Bonjour et merci par avance à l'intérêt que vous porterez à mes questions concernant le couchage en tente sur le toit. En effet nous souhaiterions(mon mari et moi même ) faire un voyage en Namibie (date imprécise pour l'instant, peut être octobre 2016 ou 2017!) et la formule 4x4 équipé camping nous tente beaucoup bien que nous n'ayons pas de notions de conduite de ce type de véhicule ni de la conduite à gauche mais conduire est un plaisir pour mon mari et aussi une grande partie de son métier.
Bien qu' ayant goûtés au camping "made in France" , je me pose quelques questions sur le camping sur toit en Namibie. Il s agirait d' un premier voyage(et peut être unique) d'un vingtaine de jours et l'itinéraire n'est pas défini.
La formule camping nous séduit pour le caractère plus authentique , le dépaysement et le côté aventure (tout en optant pour des campings répertoriés ).
Ma liste de questions :
Combien de temps prennent le montage et démontage de la tente?
Quel est l'espace dont on dispose? Quand on mesure 1m80 y a t'il suffisamment de place pour être à l'aise ?
Si l'on a quelques problèmes de dos , le couchage est il assez ferme et assez confortable?
Si l'un bouge l'autre ressent il les mouvements ?
La tente est elle stable?
Lorsque l'on passe plusieurs nuits sur le même site , le site ne risque t il pas d'être squatté pendant notre absence sur la journée ? A t on l'assurance de retrouver notre emplacement , faut il marqué sinon territoire ?
Es ce une contrainte de monter , démonter tous les jours et avez vous le sentiment de "perdre " du temps et de l'énergie ?
Encore une fois merci pour vos réponses , conseils et expériences .
Agnes
Bonjour à tous,
nous souhaitons acheter une tente de toit (2 adultes et 1 enfant) mais ne savons quel fabricant choisir entre Colombus, Maggiolina et James Baroud.
Les articles sur le web et certains journaux ne manquent pas mais les résultats des essais sont bien souvent remis en cause par le fabricant classé n°2....
Nous souhaitons une tente de toit pour du camping sauvage pour des températures élevées (Grèce, Albanie, Turquie l'été) et plus clémentes et fraiches l'automne et le printemps en France et dans les pays limitrophes.
Pour l'hiver des options existent sont elles efficaces?
Nous sommes à la recherche d'un modèle solide, simple et efficace (l'inverse de compliqué), fiable et étanche (...), bref le top de la tente de toit sachant qu'au regard de l'investissement on ne cherche pas à faire une économie de 100€.
Si vous connaissez un vendeur sympa avec une réelle expérience (d'utilisateur) dans ce domaine et qui assure un service après vente de qualité on est intéressé sachant que nous sommes dans l'Aude et que nous sommes près à faire des bornes pour voir certains modèles.
Merci par avance pour vos témoignages et conseils
Gilles
nous souhaitons acheter une tente de toit (2 adultes et 1 enfant) mais ne savons quel fabricant choisir entre Colombus, Maggiolina et James Baroud.
Les articles sur le web et certains journaux ne manquent pas mais les résultats des essais sont bien souvent remis en cause par le fabricant classé n°2....
Nous souhaitons une tente de toit pour du camping sauvage pour des températures élevées (Grèce, Albanie, Turquie l'été) et plus clémentes et fraiches l'automne et le printemps en France et dans les pays limitrophes.
Pour l'hiver des options existent sont elles efficaces?
Nous sommes à la recherche d'un modèle solide, simple et efficace (l'inverse de compliqué), fiable et étanche (...), bref le top de la tente de toit sachant qu'au regard de l'investissement on ne cherche pas à faire une économie de 100€.
Si vous connaissez un vendeur sympa avec une réelle expérience (d'utilisateur) dans ce domaine et qui assure un service après vente de qualité on est intéressé sachant que nous sommes dans l'Aude et que nous sommes près à faire des bornes pour voir certains modèles.
Merci par avance pour vos témoignages et conseils
Gilles
Ce voyage qui suit une vaste diagonale allant grosso modo du parc Chobe aux parcs du Namakwa trouve son origine dans une discussion entre 2 fort rhumeurs célèbres hélas aujourd'hui disparus, l'abus de rhum sans doute...
