Je me porte volontaire ... pour partir la discussion qui a été commencée dans le sujet "Différences entre la France et les Etats-Unis?".
Alors, ceux qui veulent continuer la discussion, je crois que cet endroit sera le plus approprié !
Pour nous mettre dans "le bain", voici quelques citations prises de la discussion "Différences entre la France et les Etats-Unis?".
De Néfer :
Et pourquoi écrire "le français de France" ? N'y a-t-il pas qu'une langue française.
De Virginiath :
Je pense qu'en l'espèce, notre petite discussion prouve que non, ou du moins qu'elle se décline sous de nombreuses formes 😉
De CanadaGoose :
Pourquoi? Parce que le français de France n'a absolument rien à voir avec le français québécois, créole ou même belge.
Et que, je suis désolé de le dire, malgré tous les efforts mis en oeuvre pour préserver la langue française au Québec, force est de constater que le niveau général est assez faible, et ce jusqu'aux plus hautes sphères de la Province. Je le vois tous les jours, dans les journaux, les panneaux publics ("piste cyclabe", hier), les média(s), les notes de service au boulot (au secours!), etc...
De Jacmat :
Quand je regarde le francais écrit de beaucoup de tes compatriotes ca fait égalemet pitié autant que celui des québecois. C'est incroyable tous les mot anglais que vous utilisez, prononcé à la francaise, tant écrit que parlé. Est ce que vous utilisez tous ces mots anglais pour faire chic, ou comme vous diriez pour du '' window dressing ''
De Virginiath :
Ce qui est marrant, c'est que les mots anglais que nous utilisons ne sont pas ceux, nombreux, ne vous en déplaise, que vous utilisez au Québec.
De Néfer (en parlant de la liste d'anglicismes affichée par Virginiath (voir ci-haut) :
Vous avez exagéré (encore) avec vos anglicismes!
Je suis d'ici et on n'utilise pas ces termes ni à la maison, ni au travail.
Et quand je vais au garage pour la révision, personne ne parle du bumper ni de la clutch.
Question de culture, je suppose. Et le Québec a vite et bien changé depuis cinquante années.
De Virginiath :
Je ne comprends pas ce que vous voulez dire par "question de culture". Question de niveau culturel ? Que seuls les gens peu éduqués utilisent les termes anglais ? C'est bien possible.
De CanadaGoose :
Quasiment tous les termes qu'il y avait dans ta liste sont utilisés tous les jours, et pas par une minorité. Les bumper, U turn , tire, wiper, lighter, etc... on n'entend que ça.
(...)
Les gens qui ont une certaine instruction utilisent peu d'anglicismes.
Également, j'ai l'impression qu'on en utilise encore plus au travail, notamment dans certains secteurs.
Mais Néfer ne représente pas l'ensemble des Québécois, car tout ce que je dis est authentique, et il le sait bien...
De LiseDenise :
Dans les années 60, il y a eu résurgence du bon français parlé et écrit lors de la 'révolution tranquille'. D'énormes efforts furent faits, je dirais que maintenant 50% sinon plus des québécois parlent et écrivent un français châtié et cela va en progressant. Ce 50% ou presque utilise toujours toutefois, lorsque nous parlons, ces expressions si typiques et savoureuses....tout comme votre patois parisien ou autre.
Certains mots français ne sont plus utilisés en France mais encore ici, ex:'dispendieux' utilisé ici alors qu'en France on dit tout simplement 'cher'. Pourtant, dispendieux est toujours dans le Larousse et n'est pas, comme vous pourriez le penser, la traduction de 'expensive'. Dispendieux découle du latin. Dire qu'un visiteur français m'a toisé de haut lorsque j'ai utilisé ce mot dans une conversation récente alors qu'une vieille marchande de la Chaussée d'Antin à Paris m'a demandé de répéter le mot car elle ne l'avait pas entendu depuis son enfance.
De CanadaGoose :
Ah mais tout à fait, comme je l'ai plus tôt, tout cela est tout à fait "normal". C'est déjà extraordinaire que l'on parle un certain français au Québec encore aujourd'hui.
Mais la question est : pour encore combien de temps, et dans quel état? Je ne suis pas linguiste, mais j'ai la sale impression que, d'ici quelques décennies, le français ne sera plus qu'un souvenir à Montréal. Quant à la préservation du français en tant que tel, je pense qu'il y a aussi des efforts à faire au niveau de la qualité, et ce dès l'école.
De rostour :
Je suis également en désaccord avec Néfer 🙁, la grande majorité des mots listés plus-haut sont couramment utilisés au Québec, quoique dans cette même liste, j'en ai retrouvé que je n'avais jamais vu ou entendu 😮 ! Mais bon, ça reste un beau portait du français québécois. 🙂
(...)
Mais bon, les langues évoluent, et c'est très bien comme ça !
Au Québec, nous nous battons depuis le début des temps (...🙂) pour conserver notre français, et je crois qu'on fait assez bien. Mais on ne peut empêcher de la faire évoluer ... Bientôt, peut-être notre langue s'appellera le "Québécois" et tout le Monde y gagnera ! Quoi de plus beau que la diversité des langues ? 🙂
De Nikky :
Je confirme: les mots anglais (ou angliscisme) sont beaucoup plus utilisés par les gens moins instruits. Je ne sais pas trop comment l'expliquer, mais c'est souvent le cas.
(...)
De LiseDenise :
Vous n'étiez pas ici, à Montréal, dans les années '60 alors qu'il était impossible de se faire servir en français dans les 'grands magasins' (Eaton's, Simpson's - tous deux défunts - La Baie lequel alors s'appelait Morgan, enfin tous les magasins de la Catherine ouest comme on dit ici (la rue Ste-Catherine), alors bastion des anglais.
Adolescente, je travaillais les vendredi et samedi chez Woolworth's coin Ste-Catherine et Mansfield. Il m'était interdit d'adresser les clients, français soient-ils, dans ma langue maternelle. Nous apprenions alors très rapidement l'anglais. La situation a évolué graduellement et dans les années 70 et 80 c'était au tour des anglais de la métropole d'avoir à apprendre le français, ce qui ne fut pas facile car plusieurs résistaient. Maintenant, c'est très 'fashion' que de parler l'anglais à Montréal, il faut se battre, espérons que nous gagnerons la bataille.
Continuons cette belle discussion ! (Si le coeur vous en dit !)
Je ne vous oblige aucunement à participer à cette discussion ! Je veux simplement avoir des avis internes ET externes de la langue française au Québec.
Le thème "voyage" est très large, et je crois qu'il serait très enrichissant pour tous d'avoir l'avis de plusieurs voyageurs sur ce sujet ...
Très bonne initiative ! Je dois cependant encore répondre à quelques personnes dans l'autre topic, mais je reviendrai ici si la discussion se poursuit ! 🙂
Circuit dans l'Ouest : http://voyageforum.com/v.f?post=2744058
Floride-Louisiane : http://voyageforum.com/v.f?post=3536861
Une semaine à New York : http://voyageforum.com/v.f?post=4550454
New York, again http://voyageforum.com/v.f?post=5593646
Je ne vois pas du tout l'utilité de recevoir des avis "externes" sur la situation de la langue française au Québec. On sait toujours comment finissent ces avis guidés par la condescendance.
Nous ne sommes plus la Nouvelle-France. Nous sommes le Québec.
Et les Québécois sont assez matures pour s'occuper de "leurs affaires" entre eux. Dans le domaine linguistique comme dans les autres domaines.
À cet effet j'ai une confiance totale en mes concitoyens.
Même que je suis un peu étonné d'être obligé d'expliquer cela justement à un Beauceron d'origine.
S'il y a un Québécois qui peut se débrouiller sans l'avis des autres c'est bien un Beauceron.😉
Les "externes qui voyagent" ou ceux qui sont de passage ici le temps d'un quinze jours ne savent pas de quoi ils parlent 9.5 fois sur 10, tout simplement pcq leur séjour est trop bref et pcq' ils ne viennent pas ici en "tournée linguistique" à ce que je sache.
99, 9% de nos visiteurs francophones ignorent même l'existence de l'Office québécois de la langue française qui fait connaître l’actualité linguistique du Québec et qui offre des services linguistiques et terminologiques.
Depuis plus d'un quart de siècle la langue française au Québec a connu des progrès considérables, grâce aux efforts de l'Office.
Les visiteurs étrangers n'ont rien à branler de la langue française au Québec?
Strictement rien. Et ce n'est pas un blâme que je leur adresse, pas du tout.
Penses-tu qu'un d'ici est très passionné, inquiet, préoccupé de la situation de la langue wallonne en Belgique?
Cela ne nous regarde pas davantage; les Belges sont assez matures eux aussi pour règler leurs problèmes sans les Québécois.
Citation : Les visiteurs étrangers n'ont rien à branler de la langue française au Québec?
Strictement rien
Moi, en tant que touriste française j'ai été très déçue à Montréal samedi dernier, lorsque je m'adressais à quelqu'un en français (rue, magasin, restaurant), on me répondait " I do'nt speak french".
A méditer !
Une déception de plus à ajouter à celles de mon post sur mon séjour chez nos "cousins canadiens".
Miesele
Je ne cherche pas à avoir de "leçons" ou de "conseils" des autres voyageurs, mais simplement une autre vision des choses.
Et les Québécois sont assez matures pour s'occuper de "leurs affaires" entre eux.
Je crois que nous sommes assez ouverts d'esprit pour pouvoir faire la part des choses ... non ? Un simple constat comme l'a fait miesele :
Moi, en tant que touriste française j'ai été très déçue à Montréal samedi dernier, lorsque je m'adressais à quelqu'un en français (rue, magasin, restaurant), on me répondait " I do'nt speak french".
peut être très enrichissant afin de nous montrer que la partie est loin d'être gagné !
Moi-même, vivant à Montréal, j'en ai assez d'entrer dans un restaurant et de ne pas pouvoir être servi en français ! Et ce n'est aucunement un mythe, c'est bien réel ... malheureusement 🤪
Ainsi, avec cette discussion, je veux simplement montrer aux Québécoises et Québécois qu'ils nous restent beaucoup de chemin à faire, et qu'il ne faut pas abandonné.
Bien sûr, la situation à Montréal ne représente aucunement la situation à travers le reste du Québec, mais si on perd la partie à Montréal concernant le français, ce sera, selon moi, une trop grande perte.
Voilà 🙂 , il se fait tard et mes idées sont moins claires ! J'arrête ici pour l'instant.
P.S. Si j'en ai froissé certaine(s) avec mon "Adieu reneerachel", loin de moi était cette intention 😕... (Boiteux comme phrase ... mais bon.)
Mais dis-moi, quand nos amis les cousins français parlent de topic, ça signifie quoi pour toi???
Pour moi, malgré mes 4 ans de latin et 2 ans grec, je n'ai rien trouvé qui expliquait ce mot à l'exception bien entendu de topique et non topic, mais qui me semble avoir un sens tout à fait différent.
Alors, c'est que je suis toute mêlée (j'ai du manquer quelques cours), est-ce un mot français??? québécois???
Pourtant j'ai bien vérifié dans le petit Larousse (bon c'est vrai il date de 1988) mais je n'ai rien trouvé...
Bon finalement mon constant, ce n'est peut-être pas juste au Québec que la langue française se perd...
99, 9% de nos visiteurs francophones ignorent même l'existence de l'Office québécois de la langue française qui fait connaître l’actualité linguistique du Québec et qui offre des services linguistiques et terminologiques.
Dans le cadre de mon travail, j'utilise très régulièrement le site : http://www.granddictionnaire.com/btml/fra/r_motclef/index800_1.asp
Les sites canadiens sont d'ailleurs très utiles aux traducteurs, car souvent traduits dans les deux langues. Une véritable mine terminologique !
Mais je suis bien évidemment le 0, 1% qui confirme la règle (à noter que mes voyages, quel que soit le pays, et même quand je vais en France, sont aussi des "tournées linguistiques". Comme je le disais, c'est mon dada 😉), vous avez raison sur le reste.
Et une fois encore, je ne peux que louer les efforts officiels déployés dans le sens de la préservation du français face à l'anglais.
🙂
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Mais dis-moi, quand nos amis les cousins français parlent de topic, ça signifie quoi pour toi???
Pour moi, malgré mes 4 ans de latin et 2 ans grec, je n'ai rien trouvé qui expliquait ce mot à l'exception bien entendu de topique et non topic, mais qui me semble avoir un sens tout à fait différent.
Alors, c'est que je suis toute mêlée (j'ai du manquer quelques cours), est-ce un mot français??? québécois???
Pourtant j'ai bien vérifié dans le petit Larousse (bon c'est vrai il date de 1988) mais je n'ai rien trouvé...
