Du soleil noir de l’Oregon, aux atolls bleus Polynésiens Trois14 · 12 novembre 2017 à 15:49 · 402 photos 97 messages · 14 participants · 13 083 affichages | | | | À: Max68 · 3 décembre 2017 à 1:53 Re: Du soleil noir de l’ Oregon, aux atolls bleus Polynésiens Message 41 de 97 · Page 3 de 5 · 1 723 affichages · Partager Bjr
Merci de tes compliments flatteurs. Ils me motivent pour continuer.
La partie 2 n'est pas encore terminée. Mais ce devrait être fait d'ici quelques heures.
Quant à la partie 3 ( Polynésie), en principe elle viendra... un peu plus tard, mais je l'espère avec moins de texte et plus de vues. Cependant les photos intéressantes sont longues à trier. Sans parler des vidéos (principalement sous-marines) pour lesquelles il me faudra faire des montages complexes (si j'y arrive).
Or le temps disponible est ce qui fait le plus défaut, et la préparation de mes suivants voyages passe avant.
J-Pierre 3.14 | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Trois14 · 3 décembre 2017 à 1:58 · Modifié le 3 déc. 2017 à 14:11 Re: Du soleil noir de l’ Oregon, aux atolls bleus Polynésiens Message 42 de 97 · Page 3 de 5 · 1 714 affichages · Partager Mount Rainier
Au programme du jour, nous devons sans faute ce soir rejoindre Portland, pour nous en envoler demain matin à la première heure vers Los Angeles. Mais nous comptons bien le faire en profitant de la belle journée de beau temps qui nous reste ici pour prendre du plaisir sur les pentes du Mount Rainier.
Notre idée était de faire le tour complet du massif afin d'admirer ce stratovolcan géant (4400m d'altitude, ce n'est pas le Mt Blanc, mais presque) sous tous ses profils. Direction donc la route 410 au nord de la montagne, route qui se dirige ensuite au Sud, coté Est du Mont. Nous traversons des villages anciens, à tendance nettement agricole.
Mais dans une de ces agglomérations, catastrophe! : un panneau lumineux nous indique que la route 410 est coupée un peu plus loin, je ne sais plus pour quelle raison. Nous ne sommes donc pas certains d'atteindre la zone de Sunrise (notre premier objectif) ; et surtout faire le tour du massif pour atteindre la zone de Paradise en plein Sud (notre principal objectif) parait plus que compromis.
Nous décidons donc après longue réflexion (1/2 seconde) de rejoindre directement la zone de Paradise, mais par l'autre coté. Demi-tour stratégique rapide, et nous roulons d'une traite jusqu'au Jackson Visitor Center à Paradise. Nous y parvenons vers 11h30 du matin. Le Mount Rainier vu depuis cet endroit est magnifique, par ce temps ensoleillé.
Les parkings du V.C. sont vastes, mais ils sont archi-complets (ce temps magnifique a attiré de nombreux visiteurs). Nous continuons la route au-delà du Visitor Center. Beaucoup de voitures sont garés partout sur les bas cotés, et un peu plus loin nous trouvons enfin une place.
Notre intention est de parcourir le Skyline Loop Trail, réputé magnifique. Il est annoncé pour 8km de long, 550 m de dénivelé positif, et surtout 4-5 heures de marche. Aussi, il nous faut partir de suite (nous mettrons finalement moins de 4h, malgré quelques arrêts prolongés). Le trajet se fait classiquement dans le sens des aiguilles d'une montre, mais cela parait moins chargé dans l'autre sens. C'est celui que nous choisissons (c'est aussi celui qui est le moins pentu au départ).
La balade commence merveilleusement. Les champs et les bois, au bord du sentier dans la partie basse sont recouverts de milliers (millions ?) de fleurs (je pensais que fin aout, nous n'en aurions plus).
Nous parvenons rapidement à Myrtle Falls (le débit d'eau est réduit à cette saison, mais cela reste une belle chute).
Le sentier bien balisé se poursuit. Les vues sont à couper le souffle ! Nous longeons quelques belles vallées alpestres, mais surtout, de temps à autres (fonction du relief), les vues sont de plus en plus précises sur le Mt Rainier.
