Jojoone1 · 30 août 2017 à 19:56 · 350 photos 205 messages · 32 participants · 25 748 affichages | | | | Bonsoir,
Au bout d'un moment, comment on va s'y prendre pour te remercier ? En disant que les cancres comprennent mieux avec les images que les explications !!  Il se trouve que ce que tu as dit, je venais de le dire à Françoise deux heures plus tôt.... Oui, il y a des photos que je découvre ou redécouvre juste maintenant. Au fil des années, les images et les notes sont un soutien de plus en plus important de notre mémoire 
Je pense que tu prends maintenant la mesure de ce qu'a représenté cette année pour nous. On aimerait que ce soit tout le temps comme ça mais on peut toujours espérer... | | | Annonce · Sponsorisé | | | bonsoir je compte partir en thailande en janvier et quand je vois votre superbe recit jai hate d y etre
encore merci kenavo | | | Bonjour Lise !
Il y a incontestablement quelque chose qui a accroché. Le premier voyage il y a dix ans a lancé une dynamique (à retardement). Ce n'est pas donné à tous de découvrir ce pays sans l'apprécier. Nous étions loin de nous douter que cela produirait un jour ce résultat sur un tel forum. C'est parti comme une sorte d'hommage à ceux qui donnent aux autres, un signe de gratitude.
Notre ressenti en est un vrai, ce n'est pas un effort immense vers le culturel ou le spirituel. On essaie de mettre un regard personnel sur ce qui est déjà connu et on tente de mettre en perspective une partie de ce qui n'est guère connu. Ca facilitera ou agrémentera les séjours de quelques-uns mais difficile de savoir dans quelles proportions.
Dites, pensez à vous lancer dans la préparation du prochain voyage, parce que côté temples on fait enfler le stock chaque année et vous ne saurez plus quoi caser dans vos journées ! Merci beaucoup pour votre mot.
Et un bonjour à nos amis francophones hors France. Que ce soit sur le récit ou plus encore lors de nos séjours, il faut dire que leurs côtés spontanés et sympathiques sont flagrants. Voilà, pour ne pas regretter un jour de ne pas l'avoir dit ! | | | Bonsoir,
Merci, on rougit ! C'est excitant de trouver des raisons supplémentaires de se réjouir. Vous aurez plus de monde autour de vous mais des chances pour un ciel et un climat plus agréables. Au fil des jours on est tout contents de dédier une journée en répondant à ceux qui ont mis un mot. Vous aurez peut-être une raison de plus de vous impatienter. Oh là là, c'est super loin, janvier !! | | | Ce qui me vient à l'esprit en parcourant quotidiennement ton carnet, c'est quand-même la richesse HALLUCINANTE, époustouflante, extraordinaire de la Thailande. Même dans les endroits les plus reculés, hors des sentiers touristiques, on trouve de vraies merveilles. Un pied de nez à ceux qui ne comprennent pas pourquoi on y revient chaque année..... | | | Salut !
Une pensée que j'ai eue récemment moi aussi. Mais dommage que la Thailande soit plus riche que moi ! | | | La veille, en quittant le marché, nous avons tenté de nous renseigner auprès de la gare routière. Malgré toutes les lumières éteintes, il s'est trouvé aux abords quelqu'un pour répondre à notre interrogation. Nous voulions connaitre les horaires des bus et on nous apprend que faute de clients il n'y a plus de bus pour Suphanburi. Ah ben ça en fait une, de surprise !
Après un petit-déjeuner à prendre nos aises avec Philippe, celui-ci se dévoue encore une fois pour nous amener en ville. Il ne faut pas longtemps pour qu'il repère un panneau de pub pour un taxi. Un coup de fil et un petit marchandage suivis d'adieux (non, d'au-revoir !) et les 82km sont parcourus à la mode pas routarde du tout.
L'hôtel Songphanburi est un très gros cube de béton. Nous avons obtenu la chambre supérieure avec petit-déjeuner à 27 euros. Celui-là aussi nous l'avons pris à cause de la piscine. C'est vrai que l'entretien de cette dernière n'est pas leur objectif premier.
