Jojoone1 · 30 août 2017 à 19:56 · 350 photos 205 messages · 32 participants · 25 749 affichages | | | | Salut,
Honnêtement, on savait bien que ça te plairait. Ce n'était pas possible autrement !
Evidemment, on n'a pas d'aventures extraordinaires à raconter et peut-être que dans certains cas ça vaut mieux. Personnellement, si j'apprenais que certains rient de bon coeur grâce à quelques-uns de mes paragraphes, ce serait super.
Dès le premier récit on s'est dit qu'on allait faire un résumé le plus fidèle possible de ce qui s'est vraiment passé. Il y a un côté pratique, on n'a pas besoin d'inventer ou d'imaginer des histoires qui ne se sont pas produites. D'ailleurs ce ne serait pas honnête. Le mérite des anecdotes c'est que dans une situation similaire le lecteur, ça peut lui donner des idées. Et puis il est bon par moments de savoir à quoi on peut s'attendre. On ne peut pas tout mettre : il y a des côtés trop privés, des côtés pas franchement intéressants.
A partir du moment où on est fiers de certains bons coups ou de belles photos, autant insérer aussi les histoires moins glorieuses qui font partie de l'ensemble. On peut bien se moquer ou nous trouver idiots sur des instants précis, eh ben ce n'est pas grave puisque ça s'est réellement produit et que nous-mêmes on ne peut pas remonter dans le temps pour le rectifier.
Moi aussi je trouve que certaines photos ont quelque chose : elles ont quelque chose de Françoise et quelque chose de Thailande. Du coup le Jojoone il est doublement heureux !! | | | Annonce · Sponsorisé | | | Il y avait 8000 personnes mais on les a tous fait se mettre de côté pour les photos. 
Pour Angkor, on repassera. Là-bas, on peut y rester des semaines. Quelques photos peuvent donner une impression de moins bien ou de mieux que ce que l'endroit est en réalité.
Il est clair que les touristes, du moins occidentaux, on n'en a pas vu des masses dans cette partie du pays. En même temps, pas fous, on n'allait pas faire Triangle d'or- Chiang Mai- Sukhotai- Lopburi- Pattaya- Bangkok !! | | | Hello,
Dès le premier récit on s'est dit qu'on allait faire un résumé le plus fidèle possible de ce qui s'est vraiment passé. Il y a un côté pratique, on n'a pas besoin d'inventer ou d'imaginer des histoires qui ne se sont pas produites. D'ailleurs ce ne serait pas honnête.
Oui, c'est certain et pas forcement intéressant à écrire pour vous. 
Le mérite des anecdotes c'est que dans une situation similaire le lecteur, ça peut lui donner des idées. Et puis il est bon par moments de savoir à quoi on peut s'attendre.
Quand je repense à votre rentrée à l'hôtel sous l'orage...j'avoue ne pas être trop pressé d'expérimenter cette situation, qui démontre, si il était nécessaire, la gentillesse des Thaïs. 
Par contre, payer 10 bhats pour quelques bananes, je n'ai jamais eu un si bon prix. Le meilleur prix que j'ai eu pour un fruit, c'était 20 bhats pour un ananas entier, vendu directement par le producteur.
On ne peut pas tout mettre : il y a des côtés trop privés, des côtés pas franchement intéressants.
Dommage, mes mirettes se réjouissaient par avance de lire les moments d'érotisme torride partagés avec Françoise... 
A partir du moment où on est fiers de certains bons coups ou de belles photos, autant insérer aussi les histoires moins glorieuses qui font partie de l'ensemble.
J'écris les petites anecdotes qui ne sont pas en ma faveur, peu importe si cela est glorieux ou pas. C'est souvent drôle, ou j'essaie de les rendre drôle, il faut savoir rire de soi. Votre histoire de retour à l'hôtel sous l'orage est plaisante à lire, elle fait rire, non pas de vous, mais juste parce que c'est l'histoire qui est drôle.
On peut bien se moquer ou nous trouver idiots....
Perso, j'essaie d'éviter de juger les gens, l'anecdote est drôle ou instructive, et c'est bien comme ça.
Moi aussi je trouve que certaines photos ont quelque chose : elles ont quelque chose de Françoise et quelque chose de Thailande. Du coup le Jojoone il est doublement heureux !!
Ne serait-ce pas là le but de la vie ? Être heureux ? (tant que ce n'est pas au détriment des autres).