Bon finalement mon constant, ce n'est peut-être pas juste au Québec que la langue française se perd...
Vous avez raison, l'abus de forums Internet nuit au français 😉
Désolée. Cela montre une nouvelle fois que nos anglicismes ne sont pas les vôtres.
Et j'aurai appris deux expressions québecquoises grâce à votre message : "être toute mêlée" et "mon constant". Merci ! 🙂
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Donc vous êtes intéressée par les différences linguistiques! Je vous offre ce lien fort amusant d'expressions courantes chez nous. Ce sont des expressions utilisées par la grande majorité des Québécois (et par moi-même) quotidiennement. Je suis certaine que vous avez les vôtres en Belgique, pourquoi ne pas nous les laisser connaître?
Échange pour échange, non😉!
Effectivement, j'aime beaucoup cela. Merci beaucoup ! 🙂
J'avoue que je ne suis pas un très bon exemple de "Belge" car, vivant à la frontière française, je suis contaminée par la France 😛
Mais je vais y réfléchir et vous donner quelques exemples, ou faire quelques recherches ! 🙂
(en parcourant rapidement la liste, je me souviens que mes amis québecquois disaient "astheur", et que nous trouvions ça marrant parce qu'en patois de chez nous - le picard - nous disons aussi "à c't heure" pour dire "maintenant", alors que cela n'est pas utilisé en français)
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l'ai reçu en MP également ! L'ami Rostour voulait être certain que le message passe !
Néfer a très bien su exprimer les pensées qui soutenaient la brève phrase de mon intervention précédente. Je n'avais pas envie d'élaborer. Je ne l'ai toujours pas !!
Montréal n'est pas le Québec ! Le recul de la langue française dans la métropole est effectivement préoccupant.
Lorsque dans un commerce l'on est incapable de vous servir en français quitter les lieux ! Ce n'est pas en pliant l'échine que les choses évolueront.
J'avoue n'avoir pas lu l'autre discussion que tu mentionnes... Mais juste un petit mot, parceque le "français du québec" est souvent mentionné ici...
La langue française à énormément évoluée au cours des ages, normal, il s'agit d'une langue vivante. Il fut un temps où la communication entre région de France était plus difficile, et à cette époque de nombreux patois existaient.
Il fut un temps ou les patois furent interdit (mon arrière-grand-mère avait une affiche dnas son école, au début du siècle dernier, en charente : "interdit de cracher par terre et de parler patois")
Mais encore maintenant certains mots, ou certaines expressions utilisées dans une région de France, ne sont pas utilisée ailleurs.
Exemple : ça pegue, ça colle, ça poisse... 3 mots pour dire la même chose...
Il fut une époque ou les européens ont débarqués en amérique du nord. Il est donc logique, les moyens de communications étant plus limités à l'époque (comment ça ? internet n'a pas toujours existé ??) il est normal, donc, que cette langue française à évoluée différement, un océan séparant les 2 peuples la parlant.
Le français parlé en France à évolué. Le français parlé au Québec a lui aussi évolué, mais différemment, puisque le contexte des 2 pays est différents. C'est logique.
Maintenant, j'ai l'impression qu'il y a 2 états d'esprit.
En France, en règle général, on trouve ça plutot classe et tendance de mettre des mots anglais (même s'ils sont prononcé à la française). C'est pour cette raison que le film "Phone Booth" (avec Colin Farrel) a été rebaptisé "Phone Game" en France.
De la même façon, en France c'est "tendance" de reprendre les mots anglais (venant des USA) pour tout ce qui est nouveau. Quand j'étais petite, j'avais des patins à roulettes. Des USA nous arrivent de tous nouveaux patins avec des roues alignées, en France nous appelons ça "roller", mot basé sur le mot anglais.
L'autre état d'esprit, au Québec, essaye de privilégier le français. Les titres de films, s'ils sont changés, sont traduits en français. Les "roller" deviennent des "patins à roues alignées"
Mais ça n'empeche pas le Québécois d'utiliser également des mots anglais. Ce ne sont juste pas les mêmes que ceux utilisés par les français.
Exemple, moi je dit "j'ai fais du roller, c'était marrant !"
Et un copain Québécois me dit "j'ai fais du patins à roues alignées, c'est fun !"
Autre exemple, la canneberge ! Ce mot fut source de long débat sur mon ancien projet avec une collègue de Montreal !
La canneberge (le fruit) est originaire d'amérique du nord. En France, nous connaisions les airelles. Une sauce aux airelles avec de la volaille, c'était connu, mais la canneberge était totalement inconnue.
Et voila que des USA arrive une nouveau jus de fruit, très tendance encore, et qu'aux USA ce jus s'appelle "cranberry". Du coup, c'est ce mot qui a été adopté en France. demandez un jus de canneberge dans un bar en France, personne de vous comprendra, demandez un jus de cranberry, vous serez servi !
Conclusion ? Ma collègue trouvait ça débile d'utiliser un mot anglais en France alors qu'un mot français existait déjà. Je trouve pour ma part que le mot n'existant aps en "français de france" il est quelque part normal d'avoir récupéré le mot qui nous a été proposé par le pays qui a apporté ce nouveau produit.
Donc pour moi, en vue de ces constatations, il n'y aura pas un français meilleur que l'autre, juste une même langue qui a évoluée différemment.
Maintenant il y a autre chose, que j'ai remarqué lors de mes voyages au Québec, et que m'a confirmé ma belle-soeur, française de naissance, qui vit maintenant au Québec depuis 4 ans.
Le niveau d'orthographe des Québécois serait dans l'ensemble assez faible. J'ai en effet vue des fautes assez graves, comme par exemple en regardant les infos à la télé : un avis de recherche était lancé pour un ado qui avait disparu (fugué, enlevé ?) Sur l'avis de recherche, il était écrit en gros : DISPARARU. Il n'y aurait pas une syllable en trop ? Ce n'est qu'un exmple parmis d'autres...
Ma belle-soeur à une amie au Québec qui était prof de français en France. Cette amie à une fille qui va à l'école. Parfois elle revient à la maison avec ses devoirs corrigés par la maitresse. Resultat, la maitressse québécoise à laissé passer de grosses fautes d'orthographe ou de grammaire, et a corrigé d'autes mots qui étaient pourtant bien écrit en français.
Il y a donc, selon moi, un réel problème de langue française au Québec.
Le problème vient, toujours selon moi, du fait que la langue parlée diffère de la langue écrite.
Ca mis à part, je n'ai rien contre les Québécois, bien au contraire ! J'ai plusieurs amis québécois rencontré par le boulot ou en vacances, et on se comprend très bien !
Et puis peut-etre que le niveau socio professionel, dans un pays comme dans l'autre, joue aussi beaucoup sur le langage utilisé, sur la maitrise de la langue, sur l'utilisation d'anglicisme... Donc le débat peut durer longtemps, et 2 personnes du meme pays n'ayant pas le meme age par exemple auront peut-etre 2 avis différents sur la question...
Mais je me demande quand même si le même débat existe entre les anglais et les américains (usa), ou entre les espagnols et les argentins (par exemple)... Où s'il n'y que les français et les québécois (et les Belges ;o) )pour se prendre la tête sur ce genre de sujet...
Oups j'ai écris bien plus que prévu !
Bon courage pour lire tout ça, et désolée pour les fautes d'orthographe, j'ai écris vite et je ne me suis pas relue...
Merci pour votre message, très intéressant...mais, traduisez-moi ça pegue, ça colle, ça poisse... 3 mots pour dire la même chose...que signifient ces expressions, je n'en ai aucune idée😊.
Un mot hors-sujet peut-être: je me marre lorsque j'entends des mots français prononcés à l'américaine dans certains programmes télévisés de nos voisins du sud. Exemple:
Nez-Percé = nèse perce
Boisé (capitale de l'Idaho) devient boyzé
Je me demande comment ils prononcent DesMoines (capitale de l'Iowa)
De plus, ils insistent toujours pour prononcer le 's' du pluriel des mots. J'ai entendu justement hier soir à So you think you can dance le mot 'genres' prononcé genressssss et lors de Britain's Got Talent, Susan Boyle, la très médiatisée dame de 48 ans à la voix d'or, prononcer 'les Misérablessssssss'.
Remarquez que je m'amuse beaucoup aussi de la prononciation française de puzzle et de scrabble 🤪🏴☠️😕.
Tout d'abord, je m'excuse de mon mauvais poil des derniers jours, quelques pétins persos qui vous ont malheureusement tombé dessus 😕
Pour ce que vous avez dit :
Lorsque dans un commerce l'on est incapable de vous servir en français quitter les lieux ! Ce n'est pas en pliant l'échine que les choses évolueront.
Je suis tout à fait d'accord d'agir ainsi, mais à court terme ...
Je m'explique un peu puisque le temps me manque :
Je vis dans Côte-des-Neiges, quartier merveilleux pour toutes ces différentes cultures (et nourritures !!! 😛). Cependant, il m'est souvent arrivé, dans quelques restaurants, que la personne qui me servait était incapable de parler un mot français. Ce resto est Vietnamien. Comme la communauté vietnamienne est très présente dans ce quartier, je crois qu'ils ne sentent pas vraiment obligé d'apprendre*** le français ... Ils peuvent de "rabattre" sur la communauté vietnamienne qui occupe au moins, selon moi, 75% de leur clientèle.
Cependant, je ne jette aucunement la pierre aux nouveaux arrivants. Peut-être ne sommes-nous pas assez "généreux" en termer d'offre de cours de "Français - langue seconde" pour les nouveaux arrivants ?
Tout ça pour dire que je ne crois pas que de "quitter les lieux ! Ce n'est pas en pliant l'échine que les choses évolueront" que c'est comme ça que les choses vont changer ... 🤪 Je me trompe peut-être, mais c'est mon opinion.
Au plaisir d'en "re-discuter" !
P.S. Pour Virginath
Et j'aurai appris deux expressions québecquoises grâce à votre message : "être toute mêlée" et "mon constant". Merci !
Je crois que "mon constant" était plus pour "mon constat" (mon observation). À moins que je me trompe et que l'expression "mon constant" existe vraiment !!🤪
Merci pour votre message, très intéressant...mais, traduisez-moi ça pegue, ça colle, ça poisse... 3 mots pour dire la même chose...que signifient ces expressions, je n'en ai aucune idée😊.
On dit ça quand, par exmple, on prend avec les doigts un papier de bonbon qui est resté au chaud, le sucre fond et ça "s'accroche" aux doigts.
"ça pègue", ce mot vient de l'espagnol. En espagnol le verbe "coller" se dit "pegar".
Un mot hors-sujet peut-être: je me marre lorsque j'entends des mots français prononcés à l'américaine dans certains programmes télévisés de nos voisins du sud.
En effet, je te rejoins sur ce sujet !
La prononciation des mots français par les anglais n'est pas mieux que la prononciation des mot anglais par les français !
Remarquez que je m'amuse beaucoup aussi de la prononciation française de puzzle et de scrabble
Pour ces prononciations, j'ai de la chance d'avoir un papa anglais...
Mais du coup étant petite à l'école les autres élèves se moquaient parfois de moi parceque je ne prononçais pas ces mots comme eux.
Dans le même ordre d'idée, ma nièce qui a 2 ans et qui vit est née au Québec (de père et mère français) se fait reprendre par les autres enfants chez la nourice car elle n'utilise pas les mêmes mots qu'eux 😉
Je fais également preuve de tolérance envers les nouveaux arrivés. C'est délicat toutefois !! En acceptant de leur parler anglais ne nous tirons-nous pas dans le pied ??
L'obligation, pour leurs enfants, de fréquenter des écoles francophones favorisera (je l'espère) l'intégration de la prochaine génération.
Les proprios de mon dépanneur sont Srilankais, j'enrage d'entendre les clients leur parler en anglais ! Pour ma part je m'adresse à eux lentement en français et ils l' apprécient beaucoup. J'habite Rosemont, un quartier à majorité francophone, rien à voir avec le multiculturalisme de C.d.N.
Au resto vietnamien dans le quartier chinois, j'ai répondu aimablement et lentement en français au serveur qui ne s'adressait à moi qu'en anglais. Bien mangé quand même😛
Tout cela est bien complexe et ce n'est pas sur ce forum que que nous régleront ce sempiternel débat !
Remarquez que je m'amuse beaucoup aussi de la prononciation française de puzzle et de scrabble 🤪🏴☠️😕.
Et que dire de la prononciation québécoise de certains mots anglais/américains? C'est tout ou rien.
Soit prononcé avec un accent que même le plus pur des Texans ne comprendrait pas, soit on a droit à "Bosseton" pour Boston, "Losse Angèle" pour Los Angeles, "Ouisseconssin" pour Wisconsin, etc...
