| Liberté, qui es-tu? Montagne666 · 27 February 2008 à 11:47 107 messages · 42 participants · 13 789 affichages | | | | À: Montagne666 · 29 February 2008 à 3:52 Re: Liberté, qui es-tu? Message 21 de 107 · Page 2 de 6 · 2 666 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Par bonheur les questions sont précises et courtes pour un sujet si vaste qui incline à des raisonnements vasouillards et cafouilleux.. Mes réponses seront de la sorte et sans trop d’analyse préalable. Quelle est, en quelques phrases, votre propre définition du mot liberté? La liberté c’est quand on a rien à perdre Pouvez-vous raconter un moment de votre vie où vous vous êtes senti-e privé-e de liberté? A l’hôpital, après 5 jours j’étais guérie, je me sentais bien, on voulait me garder trois jours de plus. C'était intolérable, je me suis échappé. Pouvez-vous, au contraire, raconter un moment de votre vie où vous avez eu un sentiment de totale liberté? Quand je marche dans les rues d’une ville que je ne connais pas, où je n’ai rien de spécial à faire et où je suis sur de ne rencontrer personne de connu Pensez-vous être libre? Quelque soit la réponse, pouvez-vous dire pourquoi? Oui. Par ma capacité de dire non, ce qui est le fondement de la morale. Selon vous, quels sont les préalables (s'il y en a) indispensables au fait d'être libre? Pas de préalables. C’est un état de fait. | | | À: Montagne666 · 29 February 2008 à 8:41 Re: Liberté, qui es-tu? Message 22 de 107 · Page 2 de 6 · 2 649 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bon, beaucoup de réflexions très intéressantes de alinsu, struebi, kola ou KelEssuf, je trouve.
Puisque je ne l'ai pas fait, je me lance dans des réponses question par question :
Quelle est, en quelques phrases, votre propre définition du mot liberté? Voir mon message du début Pouvez-vous raconter un moment de votre vie où vous vous êtes senti-e privé-e de liberté? Le matin à 6h30 : le réveil, "obligé" de me lever, de faire assez vite, de prendre ma voiture, de me préparer pour être à 7h55 pile, près à aller chercher mes élèves. Pouvez-vous, au contraire, raconter un moment de votre vie où vous avez eu un sentiment de totale liberté? Quand je me lève le matin, sans réveil, je réfléchis et je me rend compte qu'il n'y a absolument rien de prévu dans la journée ! Je m'habille, je sors, je marche, je regarde, je pense, je respire... Pensez-vous être libre? Quelque soit la réponse, pouvez-vous dire pourquoi? Non, il suffit de regarder ma seconde réponse. Peut-être que je n'assume pas un choix de départ, peut-être que je n'avais pas le choix au départ (manque de liberté...). Toujours est-il que je me sens privé de liberté. Et par dessus tout, cette sensation que trop souvent, je n'arrive pas à faire un choix qui doit réellement définir la suite de ma vie (dans le sens de la continuité ou de changement). Je n'y arrive pas car je suis esclave de réflexes que je maitrise pas pour le moment : importance du jugement des autres et du paraitre, peur de l'échec, de la prise de décision... Selon vous, quels sont les préalables (s'il y en a) indispensables au fait d'être libre? Même réponse que alinsu : "Pas de préalables. C’est un état de fait." Mais qui peut évoluer... "Par bonheur les questions sont précises et courtes pour un sujet si vaste qui incline à des raisonnements vasouillards et cafouilleux.."Complètement d'accord ! Voilà pourquoi j'ai essayé d'être rigoureux et théorique au départ. Mais j'aurais peut-être du répondre tout simplement aux questions pour commencer. Je reste convaincu que sans définition(s) claire(s) du concept, les discussions dérapent trop souvent dans le superficiel ou le conflit absurde. Je suis, par exemple, très désorienté par le genre de réponse que propose mirik... Désolé mirik  | | | À: Redcloud16 · 29 February 2008 à 11:46 Re: Liberté, qui es-tu? Message 23 de 107 · Page 2 de 6 · 2 628 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Je vais commencer par répondre moi-même à mon message de départ. Je ne voulais pas le faire tout de suite, car souvent lorsque l'auteur d'un message de départ pose dès le début sa propre pensée, cela influcence beaucoup les réponses suivantes, ce que je voulais éviter.