Au moment de monter la rampe nous croisons une très belle jeune femme, absolument distinguée et stylée, qui affiche la mine sérieuse et absorbée qu'on peut observer chez la plupart des thais actifs en affaires. Pour un peu, on pourrait penser qu'elle se la joue...
Notre surprise est grande lorsque nous arrivons à la réception. Toutes les jeunes femmes à l'accueil nous regardent avec une expression consternée. Et ça ne s'arrange pas quand nous tentons de communiquer. Personne ne parle anglais, personne ne donne l'impression de fournir un effort et à vrai dire nous les sentons comme paralysées. Souvent, nous profitons du premier contact pour évoquer nos journées suivantes et mettre sur place au moins un embryon d'organisation. Force nous est de constater que nos premières tentatives frisent un taux de succès de zéro pour cent et, pragmatiques, nous décidons de nous poser quelques minutes dans notre chambre et de déballer quelques affaires. Nous prenons l'ascenseur en pouvant presque palper la vague de soulagement qui, dans notre dos, accompagne notre départ.
A un moment donné, une ampoule décide de s'illuminer. Joel se souvient avoir vu dans le hall quelques personnes présentant bien, affairées sur leurs smartphones. Il se dit qu'il existe une bonne probabilité pour que certains de ces clients maitrisent au moins quelques rudiments d'anglais. Il faut toujours exploiter les bonnes idées lorsqu'elles se présentent et c'est ainsi qu'au moment où l'ascenseur s'ouvre au rez-de-chaussée, une nouvelle vague d'effroi envahit ces dames de l'accueil. Jusqu'au moment où elles s'aperçoivent que nous bifurquons dans le hall. Ouf ! Entre temps, ces messieurs aperçus tout à l'heure ont disparu et nous pensons faire chou blanc quand un dernier regard nous dévoile au fond de la salle deux jeunes femmes concentrées sur leurs téléphones, dont celle que nous avions croisée sur la rampe d'accès. Difficile de savoir si elles sont soeurs, amies ou collègues mais ce qui est certain c'est que chacune peut être satisfaite de son reflet dans le miroir.
Il faut vraiment qu'on leur parle pour qu'elles se rendent compte qu'on est là, tant elles sont absorbées. Joel leur demande donc en anglais, avec son côté timide-gêné-poli : " Excusez-moi, vous comprenez l'anglais, vous pourriez nous aider ? ".
La réaction, qui a duré l'espace d'un instant, est significative de notre vécu d'un mois en Thailande et en dit long sur les thais. En une fraction de seconde, cette personne avec son apparence de froide beauté s'est levée comme un diable qui sort de sa boîte, juste le temps de poser son téléphone, et s'est transformée en la personne la plus charmante et disponible du monde avec un sourire d'un radieux propre à dégivrer un congélateur.
" Oui, bien sûr, que puis-je faire pour vous ? ". Les bras nous en sont presque tombés.
Pour la petite histoire, deux jours plus tard en descendant pour le petit-déjeuner, nous avons constaté que l'hôtel s'était transformé dans la nuit en palais de Cendrillon, avec partout des gens endimanchés, pour accueillir un mariage. Nos deux jeunes femmes étaient de retour et nous avons alors compris qu'elles étaient les maîtresses d'oeuvre de cette cérémonie.
A partir du moment où nous les avons accostées, les événements se sont précipités. Ces jeunes femmes ont lâché toutes affaires en cours, elles ont entamé un va et vient entre nous et les hôtesses à l'accueil, les smartphones ont chauffé, tant et si bien que c'est nous qui nous sommes retrouvés largués. Quoi qu'il en soit, il s'est avéré au final qu'en 20 minutes chrono elles nous avaient ficelé non seulement notre programme de l'après-midi mais aussi celui des deux journées à venir. Tenez, voilà votre pack cadeau, vous pouvez l'emporter...Nous les avons remerciées tant que nous avons pu avec l'impression que ce n'était encore pas assez.
