Jojoone1 · 30 août 2017 à 19:56 · 350 photos 205 messages · 32 participants · 25 757 affichages | | | | Explications
MDR ! La partie "culture pour les nuls" est comme le bricolage, reste à peaufiner...  Que sieur Number One ne prenne pas ombrage mais après le 15 ou 17eme temple, on cherche un peu d'humour pour relever le tout. | | | Annonce · Sponsorisé | | | Comme déjà relaté, il y a foule au petit-déjeuner et les accoutrements de la plupart des invités sont absolument ahurissants. Osons le dire, grotesques quelquefois. On ne compte plus les princesses ni les sujets du royaume du Siam, avec l'impression de prendre son café en pleine fête costumée. Lorsque nous croisons par hasard la jeune femme qui nous a organisé notre séjour, nous la saluons et ne manquons pas de lui dire que nous avons vécu trois belles journées grâce à elle. La ravissante est ravie !
Nous demandons Ha et Beuh si ça ne les dérange pas de faire un tour au Village du Dragon Céleste avant de prendre la route. Bien sûr que non ! Deux constructions se détachent du reste à Suphanburi. Il y a une tour qui domine la ville, où on peut avoir un point de vue circulaire. C'est une tour fermée et ce n'est pas ce qui nous intéresse. Mais attention ! Il y a aussi un dragon dans le paysage depuis moins d'une dizaine d'années. 135 mètres de long, 35 mètres de haut et 18 mètres de large. Il est coloré, il est sympa, on ne peut pas le manquer.
C'est effectivement un village marchand avec de nombreuses boutiques. Mais aussi une commémoration de l'entente entre la Thailande et la Chine. Le dragon renferme lui-même un musée constitué d'une vingtaine de salles. Ouverture du mercredi au dimanche. Nous n'avons pas eu le temps de voir mais avons tout de même remarqué que le tarif d'entrée est de 500 bahts. Nous avons fait une promenade agréable sans trop nous attarder. Même à cette heure matinale, pour ce quatrième jour consécutif de beau temps - un record -, la casquette ou le parapluie sont de rigueur. C'est que même les nuages se sont fait la malle.
Dans une allée, nous remarquons quelques intrigantes statues noires. Des êtres mi-hommes mi-animaux, dont un âne qui n'est pas sans nous rappeler quelques souvenirs de forum. Enfin, passons et sabaidee chok dee khrap hi han.
90 kilomètres plus au sud, il ne fait pas moins chaud. On se croirait en mai (mais qu'est-ce qu'ils en savent, ils n'y sont jamais allés en mai !). Nos amis semblent avoir du mal à nous quitter. Ha est presque tombée amoureuse de Françoise et elle a trouvé un surnom à Joel : Mister Bean. Comme ce n'est pas pour l'aspect physique, ça doit être pour l'ensemble de sa prestation...
Du coup, ils font avec nous la visite, à Nakhon Pathom, du Proud Exclusive Hotel. Il est évident que c'est un hôtel très récent, tout neuf tout propre. A 20 euros la chambre, c'est une belle affaire. Très bon matelas, grand balcon. Il y a une piscine de dimensions modestes mais suffisante (voire nécessaire) pour des coups de chaleur comme celui-ci. Cette piscine, il faut savoir qu'elle est devant l'hôtel. On a du public quand on se baigne : les gens qui passent par là, les clients qui prennent une collation, les livreurs et toute la petite compagnie à la réception. Malgré quelques beaux restes, nous avons subi les assauts du temps qui file et nous avons certainement de temps en temps bombé le torse et rentré le ventre.
Et puis nous comprenons pourquoi Ha et Beuh ne sont pas partis de suite. Ils savaient que nous voulions voir le célèbre chedi de la ville et ils se sont fait un point d'honneur de nous y déposer avant de nous quitter. Nous allons éviter de décrire la scène des adieux pour ne pas risquer de tomber dans la déprime. Au moins, depuis quelques années il est devenu possible grâce aux téléphones de communiquer à distance visuellement.
