Jojoone1 · 30 août 2017 à 19:56 · 350 photos 205 messages · 32 participants · 25 743 affichages | | | | extrait tiré du livre de Monsieur Pornpimol Senawong" Les liens qui unissent les Thaïs
La pauvre... 
Merci pour ce rectificatif qui, a part une petite note d'humour (?) ne bouleverse ni le texte, ni le coté culturel du fil | | | Annonce · Sponsorisé | | | Je fais une réponse collective.
Avec Françoise, les dernières années nous avons un peu déploré l'absence de visite et de réactions sur nos récits de plusieurs membres historiques du forum, pourtant omniprésents sur maintes discussions. Des interventions récentes sont la preuve qu'au moins certains nous suivent, ce qui est plutôt rassurant. Maintenant que la réponse a été donnée, les gars, je vous signale que dans mon feuilleton des portions d'histoire ont leur suite et que vous m'avez coupé mon effet ultérieur. Et à cause de vous je vais devoir réécrire mon texte, j'en ai pleuré toute l'après-midi ! Et moi qui craignais que Pascal nous mette une vidéo avec la réponse... Je n'en dirai donc pas plus, je crois qu'on met presque tout dans nos carnets de voyage mais grâce à vous la preuve est faite que sur VF on obtient des réponses à des questions pas faciles. Le moine fumeur nous a même apporté la réponse à une question que nous ne nous posions absolument pas !
J'en profite pour signaler aux personnes qui m'envoient des messages privés que je leur répondrai à toutes mais que ce n'est pas possible tout, tout de suite. Pour les départs pas imminents, il n'y a pas urgence et je préfère répondre un peu plus tard mais un peu plus en détail. | | | Hello,
On fait un Krap trois fois a la place....
Bon, bin....je suis bien embêté...Parce que votre truc de contorsionniste, je ne vais pas y arriver. J'ai essayé plusieurs fois de m'accroupir en gardant les pieds entièrement posé au sol. Est-ce la gravité ou ma petite bedaine (je vote pour la gravité), j'avoue que je chus à chacun de mes essais.
En ce qui concerne le Waï....au vu de la codification de ce geste, j'ai renoncé.
Bah ! Je pense et espère qu'ils sont assez malin pour voir le respect que je leur porte dans mon sourire. En fait, quand j'ai posé la question à Jojoone, je pensais que c'est une parole, une courte phrase.
Voili voilou | | | Pour ta collection, cordialement...!
| | | À: Jojoone1 · 6 septembre 2017 à 21:26 · Modifié le 6 sep. 2017 à 23:15 Re: Carnet de Thaïlande: de Chiang Mai à Bangkok, on ne Bouddha pas notre plaisir Message 45 de 205 · Page 3 de 11 · 2 228 affichages · Partager (Ce message a été supprimé par le membre Michant le 6 septembre 2019 à 13:57.)
| | | Michel,
Si ton ramage se rapporte à ton plumage, tu es certainement le phénix des faiseurs de carnets de voyage !
Nous attendions ta visite tout autant que nous attendons ta prochaine livraison. Et nous souhaitons que l'ensemble de ce récit t'apporte ton lot de satisfactions.
Merci | | | Nous restons à Lampang mais changeons d'endroit. Nous ne voulions pas passer à côté de ce qui nous parait être l'un des plus formidables projets hôteliers en Asie.
L'idée du Baan Suchadaa Lampang Resort a germé dans l'esprit d'un belge qui a très bien réussi sa vie professionnelle puis qui a décidé de consacrer la suite de son existence à des activités lui tenant plus à coeur. Un homme très distingué mais tout aussi amical. De la conception à l'exécution puis à la finalisation, il a fallu huit bonnes années.
Ce resort articulé autour de plusieurs grandes maisons en style traditionnel repose à l'extérieur de la ville sur une butte artificielle, au milieu des champs de riz, avec une vue dégagée et la chaîne de collines à l'horizon. Cette vue, vous l'avez d'ailleurs de la belle piscine. Juste à côté, les transats bénéficient de l'ombre naturelle fournie par les grands palmiers. Tout l'agencement a été pensé dans les moindres détails. Chaque bâtiment, chaque objet de décoration, chaque plante, chaque arbre est à sa juste place. Cela nous a frappés comme une évidence. Chapeau, monsieur, vous avez quasiment réalisé l'hôtel dont nous aurions rêvé !