J'aime bien aussi le "fagitas" pour fajitas ou le "moyito" pour mojito. Il y en a d'autres... 😎
Dans l' agglomération montréalaise ( qui démographiquement "pèse" près de la moitié du Québec je crois ) , savez-vous quelle est approximativement la proportion de gens dont le français est la langue maternelle ( Canadiens francophones de souche ou familles issues de l' immigration linguistiquement francisées ) ? Cette proportion augmente-t-elle ou diminue-t-elle ?
J' ai visité Montréal en touriste il y a maintenant longtemps , en 1986 . A l' époque j' avais été favorablement surpris , connaissant un peu le processus d' anglicisation historique de la ville , par la situation du français , en particulier dans les commerces et les espaces publics . C' était peu après l' époque de l' instauration de la loi 101 et de René Lévêque . Si j' y retournais maintenant , vous pensez que je verrais de gros changements dans la vie de tous les jours ?
Dans l' agglomération montréalaise ( qui démographiquement "pèse" près de la moitié du Québec je crois ) , savez-vous quelle est approximativement la proportion de gens dont le français est la langue maternelle ( Canadiens francophones de souche ou familles issues de l' immigration linguistiquement francisées ) ? Cette proportion augmente-t-elle ou diminue-t-elle ?
J' ai visité Montréal en touriste il y a maintenant longtemps , en 1986 . A l' époque j' avais été favorablement surpris , connaissant un peu le processus d' anglicisation historique de la ville , par la situation du français , en particulier dans les commerces et les espaces publics . C' était peu après l' époque de l' instauration de la loi 101 et de René Lévêque . Si j' y retournais maintenant , vous pensez que je verrais de gros changements dans la vie de tous les jours ?
Plus ça va, et moins il y a de gens qui ont le français comme langue maternelle à Montréal. Plus de 80% des immigrants qui s'installent au Québec le font à Montréal, forcément...
Quand on sait que la langue des affaires est l'anglais, certains ne font même pas l'effort d'apprendre le français en s'installant. Donc le fossé se creuse.
Il faut aussi dire qu'à Montréal, beaucoup de Québécois de souche parlent anglais dans leur vie de tous les jours, le recul du français n'est donc pas uniquement imputable aux immigrants.
Il est généralement plus logique de rechercher. l'origine d'une expression française régionale dans la langue originelle de cette région, que dans une langue étrangère.
TU AS ECRIT :
On dit ça quand, par exmple, on prend avec les doigts un papier de bonbon qui est resté au chaud, le sucre fond et ça "s'accroche" aux doigts.
"ça pègue", ce mot vient de l'espagnol. En espagnol le verbe "coller" se dit "pegar".
Si "pegar" veut bien dire coller en espagnol, en l'occurence, il ne s'agit pas d'un emprunt d'une variété française régionale à la langue de Cervantes mais d'une persistance francisée de la langue des Troubadours, c'est à dire l'occitan, dans ladite variété française régionale.
C'est en effet en Pays d'Oc que l'on emploie le verbe régional "péguer", que j'utilisais quotidiennement étant petit, et qui nous vient du verbe occitan "pegar", lequel se prononce "péga".
Les emprunts locaux à l'espagnol existent parfois cependant, notamment dans les régions francophones autrefois sous domination espagnole, comme la Franche-Comté et le Nord Pas de Calais. J'ignore si le verbe "pegar" espagnol y a été francisé.
Si tu ouvres tes yeux d'enfant, le voyage commence au seuil de ta maison
Le voyageur a l'occasion de se poser toutes sortes de questions sur le monde qui est son terrain de jeu, et notamment linguistiques, d'où l'existence du sous-forum Langues du Monde.
La grandeur de Voyage Forum est d'être extrêmement ouvert. C'est l'une des clés de son succès.
Encore merci à son créateur qui, d'ailleurs, est québecois. 🙂
Si tu ouvres tes yeux d'enfant, le voyage commence au seuil de ta maison
Tu as tout à fait raison pour le mote "pegar". Il se trouve que le mot espagnol à la même origine que le verbe "peguer".
J'ai fait un amalgame car les gens que je connais et qui emploie l'expression "ça pègue" sont d'origine espagnole...
Le problème avec tous ces noms de villes américaines, c'est que je les lis, donc forcément je les prononcerais à la française. Et il arrive, quand j'entends le nom à la TV, que je ne comprenne pas tout de suite de quelle ville il s'agit. Par exemple, si j'avais entendu "de moïnn", jusqu'à il y a 5 minutes, je n'aurais eu aucune idée de ce que c'était !
Bonne nuit,
Danielle
A man, a plan, a canal, Panama - palindrome, auteur inconnu
J'allais automatiquement répondre "bien sûr", mais en y réfléchissant, je regarde peu de films américains, ils ne m'attirent pas terriblement, en tout cas pas au point d'acheter le DVD !
Je regarde CNN en cas d'info importante et de temps en temps un film sur Canal+, mais il y a tout de même certains accents US qui frôlent l'incompréhensible, surtout comparé au pur British !
Je trouve intéressantes les discussions avec le Canada, quoi qu'en disent certains🙂
Bonne nuit,
Danielle
A man, a plan, a canal, Panama - palindrome, auteur inconnu
C'est l'un des avantages que nous avons ici de pouvoir visionner un film en anglais ou en français, au choix et de se faire l'oreille aux différents accents américains....si naturellement on décide de regarder le film américain dans sa langue originale.
J'ai toutefois quelques problèmes avec le pidgin de la Jamaïque .
C'est l'un des avantages que nous avons ici de pouvoir visionner un film en anglais ou en français, au choix et de se faire l'oreille aux différents accents américains....si naturellement on décide de regarder le film américain dans sa langue originale.
C'est vrai que j'ai beaucoup apprécié, lors de chacun de mes passages à Montreal, de pouvoir voir un film au cinéma en VO sans sous-titres. En France il y a forcément des sous-titres en français (et encore, j'ai de la chance d'être à Paris, car ailleurs la majorité des cinémas passent les films en VF...)
Quand je regarde un DVD ou une série chez moi, soit je ne met pas de sous-titres, soit je les mets en anglais si l'accent est plus difficile à comprendre, ou si les acteurs parlent trop vite pour moi...
Le français parlé en France à évolué. Le français parlé au Québec a lui aussi évolué, mais différemment, puisque le contexte des 2 pays est différents. C'est logique.
Maintenant, j'ai l'impression qu'il y a 2 états d'esprit.
En France, en règle général, on trouve ça plutot classe et tendance de mettre des mots anglais (même s'ils sont prononcé à la française). C'est pour cette raison que le film "Phone Booth" (avec Colin Farrel) a été rebaptisé "Phone Game" en France.
De la même façon, en France c'est "tendance" de reprendre les mots anglais (venant des USA) pour tout ce qui est nouveau. Quand j'étais petite, j'avais des patins à roulettes. Des USA nous arrivent de tous nouveaux patins avec des roues alignées, en France nous appelons ça "roller", mot basé sur le mot anglais.
L'autre état d'esprit, au Québec, essaye de privilégier le français. Les titres de films, s'ils sont changés, sont traduits en français. Les "roller" deviennent des "patins à roues alignées"
Mais ça n'empeche pas le Québécois d'utiliser également des mots anglais. Ce ne sont juste pas les mêmes que ceux utilisés par les français.
Exemple, moi je dit "j'ai fais du roller, c'était marrant !"
Et un copain Québécois me dit "j'ai fais du patins à roues alignées, c'est fun !"
Autre exemple, la canneberge ! Ce mot fut source de long débat sur mon ancien projet avec une collègue de Montreal !
La canneberge (le fruit) est originaire d'amérique du nord. En France, nous connaisions les airelles. Une sauce aux airelles avec de la volaille, c'était connu, mais la canneberge était totalement inconnue.
Et voila que des USA arrive une nouveau jus de fruit, très tendance encore, et qu'aux USA ce jus s'appelle "cranberry". Du coup, c'est ce mot qui a été adopté en France. demandez un jus de canneberge dans un bar en France, personne de vous comprendra, demandez un jus de cranberry, vous serez servi !
Conclusion ? Ma collègue trouvait ça débile d'utiliser un mot anglais en France alors qu'un mot français existait déjà. Je trouve pour ma part que le mot n'existant aps en "français de france" il est quelque part normal d'avoir récupéré le mot qui nous a été proposé par le pays qui a apporté ce nouveau produit.
Donc pour moi, en vue de ces constatations, il n'y aura pas un français meilleur que l'autre, juste une même langue qui a évoluée différemment.
Bravo pour cette analyse et ces exemples si simples, mais si parlants ! 🙂
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Je ne vous avais pas oubliée mais je n'ai pas passé beaucoup de temps devant mon ordinateur dernièrement.
Voici une liste d'expressions typiquement belges. Je n'ai retenu que celles à mon avis les plus utilisées :
ALLER AVEC : accompagner (vient de l'allemand mitkommen)
A S'NAISE: En toute décontraction. L'expression dénote dans le chef de
celui qui l'utilise, une pointe d'admiration pour l'imperméabilité au stress de celui dont il parle.
AUTO-SCOOTER: Tellement ancré dans les belgicismes qu'on se demande quel
est le mot labellisé. Autotamponneuse? On s'en tamponne !
BÈÈK : Exclamation de dégout. Plus un truc donne envie de rendre
(remettre, vomir, gerber ) plus l'accent grave est marqué ( bèèèèèke).
C'est donc qu'il y a quelque chose de vraiment dégeu en vue.
A-FOND: "Cul sec" plutôt avec une chope et entre étudiants.
(S')ABAISSER: Se pencher ."
ALLEZ !: Mot multi-fonctionnel "allez hein, te laisse pas aller" ou
alors "mais allez, qui a fait ça ?" ou enfin: "allez, pourquoi tu dis ça
menant?"
BAS-COLLANTS: "Chou ce soir , il y a bal. Enlève ton cache-poussière et
mets tes bas-collants, que tu me fasses pas sentir gêné comme la dernière fois"
BERME: terre-plein central. En Belgique, la berme désigne l'espace qui
sépare les 2 chaussées d'une autoroute. En France, la berme est un
sentier étroit aménagé entre le pied d'un rempart et un fossé ou encore
entre une levée et un canal. Ce mot serait issu du haut allemand "brem"
lui-même emprunté , croit-on, à l'ancien norrois "barmr" ( bord).
CARROUSEL: le truc qui tourne avec dedans des voitures de pompiers avec
dedans des enfants. Le plus célèbre carrousel est fouronnais, avec
dedans Jean-Marie Happart , une fois bourgmestre, une fois pas
bourgmestre, une fois bourgmestre, une fois pas bourgmestre.
CA NE PEUT MAL (de) : c'est pas dangereux, y a pas de danger, de probleme)...
CERVELAS: agglomérat de viandes incertaines compressées façon zeppelin
indissociable de "dikke" et de "tralala". Le cervelas doit être avalé sans intelligence.
CLIGNOTEUR: lumière qui lume puis qui lume plus. Les français parlent de
"clignotant".
CLOCHE: Insulte désignant une empoté, gaffeur, nigaud.
CLOCHE: Pour cloque ou ampoule. "Papa, c'est encore loin, parce qu'avec
mes cloches, j'ai mal à mes pieds".
ESSUIE DE VAISSELLE: linge de maison servant à sécher couverts, verres
et casseroles après qu'on les a lavés et bien rincés. L'utiliser aussi
comme essuie-mains , c'est dégueulasse.
FEU OUVERT: L'âtre de la cheminée ! Un feu ouvert, c'est un peu comme
une cassette mais avec l'image en vrai.
FREQUENTER: Avant les meufs, au temps de Mlle Beulemans, on ne flirtait
pas, on ne draguait pas, on sortait pas avec, on ne se les tapait pas.
La descendance de Bossemans et Coppenole fréquentait tout comme nos
parents à l'expo 58. Mais fréquentait qui ? demanderait les parisiens en
bas de ça. Ouille que nous n'aimons pas ces garçons ! Qu'ils sachent que
dans son emploi absolu, "fréquenter" signifie les rapports
disons?..amoureux avant les fiançailles. Comme chacun sait, après, on ne
fréquente plus, on "courtise".
GRIFFE: "- Maman, j'ai mal ma joue, - c'est malin ça, t'as une grande
griffe" Des voyous peuvent aussi faire des griffes à votre voiture ! Attention !
LOGOPEDE: Orthophoniste. Curieusement, le français admet " logopédie"
mais snobe les "logopédes" dont l'étymologie n'est pourtant pas moins
imparable.
NON PEUT-ETRE: oui surement. Et pour dire non , il faut dire oui, peut-
être.Seuls les belges s'y retrouvent.