Cependant, le sentier nous déporte assez loin vers l'Est (le sommet disparait à nos yeux de plus en plus fréquemment) jusqu'au "Stevens Van Trump Memorial". Je rêve, j'hallucine. Mais non, ce n'est pas déjà une plaque en l'honneur du Président des Etats-Unis en exercice, Donald, mais en l'honneur d'un homonyme (ou d'un de ses ancêtres ???) qui avec le sieur Stevens ont réalisé en 1870 la première ascension bien documentée du sommet ; ils avaient installé un bivouac en cet emplacement.Le chemin oblique enfin pour nous rapprocher de la montagne. La pente s'accentue, et sur de nombreuses portions le sentier est constitué de marches d'escalier. Nous atteignons une zone de névés, avec de grosses plaques de neige durcie. Le point culminant du circuit est "Panorama Point". Une petite table d'orientation précise le paysage. C'est que la vue porte très loin sur les sommets de la chaine des Cascades. Nous apercevons le Mt Adams,
puis le Mt Hood, en fait il faut beaucoup d'imagination, car le temps n'est pas clair dans le lointain . La vue ci-après a d'ailleurs été prise sur internet, car les miennes du Mt Hood ne valaient rien,
et aussi, mais également très trouble, le Mt St Helens (cette vue, c'est tout ce que j'ai en magasin, si vous avez besoin de mieux, voyez internet).
De l'autre coté le Mt Rainier se précise, grandiose.
Nous continuons quelques centaines de mètres. La pente devient forte, mais maintenant descendante. Nous nous rapprochons au plus près du Mont, jusqu'à un magnifique point de vue nommé "Nisqually Glacier vista pt".
L'endroit est calme, protégé des courants d'air froids. Il fait très bon. Bien sûr nous sommes assez nombreux à faire une halte prolongée ici (photos, méditation,...) car l'endroit le mérite vraiment. C'est à mon sens le point le plus beau du parcours. Le Mt Rainier nous écrase de sa masse. Nous distinguons clairement les multiples glaciers qui recouvrent ses pentes. Tout proche en face de nous, le Nisqually Glacier se termine par une puissante et belle cascade, qui coule dans une vaste vallée glaciaire.
Image attachée: Photo postée par le membre Trois14. | | | À: Trois14 · 3 décembre 2017 à 1:59 · Modifié le 3 déc. 2017 à 14:17 Re: Du soleil noir de l’ Oregon, aux atolls bleus Polynésiens Message 43 de 97 · Page 3 de 5 · 1 712 affichages · Partager Mount Rainier (suite)
Mais nous ne pouvons malheureusement pas arrêter les horloges ici, la journée est encore longue pour nous jusqu'à Portland, il nous faut continuer. Le sentier descend maintenant régulièrement. Le Mt Rainier, derrière nous, continue à nous dominer de sa masse, mais change imperceptiblement de profil.
Nous sommes doublés par des sportifs (des vrais) avec leurs skis sur l'épaule, qui reviennent du sommet (j'ai cru comprendre qu'un bivouac en route durant la montée était nécessaire).
Par moment, nous longeons la large vallée glacière du Nisqually, qui se prolonge loin vers le Sud (nous la reverrons ce soir sur la route, en quittant la zone).
Puis l'environnement redevient plus vert, la végétation plus dense.
Nous dérangeons de multiples marmottes dans leur sieste.
Enfin, assez rapidement nous retrouvons le Visitor Center, puis la voiture.
Avec un dernier regard nostalgique vers le grandiose point culminant de la chaine des Cascades, nous nous réjouissons de cette magnifique promenade, sans conteste la plus agréable de cette quinzaine de jours. Il est vrai que la météo nous a été très favorable ; beaucoup ne trouvent ici que nuages ou brouillard dense. Nous avons probablement eu beaucoup de chance.
Avant de quitter la région, nous décidons d'aller jeter un oeil un peu plus loin au fameux "Reflection Lake". La route longe la montagne qu'entaillent des ravins resserrés.
Un instant plus tard nous stoppons donc à Reflection Lake. Mais là pour le coup, ce fut un bide complet, les rides sur l'eau empêchant la formation d'une image. La vue d'après (piquée sur internet) montre quelle aurait pu être notre vision si la chance nous avait poursuivis quelques minutes de plus.
Après un demi-tour rapide, le GPS est calé sur notre hôtel de Portland. Il est vraiment urgent de rentrer au plus vite. Nous croisons cependant rapidement, avec beaucoup de plaisir, la fameuse Nisqually River, continuation du glacier et de la chute d'eau, que nous avons tant appréciés quelques heures plus tôt en haut de la montagne.
Trois heures de route pénibles plus tard nous atteignons Portland au crépuscule. Un repas rapide sera pris au "Spaghetti Factory" du coin (une chaine de restaurants typiques et conviviaux que nous apprécions beaucoup aux USA, mais qui pourtant n'ont apparemment aucun succès auprès des autres membres de V.F.). Puis la nuit déjà bien entamée, nous prenons possession de notre chambre près de l'aéroport.
