De
Bruxelles où il s’est réfugié pour éviter l’arrestation, Carles Puigdemont a proposé à Mariano Rajoy de le rencontrer «à
Bruxelles ou dans n’importe quel autre lieu de l’Union européenne qui ne soit pas l’État espagnol pour des raisons évidentes».
Une invitation que le chef du gouvernement espagnol a décliné en début d’après-midi.
Le succès lui serait-il déjà monté à la tête ? Puigdemont ne croyait quand même pas que Mariano Rajoy allait obéir à sa convocation ?
Interrogé sur la proposition de dialogue lancée par M. Puigdemont depuis
Bruxelles où il s'est exilé, Mariano Rajoy a répondu : "
La personne avec laquelle je devrais m'asseoir, c'est celle qui a remporté les élections, Madame (Inès) Arrimadas", la tête de liste du parti anti-indépendance Ciudadanos qui a remporté le plus de sièges au parlement catalan.
Le Premier ministre espagnol estime au passage que les résultats n'ont pas d'impact sur l'application de
l'article 155 de la Constitution espagnole
. L'article en question permet au gouvernement espagnol de contrôler les communautés autonomes comme la
Catalogne si celles-ci manquent à leurs obligations ou attentent gravement à l'intérêt général de l'
Espagne.
A bon entendeur....
La Cour suprême espagnole a annoncé vendredi avoir élargi à six personnalités indépendantistes catalanes supplémentaires les poursuites pour rébellion, sédition et malversations.
Le juge d'instruction Pablo Llarena décide notamment d'élargir son enquête à Marta Rovira, élue jeudi. Mme Rovira est numéro deux de la Gauche républicaine de
Catalogne (ERC).
Artur Mas, déjà frappé de deux ans d'inéligibilité pour avoir organisé en 2014 une consultation sur l'indépendance, est également mis en examen, de même que Marta Pascal, la dirigeante de leur parti.
Apparaissent également deux ex-députées du parti indépendantiste d'extrême gauche CUP, Anna Gabriel et Mireia Boya, et la présidente de l'Association des municipalités pour l'indépendance, Neus Lloveras.