| Pourquoi pas nous? Eversmile · 20 octobre 2006 à 0:55 · 2 photos 14 messages · 10 participants · 2 970 affichages | | | | 20 octobre 2006 à 0:55 Pourquoi pas nous? Message 1 de 14 · 2 923 affichages · Partager L'Espagne va mettre en marche la plus grande centrale thermosolaire d'EuropePar Emmanuel ANGLEYS
SEVILLE (AFP) - L'Espagne s'apprête à démarrer la production du plus grand complexe de centrales solaires thermo-électriques d'Europe sur le site de Sanlùcar La Mayor, près de Séville, mettant ainsi à contribution le soleil d'Andalousie pour réduire sa dépendance au pétrole ."Il y a 320 jours de soleil par an en Andalousie", assure le professeur Valeriano Ruiz, directeur du laboratoire de thermodynamique de l'université de Séville, se lamentant de la pluie qui tombe à verse le jour de la visite d'un groupe de journalistes européens sur le site.La première centrale de ce complexe est achevée et devrait être inaugurée prochainement. Sa puissance installée est de 11 mégawatts, soit un peu plus que celle de Pocking, en Allemagne , qui avec 10 MW, est pour peu de temps encore la première centrale de production d'énergie solaire européenne.Mais à Sanlùcar La Mayor, il est prévu de construire au total huit centrales pour porter la capacité du complexe à 302 MW d'ici 2010. A terme, cet ensemble sera capable d'approvisionner en électricité 180.OOO foyers, l'équivalent d'une ville comme Séville.
Le groupe Abengoa a ivesti 35 millions d'euros dans la première centrale et prévoit au total de dépenser 1, 3 milliard d'euros pour la totalité du complexe.
Cette première centrale se présente sous la forme d'un vaste champ de près de 70 hectares, planté de 624 miroirs orientables, d'une surface de 121 mètres carrés chacun, fixés sur des piliers de métal, disposés en colimaçon au pied d'une tour dominant la campagne andalouse du haut de ses 115 mètres.
Ces miroirs permettent de concentrer les rayons du soleil sur un point focal situé en haut de la tour où est installée une chaudière, afin d'obtenir une température entre 600°C et 1.000°C pour chauffer un fluide et produire de la vapeur qui actionne un système de turbines et d'alternateurs, générant ainsi de l'électricité.
Cette technologie - l'héliothermodynamisme - permet un meilleur rendement que la production d'électricité d'origine photovoltaïque (panneaux solaires), assure le professeur Ruiz, spécialiste des énergies renouvelables. C'est la seule capable de fournir une puissance similaire à celle des centrales à énergies fossiles, ajoute-t-il.
Pas besoin de silicium, un élément chimique indispensable pour fabriquer des cellules photovoltaïques mais cher, et pas d'émissions de gaz carbonique (CO2), principal gaz à effet de serre , responsable du réchauffement climatique.
Par contre, il faut de l'espace (au minimum 2 hectares par MW) et du soleil (1.900 KWh/m2/an). Mais le soleil, contrairement au pétrole , est une source d'énergie inépuisable et gratuite, fait valoir le professeur Ruiz.
Et la technologie est devenue rentable depuis que le gouvernement espagnol a fait passer une loi pour imposer un prix d'achat du kilowatt/heure produit par l'énergie solaire plus cher que celui produit par d'autres moyens, indique-t-il. "C'est la véritable raison pour laquelle, cela commence à décoller", reconnait-il. Mais ce soutien de l'Etat est justifié en raison de l'intérêt écologique de cette technologie, fait-il valoir.
Cette centrale est exportable n'importe où il y a du soleil en abondance, au Maroc , en Algérie , en Egypte , souligne-t-il.
"Dans le sud de la France, c'est possible également", ajoute-t-il, rappelant l'expérience de centrale thermosolaire Thémis de Targassonne, dans les Pyrénées Orientales , qui avait été menée dans les années 80. Images attachées: | | | À: Eversmile · 20 octobre 2006 à 1:21 Re: Pourquoi pas nous? Message 2 de 14 · 2 919 affichages · Partager Cette centrale est exportable n'importe où il y a du soleil en abondance, au Maroc , en Algérie , en Egypte , souligne-t-il.
