Bibouns51 · 13 décembre 2019 à 9:47 · 370 photos 232 messages · 24 participants · 20 917 affichages | | | | Bonjour, Je viens seulement d'arriver sur ce fil, mais j'adore ton carnet de voyage. Nous sommes allés au Chili/ Pérou l'année dernière mais notre voyage était moins intense. Nous n'aurions pas tenu ce rythme, à notre grand âge ! Les lignes de Nazca, et l'avion... c'est tout à fait ça et au Machu Picchu le site magique est sorti des nuages à notre arrivée. J'attends la suite avec impatience... | | | Annonce · Sponsorisé | | | Bonjour, Je viens seulement d'arriver sur ce fil, mais j'adore ton carnet de voyage. Nous sommes allés au Chili/ Pérou l'année dernière mais notre voyage était moins intense. Nous n'aurions pas tenu ce rythme, à notre grand âge ! Les lignes de Nazca, et l'avion... c'est tout à fait ça et au Machu Picchu le site magique est sorti des nuages à notre arrivée. J'attends la suite avec impatience...
Tu es la bienvenue ! La suite, normalement demain avec le lac Titicaca ! Franck | | | Bon, certes, on parle de balade mais ça commence fort avec une descente assez raide sur des cailloubles, mélange de cailloux et de sables qu’on dévale en courant avec notre guide ! Les vues nous coupent le souffle, mais pas les jambes. Les paysages sont vraiment kiffants, partout où notre regard se pose sur cette vallée aux couleurs une nouvelle fois irréelles. On se sent seuls au monde à gambader dans cette vallée, à sauter au-dessus de petits ruisseaux, à croiser des troupeaux de lamas. Franchement, je ne suis pas du genre à devenir gaga devant un animal, mais eux, rien que voir leurs trognes ahuries nous regarder stoïquement passer me fait marrer !
Je trouve qu'il y a un peu trop de rouge sur la montagne ou ya toi, ou bien ton frère... c'est saignant quand même!!! 
Ce sont vraiment des paysages de ouf, mais il faut faire une randonnée de ouf pour la voir, quand même. 
J'adore ta photo de lama dont le visage est pris en gros plan. Le regard de lama...comme celui de certains de mes élèves!!! 
Oui, une belle et longue rando mais c'était tellement beau qu'on ne ressentait aucune fatigue à part dans les zygomatiques !!! Sourire greffé sur le visage toute la journée ! | | | Salut Frank? Mon podium? Je vais te surprendre... 1 IRAN2 Birmanie3 Peroule Chili n'est pas très loin. On a fait Atacama l'an dernier, malheureusement on a du se faire rapatrier en cours de voyage à cause d'un décès. Donc nous y retournerons (à San Pedro, et à Copiapo, moins connu, un peu plus au sud, pour faire essentiellement le Salar de Pedernales, tu connais? Sinon, jette un oeil sur internet. C'est confidentiel, ce salar, mais ça donne envie... Dans 11 jours, le départ pour la Colombie, un peu (tout petit peu) de Pérou, la Bolivie, le NO Argentin et le Nord Chili. le tout en 2 mois et demi! le pied! A bientôt pour de nouvelles découvertes Gérard Pierre | | | Oui, surpris par l' Iran. Par contre, la Birmanie (tu peux te plonger dans mon carnet si tu le souhaites) est aussi sur mon podium (avec l'ouest américain => mon chouchou ; et la Jordanie) ! Ton prochain voyage a l'air top, ça donne envie. Le nord ouest de l' Argentine est aussi dans ma short list pour les prochaines années... Pour le salar que tu évoques, non, je ne connais pas mais les couleurs que je vois en le tapant dans Google sont incroyables... Mais ça a l'air petit, non ? Franck | | | salut Gérard,
Le Salar de Pedernales,
N'oublie pas les environs du Paso San Francisco avec le salar de maricunga !
Nous avons entamé la piste qui permet d'accéder au Salar perdernales, en aout l'an dernier, mais nous sommes partis trop tard de Diego de Almagro et ne sommes pas arrivés jusqu'au bout. La route qui permet d'y accéder est asphaltée en partie. Elle longe pendant des kilomètres une ancienne voir ferrée désaffectée et est encastrée entre de hautes montagnes. Si tu as le temps fait le détour à Potrerillos, vile manière, pour la vue en hauteur.
Et après c'est de la piste. | | | Coucou Franck,
Pour le salar que tu évoques, non, je ne connais pas mais les couleurs que je vois en le tapant dans Google sont incroyables... Mais ça a l'air petit, non ?
Le salar de pedernales fait partie de la région autour du Paso San Francisco . Pour découvrir cette région, il y a très peu de choix d'hébergement, soit le camping, soit un refuge situé près de la laguna Santa rosa. La grande ville la plus proche est Copiapó.