Le plus haut chedi de Thailande brille de mille feux sous un soleil éclatant. C'est plutôt un empilement dans la mesure où la structure originelle s'est vue adjoindre de nouveaux cônes, jusqu'à atteindre sa hauteur actuelle d'un peu plus de 120 mètres. L'emplacement au sommet des marches, devant les statues de Bouddha, est monopolisé par les thais qui ont tous à la main les bâtonnets d'encens, les fleurs de lotus et le petit carré avec la feuille d'or. Tout comme sur les étapes précédentes, ces feuilles d'or colonisent puis déforment inexorablement toutes les représentations de Bouddha. Ici, une nonne parcourt les bâtiments pour étaler un produit sur les feuilles rendues mobiles par le vent, afin qu'elles adhèrent davantage.
Il y a une accumulation de couloirs, chapelles, placettes et même quelques grottes dans cet ensemble. L'un des bâtiments abrite un petit musée assez sombre et resté dans son jus depuis une fort longue période, semble-t-il. Comme à chaque fois, au sein du bric-à-brac on relève quelques objets sortant de l'ordinaire. Il y a notamment une belle quantité de tablettes votives, certaines révélant une grande finesse. Les photos sont cependant interdites dans ce musée.
Nous tombons sur une petite célébration qui se tient dans un temple de modeste dimension. Le moine fait face à presque exclusivement une quarantaine de dames. Tout ce groupe chante et psalmodie à la fois. Ces sonorités, chaque fois qu'elles nous arrivent aux oreilles, nous donnent depuis plusieurs années la chair de poule. C'est vraiment une composante de notre rêve asiatique.
En définitive, nous avons un peu écourté notre visite. Rien de fondamentalement nouveau n'était à découvrir et au vu de la chaleur il était temps de se restaurer et d'avaler un peu de liquide avant de défaillir. Il y a d'énormes espaces autour du chedi et bien sûr beaucoup d'échoppes. Cela nous a permis de déguster le khao larn, un mélange de riz et de coco cuit dans du pousse de bambou. Sucré, plutôt agréable.
Le retour à l'hôtel a été un peu moins évident. Nous n'avons pas vu de tuk tuk et comme un moto-taxi nous a abordés, nous avons décidé de faire le saut. Nous étions plongés dans quelques petits problèmes de communication quand un autre gars a surgi avec sa moto, sentant l'aubaine. Lui était bien plus vif d'esprit et connaissait l'hôtel. S'il a de suite été flagrant qu'il était muet, il s'est avéré plus tard qu'il était aussi presque sourd. Au vu de leur " dialogue ", nous avons été immédiatement dépassés. Ils se sont entendus pour se partager la course. Nous avons eu droit alors à notre moment sport. Passons le fait que l'un ait failli semer l'autre et qu'avant d'être rassurés il s'est écoulé quelques instants de légère angoisse. Nous avons par le passé eu des chauffeurs plus calmes et Joel, quand Françoise l'a rejoint, n'a pas été complètement étonné de l'entendre dire qu'elle s'est vue mourir plusieurs fois. En fait, le sourd-muet était en plus super nerveux et a roulé comme un malade. Essayez voir de dire à un sourd nerveux de ralentir. Le plus stupéfiant, ce n'est pourtant pas ça. Françoise a quasiment sauté de la moto alors qu'il ne restait plus que la grande route à traverser, à une bordée de tir de l'hôtel. Difficile de savoir si cet homme s'est seulement rendu compte à quel point cette femme d'ordinaire si calme était aussi épouvantée. Et après qu'on ait payé les gaillards, notre sourd-muet tout content de lui sort un stylo, écrit sur sa main et montre sa paume à Françoise. Non seulement, il y avait écrit : " Je suis sourd et muet. Merci beaucoup. " Mais en FRANCAIS ! Et vrouoummm, parti comme une flèche. Il y a des jours, vous vivez de ces trucs, vous avez vous-même du mal à y croire.
En sortant de la piscine, une fois le risque de malaise et d'insolation écarté, Françoise dit à Joel : " Dis donc, la rougeur sur ta jambe, elle commence à foncer. Ca ne me plait pas. Demain, il faudra qu'on aille à l'hôpital. " L'hôpital, ce n'est pas une perspective enthousiasmante. Et il ne faut pas oublier que parfois ils scient la mauvaise jambe.