On y dort dans des matelas de première catégorie, on s'y promène comme dans un parc, on peut y déguster un remarquable dessert chocolaté et de temps en temps les beaux lapins du propriétaire viennent batifoler autour des clients. Hormis une petite chambre autour de 40 euros, les autres nuitées peuvent se situer dans une gamme de prix allant de 60 à 120 euros. La politique de l'établissement est de n'accepter les enfants de moins de 14 ans qu'avec la garantie que le calme des lieux sera respecté. A priori pas de gros ploufs accompagnés de hurlements stridents.
Ce jour-là, il fait très chaud avec un plein soleil sur nous. Une journée comme il y en a relativement peu pendant la saison humide et dont on paye souvent le prix les jours suivants. Avant d'arriver sur place, nous ne l'avions pas envisagé mais nous bouleversons exceptionnellement nos plans tant nous sommes enthousiastes.
Pour une fois ce sera le farniente total et qui pourrait bien nous le reprocher ?
| | | À: Jojoone1 · 8 septembre 2017 à 10:58 · Modifié le 8 sep. 2017 à 11:25 Re: Carnet de Thaïlande: de Chiang Mai à Bangkok, on ne Bouddha pas notre plaisir Message 48 de 205 · Page 3 de 11 · 2 088 affichages · Partager Baan Suchadaa Lampang Resort Superbe, je comprend que l'on ai pas envie de bouger, juste je trouve dommage:
La politique de l'établissement est de n'accepter les enfants de moins de 14 ans qu'avec la garantie que le calme des lieux sera respecté.
Il semblerait que cette "restriction" prenne une ampleur mondiale avec les pour et, les contre perso, c'est vrai que QQ fois a la piscine, j'ai les boules quand il y a trop de minots, mais les plus chiants, ce n'est pas les moins de 14 ans qui restent souvent au petit bain, mais les pré-ados jouant aux semi- adultes (on et tous passés par là, hein ?)
Je me permet aussi, voyageforum.com/...post=8236741#8236741
En effet, dans sa grosse main le bouddha tient un balai, prêt à faire le ménage. Nous est avis que si c'est pour bouter les marchands hors du temple, il ne chômera pas... Mais ça, c'est pour l'apparence. En réalité, il s'agirait d'une botte de paille. Nombreux doivent être ceux qui font la confusion.
En fait c'est le "goupillon" servant aux moines pour asperger d'eau bénite, les fidèles,
On fait tous des erreurs d’appréciation, si ça peut te rassurer, je viens ce jour d'en faire une énorme dans mon titre sur mon billet du jour J'ai confondu avant hier, une des cérémonies bouddhiste les + importantes ( Hok Phensa) avec une cérémonie spécifique a l'Issan ( Boon Ngan Nine Riz paddy) une des anciennes traditions d'Issan dédiée aux défunts Un expatrié m'en a fait la remarque, j'ai donc rectifié humblement mon billet voir >>ICI<< Tout ça pour dire qu'il faut avoir une certaine capacité a accepter les remarques, même si elles semblent a priori négatives et ne pas trop faire usage des ciseaux de la modération
Avec Françoise, les dernières années nous avons un peu déploré l'absence de visite et de réactions sur nos récits de plusieurs membres historiques du forum, pourtant omniprésents sur maintes discussions
Là aussi, il ne faut pas en prendre ombrage, je parle (globalement) pour les expats dit toi que les découvertes et l’étonnement dont fait preuve le touriste que tu es, sont pour celui qui vit ici depuis de nombreuses années, des découvertes et étonnement, qui se vivent presque quotidiennement Ceux qui aiment le PDS, apprécient certainement silencieusement tes partages
La suite ? | | | L'hôtel nous a fourni un taxi pour visiter quelques temples dans la journée. Côté temps, il se confirme que nous allons payer pour l'éclaircie du jour précédent.
D'abord une petite mise en bouche avec le Wat Chedi Sao Lang. 20 chedis à sommet doré qui dateraient de plus d'un millénaire sont à proximité du temple. Ce dernier n'étant pas ouvert (inconvénient que nous avons rencontré à quelques reprises cette année), nous n'avons ainsi pas pu admirer le bouddha du 15ème siècle fait d'1,5 kg d'or pur.