On peut facilement passer une semaine dans le coin sans s'ennuyer . | | | 1er novembreTiticaca ou gros pipi ?Ça y est, nous sommes en novembre, les feuilles se ramassent à la pelle, tout comme les sites aux noms légendaires du Pérou ! Après Nazca, après Cuzco, après le Machu Picchu, après la vallée des Incas, à quoi allons-nous nous attaquer aujourd’hui ? Suspense... Comme le prévoyait notre carnet de bord, nous venons de débarquer très tôt ce matin à Puno, petite ville basée à la fois tout au sud du pays et tout au nord d’un immense lac. Trois-cent-dix fois la taille du lac d’ Annecy pour te donner une petite idée... Nous découvrons la ville telle qu’on me l’avait plusieurs fois décrite : Moche de chez moche au point de te dissuader d’y passer ton prochain voyage de noce ! Mais on s’en bat les ovaires car nous ne sommes pas là pour faire du tourisme urbain. Ben oui, nous sommes bien évidemment venus jusqu’ici pour The lac ! Le grand, le beau, l’unique... Le lac Titicaca, autant connu pour ses particularités que pour son nom original que même les enfants nuls à l’école retiennent facilement. À se demander pourquoi... Déjà, sache que Titicaca, en quechua, ça signifie le « rocher du puma ». Tu vois, contrairement à tes croyances ancestrales, ça n’a rien à voir avec les excréments de Titi, le copain de Grosminet ! Les boliviens, eux, pour charrier leurs voisins Péruviens, ont coutume de dire que « Titi » représente la partie bolivienne du lac, et « Caca » la partie péruvienne. Voilà, je dois avoir le même sens de l’humour que nos amis boliviens qu’on rencontrera dès demain !
En attendant, il est cinq heures, Puno se lève... lorsque notre bus arrive à son terminus. Après un petit-déjeuner rapidement envoyé dans l’gosier, un taxi spécialement affrété par Victor vient nous chercher pour nous emmener au débarcadère où ce même Victor est censé nous attendre avec son bateau. « Mais c’est qui ce Victor ? » Victor est le chef d’une famille Uros, une tribu qui vit sur des îles artificielles sur le lac Titicaca. Et il vient nous chercher car on va passer toute cette journée et la nuit prochaine chez lui ! Si tu es à peu près de ma génération qu’on appelle parfois la « Génération Dorothée », tu connais à coup sûr le dessin animé cultissime « Les Mystérieuses Cités d’Or ». Je suis même sûr qu’il t’arrive parfois encore d’en chanter le générique avec nostalgie et tes amis : « Enfant du soleil, tu parcours la terre, le ciel, cherche ton chemin, c’est ta vie, c’est ton destin... » Lors d’un épisode, Esteban et ses compagnons furent recueillis par une tribu qui vivait sur des îles artificielles à la surface du lac, échappant ainsi à la violence de leurs assaillants incas. J’étais bien loin d’imaginer, à huit ans, assis sur le tapis de mon salon, les yeux rivés sur Récré A2, que plus de trente ans plus tard, je trouverais moi aussi refuge sur une de ces îles !
« Hop hop hop, on se calme les enfants, une question à la fois !!! - En quoi sont faites ces îles artificielles ? - Ce sont des îles flottantes ! Non, je ne parle pas du délicieux dessert de blancs d’œufs montés en neige, flottant sur son lit de crème anglaise et nappé de son onctueux caramel que me confectionnait ma maman quand j’étais minot. Je parle de vraies îles construites entièrement en roseaux et qui flottent sur le lac Titicaca. - Mais pourquoi les uros vivent-ils sur des îles artificielles entièrement confectionnées en roseaux ? - Physiquement harcelés par les incas qui ne souhaitaient aucune cohabitation, les uros utilisèrent à l’époque la totora, une sorte de roseau pullulant sur les rivages du lac Titicaca, pour se fabriquer des radeaux et fuirent leurs exterminateurs. Plus tard, ils assemblèrent entre elles les pirogues de roseaux jusqu’à en faire de véritables îles sur lesquelles ils pouvaient vivre. - Maintenant que les incas ont disparu, les uros vivent-ils toujours sur leurs îles ? - Oui, même si de nos jours, ce sont les indiens Aymaras qui ont repris le flambeau, plus pour conserver les traditions qu’autre chose. Bon, c’est aussi un peu parce qu’ils se sont aperçus que ça attirait les touristes et accessoirement ce qui se trouve dans leurs porte-monnaies... Au final, quatre cents familles, soit deux mille personnes, habitent encore quelques quatre-vingt-dix-sept îles artificielles éphémères. »
Pour aller leur rendre une petite visite de courtoisie, la solution la plus simple est d’avoir recours à un tour-operator qui te fera faire un p’tit tour de bateau avec un arrêt sur une île aussi authentique que les têtes des frères Bogdanov. Et puis tu connais mon aversion pour les touristes chinois... De nos jours, faire une visite trimbale-moutons sans l’ombre d’un chinois, c’est devenu plus difficile que de se faire livrer dans mon petit village une soupe aux petits pois et à la coriandre recouverte d’un espuma aux champignons à cinq heures du matin un 25 décembre. Bref, tout ça n’est pas notre tasse de chocolat au lait et on a donc choisi une autre alternative qui consiste à se saigner le portefeuille pour vivre une journée et une nuit en la compagnie d’une famille uros... Deux-cent dix sols péruviens par personnes pour être précis pour accéder à l’île Uros Khantati de la famille de Christina et Victor. Pour ce tarif, on vient donc te chercher en taxi à la station des bus, un bateau privé t’emmène ensuite sur l’île et là, ben il faut que tu aies bien conscience que tu vas être cloué sur ton bout de roseau flottant toute la journée. Après les présentations des membres de la famille et le petit tour de l’île qui te donne l’impression de marcher sur un nuage tellement le sol est moelleux, je dois t’avouer que je tourne un peu en rond. Mais comme tu le sais, nous sommes un peu fatigués par ces derniers jours chargés en émotion et en effort. On décide donc de ne pas accabler nos pauvres organismes et profiter de l’occasion pour flemmarder un peu. S’il suffit aujourd’hui de traverser la rue pour trouver un boulot en France, il faut bien avouer qu’une île uros sur le lac Titicaca est parfaite pour se prendre un temps de repos bien mérité. Pas un bruit de klaxon, et surtout pas un chinois ! Que notre hamac à trois mille huit cent dix mètres d’altitude et le doux soleil qui vient gentiment nous caresser l’épiderme...