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Désolé, c'est le genre de page qui ne peut que me faire rire ! Je ne sais pas si c'est un plus à ce carnet... Mais c'était quelques secondes de fitness pour mes zygomatiques !
il vrai que pour un occidental, cela peu prêter a sourire mais, le but était de donner une explication aux interrogations de Jojoone1 (et aux lecteurs) sur le personnage représenté il faut savoir que les ermites sont aussi vénérés que certains moines après avoir quitter leur vie actuelle J'en ai rencontré un a Bang Boet, une expérience impressionnante, j'en parlais sur VF en octobre 2014:
voyageforum.com/...post=6765983#6765983 | | | Bonjour,
Merci pour ta participation, dont une partie de la signification m'échappe pourtant un peu. Je n'ai même pas trouvé la rubrique " culture pour les nuls ". Désolé de t'imposer (?) ce parcours pieux mais je te signale qu'il y a " Bouddha " dans le titre du carnet de voyage, au cas où tu serais passée trop vite en moto...  Ne serait-ce que pour culpabiliser les pauvres célibataires qui vont aux bains de mer à Pattaya, tu mérites cette pénitence ! Va faire un tour sur les carnets USA et tu seras étourdie pas des milliers de photos de roches rouges, de trucks et d'hamburgers, sinon va sur les carnets Afrique et tu reviendras ici en pleurant après la trentième lionne et la vingt septième girafe ! Comme dit précédemment, on essaie de montrer un peu ce qu'on voit tout le temps et de montrer autant que possible ce qu'on voit moins ou pas du tout. Et puis, attention : ce récit montre ça parce que c'est ça qu'on a vu ! Sans oublier le dicton du sud-Issan : " Cherchera encore longtemps l'humour celle qui ne sait le comprendre ".........oui, je sais, c'est facile, mais c'est aussi de l'humour. 
Sinon, ce n'est pas bien de taquiner Obeopai. Moi aussi j'ai tiqué en considérant l'expression " charité compatissante de liturgie ". Ca me rappelle quand je fais des recherches pour un voyage, je tombe sur un site thai et je traduis avec Google; le résultat, c'est des mots qui ont tous un sens mais dont l'assemblage forme une vraie bouillabaisse. Alors monsieur Obéo, attention au copier-coller...
De mon côté, au moins en cette occasion sur VF, je produis de l'oeuvre originale. Les phrases, les photos et les vidéos sont toutes de nous deux. Avec leurs qualités et leurs défauts. Je suis le premier à souhaiter voir d'autres carnets mais en ce moment les gens qui pourraient donner la preuve de leur savoir-faire sont en grève, en maladie ou en poste restante... | | | Sur place, on m'avait dit le nom mais je n'avais pas noté et voilà le résultat ! Mais tu noteras qu'on comble les lacunes petit à petit. Tu sais, il n'y a pas de notre part une recherche culturelle à marche forcée. Malgré tout, notre esprit analyse tout ça comme des drôleries. On n'a pas mis tout ce temps à évacuer nos bondieuseries locales pour s'imprégner à notre âge de celles du fin fond de l'Asie. N'empêche, comme SuisseChris et comme toi, on est régulièrement épatés. Ca aussi, ça nous plait d'ailleurs de le montrer en images. | | | Je n'ai rien contre les ermites.
C'est juste que se faire cuire...f'in...faire croire qu'on se fait cuire, c'est juste to much à mon goût. Cela dit, ce n'est que mon avis et ça ne vaut pas plus que ça. 