La remise de nos bagages en "configuration avion" aura été laborieuse (50 livres par personnes, c'est vraiment très peu surtout pour deux mois, avec des climats si différents ; les bagages à main devront être bourrés à l'extrême) et nous aura encore pris pas mal de temps. | | | À: Trois14 · 3 décembre 2017 à 2:01 · Modifié le 3 déc. 2017 à 14:32 Re: Du soleil noir de l’ Oregon, aux atolls bleus Polynésiens Message 44 de 97 · Page 3 de 5 · 1 710 affichages · Partager Escale à Los Angeles
Le lendemain matin à 4 heures précises : drelling-drelling! Quoi encore ? Ah oui, OK. Préparation rapide, petit déjeuner express dans la chambre. Remise de la voiture chez Alamo (encore des bouchons, même à cette heure, dans la zone de l'aéroport de Portland, cela semble chronique), navette,... A 8h notre vol Southwest Airlines décolle vers Los Angeles, où nous arrivons à 10h30 du matin.
Une longue journée nous y attend, car notre vol vers Papeete ne décollera que ce soir à minuit, mais comme nous changeons encore de compagnie aérienne, ici aussi par sécurité, j'avais prévu une escale longue. Il s'agit de passer le temps, sans s'ennuyer trop.
J'avais réservé une voiture Hertz pour quelques heures. Le premier avantage qui nous apparait vite, c'est de profiter de la climatisation, car on suffoque vraiment de chaleur aujourd'hui à Los Angeles.
Nous décidons de nous diriger vers les hauteurs pour rechercher un peu de fraicheur. Ce sera vers le Griffith Observatory, un quartier que j'aime bien. Cependant, la circulation en ce milieu de journée est pénible. Ici aussi, cela ne s'arrange pas. Il nous faudra plus d'1h30 pour parvenir à l'observatoire. Et la température, contre toute attente est plutôt plus élevée qu'à l'aéroport. Là aussi la situation s'est dégradée depuis mon dernier passage. Les voitures sont très nombreuses, le stationnement est partout payant, le trafic bloque, il est difficile de trouver une place de parking, et cela me gonfle. On décide de repartir sans même s'arrêter.
Nous hésitons entre trois options pour passer l'après midi. 1/ rejoindre en bas de la colline le Lac Hollywood, et en faire calmement le tour en courant ou en marchant, 2/ passer un moment à la Villa Paul Guetty. Mais, comme indiqué plus haut, la culture et moi,..., 3/ filer directement en bord de la mer sur la plage, où il devrait bien apparaitre une petite brise plus fraiche dans l'après midi. C'est cette dernière solution que nous retenons.
Pour le plaisir nous poussons à l'Ouest jusqu'à Malibu, dont je connais la plage sympathique. Mais la route 1 est saturée, il est très difficile de faire demi-tour pour rebrousser chemin, et quand nous avons pu le faire, il est impossible de stationner sans payer des frais de parking démesurés, fixes quelle que soit la durée de stationnement. Cependant, il faut bien faire quelque chose, nous n'allons pas zoner en voiture tout l'après-midi.
Aussi, à 3 km environ de Santa Monica, quand nous apercevons bien le Pier (pas très loin de la Paul Guetty villa comme par hasard), nous voyons un State Park au bord de la mer, avec un large parking pas trop cher. Nous nous y posons, y laissons la voiture et rejoignons Santa Monica à pied, en longeant la plage.
Effectivement la température est nettement plus fraiche, franchement agréable même, et la promenade est plaisante. Nous rejoignons le Pier de Santa Monica, extrémité Ouest de la fameuse route 66. Les estivants sur la plage sont nombreux, beaucoup plus qu'habituellement, et les baigneurs sont en grand nombre, ce qui est inhabituel ici.
Nous poursuivons au-delà de Santa Monica, en direction de Venice, en longeant la piste de vélos et de skates. Et au bout d'une grosse heure, nous atteignons enfin la fameuse zone des foldingues déjantés de Venice, toujours amusants à observer. L'ambiance, comme tous les après midi est à son comble, bruyante, avec des boutiques ou des stands très particuliers.
Au niveau du Pier de Venice Beach, nous rebroussons chemin, car l'après midi avance, et la voiture est vraiment loin.
Le crépuscule nous surprend entre Venice et Santa Monica. Sur la plage, l'atmosphère est très plaisante.
Sunset de feu sur le Pacifique. Nous ne reverrons le soleil que demain matin, à 7000 km d'ici !
Nous rejoignons la voiture à la nuit bien tombée. Nous avons marché près de 20 km nous indiquent les GPS de nos smartphones. Tant mieux, nous devrions être fatigués ce soir, et donc trouver plus facilement le sommeil en avion. Nous nous changeons sur le parking pour nous mettre en configuration "vol de nuit", et démarrons vers l'aéroport.
Nous faisons l'impasse sur le repas du soir comptant sur celui d'Air France en début de vol. Nous retournons la voiture et devons rejoignons le terminal International. Mais ce dernier trajet sera très long, car la zone de l'aéroport, en particulier entre le parking Hertz et le terminal est complètement saturé. Cela nous demandera 3/4h ! Nous arriverons à 22h passées pour un décollage à minuit. Deux heures pour les bagages, la police et les formalités, c'est large pensons-nous. Et bien non. La queue pour la sécurité est extrêmement longue et lente, elle dure plus d'une heure. Nous rejoignons un peu essoufflés notre porte d'embarquement à 23h30, donc heureux car juste à temps.
