| Printemps, été, automne, hiver... et printemps (film) Mylenium · 21 mars 2007 à 18:51 8 messages · 4 participants · 2 520 affichages | | | | 21 mars 2007 à 18:51 Printemps, été, automne, hiver... et printemps (film) Message 1 de 8 · 2 516 affichages · Partager Bonjour à tous,
juste un petit post pour vous conseillé ce film magnifique..
Printemps, été, automne, hiver... et printemps
C'est un film coréen, sorti en 2003, de Kim Ki-Duk, qui raconte la vie, les sentiments, et l'évolution d'un moine et de son disciple au fil des saisons..
Presque tout le film se déroule dans un petit monastere flottant.. sur un petit lac au coeur de la montagne..
L'ambiance est magnifique, les paysages, je n'en parle pas même pas..
A voir absolument!!! (En VO sous-titré biensur.. je pense que le film perdrait pas mal de son charme en Français... A vous de voir...!)
Si quelqu un d'entre-vous a d'autres film de Kim Ki-Duk à me conseillé...
Bonne soirée à tous, | | | À: Mylenium · 22 mars 2007 à 21:06 Re: Printemps, été, automne, hiver... et printemps (film) Message 2 de 8 · 2 485 affichages · Partager j ai aussi beaucoup apprecié SAMARIA et LOCATAIRES | | | À: Flipflop · 23 mars 2007 à 23:00 Re: Printemps, été, automne, hiver... et printemps (film) Message 3 de 8 · 2 471 affichages · Partager Je ne connais pas du tout.. pourrais-tu m'en faire un bref resumé stp? Merci beaucoup! Bonne soirée.. | | | À: Mylenium · 24 mars 2007 à 0:14 Re: Printemps, été, automne, hiver... et printemps (film) Message 4 de 8 · 2 469 affichages · Partager Locataires Encensé par la critique en 2003 pour « Printemps, été, automne, hiver... et printemps », Kim Ki-duk revient sur les écrans avec une nouvelle perle qui a déjà gagné le Lion d'Argent du meilleur réalisateur au Festival de Venise 2004 et qui devrait connaître également un grand succès.
Tae-Suk est un marginal solitaire et un « squatteur » assez particulier : une sorte de locataire idéal qui nettoie le linge, répare les objets défectueux et rend les appartements visités dans un meilleur état qu'initialement.
Ces attentions presque affectueuses pour ses hôtes involontaires prennent tout leur sens au cours d'un de ses séjours, lorsqu'il croise Sun-houa, femme battue par son mari. Obsédé par cette apparition, Tae-Suk retourne sur les lieux et emmène la femme maltraitée avec lui. En silence, les deux personnages vont apprendre à aimer.
Le réalisateur met en scène ce rapprochement progressif de deux solitudes de manière très délicate et poétique. Pas un son ne sortira de la bouche des amants et jamais ce choix narratif ne nuit à la portée du film, au contraire. Le charme et les regards des acteurs comblent ce vide, une performance dramatique relevée avec brio par le jeune Jae Hee , Dragon Bleu du Meilleur Espoir Masculin (les Oscars coréens), et Lee Seung-yeon , ex Miss Corée et véritable star en Corée.
Tout comme « Printemps, été etc », on peut sans peine comparer ce film à une fable moderne. On en retrouve, en effet, tous les rouages. Comme dans tous les contes, on retrouve l'antagonisme des Gentils (la princesse malheureuse sauvée par un beau prince charmant) contre les Méchants (le mari cruel et ses sbires, ici des policiers ripoux et particulièrement violents). Pour ce qui est du dénouement de ce poème sur l'amour dont la chute est un trésor d'imagination, je vous laisse le découvrir par vous-même... | | | À: Flipflop · 24 mars 2007 à 0:17 Re: Printemps, été, automne, hiver... et printemps (film) Message 5 de 8 · 2 467 affichages · Partager Samaria Si l'on devait remettre une palme d'or du talent et de l'inspiration, elle irait certainement, cette année, à Kim Ki-duk , détenteur du record de sorties sur les écrans français : après la splendeur méditative de PRINTEMPS, ETE, AUTOMNE, HIVER... ET PRINTEMPS, et la fureur armée de THE COAST GUARD, voici SAMARIA, troisième film - et troisième chef-d'oeuvre ! - offert au public en moins d'un an, par celui que l'on surnomme à juste titre "l'enfant terrible du cinéma coréen". Or, contrairement à la plupart des cinéastes, qui déclinent souvent le même film sur des sujets différents, Kim Ki-duk , lui, traite toujours du même sujet, mais à travers des films à chaque fois singuliers. La trame commune, ce sont les femmes, le sexe, la violence, qui traversent la société coréenne. Une conjonction qui sert de base à un canevas d'images en cohérence avec la pensée générale de l'auteur.
Les deux tristes héroïnes de SAMARIA sont des lycéennes à peine sorties de l'enfance qui - par vice ou par jeu - décident, un beau jour, de se prostituer. Personne ne les y a forcées : elles le font de leur plein gré et, si l'une d'elles manifeste quelques scrupules, l'autre semble prendre un malin plaisir à séduire les hommes - quadragénaires en mal d'amour - qui se laissent tenter par ses faveurs. Mais la brigade des moeurs veille et la jeune courtisane, menacée d'arrestation, préfère sauter par la fenêtre de son hôtel de passe. Après ce drame, sa complice prendra le relais, comme pour se racheter une conduite vis-à-vis de son amie. Jusqu'à ce que le père de la jeune fille ne découvre l'horrible vérité...