Une bonne nuit à tous | | | Bonjour,
Vous avez dépassé votre quota d'interventions sur le présent carnet de voyage. Veuillez vous calmer
L'équipe VoyageForum | | | Bonsoir,
Le dragon renferme lui-même un musée constitué d'une vingtaine de salles. Ouverture du mercredi au dimanche. Nous n'avons pas eu le temps de voir
Dommage car le "musée des Descendants du Dragon", comme ils l'appellent, renferme un spectacle sons et lumières sur l'histoire de la civilisation chinoise à travers 5000 ans. Ca part de la creation du monde, vue selon les Chinois jusqu'à l'origine des sino- thais et la façon dont ils se sont intégrés au peuple siamois. La petite histoire raconte que ce musée fut fondé par un ancien ministre Thai d'origine chinoise et de Suphanburi, parti avec 15 bahts en poche et qui avait promis de rendre la monnaie de sa pièce s'il réussissait. Il a apparemment tenu parole. A l'instar du musée d'Erawan à Bangkok symbolisé par un éléphant à trois têtes, Le Dragon represente l'animal symbolique de la Chine. Ce n'etait que mon petit plus culturel.
je te signale qu'il y a " Bouddha " dans le titre du carnet de voyage, au cas où tu serais passée trop vite en moto... 
Je voulais attendre la fin de ton récit pour me prononcer mais peut-être t'offusqueras tu de ne pas recevoir de réponse. Soit. En 2 roues, je ne roule jamais très vite et je ne manque pas de m'arrêter dans des lieux qui m'interpellent et Bouddha prône la tolérance aux avis de chacun. Je reconnais le travail d'écriture que tu as pris le soin de faire mais tu me pardonneras si je ne suis pas aussi emballée que tes groupies et si je baille parfois en te lisant. Après tout, on ne peut plaire à tous, pas vrai ? Je reconnais aussi que j'ai rarement accompli une telle enfilade de temples lors de mes séjours. Comparé à vous, je suis une petite joueuse. Mais je regrette le manque de profondeur et d'âme. De curiosité aussi. Je ne suis pas un membre historique mais j'ai arrêté de compter depuis longtemps le nombre de mes voyages au PDS et des carnets, j'en ai lu beaucoup. Certains m'ont beaucoup emballée, instruite, touchée, fait rire, donnée envie d'y aller. Le tien semblait être attendu par l'agora, j'avoue n'avoir pas été une lectrice fidèle, faute de temps et d'envie. Aux mêmes endroits, nous ne verrons sans doute pas les mêmes choses.
on essaie de montrer un peu ce qu'on voit tout le temps et de montrer autant que possible ce qu'on voit moins ou pas du tout. Et puis, attention : ce récit montre ça parce que c'est ça qu'on a vu ! [..] je produis de l'oeuvre originale
J'ai bien compris que tu acceptais difficilement les remarques négatives, je le conçois, c'est polluer ton travail mais publier un récit, c'est accepter de le livrer aux autres et à ceux qui ne posent pas le même regard que toi sur un voyage. C'est le jeu, à toi d'être fair-play et de mettre ton ego en berne. Quant à eux qui comme moi ne racontent pas leurs "vacances", c'est qu'ils n'en ont pas besoin et ne prétendent pas être des Stevenson, London, Miller ou Capa, Doisneau, McCurry des temps modernes. Ceux qui me connaissent et que j'apprécie savent où je suis et ce que je vois et c'est tout ce qui m'importe. Chacun son univers. Les preuves d'un savoir faire ne se mesurent pas aux nombres de posts ou de lignes sur un forum, c'est sur le terrain et les souvenirs heureux dont on garde qu'elles se vérifient.
Sur ce, ton lectorat attend la suite de tes aventures. | | | À: Barefoot · 26 septembre 2017 à 23:59 · Modifié le 27 sep. 2017 à 19:58 Re: Carnet de Thaïlande: de Chiang Mai à Bangkok, on ne Bouddha pas notre plaisir Message 110 de 205 · Page 6 de 11 · 1 531 affichages · Partager Je ne vais pas revenir sur la partie de tes propos qui sont loin de la vérité, il y en a trop et ce serait une perte de temps. Il y a ceux qui essaient de monter quelque chose et il y a ceux qui les critiquent, et ils ont beau jeu, c'est si facile. Il y a toujours quelque chose à trouver, à extrapoler ou à inventer.