Pour peu que le confort occidental ne te paraisse pas si indispensable que ça, il te sera aisé de tomber sous le charme, et peut-être même émettras-tu le doux rêve de t’installer définitivement ici. Tu imagines ? Personne à la ronde pour te demander de baisser le son des Grosses têtes... Pas de BFM TV pour t’envoyer le moral dans les chaussettes puisque tu n’en porteras plus... Que du bon air venu du large, du poisson à tous les repas et des bains quotidiens dans le Titicaca,... Ô la belle vie, sans amour, sans soucis, sans problème... Bon, ne t’emballe pas non plus, s'installer sur une île semble mission impossible si tu n'en es pas originaire. C’est ce que papa Victor est maintenant en train de nous expliquer tout en nous montrant comment pêcher à bord de son embarcation... Car si les traditions locales ont été autant préservées, ça n'est pas par hasard. En tant qu'étranger, il ne te sera jamais permis d'acheter une maison, une île ou une fille avec qui te marier. Et si tu souhaites juste te contenter de vivre ici sans accéder à la propriété, prends ton mal en patience car tu devras te plier à trois années de mise à l'épreuve drastique en démontrant ta volonté d'intégration en portant par exemple tous les jours le costume traditionnel ou encore en assistant aux délibérations de la communauté. Et en langue quechua, ça ne doit pas être coton à suivre ! Papa Victor nous explique et nous montre aussi comment fabriquer une île. Tu coupes des roseaux, tu en fais des ballots et tu les accroches ensemble. Emballé c’est pesé ! Bon, en fait, il faut quand même deux ans pour en fabriquer une... La flottabilité est assurée par une base de roseaux d’une épaisseur d’environ un mètre sur laquelle sont ajoutés environ deux mètres supplémentaires. Il est donc nécessaire à intervalles réguliers de remplacer les roseaux pourris par des roseaux frais afin de maintenir la structure de l’île et éviter qu’elle ne coule. C’est un travail de titan mais un mal nécessaire pour maintenir ce style de vie pour le moins singulier sur une île cent pour cent biodégradable !
« A table les enfants !!! » Maman Christina, fièrement campée du haut de son mètre vingt-huit et demi, sonne maintenant le rappel pour la mangeaille midinale. Non, en aucun cas je ne me moque de sa petite taille ! Disons qu’elle est de taille péruvienne ! Et puis une étude récente a prouvé que les femmes de petite taille avaient statistiquement plus de chances de se trouver un mari. Et bim, dans les dents Adriana ! Et de surcroît, un mari plus grand qu’elle ! Sauf à se marier avec Tyrion Lannister, cela va de soi... Mais bon, je m’égare, là, car nous étions en train de déguster notre truite du lac Titicaca accompagnée de son quinoa croquant. Un délice... Ce repas, c’est aussi l’occasion de rencontrer et d’échanger avec une famille française également présente pour la journée chez Victor et Christina. Ils sont en Amérique du Sud pour plus de trois mois avec enfant en bas-âge sachant que c’est... la première fois qu’ils quittent le territoire français. Couillus ces Nicolas et Ludivine !
D’ailleurs, j’en profite pour leur faire un petit coucou s’ils passent par là ! Pour le reste de la journée... c’est plus « La vie est un long fleuve tranquille » que « Speed ». Comprendre à cela que l’après-midi n’est une nouvelle fois consacrée qu’à du repos forcé. On s’était dit avec mon frère qu’on se serait éventuellement essayé à une petite baignade dans le Titicaca mais la température relativement fraîche nous en dissuade sans trop se battre. « Mais si, vas-y, viens, oublie les icebergs, ne pense à rien et ça ira tout seul... » Non, nous restons tranquillement dans notre hamac en attendant le coucher du soleil qu’on espère magnifique sur le Titicaca. A ce niveau, nous sommes on ne peut plus comblés car, sans te mentir, nous assistons au plus flamboyant, au plus éblouissant, au plus beau coucher de soleil, tout simplement, qu’il m’ait été donné de contempler durant tous mes voyages. Que dis-je, durant toute ma vie entière ! Le ciel s’embrase littéralement, rapidement imité par le lac et son effet de miroir. Le remake de l’embrasement de la cité de Carcassonne rien que pour nous ! Terre brûlée au vent, des landes de pierres, autour du lacs, c'est pour les vivants, un peu d'enfer, le Titicaca...
