Salut Philippe,
Comment tu as fait pour convaincre ton banquier
En fait je n'ai pas eu à les convaincre, car la patronne de l'agence m'avait pris en sympathie (elle a été virée depuis et l’agence a fermé) et c'est elle qui m'avait expliqué ça !
En ce moment je suis en embrouille avec la HSBC suite à une aventure qui pourrait arriver à n’importe lequel des membres de ce site. Je vous conte à tous mon histoire qui peut devenir la vôtre :
Le 1er octobre, je me suis trompé de code à une station-service, j'ai inversé deux chiffres. Je m'en suis rendu compte de suite et j'ai demandé au pompiste d'appuyer sur "cancelar". Mais avec la faiblesse du signal du réseau, son terminal mobile de carte affichait la roue qui tourne dans le vide. Comme tu sais que les Paraguayens sont des gens intelligents, le pompiste a enlevé la batterie après avoir arraché ma carte visa à la sauvage ! je me suis retrouvé avec une carte bloquée pour 3 codes erronés alors que ça n’a jamais été le cas, c’était la 1ere fois que je me trompais.
Quoiqu’il en soit c’est une carte française, à mon adresse en
France, et je suis au
Paraguay, je me trouvais immobilisé. J’ai demandé à la HSBC de faire jouer l’assurance de perte ou de vol du contrat Visa Premier, et dont j’avais déjà bénéficié une fois à
Cuba il y a six ans. 1.500€ en espèces apportés à mon hôtel par DHL le lendemain, et j’ai reçu la nouvelle carte 3 jours plus tard, toujours par DHL.
Mais quelqu’un de la HSBC m'a laissé un message pour me dire que 3 codes faux = puce grillée, et que l'assurance ne joue pas, car ce n'est ni une perte ni un vol. Ils disent qu’ils ont mis opposition, initiative stupide puisque la carte est dans mon portefeuille, et ajoutent qu’ils ont redemandé une autre carte qui arrivera quand elle arrivera.
Je pense que là où ils se trompent c'est qu'ils raisonnent comme si j'étais en
France, et ils refusent de me considérer comme un Français en voyage à l'étranger ! Auquel cas l'assurance Premier devrait jouer, même en cas de code erroné, car je suis immobilisé à l'étranger de la même façon que si on m'avait volé ma carte où que je l'avais perdue.
Note que ça doit jouer pareil pour une démagnétisation ou un accident quand la carte est détruite, à partir du moment où je suis bloqué à l'étranger.
Là on joue sur les mots, car si je perds ma carte, je la perds, OK. Mais si elle est inutilisable, je la perds également, et je suis tout autant immobilisé.
Essayons de suivre le raisonnement de la HSBC : Un crocodile me dévore le bras avec la carte, et ma montre, ne rigole pas, il y en à 5 kms de chez moi. Je les appelle, que vont-ils me répondre ? Qu'ils ne peuvent rien faire, car ce n'est ni une perte (je sais où elle est, dans le ventre du croco avec ma montre) ni un vol ! Le crocodile mangeur de carte n'étant pas prévu (comme l'accident de voiture ?) je passe quand même par la case départ sans prendre le moindre centavo ; elle est bien bonne l'histoire...
Cette pirouette ne tient pas la route et si nous ne sommes (tous) assurés que pour le vol ou la perte, ça ne ressemble à rien d’autant que tu as plus de chances de te faire copier ta carte que de la perdre.
Si l’on applique ce raisonnement à une assurance auto, on s’assure contre l’accident. Tu vois un peu la tête du type qui a sa voiture en miettes aux fins fonds de la
Bolivie et auquel on dirait « vous étiez assuré pour un choc avant ou arrière, pas pour un choc latéral ! »
Si ça arrive à un touriste et qu’il ne peux pas payer le pompiste, il fait quoi, il mange où et il dort où ?
C’est pourquoi je défends la thèse - juste et logique - suivant laquelle
dans un contrat d’assurance (c’en est un) la prise en charge par l'assurance doit dépendre essentiellement de la situation de leur client à l'étranger, et pas dans la façon d'être privé de sa carte, même si le vol ou la perte sont les deux cas les plus fréquents.
Auquel cas je devrais avoir, comme l'indiqué ci-dessous, une carte provisoire valable 2 mois en 48h et 2.000€ à dispo ici (nouvelles règles).
Je comprends que ça contrarie terriblement la HSBC qui doit tirer les ficelles dans l’ombre, car ce sont eux qui doivent mettre à disposition les 2.000€... Ah, les banques... nos chères banques !
Je vous tiendrai au courant, car j’imagine que tous ceux qui ont des cartes de ce type partent tranquilles et sécurisés avec leur « contrat de confiance ».