Les rares qui ont le culot de venir dénaturer un carnet de voyage montrent au grand jour leur vraie nature. Pour arriver à leurs fins, ils oublient qu'au passage ils se payent également la tête de nombreux lecteurs qui eux non plus n'ont rien fait à personne. Il y a généralement de l'amertume et de la jalousie derrière cela. C'est à la limite la preuve que nous sommes sur le bon chemin.
Quand ce récit est publié, les vacances sont finies depuis un mois et malgré leurs efforts les fâcheux ne pourront pas nous l'enlever. Chaque page que nous publions est un régal de plus à ce sujet, un pied de nez envers eux. Lorsque quelques années plus tard, pour nous souvenir, nous parcourons à nouveau ces pages, nous zappons automatiquement ces détails insignifiants. Un troll par ci, un rageux par là, bof... Il y a suffisamment de gens bien qui nous témoignent de la sympathie.
J'espère sincèrement que le sujet est clos. | | | Quant à eux qui comme moi ne racontent pas leurs "vacances", c'est qu'ils n'en ont pas besoin et ne prétendent pas être des Stevenson, London, Miller ou Capa, Doisneau, McCurry des temps modernes.
J' en profite pour rajouter un français, vrai baroudeur d'Indochine et conteur hors pair au travers de ses Nuits Indochinoises : Monsieur Jean Hougron .
Et une mention spéciale pour un autre Jean, Monsieur Lartéguy | | | (Ce message a été supprimé par le membre Michant le 27 septembre 2017 à 9:45.)
| | | À: Michant · 27 septembre 2017 à 7:26 · Modifié le 27 sep. 2017 à 20:02 Re: Carnet de Thaïlande: de Chiang Mai à Bangkok, on ne Bouddha pas notre plaisir Message 113 de 205 · Page 6 de 11 · 1 490 affichages · Partager Bonjour Michel,
En y réfléchissant, ceux qui disent ça sont quand même venus 25 fois sur le récit pour lire ou regarder, voire les deux. On se demande même pourquoi ils s'infligent ça si ça ne leur convient pas. J'en déduis que ça leur plait quand même  Quant au kitsch, je considère qu'il y a du kitsch déplaisant et du kitsch plaisant. J'essaye de m'en tirer au mieux en sélectionnant à l'avance. Finalement, compte tenu des réactions de cette année, c'est une motivation de plus pour nous. Bien sûr, nous continuerons donc à publier nos carnets... | | | À: Jojoone1 · 27 septembre 2017 à 19:23 · Modifié le 14 jan. 2019 à 22:47 Re: Carnet de Thaïlande: de Chiang Mai à Bangkok, on ne Bouddha pas notre plaisir Message 114 de 205 · Page 6 de 11 · 1 397 affichages · Partager Cinquième jour de grosse chaleur. Nous nous faisons promener un peu durant la matinée.
A quelques kilomètres vers l'est se trouve la petite ville de Nakhon Chaisi. Près du fleuve, à 1,5 km de la gare, un marché se niche dans un groupe de maisons anciennes, depuis au moins 150 ans. C'est le Thana Old Market. On y trouve quelques spécialités locales comme le sam-o (un gros pomelo doux) ou la salade de papaye (la fameuse papaye qui se cueille à la foufourche). Ce marché est aussi ouvert en semaine. Ici et là quelques curiosités, comme des superhéros japonais sur la tôle d'un toit, des statues de Mao, des reproductions de la Tour Eiffel...
Près de cette ville est localisée une attraction qui se nomme Woodland, mise en place par une famille thailandaise. C'est à la fois un musée et un hôtel. Le musée est intégralement consacré au thème du bois, comme son nom l'indique. On y retrouve le savoir-faire d'une bonne partie des pays d'Asie. Notre idée était de varier un peu nos visites en contemplant de splendides réalisations. Nous nous doutions qu'il y aurait un prix d'entrée à payer mais notre étonnement a été grand lorsque nous nous sommes vus réclamer 700 bahts par personne.
