| Déprime post vélo Rhume · 1 March 2019 à 11:10 35 messages · 11 participants · 1 720 affichages | | | | À: Lucbertrand · 3 March 2019 à 14:16 Re: Déprime post vélo Message 21 de 35 · Page 2 de 2 · 486 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Le nomadisme doit en effet être plus ou moins présent en chacun de nous.
pas forcément, il y a des gens casaniers et heureux de l'être, grand bien leur fasse. Cela ne les empêche aucunement d'aimer randonner, et chasser la truite ou le champignon. Pas besoin d'être "nomade" pour apprécier qu'on peut, au moins pendant quelques temps, s'affranchir des contraintes d'emploi du temps qui rythment de manière dense notre vie professionnelle + familiale. C'est d'ailleurs la principale raison pour laquelle je ne planifie plus mes étapes quand je voyage.
Sinon, pour en revenir à un autre aspect : de l'avis de tous mes médecins et kinés, la sédentarité, au sens de l'absence d'exercice physique régulier, n'est pas bonne pour notre organisme. Et ayant passé quelques mois très sédentaires après mon accident en 2017, je confirme ! La fatigue est alors d'une autre nature, nettement moins saine... | | | À: Wegg · 3 March 2019 à 14:42 Re: Déprime post vélo Message 22 de 35 · Page 2 de 2 · 479 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Il semble que cette vision caricaturale fasse florès*. Il ne faut pas oublier que plus de la moitié de ce qui est écrit sur le sujet de la Préhistoire, à fortiori dans les médias destinés au grand public, relève de pures spéculations. Pour mémoire, pendant longtemps on a clamé que les néandertaliens étaient les représentant d'une espèce distincte de la nôtre. Il a même été écrit et publié dans Nature en 2000 que d'après l'ADN fossile, aucune hybridation n'avait été possible. Or quelques années plus tard, il a été publié exactement le contraire et aujourd'hui, tout le monde s'accorde à dire que nous (les européens) avons une partie de notre patrimoine génétique héritée des néandertaliens. Et ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres ! L'ethnographie nous montre que les groupes humains ont des modèles d'organisation sociale très divers et qu'il existe une multitude de comportement spatial entre le sédentarisme et le nomadisme. L'homme préhistorique nomade est un fantasme partagé gravé dans l'inconscient collectif mais un fantasme même partagé n'est pas un argument sérieux et valable.
* J'ai employé cette expression pour faire allusion à l'homme du même nom découvert en Indonésie et dont l'existence est venue secouer l'arbre phylogénétique de l'humanité.
Entièrement d'accord. Je ne crois pas du tout à ce "gene nomade", c'est l'abondance ou la faiblesse des ressources qui imposent sédentaires ou nomadisme. La ou la nourriture est abondante, hommes et animaux demeurent, lorsque la nourriture vient à manquer hommes et animaux vont la chercher ailleurs, c'est aussi simple que ça.
le soit disant nomadisme de l'homme préhistorique est une fable, d'ailleurs les fouilles d'abris sous roches montrent que les hommes y ont séjourné très longtemps. | | | À: Nomade743 · 3 March 2019 à 16:45 Re: Déprime post vélo Message 23 de 35 · Page 2 de 2 · 465 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Quand je parle de nomadisme des chasseurs cueilleurs, il ne s'agit pas de fable ou de la caricature de l'homme préhistorique. Il suffit de se référer au mode de vie du Paléolithique qui est la plus grande période de l'histoire humaine, le néolithique avec l'agriculture et l'élevage étant très récent comparativement. Et pour ce qui est de ceux qui doutent que le nomadisme soit le mode de vie principal de toute l'histoire humaine, il n'y a pas besoin de se baser sur des hypothèses d'archéologue ou des fouilles du passé,. Les derniers peuples de chasseurs cueilleur nomades encore présents sur terre en temoignent, même si en effet ils sont pour beaucoup des survivants de la colonisation et du massacre par les Européens (des derniers siecles) un peu partout sur le globe. Mais au final la trace de peuples nomades et de peuples de la nature est encore très présente, il suffit d observer le mode de vie majoritaire qu ont connu la plupart des Amérindiens nord et sud, des aborigènes d' Australie, des bochimans du Kalahari, Hadzabe, et beaucoup d'autres peuples d'Afrique, ou meme des Massais, Touaregs, pour ce qui est des éleveurs, pasteur mongols nomades des steppes et bien d'autres. Donc oui le nomadisme est simplement une forme d'adaptation