C'est alors qu'une annonce nous apprend que l'embarquement de notre vol vers Papeete sera en retard car l'équipage a été un peu retardé. Nous ne sommes donc pas seuls à connaitre quelques problèmes d'accès, et cela nous fait bien rire.
Mais tout est bien qui finit bien, nous partons finalement avec 1/2h de retard. Au revoir les Etats Unis, à nous la Polynésie !
Seul petit hic : depuis notre dernier vol sur cette ligne, les habitudes ont changé, car Air France fait des économies. Le repas de départ, autrefois consistant, est maintenant un micro amuse-gueule sans intérêt. Nous aurions dû manger avant de quitter Los Angeles. | | | À: Trois14 · 3 décembre 2017 à 16:20 Re: Du soleil noir de l’ Oregon, aux atolls bleus Polynésiens Message 45 de 97 · Page 3 de 5 · 1 640 affichages · Partager Effectivement bien belle balade au Mont Rainier.  Ne connaissant pas dans le détail cette région j'ai été surpris qu'il y ai autant de glaciers, top | | | À: Trois14 · 3 décembre 2017 à 17:16 Re: Du soleil noir de l’ Oregon, aux atolls bleus Polynésiens Message 46 de 97 · Page 3 de 5 · 1 632 affichages · Partager Qu'est ce que c'est beau un vrai regal... Maintenant on attend la suite pour Tahiti avec French Blue qui fera bientôt des vols peut-être que cette destination sera plus accessible | | | À: Trois14 · 3 décembre 2017 à 17:39 Re: Du soleil noir de l’ Oregon, aux atolls bleus Polynésiens Message 47 de 97 · Page 3 de 5 · 1 623 affichages · Partager Le beau temps s'est donc maintenu longtemps, voici la vue que nous avions le matin du 10 août: voyageforum.com/...s-soleil-d8244323-3/ . je me réjouis de découvrir maintenant la Polynésie.
| | | À: Trois14 · 3 décembre 2017 à 18:05 Re: Du soleil noir de l’ Oregon, aux atolls bleus Polynésiens Message 48 de 97 · Page 3 de 5 · 1 612 affichages · Partager Bravo pour ce carnet. La partie Polynesie promet encore de belles images, vivement la suite | | | À: Trois14 · 3 décembre 2017 à 23:54 Re: Du soleil noir de l’ Oregon, aux atolls bleus Polynésiens Message 49 de 97 · Page 3 de 5 · 1 575 affichages · Partager Magnifiques photos de l’éclipse!! Souvenirs souvenirs de l’an dernier, une bonne partie de visites communes, dommage pour Crater Lake, vous auriez pu descendre jusqu’au cratère pour vous baigner du coup... | | | À: Trois14 · 16 décembre 2017 à 17:56 · Modifié le 20 déc. 2017 à 10:42 Re: Du soleil noir de l’ Oregon, aux atolls bleus Polynésiens Message 50 de 97 · Page 3 de 5 · 1 436 affichages · Partager Arrivée à Tahiti
Décollage de Los Angeles à la nuit, peu après minuit, atterrissage à Papeete avant le jour vers 5h30, malgré plus de 8 heures de vol : merci au décalage horaire. Ici 12h d'écart avec la métropole, nos montres redeviennent bien synchronisées avec l'heure de la maison, c'est parfait !
Nous sommes attendus dès l'arrivée de l'avion par le représentant d'une agence, par laquelle j'étais passé pour quelques unes de mes résa de logement ; Il me remet les vouchers correspondants. Mais outre ces quelques papiers, il nous accueille à la Polynésienne, c.à.d. en nous parant chacun d'un magnifique collier de fleurs odorantes en bienvenue. Cela met de suite dans le ton.
J'ai vraiment l'air d'un déterré vivant après ce vol.
Puis nous attendons Beni, notre hôte à Papeete qui doit nous prendre à l'aéroport. Benjamin, dit Beni n'est autre que le Consul de Suisse en Polynésie, accessoirement aussi Consul honoraire d' Allemagne, et accessoirement toujours, propriétaire d'une sympathique maison (le Fare Suisse), dans laquelle il fait chambre d'hôte. Beni se fait attendre, mais en lui passant un coup de téléphone tout s'arrange vite. Le transfert prend 5 minutes. Le Fare Suisse est un logement sympathique entouré d'un jardin luxuriant, non luxueux, mais agréable et très bien tenu. Son principal avantage est d'être situé à environ 10 minutes à pied de la partie la plus animée de Papeete, le port et ses roulottes.