Accoutumés à des tarifs qui nous paraissent parfois même trop bas, nous réalisons que cette fois on nous demande l'équivalent de ce que nous coûte une nuit d'hôtel en ville. A peu de chose près, nous avons failli ne pas être d'accord entre nous mais après une brève concertation nous en avons conclu que le coût était trop élevé pour une attraction de ce type. Ca peut paraitre discutable, mais en ce qui nous concerne c'était pour le principe. Exceptionnellement, nous n'avons pas cautionné.
Malgré quelques problèmes de bouchons résultant d'un accident, nous avons voulu revenir avec quelques images du Wat Samphran, bien que celui-ci soit gardé de près par son dragon. Nous n'avons pas approfondi notre visite du fait que c'était vraiment une journée " coup de mou ". Les nonnes y sont très aimables, elles nous ont offert un café de bon coeur.
La visite phare sera pour le Sanamchan Bangkok Hospital. Encore un aspect de la Thailande, et non des moindres, que nous avions pourtant négligé lors de nos précédents passages. Nous ne nous attendions pas à la manière dont cela s'est passé. Dès que nous avons posé un pied vers le guichet à l'accueil, une dame s'est avancée vers nous pour communiquer en anglais et nous traduire ce que demandait l'employée afin de compléter la fiche de prise en charge. On nous a fait asseoir trois minutes et un employé nous a fait le suivre à l'étage. Trois minutes d'attente et une infirmière a emmené Joel dans un petit réduit pour le peser, prendre sa tension, lui demander sa taille ainsi que ce qui l'amenait là. Cinq petites minutes et nous voilà chez le docteur. Il ne semble vraiment pas s'affoler et, à la vue de la pommade trouvée en pharmacie, décrète que ce n'est pas adapté et que le traitement nécessite un antihistaminique et encore un autre médicament que l'accent du médecin ne permet pas de déterminer. Et hop, au suivant ! Le temps de descendre, d'attendre 3 autres minutes et voilà un dernier guichet où on demande à Joel s'il n'est pas allergique à certains médicaments. En même temps sont fournies les deux plaquettes de médicaments ainsi que la facture de 890 bahts, dont 400 pour les comprimés. L'affaire a été expédiée en une demi-heure chrono et il y a de quoi être enchanté de la qualité du service.
Françoise est soulagée, son homme est sauvé vu qu'il n'y a ni nécrose ni infection et que très vite ça ne le chatouille ni ne le gratouille.
Nous avons trouvé une bonne petite cantine tout près de l'hôtel. On peut faire son choix en désignant les viandes et les légumes et le petit plat à 40 bahts est gouteux. A quelques mètres, il y a une placette où sont montés quelques stands dans la soirée. Nous y avons facilement trouvé des cuisses ou des ailes frites de poulet, dont nous avons largement profité lors de ce séjour. Et en face, une boutique fait d'excellents cappuccinos glacés à déguster avec des cacahuètes grillées sucrées. Un moment tranquille à regarder la vie passer. | | | un sympathique marché, à n'en point douter.
Tout comme vous, je n'aurai pas cautionné un prix d'entrée comme celui qui vous fût proposé. Peut-être que cela valait le prix....j'en doute un peu (voir beaucoup).
Les hôpitaux Thaï ont vraiment bonne réputation sur ce forum. Votre récit ne fera pas démentir la justesse de cette réputation.
Une belle soirée à vous. | | | Salut,
Ca doit valoir le coup d'être vu mais la petite famille qui a fondé le business semble vouloir rentabiliser fort. On est peut-être plus tentés de mettre le prix sur un autre genre de tentation, comme tu le verras dans quelques jours. Mais zut alors, pour une fois que ce n'était pas un temple !! Je ne suis pas pressé de revoir un hôpital dans un pays où on se déplace à haut risque et où les vipères ont la tête comme j'ai le poing... | | | À: Jojoone1 · 28 septembre 2017 à 19:28 · Modifié le 8 jan. 2018 à 23:18 Re: Carnet de Thaïlande: de Chiang Mai à Bangkok, on ne Bouddha pas notre plaisir Message 117 de 205 · Page 6 de 11 · 1 321 affichages · Partager Nous sommes retournés cette année à Ayutthaya, celle-ci nous servant uniquement de camp de base.