Là-dessus, on remet le couvert avec un nouveau repas frugal, de nouveaux échanges en français, une petite bière péruvienne, et direction notre cabane elle aussi fabriquée intégralement en roseaux pour une nuit bien bien bien glaciale. Dehors, la température avoisine maintenant les « très froid » degrés Celsius. Je pense que cette nuit, on descendra pas loin des « je me les caille » degrés Fahrenheit. Aïe, on a beau chercher dans notre cabane, sous le lit, dans les coins, dans le placard,... aucun système de chauffage pour se réchauffer la couenne. Ah, désolé, quelle mauvaise langue je suis ! En me glissant sous la tonne de couette de mon lit, je suis surpris au point de pousser un petit cri strident d’effroi par la découverte d’une bouteille d’eau chaude enveloppée dans une serviette que j’ai dans un premier temps pris pour un chat mort... « C’est ça, frérot, marre-toi... En tout cas, je suis bien content de t’avoir fait rire et t’avoir par la même occasion fait oublier l’espace d’un instant qu’on va passer cette nuit en mode menthe glaciale sans possibilité de se mouiller la nuque avec de la tartiflette ». Bonnet et nez qui coule au programme jusqu’au réveil demain matin ! De toute façon, demain est une autre aventure... | | | Bon sang qu’c'est Beau et je ne parle pas que de la photo des deux gringos aux beaux bonnets 😂 Je suis dans l’ombre - enfin du verbe suivre bien sûr - ce carnet et celui des USA. Je note je note car je prépare un voyage de 18 jours au Pérou pour ma fille et une de ses copines...Je découvre donc ce pays grâce à ton carnet et je sens que je vais sans doute prendre sa place 😉 Merci pour la rigolade, les photos et les renseignements et bravo pour la prose. | | | Bon sang qu’c'est Beau et je ne parle pas que de la photo des deux gringos aux beaux bonnets 😂 Je suis dans l’ombre - enfin du verbe suivre bien sûr - ce carnet et celui des USA. Je note je note car je prépare un voyage de 18 jours au Pérou pour ma fille et une de ses copines...Je découvre donc ce pays grâce à ton carnet et je sens que je vais sans doute prendre sa place 😉 Merci pour la rigolade, les photos et les renseignements et bravo pour la prose.
Attends un peu, Agnès, qu'on arrive en Bolivie et tu vas voir que les paysages y sont aussi fantastiques, voir plus ! En tout cas, merci pour ton petit commentaire qui fait plaisir ! Pour les USA, j'aurai un nouveau carnet à proposer dès le mois de juin prochain ! A+ Franck | | | Bonjour, oui, le Salar de Pedernales n'est pas très grand. On a pris un guide qui montera dans notre 4X4 pour 3 jours et 2 nuits de visite de cette région. Certes, il n'y aura pas que Pedernales. J'essayerai de faire un compte rendu à notre arrivée...pas avant fin avril, eh oui, on voyage 2 mois et demie cette année!!! | | | oui, bien sûr, Maricunga fait partie de notre trip de 3 jours dans la région, comme je le disais un peu plus haut à Franck. On a pris un guide à Diego de Almagro, pour ne pas se perdre et surtout pour ne rien louper. On fera du camping la 1ère nuit, ainsi que la 2ème nuit, avec possibilité de loger dans un refuge. L'avantage, on aura de l'eau chaude pour nous laver. OUI, c'est assez bizarre, cette région de Copiapo (et donc de ces deux salars) n'a pas trop la côte même sur le net. Peu ou pas d'agence le programment. Mais nous, on aime bien sortir un peu des sentiers battus. C'est en fouillant un peu (beaucoup) dessus que nous avons trouvé Pedernales. Trouver le guide a été un peu plus difficile, mais bon on y est arrivés. Promis je raconte tout ça dès notre retour, surtout si c'est top (et même si ça ne l'est pas d'ailleurs!!!) | | | Waouh! les couleurs!!!, il est magnifique ce coucher de soleil... tu les as trouvé où sur le net ces photos?  Eh! bien, ce fut une journée repos, vous ne nous avez pas habitué  . Surtout sur une petite île, vous avez du bien tourner en rond  , parce que sieste dans le hamac, je n'y crois pas trop  . | | | À: Rouquine38 · 4 février 2020 à 9:53 · Modifié le 4 fév. 2020 à 14:53 Re: On part en vadrouille au Pérou / Bolivie / Chili! Message 94 de 232 · Page 5 de 12 · 1 222 affichages · Partager Waouh! les couleurs!!!, il est magnifique ce coucher de soleil... tu les as trouvé où sur le net ces photos?  Eh! bien, ce fut une journée repos, vous ne nous avez pas habitué  . Surtout sur une petite île, vous avez du bien tourner en rond  , parce que sieste dans le hamac, je n'y crois pas trop  .
Oui, bien vu, tu commences à me connaître à force de lire mes aventures... Cette journée aura été la moins trépidante du voyage et on a un peu tourné en rond... Et puis j'ai trouvé la prestation un peu chère pour ce que c'est. Bon, on peut dire qu'on l'a fait mais je m'attendais à un peu plus d'activités...
Pour le coucher de soleil, ce fut effectivement le plus beau qu'il m'ai été donné de voir durant tous les voyages effectués. Je me frottais les yeux tellement les couleurs étaient irréelles... | | | À: Bibouns51 · 5 février 2020 à 21:18 · Modifié le 5 fév. 2020 à 21:39 Re: On part en vadrouille au Pérou / Bolivie / Chili! Message 95 de 232 · Page 5 de 12 · 1 151 affichages · Partager 2 novembreAdios Peru, hola Bolivia !Mon cher journal intime, ce matin, mon frère et moi sommes à l’Arctique de la mort. Trop tôt il est. Trop froid nous avons eu. Lorsque nous pointons le bout de notre nez rougi par le froid dehors vers cinq heures, le lac Titicaca est d’ailleurs recouvert d’une fine pellicule de glace. Pourquoi nous lever à une heure où William Leymergie n’a pas encore pris l’antenne, vas-tu me dire ? De une, on a fait l’acquisition de billets VIP pour la nouvelle représentation du soleil de ce matin en espérant une critique aussi unanime que celle du coucher d’hier soir. De deux, on a fait l’acquisition de billets de bus pour mettre les voiles tôt ce matin ! Car faire du gras un jour au bord du Titicaca, ça va. Faire du gras deux jours de suite au bord du Titicaca, bonjour les dégâts ! Les batteries étant bien rechargées, nous avons soif de découverte d’un nouveau pays à accrocher au panthéon de notre passeport : Bolivia nous voilà !