Lors des voyages précédents, nous logions plus au Sud, dans des pensions, certes plus proches de la plage, mais nous imposant un pénible retour en voiture le soir, car c'est pour nous toujours un plaisir de dîner chaque soir dans les roulottes du port de Papeete.
A peine arrivés, Beni nous fait servir un magnifique petit déjeuner qui nous met de suite dans l'ambiance : jus de fruits naturels locaux, gâteau frais à la banane (fait par le maitre de maison lui-même !), fruits et confitures exotiques, pâtisseries,... Mais à 7h, il est trop tôt pour prendre possession de notre chambre. Nous décidons donc d'aller en ville, en particulier pour faire un tour au marché, très typique.
D'abord les fleurs en collier, offertes et portées en toutes occasions par tout le monde.
Puis les poissons colorés, les fruits
Des produits typiques (costume de bain de style local) sont présentés par une vendeuse sympathique, mais nous saurons résister, et ne ferons pas affaire ce coup là).
Le premier étage du marché est réservé aux bars ou aux restaurants locaux, ainsi qu'à la vente de gadgets ou de vêtements pour touristes (teeshirts). De bon matin, ça carbure dur à la bière, la célèbre Hinano, LA bière de Tahiti, qui parait rendre les dames encore plus joyeuses.
11h, il est temps de rentrer car à 13h on doit nous livrer à la maison l'auto que nous avons louée. Nous retrouvons l'agréable parc de Bougainville, découvrons la mairie, et le palais du gouvernement (magnifiques bâtiments de style colonial).
De nombreux murs peints gigantesques sur le thème du Pacifique égaient le trajet...
Papeete ne correspond pas complètement à l'idée qu'on se fait habituellement de la Polynésie, car c'est avant tout une ville, un grand centre administratif, comme le sont St Denis de la Réunion, Pointe à Pitre ou Fort de France, avec une circulation automobile dense. Mais je trouve ce port beaucoup plus plaisant que les autres villes d'Outre Mer. Les gens sont gais, toujours souriants, prêt à rire aux éclats, cherchant à engager le dialogue avec les inconnus. Ils sont heureux de vivre, et le montrent. La circulation automobile malgré son importance, est moins pesante que dans les DOM. Les automobilistes sont prudents, roulent lentement, cèdent naturellement la priorité à un piéton qui veut traverser.Bref, on s'y sent bien, même si c'est autre chose qu'on vient chercher en Polynésie.
Nous prenons possession de notre chambre ; notre petite auto nous est livrée 1h plus tard, et nous en profitons pour aller faire un tour du coté de la Pointe de Venus. C'est une plage populaire de sable noir, à l'Est de Papeete, très animée le weekend, elle est dominée par un grand phare majestueux.
Cet endroit est célèbre, car, au 18ième siècle, ce fut le lieu de débarquement de James Cook (encore lui, on le retrouve décidemment partout, de l'Alaska à Hawaii, de l'Australie au Nord Ouest Américain,...). L'objectif avoué était scientifique. Il devait, comme d'autres navigateurs un peu partout sur notre globe, observer le transit de Venus derrière la soleil. La compilation de toutes ces observations permettra de mesurer avec une grande précision l' "Unité Astronomique", c'est-à-dire la distance de la terre au soleil. Mais cette expédition de plusieurs navires (le Bounty en faisait partie) dans une possession française avait aussi un but plus caché : convertir la population au protestantisme. Cela fut réalisé avec un succès certain : voir le panneau instructif affiché à la Pointe de Venus, au pied du phare.
| | | À: Trois14 · 16 décembre 2017 à 18:14 · Modifié le 20 déc. 2017 à 10:54 Re: Du soleil noir de l’ Oregon, aux atolls bleus Polynésiens Message 51 de 97 · Page 3 de 5 · 1 430 affichages · Partager L'après midi se poursuit tranquillement.
Je pensais profiter d'une baignade rapide sur une plage de sable blanc (mais pas particulièrement belle) à une quinzaine de km au sud de Papeete où j'avais déjà été dans le temps. Mais quand on y parvient, je trouve que, malgré des panneaux écolos un peu partout, elle est moins sympa qu'avant. Cela nous incite à poursuivre notre chemin.
Le moment est venu de faire nos premières courses au Carrefour du coin. Celui-ci n'a rien à envier à nos gigantesques supermarchés de métropole, par sa taille d'abord, mais surtout par la variété de ce qu'il propose. On y vend absolument tout ce qu'on vend chez nous, et cela fait bizarre de retrouver si facilement, sur un minuscule confetti du Pacifique, tous les produits et toutes les marques de la société de consommation auxquels nous sommes habitués ; même s'ils ont dû faire plus de 20000 km en bateau pour être proposés ici (ou 24 h d'avion pour les plus fragiles). Seule la viande ne vient pas du pays, mais de Nouvelle Zélande (elle est d'ailleurs tendre, excellente, et pas chère du tout).