Vous y allez, vous avez eu du plaisir à faire ce voyage et vous en revenez heureux, que demander de mieux | | | Puisque tu interviens régulièrement et que nous en sommes à Kampagne Phet, hors de question de poursuivre ce récit sans t'en dédier une vidéo, prise au hasard.
Au hasard ? Quoique...
| | | Merci 
C'est drôle, je n'avais jamais entendu parler de Kampagne Phet. J'ai traversé cette province en minibus quand je suis parti de Sukothai pour Nakhon Sawan. Mais je n'en connais pas plus que ça, c'est à dire rien. Je vais me renseigner sur cet endroit.
En ce qui concerne la vidéo, j'adore le vieux monsieur avec les gants qui fait griller....je ne sais quoi. | | | Nous avons privatisé le minivan de l'hôtel pour une grosse demi-journée. Il s'avère vite que notre chauffeur n'est ni doué ni débrouillard. Parfois, il faut faire avec. A la décharge de nos chauffeurs, on peut dire que nous demandons parfois à voir des endroits introuvables ou peu connus des locaux.
C'est comme ça que nous nous retrouvons dans un temple absent de notre liste, à une dizaine de kilomètres au sud de Kamphaeng Phet. Beaucoup de temples ont été érigés sur les lieux mêmes où s'élevaient jadis d'autres temples à l'époque du royaume de Sukhotai. Dans celui-ci, un bâtiment aux pourtours tout en fenêtres vitrées protège huit beaux bouddhas en pierre ainsi que quelques morceaux épars de leurs semblables n'ayant pu tenir le choc jusque de nos jours.
A 18 kilomètres au sud de Kamphaeng Phet, près du fleuve, subsistent quelques vestiges de la cité ancienne de Muang Trai Trueng, juste à côté du Wat Wang Phra That. Mis à part les restes du mur de la petite ville, il subsiste essentiellement un stupa élancé de belle dimension en compagnie de son majestueux bouddha blanc. Pour nous, une perle dans la campagne.
Comme par hasard, un groupe de neuf moines est présent sur place à l'instant même où nous arrivons et s'apprêtent à poser en ligne pour des photographes locaux devant le monument. Encore une occasion pour Françoise de s'en donner à coeur joie avec une si belle brochette.
Le petit Wat Wang n'est pas en reste, laissant éclater ses couleurs au soleil. Deux éléphants roses accueillent le visiteur. A l'intérieur, de bien vieux bouddhas et de nombreuses gravures.
Dans la campagne, de nombreuses traces d'une occupation ancienne subsistent. Beaucoup de murs, de chedis ou de petites tours sont visibles à proximité des champs de canne à sucre. Cette dernière est en effet, avec la banane, la grande spécialité de la région.
Notre passage est plus rapide au Wat Phra Borommathat Chediyaram, le temple étant fermé pour une session de prières des moines. Le grand chedi doré de style birman est imposant mais nous en avons tant vus l'année dernière...
Notre chauffeur, croyant bien faire, nous mène dans un restaurant propret où le choix des menus se limite toutefois au minimum. Pour la seule et unique fois, nous mangeons cette soupe épicée apparemment appréciée de nombreux thais, où flottent un surimi de poisson et plusieurs de ces boules de viande chimique qu'on voit fréquemment sur les trottoirs ou les marchés. Si c'est quasiment un exploit de ne pas bien manger en Thailande, cette fois nous y sommes parfaitement parvenus !
Nous visitons dans l'après-midi le Wat Sawang Arom, à environ 5 km au nord-ouest de Kamphaeng Phet. Rien d'extraordinaire à part son bouddha de la période Chieng Saen, antérieure à celle de Sukhotai. Il s'y est toutefois déroulé une scène assez étonnante. Nous sommes abordés par un homme qui s'adresse à nous en thai et nous promène dans les allées du temple en nous donnant tout un tas d'explications. Nous essayons bien de lui montrer que nous ne comprenons que quelques mots mais il est manifestement parti à fond dans son idée de départ et n'en démordra jamais, si bien que nous finissons par jouer le jeu, avec quelques " ah " bien placés. Cela nous offre un moment surréaliste et au final ce monsieur finira par nous quitter très satisfait. De notre côté, bien joué : nous n'avons pas perdu la face...
Nous passerons encore au chedi Klang Thung (fin 14ème début 15ème siècle), encore une trace de la magnificence passée.