ON SAIT LA CONTRE : on a la solution, on ne s'en fait pas
OUILLE-OUILLE: Si ça fait mal, c'est ouille. Dit deux fois, ça n'exprime
plus la douleur mais l'étonnement, la lassitude ou l'impossibilité.
"Ouille-ouille, qu'est ce que tu me demandes là ? Dans certains cas,
c'est plus menaçant: " Ouille-ouille, qu'est ce que tu vas prendre ! "
Souvent utilisé pour exprimer de la surprise par rapport au récit d'un
interlocuteur : "Ouille-ouille, toi ! "
MANIQUE: Le Mari:" Ouille, je m'ai brulé à la casserole de carbonnades".
Sa femme:" M'enfin chou, je t'avais dit de prendre les maniques".
PLACE ( voir la) Voir la différence. La ménagère: "j'ai nettoyé la
cuisine". Son mari: "Oui, on voit la place"
QUEUE (faire la) Sujet d'empoigne entre Belges et Français. Les premiers
font la file, les autres la queue. Mais les uns et les autres se retrouvent quand
il s'agit d'enguirlander le resquilleur : "A la queue comme tout le monde ! ".
RENON: Chez nous, on ne résilie pas un bail, on donne son renon. Souvent
parce qu'on a enfin une brique dans le ventre.
SAISI: étonné et/ou crétin. " N'insistez pas docteur, c'est un saisi"
KROLLE (Kop) Bouclé. "Les cheveux krollés = bouclés"
NEK(dikke) Vantard, un gros cou, quoi !
STOEMMELINGS (en): Bruxellois assez répandu au sud. En douce, en
catimini, discrètement. Tout peut être fait en stoemmelings, filer d'une
soirée barbante, siester pendant les heures, prendre dans la caisse?
VOLLE GAZ: signifie vite ou VOLLE PETROL signifie vite aussi : " tu
ranges ta chambre et volle petrol !"
TIRER SON PLAN : se débrouiller
ENDEANS : dans un certain délai. "à consommer endéans les 24h après l'ouverture"
TOQUER : frapper à la porte
TOILETTE : "je vais a la toilette" et pas "aux toilettes" comme les Francais. Blague archi-connue : Pourquoi les Francais disent: j'vais aux toilettes? - Parcqu'ils doivent aller dans plusieurs avant d'en trouver une propre.
En fait, le français de Belgique est lui contaminé par le néerlandais. Pas seulement dans la terminologie et les expressions, mais aussi dans la syntaxe (les mots ne sont pas toujours dans le même ordre qu'en France !) et certaines particularités comme la confusion entre Savoir et Pouvoir.
Quand un Français demande à un Belge s'il peut venir ce soir, le Belge comprend que le Français lui demande s'il a la permission de venir. Un Belge qui demande à quelqu'un s'il a la possibilité de venir dira "Tu sais venir, ce soir ?" C'est une confusion due aux deux verbes néerlandais Kennen ("pouvoir" au sens de "être capable de") et Mogen ("pouvoir" au sens "d'être autorisé").
Cette confusion savoir/pouvoir est vraiment l'une des choses qui "trahit" le plus un Belge, et l'une des plus difficiles et anti-naturelles à corriger.
On voit d'ailleurs souvent sur le forum "Est-ce que quelqu'un saurait me dire si..."
Les Belges disent beaucoup "s'il vous plaît" (à la place de "voilà", ou "voici", quand on présente quelque chose à quelqu'un). Ca me hérisse d'ailleurs d'entendre les hôtesses dire "please..." quand elles tendent le plateau repas dans l'avion !
Les Français qui veulent imiter les Belges ponctuent les phrases de "Une fois" intempestifs. C'est vrai qu'on le dit beaucoup. Idem pour "un peu". Là aussi, cela vient du néerlandais "een keer" (une fois). C'est fait pour atténuer un ordre, le rendre plus poli.
"Donne-moi un peu le pain, passe-moi un peu le vin". Mais c'est aussi un tic de langage national : "On pourrait une fois aller là !" "On pourrait une fois manger dans ce resto !" "J'aimerais bien essayer une fois !"
Les Belges disent "nonante" et "septante" pour 90 et 70. Moi, je suis née en septante-et-un.
Je vais en rester là pour l'instant, et vous laisser sur un lien wikipedia qui semble assez intéressant. http://fr.wikipedia.org/wiki/Belgicisme
(je pense d'ailleurs mon utilisation de "assez" dans ce cas-ci est un belgicisme - "assez" au sens de "très". 😛) Je ne l'ai pas parcouru dans le détail, mais la liste semble très... éloquente ! 🙂
Bonne journée au Québec !
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Une semaine à New York : http://voyageforum.com/v.f?post=4550454
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BÈÈK - ici c'est Beurk ou Ouache
(S')ABAISSER - nous utilisons 'se baisser'
BAS-COLLANTS - utilisé ici pour ce que les anglais appellent 'panty hose'
CLOCHE: Pour cloque ou ampoule - je ris car ma mère utilisait ce mot dans le sens d'ampoule très fréquemment
ESSUIE DE VAISSELLE - nous disons 'linge à vaisselle'
FREQUENTER - même sens chez nous
OUILLE-OUILLE - nous disons plutôt 'ouch'
QUEUE - nous faisons la queue ici également
KROLLE - tiens, tiens, ressemble étrangement à 'curly' mot anglais pour frisé. Il est vrai que l'allemand est l'ancêtre de l'anglais
GRIFFE - j'ai déjà vu ce mot utilisé pour 'des griffes sur la voiture'
TOILETTE - nous employons à la toilette et aux toilettes, indiféremment mais on fait mieux encore, nous enlevons le 'la' pour ne dire dans le parler courant 'je vais à toilette'
Pouvoir et savoir - nous employons aussi pouvoir pour demander une permission 'puis-je venir ce soir'.
Je connais les verbes allemands 'können' et 'möchten' ayant appris l'allemand il y a quelques décennies.
Les Belges disent beaucoup "s'il vous plaît" (à la place de "voilà", ou "voici", quand on présente quelque chose à quelqu'un). Ca me hérisse d'ailleurs d'entendre les hôtesses dire "please..." quand elles tendent le plateau repas dans l'avion ! Ça me viendrait pas de l'allemand ça itou (aussi en pur patois québecois)? Leur 'bitte' est utilisé pour le s'il-vous-plaît et le merci, non?
J'aimerais bien essayer une fois- employé ici aussi
Merci pour le lien, je vais aller fouiner chez Wiki.
QUEUE - nous faisons la queue ici également En Belgique, c'est "faire la file"
KROLLE - tiens, tiens, ressemble étrangement à 'curly' mot anglais pour frisé. Il est vrai que l'allemand est l'ancêtre de l'anglais. Le néerlandais est effectivement très proche de l'allemand.
GRIFFE - j'ai déjà vu ce mot utilisé pour 'des griffes sur la voiture'
TOILETTE - nous employons à la toilette et aux toilettes, indiféremment mais on fait mieux encore, nous enlevons le 'la' pour ne dire dans le parler courant 'je vais à toilette' Ah oui ? C'est marrant !
Pouvoir et savoir - nous employons aussi pouvoir pour demander une permission 'puis-je venir ce soir'. Mais si vous êtes dans l'impossibilité de venir, que dites-vous : "Je ne pourrai pas venir ce soir" ou "Je ne saurai pas venir ce soir" ? Les Belges diront "Je ne saurai pas venir"
Je connais les verbes allemands 'können' et 'möchten' ayant appris l'allemand il y a quelques décennies.
Les Belges disent beaucoup "s'il vous plaît" (à la place de "voilà", ou "voici", quand on présente quelque chose à quelqu'un). Ca me hérisse d'ailleurs d'entendre les hôtesses dire "please..." quand elles tendent le plateau repas dans l'avion ! Ça me viendrait pas de l'allemand ça itou (aussi en pur patois québecois)? Leur 'bitte' est utilisé pour le s'il-vous-plaît et le merci, non? Je ne connais pas l'allemand, mais le néerlandais étant très proche, c'est bien possible. Par contre, je sais que "merci" se dit "danke cheune" en allemand (l'orthographe n'est certainement pas correcte par contre ! 🤪)
Bonne soirée.
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'Cheune' s'écrit schön en allemand mais se prononce cheune. Effectivement, je crois m'être trompée, je pensais au 'bitte schön' qui se traduit par 'je vous en prie' ou par l'anglais 'you're welcome!.
Superbe transcription détaillée !
Je désespérais (un peu) de trouver cette fameuse différence Savoir/Pouvoir : merci de nous en avoir expliqué l'origine, ...qui m'a ramené à l'allemand de ma jeunesse (il manque l'émoticone "je pleure").
J'ai aussi enfin compris l'usage exclusif des essuies de vaisselle, demandés avec insistance voici quelques années par une liègeoise, à l'occasion d'un dîner participatif en chambre d'hôtes.
Mais il y a deux oublis de taille dans cette jolie liste : la fameuse wassingue ! 😛 Et l'américain.
Je vais laisser LiseDenise ou d'autres nous détailler toutes les créations ou survivances québécoises, et nous attaquerons, s'il y a des amateurs l'étude de la survivance franco-provençale mélée de roman, à savoir le "parler lyonnais". 😉
Trêve de gognandises, si j'veux pas que d'main, tout y aille en bisangouin, j'vais aller d'ce pas r'trouver ma fenotte dans l'bardanier.
gognandises = plaisanteries
bisangouin = de travers
ma fenotte = ma femme, ma compagne, mon amie
bardanier = sommier + matelas
Mais il y a deux oublis de taille dans cette jolie liste : la fameuse wassingue ! 😛 Ca, c'est un mot du Nord 😉😎. Je doute qu'il soit connu dans le reste de la Belgique, à part dans mon coin.
Et l'américain. 😛 Je dirais même plus : "filet américain", ou simplement "américain". Préparé ou non. Miam. (hâché de viande de boeuf cru, que l'on mange tel quel, ou que l'on achète "préparé", assaisonné d'une sauce propre à la recette de chaque boucherie. Et il y a aussi le "hâchis", porc, veau ou porc et veau, que, sans vergogne, on mange cru aussi. 😎)
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Wow, quelques mots totalement inconnus pour moi! Merci pour la traduction.
Voici quelques mots du Québec, similaires à ceux employés en contrée lyonnaise:
caboche(tête) j'ai fêté hier soir, suis sul' carreau (sur le carreau, je ne me sens pas bien), j'ai mal à' caboche (nous enlevons souvent ici au Québec l' article 'la' pour la remplacer par 'à')
Guénille - autrefois ici, le guénilloux passait dans les ruelles de la ville pour ramasser nos vieilles choses, il est malheureux que cette tradition se soit perdue
Panure (chapelure)
Quand - dans le sens de 'en même temps' - quand tu viendras me voir.
Super intéressant !
Merci beaucoup de partager vos mots et expressions !
Dès que j'ai du temps libre, je vais essayer de vous donner des mots et expressions québécoises (mais probablement plus "beauceronnes" ((de la Beauce, région du Québec))) !
À mon tour de vous partager des expressions et mots (utilisés oralement seulement!) typiquement beaucerons (je crois qu'ils sont principalement utilisé ou entendu dans la région de la Beauce, au Québec) ((Bien que certains sont relativement communs au Québec ...)
Je vais inscrire les mots que j'utilise toujours aujourd'hui (j'ai 23 ans) ou bien que j'entends d'autres Beaucerons les utiliser encore :
À cause que : parce que
Accommodant, Être : Ne pas être compliqué, se contenter, s'adapter facilement, vivre avec philosophie
Accorder, Bien s' : S'entendre
Accrères, Faire des : Faire croire
Accrères, Se faire des : Se faire des illusions
Ambitionner sur le pain bénit : Abuser de la bonté, de la sollicitude de quelqu'un
Année longue, À l' : Toute l'année, à longueur d'année
Atriquée comme la chienne à Jacques, Être : Être très mal habillée
Avoir pour son dire : Penser que (J'ai pour mon dire que)
Bardasser : Secouer, bousculer, disputer
Boucane : Fumée
Bourrer la face, Se : Manger sans retenue
Cabaner les chaudières : Opération qui s'effectue après les sucres et qui consiste à laver les
chaudières et à les entreposer pour l'année suivante
Catalogne : Couverture de lit faite au métier à tisser avec des retailles de toutes sortes
Ça va faire ! : Ça suffit !