à l'environnement plutôt que d'imposer à l'environnement qu'il s'adapte à nous. Et ce n'est pas forcément un mode de survie a la base, mais choisi, parceque l'alimentation des nomades chasseurs cueilleurs est ou était beaucoup plus riche et diversifiée que l'alimentation des cultivateurs sédentaires, aux monocultures et à la vie beaucoup plus dure finalement, puisqu en étudiant des peuples de la nature encore vivants, on voit qu au final ils n'ont besoin que de très peu d'heures de travail par jour ou par semaine pour assurer leur subsistance. Bien sûr du fait que la plupart de ces peuples ont été chassé par les Occidentaux voulant les terres les plus riches et fertiles, ils survivent pour beaucoup parmi les derniers dans des déserts ou des terres ingrates où la vie est plus proche de la survie. En tout cas il n'y a pas besoin de théorie et d'aller très loin dans le passé pour voir que ce mode de vie a été très longtemps majoritaires dans une grande partie de la planète. Le monde moderne sédentaire tel qu'on le voit actuellement, est plutôt imposé par la mondialisation et par le modèle unique occidental ou des civilisations plus modernes en général | | | À: Piratelife · 3 March 2019 à 17:15 Re: Déprime post vélo Message 24 de 35 · Page 2 de 2 · 448 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
L'économie de chasse/cueillette n'est plus possible de nos jours, pour la plupart d'entre nous qui l'avons abandonné depuis longtemps, car nous sommes trop nombreux. Un territoire grand comme la France ne pouvait nourrir à la Préhistoire que quelques dizaines de milliers de personnes. Alors, je ne suis pas biologiste, mais je me demande si du fait de l'explosion démographique qui a quand même quelques millénaires, il est sérieux de considérer que nous sommes tous des descendants directs de ces gens peu nombreux...est-ce que l'Humanité ne s'est pas considérablement transformée depuis, et les "gènes" du nomadisme dilués dans le nombre ?
(Je ne pense pas non plus qu'il faille mettre tout sur le dos des "occidentaux", la sédentarité est apparue à peu près à la même époque un peu partout sur la planète, a quelques millénaires près, et ne sommes nous pas, d'ailleurs, encore à la fin de cette révolution ?).
Et puis il faut savoir ce que l'on entend par nomadisme. Si c'est avoir ses quartier d'été et ses quartiers d'hiver, on est loin de l'itinérance du cycliste qui change de campement tous les jours. | | | À: Lucbertrand · 3 March 2019 à 17:56 Re: Déprime post vélo Message 25 de 35 · Page 2 de 2 · 435 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
J'aime beaucoup ce que dit Piratelife, je l'ai tellement ressenti, à plusieurs reprises je l'ai évoqué dans des récits. Cette impression de retrouver des sensations ou des aptitudes de nos ancêtres préhistoriques après plusieurs mois dans des conditions difficiles, ne plus sentir le chaud le froid, toujours aux aguets du temps et savoir que quelques soient les conditions on va partir. L’œil de l'homme préhistorique toujours tourné vers le ciel, très vite cela devient un réflexe dans les grandes bambées (  Claudio).
Les chasseurs cueilleurs aussi cela nous a laissé des traces parmi les plus belles. La gigantesque émotion à courir le cèpe, cueillir la myrtille ou à pêcher la truite. Cette dernière action de pêche à la truite peut impliquer des sentiments très paradoxaux. Cet instinct d'attraper qui déclenche un plaisir difficile à décrire lorsque la touche se produit dans un torrent sauvage.
Bonjour Luc,
Je côtoie au quotidien des gens qui sont passionnés par le ramassage de champignons, la cueillette de fruits sauvages pour les confitures, certains par la pêche. Au vu de la joie que ça a l'air de procurer, je regrette de ne pas avoir y avoir été éduqué. Tout ce que je connais des plaisirs de la nature, c'est un certain "inconfort" dont nous avons déjà parlé sur un autre fil, et que l'on retrouve dans l'itinérance à vélo (et que j'ai bien connu aussi d'une autre manière au boulot, car j'ai travaillé plus de 30 ans dehors par tous les temps). Mais j'ai plutôt l'impression que c'est un héritage de la génération de mes parents qui ont connu aussi une vie plus proche de la nature... par exemple aller à l'école à plusieurs kilomètres à pied en bravant toutes les météos, être sensible à ce moment particulier qu'est le crépuscule, marcher dans le noir en se focalisant sur le cris de la chouette etc.... Disons que ces sensations m'évoquent plus cette époque très proche.