Nous avons alors visité le Wat Chetawan. La pagode principale à triple sommet doré est résolument de style birman. Un jeune moine entame la conversation avec nous. Il souhaite emmagasiner des informations, s'intéresse à nous et nous accompagne tout au long de notre visite. Dans le temple, il y a un groupe d'une vingtaine de bouddhas sous le bouddha principal. Au moment même où nous remarquons l'un d'entre eux, une réalisation très réussie de couleur brune avec un visage très particulier, le jeune moine nous précise : " Celui-là, il est vraiment beau, n'est-ce pas ? Il a 500 ans. Figurez-vous qu'il y en avait deux identiques mais l'un a été volé un jour. C'est pourquoi celui-ci a été scellé au socle ".
A 20 kilomètres au sud-ouest de Lampang, dans le district de Ko Kha, on peut visiter tranquillement le Wat Lai Hin, un autre bijou sauvegardé depuis 1471, de style lanna. Il ne faudra pas manquer en arrivant d'observer attentivement le portail en pierre. Des personnages extraordinaires y posent, parmi lequels nous avons découbert du gnome et de l'extraterrestre... Bien que s'agissant d'un petit temple, il vaut le déplacement. A l'intérieur, les objets de culte sont hors d'âge tout comme les peintures. Lors de notre passage, le gardien a ouvert la porte d'une resserre à deux visiteurs thai. Cela nous a permis de nous engouffrer dans la brèche. Ce qui pourrait passer pour une grange se révèle être une vraie remise à antiquités. L'endroit regorge de merveilles en bois, bronze et céramique.
Sur la voie rapide, nous achetons à un producteur nos ananas les moins chers de l'année : quand on nous rend la monnaie, nous sommes bien étonnés. Donc le chiffre 5 sur la petite pancarte en thai signifiait bien 5 bahts le petit ananas !
Notre dernière visite est pour le Wat Si Rong Muang. Construit en 1905, c'était à l'origine un complexe de temples de style birman, dont la plupart des constructions ont disparu maintenant. Mais il en subsiste suffisamment pour mériter la visite. L'entrée est en principe fixée à 50 bahts mais nous n'y avons pas rencontré âme qui vive. Autour du temple, il y a notamment un beau pavillon et un chedi à la fois fin et original. L'intérieur du temple est richement ornementé. La partie surélevée au fond, celle qui hélas est interdite aux dames (!) contient plusieurs admirables bouddhas.
Les passionnés peuvent encore visiter d'autres temples à Lampang, dont le Wat Pha Fang, le Wat Chai Mongkol ou le Wat Pha That Sadet. Comme nous en avions traité le sujet en détail dans un précédent carnet (celui de 2014), nous n'avons pas évoqué cette fois le plus beau temple de la région, et un des plus beaux temples de Thailande, le Wat Phra That Lampang Luang. Pour rappel, celui-ci se situe à une vingtaine de kilomètres de Lampang, à environ 6 km du Wat Lai Hin. | | | Nous quittons le resort avec patron et employés qui nous saluent sur le pas de la porte. Jusqu'au dernier moment, nous aurons été bien soignés. A la gare routière, notre bus appartient à la même compagnie que pour le trajet précédent, la Wintour. Ce sont des bus climatisés sans prétention mais avec un confort suffisant, à moins qu'on traverse le pays. Néanmoins, ces bus sont dotés de toilettes systématiquement condamnées. Ils n'ont pas mis la main sur le réparateur ?
Il faut quatre bonnes heures pour parcourir les 208 kilomètres jusqu'à Sukhotai. Tarif : 115 bahts par personne. Bien sûr, les bus s'arrêtent à la fois à Old et New Sukhotai.
Il n'est pas vraiment nécessaire de faire la distinction entre Old Sukhotai et New Sukhotai. Dans la mesure où il y a des habitations tout le long de la route entre ces deux points, on peut quasiment considérer que c'est la même ville. L'offre d'hôtels de qualité y est pléthorique et s'il est des villes où il est délicat de trouver un endroit qui convienne, ici on a plutôt l'embarras du choix. Nous avons fini par nous décider pour le Baan Georges hôtel, tenu par un belge à Old Sukhotai. Nous avons été un peu déroutés en arrivant du fait que cet hôtel semble fonctionner en mode semi-automatique. Le côté pratique, c'est que tout se passe sans formalisme. Sachez donc que si le patron n'est pas à l'accueil, il faut entrer dans la maison, monter au second étage et trouver Poo, son épouse.