Nous avions un problème d'organisation et nous sommes tombés sur...LA ORGANISATRICE !! Elle est pas belle, la vie ?
Nous n'avons pas pu nous empêcher de lui dire que nous n'avions jamais reçu un aussi mauvais accueil dans un hôtel en Thailande. Elle nous a tout de suite expliqué une chose que nous aurions finalement du avoir compris depuis longtemps : " Mais vous savez, elles sont terrorisées. Elles savent qu'elles ne peuvent pas vous renseigner et elles sont extrêmement gênées ". Là, en effet, tout s'éclaire. Ces drôles réactions qui aujourd'hui et dans le passé nous ont paru si curieuses et inappropriées, c'était la hantise absolue du " perdissage de face " !!!!
Bref nous avons à peine eu le temps de nous préparer que déjà le tuk tuk nous attendait pour nous mener au musée national de Suphanburi. En Asie, nous n'allons pas spécialement vers les musées, parce qu'ils peuvent s'avérer décevants. Mais il faut savoir faire l'une ou l'autre exception et de ce côté nous avons fait fort au cours de ces quelques semaines.
Ce musée est ouvert de 9 h à 16 h sauf les lundi et mardi. L'entrée est à 100 bahts. Les premiers panneaux visibles dans le musée rappellent fièrement qu'aux origines cette région a été le creuset de la civilisation thai. Deux des salles sont intéressantes, exhibant notamment plusieurs magnifiques sculptures style Lopburi du 13ème siècle, de fines statuettes, de splendides tablettes votives et quelques outils et bijoux datant de la préhistoire. Sachant que la préhistoire thai se situe plutôt aux alentours de 600 après J.C.
Le parcours mène ensuite à travers des reconstitutions de scènes de vie de l'ancien temps avec huttes, boutiques, mannequins en cire alors qu'un fond sonore restitue les dialogues correspondant à ces scènes. C'est une réalisation très réussie, avouons-le.
Avant la sortie, une grande salle surprenante où le public a accès à des espèces de juke-box avec casques. On peut écouter à volonté de vieux succès thailandais sortis à l'époque sur des disques 45 tours. Une originalité à laquelle nous ne nous serions pas attendus.
En allant nous promener en ville avant le dîner, nous passons devant le mémorial consacré au roi Naruesan. En Thailande, il y a un lien direct entre l'image du coq et celle du roi. Ce n'est pas la première fois que nous voyons ce genre de scène puisqu'il s'agit d'une sorte d'hommage rendu par le peuple mais là on peut dire que c'est la plus impressionnante armée de coqs que nous ayons jamais vue. | | | 
J'adore !
Le rapport avec les réceptionnistes m'a rappelé un moment similaire à Nakhon Sawan.
J'en souris encore aujourd'hui et y repensant.
Et tout ça pour quoi ? Pour ne pas perdre la face... J'ai vu des filles "s'enfuir" de la réception à mon arrivée. Au début, ça laisse une étrange impression.
Merci pour ce moment fort agréable à lire. | | | Quand on n'est pas au courant, cher Christophe, ça doit faire bizarre la 1ère fois : on arrive en séducteur et puis elles partent en courant ! | | | La première fois, je suis resté circonspect par une telle attitude. En fait je ne comprenais pas pourquoi elles "s'enfuyaient" à mon approche. Hôtel ****, dans une ville comme Nakhon Sawan, je pensais que les réceptionnistes parleraient un peu anglais.
Maintenant que j'ai compris, c'est plutôt amusant, parce que je sais dire bonjour ou interpeller une personne en Thaï, ça les fait revenir. Ensuite, je demande "do you speak English ? " 
Avec les personnes un peu timide ou qui ne veulent pas perdre la face, on a souvent une réaction assez amusante.  Après, je me débrouille avec mes 3 mots de Thaïs et mon smartphone qui a une appli pour qu'il puisse parler Thaï, ce qu'il fait d'ailleurs très bien. Parfois, elles appellent une autre personne qui baragouine 3 mots d'anglais, on s'en sort toujours en faisant un effort, en ayant de la patience et un sourire de bon aloi.