Nous avons repris la sérieuse petite Aoy comme conductrice puisque nous avions apprécié ses compétences il y a deux ans.
La première journée nous a menés sur la route reliant Ayutthaya à Ang Thong. C'est le coin où pas grand monde penserait à fouiller, n'est-ce pas ? Notre détermination à déterrer des exclusivités nous égare de temps en temps sur des chemins de traverse sans intérêt notable. Pourtant, aussi près d'une ancienne capitale il serait logique de trouver quelque chose à voir.
C'est ainsi que nous arrivons au Wat Pa Mok, à environ 18 km au nord d' Ayutthaya. Ce temple royal de deuxième catégorie abrite un bouddha couché de 22,58 mètres (compte tenu des variations saisonnières ?). Il est dit que le roi Naruesan venait s'y recueillir avant de s'en aller guerroyer contre les birmans.
Le temps de contempler quelques statues que voilà devant le viharn un vénérable qui fait réciter/chanter quelques dizaines d'écoliers assis en tailleur. Puis tout le monde se lève, avec ses petites fleurs à la main, pour faire plusieurs fois le tour du viharn en chantant. Il y en a plusieurs qui marchent sur la pointe des pieds avec leurs chaussettes un peu trouées aux orteils et aux talons. A l'intérieur, le bouddha allongé est royal : les yeux mi-clos avec un masque de béatitude.
Nous finissons par être attirés par un vacarme musical, généralement prometteur d'instants forts. C'est bien une procession qui s'avance, avec parents et enfants. Comment dire...quand on filme, on se focalise sur sa position, sur le centrage de l'image et sur le sourire qu'on offre en retour. Après, les semaines passent et il en reste un souvenir plus ou moins précis. Un beau jour, on visionne les films pour détailler le carnet de voyage et on se retrouve à presque en pleurer de joie. Cette musique si entrainante, ces tout petits princes et princesses du Siam, ces gens qui gratifient l'inconnu d'un sourire si vrai ! Pareille émotion nous est personnelle et il serait vain d'essayer de la décrire ou de l'expliquer. Il n'est pas surprenant qu'à l'instant de prendre l'avion depuis la France une fièvre nous guette, à la seule idée des moments forts qui nous attendent.
A peu de distance, le Wat Tha Sutthawat exhibe son très esthétique chedi.
Le temple existe depuis le début de l'ère d' Ayutthaya mais est régulièrement rénové puisqu'il est parrainé par la princesse Sirindhorn. D'ailleurs en 2006 lui a été adjoint un étang avec un pavillon au milieu. Seuls quelques chiens sont de garde et il nous faudra revenir demain, les portes étant fermées.
Mais ce n'est pas le seul intérêt du lieu. Tout autour, de grands et majestueux arbres marquent les limites d'un bout de forêt et c'est une bonne idée que de suivre le chemin qui s'y enfonce. Il n'est pas nécessaire d'aller loin pour déboucher à Ban Bang Sadet. Ce village donnant sur le Chao Phraya a subi une importante crue dans les années 1970. Cela a occasionné une visite du roi, qui a octroyé des aides. Ce genre d'événement a un grand impact et marque les mémoires. Afin de s'assurer des revenus complémentaires et pour honorer le roi en fabriquant des produits témoignant de la vie courante dans le pays et de la culture thailandaise, les habitants se sont regroupés en une association. Leurs réalisations sont des produits en argile. On retrouve des groupes de danseurs, des enfants qui jouent, des ensembles de musiciens, la vendeuse de fruits sur sa barque, le grand bateau royal avec ses rameurs et le paysan avec se charrette tirée par le buffle. Dans la boutique, c'est une explosion de couleurs et il est plaisant de voir une villageoise travailler en direct. Ces objets sont bon marché, alors qu'ils sont vendus plus cher dans le reste du pays.
A peine est-on sorti du périmètre qu'on se retrouve déjà au Wat Sa Kaeo, à 15 km d' Ayutthaya.