Timide, le lac Titicaca nous fait face sans pour autant nous regarder dans les yeux, lui qui est encore nappé d’une légère brume matinale et qui peine à refléter les montagnes environnantes dans la lumière crépusculaire. Nous sommes seuls. Le froid nous pique le visage... Certainement pas assez méritants, nous n’aurons finalement pas l’honneur d’un lever flamboyant mais savourons tout de même cet instant où la magie en serait presque palpable. A moins que le manque d’oxygène à cette altitude n’explique ce sentiment euphorisant ? A moins que ce ne soit beau, tout simplement... On dit parfois que la nature imite l’art. Mais la nature serait-elle en capacité de s’imiter elle-même ?... Retournez vos copies, prenez vos stylos, vous avez quatre heures... Pile poil la durée nécessaire pour arriver à la frontière en trois temps : Retour sur la terre ferme en bateau, taxi pour regagner la gare routière, bus le long du lac jusqu’au checkpoint frontalier.
« Bonjour, j’ai besoin de deux coups de tampon sur mon passeport pour continuer ma route, s’il vous plait ! - Pour deux coups de tampon, le tarif c’est une heure trente d’attente ! » A quand un accord de libre-circulation des touristes entre les deux pays ?... La contrepèterie veut qu’il soit difficile d’arriver à pied par la Chine... Soit. Mais sache que pour la Bolivie, il n’y a pas de contrepèterie et que c’est l’inverse ! Pas d’autre choix que d’y entrer à pied en provenance du Pérou ! Après être descendu du bus, on fait la queue pour passer devant le gentil douanier au bureau d’immigration péruvien. Et hop, un tampon de plus... contrairement à la femme de Macron qui n’en met plus depuis bien longtemps ! Là, on traverse la frontière à pied et, avant de pouvoir remonter dans notre bus, on refait une nouvelle fois la queue pour passer cette fois-ci devant le méchant douanier bolivien qui extorque à tous les touristes à têtes de pigeons une taxe d’entrée sur le territoire qui n’existe officiellement pas. Pas de taxe, pas de chocolat, tu rentres pas ! « Attention monsieur, vos poches débordent... » Bienvenue au pays de la corruption, bienvenue au pays le moins stable du monde ! Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les chiffres qui parlent. Oui, c’est comme ça, les chiffres me parlent... Attends, je sors ma casquette d’expert géopolitique et je t’explique : En fait, depuis son indépendance proclamée en 1825, la Bolivie a connu pas moins de cent quatre-vingt-treize coups d’état. Record incontesté toute catégorie, champion du monde ceinture WBA, WBC, WBO, WRC ! « Le général Tapioca va-t-il se faire renverser par le général Alcazar ? » Pour le savoir, je t’invite à te plonger dans le meilleur ouvrage géopolitique sur le sujet : Tintin et les Picaros !
Bref, après ce cours de logistique niveau Master 1 pour savoir comment traverser une frontière, nous voilà en Bolivie et plus précisément à Copacabana, petite station balnéaire qui n’a rien à voir ni avec la chanson, ni avec la plage de Rio du même nom. Là, d’emblée, un truc nous saute aux yeux : J’aurais cru que la Bolivie était plus... bolivienne que ça ! Sur les rives du Titicaca, on a vraiment la sensation d’avoir la mer Égée face à nous, tant le bleu éclatant des flots tranche avec la verdure de type méditerranéen des collines. Y’a pas qu’la mer dans la vie, y’a le lac Titicaca aussi ! C’est tout pareil mais sans les vagues, sans le sel et sans les requins !... Là, tu pivotes de cent quatre-vingts degrés pour te retrouver maintenant face à Copacabana et tu découvres qu’on t’a menti. La Bolivie ? Que nenni ! Bienvenue en Jamaïque ! Ambiance rastafari, musique reggae et bars psychédéliques où la fête doit battre son plein chaque soir dans un nuage de fumée cannabiséenne... Ils les ont planquées où les vieilles mamies avec leurs longues tresses et leurs chapeaux chola ? Ils sont où nos amis les lamas ?
Pas grave, un trempage des arpions dans le lac et un bout mangé sur le pouce plus tard, on est déjà installé dans notre bus number two pour un nouveau cours intensif de logistique, cette fois-ci dédié aux transports. En arrivant à Tiquina, nous sommes en effet confrontés à l’énoncé du problème suivant : « Vous êtes dans un bus. Devant vous, un détroit de sept cents mètres qu’il vous faut impérativement franchir pour gagner la rive opposée. Que proposez-vous ? » D’instinct, mes lointains souvenirs d’université m’orientent aussitôt vers la construction d’un pont. Ce ne sera toutefois pas la réponse à privilégier, l’examinateur me retoquerait pour une question de coût. Ben oui, rappelle-toi que nous sommes en Bolivie ! Je crois que je vais plutôt répondre qu’il convient de mettre en place un ferry pour assurer la traversée... Perdu ! Pas assez de fond ! La nage ? Pas possible avec un bus sous le bras ! Finalement, c’est la solution débrouille locale qui remporte les suffrages de la CSTCBPTR, la Commission de Sécurité des Transports en Commun Boliviens Pas Trop Regardante : Le bus doit être chargé sur un bateau à fond plat. Euh, réflexion faite, bateau est un bien grand mot. Il s'agit de radeaux brinquebalants faits de bric et de planches de bois ! Par sécurité, les piétons, alias nous, ne restent pas à bord du bus et traversent sur une coquille à noix tout en profitant du spectacle du bus en train de danser dangereusement la Macarena sur les vagues avec nos sacs à bord. Juste pour rire, j’aimerais bien connaître le nombre de bus qui ont fini au fond de l'eau... Allez, pas de séance baignade pour notre bus, on peut donc reprendre notre chemin de croix pour trois nouvelles heures de route...
