbre, pas même besoin d’activer la fonction « Effacer les chinois » dans Photoshop ! D’ailleurs, la masse touristique se résume à... nous ! Felipe en profite donc certainement un peu pour rouler à fond les ballons sur ce désert de cendres, faisant fi de la limitation de vitesse réglementaire sur cendre. Et pour parfaire le moment, what else comme dirait l’autre, qu’un « The great gig in the sky » à fond dans les écoutilles, morceau qu’on adore avec mon frère... « Oooooooooh ooooooooohooooooooo... » Merci Felipe pour ce moment surréaliste, même si on n’aimerait pas trop tomber en panne ici au milieu de rien...
Et paf, ce qui devait arriver arriva, nous ne sommes pas tomber en panne, arrivant bien jusqu’au terminus, tout le monde descend ! Le mec qui parie chaque jour sur la découverte d’un nouveau paysage magnifique lors de notre voyage doit actuellement être en train de profiter du soleil sur une plage aux Bahamas. Car là, on est maintenant en haut d’un promontoire qui surplombe ce qu’on appelle ici les cathédrales, un alignement de formations rocheuses qui y fait vaguement penser... de loin. Inutile d’en faire des caisses, c’est beau. Pas d’état d’âme, ce n’est pas un état d’Amérique mais j’adore quand même !
D’ailleurs, on va pouvoir se jeter la tête la première dans cet environnement gigantesque puisqu’il est l’heure de s’activer les jambons sur le chemin menant au plus près du salar où Felipe nous attend en préparant vin et victuailles en guise de repas du midi. « Vois sur ton chemin, gamins oubliés égarés... » Et bien c’est nous ! Cinquante minutes sont nécessaires pour cette rando. Nous en venons à bout en trente. Au final, c’était une randounnette qu’on aurait souhaitée un brin plus longue comme chaque homme souhaitant donner encore plus de plaisir à sa femme, même si cette longueur aurait parfaitement comblé la mienne... Bref, sur ce, je te laisse en compagnie des photos qui, j’en suis convaincu, te combleront de plaisir aussi.
Allez, un petit sandwich, une cure de vin chilien, un bon morceau de soroche, et c’est le ventre plein que nous reprenons la route. Euuh... au fait, le soroche n’est pas un dessert traditionnel chilien. C’est le mal aigu des montagnes dû à une montée trop rapide en altitude où l’oxygène se fait plus rare... Une femme du groupe se l’est pris en pleine poire et ce n’est pas beau à voir : Vomissements, nausée, maux de tête, saignement de nez... « Fais comme nous, hydrate-toi bien avec le vin chilien et ça passera ! » Ah bon, ce n’est pas recommandé de boire de l’alcool en altitude ?... Bon, le programme de l’après-midi nous emmène maintenant au Monje de la Pacana, le gardien de la Pacana, véritable pilier de pierre planté au milieu du désert et taillé par le vent qui souffle fort ici. Etape suivante : San Pedro de Atacama. « Felipe, quel est ce site qui porte le même nom que la ville d’où on vient ?... Quoi ? Déjà ?... Tu crois que c’est le Black Friday de l’excursion ou quoi ? » Il n’est pas prévu de repartir dans mes envolées lyriques cette après-midi car je ne suis pas content. Nous reprenons en effet déjà la route du retour avec cet arrière-goût de trop peu trop vite au fond de la gorge. C’est loin mais c’est beau !... C’est loin, mais c’est court...
Du coup, un poil déçu, nous rentrons à San Pedro au beau milieu de l’après-midi avec comme seule option pour bien la terminer d’aller s’autorécompenser des efforts accomplis au même bar qu’hier soir. All you need is love, et aussi de venir boire une bière ici. Ne me remercie pas pour le conseil, je viens de te mettre une chanson dans la tête jusqu’à la fin de cette journée... Fin de journée où tu nous retrouves, toujours confortablement installés, toujours au même endroit, toujours en train de reprendre des forces pour demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
| | | Attention, cet homme est dangereux. Avec son humour décalé et ses photos fascinantes, il pourrait bien inciter les humbles lecteurs que nous sommes à partir affronter nous-mêmes ces inhumaines immensités. Allez ! On est bien assis, au chaud, prêts à suivre la suite du feuilleton. | | | Attention, cet homme est dangereux. Avec son humour décalé et ses photos fascinantes, il pourrait bien inciter les humbles lecteurs que nous sommes à partir affronter nous-mêmes ces inhumaines immensités. Allez ! On est bien assis, au chaud, prêts à suivre la suite du feuilleton.
Trop tard, Danièle... il nous a déjà contaminé par ces superbes photos... mais jusqu'où va-t-il nous emmener? | Carnets similaires sur l'Amérique du Sud: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 8 491 visiteurs en ligne depuis une heure! |