Cavreau : Caveau à légumes (Situé dans le sous-sol de la maison, au frais)
Cédule : Calendrier, horaire (De l'anglais schedule)
Courir les érables : Passer d’un érable à un autre pour transvider les chaudières et le transporter à la cabane à sucre (de plus en plus rare comme méthode, c'est maintenant des tubes de plastiques qui se rendent jusqu'à la "bouilleuse")
Deux de pique, Un : Un imbécile, un idiot
Dire que, Avoir pour son : Penser que
Écarter, S' : Se tromper, s'égarer (Mais aussi se perdre, s'égarer, s'écarter d'un chemin)
Écornifleuse : Personne qui cherche à savoir ce qui se passe chez les autres
Enfarger, S' : Se barrer les pieds, les jambes dans quelque chose qui provoque une chute. Par extension, faire des gaffes, se tromper
Engraisser : Au Québec, on dit qu'une personne engraisse quand elle prend du poids. En Europe (à confirmer !?, ce terme est réservé aux animaux, les humains grossissant !
Faiseux de troubles : Une personne qui crée des ennuis (Le mot anglais trouble signifie ennui ou problème)
Flanc-mou, Grand : Paresseux
Flo : Jeune garçon (Viendrait de l’anglais fellow)
Fous, Pour les fins pis les : En abondance
Itou : Aussi
Jarret Noir : Surnom donné aux Beaucerons au début de la colonisation , parce que, quand ils arrivaient à Lévis pour y vendre leurs produits, ils avaient souvent les jambes sales jusqu'aux genoux, ayant dû traverser une zone
marécageuse pour se rendre à destination.
Machine : Automobile, voiture, char
Malle, La : Le courrier (De l'anglais mail)
Matcher : S'accorder (Pour des couleurs, par exemple, mais aussi pour un couple)
Monde à messe, Y a du : Il y a beaucoup de monde
Ostineux : Qui aime à s'obstiner, entêté
Pantoute : Du tout (Contraction de pas du tout)
Paqueter (prononcé "pakté") : Soûler, enivrer
Pétaques : Patates
Péteux de broue : Prétentieux, suffisant
Pitoune : (1) Un billot, un tronc d'arbre (2) (Péjoratif) Une belle femme
Ramencheux, ramencheur : Personne qui soulage les maux de dos
Roger-Bontemps, Être : Être bon compagnon, gaillard et un peu insouciant
Sciot : Seau
Shed (À bois) : Remise qu'on remplissait à l'automne de bois fendu prêt à chauffer pour l'hiver ou à être utilisé au printemps dans la cabane à sucre pour faire chauffer l'évaporateur pour la fabrication du sirop d'érable (Anglicisme)
Seineuse : Quelqu'un qui épie, surveille
Side line : Occupation secondaire ou seconde spécialité (Anglicisme)
Smatt : Serviable, gentil ou fin, intelligent. Vient de l'anglais smart qui a deux sens : gentil ou intelligent
Sympathies : Au Québec, on offre ses sympathies à la famille et aux amis d'un défunt, alors qu'en Europe (mais aussi au Québec) on offre ses condoléances
Tanné , Être : Être écoeuré, fatigué, ne plus être capable d'endurer
Ti-Jos Connaissant : Se dit, par moquerie, de celui qui prétend en savoir plus que les autres
Train, Faire le : Traire les vaches
Trente-six, Être sur son : Être très bien habillé. En Europe, on dirait sur son trente et un. Allez savoir pourquoi les chiffres ont changé en traversant l'Atlantique !
Usagé, Un char : D'occasion (De l'anglais used car)
Valeur, C'est de : C'est dommage, c'est triste, c'est regrettable
Vargeux, C'est pas : Ce n'est pas extraordinaire, ce n'est pas fameux
Merci au Productions Joe Nonante.
Alors voilà pour plusieurs expressions et mots québécois (et peut-être seulement beaucerons, je ne peux pas parler au nom de tous les Québécois 🙂)
J'en pense que c'est très intéressant et passionnant, comme toujours 🙂
C'est tellement dépaysant ! Certaines sont marrantes (comme le 36 du mois... au moment où je l'écris, je me rends compte que l'on utilise aussi le 36 mais pour dire "tous les 36 du mois", ce qui signifie "rarement". Votre expression est peut-être plus juste ! Ou n'a pas la même origine !)
Je ne connaissais pas le mot "retailles", et ça me fait toujours sourire d'entendre parler de "chaudière" (chez nous, c'est ce qui fait fonctionner le chauffage central ! Et chez vous ?)
"Catalogne" est marrant, ça doit être lié à la région espagnole. Et j'adore aussi "écornifleuse".
Et vous avez raison : engraisser, c'est pour les animaux, ici. 😉
Merci pour cette liste !
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(...) ça me fait toujours sourire d'entendre parler de "chaudière" (chez nous, c'est ce qui fait fonctionner le chauffage central ! Et chez vous ?)
Le chauffage ici ? Si c'est chauffé au bois, on appelle ça une fournaise (en tout cas chez moi !), si c'est chauffé à l'électricité, on appelle ça des plinthes électriques.
La fameuse "Chaudière" 🙂 Ici, on ne l'utilise jamais (ou presque, à ma connaissance) pour désigner le système de chauffage, ou en tout cas, si c'est utilisé, c'est très "français" 😉.
Ah oui c'est vrai, la fournaise ! Et les plinthes électriques ! Ca me revient maintenant !
Chez nous, ce sont des radiateurs (à eau ou électriques). Quand c'est au bois : une cheminée, un feu ouvert (seulement en Belgique, apparemment), un âtre, un foyer... Et la chaudière, c'est ce qui fait chauffer l'eau qui circule dans les radiateurs. En général, elle se trouve dans le garage, à la cave ou dans une chaufferie, une buanderie ou un débarras.
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Suite a une discussion et des opinions divergeantes, je voudrais avoir le point de vue des quebecois (surtout les francophones) sur le bilinguisme au Quebec. A…
Je suis tombé par hasard sur ce site internet: www.dufrancaisaufran... et je me disais que cela pourrait toujours servir aux VFistes de passage dans notre…
I’m thinking of doing a short language-stay this summer to practice Russian.
Given the current situation, I’d prefer to stay in Europe if possible (no visa).
And I don’t think Ukraine is really a good idea either—I’d feel weird being a tourist while they have more important concerns right now.
Any ideas where I could go?
Thanks so much!
Hi,
I want to do a trip to practice my Russian this summer.
Since it’s simpler, I’d rather stay in Europe (no visa).
And I’m not sure Ukraine is a good idea—being a tourist there right now doesn’t feel quite right to me.
Do you have any destination ideas?
"I created the African Languages Universe for a proud, playful, and accessible reclaiming of our languages in homes and imaginations, from ages 7 to 77" (Diaddou Cissé, founder of Univers des Langues Africaines)
A bridge between generations, continents, and languages
Since its beginnings, Univers des Langues Africaines, an independent publishing house, has had a simple yet powerful dream: to bring African languages to life in homes, schools, games, and everyday conversations. This dream grows with every word passed on, every language rediscovered, every child who speaks their first words in Soninke, Lingala, Bambara, Wolof, Pulaar...
Today, Univers des Langues Africaines has become:
an educational, accessible, and multilingual publishing house,
a brand committed to intergenerational transmission,
a lively, playful, and reality-connected learning space.
Children of the African diaspora, regardless of their level in Soninke, Wolof, Bambara, Lingala..., all face the same issue: the lack of books in their heritage languages tailored to them. Univers des Langues Africaines was born to fill this gap by offering simple and fun books and supporting them in learning African languages. Whether you're a minor, an adult beginner, a parent wanting to pass on their language to their child, or an African language enthusiast, Univers des Langues Africaines has a program suited to your needs!
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Manual: "Bambara in 30 Days"
Bambara in 30 Days is a manual and conversation guide specifically designed to help learners communicate in many everyday situations. This educational tool is aimed at anyone wanting to learn Bambara (bamanankan), regardless of their level: from beginners to advanced speakers looking to improve.
Several themes are covered: greetings, how to introduce yourself and apologize, family, numbers from 1 to 100, meals, emotions, transportation, currency, shopping, parts of the human body, days of the week, how to ask a question, how to ask for the price or age, how to count money, other types of questions, colors, traveling, blessing formulas for Muslim holidays: e.g., Tabaski (seliba) or Korité (selifiitinin or selidennin), and family events: e.g., birth (bangeli), marriage (furu), death (saya or fatuli)... ultimately, tools needed to communicate in many everyday situations.
The lessons (kalansen) are organized by theme, ranging from the alphabet to common expressions. All lessons include corrections (jaabi) to reinforce learning and correct mistakes. They cover various topics like greetings, numbers, family, etc. (see above) and are designed to be progressive, allowing for skill development. Each lesson is accompanied by practical exercises to apply the knowledge. After every set of 5 lessons, there’s a review (seginkanni) to consolidate what’s been learned.
In summary, the manual consists of...
30 lessons with 6 reviews
Over 50 audio files available online
Over 100 exercises (baarakɛ) with answer keys
A small vocabulary section in each lesson
Blank "notes" page at the end of every lesson
The audio files help facilitate learning. They are accessible via a specific link that should only be used by the manual’s purchaser.
African languages, like Bambara, play a crucial role in the culture and identity of African peoples. Learning them helps preserve traditions and local knowledge. Bambara is the most widely spoken language in Mali and a key lingua franca for communication in West Africa. It’s rich in idiomatic expressions and proverbs, reflecting the wisdom and culture of the Manding peoples. Moreover, it’s taught in schools and used in local media (to learn more, see here). In general, linguistic diversity in Africa is immense, with thousands of languages spoken across the continent.
Hi everyone,
I’m thinking about going on a language trip in the next few months and I’m wondering how to prepare well before leaving.
I feel like going without at least some basics can be frustrating at first, especially for speaking.
So, I have a few questions:
Have any of you prepared for your trip with a specific course or method?
What helped you the most before leaving (classes, online platforms, exchanges, partial immersion, etc.)?
Has anyone used Clic Campus or a similar platform to prepare for a stay abroad? If so, did it help once you were there?
I’m mainly looking for real feedback, not marketing 😊
Thanks in advance for your thoughts and experiences!
Hi,
so I’m heading off solo through China and I’d like to stay for a good while (about a year—do you think that’d be enough to pick up a bit of the language???).
I’d love to know if there’s a website, or if someone can help me live, that teaches the basics:
to understand the alphabet and characters.
to understand how a sentence is formed.
just the super simple basics, really.
Thanks for your help! ^o^
PS: My goal is to speak a tiny bit—not to write or anything—but still be able to read a little too...
Hi everyone!
I’m Tina, and I’ve organized French group trips to China for over 10 years. Over the years, I’ve noticed that the language barrier is the biggest stress for travelers—especially when ordering food, asking for directions, or negotiating in markets!
Today, I want to share 5 essential Chinese phrases I’ve taught my travelers—they’re simple, easy to pronounce, and work in 90% of travel situations:
你好 (Nǐ hǎo) = Hello → Polite and useful with everyone (locals, drivers, vendors).
谢谢 (Xiè xie) = Thank you → Chinese people really appreciate this politeness—it makes communication smoother.
多少钱 (Duō shǎo qián) = How much does it cost → Essential for local markets or small shops (menus in French are rare!).
请问,地铁站在哪? (Qǐng wèn, dì tiě zhàn zài nǎ lǐ?) = Excuse me, where is the subway station? → Swap “subway station” for “hotel” or “restaurant”—it works!
我要这个 (Wǒ yào zhè ge) = I want this → Point at the item and say this phrase—no more misunderstandings!
Bonus tip: Pinyin (the Chinese phonetic alphabet) is super helpful for reading street signs or menus. For example, “Nǐ hǎo” is pronounced “Nee how”—easy to remember!
If you’re planning a trip to China and want more practical phrases or pronunciation tips (to avoid embarrassing mistakes), feel free to send me a private message. I’ve put together a little traveler-friendly guide that I’m happy to share with anyone who wants to prepare stress-free.
Don’t hesitate to ask your questions in the comments either—if you’re unsure about a specific communication situation (e.g., in a temple, at the train station), I’d be happy to help!
Happy planning for your trip to China—it’s going to be amazing!
Hi everyone, and thanks in advance for your help! I know this forum is really great, and I feel a bit awkward posting this request... I speak a little Polish, but not that well, especially when it comes to slang or colloquial speech... Someone said to me the other day: "kurwa ty kurwa". Of course, I know what the word "kurwa" means, but when someone is really angry, I’m not sure how to interpret this phrase. Could you please help me by giving the French equivalent? I’m really sorry for this somewhat unusual request, but it’s very important to me. Thanks!
Hi everyone, my partner is Malian and I’d love to be able to say sweet things to him in Bambara, as well as learn some polite phrases. Thanks for your help! 😊
Here are a few examples:
I love you
My love
My heart
My life
You’re the man of my life
I care about you
I want to live with you
Kiss me
I miss you
Thank you
Please
Hello
See you soon
I’m heading to Georgia for a month in October. I’m currently looking for a Georgian Assimil course, but it seems like it’s no longer published. I’ve scoured the internet but can’t find a used one. So my questions are:
- Do you know where I might find a used one somewhere?