Salut Côté écologie, c'est très bonne chose. Mais pour le coût ? Au Sénégal, c'est presque du soleil toute l'année. Mais la population a déjà du mal a payer ses factures de courants produit par des dérivés du pétrole. Comment pourrait elle payer plus pour du solaire? Ensuite, il y a le coût de l'installation. Je doute que les pays du tiers monde puissent investir autant d'argent. L'énergie solaire a quand même beaucoup progressé et devient de mois en moins cher, en matière d'installation, pour certains pays. Espéront qu'elle le sera pour d'autres. Notes que si Mr Georges. Bush investissait dans l'énergie solaire plutot que dans le guerre du pétrole, la terre se porterai beaucoup mieux. cordialement dexxa | | | À: Dexxa · 20 octobre 2006 à 19:24 Re: Pourquoi pas nous? Message 3 de 14 · 2 872 affichages · Partager Lorsqu'un de mes fils était étudiant au TU Delft, il avait gagné un concours d'urbanisation pour un bidonville en Afrique du Sud.
Le projet commençait par la construction financée par la municipalité de deux éoliennes, une pour fournir de l'énergie, une pour l'eau. Ces éoliennes étaient gérées en coopérative de quartier qui au départ, fournissait l'électricité et l'eau gratuitement aux familles du quartier coopérantes et une partie revendu à tarif réduit à un quartier voisin moins défavorisé. Avec l'argent récolté, la coopérative achetait des matériaux pour construire des logements en dur, très simples mais suivant une organisation et un cahier des charges et chacun donnait un coup de main aux autres pour réaliser la construction de ces petites maisons individuelles. Une fois le premier pâté de maisons réalisé, la coopérative finançait elle même deux autres éoliennes en "remboursement" en quelque sorte à la municipalité et ainsi de suite....
En gros, le projet c'était ça. Il n'a pas été réalisé, mais l'idée devait être bonne puisqu'il avait gagné ce concours. | | | À: CatherineGil · 21 octobre 2006 à 11:40 Re: Pourquoi pas nous? Message 4 de 14 · 2 827 affichages · Partager Lorsqu'un de mes fils était étudiant au TU Delft, il avait gagné un concours d'urbanisation pour un bidonville en Afrique du Sud.
Le projet commençait par la construction financée par la municipalité de deux éoliennes, une pour fournir de l'énergie, une pour l'eau. Ces éoliennes étaient gérées en coopérative de quartier qui au départ, fournissait l'électricité et l'eau gratuitement aux familles du quartier coopérantes et une partie revendu à tarif réduit à un quartier voisin moins défavorisé. Avec l'argent récolté, la coopérative achetait des matériaux pour construire des logements en dur, très simples mais suivant une organisation et un cahier des charges et chacun donnait un coup de main aux autres pour réaliser la construction de ces petites maisons individuelles. Une fois le premier pâté de maisons réalisé, la coopérative finançait elle même deux autres éoliennes en "remboursement" en quelque sorte à la municipalité et ainsi de suite....
En gros, le projet c'était ça. Il n'a pas été réalisé, mais l'idée devait être bonne puisqu'il avait gagné ce concours.
dommage, l'idée que le soleil puisse faire vivre correctement des humains, est non seulement materiellement bien mais une belle histoire philosophique, | | | À: CatherineGil · 8 novembre 2006 à 21:55 Re: Pourquoi pas nous? Message 5 de 14 · 2 749 affichages · Partager La dépêche du jour.... : Le coût de l'énergie solaire ne cesse de baisser LE MONDE | 08.11.06 | 16h33 • Mis à jour le 08.11.06 | 16h33
u début des années 1990, quand les promoteurs du solaire annonçaient le prix du kilowattheure (kWh) photovoltaïque, tout le monde rigolait : on était 10 fois au-dessus du tarif de l'électricité achetée à EDF. Quinze ans après, les coûts ont été divisés par deux ou trois, et plus personne ne se moque. Bientôt, on va nous prendre très au sérieux." Philippe Malbranche, spécialiste des technologies solaires au Commissariat à l'énergie atomique (CEA), est formel : "A terme, le solaire va s'imposer." Non par choix idéologie ou souci de l'environnement. Mais "parce qu'il sera économiquement le plus rentable".
