Pour remettre un peu les choses dans leur contexte il faut savoir que :
- Etihad dessert Londres 21 fois par semaine, sans compter les vols vers Manchester.
- Etihad ne dessert Paris que 10 fois par semaine (et aucune autre ville en France)
Les marchés ne sont certes pas les mêmes mais le trafic passagers d'
Heathrow n'excède celui de
CDG que de 10% environ.
Les exigences d'Etihad d'un doublement des droits, dont la Tribune nous dit que
Paris les juge "colossales", ne seraient en fait qu'un alignement sur la part de marché d'Etihad à
Londres. Il est vrai que mon raisonnement n'inclut pas Emirates, mais tenir compte d'Emirates renforcerait encore plus la légitimité des revendications des EAU tant le nombre des fréquences d'EK au Royaume Uni est élevé. Pour le coup un doublement des fréquences en
France d'EY et EK réunies n'attendrait même pas la part de marché de ces 2 compagnies au Royaume Uni.
Paris se défend, et c'est bien normal. Mais les revendications des EAU ne me semblent ni absurdes ni colossales. Et laissent une bonne marge de négociation, à condition de ne pas rejeter "en bloc" leurs demandes comme l'a fait apparemment
Paris.