| Au pays des gorilles de montagne, retour d'un voyage "épique" Plumini · 1 février 2020 à 19:17 · 379 photos 143 messages · 27 participants · 13 757 affichages | | | | À: Rotsaka · 3 février 2020 à 12:07 Re: Au pays des gorilles de montagne, retour d'un voyage "épique" Message 21 de 143 · Page 2 de 8 · 1 571 affichages · Partager D'après ce que j'ai lu le self drive est facile au Rwanda, un peut plus compliqué en Ouganda, mais surtout l'état du parc locatif qui freine pour l' Ouganda. Sur certain carnet c'est panne sur panne et quand tu n'as qu'un nombre limité de jours ça plombe vite un voyage | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Rotsaka · 3 février 2020 à 12:33 Re: Au pays des gorilles de montagne, retour d'un voyage "épique" Message 22 de 143 · Page 2 de 8 · 1 568 affichages · Partager Je ne sais pas bien pourquoi il y a tant de prévention à faire du self drive aussi bien au Rwanda qu'en Ouganda. Les 2 pays le permettent et au Rwanda c est vraiment facile. Les pistes en latérite deviennent de vraies patinoires quand elles sont humides mais c est le cas partout et avec un bon véhicule, de bons pneus et une conduite adapté, normalement c est gérable.
Si tu connais un loueur de 4x4 sérieux, avec des voitures bien entretenues et pas trop vieilles, je suis preneuse. | | | À: Ticapi · 3 février 2020 à 13:01 Re: Au pays des gorilles de montagne, retour d'un voyage "épique" Message 23 de 143 · Page 2 de 8 · 1 559 affichages · Partager Europcar et AZ Impex pour le Rwanda | | | À: Auroretrips · 3 février 2020 à 21:24 Re: Au pays des gorilles de montagne, retour d'un voyage "épique" Message 24 de 143 · Page 2 de 8 · 1 509 affichages · Partager Bonjour Aurore,
J'espère que vous aurez un magnifique voyage pour votre anniversaire :-)
Personnellement, je ne m'inquiéterai pas pour la conduite en self-drive. Le Rwanda a un réseau routier extrêmement bien développé (meilleur que dans certaines parties d' Europe de l'ouest). Les routes sont belles et sans nids de poule et nous avons apprécié la signalisation claire.
Nous avons croisé une famille d'australiens à Nyungwe qui avaient loué un RAV4 à Kigali et franchement la voiture était nickel (extérieur et intérieur).
La seul point c'est quand il pleut, les pistes peuvent être de vraies patinoires (c'est vrai aussi pour d'autres pays) et nous avons rencontré des éboulements sur la route entre Nyungwe et le Lac Kivu.
Malgré ceci, avec du recul, nous pensons tous les 2 (pas seulement moi  ) que nous aurions vraiment pu faire ce voyage en self-drive avec 4x4.
Belle soirée
Esther | | | À: Max68 · 3 février 2020 à 21:30 Re: Au pays des gorilles de montagne, retour d'un voyage "épique" Message 25 de 143 · Page 2 de 8 · 1 509 affichages · Partager Venez, venez, la Toyota est grande :-)
J'ai lu votre carnet avec envie l'automne dernier. La liberté du self-drive... A cette époque, nous nous étions déjà engagé auprès du TO pour un chauffeur/guide.
Merci pour les photos :-)
Le jour 4 est encore assez mouvementé, après cela se calme ;-) | | | À: Plumini · 3 février 2020 à 23:06 · Modifié le 3 fév. 2020 à 23:39 Re: Au pays des gorilles de montagne, retour d'un voyage "épique" Message 26 de 143 · Page 2 de 8 · 1 492 affichages · Partager Jour 4 :
Ce matin, nous avons de nouveau rendez-vous à 6h30 avec Ronnie. Mais, avant de le retrouver, il y a de l’action au petit déjeuner. Un énorme babouin a réussi à se soustraire à la surveillance des gardes et le voilà qu’il saute sur la terrasse du restaurant et s'enfuit vers la piscine un garde à ses trousses 
A 7h00, on retrouve le guide rwandais d’hier pour la matinée et on part pour un nouveau safari-photo. Initialement, nous aurions dû traverser le parc du sud au nord et sortir par le nord. Ceci, nous aurait permis de voir cette partie du parc inconnue. Maintenant, avec le phare cassé, Ronnie est inquiet de se faire coller par la police, qui est, apparemment, très stricte. Du coup, au lieu d’une journée entière de safari, le plan est de rester dans le parc jusqu’à 11h00 et dormir à Kigali car un de ses amis lui a trouvé quelqu’un pour réparer la voiture...