Ma définition:
Comme déjà énoncé par nombre d'entre vous, nous partons, au départ, avec un certains nombre de "données" non modifiables, ce que j'appellerai des contraintes innées, celles auxquelles on ne peut pas échapper, à savoir, le sexe, les handicaps physiques, mentaux, par exemple, pour ne parler que des plus visibles. Nous partons aussi avec des contraintes liées à la société qui nous entoure, à notre éducation, à l'environnement naturel. C'est ce que j'appellerai des contraintes "acquises" (je n'ai pas assez réfléchi pour trouver un terme plus approprié, si vous avez mieux, n'hésitez pas) en opposiont à "l'inné".
Les contraintes innées sont indépassables, on ne peut pas les modifier, et on doit donc faire avec. Bien que la donne ait changé, puisqu'on peut par chirurgie changer de sexe, mais c'est artificiel, et ne reproduit pas exactement la nature. Nous devons donc faire avec.
Les contraintes "acquises", sont elles, à mon sens, dépassables. Nous avons le choix, dans l'absolu, de les accepter, ou non, dès lors que nous avons les outils intellectuels pour. C'est là que pour moi, intervient "l'exercice de la liberté".
La liberté, pour moi, se résumerait en un mot: le choix. Etre libre, c'est choisir entre plusieurs options, qui peuvent être infinies si on y réfléchit bien. Choisir non en fonction d'un schéma préexistant, imposé par l'entourage et l'éducation. Etre libre, c'est se débarasser de ce que l'extérieur considère comme bon pour vous ou non. Etre libre c'est s'écouter, c'est faire ce que l'on est en train de faire, en pleine conscience. Deux personnes peuvent être au même endroit, au même moment, en train de faire la même chose, et l'une sera libre, l'autre non, juste par le fait qu'elle est consciente du choix qu'elle a fait, pourquoi, et que cela réponde à son désir personnel.
Là où je considère que sans contraintes il n'y a pas de liberté, c'est justement que sans contraintes, le nombre de choix devient vertigineux, et mène, à mon sens, à la déprime, à l'abandon, de la même façon que le fait l'absence (ou le sentiment d'absence) totale de choix. De toutes façons, une situation sans contraintes, sur Terre, ça n'existe pas, ça tombe bien  Puisque pour moi, etre libre c'est choisir entre plusieurs options, il faut que ces options existent, et qu'elles soient limitées. En fait, comme dit dans un des messages, la liberté, c'est choisir nos propres contraintes, choisir le cadre dans lequel on évolue.
Mais là où je vais un peu plus loin, c'est que la liberté, c'est aussi la remise en question constante de ce cadre que l'on s'est forgé. Car on peut se forger un cadre, et qu'au bout d'un moment il ne corresponde plus aux choix qui nous satisfont. Si l'on garde ce cadre alors qu'il est devenu "obsolète", on est plus libre à mon sens.
Donc j'associerais un deuxième mot à la liberté: le doute. Peut-être qu'en résumé, ma définition de la liberté, c'est choisir et douter. Et je ne dissocie pas la liberté du bonheur, car dans mon cas, l'un sans l'autre est impossible. Tiens, à ce sujet, en est-il de même pour vous? Pour moi la recherche du bonheur, être heureux, est directement lié au fait d'être libre.
Un moment de privation de libertéDe façon générale, mon enfance en général, était un moment de privation de liberté. Mes parents n'étaient pas des tortionnaires, je vous rassure, et c'était même, par certains côtés, une éducation bien plus libre que celle de mes camarades de classe. Mais assez tôt, vers 9/10 ans, je n'avais qu'une envie, c'était d'être responsable de moi-même, pour pouvoir enfin faire les choix que je voulais, sans avoir à demander l'autorisation à qui que ce soit.
