que vous preniez le Birdy ou la randonneuse, il y a 2 écoles pour le transport en avion, chacun avec des avantages et des inconvénients :
- emballer solidement le vélo pour qu'il puisse survivre à la chute d'une grosse valise rigide sur le paquet, ou au "lancer" du paquet entre soutes, chariots et tapis roulants
- ou au contraire l'emballer en ne protégeant que les parties les plus fragiles (dérailleur et ses manettes, leviers de freins, flanc des roues), de sorte que les bagagistes voient que c'est un vélo et le traitent avec plus de délicatesse que des grosses valises rigides.
La première option est évidemment plus facile à mettre en œuvre
(et surtout moins lourde, donc moins susceptible de vous coûter cher en supplément bagages) avec un vélo pliant. Ce n'est sûrement pas la solution la moins coûteuse pour emballer, mais si vous repartez du même aéroport que celui auquel vous arrivez, Riese&Müller propose en accessoire une
valise Birdy
avec l' option "kit remorque vélo". Le descriptif de cette valise précise qu'il faut retirer le tube de selle et démonter les pédales pour ranger le Birdy plié.
Pour un vélo non pliant, la caisse rigide devient vite lourde, en pratique on se contente généralement d'un carton à vélo et de quelques cales en bois pour renforcer la structure. Je recommande de décorer le carton avec un gros dessin de vélo de chaque côté, et d' écrire lisiblement "Attention fragile" dans les langues utiles
(si possible celles des aéroports départ, correspondance, arrivée, l'anglais n'étant pas forcément répandu chez les bagagistes). Autres petits trucs que vous connaissez peut-être déjà : il vous faudra en général tourner le cintre dans l'axe du cadre, et démonter pédales et roue avant. Insérez un tube à la place du moyeu pour éviter que la fourche se déforme si une grosse valise est posée sur le carton du vélo.
La 2ème option est facile à mettre en œuvre avec quelques bouts de carton, mousse, ou papier-bulles récupérés, et présente l'avantage que si on fait ça assez soigneusement, on peut faire rouler le vélo à la main jusqu'au comptoir d'enregistrement.
Je déconseillerais la housse, qui risque d'avoir les inconvénients des 2 formules précédentes à la fois.
Voyageant rarement en avion, je ne peux pas vous donner de statistiques significatives, mais j'ai transporté 3 fois ma randonneuse, 2 fois avec carton + cales en bois, et 1 fois presque nue - et les 3 fois avec un peu d'appréhension... Pour l'instant, tout s'est bien passé. Mais le soin accordé aux bagages peut être variable selon les compagnies d'aviation, selon les aéroports, et dans un même aéroport selon l'affluence. Quant à mon Birdy, il a beaucoup voyagé en train et bus, mais pas encore pris l'avion !