Pour notre dernier passage au night market, nous arrivons de jour. Cela nous laisse le temps de nous poser pour observer les gens qui passent. Une vieille femme probablement sans ressources est assise avec son bol à l'accès du marché depuis le parking. Quel que soit l'âge ou la condition sociale des personnes qui passent, tous laissent des piécettes ou un petit billet. Cela semble être une habitude, si ce n'est par charité c'est au moins pour se ménager un bon karma.
| | | Si c'est quasiment un exploit de ne pas bien manger en Thailande, cette fois nous y sommes parfaitement parvenus !
 c'est vrai que c'est rare...
Il s'y est toutefois déroulé une scène assez étonnante. Nous sommes abordés par un homme qui s'adresse à nous en thai et nous promène dans les allées du temple en nous donnant tout un tas d'explications. Nous essayons bien de lui montrer que nous ne comprenons que quelques mots mais il est manifestement parti à fond dans son idée de départ et n'en démordra jamais, si bien que nous finissons par jouer le jeu, avec quelques " ah " bien placés. Cela nous offre un moment surréaliste et au final ce monsieur finira par nous quitter très satisfait. De notre côté, bien joué : nous n'avons pas perdu la face...

Amazing Thaïland !
Une vieille femme probablement sans ressources est assise avec son bol à l'accès du marché depuis le parking. Quel que soit l'âge ou la condition sociale des personnes qui passent, tous laissent des piécettes ou un petit billet. Cela semble être une habitude, si ce n'est par charité c'est au moins pour se ménager un bon karma.
Intéressante question (en tout cas pour moi). Les Thaïs connaissent-t-ils le sens de la charité ou souhaitent-t-ils se ménager un bon Karma. Je ne saurai le dire... | | | On prend quand même bien soin du client à l'hôtel Chakungrao : le minivan nous emmène gratuitement à la gare routière. Sur place, l'employé au guichet veut nous faire comprendre quelque chose mais il n'y a personne à ce moment pour traduire et il renonce. Nous saurons après les quatre heures de trajet que le bus ne passe qu'à côté de notre destination, Singburi.
Ce n'est pas grave en soi de se retrouver à un tout petit arrêt en plein sur l'autoroute mais avec notre problème de téléphone et un seul moto taxi sur place on pouvait stagner un moment. Il était écrit que ça se passerait bien puisqu'une charmante quinquagénaire, bien pomponnée et parfumée, entame la discussion avec Françoise et l'informe qu'elle attend quelqu'un. Elle nous dit que l'hôtel où nous nous rendons est localisé à proximité de sa destination et que nous pourrons partir avec elle. Le véhicule qui arrive est un croisement entre un songthaew et un tuk tuk. N'empêche que le conducteur file à belle vitesse et nous parvenons promptement à bon port.
Nous vous avions présenté sur Lampang le plus bel hôtel de nos expériences en Thailande, il est maintenant temps de vous présenter l'hôtelier le plus agréable que nous ayons connu. Philippe est suisse et a fait construire la Villa Sumali. Cette propriété comprend la maison familiale, la maison qu'occupe sa fille, des bâtiments pour les touristes ainsi qu'une belle piscine. Le concept, qui a pu dérouter certains visiteurs, est celui de l'hôtel-guesthouse. Vous prenez le petit-déjeuner sur la terrasse de la maison du propriétaire, vous dînez dans la magnifique salle à manger du propriétaire. En fait, c'est un peu à la carte. Vous pouvez passer un tout petit bout de vie au contact de cette famille ou rester plus isolé comme dans tout autre hôtel.
En entrant dans la propriété, nous avons vu Philippe sur son mini tracteur en train de couper le gazon. Nous avions à peine descendu les valises qu'il était déjà là, à nous souhaiter la bienvenue. C'est instantanément que nous avons ressenti du positif. Il est des choses que les mots peuvent difficilement exprimer mais en tout cas il nous a mis à l'aise de suite, dégageant de la simplicité, de la franchise et une évidente forme de sérénité.
La Villa Sumali est située à Jaksi, donc à plusieurs kilomètres de Singburi. Lors des recherches, il n'y a guère eu de choix. C'était le seul hôtel du coin avec piscine et il présentait bien. Finalement, nous sommes chanceux de ce côté aussi puisque l'hôtel est à deux pas d'un emplacement historique mais aussi d'un temple très intéressant. Singburi ville, de ce que nous en savons, ne présente guère d'intérêt.
Nous avons la possibilité de prendre une chambre au rez-de-chaussée. Les lits sont de la même qualité qu'au Baan Suchadaa de Lampang, avec des matelas de type hôtel 5 étoiles... C'est la fille de Philippe qui cuisine et elle est plutôt douée. Nous préférons habituellement manger en-dehors de l'hôtel mais cette fois, pas question.