Mais bien sûr, si on prend par exemple l'endurance extraordinaire dont est capable notre corps...courir des heures (ce que n'ont jamais essayé de faire mes parents), notre héritage est évidemment plus lointain (certains disent que ces facultés d'endurance remontent à l' époque, pour le coup très très éloignée, ou nous étions des charognards...je ne sais pas s'il faut prendre ça au sérieux).
quand je ne sais pas où je vais dormir alors que le soir vient, et le vélo est un instrument admirable permettant cet état.
Oui, j'aime aussi cette incertitude 
d'abord je suis étonné de constater qu’après des voyages à vélo on ressent tous un petit passage à vide, physique ou moral. Pour ma part il est physique, depuis mon retour d' Argentine en décembre j'ai été cloué un mois par un mal de dos et j'ai attrapé la grippe. Je crois très fermement à cette association du corps et de l'esprit tendus ensemble vers un but pendant la réalisation d'un beau projet, avec tout ce que ça déclenche, endorphine, vélothérapie... Puis au retour on baisse la garde et boum.
Possible qu'il en soit ainsi aussi pour tous les mouvements de la vie, des hauts engendrent des bas, alors une aventure géniale des moments de grand abattement qu'il faut gérer au mieux. J'imagine que tu as dû te faire mal au dos pendant ton périple, mais que tu ne pouvais pas te permettre de te relâcher à ce moment là. | | | À: Piratelife · 3 March 2019 à 20:59 Re: Déprime post vélo Message 26 de 35 · Page 2 de 2 · 414 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Mon intention n'était pas de lancer un débat sur les conditions de vie pendant la Préhistoire mais de souligner qu'en se référant à cette période on pouvait légitimer tous les comportements ou presque : - je suis chasseur : je tiens cela de mes ancêtres lointains ; - j'adore la viande : c'est normal car... - je suis végétarien : il y a très longtemps en Afrique mes ancêtres ne mangeaient que des végétaux ; -j'adore faire du feu dans ma cheminée ; - et à l'infini : je suis charognard, cannibale, nudiste... | | | À: Wegg · 4 March 2019 à 3:03 Re: Déprime post vélo Message 27 de 35 · Page 2 de 2 · 399 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Je ne cherche pas à cautionner la chasse par exemple, d'autant plus que je suis végétarien et contre la chasse "loisir", non vitale. Bref les seuls qui me paraissent un peu plus légitime à tuer des animaux sont justement les peuples de chasseurs-cueilleurs qui n'ont pas d'autre solution pour vivre et qui n'ont pas de supermarché où aller acheter leur nourriture  . Je parlais avant tout du passé de nomade de l'espèce humaine en général, et je pense que c'est assez prouvé par beaucoup de choses présentes et passées | | | À: Rhume · 4 March 2019 à 16:41 Re: Déprime post vélo Message 28 de 35 · Page 2 de 2 · 372 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Le retour à la "réalité" n'est pas toujours facile. Mais avec l'expérience, j'y fais face en continuant à rouler à vélo (vaut mieux pas que le retour se fasse juste avant l'hiver), en travaillant à l'écriture du compte rendu de mon voyage et en faisant la ou les vidéos (cela peut m'occuper plusieurs mois) et enfin en me projetant déjà dans le prochain voyage (j'en fais désormais 2 par an, un en hiver et un en été).
J'ai pris conscience que j'ai 2 vies très différentes: la vie "normale" et lorsque je suis en voyage à vélo. Et je l'accepte ainsi.
Ce qui m'arrive plutôt parfois c'est le stress avant de partir qui peut se traduire par des douleurs physiques: mal au genoux par exemple.
