Et il y aurait des petits jardins avec des fontaines et des tables couvertes de mosaïques de toutes les couleurs.
Il n'y aurait plus d'état civil, de cartes d'identité ou de je ne sais quoi encore. On pourrait être qui on veut, quand on veut.
On pourrait marcher tout droit des heures durant sans tomber sur un mur ou une barrière.
Et d'un simple claquement de doigt, on pourrait faire naître de la musique.
Il y aurait un pont entre ici et le paradis et on pourrait passer sa journée avec Mozart, Tchaïkovsky ou Dostoevsky.
On irait boire un verre, assis sur un étoile et on ferait du surf sur les anneaux de saturne.
Et la nuit, les peluches s'éveilleraient et feraient fuir les monstres qui vivent sous les lits.
La seule règle serait de vivre sa vie. Il n'y aurait plus de groupes, plus de systèmes, chacun pourrait faire ce qu'il veut de son existence.
De vieux éléphants raconteraient des histoires formidables. Et les baleines chanteraient des berceuses.
On ne travaillerait plus que par passion.
Et dans mon utopie, il n'y aurait plus de gueules de bois...et plus de réveils la tête dans les chaussettes.
Bardak, sobre pour une fois...