- Do you know of a nice equivalent to Assimil for Georgian?
It’s just to get a few basic phrases, be able to read some signs, etc., because with only English and French, I think I might be a bit stuck sometimes.
Hi there! I’m currently working on a project and came across a text that seems to be in Khmer. Would anyone know how to translate it or at least point out the main themes/info it contains? There are a lot of "garbage" characters in it. Thanks!
Dans une méthode pour apprendre le Hindi, j'ai vu la phrase suivante :
aap dopahar ko khana kitné bajé khati hain ?
Mais je voulais savoir si la phrase suivante était correcte aussi : aap dopahar ko kitné bajé khana khati hain ?
Si la deuxième phrase n'est pas correcte, pouvez-vous m'expliquer pourquoi ?
J'ai un niveau intermédiaire en Birman, voici les ressources que j'utilise.
Premièrement: apprenez l'écriture dès le début. Ce n'est pas comme le Chinois avec un système standardisé en caractères latins (le pinyin). L'alphabet birman n'est vraiment pas si compliqué que cela à apprendre. J'ai trouvé qu'apprendre lettre par lettre n'est pas très motivant, personnellement j'ai préféré apprendre l'écriture et la prononciation de plusieurs mots simples.
Les lieux géographiques peuvent être bien, car on a déjà une idée de la prononciation. Google traduction est truffée de fautes en Birman, donc allez plutôt sur la page Wikipédia au sujet d'un lieu en Birmanie pour trouver sa traduction en Birman. Par exemple:
Yangon Burmese: ရန်ကုန်
Mandalay Burmese: မန္တလေး
Si vous préférez apprendre l'écriture de manière plus académique, cette chaîne Youtube explique caractère par caractère.
https://www.youtube.com/c/MyanmarBurmeseLanguageCherry/videos
Elle est aussi bien pour apprendre les expressions de base (et même assez avancées).
Une fois que vous avez un niveau minimum, cette chaîne est aussi très bien (mais je vous déconseille les vidéos Beginning Burmese, ou le professeur utilise des caractères latins pour écrire les mots birmans.
https://www.youtube.com/user/kennethwongsanfran
J'écris sur ce forum afin de sollisiter l'aide de quelqu'un qui parle l'hindi en effet, j'aimerai me faire tatouer en hindi. J'ai essayer de traduire ma phrase seule mais c'est assez compliqué 😛, il y a beaucoup de traduction différente ! voila la phrase :
--> " Le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau "
J'ai trouvé cette traduction là : जिस दिन कोई आपसे प्यार करता है वह बहुत धूप है
Est-ce exact ?
Nin kèra npogotiginin dò de ye. Cè dò bòra a nò fè furu la. A ma sòn, nka a somògòw bèè sònna. Cè ko ale y'a nyini a fa n'a ba fè, ko a bè taa n'a ye yòrò la min b'a to a bè sò furu ma.
Cè taara dennin nò fè u ka so, ka taa n'a ye kòba dò kònò. U selen kòda la, a y'i kanto dennin ma :
Ee Koyan !
i t'a fò ko Bwatu ?
hmm hmm
n bolo bila hmm
hmm hmm
n bolo bila hmm
A ma sòn ka cènin tògò fò.
A donna n'a ye fo kunberekuru la, a seginna ka dònkili nin da :
Ee Koyan !
i t'a fò ko Bwatu ?
hmm hmm
n bolo bila hmm
hmm hmm
n bolo bila hmm
Dennin ma sòn ka cènin tògò fò.
U donna ji la fo u disi la. A ko dennin ma :
Ee Koyan !
i t'a fò ko Bwatu ?
hmm hmm
n bolo bila hmm
hmm hmm
n bolo bila hmm
O y'a sama o la fo u kan na, a ko a ma ka a fò ko Bwatu :
Ee Koyan !
i t'a fò ko Bwatu ?
ee Bwatu !
n bolo bila Bwatu
ee Bwatu !
n bolo bila Bwatu
O kèlen, a y'a labò ji la. Ka a ta o don na, fo ka a bila bi la, u ma sòn furusa ma.
Koyan et Boitou
C'est l'histoire d'une jeune fille qui s'appelait Koyan. Un gar��on qui s'appelait Boitou voulait l'épouser, mais elle ne voulait pas. Les parents de Koyan voulaient bien du mariage mais elle ne voulait pas. Alors, le garçon se dit : puisque le père et la mère de Koyan sont consentants, je vais me rendre dans un endroit où la jeune fille finira bien par consentir à son tour.
Il alla chercher la petite chez ses parents, et l'emmena jusqu'au bord d'un marigot. Quand ils furent à côté de l'eau, le garçon lui dit :
ah ! Koyan
appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
Elle n'accepta pas de dire son nom. Alors, il entra dans l'eau avec elle, la tenant par la main. Quand ils eurent de l'eau jusqu'au genou, il reprit sa chanson :
ah ! Koyan
appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
La jeune fille n'accepta pas de dire son nom. Il avança dans l'eau avec elle, jusqu'à ce que l'eau leur arrive à la poitrine, et reprit sa chanson :
ah ! Koyan
appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
Alors, il la tira encore jusqu'à ce que l'eau leur arrive au cou, et de nouveau lui demanda de prononcer son nom :
ah ! Koyan
appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit alors :
ah ! Boitou !
lâche donc ma main, Boitou !
ah ! Boitou !
lâche donc ma main, Boitou !
Alors, il la laissa sortir de l'eau. Et de ce jour à aujourd'hui, ils sont très heureux ensemble.
Nin kèra cènin dò ye. Tuma o tuma n'ale tun bòra, ale ni nyèji de tun bè segin so. Dugu cèmisènninw tun b'a gosi tuma bèè. Ale n'a filan o filan tun mana syèn ta, o tun b'a bin. A laban na, bòli yèrè tun negebòr'a la. Don dò la, a fa y'a wele ka kum'a fè. A y'i kanto a denkè ma : "N'i ni mògò dò bèna syèn ta, n'aw ye nyògòn minè dòrò, i bè nin kilisi fò : 'Du'. I man'o fò dòròn, i b'i kèlènyògòn bin." Denkè ko ko baasi tè. O dugujè, cènin bòra. A ni kamalennin dò ye nyògòn kunbèn. O y'a dakòròbò. U y'u kè nyògòn kan o yòrò bèè la. U ye kèlè daminè dòròn, cènin ko : "du". A y'o kamalennin bin, k'a gosi. Kabi o don, mògò si ma s'a la bilen. Sisan, dugumògò bèè tun bè siran cènin nyè. A yadara ka yada. A tun b'a fò tuma bèè ani yòrò bèè ko fanga b'ale la ka tèmèn dugumògò bèè kan. Don dò la, a y'a nyin'a fa fè k'u ka syèn ta, walasa a ka dò olu mògò fila cè, jònni kelen fanga ka bon ni tò kelen ta ye. Fa yèlètò y'i kanto a denkè ma : "N'i ko ten, n sònna." U ye syènta daminè, cènin ko : "du", a fa ko : "dudadu." O yòrò bèè la, a y'a denkè tòn da dugu ma. O kò, a y'i kanto cènin ma : "N den, n bèna kuma min f'i ye, i k'o to i kònò : dò bè du dòn, nka o tè dudadu dòn."
Cènin maloyalen y'a kun biri, ka yafa nyin'a fa fè. Kab'o don bòr'a la, a m'a ka malobaliya las'a fa ma tugun.
La formule magique "Dou et doudadou"
Il était une fois un garçon. Chaque fois qu'il sortait, il retournait en larmes à la maison. Les jeunes garçons du village le frappaient tout le temps. Chaque fois qu'il luttait avec un garçon de son âge, celui-ci le terrassait. A la fin, il n'avait même plus envie de sortir. Un jour, son père l'appela et lui parla. Il dit à son fils : "Si tu dois lutter avec quelqu'un, prononce, aussitôt que vous vous empoignez, cette formule magique : 'dou' ! Une fois que tu l'auras dit, tu terrasseras ton adversaire." Le fils acquiesça. Le lendemain, le garçon sortit. Il recontra un jeune homme. Celui-ci le provoqua. Ils se jettèrent tout de suite l'un sur l'autre. Dès qu'ils commencèrent à se battre, le garçon exprima : "dou". Il terrassa ce jeune homme et le frappa. Depuis ce jour plus personne ne l'a vaincu. Maintenant, tous les habitants du village avaient peur du garçon. Il devint de plus en plus arrogant. Il disait à tout moment et en tout lieu qu'il était le plus fort du village. Un jour, il demanda à son père de lutter avec lui, afin qu'on sache lequel des deux était le plus fort. Tout en riant, le père s'adressa à son fils : "S'il en est ainsi, je suis d'accord." Ils commencèrent à lutter, le garçon articula : "dou", son père prononça : "doudadou." Et sur le champ, il envoya son fils à terre. Ensuite, il confia au garçon : "Mon fils, retiens bien ce que je vais te dire : quelqu'un peut savoir dou mais pas doudadou."
Gêné, le garçon baissa la tête et présenta ses excuses à son père. Depuis ce jour, il ne fut plus irrespectueux envers son père.
Nsiirin ! N y'a ta k'a da kunatòkè dò de la. Banaba tun y'a bolonkòni n'a sennkòni bèè nyimi fo k'a ban u la. Foyi tun tè cè in bolo, wa a tun tè se ka fosi k'a yèrè ye tugun. Su fara tile kan, a tun b'i makasi a ka dinyènatigè kan. Don dò la, bòn dò tèmèntò ye kunatòkè kasikan mèn. A jiginna, k'i sigi kasibagatò kèrèfè, ka kum'a fè. Kònòba y'a dòn minkè ko kuna juguman de tun bè cè la, o makari donn'a la. A y'a fò cè ye k'a k'i mantò, k'ale bèn'a dèmè. Kunatòkè y'i kanto bòn ma ko n'o sera k'ale dèmè, o bè diya ale ye kosèbè. Bòn ye kilisi dò fò, kunatòkè kènèyara o yòrònin kelen na ten. A kèra iko banaba tun ma deli k'a minè abada. A nisòndiyalen tora k'a bolonkòniw n'a sennkòniw filè. A y'u lajè o k'u lajè. O kò, a ye barika da bòn ye. Kònòba ma dan cè kènèyali dòròn ma, a tilala ka sanu caman d'a ma, k'a kè faamaba ye. Nka, sanni bòn k'i pan, a y'a kiliw kalifa cè la. A ko ko cè k'i jija foyi juguman kan'ale kiliw sòrò. Cè ye layidu ta kònòba ye, k'a b'i janto kili ninnu na konyuman, ko fosi tèna s'u ma. O kò, bòn y'i sara cè la, k'i pan ka taa. Denkè kelen tun bè cè bolo. O cènin tun ye myètònin de ye. Don dò la, ale ye kònòba kiliw ye. Kabini bilakoronin nyè dara bòn kiliw kan, a ka myè wulila. A taara kasi a fa da la, k'o ka kònòba kili kelen d'ale ma. Fa y'i miiri bòn ka kuma na, a ma sòn ka kili di cènin ma. Nka, bilakoronin tun tè sègèn, a tun tè nyinè. A y'a fa tòòrò, k'a tòòrò, fo o kun tun bèna wuli. A laban na, walasa a ka se k'a yèrè sòrò, cè ye kili kelen ta k'o di cènin ma. Nka, a denkè tun ye mògò ye, min tun tè wasa. Don o don sa, a tun bè t'a fa deli, o fana tun bè kili kelen ta k'o d'a ma. U tor'o la fo bòn kili bèè banna. Don dò la, kònòba nan'a kiliw nò fè. Cè y'i kanto bòn ma k'ale denkè ye kili olu bèè dun kaban. Bòn dusu kasilen ko ko cè y'ale ka wale nyuman sara ni juguman ye. A ye kilisi dò fò. Cè seginna kunatòya la, wa a ka nafolo bèè fana tununna.
Kunatòkè ka nin sen faantanya juguyara yèrè ka tèmèn fòlòta kan.
Fitiriwaleya man nyi. N ye nsiirin in ta yòrò min na, n y'a bila yen.
