Franchement la spontanéité avec laquelle mon mari a répondu ça était trop drôle et surtout la tête des gars.
Ca arrive... il devait être dans ses pensées.

"la saleté dans certains camps (Lower
Sabie par exemple)"
Je dois être une "Marie souillon", j'ai adoré ce camp et n'ai rien trouvé de sale mais encore une fois c'était plutôt tranquille début Mars
Nous c'était moyen.
Ce week-end de Pâques ça devait être moins tranquille à mon avis.

"Sans parler des éternels débats sur le culling, la fermeture des manmade waterholes.. !"
Excuse mon ignorance mais là tu me parles chinois Pierre !!
Oula je ne sais pas si je peux t'expliquer... moi même je ne comprends pas tout.

En gros le
Kruger est un espace fermé, notion qui implique que les ressources sont limitées.
"En théorie", à l'état parfaitement naturel, il est censé y avoir un équilibre entre les espèces, leurs prédateurs et les ressources de l'environnement (que ce soit la vegetation ou les proies).
Or les éléphants, qui n'ont quasiment pas de prédateurs dans le parc puisque les lions ont d'autres proies bien plus faciles à chasser, ont la mauvaise réputation d’être très exigeants en terme de ressources.
Ils n'ont pas de prédateurs, ils se reproduisent facilement, ils vivent longtemps et ils mangent énormément alors que la végétation met du temps à repoussser, ET ils ne peuvent pas vraiment migrer.
Selon les biologistes le parc peut accueillir environ 7000 éléphants, sauf qu'il y en a presque 20000 il me semble et leur nombre ne fait qu'augmenter, mettant en péril le fragile équilibre de l'écosystème... C'est pourquoi revient très souvent le débat sur l’abatage et la stérilisation des pachydermes.

Pour la fermeture des points d'eau je crois qu'il y a plusieurs raisons à cela, j'avais lu que cela augmentait la densité des prédateurs dans certaines régions, notamment dans le nord, et ça mettait en péril certaines espèces menacées comme les hippotragues, les élands... De même cela augmente les populations d'autres herbivores qui broutent tout sur leur passage.
C'est un vrai défi que de préserver cet immense parc et toutes ces espèces qui ont pour la plupart disparues du reste du pays, tout en le protégeant de la moindre dérégulation anthropique, que ce soit le braconnage mais aussi le tourisme, les points d'eau... C'est à la fois passionnant et flippant !