Un moment précis: un jour, je devais avoir 12/13 ans, il y avait un petit festival dans un village à environ 7km du mien, où jouait un ami à moi. Je demande à mes parents si je peux y aller en vélo. Ils ont refusé, car ils considéraient que c'était trop dangereux que j'y aille seule, étant donné que la route passait par la forêt, et qu'étant une fille, je risquais de me faire violer. J'ai demandé s'ils auraient accepté pour mon frère, ils m'ont répondu que peut-être plus facilement. C'est l'unique fois où mes parents m'ont refusé quelque chose en raison de mon sexe. Je n'ai pas désobéi, mais ça m'a profondément choquée, et j'ai vraiment senti une atteinte à ma liberté.
Un moment de totale liberté (ou sentiment de totale liberté, à discuter)De façon générale, logiquement, depuis que j'ai 18 ans, je me sens libre. Mais évidemment, j'ai eu des degrés différents de liberté, au fur et à mesure où je comprenais mieux qui j'étais, ce que je voulais, et qu'est-ce que c'était être réellement libre. Je n'avais plus besoin de demander d'autorisation, mais il y avait encore dans ma tête pas mal de barrières qui m'étaient alors invisibles (et j'en ai sûrement encore que je n'ai pas découvertes). Mais globalement, j'ai fait les choix que je voulais, au moment où je le voulais, et qui ne répondaient pas à des critères "objectifs" tels que le jugement des autres, le taux de chômage, ce qui est utile ou pas.
Un moment précis: j'étais en Serbie, pour un an d'études. Je décide un jour de partir pour une semaine faire un tour en-dehors de la capitale. Je me rends à la gare, regarde les noms de gare. Et choisis, selon leurs sonorités, les villes où je vais m'arrêter. C'était génial de se dire, je peux vraiment aller où je veux, suffit de le décider.
Est-ce que je suis libre?Oui, je pense l'être. Et je pense l'être de plus en plus. Pourquoi? Parce que je me pose ces questions: qu'est-ce que je veux maintenant, et qu'est-ce que je veux dans la vie, en général et une fois la réponse faite, je fais en sorte de réaliser mes rêves. Et deuxièmement, je m'adapte à l'entourage, j'essaie de faire "avec", et non "contre". Exemple précis: je veux de l'argent (notez que je n'utilise pas le mot "besoin" ;-)), je décide donc de travailler. Peu importe le job, le but, c'est les sous. Je me retrouve vendeuse en CDI dans une sandwicherie dont la patronne est une vraie s****e. Je prends mon pied quand même, je discute avec les clients, les habitués, je chante quand j'ai envie de chanter, danse quand j'ai envie de danser, tout en faisant mon boulot. Et surtout je suis consciente du caractère inutile de mon job (archi industriel, dernier maillon d'un système purement capitaliste), ce qui me permet de ne pas réagir à la pression hiérarchique, ni de le prendre au sérieux. Je ne pense pas être libre à tous les instants, mais de manière générale, oui.
Les préalablesPour moi, oui il y en a. A savoir: être conscient que l'on a le choix (c'est ce dont on parlait dans une autre discussion). Etre conscient que l'on peut être libre. Si on en est pas conscient, je ne vois pas comment on peut l'être. Peut-être me contredirez-vous?
En tous cas merci pour vos réponses. Mamina, tu as écrit ça: Pour moi, la liberté n'existe pas, du moins en ce qui concerne les faits et gestes, nous dépendons trop du monde qui nous entoure (travail, famille, société), parfois aussi eux dépendent de nous, par contre
Peux tu développer? Pourquoi à ton sens la liberté n'existe pas?
Redcloud: je te rejoins sur les entraves spirituelles. A mon sens, ce sont elles les plus difficiles à dépasser, car elles ne sont pas palpables, ni visibles physiquement. Il est plus facile de se débarrasser d'une entrave physique, ou plutôt d'être conscient qu'il faut s'en débarasser (des menottes par exemple), que d'une entrave mentale, car on ne sait pas toujours "où chercher".
C'est très intéressant de voir quelqu'un présenter ses expériences de vie qui lui donnent l'impression d'être libre ou de ne pas l'être (comme le fait nath009). Mais cela ne doit être qu'un outil. Il faut pousser la réflexion bien plus loin. Sinon, ça reste du superficiel.
On est d'accord. Mais pour moi, l'un sans l'autre restera superficiel. Le factuel pur est inintéressant en l'état, car c'est juste une somme d'expériences, mais la théorie pure sans exemple, est inintéressante aussi à mon sens, car elle détache de la réalité, et perd toute substance.