Références Thermique ou photovoltaïque :
Les capteurs thermiques utilisent la chaleur du rayonnement solaire, transmise à des chauffe-eau, des systèmes de chauffage ou des centrales thermodynamiques. Les panneaux photovoltaïques transforment l'énergie solaire en courant électrique continu.
Cristallin ou amorphe :
Les photopiles à base de silicium monocristallin ont aujourd'hui un rendement (énergie électrique produite sur énergie solaire reçue) de 15 % à 17 %. Les photopiles en silicium multicristallin ont un rendement de 14 % à 16 %. Le rendement du silicium amorphe (non cristallisé) est de 8 %.
Isolé ou collectif :
Le solaire photovoltaïque est adapté aux sites isolés non raccordés au réseau, notamment dans les pays du tiers-monde, mais aussi à l'habitat et aux équipements individuels ou collectifs. [-] fermer Les projections de l'Institut national de l'énergie solaire inauguré cet été sur le parc de Savoie-Technolac, où sont regroupées des équipes du CEA, du CNRS, du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) et de l'université de Savoie, montrent qu'il ne s'agit pas d'une douce utopie. En France, selon que l'on réside au Sud ou au Nord - et que l'on bénéficie d'un ensoleillement annuel moyen de 1 800 ou de 900 heures -, l'électricité d'origine photovoltaïque coûte aujourd'hui, en considérant que l'installation est amortie en vingt ans, entre 25 et 50 centimes d'euros le kWh. Une dépense à comparer aux quelque 13 centimes d'euros, taxes comprises, facturés par EDF en option de base. En 2010, la fourchette devrait descendre entre 20 et 40 centimes d'euros. En 2020, entre 10 et 20 centimes d'euros. Et, en 2030, les coûts devraient tomber en dessous de 10 centimes d'euros le kWh, que l'on habite à Lille ou à Marseille. "Nous pouvons nous tromper de dix ans. Mais le mouvement est inéluctable, est convaincu Philippe Malbranche. Or, à 10 centimes d'euros le kWh, le solaire est concurrentiel vis-à-vis de toutes les autres sources d'énergie."Comment expliquer cette baisse continue des tarifs ? D'abord, par la multiplication des installations photovoltaïques, qui se partagent, avec les capteurs thermiques, le marché de l'énergie solaire. Deux technologies complètement différentes, puisque la seconde utilise directement la chaleur du rayonnement solaire, pour des chauffe-eau par exemple, tandis que la première transforme le même rayonnement en électricité, par le truchement d'un matériau semi-conducteur, le silicium, dont les électrons sont mis en mouvement par les photons de la lumière. Le marché mondial des cellules photovoltaïques affiche une croissance insolente, proche de 40 % par an. Le Japon a été le premier à tracer la voie, à la fin des années 1990, avec une politique volontariste visant à couvrir la moitié de sa consommation électrique domestique à l'horizon 2030. Le pays du Soleil-Levant totalise aujourd'hui 40 % de la puissance mondiale installée, qui, fin 2005, atteignait 3, 7 millions de kilowatts. L' Allemagne lui a emboîté le pas et presse aujourd'hui l'allure, pour devancer désormais l'archipel nippon en puissance cumulée.