Une longue sieste plus tard, nous entrapercevons enfin le bout du tunnel ! Bienvenue à La Paix, ou plutôt « La Paz » en espingoin, même si le véritable nom de la ville est en réalité « Nuestra Señora de La Paz », soit « Notre-Dame de la Paix ». Si on n’est pas trop une patate pourrie en géographie, on a plutôt tendance à penser que La Paz est la capitale de Bolivie. Et pourtant, c’est à moitié faux,... et donc à moitié vrai aussi. Sucre est en réalité la capitale officielle selon la constitution car c’est dans cette ville que règne le pouvoir judiciaire, tandis que les sièges des pouvoirs exécutif et législatif se trouvent bien à La Paz, considérée donc de fait comme la capitale administrative du pays. Certainement que les boliviens se sont dit qu’une seule capitale, ça faisait un peu cheap ! « Ah, tiens, ce serait cool d’avoir deux capitales, non ? » Ouais ben ça nous embrouille votre truc. Car au petit bac, on fait comment ?
Bon, commençons notre présentation de la ville par la géographie. Là, c’est bien simple, il n’y avait pas pire comme endroit pour fonder une cité ! L’endroit est une énorme cuvette entourée de montagnes culminant à plus de six mille mètres d’altitude et sur lesquels la ville déploie ses immenses tentacules en déjouant les lois de la gravité. A côté, Grenoble, c’est un morveux de deux ans qui fait encore caca dans sa couche ! Imagine, il y a plus de mille mètres de dénivelé entre les quartiers du bas et ceux du haut ! C’est donc bien simple, il n’existe ici aucune rue sans une pente à deux chiffres. Chaque déplacement constitue une épreuve des jeux olympiques, et deux cents mètres sur un plan peuvent se transformer en plus de vingt minutes de marche haletante, surtout à cette altitude. Avec une telle géographie, La Paz a évidemment une place de choix dans le Guinness des records avec en vrac et toutes catégories confondues : Capitale la plus haute du monde, aéroport international le plus élevé, mais aussi le stade de foot le plus en altitude agréé par la FIFA. L’ambiance, maintenant... Bon, la réputation de la ville fait aussi peur que le titre d’un reportage « Enquête exclusive » présenté par Bernard de la Villardière. Drogue, criminalité et pauvreté : Les dessous de La Paz. Inutile de brûler un cierge pour nous : L'amour du risque avec Jonathan et Jennifer nous fera rester sagement dans des zones bien ciblées. On devrait normalement repartir d’ici sans trop de dégâts... Les transports, enfin... Figure-toi que pour relier les différents quartiers les uns aux autres, il y a certes des bus mais depuis 2014, ce n’est ni un tramway, ni un métro mais bien un réseau de téléphériques qui traverse le ciel de la ville. Oui oui, des œufs comme à Valfréjus l’hiver dernier !
Bref, une ville grouillante et atypique... On va se plaire, ici ! En tout cas, encore un endroit idéal pour continuer à peaufiner notre acclimatation à l’altitude avec deux nuits supplémentaires à passer à trois mille six cents mètres, au York B&B. Le quartier de notre hôtel, justement, est très sympa, jeune et animé ! Bon, pas ce soir car aujourd’hui, c’est férié, c’est la fête des morts et tous les boliviens sont dans les cimetières à se goinfrer de barbapapas et à faire voler leurs cerfs-volants. Du coup, on galère même pour trouver un resto où manger ce soir. On échoue finalement dans un boui-boui qui propose un menu complet à huit bolivianos, soit un euro ! Mmmmm les bonnes boulettes de viande ! Elues saveur de l’année 2017 en Bolivie ! Bon, et bien nous n’avons plus qu’à digérer tout ça et nous aurons rempli toutes les missions de cette journée de transition ; trait d’union entre le Pérou et la Bolivie, entre hier et demain... De toute façon, demain est une autre aventure... | | | Salut Franck, J'ai enfin rattrapé mon retard ! Je ne vais pas te complimenter sur certaines de tes photos dignes d'un pro (comment t'as fait   !!) ou sur tous les moments de franche rigolade qu'on passe en te lisant, sinon tu vas prendre le melon  ! Quand même, Bravo pour la qualité d'écriture, on ressent les multiples relectures pour arriver à ce résultat !!! Vu le rythme de croisière, je comprends à présent pourquoi Sandrine ne vous a pas suivis, elle qui a préféré renoncer lors de la montée sableuse de Horseshoe bend !! D'ailleurs, j'ai hâte de lire ton carnet us de 2013...