Pour environ 35 euros, on a une grande chambre bien soignée dans cette maison cossue. Le petit-déjeuner est pris au 2ème étage, avec vue sur la ville et les environs. Tous ceux qui sont passés ici se remémorent avec nostalgie le pancake à la banane et au miel du petit-déjeuner : une vraie bonne idée. De plus, le patron, très décomplexé, cherche et ramène gracieusement ses clients à la gare routière. Reconnaissons-lui d'avoir un caractère bien trempé : nous lui avons fait remarquer que dans sa propriété il nous semblait qu'il n'y avait pas de maison aux esprits. Bien direct et cool, il nous répond que ça ne l'intéresse pas et que si les gens laissaient tomber leurs histoires de religion, il y aurait beaucoup moins de problèmes. Le politiquement pas correct, ça se défend.
On mettra un bémol sur la piscine, qui semble au vu des commentaires avoir déjà posé des problèmes dans le passé. L'eau n'est pas suffisamment claire et le système de filtration ne présente pas des signes de bon fonctionnement. Cet hôtel semble prisé des francophones. Ceux qui veulent y aller feraient mieux de réserver. Enfin, il s'appelle le Baan Georges parce que c'est la maison de Georges, une sorte de chat angora bien portant ne dissimulant pas son caractère hautain.
En soirée, nous prenons le dîner chez la fille de Poo, qui a racheté le restaurant de sa mère, au bout de la rue. C'est une cuisine convenable à des prix très abordables.
| | | Nous n'allons pas faire un historique de Sukhotai ou nous plonger dans les détails, sinon ce ne sera pas un carnet de voyage mais un roman. De plus, la destination est fort connue.
Une espèce de camion-bus avec les flancs peints en rouge et bleu fait la navette entre New et Old Sukhotai pour 30 bahts par personne.
Le tarif du site principal est à 100 bahts. La majorité des visiteurs loue un vélo aux boutiques en face de l'entrée, de l'autre côté de la route. On y a aussi vu des chinois avec une espèce de tuk tuk électrique à conduire soi-même.
Honnêtement, s'il n'y a pas de canicule, on peut tout aussi bien réaliser la visite à pied. C'est ce que nous avons fait. Nous avons mis quatre heures mais comme toujours nous n'en ratons pas une miette. Personne ne traine autant que nous.
Au début, nous avons eu un ciel menaçant avec de fines gouttes de pluie et c'est ce que nous redoutions. Deux heures plus tard, le soleil plombait autant que possible. Nous ne sommes jamais contents : soit le ciel nous parait trop gris, surtout cette année, soit nous desséchons sur place. A se demander pourquoi nous revenons chaque année...
Autour de 10 heures du matin, les bus arrivent et déchargent leurs flots de touristes. Il faut alors se débrouiller avec ceux qui se photographient mutuellement devant les monuments avec ou sans poses ridicules et avec ces maudits obsessionnels du selfie. Difficile de faire dans l'original tant le site a été photographié...
| | | J'ai adoré cet endroit, je m'y suis rendu en deuxième partie d'après-midi. Un bel endroit, calme et reposant. Ce jour-là, nous avions eu une jolie lumière, un coup de chance. Par contre, attention, les bus pour redescendre à la ville s'arrête tôt.
Votre 5ème photo est très belle. | | | Ce second jour à Sukhotai allait simplement être consacré aux autres sites en-dehors du carré principal, de tout près jusqu'à quelques petits kilomètres des fortifications.
Il y en a aux quatre points cardinaux. A savoir que les sections au nord et à l'ouest sont payantes, 100 bahts chacune. Dans la section ouest, le Wat Saphan Hin, avec son bouddha debout sur une colline, est actuellement en réfection et on dirait qu'ils ont attendu le dernier moment pour le remettre en état. Avec les tréteaux à l'avant, on ne voit pas grand chose. S'agissant du monument le plus intéressant du groupe, autant dire que si nous avions su nous n'aurions pas fait le déplacement.