Autre réflexion, c'est plutôt l'inactivité qui est fatigante. Rien de plus crevant pour moi que de passer une journée à piétiner dans un musée, par exemple. Et quand, je suis en voyage à vélo, je ne dors pas plus que lorsque je ne fais rien de spécial. | | | À: Rhume · 4 March 2019 à 22:11 Re: Déprime post vélo Message 30 de 35 · Page 2 de 2 · 339 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
"Je te souhaite aussi de bon voyages (euh, tu comptes traverser la Manche à vélo avec ton tuba?)" Non non, je ne sais pas nager ! avec toutes les manifestations en France en ce moment, je n'ai trouvé que ça pour me protéger des lacrimos ;) Gilles | | | À: Tioneb54 · 5 March 2019 à 8:13 Re: Déprime post vélo Message 31 de 35 · Page 2 de 2 · 320 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bonne idée Benoit de te lancer dans d'autres activités liées à ta passion quand tu reviens de tes périples. Personnellement, quelque soit le type de vacances, c'est ce que j'essaye de faire aussi. Comme de commencer à faire des projets dès les fêtes de fin d'années passées. Et puis on peut envisager aussi les choses banales du quotidien avec le recul d'un voyageur qui redécouvre sans cesse l'existence. La principale chose qui me donne souvent le blues quand je reviens de vacances, c'est plutôt l'ambiance de notre pays qui me donne illico l'envie de repartir. Mais pour ce qui est spécifiquement du vélo, c'est plus une fatigue physique qui me pose problèmes quelque semaines après le retour, que du blues. | | | À: Rhume · 5 March 2019 à 9:10 Re: Déprime post vélo Message 32 de 35 · Page 2 de 2 · 310 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
salut Alain
j'ai moi aussi cette impression de fatigue mais je me suis rendu compte que c’était plutôt que je n'avais plus envie de prendre le vélo pour aller rouler juste pour rouler. malgré les paysages que l'on a ici dans le var, rouler toujours au mêmes endroits pour revenir chaque fois a la maison ça me donne pas envie. surtout de retour de mon voyage, par contre rouler en début d'année pour se préparer au prochain périple la j'ai envie.
en fin de compte il faudrait rouler pou toujours préparer le prochain voyage  .
olivier | | | À: Rhume · 5 March 2019 à 11:14 Re: Déprime post vélo Message 33 de 35 · Page 2 de 2 · 301 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
J’ai oublié une chose. Au retour d’un voyage, alors que physiquement je ne vois pas de grosses différences, j’adore reprendre mon VTT avec les copains et voir et leur montrer ma nouvelle forme. | | | À: Nazcapioneer · 8 March 2019 à 8:42 Re: Déprime post vélo Message 34 de 35 · Page 2 de 2 · 254 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
salut Alain
j'ai moi aussi cette impression de fatigue mais je me suis rendu compte que c’était plutôt que je n'avais plus envie de prendre le vélo pour aller rouler juste pour rouler. malgré les paysages que l'on a ici dans le var, rouler toujours au mêmes endroits pour revenir chaque fois a la maison ça me donne pas envie. surtout de retour de mon voyage, par contre rouler en début d'année pour se préparer au prochain périple la j'ai envie.
en fin de compte il faudrait rouler pou toujours préparer le prochain voyage  .
olivier
Bonjour Olivier,
Ca me rassure de ne pas être le seul dans ce que tu évoques. En effet, je culpabilise de na pas aller régulièrement pédaler. Comme toi, si je ne suis pas dans la préparation d'un long périple, mon envie d'aller rouler s'éteint vite, je préfère consacrer mon temps à autre chose. D'ailleurs, je regrette de ne pas avoir un trajet quotidien pour aller travailler à bicyclette. Pendant quelques années je l'ai fait, et c'est ce qui m'a donné un jour l'envie de ne pas m'arrêter à mon boulot et d'aller beaucoup plus loin.
Bons préparatifs alors | | | À: Tioneb54 · 8 March 2019 à 8:45 Re: Déprime post vélo Message 35 de 35 · Page 2 de 2 · 250 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
J’ai oublié une chose. Au retour d’un voyage, alors que physiquement je ne vois pas de grosses différences, j’adore reprendre mon VTT avec les copains et voir et leur montrer ma nouvelle forme.
C'est vrai que ça fait du bien au retour de constater combien on est en forme. | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires All rights reserved © 2026 MyAtlas Group | 18 799 visiteurs en ligne depuis une heure! |