Au fait, l'île Uros Khantati et la petite île de Christina et Victor ne m'a pas l'air bien plus authentique que les "autres" Uros de TO pour chinois  . Me trompe-je ? Faut dire qu'à 50 € par personne, avec au moins 4 personnes par nuit, ce cher Victor gagne en 2 jours, ce que le Péruvien moyen gagne en 1 mois !!! Ca doit faire bien longtemps qu'il ne fait plus qu'entretenir son île authentiquement artificielle, ou artificiellement authentique, et on ferait bien pareil à sa place  ! Est-ce que vous le referiez, ou vous partiriez plutôt sur une île en dur (abordé récemment sur un autre topic) ? | | | Salut Franck, J'ai enfin rattrapé mon retard ! Je ne vais pas te complimenter sur certaines de tes photos dignes d'un pro (comment t'as fait   !!) ou sur tous les moments de franche rigolade qu'on passe en te lisant, sinon tu vas prendre le melon  ! Quand même, Bravo pour la qualité d'écriture, on ressent les multiples relectures pour arriver à ce résultat !!! Vu le rythme de croisière, je comprends à présent pourquoi Sandrine ne vous a pas suivis, elle qui a préféré renoncer lors de la montée sableuse de Horseshoe bend !! D'ailleurs, j'ai hâte de lire ton carnet us de 2013...
Au fait, l'île Uros Khantati et la petite île de Christina et Victor ne m'a pas l'air bien plus authentique que les "autres" Uros de TO pour chinois  . Me trompe-je ? Faut dire qu'à 50 € par personne, avec au moins 4 personnes par nuit, ce cher Victor gagne en 2 jours, ce que le Péruvien moyen gagne en 1 mois !!! Ca doit faire bien longtemps qu'il ne fait plus qu'entretenir son île authentiquement artificielle, ou artificiellement authentique, et on ferait bien pareil à sa place  ! Est-ce que vous le referiez, ou vous partiriez plutôt sur une île en dur (abordé récemment sur un autre topic) ?
Salut Guillaume ! Pas de melon à prendre  , c'est surtout un encouragement pour continuer car comme tu le pressens, ça prend beaucoup de temps... Pour Sandrine, comme tu dis, ça ne lui plairait pas ; ce n'est pas fait pour elle... ou elle n'est pas faite pour ça !  Pour mon carnet de 2013, il est en ligne sur mon blog. Tu devrais te marrer à le lire ! Enfin, pour les uros, si c'était à refaire, ce serait la seule journée pour laquelle je ferais autrement. Le seul intérêt par rapport aux îles à chinois, c'est qu'il n'y avait pas de chinois ! On y était presque seuls... Mais du coup, c'est cher pour ce que c'est... J'opterais pour une île en "dur"... A+ Franck | | | Pour mon carnet de 2013, il est en ligne sur mon blog. Tu devrais te marrer à le lire !
J'ai juste regardé quelques photos, en me forçant pour ne rien lire, pour bien profiter de l'ambiance à partir du début. J'ai juste vu qu'on avait eu quelques idées identiques assez originales pour un premier road-trip : Little Wild Horse Canyon, Little Egypt, Goblin Valley... Alleeeez, j'attaque !! A+ PS : t'es un ardennais fan de l'OM ?!? Et Metz ou le stade de Reims, alors ?? Tout compte fait, c'est bien l'OM   , à jamais les premiers..., tant que c'est pas ces %*!?&#* du PSG  ! | | | Ouaip ! Allez l'OM !  En tant qu'ardennais, je suis bien évidemment aussi pour Sedan (même si ce n'est pas top ces dernières années...) Bonne lecture pour mon carnet de 2013, tu me diras ce que tu en penses... A+ Franck | | | 3 novembre La Paz de deuxBonjour et bienvenue à La Paz, ville de dingo à plusieurs points de vue ! Tu as bien fait de pousser la porte de notre agence touristique aujourd’hui car j’ai tout un panel d’activités loufoques à te proposer ! Par exemple, pourquoi ne prendrais-tu pas des remontées mécaniques pour aller te perdre dans le marché le plus haut au monde ? Ou alors, serais-tu plutôt tenté de prendre un vieux camion Dodge bariolé pour te rendre à un canyon digne de l’ouest américain en pleine ville ? A moins que ton cœur ne balance pour une session de shopping pour t’acheter une peluche de lama que tu pourras enterrer sous ta prochaine maison ? « Tu bluffes Marconi ! » Ben non, il n’y a pas de mention inutile à barrer dans tout ce que je propose, tout ça est carrément possible à La Paz et je m’en vais de ce pas te le prouver ! Playmobil, en avant les histoires !