LA FRANCE DANS LE PELOTON DE QUEUE
Derrière, les Etats-Unis traînent les pieds, avec 13 % de la puissance mondiale installée. L'Europe ne fait encore que de la figuration, même si l' Espagne et les Pays-Bas montent en régime. La France, où le lobby nucléaire a longtemps fait la loi, reste dans le peloton de queue de la course solaire, avec moins de 1 % du total. Mais les récentes mesures fiscales décidées par le gouvernement - un crédit d'impôt de 50 % sur les nouveaux équipements et une hausse du tarif de rachat par EDF de l'électricité photovoltaïque, que les particuliers peuvent revendre jusqu'à 47 centimes le kWh et les communes 55 centimes - devraient booster la filière. Si le solaire devient de plus en plus compétitif, ce n'est pas seulement en raison des économies d'échelle réalisées par les fabricants sur des productions en plus grande série. C'est aussi grâce aux progrès techniques dont bénéficient les installations photovoltaïques : moins de silicium - très coûteux - dans les cellules, des rendements améliorés, une intégration plus efficace dans les bâtiments. Alors que le solaire thermique peut couvrir la moitié des besoins d'un pays comme la France en eau chaude, tout en assurant un complément de chauffage, le solaire photovoltaïque pourrait assurer 40 % de la consommation électrique nationale, estime Philippe Malbranche. Et jusqu'à 60 % dans les pays industrialisés bénéficiant à la fois d'un bon ensoleillement et d'un habitat peu concentré, ce qui permet de multiplier les surfaces réceptrices non seulement en toiture, mais aussi en façade. Dans ces conditions, l'énergie solaire a effectivement de beaux jours devant elle. | | | À: Eversmile · 9 novembre 2006 à 9:42 Re: Pourquoi pas nous? Message 6 de 14 · 2 738 affichages · Partager Au niveau individuel, je trouve que cela bouge chez nous et il n'y a pas que le solaire, il y aussi la géothermie et les pompes à chaleur. Il se trouve que j'ai eu des soucis avec ma chaudière et que je me suis penché sur les solutions de remplacement. En discutant autour de moi, je me suis rendu compte que beaucoup de gens étaient intéressés par ces questions et que tous ceux qui envisageaient de changer étudiaient ces solutions alternatives aux énergies fossiles.
Par exemple, pour l'eau chaude sanitaire, j'ai opté pour un ballon géothermique de 300L qui fonctionne jusqu'à une température extérieure de l'air de -7°C en ne consommant pas plus d'électricité qu'un frigo. Cette solution exige l'enterrement de 60m linéaire de capteur à 60cm de profondeur, donc de défoncer 30m2 de jardin. | | | À: Lepiaf · 9 novembre 2006 à 13:31 Re: Pourquoi pas nous? Message 7 de 14 · 2 711 affichages · Partager Cette solution exige l'enterrement de 60m linéaire de capteur à 60cm de profondeur, donc de défoncer 30m2 de jardin.  De quoi décourager les meilleures bonnes volontés, hélas ! | | | À: Fabricia · 9 novembre 2006 à 13:34 Re: Pourquoi pas nous? Message 8 de 14 · 2 708 affichages · Partager Par forcément, dans mon cas, je devais refaire le gazon depuis un moment. Je précise que l'engin fonctionne parfaitement, même quand il a gelé il y a quelques jours. | | | À: Lepiaf · 9 novembre 2006 à 13:43 Re: Pourquoi pas nous? Message 9 de 14 · 2 701 affichages · Partager Bravo, Jean-Pierre ! | | | À: Eversmile · 9 novembre 2006 à 14:56 Re: Pourquoi pas nous? Message 10 de 14 · 2 691 affichages · Partager Bonjour, Le sujet est très intéressant.On entre de plein pied dans la question des choix! Nous ( Québec) avons choisi le vent...On parle de plus en plus de parcs d, èoliennes et les projections les plus optimistes entrevoient l'éolienne domestique dans 5 ou 6 ans ! Se posent alors les problèmes d, éthique environnementale. Le ''pas dans ma cour'' prend le dessus...Ce qui est bon pour le voisin l'est-il également pour moi??? On n, en n'est pas encore là, mais déjà les questions surgissent: qui doit gérer cette énergie ? Comme toujours, dès qu, il est question de très gros $ le privé fait face au publique.Hydro- Quebec (votre EDF) engrange des profits annuels énormes, profits qu'elle ne cesse de réinvestir dans de nouveaux barrages. On se demande où cela s, arrêtera ! Hydro- Québec et notre gouvernement ont perdus le contrôle de la DEMANDE :nos voisins du sud ont de quoi payer et ne s, en prive pas. CE doit être cela les relations nord-sud...: l, énergie du nord pour combler les besoins du sud.... Le potentiel hydro-électrique au nord demeure fabuleux, mais les populations autochtones ont appris à négocier. Ce dont profite maintenant les petites municipalités, notamment de la péninsule gaspésienne (et leurs éoliennes) pour exiger le maximum de la part d'Hydro- Québec... A qui appartient l'eau....a qui appartient le vent.....? | | | À: Dexxa · 14 novembre 2006 à 9:26 Re: Pourquoi pas nous? Message 12 de 14 · 2 568 affichages · Partager Panneaux solaires obligatoires sur les bâtiments neufs espagnols
