Bonjour,
L'article du "Petit journal de
BKK" d'aujourd'hui me parait clair, les infos de l'ambassade de
France aussi:
Le gouvernement thaïlandais a exhorté hier les manifestants anti-gouvernementaux Chemises rouges à retourner à la table des négociations, alors que ces derniers se préparent à la bataille finale dans le quartier des grands centres commerciaux, à Ratchaprasong, dans leur effort de forcer des élections immédiates en vue de remplacer le gouvernement du Premier ministre Abhisit Vejjajiva
Des enfants, des personnes âgées et des touristes se trouvent sur le site de manifestation de Ratchaprasong, dans le quartier des grands centres commerciaux de
Bangkok, ce qui rend peu probable une intervention musclée des forces de l'ordre. Cependant, les autorités mettent en garde contre de possibles attaques "terroristes" (Photo Pierre QUEFFELEC)
Le dernier bilan des affrontements de samedi est de 24 morts, dont 18 ont succombé à des blessures par balle ont annoncé les services d’urgence, alors que les autorités appellent de nouveau à des négociations. "
Le gouvernement est prêt à discuter dès que les Rouges le voudront, mais ils ont dit qu’ils ne voulaient pas", a précisé le porte-parole du gouvernement, Panitan Wattanayagorn. Par ailleurs, le porte-parole du Centre pour la résolution des situations d’urgence (CRES), le colonel Sansern Kaewkamnerd, a annoncé hier à la télévision que le quartier de Ratchaprasong est désormais dangereux pour les manifestants car un groupe de terroristes a infiltré le mouvement. "
Des terroristes avec des armes de guerre sont prêts à attaquer les autorités et les manifestants", a-t-il déclaré. Mais pour les leaders des Chemises rouges, aucun lien n’existe entre ces terroristes présumés et leur mouvement. "
S’il [le gouvernement] peut prouver que des terroristes sont reliés à nous, nous prendrons nos responsabilités", a néanmoins annoncé l’un des leaders du mouvement, Nattawut Saikua. "
Si le gouvernement veut toujours reprendre ce secteur, nous ne pouvons rien faire à part attendre. Nous avons surmonté la peur, plus rien ne peut nous effrayer", a-t-il ajouté. Toutefois, un "nettoyage" de la zone reste improbable compte tenu du risque pour les enfants, les personnes âgées et les touristes qui pourraient être pris dans des affrontements, ainsi que la possibilité d’endommager les centres commerciaux et les hôtels. Les manifestants anti-gouvernementaux ont annoncé qu'ils rallieraient aujourd'hui différentes chaînes de télévision afin de demander la diffusion de vidéos montrant des soldats en train de tirer contre des civils chemises rouges.
Les autorités ont pour leur part déjà effectué leur propre présentation des faits avec cinq témoignages vidéo à l’appui, hier. Diffusé sur toutes les chaines à l’heure du déjeuner puis en début de soirée, la démonstration effectuée par le colonel Sansern Kaewkamnerd, porte-parole du CRES, tendait à démontrer la présence de terroristes cherchant manifestement à créer l’illusion que les manifestants agressaient les militaires et vice-versa afin de susciter des réactions de représailles de part et d’autres. Le dernier document vidéo montrait des manifestants prenant d’assaut un pick-up transportant des soldats blessés pour les battre. "
Même en temps de guerre, il y a un respect pour les blessés", a-t-il souligné. Des Chemises rouges ont également été vus portant secours à des soldats en plein milieu des affrontements.
(www.lepetitjournal.com/bangkok.html
avec AFP) vendredi 16 avril 2010Voir les
Conseils aux voyageurs de l'Ambassade France à Bangkok (11/04/2010)
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