Arriver en séducteur ? Tel n'est pas mon cas très cher....mon charme naturel suffit !  (merci de considérer que cette dernière phrase a été écrite en mode autodérision).
Franchement, en Thaïlande, il y a plein de moments drôles à vivre. C'est un des côtés de ce pays que j'aime bien. | | | Cette armée des petits coqs ou de coqs laids [humour douteux]...me laisse perplexe. Parfois, j'avoue ne pas bien percevoir l'intérêt de certaines choses. Mais bon, c'est pour rendre un hommage...quoi que même en sachant cela... Peut-être n'ai-je pas atteint un niveau de sagesse suffisant pour saisir toute la finesse d'un tel monument. | | | Il faut reconnaitre que le petit-déjeuner se démarque de la routine au Songphanburi Hôtel. Nous sommes agréablement surpris de trouver parmi le choix du jus de goyave, de la vraie confiture, deux sortes de gâteaux, de l'excellent ananas, un café correct et du vrai lait à disposition. De ce côté, ce n'est pourtant pas tous les jours la fête en Thailande.
Le revirement est spectaculaire au niveau du personnel à l'accueil : les filles sont totalement décontractées et nous font de larges sourires. Les farangs ont été pris en main, sont satisfaits et elles ne perdront plus la face. Amazing Thailand !
A huit heures du matin, notre accompagnatrice Ha se présente comme prévu avec la petite Mitsubishi conduite par son copain Beuh (à prononcer à la thai, avec comme une légère intonation de nausée). Les vrais prénoms sont souvent plus compliqués et il s'agit de surnoms. Tandis que Beuh fait un peu canaille avec son côté pince sans rire, Ha est une petite femme extrêmement prévenante et joviale. Si bien que le courant passe immédiatement. Il y a des personnes qu'on ne peut qu'apprécier.
Ils ont amené la liste complète des activités du jour. Cette liste est conséquente parce que Suphanburi est une étape incontournable sur la trace de Bouddha.
La première étape est le Wat Phra Rup, un temple âgé de six siècles où à cette heure matinale seul le chien de faction parait vaguement réveillé. Il se dit dans le pays que le long bouddha allongé (13 mètres) de ce temple possède le plus beau visage de Thailande. Ce n'est absolument pas vrai, même si son expression ne laisse pas de doute sur le fait qu'il vient bien d'atteindre le nirvana. Près de cette statue, un moine en cire est assis en tailleur sur une table en bois. Ah ben non, il a bougé dis donc, c'est que c'est un vrai ! Pas loin du nirvana non plus, en fait.
Mais autre chose nous amène ici. Nous avons la chance que nos nouveaux amis échangent quelques mots avec le premier moine rencontré. Celui-là leur donne quelques explications et s'empresse de chercher les clés ouvrant le cadenas d'une porte située à l'étage d'un bâtiment latéral. Les objets les plus précieux sont exposés dans une grande salle tout en longueur, dont principalement une grosse pièce de bois de paduak, ou bois de rose de Birmanie, unique en Thailande. Elle fait environ deux mètres de long pour 90 centimètres de large, sculptée des deux côtés. Sur une face, la fameuse empreinte du pied de Bouddha et sur l'autre face la scène de bataille avec les éléphants. Malheureusement, c'était l'objet le moins photographiable que nous ayons observé. L'épaisse vitre qui le protégeait était sale et une vive lumière entrait par la ligne de fenêtres située au bas de la salle. Il nous a fallu bien mettre le nez dessus pour le contempler. C'est une oeuvre fine et originale. Tout autour, des meubles, statues et statuettes de belle facture. Il y avait notamment deux statues ayant un bel air de famille avec celle que nous avons vue la veille au musée national.