MADRID (Reuters) - La présence de panneaux solaires sera désormais obligatoire sur tous les bâtiments neufs ou rénovés en Espagne , qui entend ainsi mettre à jour ses normes de construction et répondre de manière écologique à sa demande énergétique, annonce le gouvernement lundi. "Nous devons rattraper le temps perdu", a déclaré la ministre de l'Environnement, Cristina Narbona, à l'ouverture d'un colloque sur le nouveau code d'urbanisme. Ce code, remplaçant des normes fixées dans les années 1970, n'entrera pleinement en vigueur qu'en mars mais les dispositions relatives aux économies d'énergie sont appliquées depuis le 29 septembre. Les nouvelles maisons devront désormais être équipées de panneaux solaires couvrant entre 30% et 70% de la consommation d'eau chaude du logement, en fonction de son emplacement et de la consommation prévue. Les nouveaux immeubles non-résidentiels, comme les centres commerciaux ou les hôpitaux, seront pour leur part dotés de panneaux photovoltaïques générant une partie de leur électricité. Ce nouveau code prévoit aussi de renforcer les systèmes d'isolation, d'améliorer l'entretien des systèmes de chauffage et de climatisation et d'accroître l'utilisation de la lumière naturelle. "Ces nouvelles normes vont permettre des économies d'énergie de 30 à 40% pour chaque bâtiment et une réduction de 40 à 55% des émissions de dioxyde de carbone (CO²) dues à la consommation d'énergie", affirment les ministères de l'Environnement et du Logement dans un communiqué conjoint. Le ministère du Logement tente en outre de limiter le nombre des nouvelles constructions, même si les autorisations de mise en chantier en Espagne sont délivrées par les autorités locales. Les professionnels du secteur du BTP affirment que ces nouvelles normes vont accroître les coûts de construction de 8 à 12%. Maria Antonio Trujillo, ministre du Logement, a jugé cette estimation "totalement fausse". Selon elle, les coûts augmenteront de 1% mais seront compensés par les économies d'énergie. MADRID (Reuters) - La présence de panneaux solaires sera désormais obligatoire sur tous les bâtiments neufs ou rénovés en Espagne , qui entend ainsi mettre à jour ses normes de construction et répondre de manière écologique à sa demande énergétique, annonce le gouvernement lundi. "Nous devons rattraper le temps perdu", a déclaré la ministre de l'Environnement, Cristina Narbona, à l'ouverture d'un colloque sur le nouveau code d'urbanisme. Ce code, remplaçant des normes fixées dans les années 1970, n'entrera pleinement en vigueur qu'en mars mais les dispositions relatives aux économies d'énergie sont appliquées depuis le 29 septembre. Les nouvelles maisons devront désormais être équipées de panneaux solaires couvrant entre 30% et 70% de la consommation d'eau chaude du logement, en fonction de son emplacement et de la consommation prévue. Les nouveaux immeubles non-résidentiels, comme les centres commerciaux ou les hôpitaux, seront pour leur part dotés de panneaux photovoltaïques générant une partie de leur électricité. Ce nouveau code prévoit aussi de renforcer les systèmes d'isolation, d'améliorer l'entretien des systèmes de chauffage et de climatisation et d'accroître l'utilisation de la lumière naturelle. "Ces nouvelles normes vont permettre des économies d'énergie de 30 à 40% pour chaque bâtiment et une réduction de 40 à 55% des émissions de dioxyde de carbone (CO²) dues à la consommation d'énergie", affirment les ministères de l'Environnement et du Logement dans un communiqué conjoint. Le ministère du Logement tente en outre de limiter le nombre des nouvelles constructions, même si les autorisations de mise en chantier en Espagne sont délivrées par les autorités locales. Les professionnels du secteur du BTP affirment que ces nouvelles normes vont accroître les coûts de construction de 8 à 12%. Maria Antonio Trujillo, ministre du Logement, a jugé cette estimation "totalement fausse". Selon elle, les coûts augmenteront de 1% mais seront compensés par les économies d'énergie.
