Bonjour Laeka,
Poussé par un besoin de partir voir, vivre autre chose, quand il devient nécessité, ne peut pas être occulté "oui mais, le travail, la famille, les habitudes... " basta !
Suis ton envie, vis enfin pour toi !
En 1991, las de cette façon de vivre sur des rails que nous n'avions pas choisis, nous avons pris un billet d'avion pour la Casamance, optant pour un voyage de contacts et d'échanges. Nos seules références là-bas était un numéro de téléphone de la fédération des campements villageois.
Poussés par cette volonté de vivre autre chose, et surtout à l'échelle humaine, nous avions choisi les hébergements en campements ruraux. Et là nous n'avons pas été déçus : le lendemain de notre arrivée sur le 1er campement, nous étions en récolte de riz avec les villageois, les jours suivants, nous nous sommes laissés piloter par un villageois qui nous a emmenés visiter les infrastructures existantes nous expliquant aussi l'organisation sociale du village. Puis nous sommes partis vers d'autres campements, partout le même constat : devant une immense pauvreté, des potentiels ne demandaient qu'à être exploités à travers une valorisation des ressources, y compris humaine.
Alors, pour répondre à leurs demandes d'aides (essentiellement financières), nous leur avons montré les potentiels locaux puis avons mis en route avec les responsables d'activités rurales des sensibilisations à l'auto-développement.
Bien sûr, nous avons suivi des formations et aujourd'hui, étant passés par cette école de la vie en vivant avec eux, souvent chez eux aussi, notre épanouissement est tel que je considère avoir perdu beaucoup de temps avant ce premier voyage. Mais crois-moi, ainsi engagée avec mon compagnon, non seulement je ne regrette rien mais espère que tout le monde trouve ce vrai bonheur en suivant simplement ses propres envies qui deviennent impératives à un moment donné.
Ne passes pas à côté, ce serait dommage !
Je suis prête à partager ce grand bonheur qui enfin m'a aidée à trouver ma place dans ce monde !
Petit hic : les retours en
France après missions, empreints de nostalgie en attendant le prochain départ.
Geli