C'est le moment d'attaquer le morceau de choix de la journée : le Wat Pa Lelai. La fondation de ce temple remonterait au 13ème siècle. C'est devenu un grand complexe avec même un nouveau et grand viharn en cours de construction. Dès l'entrée, on voit pas mal de monde bien qu'on soit en semaine et on constate la dévotion. Chacun s'en vient frapper sur les cloches. Et déjà tant de statues à admirer. Plusieurs bouddhas sont très enveloppés de feuilles d'or dont les plus récentes s'agitent au vent léger pendant que les arômes d'encens inondent l'atmosphère.
Le premier bâtiment est gardé par un éléphant et un singe, tous deux en granit. Il est haut et pas très large, la foule ne cesse d'y entrer et d'en sortir. Effectivement, une fois à l'intérieur on ne peut plus que lever la tête parce que c'est encore une fois la démesure. Le bouddha assis, qui était autrefois à l'air libre, fait 23 mètres et en impose sous son plafond coloré.
Autour de ce bâtiment, c'est une succession de personnages et d'animaux, et pas du genre poterie de jardin. Une petit sanctuaire à l'arrière abrite une très ancienne représentation de Bouddha.
En sortant de la petite enceinte, après une cour intérieure, on se régale en longeant les quatre galeries sur les côtés de la grande enceinte intérieure. C'est une succession ininterrompue de fresques hautes en couleur, des tableaux d'au moins trois mètres sur deux. C'est très différent de ce qu'on peut voir habituellement et extrêmement expressif. On voit des scènes de vie d'il y a quelques siècles dont peu sont banales. Un tableau expose une décapitation, un autre une crémation et plusieurs figurent des actes de sorcellerie, des fantômes.
Nous sommes tirés de notre émerveillement par ce chien couché sur un tapis, juste après que nous ayons senti une odeur de mort. C'est à peine s'il respire encore, il en est à la fin de son agonie. Jusque là, nous n'avions pas encore vu ça ; là, ça en fait deux en quelques jours. C'est certain, on ne s'y fera jamais.
En bout de parcours, un bouddha chinois ventripotent et hilare toise une stèle, une tortue et une statue qui paraissent être encore plus anciennes que le temple lui-même.
On débouche à la sortie sur toute une compagnie de boutiques où on peut se restaurer et acheter toutes sortes d'objets.
Nous avons admiré tant de choses alors que nous n'avons même pas vu l'ensemble du temple. Mais notre programme est dense et la suite nous attend. Nos accompagnateurs prennent malgré tout le temps de nourrir les poissons. Dans cette région, nombreux sont les temples en bord de fleuve ou d'un étang et les poissons sacrés, on ne les pêche pas : on les engraisse.
Sur la rive ouest, là où s'étendait autrefois la ville ancienne dénommée Suwannaphum, un autre temple de 600 ans est à voir. Le Wat Phra Si Rattana Mahathat recèle dans une chapelle un bouddha de deux mètres plutôt plat, en forme de tablette votive.
La partie intérieure a des airs d' Ayutthaya avec des stupas plus ou moins bien conservés mais avec un grand chedi que les archéologues datent de la période U Thong, antérieure à celle d' Ayutthaya.
Seul Joel, porté par son côté aventurier des temps modernes, succombe à sa tentation d'en gravir les marches pour découvrir ce qui se cache derrière l'entrée béante à quelques mètres du sol, sous l'imposant dôme. Il y a en effet quelques statuettes et un fin bouddha doré avec les bras étendus dans la position de paix, ces mêmes bras recouverts de guirlandes de fleurs multicolores. Il faut se pencher à l'intérieur et on discerne alors une mystérieuse statue complètement recouverte de bandelettes colorées, seul le socle doré à l'or étant visible. La momie ?
Quelques mètres après avoir descendu les marches, Joel ressent une sensation désagréable sur la partie extérieure de la jambe gauche, un peu au-dessous du mollet. C'est peut-être un moustique ou une de ces douleurs qui peuvent apparaitre sans raison et disparaitre aussi vite. Allez, on oublie. Quelques pas de plus, et de nouveau cette sensation de piqûre alors qu'en regardant il n'y a rien sur la jambe. Ah oui, mais c'est quand même rouge et puis ça gratte un peu trop pour être honnête. Plus tard, Beuh sortira de la boîte à gants une crème maison qui appaisera les démangeaisons. Provisoirement. La malédiction de la momie ?