Au départ, nous avons repris le camion à 30 bahts pour Old Sukhotai. La veille, nous avons vu des floppées de tuk tuk devant le parc et sommes partis pour faire le chemin de cette manière. Aussi sommes-nous restés un peu consternés à proximité de l'entrée en n'en voyant pas à l'horizon. Après quelques minutes à patienter, nous en voyons un stationné de l'autre côté de la route. Nous y allons, pensant que le chauffeur rappliquerait immédiatement. Mais hélas nous ne sommes pas à Bangkok, où ils se jettent sur nous comme les moineaux sur les miettes de pain ! Et ni la loueuse de vélos ni l'hôtelier à proximité ne savent où il est passé. Nous attendons pendant de longues minutes, hélant encore un autre tuk tuk de passage dont le conducteur perdu dans sa rêverie ne nous capte même pas. Et l'autre ne revient toujours pas. Allons-nous devoir avouer dans quelques semaines sur VoyageForum que nous sommes restés tout penauds...à Sukhotai !?
C'est au moment où nous nous posons cette question qu'apparait un tuk tuk, venant peut-être de New Sukhotai, qui déboule devant l'entrée du parc pour débarquer ses clients. C'est au pas de charge que nous traversons la route pour ne pas manquer l'aubaine. Le gars a un visage sympathique et nous lui énonçons la liste des monuments que nous désirons voir. Sur la carte, ça ne fait pas loin mais ça représente un nombre de kilomètres non négligeable. Nous recevons donc avec surprise sa proposition de 200 bahts pour un tour qui nous prendrait la matinée.
En fait, nous avons compris par la suite que ce gars devait faire des trajets dans New Sukhotai ainsi que le chemin vers Old Sukhotai. Par contre, pour ce qui était des sites extérieurs, il était complètement dans les choux. Non seulement il a sous-estimé le prix de sa prestation mais il a passé sa matinée à chercher, à se renseigner chez tout le monde et à patienter pendant nos longues visites. On lui a sûrement fait dépasser l'heure de son repas et il n'a rien montré, toujours aimable et avec le sourire. Aujourd'hui encore, on en mettrait la main au feu qu'il n'aurait même pas osé nous demander un supplément pusique nous avions accepté sa proposition de départ. Bien sûr, au moment de le régler nous avons augmenté sa rétribution au regard d'une évaluation plus équitable. Honneur à ce gars pas forcément doté de gros moyens intellectuels mais si brave et persévérant. Tout le monde n'est pas comme ça.
Le grand moment de cette journée est le Wat Si Chum, dans le groupe nord. A plus de cent mètres de distance, vous apercevez ce grand bouddha assis dont le visage serein ne semble contempler que vous par l'ouverture, triangulaire au sommet, dans le mur de son enceinte. Nous n'y étions jamais passés et malgré les images déjà vues, malgré le petit crachin, malgré les autres visiteurs, nous somme restés quelque peu subjugués. Un passage incontournable...
Lorsque nous en terminons avec le Wat Chetuphon dans la zone sud, des moines sont en train de se faire tirer le portrait par quelques photographes et Françoise en profite pour s'incruster dans le groupe. C'est le jour où nous avons pour la première fois l'occasion de dire le bonjour aux moines que l'un d'eux nous avait enseigné à Lampang avec tant d'insistance. Cela fera toujours le même effet, à chaque fois que nous emploierons la formule : passé le moment de surprise - de grande surprise parfois -, les moines sont extrêmement contents de se voir saluer ainsi. Il y en a quelques-uns que ça fait d'ailleurs mourir de rire. Ceux de Sukhotai, au moment de quitter les lieux, se répétaient d'ailleurs la formule en se marrant comme des baleines. C'est un spectacle qui nous a ravis, tout simplement parce que c'était très drôle.
Le soir, nous étions en train de déguster sur les marches du 7/11 des pilons de poulet frit et des brochettes de poulet au saté quand un vieux tout maigre nous a abordés. Nous n'avons pas vraiment su déterminer tout de suite s'il était un peu spécial ou si c'était son comportement normal de gars un peu usé. Après avoir échangé quelques mots avec lui, nous le voyons aller à son scooter et mettre la main dans l'emplacement sous le siège. On a du bien lui plaire parce qu'il en retire une boîte de baume du tigre qu'il nous offre gracieusement, avant de nous saluer puis de s'en aller.
Cette année, le climat ne semble pas bien favorable mais alors qu'est-ce que les thais sont sympas avec nous ! | | | Toujours un plaisir de lire vos retours sur des moments que vous avez vécu au PDS...
La deuxième photo est surprenante.
Le défaut des photos, en général, c'est qu'elles ne permettent pas de partager les odeurs, les ambiances et ressentis du moment. Cela n'appartient qu'à la personne qui était sur place à ce moment là.