On commence tranquillement notre tour du proprio avec les rues Linaraes, Jimenez et Sagarnaga qui représentent le centre névralgique et touristique de la ville. Souhaiterais-tu rapporter dans ta besace des petits cadeaux-souvenirs pas chers à ta collègue sexy des ressources humaines ?... Si oui, c’est bien là qu’il faut venir te soulager le porte-monnaie : Artisanat made in Jessépahou, négociations plutôt faciles, ambiance pas prise de tête... Et tout ça situé juste à côté du mercado de las brujas, le marché aux sorcières, où tu vas cette fois-ci pouvoir combler ton collègue chelou de la compta ! On entre ici dans le domaine de l’étrange, de la superstition et du chamanisme : Potions miracle, amulettes, extraits de bave de grenouilles, poudres de perlimpinpin,... Tu as un problème, un souhait, une infection, une inquiétude, un amour perdu que tu aimerais retrouver ? Ici, chaque maux a son remède ! D’ailleurs, si tu veux faire une blagounette à ton boss, pourquoi ne pas lui ramener comme souvenir une poudre magique qui lui vissera le joufflu sur les toilettes pendant quelques temps ? Bon, ok, le nom « Ochiotte » sur le paquet risque de lui mettre la puce à l’orifice... En tout cas, toi, Linda, tu vas être comblée car j’en connais un qui devrait régler assez facilement ses problèmes de turgescence chronique avec tout ce qu’on trouve ici !... Bon, pendant que mon frère recherche sur Google ce que signifie « turgescence », je vais en profiter pour acheter une belle peluche de lama pour mes filles !... « Euh, pardon ma p’tite dame, sauriez-vous par hasard me dire pourquoi vos peluches dégagent une odeur de putois putréfié comme ça ? » Ben oui, mon bon monsieur, c’est tout simplement que ces peluches n’en sont tout simplement pas ! « Fœtus de lama, qui veut un beau fœtus de lama bien dodu ? J’en ai pour tous les goûts, de toutes les tailles, de tous les âges et de toutes les couleurs ! » Et oui, ce sont des centaines de fœtus de lamas qui pendent macabrement ici à ces crochets au-dessus de nos têtes ! Là, les gars, ils ont oublié de prendre leur remède miracle contre la connerie, c’est pas possible ! « Et sinon, vous auriez de la poudre magique contre les mauvaises odeurs ? » Apparemment, la coutume voudrait que chaque famille enterre un fœtus de lama sous sa maison juste avant sa construction pour que la déesse de la terre mère Pachamama donne sa bénédiction et assure la protection de l’habitat et de ses futurs occupants. Logique. Notre trèfle à quatre feuilles, en quelque sorte, mais en moins facile à transporter... Quoique, en pendentif, un fœtus de lama, ça pourrait faire son effet, non ? Bon ok, après le string léopard et les films d’Onteniente, se balader avec un fœtus de lama autour du cou est le truc le plus beauf qui existe sur terre mais on va passer un deal : Tu essaies et tu viens me dire si ça t’a rendu heureux. On fait comme ça ?
On déambule ensuite au gré des marchés qui déversent leurs marchandises dans presque toutes les rues. C’est d’ailleurs impressionnant de voir dans une mégalopole de cette taille, qui plus est capitale, des femmes en tenues traditionnelles avec robes multicolores, châle en alpaga, chapeaux melon et bottes de cuir, vendre à même le sol trois citrons, vingt haricots verts et huit tomates... Femmes qui, pour la petite histoire, ne souhaitent pas figurer sur la liste de mes nombreuses conquêtes puisqu’elles se cachent pudiquement le visage dès que je braque mon gros appareil dans leur direction, même en leur demandant poliment... « Ben quoi, il vous fait peur mon gros appareil ? »
Nous survolons maintenant la ville de La Paz à bord d’un immense téléphérique. Je répète : Nous survolons maintenant la ville de La Paz à bord d’un immense téléphérique. Ceci n’est pas un exercice !... Encore un truc à La Paz qui n’a pas volé sa place dans le livre des records. Onze lignes, trente-neuf stations et trente-deux kilomètres de réseau entre trois mille six cents et quatre mille cent mètres d’altitude. Mais pour quelles raisons tout ce réseau digne des Portes de soleil a-t-il été conçu ?... Pour désengorger la circulation et réduire les temps de trajet, pardi ! En plus, c’est écologique, moins coûteux que la construction d’un métro et ça constitue même une attraction touristique originale. La preuve, nous nous acquittons de trois bolivianos chacun pour un long tour de manège proposant une vue incroyable sur l’immensité de la ville. Et pour le même prix, tu passes juste au-dessus d’un immense quartier constitué d’immeubles rectilignes où les habitants ne sont pas très polis. Pas un ne répond à nos signes amicaux de la main. Bon, ok, ils sont tous morts, mais quand même ! Bienvenue dans le plus grand cimetière vertical au monde ! Ce qui me marque le plus dans ce téléphérique, c’est qu’il est hyper moderne en comparaison des quartiers qu’on survole et pour lesquels les routes sont encore en terre battue et les habitations un peu crasseuses... Tout en contraste !
Et sinon, il débouche où ce téléphérique de la ligne Roja ?... Mon premier est la douzième lettre de l’alphabet. Mon second est un instrument à cordes qui ressemble à un violon. Mon tout est la ville de plus de cent mille habitants la plus élevée au monde et qui surplombe La Paz. Si tu as la bonne réponse... et ben c’est bien !!! En arrivant, on prend d’assaut l’un des plus grands marchés d’Amérique latine où il est possible de trouver absolument tout ce que tu recherches, chaque stand ayant sa spécialité : Stand de papier WC, stand de pièces auto, stand de pommes de terre, stand de paillassons, stand de vaisselle en plastique, sans oublier de nouveau nos fameux stands de fœtus de lamas,... Aucun gringos, marché authentique et odeurs de graille garantis ! Bon, les marchés, c’est bien, mais les marchés, on en a plein les jambes ! Du coup, un p’tit coup d’œil à la vue et on redescend à pied jusqu’à la plaza San Francisco descente pendant laquelle on a la possibilité, soit de déposer plainte pour harcèlement sexuel, soit de se trouver une nouvelle femme ! « Mi amor ! » « Te quiero ! » « Mi amor ! » Pas froid aux yeux les petites boliviennes ! On profite aussi de ce temps mort pour une minute restauration... Bon, comment dire... Disons que tu sens que la gastronomie n’est pas réellement au cœur des préoccupations locales. Les mecs s’envoient quotidiennement de grandes plâtrées de riz agrémentées de pommes de terre et accompagnées d’un peu de viande, panée et bien sèche si possible. « Ben mes coco, va falloir patienter encore un peu pour l’obtention de cette première étoile !
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