En face du chedi est plantée une construction en forme de maison mais avec un toit de temple. On ne peut y pénétrer, les fenêtres sont fermées et une grille empêche le passage par la porte. Seul un chat est passé...ainsi que la gopro, dont le trop gros Canon est fort jaloux à ce moment précis. C'est un hangar à bouddhas de toutes dimensions dont certains aussi en forme de tablette votive.
| | | Merci Joël pour cette nouvelle jolie petite bulle de bonheur pour commencer ce week-end, Que de plaisir à vous lire | | | A peine un peu plus au nord, la route des merveilles se poursuit au Wat Khae. Si c'est une chose de s'entendre dire que ce temple cohabite avec un tamarinier âgé de mille ans, c'est tout autre chose que d'arriver au parking, sortir de la voiture et de contempler ça. Vous êtes en face d'un bloc de près de dix mètres de diamètre qui semble constitué de centaines de troncs. Sur un côté un trio de bouddhas veille sur lui, de l'autre côté c'est une statue. Et tout comme à Ayutthaya, ici c'est un buste du Bouddha qui est complètement enchassé à la base du tronc.
Une légende atteste qu'un magicien a enseigné au héros local l'art de transformer les feuilles du tamarinier en guêpes afin de contre-attaquer l'ennemi. Si on ne dispose pas de cette information, on se retrouve quelque peu interloqué devant le gigantesque insecte orné de bandelettes colorées, posé derrière le temple. Le héros assis sur lui doit contempler avec satisfaction tous ces fidèles qui viennent lui rendre hommage et l'orner de petites feuilles d'or. Ca tombe bien : le jaune sied à la guêpe !
Un faux nid a même été suspendu dans l'arbre le plus proche, dans le souci de compléter la scène. Il est amusant de découvrir tout près de là un faux rocher, où est fichée l'Excalibur locale. Cette partie de la légende nous est cependant inconnue.
Le temple lui-même n'est pas très grand. Il semble avoir été rénové récemment. On notera sur tout le pourtour des fresques mi-réalistes mi-naives aux couleurs vives ainsi qu'un bouddha cuivré à plusieurs têtes.
Françoise s'est un peu égratigné la jambe en se frottant quelque part et quelques gouttes de sang perlent. C'est de suite le branle-bas de combat parmi nos accompagnateurs ainsi que les gens autour de nous et tout le monde se précipite pour lui sauver la vie. En un clin d'oeil, le sparadrap est posé et pendant ce temps quelques personnes en profitent pour dialoguer avec nous. A la fin, tout le monde est très satisfait.
Il y a de la motivation aujourd'hui. Le 5ème temple est le Wat Phra Loi, qui lui aussi date probablement d'avant Ayutthaya. Il a été fondé à l'endroit où les villageois ont découvert une statue en grès dérivant sur le fleuve. Ce devait être un signe du ciel.
Devant l'ubosot actuel nous considérons ces représentations de petits moines, lesquels présentent leurs bols à offrandes. Deux d'entre eux sont affublés de lunettes de soleil...roses. Il y a d'intéressantes statues tant à l'extérieur qu'à l'intérieur, dont notamment ce fameux Bouddha sauvé des eaux.
Plus près de la rivière se trouvent les ruines de l'ancien ubosot. Elle ont donc autour de 700 ans et sont protégées par des murs et un toit aménagés par dessus. Le moine présent sur place veille notamment sur des statuettes dont des bouddhas rose et jaune, de vieilles sculptures de pierre, tout un ensemble de remarquables tableaux en relief et même le fronton en bois de l'ancien temple.
Sur la rivière ont été aménagés plusieurs pontons couverts, avec des bancs, où les visiteurs peuvent nourrir les poissons protégés. Ces derniers ont une vie de pacha dont le principale occupation consiste à être le plus rapide pour mieux se gaver. Il y a de bien beaux gabarits et ils ne sont pas près de risquer l'extinction.