Lorsque nous présentons notre programme du lendemain, Philippe nous explique que ce n'est pas évident de trouver un chauffeur et qu'il nous emmènera pour nos visites. Quand nous évoquons prudemment l'estimation du coût, il nous répond tout naturellement qu'il n'y a pas de coût vu qu'il viendra simplement avec nous. Bien sûr, nous n'en croyons pas nos oreilles. Monopoliser une personne avec son 4 X 4 pour une grosse demi-journée sans avoir à régler, c'est bien la première fois qu'on nous fait le coup !
| | | Il y a un nouveau cinéaste sur VF : nous lui dédions ce petit film
| | | Bobebebus.... merci. | | | Photos ou vidéos, les deux ont leurs qualités. Je fais des photos, mais comme je ne suis pas très doué, j'évite de les poster ou de les exposer.
Les vidéos offrent le mouvement, par contre, il est plus difficile de faire une bonne vidéo qu'une bonne photo.
Je trouve très sympathique que vous postiez des vidéos. De petits moments, avec leur ambiance propre. Toujours sympathique à regarder.
Un compatriote perdu au milieu de nulle part avec son hôtel-guesthouse....toujours bon à savoir. | | | Le lendemain matin, la fille de Philippe nous a ouvert la petite porte à l'arrière de la propriété. Nous nous engageons sur la petite route qui longe le canal et c'est une agréable mais courte promenade.
Courte parce qu'on arrive rapidement au Wat Phra Non Chakkrasi (ou Wat Phra Non Chaksi). C'est un temple royal de 3ème catégorie dont la superficie nous semble assez importante de prime abord. Ce temple est réputé pour son bouddha couché qui fait, selon les versions de 46 à 48 mètres de long. Mais nous, c'est tout le reste qui nous a épatés. Ce temple est tout bonnement fabuleux et à classer dans la catégories des temples-musées.
Dès le début, vous avez une grande halle ouverte, avec un vieux tronc d'arbre intégralement sculpté et une statue de moine de trois mètres de haut sur son support.
Dans un patio à l'intérieur se cotoient plusieurs bouddhas croulant sous les feuilles d'or, un grand nombre de troncs d'arbres, de piliers et de pirogues finement sculptés et un assortiment de splendides bonzais.
Avant d'accéder au temple, vous passez devant six moines en cire criants de vérité mais d'une dimension bien plus grande que ce qu'on peut voir dans d'autres temples en Thailande, où la réplique est en général grandeur nature.
A l'intérieur du temple, le bouddha couché géant occupe tout le centre, protégé par de gros piliers rendant la visibilité délicate. Mais tout autour, des quatre côtés, c'est carrément le festival : une débauche d'antiquités et d'oeuvres d'art. Hormis les sculptures et les statues centenaires, un grand tableau où figure si vous regardez bien le roi défunt, de nombreuses vitrines contenant quantité d'objets précieux. Nous avons vu des merveilles en bronze et en ivoire ainsi que plusieurs grands bouddhas de jade, chacun vêtu de manière différente. Au fond de la salle, des dizaines de bouddhas et de statuettes de tous les styles et de toutes les matières possibles, l'un plus beau que l'autre. De l'autre côté, de fabuleux meubles anciens sculptés, revêtus de nacre et portant bon nombre d'objets anciens. S'ensuit une incroyable collection de pots et de vases de formes variées, tous très anciens dont plusieurs objets chinois de la période Ming. Il y en a aussi en argent. Il y en a tout simplement des centaines. A plus de deux mètres de hauteur, sur des supports en métal, sont exposés plusieurs sièges sculptés, des trônes devrait-on dire. Non seulement ils sont tous fabuleux mais les bouddhas qui y sont perchés ne sont pas en reste.
C'est exactement le genre de temple que nous adorons. Complètement inconnu du grand public, presque personne tôt le matin, une visite qui nous fait aller de surprise en surprise. Une concentration de fantastiques réalisations qui nous remplirait à elle seule la journée.
Du coup, nous sommes pris de court parce que nous avions prévu une visite plus rapide et il se trouve que notre hôte nous attend probablement déjà. Nous n'avons pas pu découvrir le complexe dans son ensemble. Au vu de sa richesse, nous nous promettons d'y revenir dans les prochaines années, ce ne sera pas une perte de temps.