Ce matin encore, nous retournons vers les rives des lacs du sud. C’est un peu le jour des babouins... il semble y’en avoir partout ! Des grands, des moins grands et des petits, pleins de petits. On croisera, pour notre grande joie, la route d’une famille d’éléphants 
On se retrouve à 3 voitures à admirer les éléphants, on est loin de la cohue que l‘on peut parfois trouver au Kruger lorsqu'un des big 5 fait son apparition. On trouve quand même que Ronnie est un peu trop près des éléphants... on est pas hyper confortables... et ce qui devait arriver, arriva... L’ado du groupe nous charge, cela fait rire les guides, mais ils rient moins lorsque la mère fait de même... Ronnie recule à toute vitesse et nous, on ne rit pas du tout... on ne plaisante pas avec les éléphants! Heureusement qu’il n’y avait pas de voiture qui bloquait la route derrière nous 
Quelques antilopes et oiseaux colorés nous accompagnent sur notre chemin du retour. On dépose notre guide au headquarter et, il est 10h00, lorsqu'on repart en direction de Kigali.
A Kayonza, on bifurque sur Kigali et on s’arrête dans une banque pour changer des dollars en francs rwandais. Étant donné qu’il nous reste 5 jours au Rwanda, on souhaite changer 150 dollars (avec du recul c’était un peu trop). On avait lu sur les forums que les billets de USD 100.- et de USD 50.- avaient un taux de change identique et bien meilleur que les dénominations plus basses. On va donc à la banque avec 1 billet de 100.- et 1 billet de 50.-, mais voilà que le taux de change est différent est moins bon pour le billet de 50.- ??? Ronnie essaie de discuter avec l’employé pour qu’il nous fasse le même taux, mais celui-ci refuse, nous repartons alors avec nos dollars, sans francs rwandais... 
Une vingtaine de minutes plus tard, on s’arrête manger à l’hôtel Dereva à Rwamagana. Après avoir passé nos affaires aux rayons X, on peut rejoindre le restaurant. L’accueil y est chaleureux, c’est la première fois depuis Kigali qu’on nous parle en français. Le buffet est excellent et nous mangeons des plats typiques (ugali, matooke), un vrai régal! A la fin du repas, on entend le tonnerre qui gronde. On est bien contents de ne plus avoir de piste à faire et de rouler sur du bitume. Et pourtant...
Quelques minutes après être partis... une goutte, puis deux et c’est le DÉLUGE !!! Des rideaux d’eau tombent littéralement du ciel! On n'y voit rien, tout devient blanc et un vent à décorner les boeufs s’est levé. On est en pleine tempête. Les joints, quelque peu poreux, laissent rentrer l’eau à l’intérieur de la voiture et on se serre au milieu. Je ne suis pas du tout rassurée et j’aimerais bien qu’on s’arrête, malheureusement la route ne le permet pas. On continue donc à rouler à moins de 20 km/h... jusqu’à ce qu’un arbre nous arrête à nouveau ! 😳
Mais cette fois-ci, il est en travers de la route ! Le vent l'a déraciné... Nous sommes les premiers sur les lieux. Ronnie semble décidé à faire quelque chose, on sort donc les ponchos du sac à dos. Je donne le mien à Ronnie et, mon ami et lui sortent sous une pluie battante pour dégager l’arbre de la route.
Les pantalons sont trempés plus vite que le temps qu’il ne faut pour l’écrire... Ronnie sort le même câble qu’hier et ils accrochent l’arbre à la voiture. Ronnie revient et recule la voiture. Après quelques minutes, l’arbre est poussé et on peut passer, la voie de gauche est dégagée. Le temps de ranger le câble, une file de voitures nous dépasse en klaxonnant, les gens sont contents de poursuivre la route... jusqu’au prochain arbre!!!