fr.news.yahoo.com/...neufs-espagnols.html | | | À: Eversmile · 14 novembre 2006 à 11:59 Re: Pourquoi pas nous? Message 13 de 14 · 2 558 affichages · Partager Cet article et les commentaires du Piaf sur les sentiments de ses "amis ou connaissances" vis-à-vis de l'équipement individuel me confortent dans l'idée que ce serait très facile de viser l'autonomie énergétique complète pour chacun à très court terme. La géothermie, ça ne marche pas partout, mais c'est quand même facile à généraliser là où c'est possible, dès la construction. Idem pour les panneaux solaires, une technologie qui a évolué très vite et qui ne demande qu'à continuer, une solution certes valable en Espagne mais aussi dans une bonne partie de la France. Chez nous, où le soleil n'est pas suffisant, on a le vent. Les grosses éoliennes qui attisent les passions ne sont pas forcément nécessaires pour le logement individuel ou collectif : dans la ville la plus proche de chez moi, certains HLM récents ont des mini-éoliennes sur le toît.
Bref il y a plein de solutions pas forcément très coûteuses et qui ne produisent pas de déchets ou pollution qui seraient faciles à introduire sur toute nouvelle construction : question de volonté politique uniquement, les exemples que tu évoques le prouvent, l'autonomie énergétique individuelle est à portée de main. Pour l'industrie et les transports, c'est une autre paire de manches... | | | À: Eversmile · 15 novembre 2006 à 1:40 Re: Pourquoi pas nous? Message 14 de 14 · 2 518 affichages · Partager moi je trouve qu'on est a la bourre en geothermie (meme si on s'en doute pas c'est tres developpe a paris...)
et surtout en energie eolienne
je suis desole de dire ca mais c'est a cause de ces idiots d'ecologistes (ceux meme qui utilisent des voitures - on a deja vue Voynet et Mamere dans des grosses berlines donc je trouve que c'est du foutage de gueule)
bref, la californie (qui n'est en general pas un modele en terme de pollution) a fortement developpe les eoliennes, les pays nord europeens aussi
c'est pas ultra joli (quoique maintenant si on en met pas des millions le long des cotes..) ca n'empeche que c'est de l'energie gratuite ! (hors cout de l'eolienne of course)
on a beau vouloir etre vert, le grand souci aujourd'hui c'est le cout
si la france a une telle avance energetique (qui s'amenuise et la coupure le prouve, et d'ailleurs cet hiver la france a du importer du jus !) c'est parce que le nucleaire c'est ce qu'il y a de moins cher
y aura tjrs des detracteurs mais il faut penser a l'apres EPR !
en tout cas plutot que de faire des mesures fiscales a la con, ce serait bien de financer des stations services et des voitures a hydrogene, se lancer dans un grand programme de recherche public/prive pour la pile a combustible et promouvoir la voiture hybride (la prius roule a l'electricite en ville ! energie cumulee et "gratuite")
on pourrait tellement innover mais chacun des acteurs se rejettent la faute (edf, les petroliers, les constructeurs, l'etat...)
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