Le parti pris de Kim Ki-duk paraît plutôt gonflé et anticonformiste dans une culture à dominante bouddhiste. Ces "bonnes samaritaines" passeraient même pour des bienfaitrices... En tout état de cause, il nous épargne tout procès d'intention, et plaide "non coupable" pour tous ses personnages, victimes de pulsions et de sentiments qui les dépassent : l'innocence pervertie des adolescentes, la maturité désabusée des hommes, l'impuissance paternelle... Chacun est un peu responsable à son insu de ce qui relève, plus globalement, d'une corruption humaine. Dans son oeuvre, tout est dualité, à commencer par l'inconfort de l'âge : à 16 ans, on est déjà une femme et encore une enfant. Dans SAMARIA, cette ambivalence perce l'adolescence à fleur de vérité.
De là, émergent deux parties assez distinctes. Tout d'abord, Kim Ki-duk sonde l'amitié qui lie les deux fillettes et leur émancipation secrète. Puis, à la disparition de l'une, il se recentre sur l'oedipien rapport père-fille, noeud de tendresse et d'incompréhension. Fragile havre de protection. Pour le père, c'est une prise de conscience : après avoir posé des balises, il devra se retirer, lâcher la main de sa fille, pour la laisser grandir. On assiste d'ailleurs à un meurtre symbolique, et la fin du film est riche d'une morale sans moralisme : les deux personnages quitteront Séoul pour un retour aux sources (le passé, la nature) qui signe aussi leur séparation. La très belle scène où le père réveillait son enfant en lui mettant un baladeur sur les oreilles se transforme en un rite de passage onirique, à partir duquel la jeune fille va devoir apprendre à conduire seule sur son propre chemin de vie.
SAMARIA appartient au genre initiatique : du cinéma maîtrisé, sans fausse note, où la douleur cède place à la douceur et à l'apaisement du voyage accompli... | | | À: Mylenium · 24 mars 2007 à 11:51 Re: Printemps, été, automne, hiver... et printemps (film) Message 6 de 8 · 2 460 affichages · Partager Tous ses films sont à voir ! Et tout ce qu'on peut voir du cinéma coréen ! J'ai oublié le nom du metteur en scène, mais "Memories of murder" m'est resté en mémoire, avec la scène finale, toute simple, qui cloue les spectateurs sur leurs sièges quand les lumières reviennent dans la salle ! C'est inspiré d'une histoire vraie ! | | | À: Geob · 24 mars 2007 à 19:02 Re: Printemps, été, automne, hiver... et printemps (film) Message 7 de 8 · 2 454 affichages · Partager Merci beaucoup.. je note ces 3 films dans un petit coin de ma tête.. Tout ca promets de belles soirée télé à venir!!!
Bonne soirée! | | | À: Mylenium · 25 mars 2007 à 11:22 Re: Printemps, été, automne, hiver... et printemps (film) Message 8 de 8 · 2 450 affichages · Partager En tant que grande fan de Kim Ki-Duk je vous demande seulement d'oublier le dernier L'ARC qui n'est véritablement pas à la hauteur du maît  ... Sinon Locataires est une pure merveille de poésie...
memories of murder est un polar atypique de Joon-Ho Bong, le même réalisateur The Host, film qui est encore en salle à Paris et qui a défrayé la chronique cannoise été 2006 !!!
Encore un peu de coréen ??? mon grand chouchou c'est Park Chan-wook, qui a un cinéma extraordinairement plastique, une oeuvre formelle déroutante. les scénario sont toujours très étranges... je vous conseille sa trilogie de la vengeance:
Sympathy for Mr Vengeance un ouvrier sourd et muet va tenter d'aider sa soeur, en attente d'une opération chirurgicale...Il va essayer avec l'aide de sa petite amie d'enlever la fille de son riche patron afin d'obtenir une rançon qui paierai l'opération...mais rien ne va comme prévu. Un film dur, qui pose la question de la culpabilité et du poids dans la balance des "bonnes raisons" de commettre des crimes....
Old Boy un père de famille se retrouve enfermé du jour au lendemain sans savoir pourquoi...il apprend dans sa cellule (qui n'est pas une vraie prison officielle etc) qu'il est accusé du meutre de sa femme et de sa fille. Les 20 ans de sa réclusion se résument pour lui à 2 questions : pourquoi? qui? La vengeance devient le centre de sa vie...quand il sort.. Ce film a manqué d'une voix la Palme d'Or de Cannes de cette année là.. C'est un pur joyaux cinématographique, le plus grand acteur coréen Choi Min-sik offre au personnage principal une profondeur inquiétante. Le scénario est complexe et nous rappelle une fois de plus que l'on ne sait plus, nous, faire de tel film. C'est brillant, exceptionnel, bouleversant...à voir absolument !!!Et puis fidèle à son style le cinéaste a une esthétique sublime...
Lady Vengance Geum-ja est une belle jeune fille qui se retrouve accusé de l'enlèvement et du meurtre d'un garçon de 5 ans...elle passe aux aveux et se retrouve en prison pendant 13 longues années qui lui serviront a paufiner sa vengeance contre un ancien professeur...Comme pour les volets précédents l'attente et le mûrissement de la vengeance sont à l'honneur. Le cinéaste a voulu finir sa trilogie par la vengeance féminine qu'il trouve beaucoup plus dure. Ce n'est pas le meilleur volet mais là encore l'aspect formel est époustouflant!!
pas besoin de les voir dans l'ordre il n'y a pas de réelle progression !!! voilà j'espère que j'aurais des retours sur ces films !!! vive le cinéma asiatique !! | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 4 499 visiteurs en ligne depuis une heure! |