Et rebelote, les 2 ressortent sous la pluie, poussent l’arbre et on avance. Et comme dit le dicton « il n’y a jamais deux sans... huit😳 » Après avoir réussi à déplacer les 3 premiers arbres, le moteur de la Toyota est en surchauffe. Les arbres 4, 5 et 6 sont à quelques mètres les uns des autres et le 4e est bien trop grand. Les habitants du coin sortent leurs haches, grimpent sur les troncs et commencent à les couper! Heureusement aucun blessé!
Après une heure, la route est dégagée, les arbres 7 et 8 ont, quant à eux, été dégagés par les personnes bloquées en sens inverse. Une file immense s’est formée sur les 2 voies de circulation. Comme nous sommes dans les premiers, nous arrivons à passer assez rapidement. Ouf!
Nous arrivons à l’hôtel 5 to 5 à Kigali vers 15h30. Cette fois, notre chambre donne sur l’autre côté de la colline et elle est bien plus spacieuse. Surtout la salle de bain. On se demande ce qu’on a fait pour mériter cet upgrade ;-)
On se repose un peu et on descend prendre l’apéro sur la terrasse vers 18h00. Délicieux jus d’ananas frais pour moi pour l’équivalent de 3.- francs suisses. La bière est, quant à elle, deux fois moins chère...Souper à l’hôtel et on va se coucher tôt. demain, une longue journée de route nous attend.
| | | À: Plumini · 4 février 2020 à 6:26 Re: Au pays des gorilles de montagne, retour d'un voyage "épique" Message 27 de 143 · Page 2 de 8 · 1 475 affichages · Partager Bonjour Le voyage continue à être plein d'imprévus  . C'est ce qui fait sans doute le charme des voyages. Mais entre le chauffeur pas très pro, la voiture pas au top et la météo qui s'y met....heureusement que la suite sera un peu plus calme! Muriel | | | À: Plumini · 4 février 2020 à 16:15 Re: Au pays des gorilles de montagne, retour d'un voyage "épique" Message 28 de 143 · Page 2 de 8 · 1 424 affichages · Partager Bonjour Esther, Je me permets de monter en marche et de prendre une toute petite place à l'arrière du 4X4 Super début de carnet, bien que mouvementé. Merci aussi pour les très belles photos. jean Luc | | | À: Plumini · 4 février 2020 à 16:37 Re: Au pays des gorilles de montagne, retour d'un voyage "épique" Message 29 de 143 · Page 2 de 8 · 1 419 affichages · Partager Bonjour Esther,
Merci pour ce récit très vivant et très bien illustré.
Les piafous colorés sont un rollier à longs brins et un guêpier nain (si moins nain et si photo prise en altitude, ce que l'on ne peut savoir d'après la photo, on pourrait hésiter avec un guêpier montagnard, mais il n'a pas la réglementaire tache blanche de la joue).
Bonne continuation (que nous attendons tous !)
BL | | | À: Plumini · 4 février 2020 à 19:11 Re: Au pays des gorilles de montagne, retour d'un voyage "épique" Message 30 de 143 · Page 2 de 8 · 1 399 affichages · Partager Bonjour, Fantastique récit que vous nous conter la. J'envisage de partir avec ma famille en 2022 au Ruanda et bien sur pour y découvrir le pays et voir les gorilles. J'ai vu que les prix étaient exorbitants  d'ici là, peut être que les prix auront évolués.... en bien :-) Je me réjouis de continuer à vous lire et ainsi permettre au restant de ma famille d'en savoir un peu plus sur ce magnifique pays. Merci du partage. | | | À: Plumini · 6 février 2020 à 7:13 Re: Au pays des gorilles de montagne, retour d'un voyage "épique" Message 31 de 143 · Page 2 de 8 · 1 340 affichages · Partager Maintenant, avec le phare cassé, Ronnie est inquiet de se faire coller par la police, qui est, apparemment, très stricte. Du coup, au lieu d’une journée entière de safari, le plan est de rester dans le parc jusqu’à 11h00 et dormir à Kigali car un de ses amis lui a trouvé quelqu’un pour réparer la voiture...
