Pour ma part, je ne suis pas vraiment d'accord avec toi...
Je pense que le "parler Québécois", ou l'utilisation du Français en
Europe est tout aussi opaque à un Français qu'à un Québécois... et cela n'est pas du à la structure de la langue qui est la même des deux côtés... mais au vocabulaire usuel employé et propre à chaque endroit, ainsi qu' aux expressions plus ou moins fleuries...
Ici on te comprends parfaitement, parce que tu parles, ou fais l'effort de parler un Français dit "Français International"... mais je ne suis pas sûr que si tu te mettais au Joual...
A côté de ceci...il est faux d'affirmer que tous les Québécois peuvent être compris dans l'ensemble de la francophonie... cela est très vrai pour la part de population ayant reçu une éducation scolaire suffisante, ou pour la part de ceux qui ont pour bagage des capacités linguistiques personnelles... qui leur permet l'adaptation
Mais cela reste faux pour les milieux les plus populaires ... que l'on ne voit d'ailleurs que peut ou proue ici, mais également rarement en voyage à l'étranger...
De même qu'il est tout aussi faux d'affirmer que le Français parlé en Afrique de l'Ouest, dans les Caraïbes ou dans le Pacifique soit le même qu'en
France
...
Ces langages, tout comme le Français du
Québec sont tout autant fleuris de leurs pages d'histoire, et de leur particularismes qu'ils soient géographiques ou non...
et je ne vois pas en quoi cela constitue un pblème... où alors remettons en question l'identité ici propre à chacun

Par ailleurs que l'on ne s'y trompe pas, le Français parlé aujourd'hui en
France n'est pas le référent de la langue, cela n'a rien à voir...et il est lui aussi tissé de ses pages d'histoire, de ses néologismes, ses courants de pensées, et autres influences etc...
Ce qui reste référent c'est la structure immuable de la langue, ses aspects grammaticaux et syntaxiques...
Ainsi, comme toutes les autres, le Français parlé au
Québec ne peut donc pas être "une langue à part"... mais un langage à particularismes...
La volonté de certains courants Montréalais à vouloir en faire "une langue à part" démontre simplement le fait de vouloir à tout prix se distancier de l'épineux problème
qui est à l'origine de la naissance de l'enclave Française au
Canada... soit l'abandon de la Nvelle
France au profit des Anglais... mais ce n'est pas tellement dans la langue que ce pblème trouvera sa résolution de toutes façons... sans doute plus sûrement du côté de la psychanalyse...le reste n'en est qu'une projection.