Juste au moment de quitter le temple, notre journée est un assombrie par ce vieux chien que nous entendons émettre des sons déchirants. Il est couché, essaie de temps en temps de se relever mais il n'y a plus de vitalité dans les pattes arrière. Nous devinons que cette pauvre bête est en fin de vie. Chez les bouddhistes, on laisse le karma se dérouler et malheureusement on ne soulage pas les animaux à l'agonie. Pas au temple chez les moines en tout cas. C'est terrible. | | | (Ce message a été supprimé par le membre Michant le 6 septembre 2019 à 13:58.)
| | | Bonjour Michel,
Ce n'est qu'un maigre échantillon des trésors qu'offre ce temple. On n'allait pas mettre cinquante photos. Et ceux que ça intéresse sauront se déplacer pour en profiter complètement. Dire que nous n'avons même pas vu les extérieurs mais nous y remédierons. Quant aux guides, des pans entiers du pays en sont presque totalement absents. Tant mieux, à la limite. Nous aurions juste apprécié avoir davantage de retours, pour avoir la confirmation que des personnes ont pu découvrir des endroits grâce à nos récits. C'avait vraiment été le cas pour celui de 2013 avec les langurs et notre satisfaction avait été immense. Chaque année nous sommes à l'extrême limite de renoncer à poursuivre. On a beau faire, il reste toujours dans un coin de la tête la présence de ceux qui consultent, qui profitent et qui pourtant n'interviennent pas sur le récit et surtout qui par la suite n'offrent pas à leur tour ne serait-ce qu'un ou deux misérables apports. Tu te sens comme qui dirait exploité volontaire...
Quoi qu'il en soit, si ce dernier quart de journée t'a plu, je te garantis bien du plaisir sur les prochaines journées.
Madame apprécie aussi tes photographies, soit dit en passant. | | | Je viens de lire vos écrits :
Nous aurions juste apprécié avoir davantage de retours, pour avoir la confirmation que des personnes ont pu découvrir des endroits grâce à nos récits. C'avait vraiment été le cas pour celui de 2013 avec les langurs et notre satisfaction avait été immense. Chaque année nous sommes à l'extrême limite de renoncer à poursuivre. On a beau faire, il reste toujours dans un coin de la tête la présence de ceux qui consultent, qui profitent et qui pourtant n'interviennent pas sur le récit et surtout qui par la suite n'offrent pas à leur tour ne serait-ce qu'un ou deux misérables apports. Tu te sens comme qui dirait exploité volontaire...
J'ai encore beaucoup à apprendre et il y a quelques petites choses que je sais déjà. J'aimerai vous rappeler ou vous faire profiter d'un truc qui est oh combien vrai, je l'ai expérimenté pendant de trop nombreuses années. "Un très bon moyen pour être déçu, c'est d'avoir des attentes."
Faire un carnet de voyage en espérant un retour est, à mon avis, une raison qui risque de mener à la déception si le retour n'est pas ce que vous attendiez.
Alors pourquoi faire un carnet de voyage me direz-vous ? A chacun ses raisons, elles peuvent différer d'une personne à l'autre. Pour ma part, écrire un carnet de voyage me permet de me remémorer les bons ou moins bons moments, il me permet de refermer le livre de mon voyage, de passer à autre chose.
A vous de trouver une raison d'écrire votre carnet et de partager vos photos 
J'ai regardé les statistiques de votre carnet : En 18 jours, votre carnet a été affiché 5'277 fois, 15 personnes y ont participé et 72 réponses ont été postées. C'est plus qu'honorable comme statistique, en tout cas meilleur que les miennes 
Pour ma part, j'aime lire votre carnet de voyage parce que souvent vous allez dans des endroits que je ne connais pas. Parfois, il arrive que je n'en aie jamais entendu parler (ce qui me surprend toujours un peu). D'autre part, je trouve qu'il y a des photos qui sont, pour moi, particulièrement réussies. Même si je ne poste pas toujours un message, soyez assuré que j'ai du plaisir à vous lire.
Je vous souhaite de trouver une "bonne" raison pour continuer à publier des carnets de voyage et que vous y trouviez du plaisir. Peu importe ce que les gens en font... 
Bonne fin de dimanche à vous | | | Bonjour,
Je reviens sur ton mot plaisant, mais qui a disparu entre temps, pour te dire que je m'attendais à ce que cela te plaise, parce qu'au fil du temps on discerne un peu les préférences de certains. Au fond, nous ne sommes pas si nombreux à apprécier ce genre de lieu, d'atmosphère, d'esthétique ainsi que la charge spirituelle qui va avec. Par spirituel j'entends la manière dont les thais ressentent leur visite dans leurs wats, c'est quelque chose qui nous plait sans qu'il soit possible de l'expliquer en quelques lignes. Quand on est sur place, on craint toujours de déranger les gens qui prient et c'est souvent à ce moment qu'ils nous font un beau sourire. Des fois on n'ose pas s'avancer plus et c'est eux qui nous font signe de le faire. Carrément génial.