Nous passons à notre logement pour y déposer la voiture, et prendre quelques minutes de détente.
Le soleil tombe rapidement (un peu avant 18h). Il nous faut penser au dîner, et pour cela retourner à pied au centre ville, en longeant les bassins illuminés du port qui laissent apparaître des poissons multicolores.
Nous nous faisons une joie de retrouver les fameuses " roulottes". Ce sont des restaurants conviviaux qui s'installent tous les soirs sur la place en face du port. Les restaurateurs arrivent en fin de journée avec leur estafette qui leur tient lieu de cuisine, installent tables et chaises à proximité du véhicule, et c'est parti pour toute la soirée (vers minuit, tout est remballé, et la place redevient déserte). La nourriture est variée (pizza, kebab, crêpes, préparations asiatiques, bretonnes, basques,..., mais nous apprécions surtout les gigantesques grillades (entrecôtes succulentes, je j'ai déjà dit, mais aussi magnifiques tranches de thon ou de mahi-mahi, accompagnés d'une énorme portion de frittes ou de riz, ou de salade).Il y a des centaines de dîneurs qui viennent ici tous les soirs à la bonne franquette, dans une convivialité sympathique. On y rencontre beaucoup d'habitants de Papeete de toutes conditions, des coopérants européens, des touristes, des hommes d'affaire de passage, mais surtout beaucoup de jeunes. Tous sont venus pour faire de leur repas du soir une fête.
Des groupes de musiciens s'installent parfois à proximité (ou dans le kiosque à musique), et font danser le monde sur des airs tahitiens, tantôt entraînants, tantôt langoureux. L'ambiance est particulièrement plaisante, chaleureuse même.
Mais pour nous la fatigue se fait rapidement sentir. Nous n'avons pas fréquenté de lit depuis hier 4h du matin (à Portland), sans même parler du décalage horaire supplémentaire, des 2000 plus 7000 km en avion, et de ces deux journées bien remplies (à Los Angeles et à Papeete). Les vieux que nous sommes craquent. Il nous faut rentrer trop tôt (nous reviendront plusieurs fois aux roulottes, et en profiterons mieux).
Le trajet à pied pour rejoindre le Faré Suisse est laborieux et nous semble long. Mais que les lits du consul nous sont apparus accueillants ! | | | À: Trois14 · 16 décembre 2017 à 18:15 · Modifié le 20 déc. 2017 à 11:40 Re: Du soleil noir de l’ Oregon, aux atolls bleus Polynésiens Message 52 de 97 · Page 3 de 5 · 1 429 affichages · Partager La messe du dimanche
Le lendemain c'est dimanche, c'est le jour de la messe, qu'il serait hors de question de manquer, qu'on ait de la religion ou qu'on n'en ait pas ! Il en est ainsi dans toutes les îles, dans toutes les églises de Polynésie le dimanche matin, et nous y assisterons chaque fois que nous le pouvons.
Mais l'endroit connu comme le plus remarquable pour cela est l' église de Paofai, à 200m seulement de notre logement.
Cette messe de Papeete, et les autres messes de Polynésie également, mais à un degré moindre, sont célèbres pour leurs fantastiques chants polyphoniques religieux. Sur un rythme endiablé, les mélopées polynésiennes se succèdent, sortes de canon à plusieurs voix, les hommes répondant aux femmes. Le spectacle est permanent (sauf pour nous durant les sermons -en tahitien-) et mérite largement le déplacement.
Tous les participants (sauf bien sûr les touristes comme nous), riches ou pauvres, ont enfilé leurs plus beaux habits. Les hommes sont en costume chic foncés, bien sûr cravatés. Les femmes changent de costume suivant les dimanches. Le premier dimanche du mois (c'est le cas cette fois), la couleur obligatoire est le blanc, en l'honneur de je ne sais plus quoi. Mais surtout chapeau obligatoire, et il ne s'agit pas de faire dans le classique, il faut se faire remarquer. Ils sont tous plus originaux les uns que les autres, et contribuent largement au plaisir des spectateurs que nous sommes. Une galerie, à l'étage, nous permet en effet d'observer la scène, sans gêner les participants.
Je remarque quand même avec un certain amusement qu'il y a du laisser-aller dans la discipline. Beaucoup de ces dames sont dissipées, parlotent sans arrêt ; elles seraient bien en peine de redire la bonne parole que le pasteur leur a adressée.