Il est amusant de lire l'expérience avec le tuk tuk qui vous a fait un prix sans bien se rendre compte de la distance. Parfois, avec les tuk tuk, ils t'annoncent un prix qui devrait te permettre de rejoindre la lune ! Après, on peut toujours discuter un petit peu.. | | | Une nouvelle fois le bus pendant 1h30 pour 68 bahts par personne et nous débarquons à Kamphaeng Phet. Cette fois, c'est résolument la Thailande hors des sentiers battus. Les hôtels avec piscine sont soit trop loin soit réputés avoir des matelas trop durs, ce qui fait que nous avons choisi le Chakungrao Riverview, l'un des deux grands hôtels de cette ville.
Lui aussi figure dans la longue liste des hôtels qui furent mieux que ce qu'ils sont devenus. Plus accoutumés à de petites structures, nous n'avons pas franchement apprécié cet hôtel impersonnel. Nous y avons pourtant été bien accueillis, notamment par un monsieur très fier et très sûr de sa personne qui semble habilité à prendre les farangs (étrangers) en main. Nous n'osions espérer trouver ici quelqu'un pratiquant un bon anglais.
Bien entendu, à midi nous ne nous mettons même pas en quête de ce qui ressemble à un vrai restaurant. Presque en face de l'hôtel, entre deux bâtiments, nous distinguons une cuisine semi-ambulante, des tables et des chaises, l'ensemble protégé par une immense bâche en plastique. C'est un régal de toiser le cuisinier et sa femme ainsi qu'un client. Pas besoin de faire un dessin, ce sont des vrais de vrais. Pas de chichis non plus dans l'assiette : la fumée du gros wok a rendu son verdict, ce sera un excellent riz au poulet et aux herbes. L'addition est très salée : 60 bahts pour deux personnes...
Dans l'après-midi nous faisons une promenade pas excessivement longue en distance mais très longue en temps. Il y a toujours l'agréable sensation de faire un petit retour dans le temps quand on est plongé dans une de ces villes de province. Par exemple, au coin d'une rue, l'imprimeur travaille chez lui au rez-de-chaussée ouvert, sur sa grosse machine noire bien plus vieille que lui et cliquetant sans relâche.
Nous passons devant le Wat Khu Yang, avec sa structure en bois du 19ème siècle et sa bibliothèque au milieu d'un rectangle d'eau, comme il est d'usage.
A petite distance, nous entrons par hasard dans un autre temple, le Wat Sadej. Nous avons pourtant eu l'autorisation d'entrer dans le petit temple réservé aux moines, où un seul était de faction et tuait le temps en regardant un film sur son ordinateur portable. Compte tenu du son plein de bruit et de fureur, il était peu probable que ce fut un film religieux.
Les murs et le plafond étaient intégralement couverts de couleurs chatoyantes. Sous de magnifiques scènes représentant la vie de Bouddha et de moines réputés, on pouvait observer plusieurs portraits de moines très réussis, peints à même le mur, dans une expression follement réaliste. Un auguste bouddha doré et un autre tout en marbre trônaient parmi d'autres, avec des entrelacs de ficelles blanches partout sous le plafond et sur tout le pourtour du petit temple. Derrière les volets nacrés on pouvait contempler à l'extérieur un jardin de stupas colorés aux formes variées. Un plaisir pour les yeux, avec le bénéfice de la surprise. Comme on dit, un petit bijou.
C'est une bénédiction de trouver ensuite sur notre chemin un salon de thé design, planté au milieu d'une rue morne tel une anomalie temporelle. Il règne une fois de plus une atmosphère de canicule et l'expresso glacé est toujours le bienvenu. La jeune serveuse nous vient comme un vent de fraîcheur. Souriante, amicale, affable. Son cursus universitaire comprenait la pratique de l'anglais et encore une fois nous nous sommes félicités d'avoir été si bien accueillis.
A peine un peu plus loin, le Wat Thep Molee expose aux quatre vents son Bouddha, très vénéré, réputé pour disposer du pouvoir d'arrêter la pluie. Encore faut-il savoir le prier correctement.
Par quelques rues très populaires, nous repiquons vers le fleuve Ping. En face du centre-ville, il y a une île sur laquelle a été construit un imposant bâtiment de style chinois. Celui-ci est inachevé et au crépuscule laisse une impression d'hôtel fantôme. A noter qu'il y a deux larges pistes parallèles pour cycles et piétons tout le long du fleuve.