C'est dommage que ce genre de surprises ne se produise pas plus souvent lors d'un séjour. Une expérience comme ça en vaut plusieurs, moins réussies. C'est pourtant déjà bien que la Thailande recèle un bon nombre de perles de ce genre. Pour ma part, j'en ai repéré quelques autres, que je piaffe d'impatience de découvrir de visu. Pour d'autres sites, la chance nous fournira peut-être un coup de pouce. En même temps, pas si vite : plus on en a vu, moins il reste à voir. Je suppose que tu feras un jour un saut à Jaksi. Prépare-toi à faire tourner la caméra pendant un moment et régale-toi comme nous nous sommes régalés.
En ce qui concerne la piscine à Lampang, je distingue les deux arguments contradictoires et ils me sont bien passés par la tête juste quand ce monsieur me l'expliquait. Mais à ce moment, alors qu'il le disait tranquillement et avec toute son assurance, que veux-tu que moi je me permette de lui dire ? Car c'est bien lui qui s'est rendu les fonds disponibles, qui les a employés pour réaliser cette merveille. Les clients qui paient autour de 100 euros la nuit viennent pour le repos et la discrétion. Difficilement envisageable de laisser faire tout ce qui se pratique ailleurs. De plus, sa propre maison est sur le site et il est donc chez lui. Il avait bien ajouté qu'il ne refuse pas forcément tout net mais qu'il explique, le cas échéant, quelles sont les règles du jeu.
La suite ? comme tu disais...eh ben même les derniers jours ne sont pas encore écrits à cette heure, alors je vais à mon petit rythme de feuilleton. Mais te connaissant un tout petit peu, il y a quelques paragraphes à venir qui devraient susciter en minimum d'intérêt chez toi... | | | Nous rentrons par le même petit chemin, au son des oiseaux, effrayant un écureuil qui fait un bout de route au sprint devant nous.
Philippe et son 4 X 4 sont effectivement prêts et nous partons jeter un coup d'oeil au monument des héros de Bang Rachan. Tout comme le célèbre village gaulois d'Astérix face aux romains, un village ici a tenu tête à l'envahisseur birman lors de la période d' Ayutthaya. L'héroisme de ces thais et leur longue résistance avant d'être décimés par des ennemis bien plus nombreux sont une composante importante de l'histoire et de la fierté nationales. Un beau mémorial a été élevé sur le lieu des batailles, au milieu d'une grande esplanade et avec un parc autour.
Dans le parc, les thais ont mis d'autres statues des combattants, chacun devant la représentation de la maison qu'il occupait à l'époque.
Il y a un musée gratuit juste à côté, lequel s'est révélé plus intéressant que ce que nous pensions. Nous y découvrons d'abord une imposante maquette du paysage d'autrefois, avec le fleuve et ses bateaux, les maisons en bois sur la berge, les forêts et les temples. De grands panneaux dessinés montrent des scènes de bataille et il y a l'inévitable statue grandeur nature du guerrier brandissant sa hache, assis sur son buffle de combat. Sur tout le parcours des reconstitutions, de petits films sur des téléviseurs et une collection d'objets retrouvés lors des fouilles.
Dix kilomètres au sud de Singburi, dans le village de Tha Chang, nous allons voir le Wat Pikun Thong. Il est impossible de manquer son bouddha de 42 mètres de haut et 23 mètres de large.
Difficile de ne pas sourire en tournant autour de la statue. Sur le gazon, c'est l'arche de Noé avec le lapin à côté des tigres, le troupeau de mouton avec ses bergers et le petit couple allongé en train de faire un somme.
Sous le bouddha, on remarquera les tableaux en relief qui dépeignent pour partie les félicités célestes et pour l'autre moitié les abominations qui attendent les pécheurs en enfer. C'est absolument gore. Une chapelle a été élevée en l'honneur du moine Luang Pho Phae ayant régi ce temple. Mis à part l'imposante statue dorée du saint homme, il y a aussi des photos dans l'ordre chronologique pour les différentes étapes de sa vie. Il a été un petit moine très mignon et a par conséquent fini en vieux moine au visage éminemment sympathique.