Pas cool, Ronnie aurait pu se debrouiller pour faire réparer le phare le soir. Mais, j'ai l'impression que travailler n'est pas trop son truc. 
De plus, je le trouve bien inconscient, un arbre aurait pu tomber sur votre voiture... Prendre cette route dans ces conditions... | | | À: Plumini · 6 février 2020 à 12:51 Re: Au pays des gorilles de montagne, retour d'un voyage "épique" Message 32 de 143 · Page 2 de 8 · 1 312 affichages · Partager Entre les sables d’ Oman, le Road trip en Alaska, celui au sud Lipez, on trouvera un peu de temps pour suivre les grands singes ! Bien que si j’ai bien lu le tarif, l’affaire est vite réglée pour moi... Me restera les photos... J’embarque ! Mais, po trop confiance dans le chauffeur et le véhicule 😱 | | | À: Plumini · 8 février 2020 à 21:56 Re: Au pays des gorilles de montagne, retour d'un voyage "épique" Message 33 de 143 · Page 2 de 8 · 1 244 affichages · Partager Jour 5
Attention Spoiler ! Pas de tuile avec la voiture aujourd’hui! 😅.
Après un nouveau petit déjeuner toast-avocats, on retrouve Ronnie à 9h00 à la réception. Il nous explique qu’il n’a pas complètement réussi à faire réparer la voiture car c’était trop cher. Ok... bon au moins les phares de gauche sont réparés. On ne sait pas trop ce qu’il veut nous dire... De notre côté, on craint quand même un peu cette traversée du Rwanda, on se demande quel pépin va nous arriver avec la voiture.
Avant de se mettre en route, on passe au bureau de change où l’on obtient le même taux pour le billet de 100.- et de 50.- dollars. Puis, à la banque pour essayer de retirer des dollars pour verser à Ronnie maintenant qu’on a reçu l’argent en retour. Impossible de retirer directement des dollars US, on doit retirer des francs rwandais au distributeur, puis, passer au bureau de change les convertir en USD. On renonce car cela nous ferait trop de frais.
On passe encore à la pharmacie car de « voix de casserole », je suis passée à « plus de voix ». Et, on commence à être à court de pastilles pour la gorge. On prend également du sirop pour la toux car malheureusement elle s’est aussi invitée... et ça nous inquiète car le premier tracking des gorilles est dans une semaine jour pour jour!
Avec tout cela, on quitte Kigali à 10h30... bien trop tard pour moi...
Le Rwanda porte bien le surnom de « Pays aux 1000 collines » car le paysage est très vallonné et la route ne fait que de monter et de descendre (et de tourner). Les rizières laissent bientôt place aux plantations de thé. Il y a énormément de monde qui marche au bord de la route et nous sommes agréablement surpris de découvrir un pays vraiment très propre.
Arrêt à Buye (anc. Butare) pour le repas de midi. On commande des spaghettis aux légumes qui arrivent 50 minutes plus tard. Vers 14h30, on reprend la route pour le parc de Nyungwe, connu pour ses primates et ses oiseaux endémiques du rift Albertin. On s’arrête en route faire quelques photos de plantations de thé.
Avant d’arriver vers le parc, Ronnie nous dit de ne pas prendre peur mais que du fait de la frontière proche avec la RDC, l’armée y est très présente. Nous n’avons rien à craindre, la seule chose est de ne pas prendre en photo les militaires. Deux minutes plus tard, on voit un énorme véhicule blindé venir en sens inverse. Et Ronnie qui lance « qu’est-ce que je vous disais... »
On doit traverser le parc pour aller à Gisakura où se trouve notre logement pour la nuit. Nous pensions pouvoir faire soit une courte balade avant d’aller à la guesthouse, soit au moins s’arrêter observer les animaux... mais pas vraiment... D’ailleurs, à la base, nous devions dormir vers Uwinka, où se trouve le HQ du parc et d’où partent la majorité des sentiers.