Argh, plus que cinq minutes d'internet, je vous laisse, et poste mon message! | | | À: Montagne666 · 29 February 2008 à 12:16 Re: Liberté, qui es-tu? Message 24 de 107 · Page 2 de 6 · 2 623 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Dites-moi, chers amis, lorsque vous choisissez la destination de votre prochain voyage, le faites vous en toute liberté ? | | | À: Aristomakos · 29 February 2008 à 12:30 Re: Liberté, qui es-tu? Message 25 de 107 · Page 2 de 6 · 2 012 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Pas toujours mais il reste la possibilité, la liberté, de choisir de saisir l'occasion qui se présente 
Moi je pense que la liberté a aussi ses exigences, que très peu de gens assument ou alors sur un court terme d'une période de la vie.
Mais tout ceci est bien philosophique et psycho, un brin ennuyant, excusez moi.... je sors !  | | | À: Choucarde · 29 February 2008 à 16:00 Re: Liberté, qui es-tu? Message 26 de 107 · Page 2 de 6 · 1 993 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bon voyons voir la liberté... comme tout les trucs qui se terminent par "ité" ça demande un éffort...beurk ça commence mal  . Alors ils faut emprunter des chemins...Le premier, le plus court, c'est celui qui est le plus en vogue en ce moment, le plus facile. C'est le culte du "moi je..." l'individualisme comme dogme.Le second chemin, c'est la liberté comme "jouissance dans la servitude". On s'accommode de ce que l'on a, exemple : je chante dans le métro, je ris devant ma feuille de paye etc...Enfin le troisième est le plus long et parssemé de difficultés. C'est la liberté qui se nourrrit d'échanges, de solidarité, d'entraide, d'amitié enfin de toutes ces choses que la société aujourd'hui ringardise et confine dans la sphère privée. | | | À: Redcloud16 · 29 February 2008 à 16:06 Re: Liberté, qui es-tu? Message 27 de 107 · Page 2 de 6 · 1 989 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Je trouve comme l'a proposé OUblieuse, que c'est interessant de lire diverses experiences sur la liberté ou non liberté, car comme tout les mots il faut laisser une part a l'interprétation personelle. On ne peut pas, a mon sens, poser une definition stricte pour un mot tel que liberté. D'ailleurs la notion de liberté change suivant la situation que l'on vit ou suivant l'age.
A 5 ans quel liberté de pouvoir sortir jouer dehors seule, sans etre accompagné par un adulte. A 7 ans d'aller a l'ecole seule, de pouvoir trainer sur le chemin. a 12 ans la premiere fois que j'ai pu aller en ville seule A 14 ans la premiere fois que j'ai seché les cours pour aller prendre du bon temps dehors! puis mes premieres vacances, se libérer de l'autorité des parents, se sentir de plus en plus libre.... Malheureusement cette autorité parentale est vite remplacer par les contraintes s'assumer et donc travailler pour cela, se loger, payer le loyer et pour d'autres avoir des enfants, assurer leur education et encore gagner de l'argent pour leur assurer un minimum de confort... Je me souviens quel sentiment de liberté j'ai eu en recevant mon premier salaire, cet argent dont je pouvais disposer comme bon il me semblait, qui, economisé m'a permis de partir a la decouverte d'autres contrées.
Je rejoindrais OUblieuse qui dit que liberté va avec choix, je pense que cela va aussi avec pas d'attaches et decouverte!