Nous souhaitions ensuite voir le Wat No Phuttangkul, réputé pour ses peintures murales de 1848, sous le règne de Rama III. Mais nous comprendrons par la suite que notre accompagnatrice s'est trompée. Nous avons bien tiqué brièvement mais étions dans le doute. La fatigue a peut-être joué à ce moment de la journée. N'empêche que bien nous avons pu apercevoir, bien mis en évidence, un grand bouddha doré...en osier tressé.
Nos accompagnateurs auraient pu s'en tenir là mais ils ont voulu nous conduire au Wat Phrao. Plus précisément derrière le temple. Il y a du bruissement dans le arbres : une colonie de roussettes vit ici en toute tranquillité. Nous passons des moments agréables à observer les gros Batman qui volent d'arbre en arbre et se chamaillent parfois. A contre-jour et au sol, c'est plus une expérience à vivre qu'à photographier.
Nos amis et nous sommes affamés. Nous leur laissons le choix et ce sera un hot pot au Robinson. Ce n'est pas vraiment notre tasse de thé, la fondue dénaturée dans un grand centre commercial, mais cela nous laisse le loisir de découvrir un autre aspect de la vie thai, il est vrai dans un grand moment de convivialité. | | | Les chauves-souris ont une taille respectable !
L'arbre est impressionnant.
J'ai toujours aimé le bois sculpté, la Thaïlande en regorge. On peut encore trouver des temples entièrement en bois.
Carnet toujours aussi plaisant à lire. | | | Pour cette nouvelle journée, nos deux accompagnateurs arrivent comme s'ils venaient de sortir de la douche. En début de matinée, vu la fréquence à laquelle Beuh arrête la voiture pour se rendre aux toilettes, il a certainement trop bien arrosé la journée de travail de la veille. Ha est enchantée de nous retrouver et met un maximum de gaieté dans tout ça. Elle nous montrera quelques photos de la nuit passée, avec Beuh bien d'équerre en compagnie de ses copains et de quelques bouteilles.
Nous quittons la ville pour prendre l'air à la campagne. Le premier arrêt est pour un temple qui héberge des buffles et des biches dans des enclos. Les bêtes sont absolument accoutumées aux hommes et viennent paisiblement se faire nourrir.
Nous avons projeté de faire une promenade au Muang Phu Forest Park, à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest de Suphanburi. Il y a un trail nature de 1,5 km permettant d'accéder à une cascade à 5 niveaux. Notre chauffeur avait eu le temps de s'y préparer depuis l'avant-veille et d'envisager le trajet à faire. Mais que nenni ! On se retrouve au pied du mur et c'est à ce moment qu'on pense à chercher l'échelle !! Il s'ensuit un certain nombre de changements de trajectoires et de prises de renseignements en bord de route. Notre téléphone étant un peu malade, on leur propose de regarder sur Google, sans succès. Ce qui les gène, c'est que ça ne répond pas, au standard du parc national. Et pour cause. Lorsque nous arrivons sur place, il y a de la sécheresse dans l'air et les employés désoeuvrés nous informent que le parc est fermé. Il n'y a tout simplement pas d'eau. Adieu promenade, singes, cascade !
Du coup, nous décidons de nous rendre pas loin de là pour visiter...un chantier. Hé oui ! L'oeuvre une fois achevée s'appellera Somdet Phra Putta Kiri Sri Suwannaphumi. Pour faire plus simple, une autre dénomination sera Luang Pho U-Tong. Le tout, officiellement sous la tutelle du Wat Khao Tham Thiam.
Il s'agit d'un projet pharaonique : non pas un, non pas deux, non pas trois, mais oui messieurs-dames, cinq bouddhas d'envergure gravés dans la roche ! De quoi faire couler de l'encre prochainement.