En arrivant à Nyungwe, nous voyons rapidement quelques babouins, assis au bord de la RN6 qui traverse le parc. Puis, des Cercopithèques de l’Hoests ou singes des montagnes. Nous sommes ravis et souhaitons évidemment les prendre en photos. Mais là, Ronnie est mal à l’aise et nous dit de nous dépêcher à cause des militaires. Pourtant, il n’y en a pas dans les parages. En revanche, il est vrai que tous les kilomètres, kilomètres et demi, il y a 3-4 militaires en patrouille avec des mitraillettes.
Puis, nous voyons un grand groupe de colobes d’Angola avec leur magnifique manteau noir et blanc et leur tignasse blanche. Là, de nouveau Ronnie ne veut pas s’arrêter pour les prendre en photo. Il ralentit seulement. Pourtant, c’est bien, entre autres, pour eux que nous sommes venus... Il nous dit que de toute façon on en verra en Ouganda à Bigodi. Euh, ouais seulement que certes ce sont des colobes, mais pas de la même espèce (!). Exaspérée par ce manque de connaissance (ou de respect envers nous, je lui laisse le bénéfice du doute), je lui fais remarquer qu’ils ont beau avoir une robe noire et blanche, ils ne se ressemblent pas. Entre nous, on trouve aussi que ceux-ci sont plus mignons.
Nous nous doutions déjà de sa méconnaissance de la faune suite à quelques identifications approximatives pour ne pas dire « à côté de la plaque » à Akagera, même si j’avoue que de trouver un guide qui s’y connaisse bien en oiseaux est assez difficile, mais là on trouve que c’était quand même une erreur assez grossière...
On continue la route et on retombe sur un groupe de colobes, à nouveau, nous demandons à nous arrêter, ok mais on sort pas de la voiture à cause des militaires... Nous prenons quelques photos de loin. Là, Ronnie nous dit de ne pas dire aux guides du parc que nous avons pris en photos des colobes car ils risqueraient de nous faire payer les photos... Nous : « euh pourquoi ? » Ronnie : « parce qu’il y a une activité pour aller voir les colobes et que c’est payant » Nous : « euh d’accord, mais si on les voit par hasard? » Ronnie : « c’est payant »
Nous arrivons à Uwinka pour choisir le sentier que nous allons faire le lendemain... et là on comprend ou, plutôt un guide sur place nous explique que chaque sentier est payant (40 USD par personne, excepté le Canopy Walk qui coûte 60.-USD / personne), qu’on doit obligatoirement être accompagnés d’un guide (ça on l’avait lu) et que si on prend un sentier « court » le matin, on peut en faire un autre l’après-midi gratuitement... euh pour 80 USD, on espère bien que l’après-midi est gratuit. Là, on n’est pas au bout de nos surprises... (mais ça c’est pour le lendemain)
On demande pour le Birdwatching et il nous répond que c’est 50.- USD/ personne. Pour le coup, ça ne nous parait pas trop cher versus le prix du sentier. Pour aller voir les primates, c’est 60.- USD / personne. Ronnie nous dit très vite de manière assez sèche que ce pourquoi nous avons payé ne comprend que les sentiers classiques. Ok, on se détend (!), on paiera la différence si on est intéressés. A noter que nous n’avons vu les tarifs affichés qu’à la guesthouse. Je mets la photo ici pour ceux que ça intéresse. Pour les étrangers non résidents, il faut regarder la colonne FNR et il ne faut pas se fier à la durée de la sortie : 1 day. Ça ne correspond pas vraiment à la réalité, en tous cas pas à celle que nous avons expérimenté.
On repart en ayant fait des photos de la carte des sentiers (je n’ai pas trouvé d’endroit pour acheter une carte du parc), mais sans n’avoir rien réservé pour le lendemain car comme on dort à Gisakura, il faudrait réserver à la station de rangers, là-bas.
On continue donc notre route vers Gisakura. Elle est d’ailleurs assez fréquentée par des camions la plupart du temps ougandais ou congolais. Après une petite heure (je crois) nous arrivons à la station de rangers. On finit par réserver le « other primate tracking » pour le lendemain matin et le « Birding walk » pour le surlendemain.