Encore qu'il faille tempérer l'ampleur qu'on donne au choix, car dans l'absolu on a toujours le choix!Il faut pouvoir l'assumer en fait aussi!Avoir le courage de le prendre! | | | À: Montagne666 · 29 February 2008 à 16:26 · Modifié le 29 Feb 2008 à 16:53 Re: Liberté, qui es-tu? Message 28 de 107 · Page 2 de 6 · 1 984 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Désolé d'être très terre à terre, mais je lis sans arrêt qu'on a le choix d'être libre ou pas. Dans notre cas, oui... Mais si on est dans un pays où les revenus moyens s'élèvent à un dollar par jour, de parents pauvres, sans éducation, pas de la bonne couleur de peau, on choisit quoi ? La liberté c'est d'abord quoi que l'on en pense une question de conditions économiques... Perdre sa vie à la gagner, cela signifie pour une partie non négligeable de l'humanité autre chose que le métro boulot dodo.... On a le choix de quoi quand on est ouvrière dans une usine textile en Asie aujourd'hui ? | | | À: Kola · 29 February 2008 à 16:56 Re: Liberté, qui es-tu? Message 29 de 107 · Page 2 de 6 · 1 974 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
J'apprecie beaucoup ce que tu as ecrit : etre libre, c'est etre dans le reel, voir la realite telle qu'elle est ! Quant au reste des commentaires, se sont des exercices intellectuels plus ou moins reussis ! Si on considere l'etre humain comme une creation divine, on ne peut qu'etre choquer par ce que dit Henri Laborit, en revanche, si on accepte ce postulat de Jean Rostand, comme il ecrit au debut de son livre sur "L'homme" : Il existe 825 000 especes animales sur terre, dont l'homme ! On doit alors accepter que la liberte ca n'existe pas...intrensequement. | | | À: Geob · 29 February 2008 à 18:03 Re: Liberté, qui es-tu? Message 30 de 107 · Page 2 de 6 · 1 956 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
"Si on considere l'etre humain comme une creation divine, on ne peut qu'etre choquer par ce que dit Henri Laborit"
Je trouve qu'on peut être choqué ou perturbé par ce que dit Henri Laborit que l'on considère l'être humain comme une création divine ou pas. | | | À: Nath009 · 29 February 2008 à 18:06 Re: Liberté, qui es-tu? Message 31 de 107 · Page 2 de 6 · 1 939 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
"On ne peut pas, a mon sens, poser une definition stricte pour un mot tel que liberté. D'ailleurs la notion de liberté change suivant la situation que l'on vit ou suivant l'age. A 5 ans quel liberté de pouvoir sortir jouer dehors seule, sans etre accompagné par un adulte. A 7 ans d'aller a l'ecole seule, de pouvoir trainer sur le chemin. a 12 ans la premiere fois que j'ai pu aller en ville seule A 14 ans la premiere fois que j'ai seché les cours pour aller prendre du bon temps dehors! puis mes premieres vacances, se libérer de l'autorité des parents, se sentir de plus en plus libre...."
Dans tous les cas, le mot liberté à le même sens. Ce sont les manifestations des libertés ou des non libertés qui sont différentes. | | | À: Redcloud16 · 29 February 2008 à 18:43 Re: Liberté, qui es-tu? Message 32 de 107 · Page 2 de 6 · 1 924 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.) | | | À: Montagne666 · 29 February 2008 à 18:51 Re: Liberté, qui es-tu? Message 33 de 107 · Page 2 de 6 · 1 922 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
"Mais là où je vais un peu plus loin, c'est que la liberté, c'est aussi la remise en question constante de ce cadre que l'on s'est forgé. Car on peut se forger un cadre, et qu'au bout d'un moment il ne corresponde plus aux choix qui nous satisfont."
Je suis d'accord ! Le besoin de rester fidèle à un cadre (choisi librement ou pas) peut devenir une non liberté. Effectivement, doute, ouverture d'esprit, humilité (y-a-t-il vraiment une différence entre ces mots ?) sont peut-être des préalables indispensables à l'acquisition de la liberté.
"Et je ne dissocie pas la liberté du bonheur, car dans mon cas, l'un sans l'autre est impossible. Tiens, à ce sujet, en est-il de même pour vous? Pour moi la recherche du bonheur, être heureux, est directement lié au fait d'être libre. "
Je suis d'accord ! Je pense que la liberté doit être une quête et que le bonheur n'est qu'un conséquence à la réussite de cette quête. Le bonheur ne se cherche pas, il nous tombe dans les bras quand on est prêt à le recevoir.
"Mais pour moi, l'un sans l'autre restera superficiel. Le factuel pur est inintéressant en l'état, car c'est juste une somme d'expériences, mais la théorie pure sans exemple, est inintéressante aussi à mon sens, car elle détache de la réalité, et perd toute substance. "
Je suis d'accord ! La théorie pure n'est pas inintéressante, loin de là, mais trop détachée du réel pour qu'on puisse s'en contenter. Le factuel pur est trop superficiel et n'amène jamais à rien. L'un comme l'autre nous éloignent de l'essence même de l'être humain et lui sont néfastes. La combinaison de l'observation et de l'abstraction, ça c'est une manifestation de l'être humain et de sa spécificité, sa créativité !