Juste avant de rentrer nous allons admirer de près le Wat Na Prathat, qui est visible depuis l'arrière de la propriété de la Villa Sumali. C'est un sanctuaire khmer, dont une tour accompagnée de fours à poterie, réhabilité lors de la période Ayutthaya. Elle est restée plutôt en bon état, quelques personnages sont encore bien apparents. Nous troublons manifestement la quiétude d'une bande de chiens dont une partie s'éclipse avant même que nous ayons le temps d'engager la conversation.
Dans l'après-midi, Françoise profite de la venue d'une masseuse chez la famille de l'hôtel pour se faire faire sa propre séance d'une heure. Hors pourboire, le massage complet d'une heure est facturé 200 bahts. Et on peut dire que cette femme travaillait bien. Nous avons beau connaitre les tarifs et nous attendre à quelque chose de ce genre, c'est à chaque fois une forme de stupéfaction. Hors de prix ici, cadeau là-bas.
Le repas du soir nous donne enfin l'occasion de goûter au snake fish, le poisson à tête de serpent, fumé au grill, et ses quatre sauces. Une expérience intéressante et un plat agréable, même si le rapport qualité-prix n'est pas forcément le plus intéressant qu'on puisse trouver. C'est sûr, il a l'air vilain ce poisson. | | | Nous aurons eu plusieurs discussions intéressantes avec Philippe, en toute convivialité. Cette année, nous avons eu droit à quantités d'anecdotes et nous avons considérablement complété nos connaissances sur les thais, leurs pratiques, le fonctionnement de leur société. Une fois encore, il s'avère que le son de cloche est le même chez tous les expatriés sur toute la gamme des sujets abordés.
Nous sommes honorés, reconnaissants et...épatés que Philippe nous fasse gracieusement nos visites aujourd'hui encore. Cette fois, son épouse est de la partie parce qu'elle est originaire de la région et saura trouver le bon chemin.
Beaucoup de temples renommés peuvent se retrouver entre Singburi et Ang Thong. Il y a une inflation de temples recelant des statues de grande ou de très grande taille. Le Wat Chaiyo Worawihan (16km au sud) fait partie de ceux-là. Ce temple de seconde catégorie royale recèle sous son viharn un beau bouddha doré de près de 23 mètres de haut et 16 mètres de large. Autant dire qu'il est majestueux. Il est amusant de noter le creux circulaire fait dans le toit pour que la pointe puisse s'y loger.
L'ubosot juste en face est très joli avec des peintures murales comme on en trouve dans les temples les plus soignés et même des nature-mortes en trompe-l'oeil sur les portes.
Dans la cour, nous rencontrons un squelette habillé en militaire, avec ses lunettes de soleil et son chapeau, en train de faire le wai.
L'extrémité du temple communique directement avec le fleuve. C'est là que nous trouvons une autre chapelle installée près d'un gros gong. Là aussi, une imposante statue du moine qui est à l'origine de l'évolution de ce temple, autrefois un simple petit wat de campagne.
Environ 12 km plus au sud-ouest, nous n'avons pas visité tout le Wat Khun Inthapramun. Notre intérêt portait sur la plus grande et la plus longue statue de Bouddha couché en Thailande. La légende dit que Monsieur Inthapramun était un régisseur de recettes du roi de Sukhotai. Il aurait détourné des fonds soit pour construire cette statue et s'en attribuer le mérite soit pour l'agrandir au-delà de ce qui était prévu. Le malheureux a bien sûr été exécuté. Quand un squelette a été découvert en ces lieux en 1998, face contre terre, les pieds et poings liés, certains ont pensé qu'il s'agissait probablement de lui. Il aura par cette voie accédé à l'immortalité puisque le temple porte désormais son nom.
Ce bouddha se fait bien soigner : il a fallu un camion de tissu pour l'habiller, aujourd'hui quelqu'un lui a offert un beau bouquet de fleurs de lotus et son énorme coude est tout doré.
Nous ne savions pas qu'à proximité un petit temple avait été restauré. Son entrée se confond avec un arbre venu pousser là pour l'épouser. A l'intérieur, quelques statues et une petite collection de...zèbres (!).
Près d' Ang Thong, dans le district de Sala Daeng, se niche un endroit pas si évident à trouver. Il s'agit d'un monastère abandonné depuis plus d'un siècle en raison de la forte personnalité des esprits qui habitent les lieux. Le nom du Wat Sang Kratai devait signifier initialement Sam Kratay : trois lapins. Ou alors je crois commencer à comprendre le thai et je raconte une énormité.