Il est certain qu'en quittant l'église on ne peut s'empêcher de comparer la ferveur des fidèles ici et le plaisir de ce bon moment pour tous les participants (ou spectateurs), avec les messes tristounettes de chez nous, qui d'ailleurs sont de plus en plus désertées. | | | À: Trois14 · 16 décembre 2017 à 18:17 · Modifié le 17 déc. 2017 à 2:31 Re: Du soleil noir de l’ Oregon, aux atolls bleus Polynésiens Message 53 de 97 · Page 3 de 5 · 1 427 affichages · Partager Tour de l'Ile
Le lendemain nous prévoyons de faire calmement un tour rapide de l'île en voiture. La plage de la Pointe de Venus (voir ci-avant) est toujours animée.
Nous longeons le lieu dit "trou du souffleur". Un jet d'eau projeté depuis la mer au rythme des vagues à travers un lavatube souterrain qui passe sous la route, mérite 5 minutes d'arrêt (mais pas plus).
Le long de la route les femmes de pécheur vendent à bon prix les prises du matin de leur mari.
Au sud de l'île le village de Teahupoo est connu de tous les surfeurs du monde entier.
C'est en effet ici que, par bonnes conditions météo, s'éclate la plus monstrueuse vague du monde.
(vidéo prise sur internet)Oui mais pour nous simples touristes, nous ne verrons rien de tout cela. D'abord parce que le temps n'est pas propice ce jour aux grosses vagues. La mer est même quasi calme, et on a peine à imaginer ici des vagues aussi gigantesques. Ensuite parce que de toute façon, il n'y aurait rien à voir, car LA vague s'éclate au large, derrière la barrière de corail, à plus d'1 km de la cote, et n'est accessible (ou même seulement visible) que par les surfeurs kamikazes ou par les photographes professionnels qui ont une embarcation adaptée. Dommage !
Le village est quand même sympa, nettement plus polynésien que la région de Papeete. Nous picniquons sur un banc proche de l'église.
De belles plages de sable noir ne semblent guère fréquentées.
L'étape suivante devait être le musée Paul Gauguin et le jardin botanique de Papeari. Nous connaissons déjà ce musée qui contient un très grand nombre de peintures de l'artiste, datant de son époque polynésienne, magnifiquement mises en évidence, dans un très beau décor. Oui, mais nous découvrons qu'il est maintenant fermé, depuis pas mal de temps déjà (ce qui pourrait expliquer que j'ai vu l'an dernier au MOMA de NYC des toiles de Gauguin que je croyais ici). Echec, donc. On parle d'une éventuelle réouverture prochaine, mais dans un délai indéterminé, donc rien de certain.
Arrêt ensuite aux jardins d'eau de Vaipahi. Il s'agit d'un coin de fraicheur au bord de la route. Dans un environnement luxuriant, des plantes tropicales et de longues lianes, encadrent des bassins à nénuphar et une belles petite cascade romantique.
Nous filons Ouest vers Papeete, la route longe de belles plages, toujours de sable noir, mais cette fois avec pas mal de jeunes qui s'éclatent dans l'eau.
Puis nous parvenons au Marae Arahurahu. Les maraes sont des lieux religieux de la Polynésie ancienne. Ils sont constitués de dalles en pierres noires, toujours situées dans un très beau paysage. Des cérémonies s'y tenaient régulièrement, incorporant des sacrifices, parfois humains. Le Marae Arahurahu se trouve près de la route principale, au bout d'un court chemin ; il a été restauré récemment, et est particulièrement impressionnant.
En fin d'après midi à Papeete, sans surprise, nous nous promenons sur le port, et y croisons les deux plus célèbres bateaux, proposant des excursions dans la région.
D'abord le "Paul Gauguin", paquebot de grand luxe, qui fait des croisières d'une semaine dans les îles de la Société. Nous le reverrons à plusieurs reprises par la suite dans ces îles, où son arrivée est attendue toujours avec impatience par tous les locaux. En effet, les prix des bibelots ou des produits locaux sont multipliés par 3 durant l'escale, et trouvent preneur sans peine auprès de la clientèle fortunée, fortement américanisée. Ce n'est alors pas le moment idéal pour visiter l'île, mais le bateau ne reste que quelques heures, et l'île retrouve dès son départ son calme, et la gentillesse naturelle de ses habitants.
Ensuite l' "Aranui". A l'origine c'était un petit bateau de cabotage qui faisait la tournée des Marquises, pour livrer les commandes des habitants insulaires, et pour ramener le coprah produit dans les îles à Tahiti. Puis quelques cabines sommaires ont été aménagées pour des touristes originaux. Le succès fut immédiat, un nouveau bateau fut construit en développant plus la partie touriste, puis..., puis..., puis aujourd'hui un cinquième bateau, l'Aranui 5, qui fait maintenant la tournée des Marquises en deux semaines. Le confort a été beaucoup amélioré (mais on est encore loin d'un navire de luxe comme le Paul Gauguin), le nombre de cabine offertes est maintenant important. Cependant la moitié avant du navire reste utilitaire, avec des grues, et continue d'assurer sa fonction première, sans laquelle les habitants ne pourraient pas vivre aux Marquises. Le trajet et le programme ont été cependant adaptés pour faire cohabiter au mieux tourisme et commerce. L'expérience est réussie, car une croisière sur l'Aranui passe pour être la façon la plus efficace de bien visiter et vivre les Marquises en deux semaines. J'avais initialement envisagé cela dans mon programme, mais le coût (très élevé) de la croisière, et sa durée m'ont fait renoncer.