"Là où je considère que sans contraintes il n'y a pas de liberté, c'est justement que sans contraintes, le nombre de choix devient vertigineux, et mène, à mon sens, à la déprime, à l'abandon, de la même façon que le fait l'absence (ou le sentiment d'absence) totale de choix."
Là, il faut que j'y réfléchisse un peu plus... | | | À: Redcloud16 · 29 February 2008 à 18:57 Re: Liberté, qui es-tu? Message 34 de 107 · Page 2 de 6 · 1 919 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
"... Là, il faut que j'y réfléchisse un peu plus... "
... nan, laisse : ça ira comme ça... | | | À: Montagne666 · 2 March 2008 à 17:53 Re: Liberté, qui es-tu? Message 35 de 107 · Page 2 de 6 · 1 854 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
bonsoir Oublieuse, c'est complètement hors-sujet (mais comme tu refuses les MP...) Comment ça va de ton côté à Yerevan? Sois prudente. | | | À: Kelessuf · 3 March 2008 à 13:44 Re: Liberté, qui es-tu? Message 36 de 107 · Page 2 de 6 · 1 829 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Non je ne refuse pas les MP, mais je vais répondre à ta question, je n'étais pas à Jerevan au moment des affrontements entre policiers et manifestants, mais j'étais tenue au courant par téléphone, notamment de la mise en place de l'état d'urgence et du blocage de toutes les routes nord menant à Jerevan (j'étais au nord de l' arménie). Hier soir j'étais en plein centre de Jerevan, et il n'y avait absolument rien à signaler, on circulait comme on voulait. Par contre le dispositif déployé est très impressionnant, la police et l'armée sont absolument partout, et toutes les routes d'entrée/sortie de Jerevan sont contrôlées par des tanks de l'armée.
Voilà, désolée pour le hors-sujet. | | | À: Montagne666 · 3 March 2008 à 21:52 Re: Liberté, qui es-tu? Message 37 de 107 · Page 2 de 6 · 1 810 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Quelle est, en quelques phrases, votre propre définition du mot liberté? Pour moi, la liberté c'est de pouvoir aller où je veux, quand je veux, de la manière que je veux, pouvoir y rester autant de temps que je veux, le tout sans dépendre de l'argent :) On va bien voir ce que ça donne pendant mon 1er long voyage! Pouvez-vous raconter un moment de votre vie où vous vous êtes senti-e privé-e de liberté? Je n'en ai pas en mémoire. J'ai néanmoins vraiment l'impression qu'on n'est pas libre dans nos choix sur notre vie future.. Le fait que telle filière d'étude soit bouchée, qu'il y ait pas suffisamment d'emploi dans une autre, etc.. Pas très cool. Pouvez-vous, au contraire, raconter un moment de votre vie où vous avez eu un sentiment de totale liberté? Quand je suis tranquille, sans soucis en tête, rien à faire de spécial, je peux me balader ou glander.. Pensez-vous être libre? Quelque soit la réponse, pouvez-vous dire pourquoi? Nan pas encore! Je dépend encore trop du système français, et puis je n'aime pas du tout la direction que prend la France, du coup je veux partir et voir du paysage pour connaître un peu ce qu'est la vraie liberté! Selon vous, quels sont les préalables (s'il y en a) indispensables au fait d'être libre?Il faut pouvoir faire ses choix nous-mêmes, sans être influencés par d'autres types, et surtout ne pas être dépendant de l'argent.. Difficile de nos jours! | | | À: Montagne666 · 4 March 2008 à 0:42 Re: Liberté, qui es-tu? Message 38 de 107 · Page 2 de 6 · 1 805 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Je continue ma contribution:
A mon avis on est jamais entièrement libre ou entièrement serf, comme l'a dit un petit malin "la liberté se mesure à la longueur de la chaîne".
