Bonjour,
Quelqu'un pourrait-il me dire d'où vient cette écriture?
J'ai acheté ça en Mongolie, mais je trouve que ça ressemble plus à du manchou et je ne reconnais pas les lettres mongoles.
A moins que ce soit une écriture mongole ancienne...
Le top serait même de trouver quelqu'un capable de me dire de quoi il est question.
Merci pour toute aide que vous saurez m'apporter.
Merci pour ta réponse. Effectivement, c'est bien issu d'un recueil de prière.
Grâce à ta piste que j'ai creusé, j'ai pu découvrir que c'était du phags-pa.
Le phags-pa est une adaptation au mongol de l'écriture tibétaine destinée à être utilisée pour toutes les langues de l'empire : chinois, mongol, ouïgour et tibétain.
Bonne journée.
Merci pour ta réponse. Effectivement, c'est bien issu d'un recueil de prière.
Grâce à ta piste que j'ai creusé, j'ai pu découvrir que c'était du phags-pa.
Le phags-pa est une adaptation au mongol de l'écriture tibétaine destinée à être utilisée pour toutes les langues de l'empire : chinois, mongol, ouïgour et tibétain.
Bonne journée.
Cher Pierre,
Pardonnez-moi de m'immiscer de la sorte mais si je puis me permettre une petite remarque, l'écriture qu'on peut lire ci-dessus est en fait de l'uchen tracé de façon assez approximative, et pour lire ces prières, il convient de faire pivoter votre cliché d'un quart de tour vers la gauche. [:)]
Le terme uchen signifie « avec tête », en tibétain, et il désigne la graphie dite en « lettres capitales » équivalant aux caractères d'imprimerie occidentaux. On utilise habituellement l'uchen pour tout ce qui est imprimé, et notamment dans les pecha, les livres tibétains traditionnels de format rectangulaire et composés de feuillets non reliés, ou même dans les livres et journaux à l'occidentale. L'ume — littéralement : « sans tête » — et ses diverses variantes correspond quant à lui aux différents styles de cursives, qu'ils soient ornementaux ou non...
Le 'phags-pa est un alphasyllabaire qui fut vraisemblablement créé vers 1270 de notre ère par le lama Drogön Chögyal Phagpa, et je me permets d'ajouter à titre d'exemple une copie d'écran dans cette écriture.
Bonne continuation à vous !
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Pardonnez-moi de m'immiscer de la sorte mais si je puis me permettre une petite remarque, l'écriture qu'on peut lire ci-dessus est en fait de l'uchen tracé de façon assez approximative, et pour lire ces prières, il convient de faire pivoter votre cliché d'un quart de tour vers la gauche.
Merci Zurab pour votre réponse détaillée et bien plus pointue que la mienne. Je me doutais bien que vous passeriez pas là. Tracé de façon approximative... Je trouvais aussi mais je n'ai pas osé l'écrire.
Faites-vous partie de ces super-héros (si si !!) qui ont réussi à venir à bout de l'apprentissage du tibétain "standard" ? [:)]
De rien, Mariecurry, et navré si j'ai pu paraître pointilleux !
Voilà bien vingt ans que j'ai fait du tibétain dit standard l'une de mes langues favorites mais cela ne fait absolument pas de moi un « super-héros »... Bien que je le maîtrise désormais couramment, je continue d'en approfondir l'étude car c'est un langage complexe et extrêmement riche !
En tout cas, quiconque le souhaite peut parfaitement l'apprendre s'il s'en donne la peine, tout étant (comme toujours) question de motivation et de régularité ! [:)]
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Bravo à vous ! [:)]
L'apprentissage de la lecture du tibétain m'est apparu comme une succession de séances de torture intellectuelle tant cette élégante écriture est subtile et complexe.
En effet, avec l'anglais, les gaéliques écossais et irlandais, le français ou même le thaï, par exemple, le tibétain fait partie de ces langues à l'orthographe objectivement ardue, l'obstacle majeur étant l'écriture et la lecture, avec un rapport trop souvent plus que relatif entre graphème et son, c'est-à-dire entre ce qu'on lit ou écrit et ce qu'on prononce. Ce qui est écrit est articulé différemment de ce qu'on attendrait logiquement mais des règles et des constantes existent, qui permettent de surmonter la difficulté, même si cela requiert effectivement pas mal de temps.
En tout cas, si vous décidez de vous remettre à l'étude de ce langage fascinant, je ne peux que vous conseiller l'excellent Manuel de tibétain standard rédigé par Nicolas Tournadre et Sangda Dorje, paru chez l'Asiathèque. Grâce aux leçons très progressives et aux enregistrements, votre apprentissage se trouvera largement facilité ! [:)]
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
En tout cas, si vous décidez de vous remettre à l'étude de ce langage fascinant, je ne peux que vous conseiller l'excellent Manuel de tibétain standard rédigé par Nicolas Tournadre et Sangda Dorje, paru chez l'Asiathèque.
L'écriture du thaï n'est pas l'obstacle majeur à son apprentissage, bien au contraire; certes, il y a plus de consonnes que dans l'alphabet latin mais une fois les règles assimilées, vous pouvez le lire avec la prononciation correcte, en particulier, le ton; le point le plus délicat est l'absence d'espace entre les mots. Je conseille vivement à tous ceux qui veulent l'apprendre de se mettre à l' écriture thaï avec l'aide de l'alphabet phonétique au début : pour moi, en tout cas, ça a été le bon moyen de mémoriser.
Je ne connais pas le tibétain, je crois savoir que l'écriture est étymologique alors que la langue parlée a évolué d'où des règles un peu compliquées .
L'écriture du thaï n'est pas l'obstacle majeur à son apprentissage, bien au contraire;
Bonsoir à vous !
Je ne connais pas le thaï mais toutes les personnes qui l'ont étudié et qui sont parvenues à un niveau correct dans cette langue affirment que son orthographe est difficile du fait de l'existence de phonèmes pouvant s'écrire de plusieurs façons différentes !
certes, il y a plus de consonnes que dans l'alphabet latin mais une fois les règles assimilées, vous pouvez le lire avec la prononciation correcte, en particulier, le ton; le point le plus délicat est l'absence d'espace entre les mots.
Oui mais à ce que j'ai toujours lu et entendu dire, l'écrire est vraiment complexe, certains sons pouvant s'écrire de différentes manières, si j'en crois les avis des spécialistes...
Je ne connais pas le tibétain, je crois savoir que l'écriture est étymologique alors que la langue parlée a évolué d'où des règles un peu compliquées .
Le plus ardu est en effet la lecture et l'écriture du tibétain, la prononciation des syllabes et la façon dont elles s'écrivent différant très souvent l'une de l'autre, sans parler des multiples dialectes...
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...