Il y a un marché couvert à 300 mètres à gauche en sortant de l'hôtel. Pas de problème pour y faire provision de fruits pour petits budgets. Juste à côté se trouve le grand marché de nuit qui est ouvert tous les jours. Contrairement à celui de Chiang Mai, on n'y croisera pas des nuées de touristes, ce qui fait que notre présence ne passe pas inaperçue. La marchandise sur les étals n'est pas du même genre non plus, nous y avons vu pas mal de choses comestibles inédites et parfois difficiles à identifier. L'apparence et la couleur de certains produits ne donnent pas non plus envie d'y goûter. Cela dit, les possibilités de restauration sont multiples et les plus prudents pourront toujours se commander comme nous du poulet aux nouilles de riz et du poulet au satay sur sa pique. Certains couloirs de ce marché passent au-dessus des conduites d'assainissement et les narines peuvent profiter de tous les parfums à la fois. C'est un grand marché où les yeux ont de quoi se distraire, les amateurs de " hors des sentiers battus " qui nous questionnent parfois sur ce site seraient bien inspirés d'y faire un saut. | | | Kamphaeng Phet signifie " Muraille de Diamant ". La cité ancienne disposait de nombreux murs de fortifications puisqu'elle constituait le principal point de défense ouest du royaume de Sukhotai.
Notre homme de l'hôtel nous fait prestement amener au site historique par le minivan de l'hôtel. Finalement il s'avérera que ce trajet nous est offert.
Le site de Kamphaeng Phet est scindé en deux parties : l'une est en forêt, l'autre à quelques centaines de distance a été rejointe par l'agglomération. L'extrémité la plus proche du centre-ville est à environ 3 km de distance. Chacun des deux billets coûte 100 bahts mais l'achat du billet jumelé ne revient plus qu'à 150 bahts. Ainsi que relaté par d'autres participants avant nous, le parcours dans la forêt aménagée vaut autant par lui-même que pour la visite des temples. Plus encore qu'à Sukhotai, les lieux ont souffert de l'usure du temps. Bien des statues sont réduites à l'état de formes vagues. Globalement, il s'agit bien de ruines agrémentées de quelques vestiges. Cela dit, notre avis vaut ce qu'il vaut. Après cinq expéditions à voir des merveilles, nous sommes devenus un peu exigeants sans même le vouloir. Au fil de la ballade, on prend tout de même la mesure des dimensions de la cité ancienne. On loue les vélos à la même cahute, lors de l'achat des billets. Certaines bicyclettes ne valent guère plus que leurs 30 bahts de location.
Le soleil daigne enfin se montrer lorsque nous terminons le circuit par le grand stupa aux éléphants, le Wat Chang Rob, où Bouddha met gentiment sur nos pas deux billets de 100 bahts tombés de nous ne savons quelle poche.
Dès la sortie du site en forêt, 100 mètres à droite, une famille a aménagé sa maison et un restaurant. Leur fille s'occupe de nous servir un bon repas en plein air, à côté d'un bassin où s'ébattent de gros poissons.
Malheureusement, l'entrée de la seconde partie du site est exactement de l'autre côté. Sous cette belle chaleur orageuse, pour aller dans le site, le visiter puis revenir nous faisons donc deux retours et un aller. C'est un vrai concert de klaxons dans le virage devant nous, ce qui est inhabituel en Thailande. Nous devinons qu'à cet emplacement se trouve le City Pillar Shrine, ce que le plan confirme. Le sanctuaire du pilier de la ville est effectivement salué par la plupart des automobilistes thai. Une manière de saluer les ancêtres.
Dans cette partie " ville " tout en longueur, il y a juste deux temples monumentaux dont on retient généralement l'image du groupe de trois bouddhas. Deux assis, un couché, curieusement dans un assez bon état de conservation.
En retournant sur nos pas, nous ne pouvons pas manquer les deux ouvriers qui tentent de dégager un arbre mort tombé sur le muret du premier temple. C'est un vrai travail à la mode thai : au lieu de se positionner du côté approprié, de soulever puis de débarrasser, eh bien ils se mettent du mauvais côté et tirent. Ce qui a bien sûr pour effet de desceller de grosses pierres centenaires épargnées jusque là par les birmans et les siècles. Par charité nous n'avons pas filmé, des fois qu'ils se retrouveraient sur internet, les pauvres...