Nous arrivons à la « Gisakura Guesthouse » un peu avant 17h00. Celle-ci se trouve dans la plantation de thé du même nom. Nous avons une chambre dans le bâtiment 3, attenant à la petite réception. Les salles de bains sont communes (2 salles de bains pour 3 chambres)
Nous sentons tout de suite la fraîcheur du climat liée à l’altitude et l’humidité de la forêt pluviale. Nous découvrons une chambre fonctionnelle : un lit, une table de nuit, une étagère, une chaise, une ampoule. Qu’est-ce qu’il fait froid et humide dans notre chambre... Brrrr... on ne s’y attarde pas... et dire qu’on va y passer les 3 prochaines nuits... franchement ça ne m’enchante pas... Et, on a quand même de la peine à croire que la chambre entre dans la catégorie « mid-range » d’un budget...
La température extérieure à beau être fraîche, heureusement l’accueil est, lui, très chaleureux. Le sourire et la gentillesse de Joseph nous réchauffe le coeur et nous accompagnerons tout au long du séjour dans la guesthouse. C’est aussi la seule fois au Rwanda que nous parlerons qu'en français.
En attendant le souper/diner (à 19h00), nous faisons un tour dans le jardin et observons quelques oiseaux, surtout des souimangas et des gobe-mouches. Je demande à Joseph si des animaux (hiboux, genettes, pottos,...) y viennent parfois la nuit. Il n’en a jamais vu, mais nous dit qu’il n’y a pas de problème pour faire du spotlighting (on a pris avec notre lampe-torche).
Le souper est servi sous forme de buffet : ragoût, pommes de terre et petits pois-carottes. 2 tranches d’ananas pour le dessert. Délicieux ! Et mention spéciale pour les ananas !
On retourne à la chambre et on part en expédition dans le jardin, munis de nos bottes en caoutchouc, polaires et surtout lampe de poches. Le jardin est désert... Un garde nous dit que ça lui arrive parfois de voir une chouette vers 22h-23h. On retourne dans notre chambre, on met le réveil pour 22h15 et on s’endort. Le réveil sonne, on repart avec notre lampe-torche à la recherche des animaux nocturnes. Après avoir fait tous les recoins y compris la petite forêt, il faut bien se rendre à l’évidence. Il n’y a pas d’animaux... Le garde, tout désolé, nous dit qu’il ne l’a pas vue ce soir. On le rassure, en lui disant que c’est pas grave, c’est aussi ce qui fait la magie de la vie sauvage. Il nous propose, si on est d’accord de venir nous réveiller s’il la voit pendant la nuit. Ah ben, avec plaisir ! On lui explique dans quelle chambre on dort et qu’on espère le revoir plus tard. Bon au lit, maintenant ! La nuit sera courte et agitée. A tour de rôle, nous avons des quintes de toux, pas idéal pour se reposer. Et étant donné que les murs sont bien minces, nos voisins de chambres n’ont pas dû dormir grand chose non plus... :- ( Et, malheureusement, pas de chouette. | | | À: Plumini · 8 février 2020 à 23:03 Re: Au pays des gorilles de montagne, retour d'un voyage "épique" Message 34 de 143 · Page 2 de 8 · 1 230 affichages · Partager Jour 6
Après un petit-déjeuner, omelettes, toasts, confitures, nous partons station des rangers de Gisakura. Nous avons rendez-vous à 8h30 pour aller chercher notre guide local. Nous sommes là pour la sortie « other primates tracking » qui débute à 9h00. En attendant qu’on nous attribue un guide, on observe un singe bleu endormi sur un arbre derrière le bâtiment de la station et quelques souimangas.
En fait, ils auraient pu appeler cette sortie « Colobus Tracking ». On part en voiture avec Ronnie et le guide direction la plantation de thé. C’est dans la propriété du Lodge « One & Only » que se trouve le groupe de Colobes. Après avoir marché à peine 10 minutes dans la plantation, on arrive dans une poche de forêt au milieu des plants de théier. Nous pouvons rester 1 heure de temps. On admire des grands, des petits, on voit même un bébé tout blanc blotti contre la poitrine de sa maman. Par contre, pas réussi à faire de photos du petit.