Le lépreux et l'aigle
Conte ! Il était une fois un lépreux. La lèpre avait entièrement rongé tous ses doigts et orteils. Cet homme n'avait rien et ne pouvait plus rien faire pour lui-même. Jour et nuit, il se plaignait de son sort. Un jour, un aigle qui passait entendit les pleurs du lépreux. Il descendit, se posa près de l'homme qui pleurait et lui parla. Lorsque le grand oiseau apprit que l'homme souffrait d'une grave lèpre, il eut pitié de lui. Il pria l'homme de se taire, et lui fit part qu'il allait l'aider. Le lépreux dit à l'aigle qu'il serait très content si ce dernier parvenait à le guérir. L'aigle prononça une formule magique, et le lépreux fut guéri sur le champ. C'etait comme s'il n'avait jamais été atteint de lèpre. Content, il resta en train de regarder ses doigts et ses orteils. Ils les admira pendant très longtemps. Puis, il remercia l'aigle. Le grand oiseau ne se limita pas à guérir l'homme, il lui donna ensuite beaucoup d'or, le rendant très riche. Mais avant que l'aigle ne s'envolât, il confia ses œufs à l'homme. Il demanda à l'homme de veiller à ce qu'il n'arrive rien de mal à ses œufs. L'homme promit au grand oiseau qu'il allait bien s'occuper de ces œufs, et que rien ne leur arriverait. Ensuite, l'aigle prit congé de l'homme et s'envola. L'homme avait un fils. Ce garçon était un petit gourmet. Un jour, il vit les oeufs du grand oiseau. Dès que le regard du petit incirconcis se posa sur les œufs de l'aigle, son envie s'éveilla. Il alla pleurer auprès de son père afin que ce dernier lui donnât un œuf du grand oiseau. Le père pensa aux paroles de l'aigle et refusa de donner l'œuf au garçon. Mais le petit incirconcis était très tenace. Il harcela tellement son père que ce dernier faillit perdre la tête. Finalement, pour retrouver sa quiétude, l'homme prit un œuf et le donna au garçon. Mais son fils était une personne insatiable. Ainsi, il partait chaque jour quémander un œuf à son père, ce dernier aussi en prenait un et le lui donnait. Ils firent ainsi jusqu'à finir tous les œufs de l'aigle. Un jour, le grand oiseau vint réclamer ses œufs. L'homme annonça à l'aigle que son fils avait déjà mangé tous les œufs. L'aigle malheureux affirma que l'homme avait payé sa bonne action par une mauvaise. Il prononça une formule magique. L'homme redevint lépreux, et toutes ses richesses aussi disparurent. Le lépreux était maintenant devenu plus pauvre qu'avant. L'ingratitude n'est pas une bonne chose. Je laisse ce conte là où je l'ai pris.
N y'a da dugumasa la. A tun ye muso furu. Ni ka ka musonin ncinin nyini. Musonin ncinin nalen minkè, musokòròba ko ko o tè kun ale la. O taara ka taa baara kè moriw fè ni ka musonin ncinin nyènyini k'o kè suruku ye. Ni ka taa kungo fè. O mana kè, o ta den ye, ni ka a fò o ye ko fa wulila a ba la. N'a taara kungo fè, ayiwa, ni su kora, ba nin bè na so kòfè, ka n'i jò a den ma :
Arabajèkè bè sunògò wa ?
a b'a fò ayi n tè sunògò
tiga bè bondon na i y'o di i dògònin ma ?
dègè bè baranin na i y'o di i dògònin ma ?
sinè ye n kè suruku ye
sinamuso jugu ye n kè suruku ye
awoyi !
A bè taa kungo fè. Ayiwa, k'o gan, k'o gan.
Musokòrònin, o nana ni ka a sidòn. O taara ni ka taa a fò dugumasa ye:
– Ko dugumasa, ko denmisènninw ba, ko a ma fò ko fa wulilen b'a la, ko fa wulilen t'a la dè, ko sinamuso ye ka baara k'a la, ko ni ka a yèlèma ka kè suruku ye.
– Ko haan ?
– Ko awò.
– Ayiwa, ko baasi tè !
Kabini o kèra, dugumasa yèlènna soba la. Ka marifa sòsò. Ni ka yèlèn soba la ni k'i da. O yèlènna so bala, suruku nana tila, a nana.
Arabajèkè bè sunògò wa ?
a b'a fò ayi n tè sunògò
tiga bè bondon na i y'o di i dògònin ma ?
dègè bè baranin na i y'o di i dògònin ma ?
sinè ye n kè suruku ye
sinamuso jugu ye n kè suruku ye
awoyi !
Ko a bè i kòdon, nin y'i cun ka bò soba bala ni ka a minè. Ni ka taa a jira sinamuso la. A ko :
– E nò tè nin ye wa ? E ka baara tè nin ye wa ?
A ye mugu k'a la kaan ! Ni ka a faga. Kabini o kèra, a y'a faga yòrò min na, kabini o kèra, muso seginna a ka mògòya la, ka bò surukuya la.
N ye nsiirin nin sòrò yòrò min na, n y'o bila yen.
La méchante coépouse
Il était une fois un roi. Il avait une première femme, il vint à en épouser une seconde. Lorsqu'arriva cette deuxième femme, la première ne put le supporter, et s'en alla trouver les marabouts. Ceux-ci par leurs maléfices, finirent par transformer la jeune femme en hyène; et celle-ci partit dans la brousse, et la marâtre dit à l'aînée que sa mère était devenue folle.
Cependant, à la nuit tombée, la mère venait derrière les maisons, et parlait avec sa fille :
Arabadièkè, ma fille, dors-tu ?
non, non, je ne dors pas !
il y a des arachides dans le grenier
en as-tu donné à ton petit frère ?
il y a de la crème dans la petite gourde
en as-tu donné à ton petit frère ?
ma coépouse m'a transformée en hyène
ma méchante coépouse m'a transformé en hyène
oh la la !
Puis elle retournait dans la brousse. Cela dura longtemps, longtemps. Cependant une petite vieille finit par s'apercevoir du manège, et s'en alla trouver le roi :
– Roi, lui dit-elle, on dit que la mère de tes enfants est devenue folle; mais elle n'est pas devenue folle du tout, c'est sa coépouse qui a fait contre elle des maléfices et l'a transformée en hyène.
– Quoi ?
– Parfaitement !
Alors le roi chargea son fusil ; il monta sur le toit d'une grande maison, et attendit. A la nuit tombée, l'hyène arriva :
Arabadièkè, ma fille, dors-tu ?
non, non, je ne dors pas !
il y a des arachides dans le grenier
en as-tu donné à ton petit frère ?
il y a de la crème dans la petite gourde
en as-tu donné à ton petit frère ?
ma coépouse m'a transformée en hyène
ma méchante coépouse m'a transformé en hyène
oh la la !
Quand elle voulut s'en aller, le roi sauta du toit de la maison et l'attrapa. Il s'en alla la montrer à sa première femme.
– N'est-ce pas toi, lui dit-il, qui est responsable de cela ? N'est-ce pas le résultat de tes maléfices ?
Alors, il déchargea sur elle son fusil et la tua. Et au moment même où il tua la marâtre, l'hyène perdit sa forme animale et redevint la jeune femme qu'elle était auparavant.
Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
N y'a da kamalen dò la, ani sungurunnin dò. U ye nyògòn kanu kosèbè ! U diyara nyògòn ye, fo ka se Ala y'a kè kamalennin, a ba nana bana. Ba nin, a tè se ka foyi kelen kè a yèrè ye. Ayiwa, sungurunnin, o de bè dumuni tigè ka a d'a ma, tuma bèè. O b'a balo.
Ala y'a kè sungurunnin ye dumuni tigè ka a don ba nin da, a bolo donnen a da, Ala y'a kè ba nin sara ka a nyin fèrèlen to sungurunnin tègè la.
Dòw ko dennin tègè ka kan ka tigè, dòw ko ba nin da ka kan ka fara. Ayiwa, ni min ka kan ka kè o la, a y'o fò !
La main coincée
C'était l'histoire d'un jeune homme et d'une jeune fille. Ils se marièrent, ils s'aimaient beaucoup, ils étaient très bien ensemble. Dieu fit que la mère du garçon tomba malade, et qu'elle devint complètement dépendante des autres. C'est la jeune femme qui lui donnait à manger, chaque jour, c'est elle qui la nourrissait.
Dieu fit qu'un jour où elle lui donnait à manger, et alors que sa main était dans la bouche de sa belle-mère, celle-ci mourut, emprisonnant la main de sa belle-fille entre ses dents.
Alors, certains dirent qu'il fallait couper la main de la vivante, d'autres qu'il fallait déchirer la bouche de la morte.
Et vous, que pensez-vous qu'il faille faire dans une pareille situation ?
N y'a da muso nin na. A n'a cè. Ala ma dòwèrè d'a ma dennin kelen kò. Ayiwa, o dennin kelen, min dira a ma, fa nana sa, o nana sa minkè, ba yèrè nana ka na bana. O banana, ayiwa, o kèlen na, o y'a fò ntugannin ye. A ko :
– Ne bèna sa, a ko n ye n den kalifa i ma, Ala kama, a kira kama, i k'i hakili to n den la. A ko anw bèè satò ye nin ye.
Kabini o kèra, ba yèrè nana sa. A nana sa minkè ni ka a tò to den kelen ye, ayiwa, ntugannin mana taa kungo la, a bè taa nyò sogin ka a ncòki fa, a bè na :
Dennin dennin yo dennin
na ni kunannin ye dennin
n ka nyò dò k'i kun dennin
i fa bè sa don min dennin
i fa y'i kalifa n ma dennin
i ba bè sa don min dennin
i ba y'i kalifa n ma dennin
na ni kunannin ye dennin
n bè nyò dò k'i kun dennin
Kabini o kèra, a bè na ni kunan ye. Den bè nyò tobi k'o dun. Dugumasa, u taara ka taa o fò o ye, u taara ka taa a fò dugumasa ye ko dennin ba sara, a fa sara, ko ntugannin de ye a ba ye. Kabini o kèra, o ko baasi tè. Ntugannin nana :
Dennin dennin yo dennin
na ni kunannin ye dennin
n ka nyò dò k'i kun dennin
i fa bè sa don min dennin
i fa y'i kalifa n ma dennin
i ba bè sa don min dennin
i ba y'i kalifa n ma dennin
na ni kunannin ye dennin
n bè nyò dò k'i kun dennin
Kabini o kèra, u ye mugu ci ntugannin na ni ka ntugannin faga. Kabini o kèra, dugumasa ye den sigi a kun, o kèra dugumasa muso ye.
N ye nsiirin nin sòrò yòrò min, n y'o bila yen.
La tourterelle
Il était une fois une femme et son mari, à qui Dieu n'avait accordé qu'un seul enfant, une petite fille. Le père de la petite vint à mourir, et sa mère tomba gravement malade. Lorsqu'elle fut très mal, la mère s'en alla trouver une tourterelle et lui dit :
– Je vais mourir, je te confie mon enfant, au nom de Dieu et de son prophète, prends bien soin d'elle !
Peu de temps après, la mère mourut, laissant seule cette petite fille. Alors, lorsque la tourterelle s'envolait du village, elle partait picorer du mil dans les champs, en remplissait son jabot et revenait en chantant :
petite fille, ô petite
apporte-moi ton plat, petite
que je te donne du mil, petite
quant ton père mourut, petite
il t'a confiée à moi, petite
quand ta mère mourut, petite
elle t'a confiée à moi, petite
apporte-moi ton plat, petite
que je te donne du mil, petite
Alors, l'enfant venait avec son plat, elle le remplissait, puis elle partait faire cuire ce mil et le mangeait.
Le temps passa. On finit par aller raconter au roi que le père de la jeune fille était mort, que la mère de la jeune fille était morte, et que c'était la tourterelle qui lui serviat de mère. Alors le roi dit :
– C'est bien !
Et quand la tourterelle vint chanter :
petite fille, ô petite
apporte-moi ton plat, petite
que je te donne du mil, petite
quant ton père mourut, petite
il t'a confiée à moi, petite
quand ta mère mourut, petite
elle t'a confiée à moi, petite
apporte-moi ton plat, petite
que je te donne du mil, petite
les gens prirent des fusils, tirèrent sur la tourterelle et la tuèrent. Alors le roi prit la jeune fille chez lui, et en fit son épouse.
Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets.
Nin ye terima fila ye. O terima fila, dò ye tigaforo sènè, dò ye sanyòforo sènè. Sanyò nana nyè, ka tiga nyè. Ayiwa don dò, u ko u bè taa bò u ka foro la, wula fè. U taara. U taalen se foro la, tigaforotigi donna a ka tigaforo la, sanyòforotigi taara nyè fè, ale taara i jò a ka forocamancè rò k'i jò :
– Òo ! Tinyè na, ne ka sanyò nyèna nyinan !
Sanyò sinna k'i jò, ko :
– E fòrò basannen, san tòw la, e bè anw dan, anw tè nyè wa ?
A y'i kun biri ka a ka wulu filè. Wulu ko :
– Hmm ! I bè ne filè, ne de y'a fò wa ?