Notre visite n'était pas à but culturel. Depuis des décennies, ce temple accueille des orphelins et des enfants défavorisés issus de toutes les provinces du pays. Les dons des visiteurs sont les bienvenus car la prise en charge des enfants revient à un million de bahts par mois. Notre timing laissant beaucoup de place à l'imprévu, nous sommes finalement arrivés peu de temps avant le repas de midi. C'est par dizaines que les enfants et pré-adolescents débarquent dans un réfectoire grand comme un terrain de football. Il semble y en avoir près de 2000. A peine commençons-nous à filmer que les enfants, en file indienne le plateau en inox à la main, chantent un happy birtday à l'intention du fils d'une des bienfaitrices. C'est le second happy birthday de notre voyage, tous deux inoubliables.
Les enfants se voient offrir des nouilles de riz, tirées d'un quinzaine de gros pots en plastique. Les fillettes font une mini génuflexion en guise de remerciement aux dames qui les servent puis se dirigent vers d'énormes marmites d'où le personnel tire viande et légumes en sauce pour compléter l'assiette.
Après notre propre repas, nous passons une après-midi mémorable et bien plus longue que prévue au Wat Si Roi, à environ 12 km au nord-ouest d' Ayutthaya. Le nom signifie littéralement " Temple des quatre cents ". C'est une référence aux 400 valeureux soldats qui en 1760 ont péri ici en s'opposant à la grande armée birmane.
La principale attraction du temple est un gigantesque et magnifique bouddha assis et en plein air. Il brille comme l'or au soleil.
On retrouve également des statues des fameux guerriers ainsi que plusieurs troncs d'arbre sacrés décorés de nombreux colliers de fleurs.
Une douzaine de musiciens locaux présents sur place nous donne alors un aperçu de ses talents. Petit à petit, le rythme se fait de plus en plus rapide et nous vivons alors un de ces moments fous qui donnent au séjour une dimension si forte. Un homme joue d'une flute produisant un son de biniou. C'est prodigieux, la musique est ininterrompue, l'exercice n'est pourtant pas facile. L'instant est hypnotique. Bien sûr, on finit par faire participer tous les farangs et nous avons l'honneur de faire partie de l'orchestre pendant quelques minutes, maniant notamment les cymbales.
Nous sommes récompensés de nos efforts de la journée par un repas au Saithong River Restaurant, assez connu sur Ayutthaya avec sa terrasse en bord de rivière.
| | | Bonsoir,
Comment dire...quand on filme, on se focalise sur sa position, sur le centrage de l'image et sur le sourire qu'on offre en retour. Après, les semaines passent et il en reste un souvenir plus ou moins précis. Un beau jour, on visionne les films pour détailler le carnet de voyage et on se retrouve à presque en pleurer de joie. Cette musique si entrainante, ces tout petits princes et princesses du Siam, ces gens qui gratifient l'inconnu d'un sourire si vrai ! Pareille émotion nous est personnelle et il serait vain d'essayer de la décrire ou de l'expliquer. Il n'est pas surprenant qu'à l'instant de prendre l'avion depuis la France une fièvre nous guette, à la seule idée des moments forts qui nous attendent.
Entre les moments vécus et ceux que l'on se remémore en regardant une vidéo, les instants d'émotion ne manquent pas....J'ai voyagé dans d'autres pays, en Europe et en Amérique, pour ma part, je trouve que l'émotion est plus forte en Thaïlande. Serait-ce le sourire et la chaleur de ce peuple ? Ou autre chose ?
Depuis des décennies, ce temple accueille des orphelins et des enfants défavorisés issus de toutes les provinces du pays. Les dons des visiteurs sont les bienvenus car la prise en charge des enfants revient à un million de bahts par mois.
Savez-vous qui d'occupe de financer cet endroit, en dehors des dons reçus des visiteurs ?
Pleins de photos toujours aussi sympathique à regarder ! | | | Eh bien, que voilà un début réponse à ta première question.
Je ne sais pas pour d'autres personnes, mais il y a bien une demi-douzaine de plans qui me font complètement craquer. Au premier coup de blues au plus profond de l'hiver, je me la repasse.
Excusez l'émotion, mais je crois que je n'ai pas trop tremblé...
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