Comme c’est « other primates tracking » et que c’était marqué pour un jour, je m’attends à aller dans la forêt à la recherche des autres primates. Que nenni ! On retourne à la voiture à 10h15. On ramène le guide à la station de rangers, on profite pour observer d’autres sortes de souimangas et on rentre à la guesthouse... il est 11h00... même pas le droit de s’arrêter dans un patch de forêt qui se trouve entre la station et la guesthouse, pas sans un guide agréé.
En attendant midi, on observe les oiseaux dans le jardin et tombons sur un couple de Tchitrec africains.
Ronnie demande à ce qu’on puisse manger à la guesthouse, sauf que normalement ils ne font pas à manger à midi. Ils nous resservent le même repas qu’hier soir. Vers la fin de notre repas, on voit une, puis deux têtes poilues qui nous regardent depuis l’avant-toit... Des vervets ! on est contents de les voir et qu’il y ait un peu d’animation. mais comme ils lorgnent ouvertement sur les quelques frites qui restent dans nos assiettes... on se dépêche de finir avant qu’ils ne viennent se servir ;-)
Ronnie nous dit qu’il a réussi à organiser une sortie birdwatching avec un excellent guide. Je lui demande son nom, il me dit qu’il s’appelle Claver. Je reprends espoir, c’est un prénom que j’avais vu dans plusieurs trip reports d’ornithologues. Nous avons rendez-vous à 13h30 à la guesthouse. A l’heure convenue, nous allons à la voiture. Ronnie nous y attend et nous dit que le guide ne viendra qu’à 14h30... Bon ben, on attend en observant quelques oiseaux dans le jardin de la Guesthouse. Le ciel se couvre et bientôt les premières gouttes tombent.
Claver, arrive et demande à Ronnie le permis pour pouvoir aller voir les oiseaux. Il n’en a pas... ☹️ Et sans permis, pas de birdwatching.
Nous roulons les quelques km qui nous séparent du poste de rangers. Il est près de 15h00. Le ciel est de plus en plus noir. Le permis coûte 100.- USD pour à peine deux heures et le ciel est menaçant... Nous renonçons à faire l’activité et nous passons le reste de l’après-midi à la Guesthouse. Peu après y être arrivés, il se met à pleuvoir de grosses gouttes. Nous discutons un peu avec Joseph, qui nous fait découvrir « Ginger et African Teas ». Super bons!
On profite pour se doucher avant que les autres clients n’arrivent. Mais, ce soir, nous seront seuls dans la maisonnette. Avant le souper, nous faisons la connaissance d’une famille de voyageurs Australiens. Ils ont fait l’ Ouganda en self-drive (je suis jalouse) et finissent leur voyage au Rwanda. Ils étaient avec Claver cet après-midi et on devait rejoindre leur groupe, sauf que ni eux, ni nous ne le savions à ce moment-là.
C’est à nouveau un buffet pour le repas du soir avec spaghettis bolognaise, riz et petits-pois carottes.