La première vision est éloquente. Plusieurs arbres ont pris le contrôle de la bâtisse et lui renforcent en quelque sorte l'essentiel de l'ossature et de la charpente. C'est tout aussi net vu de l'intérieur. Chacune des trois pièces à ciel ouvert dispose de ses représentations à honorer. A l'arrière du monastère, à côté des fontaines, quelques gros lapins en terre cuite dressent effectivement leurs oreilles de 40 centimètres. Ce genre d'endroit nous ravit.
A quelques kilomètres de distance, dans le district de Wiset Chai Chan, un moine était en train de faire sa retraite en forêt au début des années 1980 lorsqu'il a redécouvert les ruines du Wat Muang. Son projet dès lors a été de lui offrir une nouvelle vie. En 1990 a débuté sur une période de 18 ans la construction non seulement du temple mais aussi de l'une des dix plus grandes statues du monde. Le Bouddha assis du Wat Muang est bien la plus grande statue de Thailande. Ce grand bouddha doré, qui semble esquisser un sourire, fait 63 mètres de large sur 92 mètres de haut.
Précisons que ce n'est pas juste un temple qui s'étend à cet emplacement mais un véritable parc. Nous savions que sous le bouddha étaient disposées des scènes grandeur nature (et parfois à une échelle plus grande encore) des tourments de l'enfer. Cependant, nous étions loin de nous douter que c'était sur une telle superficie. Clairement, plus d'un petit thai a du être effrayé par toutes ces atrocités. Il y a bien quelques formes de torture que nous n'aurions su imaginer. Des scènes de bataille et des tableaux ayant trait au bouddhisme ont aussi leur place.
Nous avons profité de la présence d'un petit stand pour faire provision de quelques pots de médecine thai. Il n'existe pas que le célèbre baume du tigre mais bien d'autres, de différentes couleurs, pour toutes sortes d'applications. Celui dont le produit est de couleur vert foncé est très efficace pour une dissipation rapide des douleurs.
L'heure était avancée et nous n'avons pu explorer davantage l'espace ni visiter le temple chinois et il nous faudra revenir. En effet, cela fait un moment que la femme de Philippe dissimule difficilement sa souffrance. Elle a faim, elle a très faim. Si vous voulez causer du tort à un thai, empêchez-le de manger quand il a faim.
Le temps que les époux se concertent pour décider où nous irons et se chamaillent gentiment pour trouver le bon chemin, nous finissons par atterrir dans un endroit que nous n'aurions évidemment pas détecté nous-mêmes. Le vaste restaurant dispose de plusieurs tables juste au bord de larges étangs utilisés pour des concours de pêche. C'est très agréable et nous sommes les seuls clients. Nous faisons comme les thais, chacun commande son plat et tout le monde goûte à tout.
A la nuit tombée, Pam (la fille de Philippe) et son copain nous font voir le marché de Singburi. Même s'il est moins étendu que lors du week-end, il fait déjà une bonne taille et on y trouve toutes sortes de boutiques. C'est plus structuré que ce qu'on a l'habitude de voir. Le marché forme un carré avec des allées centrales propres et l'espace de chaque vendeur est bien délimité. Un petit air de ressemblance avec certains de nos marchés locaux des années 70. Dans cette région du pays, l'ananas est deux fois plus cher que dans le nord mais il reste délicieux et bien sûr ce n'était pas une critique...
| | | Bonsoir,
Le Wat Chaiyo Worawihan (16km au sud) fait partie de ceux-là. Ce temple de seconde catégorie royale recèle sous son viharn un beau bouddha doré de près de 23 mètres de haut et 16 mètres de large. Autant dire qu'il est majestueux. Il est amusant de noter le creux circulaire fait dans le toit pour que la pointe puisse s'y loger.
La deuxième photo a pour avantage de mettre la première photo à sa juste échelle. Vous avez écrit les dimensions, il m'est juste plus facile de comprendre avec une photo, en l'occurrence deux.
Les endroits que les racines ont envahis ont un charme particulier. On y constate l'œuvre du temps et de celui qu'il a fallu pour arriver à une telle situation.
Merci pour ce carnet, plaisant à suivre. | | | Bonjour Je vous remercie pour l'ensemble de votre carnet. Je prends un grand plaisir à vous lire et à regarder les photos. J'apprécie votre approche de la vie quotidienne et spirituelle des thaïs. Je suis allée une fois en Thaïlande et j'aimais beaucoup visiter les temples. Vos récits me permettent de me replonger en Thaïlande. Merci à vous deux. Lise de Montréal | Carnets similaires sur la Thaïlande: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 24 615 visiteurs en ligne depuis une heure! |