La journée se termine. Repas aux roulottes, et re-dodo chez le consul.
Demain l’aventure commence enfin, nous quittons Tahiti. | | | À: Trois14 · 17 décembre 2017 à 7:02 Re: Du soleil noir de l’ Oregon, aux atolls bleus Polynésiens Message 54 de 97 · Page 3 de 5 · 1 374 affichages · Partager Super cette mise en bouche à tahiti  Est ce que tu pourrais me donner le nom de l'agence de voyage que tu as utilisé ? Merci | | | À: Trois14 · 17 décembre 2017 à 8:30 Re: Du soleil noir de l’ Oregon, aux atolls bleus Polynésiens Message 55 de 97 · Page 3 de 5 · 1 360 affichages · Partager Hi Jean Pierre,
tu nous brosses une belle fresque de ton voyage Haute en Couleur, d'anectotes, de détails, de bons plans et de photos qui sont des véritables invitations aux Voyages.
Merci pour le temps que tu y consacre
Bons Voyages | | | À: Trois14 · 17 décembre 2017 à 9:45 Re: Du soleil noir de l’ Oregon, aux atolls bleus Polynésiens Message 56 de 97 · Page 3 de 5 · 1 341 affichages · Partager Super, c'est partie pour les îles 
Comme tu le sais j'attendais ce moment avec impatience  d'autant plus que tu es toujours aussi agréable à lire et que les photos sont à l'avenant 
Merciii | | | À: Trois14 · 17 décembre 2017 à 10:03 Re: Du soleil noir de l’ Oregon, aux atolls bleus Polynésiens Message 57 de 97 · Page 3 de 5 · 1 330 affichages · Partager Bonjour Jean Pierre, Je vous suivais en sous marin depuis le début mais c'est cette partie de votre voyage que j'attendais avec impatience  . Après Hawaï, pourquoi pas la Polynésie française? Je retrouve déjà quelques similitudes dans quelques photos  . Mais des coutumes bien différentes aussi, tel que la messe du dimanche, apparemment une attraction à elle seule et j'adore les marchés de nuit où l'on trouve de tout à manger comme en Asie  . Je vais donc suivre ce carnet avec un très grand intérêt. Merci du partage, Isabelle | | | À: Trois14 · 17 décembre 2017 à 14:34 Re: Du soleil noir de l’ Oregon, aux atolls bleus Polynésiens Message 58 de 97 · Page 3 de 5 · 1 307 affichages · Partager Bonjour, je viens un peu couper les cheveux en 4, mais s'agit-il d'une messe ou d'un culte? il me semblait que les îles du Pacifique étaient majoritairement protestantes?? | | | À: Sissi57 · 17 décembre 2017 à 14:56 · Modifié le 26 déc. 2017 à 1:24 Re: Du soleil noir de l’ Oregon, aux atolls bleus Polynésiens Message 59 de 97 · Page 3 de 5 · 1 294 affichages · Partager Bonjour, je viens un peu couper les cheveux en 4, mais s'agit-il d'une messe ou d'un culte? il me semblait que les îles du Pacifique étaient majoritairement protestantes??
en un mot : OUI Tu as complètement raison. Le temple protestant de Paofai où nous étions à PPT est le siège de l' Eglise Evangélique de Polynésie. C'est la plus active au point de vue traditions. Mais les autres églises (il y a aussi entre autres pas mal de mormons, mais qui se distinguent des Américains en rejetant la polygamie) sont aussi très vivantes. Même l'Eglise Catholique semble plus extériorisée qu'en Europe. Il y a une belle cathédrale à Papeete, qui garde ses portes ouvertes très tard le soir, et de l'extérieur on entend parfois des répétitions de chants assez sympathiques.
Plus que l'aspect religieux, il faut reconnaître que les Polynésiens sont des gens très exubérants, ouverts et communicatifs, qui paraissent heureux.
JP | | | À: Trois14 · 17 décembre 2017 à 15:33 Re: Du soleil noir de l’ Oregon, aux atolls bleus Polynésiens Message 60 de 97 · Page 3 de 5 · 1 280 affichages · Partager J'espère qu'ils trouvent plus de bonheur dans leurs églises, aujourd'hui qu'aux premiers temps de l'arrivée des premiers missionnaires qui ont, je crois, heurté assez frontalement les habitudes de vie de ces peuples du Pacifique. | Carnets similaires sur les États-Unis: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 2 626 visiteurs en ligne depuis une heure! |