250 bornes, 250 camions doublés. On gagne du temps, il faut 4h30 pour faire Sihannouk/
Phnom Penh, on mettra 3h30.
Certains passagers dorment, d'autres regardent droit devant eux (pour voir arriver la mort en face ?)
La campagne Cambodgienne défile sous mes yeux. Rizières au vert fluo, maisons en bois sur pilotis, drôles de bœufs blancs qui paissent dans les champs. Je ne veux ni lire ni dormir, je veux tout voir, je savoure...
"Allo Kate ? Vous êtes où ?"
"Euh... À 16 kms je crois"
"Super ! Vous êtes bientôt arrivés ! Je suis déjà au marché central"
20 minutes plus tard...
"Allo Kate ? Vous en êtes où ?"
"Euh... À 15,5 kms, je crois"
"Bon, je vous attends"
Cette banlieue n'en fini pas. La circulation est surréaliste. Beaucoup de mobylettes, un étonnant défilé de 4 x 4 rutilants, des tuk-tuk, des vélos, beaucoup de poussière, beaucoup de coups de Klaxons. Ça me rappelle un peu
Marrakech, les ânes en moins.
Le bus s'arrête près du marché central. Nous sortons du véhicule comme des diables de leur boîte, scrutant les alentours à la recherche de notre ange gardien