La température de l'eau? 26°C 28°C un vrai bonheur!...
Tu parles ! D'ailleurs, la veille nous avions établi un programme de ministre pour les 2 jours à venir: marché de
Kampot, marché aux crabes de
Kep, dégustation des bestioles au poivre vert chez Kimly, excursion sur l'Ile aux lapins et pourquoi pas une balade en mer...
Au final nous avons fait plage, bain, massage, bain, plage, massage, bières, moritos, grillades, massage, bain, plage.......

Pour en finir avec la Tranquility je crois qu'il vaut mieux s'abstenir désormais de la conseiller. Outre les nuisantes nocturnes du gangnam style, Jason le propriétaire semble délaisser quelque peu son affaire. Il doit avoir de bonnes raisons pour justifier le prix de la chambre (30 dollars), sans doute à cause de sa situation idéale mais il n'empêche que les salles de bain sont limite danger: des fils électriques à l'assemblage aléatoire pendent à côté de la douche qui elle même est au dessus des WC. (Remarque, on peut faire pipi et se laver en même temps, ça va plus vite).
A 20h, plus de son ni d'image, les bâches sont descendues, le restaurant est fermé. L'ambiance est déprimante.
Parait que l'affaire est en vente...

Je n'aime pas les resorts.
Mais le Serendipity, digne d'un 4 étoiles, fut réparateur tant pour le confort que pour l'acoustique et pour le même prix. Chambres immenses, petit salon, baies vitrées, vue sur la mer, salle de bain avec douche, baignoire, serviettes, peignoirs et une kyrielle d'échantillons qui sentent bon.
Et si on reprenait un bus manière de rigoler ?
Nous sommes joueurs. Et nous entassons dans un mini bus qui nous amènera (may be) à
Kampot.
Juan Manuel Fangio en pleine forme démarre. Lolo a les pieds au dessus du moteur qui tourne à 80°, Chris n'a pas de dossier et se retient à celui qui est devant, Mariane est collé contre un russe qui parle fort, Kate a 10 cm2 au sol pour poser ses pieds. La clim est à fond, on suggère de l'éteindre et de baisser les vitres. Du coup il fait moins chaud

Par miracle nous arrivons à
Kampot. Petite ville à l'architecture coloniale qui s'assoupit doucement au bord de l'eau. Nous nous dirigeons vers le marché dans l'unique but d'acheter du poivre vert. Mais nous oublierons le poivre vert.
Des couleurs, des odeurs, des sourires, des regards intrigués, amusés, intimidés. J'ai envie de tout toucher, tout voir, tout goûter, tout acheter, tout photographier. Il fait une chaleur à mourir mais qu'importe. Lolo commande une soupe à la petite dame qui cuisine un tas de choses appétissantes mais sur lesquelles nous ne pouvons mettre un nom. Il achète quelques gros beignets bien gonflés mais les beignets sont...creux.
Nous avons envie de goûter aux pitayas. Le fruit nous est gentiment offert et pelé. C'est super bon, juteux, rafraîchissant. Nous en achetons 1 kg qui pourrira dans le frigo de l'hôtel

Pour le déjeuner ce sera au restaurant Rikitikitavi (ouf !)
Belle terrasse ventilée, plats au poivre vert.
Le poivre vert de
Kampot est paraît-il un des meilleurs au monde, prisé par les grands restaus parisiens.
Je confirme ! Je vais m'en faire des tartines au petit déj, tiens !
Nous reprenons le bus car le programme de fin de journée est incontournable. Les rendez-vous avec les masseuses ont été pris dès le matin. Certain (nes) vont se faire épiler (l'épilation se fait avec 2 fils qu'elles tournicotent. C'est efficace, rien n'a repoussé), d'autres masser, d'autres manucurer. Pour 15 dollars négociés on peut se refaire une beauté. (Un massage d'une heure coûte 6€).
Nous reprenons donc le bus: Lolo prend les russes, Chris le chauffage, Mariane la petite place pour ses pieds et moi le siège cassé... Routards mais pas crevards !