A deux pas de là nous visitons le musée national, dont l'entrée est fixée à 100 bahts. Dans la cour sont exposés un lion et deux têtes d'éléphant, prélevés sur les sites originels en raison de leur état très satisfaisant. Il y a eu quelques rescapés.
Reconnaissons-le, ce musée a été aménagé avec goût et maîtrise. L'éclairage est bon, la plupart des pièces sont mises en valeur. Il y a fatalement de nombreuses oeuvres de la période Sukhotai, soit 13ème et 14ème siècles mais aussi des objets de la période antérieure voire de la préhistoire thai. Certains sont beaux, d'autres franchement rigolos.
Mais on tombe vraiment en arrêt devant le Shiva de 1510 qui sur sa stèle domine toute la grande salle, de sa hauteur et de sa superbe. En plus d'être le plus grand bronze hindou de Thailande, cette statue a des faux airs de colosse phénicien ou étrusque. Son masque impassible, son serpent enroulé autour des bras et du torse, son beau pagne ainsi que ses dimensions en font une oeuvre impressionnante.
Nous avions un peu hésité et au final ça valait le déplacement. Pour information, juste à côté il y a le musée des maisons thai, très joli à admirer depuis l'extérieur.
Ne sachant pas quand nous allions rentrer, nous n'avions rien prévu avec l'hôtel. Dans l'après-midi on avait vu des camionnettes arrivant de la ville et on a pensé qu'elles faisaient la navette. Evidemment, maintenant que l'orage pointe son nez à l'horizon en mode avance rapide, les lieux sont déserts. Nous allons vers la dame qui vend les tickets d'entrée pour le parc historique et elle nous fait ce fameux non que savent si bien faire les thais, en agitant une main avec les doigts écartés. Mais notre souci lui cause ennui. Ni une ni deux, elle sort de sa maisonnette et on l'entend discuter avec quelqu'un. On pensait qu'elle était juste partie se renseigner alors qu'elle revient avec un couple, chacun sur sa petite moto. Nous ne saurons jamais si c'étaient des copains, des marchands ou d'autres employés. Ce qui était clair, c'est qu'ils allaient nous emmener. Nous demandons ce que nous leur donnerons pour le moto-taxi et elle nous dit non. Nous insistons et elle dit non non. C'est irréel, ces gens ont l'air contents de nous promener. Juste le temps de remercier chaudement la dame et nous voilà partis Et juste le temps de partir qu'une pluie battante se met à tomber. Le trajet a eu beau être court, vu les sacs à dos que nous avions sur nous c'est de justesse que la caméra et l'appareil photo n'ont pas été imprégnés. Sans casque à l'arrière d'une moto, avec ou sans les lunettes de soleil, il suffit de cinq secondes pour ne plus savoir du tout où on est et où on va.
Avec nos shorts et nos tee-shirts bons à essorer, devant l'hôtel nous tentons tout à fait vainement de convaincre le couple d'accepter un petit billet, au moins pour la peine ou pour l'essence. Ils sont visiblement contents de nous avoir amenés à bon port, ils nous font salut et zou, on file sur la route. Alors que nos cheveux suent de grosses gouttes, on se dit : " Bon dieu, mais qu'est-ce qu'il y comme gentilles personnes dans ce pays ".
On y pensera encore après le second passage au marché du soir, avec dans la main un autre régime de petites bananes acquis pour...10 bahts.
| | | Un très très grand Merci, pour votre carnet de voyage, un vrai régal, a déguster sans modération =^= | | | Certaines bicyclettes ne valent guère plus que leurs 30 bahts de location.

Sympathique récit. J'adore ces petits moments où il se passe un truc sympa, une anecdote originale, comme votre rentrée à l'hôtel en mobylette.
Perso, je trouve que certaines de vos photos ont quelque chose... Comme celle qui illustre la Muraille de Diamant.
Une belle fin de soirée à vous. | | | toujours aussi sympa à lire, un petit air de Siem Reap, les touristes en moins.... | | | Bonjour,
Merci, et on peut dire que ça ne se fait pas tout seul ! On a comme l'impression que la suite ne vous décevra pas non plus, dans ce cas... | Carnets similaires sur la Thaïlande: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 35 272 visiteurs en ligne depuis une heure! |