Nous renonçons à aller faire du spotlighting. L’humeur est un peu morose... il fait froid. La journée était un peu pauvre en événements... Si nous avions eu une voiture à nous, nous aurions pu faire tellement d’autres choses ! | | | À: Plumini · 9 février 2020 à 8:42 Re: Au pays des gorilles de montagne, retour d'un voyage "épique" Message 35 de 143 · Page 2 de 8 · 1 206 affichages · Partager Ce n'est pas uniquement parce que vous n'aviez pas votre propre véhicule que vous avez été limités....il me semble que c'est aussi parce que votre chauffeur n'était ni très arrangeant ni très professionnel  . Sinon, on peut dire qu'entre les permis gorilles à 1500$ et les sorties hyper encadrées, ils ont le sens des affaires au Rwanda  . Muriel | | | À: Plumini · 9 février 2020 à 8:53 Re: Au pays des gorilles de montagne, retour d'un voyage "épique" Message 36 de 143 · Page 2 de 8 · 1 203 affichages · Partager Le fait de ne pas pouvoir s'arrêter quand on veut avec sa propre voiture et son propre guide, pour prendre quelques photos de singe, me serait insupportable  . On se croirait enfermé dans une prison (dorée quand même, hein!). Dans le genre "Touriste =pompe à fric", ils sont champions du monde !! Penses tu que le chauffeur craignait un contrôle de police sur son 4x4 délabré, ou que la police le dénonce pour son "laxisme", à vous laisser prendre des photos gratuitement ? | | | À: Muriel18 · 9 février 2020 à 9:22 Re: Au pays des gorilles de montagne, retour d'un voyage "épique" Message 37 de 143 · Page 2 de 8 · 1 195 affichages · Partager C'est sûr qu'on ne s'attendait pas à ces tarifs. Et le fait que toute activité / observation soit payante me dépasse un peu. | | | À: Marati · 9 février 2020 à 9:34 Re: Au pays des gorilles de montagne, retour d'un voyage "épique" Message 38 de 143 · Page 2 de 8 · 1 187 affichages · Partager Le fait de ne pas pouvoir s'arrêter quand on veut avec sa propre voiture et son propre guide, pour prendre quelques photos de singe, me serait insupportable  . On se croirait enfermé dans une prison (dorée quand même, hein!). Dans le genre "Touriste =pompe à fric", ils sont champions du monde !!
j'ai trouvé l'expérience assez infantilisante. on te dit à quelle heure tu peux te lever ou tu peux aller manger, où et quand tu peux t'arrêter...
C'est tellement pas pour nous que nous avons changé notre destination pour cet été. A la base, nous voulions partir à Madagascar. Mais sans guide ce n'est pas possible. Du coup ça sera Kruger en self-drive ! 
"Touriste =pompe à fric" oui, nous avons plusieurs fois eu le sentiment d'être des "vaches à lait"... malheureusement cette impression nous l'avons aussi eue dans d'autres parties du monde.
Penses tu que le chauffeur craignait un contrôle de police sur son 4x4 délabré, ou que la police le dénonce pour son "laxisme", à vous laisser prendre des photos gratuitement ?
la vérité doit être un peu au milieu. Ronnie nous semblait très stressé au Rwanda. Il disait que les policiers étaient trop stricts au Rwanda et ce d'autant plus avec un véhicule immatriculé en Ouganda, comme le nôtre. Eu qu'en Ouganda ça serait mieux. C'est vrai qu'on l'a trouvé plus détendu en Ouganda. Après je ne sais pas si c'est dû aux tensions qu'il y a (eu) entre les deux pays en 2019. Nous avons vu plusieurs fois des policiers le long des routes, mais nous ne nous sommes pas fait arrêter (A l'inverse de l' Ouganda). | | | À: Marati · 9 février 2020 à 9:35 Re: Au pays des gorilles de montagne, retour d'un voyage "épique" Message 39 de 143 · Page 2 de 8 · 1 186 affichages · Partager Le fait de ne pas pouvoir s'arrêter quand on veut avec sa propre voiture et son propre guide, pour prendre quelques photos de singe, me serait insupportable  .
ça dépend des guides, je n'ai jamais rencontré ce genre de problème, mais là l'agence et le guide ne sont vraiment pas très professionnels | | | À: Plumini · 9 février 2020 à 9:38 Re: Au pays des gorilles de montagne, retour d'un voyage "épique" Message 40 de 143 · Page 2 de 8 · 1 185 affichages · Partager Bonjour Esther, Je viens de lire ce carnet que j'avais mis un peu de coté  et je suis une peu dubitative  . Après un départ mouvementé, malgré de belles observations animalières, il est vraiment dommage d'avoir eu ce guide  . En plus, j'ai l'impression que vous n'aviez pas eu toutes les informations (inclus, non inclus...) de la part de l'agence car en effet, ça peut vite chiffrer les plus...  . Dans l'attente de la suite, qui j'espère sera plus selon vos souhaits | Carnets similaires sur l'Afrique de l'Est et Australe: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 8 992 visiteurs en ligne depuis une heure! |