La liberté se conquiert. La liberté c'est ne pas se résigner, c'est être conséquent dans ses actes, c'est " gravir l'âpre cime" comme l'a exprimé Hugo, pour ne pas être réduit à ce qu'on ne veut pas être.
La liberté, de façon symbolique, romantique, mais aussi très concrète, c'est partir ! prendre la route à l'improviste, constater que rien ne s'oppose à cela, découvrir ébahi que c'est possible. C'est en prenant conscience que la force de notre corps peut nous mener partout dans le monde qu'on n'est pas condamné à rester rivé à notre quotidien.
La liberté, c'est la capacité d'être où on ne nous attendait pas...
Struebi | | | À: Struebi · 4 March 2008 à 9:07 Re: Liberté, qui es-tu? Message 39 de 107 · Page 2 de 6 · 1 795 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
La liberté se conquiert. La liberté c'est ne pas se résigner, c'est être conséquent dans ses actesJ'aime beaucoup ta phrase, et je trouve que c'est un bon et court résumé de ce qu'est la liberté. Je crois vraiment que la liberté est quelque chose d'à la fois difficile, réjouissant, qui peut s'échapper dès qu'on y fait plus attention, en bref elle est intransigeante et exclusive, ce qui peut paraître paradoxal!
A Henridusud: Pour la situation que tu évoques, de l'ouvrière chinoise, je crois qu'on ne peut pas y répondre, pour la simple et bonne raison qu'aucun de nous ne l'a vécu. En ce sens, je me vois mal dire: oui, dans ce cas on n'a aucun choix, ou non, on a toujours le choix. Je suis incapable d'y répondre. Je ne sais pas si un minimum de confort est préalable à la liberté. Ce que je sais, c'est que c'est la conscience d'avoir le choix qui est primordiale. Et effectivement, si on est dans une situation de survie (famine par exemple), le besoin premier, c'est manger, et dans ce cas, la liberté n'a aucune utilité. Donc certainement que combler les besoins basiques de survie sont... Bon je finirai une autre fois, je pars visiter une jolie ville thermale :-) et oui, je prends la liberté de ne même pas terminer ma phrase :D | | | À: Henridusud · 4 March 2008 à 13:17 Re: Liberté, qui es-tu? Message 40 de 107 · Page 2 de 6 · 1 781 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bonjour Henridusud,
Je te suis entierement d'accord sur ce point. Et j'irais meme plus loin. Que peut vouloir dire le concept de liberte pour des gens qui ne savent meme pas d'ou va sortir leur repas du jour suivant, ou meme ou ils vont dormir le soir meme, et ceci de maniere constante. Dans l'homme bicentennial d'Isaac Asimov, on y raconte l'histoire de Robbie, un robot, qui veut devenir libre. Bien evidement, le systeme s'oppose a ce qu'on donne la liberte a un robot, car cela pourrait donner des idees a d'autres. A la fin, pour se decider, le juge demande a Robbie pourquoi il veut etre libre. Et le robot lui demande s'il voudrait etre esclave. Le juge finit par decider que tout etre qui est capable de comprendre le concept de liberte devrait etre libre. Je ne suis pas certaine que la plus grande partie de l'humanite soit capable de saisir ce concept. Il faut bien se rendre compte, que le fait seul d'avoir le temps, et la culture pour pouvoir reflechir a la liberte est en soi meme un luxe. Un luxe que peuvent se permettre 10 % sinon moins de l'humanite. La liberte ca se prend, on m'a dit, ca se conquiert etc.... mais aussi ca s'achete. Que le prix soit en larmes, en douleur ou en especes sonnantes et trebuchantes... Cela depend de la sensibilite de la personne et de ses priorites dans la vie. On peut decider de tout quitter et de vivre simplement (tres simplement meme) et dans ce cas, on sacrifie un certain niveau de vie. On peut decider de travailler cinq jours par semaine, pour avoir son independance financiere, qui, quoiqu'en pensent les puristes, est aussi une certaine forme de liberte. Mais honnetement, nous n'arriverons jamais a nous mettre d'accord sur ce que veut dire la liberte, simplement parce que chaque individu est different et a des priorites differentes. | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires All rights reserved © 2026 MyAtlas Group | 16 344 visiteurs en ligne depuis une heure! |