En arrivant, on constate que le site d'origine semble être une carrière abandonnée de grande dimension, en arc de cercle. Au centre de la perspective, le premier bouddha se présente, en voie d'achèvement. Il fera 84 mètres de haut sur 65 de large. Seule la tête est presque finie. Le bruit des engins de chantier et des marteaux-piqueurs est omniprésent. Il y a un petit temple provisoire en face, avec une maquette du site et un certain nombre de vendeurs sont déjà installés ici.
Nous gravissons la pente qui mène à l'arrière de la statue, où un tunnel a été percé. Très vite, un moine va à notre rencontre et il est déterminé à instaurer le contact et à nous donner toutes les explications. Il nous annonce qu'il a été délégué ici par son supérieur du Wat Pa Lelai. Il est le premier à nous dire qu'il y aura cinq bouddhas, dont un seul qui ne sera pas gigantesque. Voilà donc une future attraction, ainsi que des ouvriers qui ne manqueront pas de travail.
La région est jolie, des collines éparses brisent la monotonie du paysage.
Pour nous occuper, nos accompagnateurs nous font voir un temple très récent. Là aussi, bien qu'à une moindre échelle, le gigantisme est de mise. Ce temple semble dédié à un génie ou un personnage historique dont nous n'avons pas retenu le nom. Toujours est-il que c'est la plus grande statue de ce genre en Thailande.
Malgré le fond sonore, un petit cri perçant, aigu et régulier nous intrigue. C'est ainsi qu'au détour d'une maison, nous tombons nez à nez (ou plutôt bec) sur un splendide rapace niché sur son perchoir. Impossible de savoir s'il a été recueilli blessé ou quoi que ce soit, il n'y a personne aux alentours. Ca nous inquiète un peu qu'il soit en plein soleil, nous ne savons pas s'il est apte à le supporter. Il semble cependant en bonne santé.
Il est grand temps de se restaurer et nous parvenons à faire comprendre que nous voulons déjeuner dans un restaurant classique. Nous arrivons en plein coup de feu et tout près de nous tout un groupe de convives met une grosse ambiance. En fait, c'est l'anniversaire de l'un des messieurs et ça s'arrose. Ils se sont enfilés quelques bouteilles de whisky thai. Du whisky dans un verre, on complète par une rasade d'eau et on boit jusqu'à plus soif. Ca parle et ça rigole fort. Bien sûr, il vient toujours le moment où ils font les idiots et où ils nous tombent presque sur la table. Comme on riait déjà en les voyant faire, ils se sont sentis encouragés et Joel s'est retrouvé avec son verre de whisky à liquider cul sec. C'est dégueulasse le mauvais whisky avec de l'eau. N'empêche qu'ils ont du être bien contents par la suite en voyant les photos où ils posent avec les bras sur l'épaule du sympathique farang. Enfin, s'ils s'en sont souvenus.
Avant de les quitter, nous proposons à Ha et Beuh s'ils veulent nous mener demain à notre prochaine destination, ce qui leur ferait un petit émolument pour une demi-journée supplémentaire. Ils acceptent avec joie. Nous pouvons donc tranquillement nous retirer au frais dans l'hôtel, dont le personnel est totalement souriant et heureux de nous voir à chaque fois...
Le soir, il faut faire un tour à la pharmacie. L'auréole rouge s'est étendue, il y a un renflement plutôt dur à l'emplacement de ce qui semble être une piqûre. Quand c'est une guêpe, on a le temps de la voir, quand c'est un serpent il y a une double morsure. Ce devait alors être une araignée. Un peu de baume pour la nuit, le sujet ayant passé les premières 24 heures, il devrait survivre. | | | Ce temple semble dédié à un génie ou un personnage historique dont nous n'avons pas retenu le nom.
Bonjour Pour valeur ajoutée au carnet,
Explications >>ICI<< Peut-être qu'il a vécu là ou, qui s'est scratché assez récemment sur le site en ULM ? | | | 
Désolé, c'est le genre de page qui ne peut que me faire rire !
Je ne sais pas si c'est un plus à ce carnet... Mais c'était quelques secondes de fitness pour mes zygomatiques ! | Carnets similaires sur la Thaïlande: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 24 381 visiteurs en ligne depuis une heure! |