A ye jele bò a kan na k'a bè wulu kun ci, jele ko :
– I kana to i ka n tòn ci dè !
A b'i cè nyòfura fè. Ntugan b'a fò :
– I sen kana da an kan dè ! I sen kana da an kan dè !
Cè tora o panpan na ten dòròn, ka bò foro la, ayiwa ale bèna tèmè tuma min, ale y'a sòrò a terikè bè bokè la. O ko :
– Hè ! Hè ! Hè ! Cè na yan, na yan, na yan !
A bolila ka se o ma, a ko :
– Cè, e dun bolikun ?
– Èe ! n cè, n taara n ka foro la, ne ko ne ka foro nyèna, ne ka foronyò ko ne fòrò basannen, ko san tòw la ne b'u dan ko yali u tè nyè wa ? Ko ne ye n ka wulu filè, wulu ko ne bè ale filè mun na ? K'ale de y'a fò wa ? Ne ko n b'o kun ci o, ne ka jele ko ne kana to n ka ale tòn ci. Ne bè boli la, nyòfura bè ka a fò i kana tu n na dè !
Cè ko :
– Hè ! Hè ! Bataraden, o ye e bolikun bèè ye wa ?
Bo ko :
– K'e bataraden, ni ne y'a fò e ma, i bè sigi wa ? Coyi ! Botigi wulila, botigi ju lankolon taara don o ka so.
N y'a sòrò yòrò min, n taara o bila yen.
Deux amis
Il était une fois deux amis. L'un cultivait un champ d'arachides, l'autre un champ de petit mil. Le petit mil vint à mûrir, l'arachide aussi, les deux amis décidèrent donc d'aller, une après-midi, voir leurs cultures. Celui qui avait fait des arachides entra dans son champ, l'autre partit plus loin voir son petit mil. Arrivé au beau milieu de son champ, ce dernier s'étonna :
– Ah, vaiment, cette année, mon petit mil a bien donné !
Alors du tac au tac le petit mil se dressa et lui répliqua sèchement :
– Espèce de couillon, est-ce que les autres années, lorsque tu nous sèmes, nous ne poussons pas ?
Interloqué, l'homme baissa la tête et ne vit que son chien, celui-ci lui dit alors :
– Ne me regarde pas comme cela, est-ce moi qui t'ai parlé ?
L'homme alors souleva sa hache pour assommer son chien, mais la hache l'apostropha :
– Eh toi, ne va pas me briser la nuque !
Alors, l'homme détala, il se mit à courir, à courir entre les tiges qui lui criaient :
– Mais ne nous bouscule pas, ne nous bouscule pas comme cela !
Il s'écarta des tiges, et ce furent les buttes de terre qui s'exclamèrent :
– Mais ne nous écrase pas comme cela !
L'homme sauta comme un fou et sortit de son champ. Il passa en courant près de son ami accroupi pour un gros besoin.
– Ho ! lui cria ce dernier, qu'est-ce qui t'arrive, pourquoi cours-tu ainsi ?
– Ah ! si tu savais ! dit l'autre. Eh bien, voilà : je soirs juste de mon champ ; comme le petit mil avait bien poussé, je l'ai dit à haute voix, tout simplement, et voilà que le petit mil me traite de couillon, en ajoutant que les autres années, quand je le sème, il pousse aussi bien ! Alors, je regarde mon chien, et voilà qu'il me dit de ne pas le regarder comme cela, qu'en tout cas lui n'a rien dit ! Je m'apprête à l'assommer, voilà que la hache me prévient de ne pas lui briser la nuque ! Je me sauve en courant, les tiges de mil me crient de ne pas les écraser !
L'ami se mit à rire :
– Et c'est pour cela, espèce d'idiot, que tu te sauves ?
Alors, entre ses jambes, son gros besoin lui répliqua du tac au tac :
– Idiot toi-même, si je t'avais dit tout cela, crois-tu donc que tu serais resté sans bouger ?
Aïe ! Aïe ! Aïe ! L'accroupi se leva, et d'un seul bond, le derrière à l'air, détala jusque chez lui.
Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
Senkala misènnin, ani bolokala misènnin, ani dafurukuba, ani nyèkiliba, ani shèkilinin, ani dununkala. Olu ko u bè taa nyinè dingè sen. U taara nyinè dingè senni la, bolokala misènnin ye nyinè dingè sen, ka inè dingè sen. Nyinè bòra, o bolo karila. Senkala misènnin y'a gèn, ka a gèn, ka a gèn, ka gèn, o sen karila. Nyèkiliba y'o mafilè, k'o mafilè, k'o mafilè, k'o nyèkili burun. Dafurukuba yèlèla ka yèlè, ka yèlè, ka yèlè, k'o da fara. E shèkilinin, e dimina k'e bèna a fò so, o bolibagatò taara i yèrè ci bògòkuru la k'o ci. Dununkala y'i cèsiri k'i cèsiri, k'ale bèna a fò so, k'o cètigè.
Ko nin jumèn nin ta ka jugu jumèn ta ye ?
Le trou de souris
Une petite jambe de rien du tout, un petit bras de rien du tout, une grosse joue, un gros œil, et puis encore un petit œuf et une guêpe-maçonne. Voilà qu'ils veulent attraper une souris dans un trou. Et de creuser, de creuser, de creuser. C'est le petit bras de rien du tout qui commence, il creuse, il creuse, il creuse, la souris s'échappe et hop ! il se brise en deux. Du coup voilà la petite jambe de rien du tout qui se lance à la poursuite de la souris, qui la poursuit, qui la poursuit, et hop ! qui se brise en deux. Du coup, voilà le gros œil complètement éberlué : il regarde, il regarde, il regarde, et hop ! il tombe de son orbite ! Du coup, voilà la grosse joue qui se met à rire, à rire, à rire à s'en fendre la bouche, et hop ! qui s'en fend la bouche ! Du coup, voilà le petit œuf qui se met en colère et dit qu'il va s'en aller tout raconter chez lui, il se met à courir, à courir, à courir, il trébuche sur une motte de terre et hop ! il se brise sur place ! Du coup, voilà la guêpe-maçonne qui s'envole en rentrant sa taille, en rentrant sa taille, en rentrant sa taille, et hop ! elle se coupe en deux.
Tout cela est très très grave, mais pour qui est-ce le plus grave ?
Nsiirin ! N y'a da npogotigininw na. Furukènyè npogotigininw ko don. Minnu ko k'u tè u cèw fè. Ayiwa, u ye nyògòn lajèrè, u dama min ko u tè u taw fè, u ka sèrè kè kelen ye. O tuma, minnu ko u b'u taw fè, olu yèrèw dama kèra kelen ye. Olu kèra kelen ye minkè, o tuma na, ko minnu tè u cèw fe, u galegale kèra min ye, cèlataa da sera o ma, o sera o ma minkè, o bolila k'i dogo. O y'i dogo minkè, dugu gatigiw ko, u ko u tè se ka to denmisènninw bolo tan. O tuma na bèè ka don i ka so kònò k'i da, o tuma na, an ka mògò nyini, fèn min bè se ka a jatigè ni ka a don dugu kònò. Bèè k'i da tugu, bèè k'i ka konsògòfòlò sòsò. N'a ma don sòrò mògò si ka so, o tuma na, a maminènen bè min ye, a na taa o sègèrè. Ayiwa, musocè yèrè, u y'o wele, k'o nyininka, ko n'o yèrè bè se ka baara kè. O ko ale bè se. O tuma na, o taara fininkolonba dò nyini, k'o kala a yèrè la, ka dò kè banfula ye, ni ka bereba dò ta, ni ka n'i jò. Dennin tògò tun ye ko Jowelen. Ayiwa, mògòw senna mana sagon dòònin, o tuma na, a bè na i da gèlèn kan. A nana i da gèlèn kan minkè, o tuma na, cè nin labènnen nana sa. Welen b'o ju la, a b'a senw na. A nan'i jò :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A y'i kun kòròta ni k'o filè a y'a da. O y'i dèmèdèmè k'i dèmèdèmè fo ka taa se a ma. O sera a ma minkè, ko :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A fora ka wuli. Dugu da o da, n'a taara ko a bè don min fè yen, a b'a sòrò o ta sòsòlen don. N'a taara k'a bè don min fè yen, a b'a sòrò o ta sòsòlen don. Kabini o kèra, maminècè ka da yèlènnen bè k'o bila. O bè a nò fè nin bèè ye. Kabini o kèra, o taara se o ka da ma. A b'a nò fè :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A y'i kari ka don cè ka da fè ka taa i da fo o ka dalan kan. Kabini o kèra, cè y'a ka da tugu a da la, ka taa a ka labènfènw bò k'o bila ka sòrò ka na a sègèrè.
N ye nsiirin nin sòrò yòrò min, n y'a bila yen, o kèra a ka furu dilalen ye.
La fille rebelle
Conte.
C'est l'histoire des jeunes filles qui ne voulaient pas se marier, qui ne voulaient pas des garçons qu'on leur donnait. Un jour, elles se réunirent et décidèrent de former un groupe à part. Les autres jeunes filles, celles qui voulaient bien de leurs promis, formèrent un autre groupe.
Il arriva que ce fut le tour de se marier d'une des filles rebelles, qui s'appelait Diowélé. Quand arriva le temps de la noce, elle s'enfuit, elle alla se cacher. Alors, les chefs de famille se réunirent, et déclarèrent qu'ils ne pouvaient continuer à dépendre ainsi de leurs enfants. Ils demandèrent à chacun de rentrer chez soi, et qu'on trouve quelqu'un, quelque chose capable d'effrayer la rebelle afin qu'elle revienne dans le droit chemin. Une fois chacun chez soi, et les portes de toutes les maisons bien closes, elle ne trouverait nulle part où se réfugier, il faudrait bien qu'elle aille chez son promis. On demanda au fiancé de s'occuper en personne de cette affaire, il accepta. Il s'en alla chercher de vieilles nippes qu'il fit coudre sur lui, s'affubla d'un chapeau grotesque, se fixa aux pieds et sur les fesses des clochettes, prit un gros bâton et attendit.
Quand dans les ruelles le mouvement se fit plus rare, la jeune fille vint se coucher sur la plateforme publique. Alors, son fiancé, avec ses oripeaux, son bâton et ses clochettes, arriva en chantant :
les mères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
les pères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
La jeune fille leva la tête, regarda, puis baissa la tête. Son fiancé tout doucement arriva jusqu'à elle en chantant.
les mères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
les pères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
Alors, prise de panique, la jeune fille s'enfuit. Toutes les portes qu'elle voulut ouvrir étaient fermées à clef. Toutes les maisons étaient closes, sauf celle de son fiancé, qui l'avait laissée ouverte. Il la poursuivit jusqu'à sa porte en chantant.
les mères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
les pères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
La jeune fille se précipita dans la maison de son fiancé et courut se jeter sur son lit. Alors, le finacé referma la porte derrière lui, se défit de ses oripeaux et vint la retrouver. Et voilà comment se fit leur mariage !
Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets.
Lors de mon dernier voyage à vélo, jai acheté un t-shirt sur un marché de vêtements d'occasions en Thaïlande.
Le texte du t-shirt a bien fait maré les Thaïs😂. De ce que j'ai compris de leur anglais (mauvais) grâce à mon anglais (mauvais) et après avoir essayé quelques traducteurs : c'est ta femme qui commande, tu fais le ménage, tu fais la vaisselle et si tu sors, ce n'est pas pour boire avec tes amis mais pour faire les courses.
L'essence du message est là je crois, mais si quelqu'un pouvait m'apporter des précisions. Merci pour votre aide 😀
De plus, trouvant les motifs sympas et ne connaissant pas la signification ...
... Je me le suis fait tatouer dans le dos ...😬
Est-ce possible de traduire le mot "Vivre" en hindi s'il vous plait?
J'ai déjà regardé sur de nombreux sites, mais je ne suis pas certaine de la traduction.
लाइव => voilà ce que j'ai trouvé pour "vivre" dans le sens d'exister, d'être en vie.
Bonjour,
Je cherche à savoir quel est le sens d'une expression employée par feue ma grand-mère vietnamienne quand elle était énervée :"Baanotia ! ".Merci pour votre aide.
Bonjour, je souhaiterais connaître la signification de cette écriture que je trouve très belle et me la faire tatouer lors d'un futur voyage en Thaïlande 😊 ( vu le contexte actuel j'ai encore du temps devant moi )
Merci pour votre aide.
Bonjour a Tous,
Pour toute personne voulant traduire des messages de l'arabe académique ou dialect Nord Africain en franacais ou en anglais dans la mésure du possible et vis versa , je suis disponible a vous apportez de l'aide .
Bonne Journée
Salutations