Ah ! Attendez, on me signale dans mon oreillette qu'ils seraient toujours vivants, ce qui, vous en conviendrez, est tout de même assez exceptionnel !
Ha ! Ha !
Par respect pour leur famille je tairai les pseudo de Max68 et de Voyajou.-
-
FAT BASTARD
-
(certaines photos, surtout parmi celles prises à Soweto, ne sont pas de moi, elles sont choisies au hasard du net en fonction de leur ressemblance avec ce que j'avais moi même vu)
-
Et c'est donc par un beau matin du mois d'Août que je débarquais à l'aéroport Tambo international de Johannesburg, précédé par ma troupe de femelles, poussant pour elles un caddie surchargé et la tête pleine de rêves du voyage à venir.
Les formalités de passage de la petite dernière n'ont posé aucun problème, les certificats de naissance dûment traduits et estampillés par traducteur agréé sont acceptés : nous rejoignons le grand hall de l'aéroport et retrouvons notre loueur au bureau des informations.
(pour ceux qui veulent savoir la vérité sur Southafrica4x4 c'est là, pour les autres qui veulent rester aveugles, lisez ci dessous)
"Ce bon vieux Carel ! Comment vas-tu old fellow !" " I'm fine, thank you Erwan ! allons découvrir ton magnifique 4x4 sur le parking !" - "Ah mais non...ça ne va pas du tout...mais alors pas du tout" Carel qui a la particularité d'être non seulement gras mais en plus visqueux, transpire abondamment et diffuse une odeur suave de vieille soupe alentours. "mais, je, enfin, c'est bien un defender puma 110 que tu as commandé ?" "Oui" "Avec 2 tentes de toit, matériel de camping, roue de secours additionnelle, téléphone satellite et tout et tout ?" "Oui" "so what ?" éructe -il son haleine fétide in my general direction. "Alors IL EST BLANC CASSE TON 4x4 !!! j'avais demandé BLEU MARINE, comme feu Voyajou !" (oui : à l'époque, j'ignorais qu'il fût encore de notre monde...) Les genoux cagneux de l'infâme s'entrechoquent évoquant curieusement l'Espagne. "Oh my god ! Oh my god ! Je ne savais pas que c'était si important ! Je n'ai plus de Puma bleu, je suis perdu, je vais être obligé de faire sepuku là, ici tout de suite..." "Bon...n'en venons pas à des extrémités aussi euh...extrêmes, tu n'es ni japonais, ni samouraï, une pendaison bien classique m'aurait tout aussi bien convenu, mais nous n'avons ni arbre, ni corde, ni katana. Pourtant, je ne peux pas accepter un defender blanc, c'est trop la honte, donc, soit tu m'en trouves un bleu, soit n'importe quoi d'autre pourvu que ce soit mieux...en attendant tu me loges bien sûr." "Of course of course" - Nous déposons nos sacs au Mapunbugwe hôtel au centre de Joburg. Hôtel pas terrible, les chambres sont grandes et propres, mais la peinture jaunasse les rend glauques et surtout, elles sont très mal chauffées. les couloirs sont limite stressants. Par contre le restau n'est pas mal du tout et le personnel est sympathique et prévenant. Nous décidons d'occuper l'après midi en faisant le fameux bike tour de Soweto, Je demande à la réception de me passer Lebo's back packer et nous prenons rendez vous pour un tour de 4h. Je rappelle l'ignoble juste avant le début du tour pour lui signifier que nous ne serons pas rentrés avant 17 h. "Oui Maîîîître, merci maîîîître , je vous verrai demain à 11 h maîîîître" "Soit, va en paix" Nous rejoignons Soweto en taxi. L'endroit est situé proche de terrains vagues, le voisinage n'est donc pas envahissant, la voie ferrée passe tout près.


Nous nous joignons à un groupe d'anglo australiens qui font le même tour que nous. Les vélos sont déglingués, mais en état de marche, il suffit de choisir ceux qui n'ont pas de roue à plat. Les mécanos gagneraient sans doute à graisser les chaines et les dérailleurs, il y aurait sans doute moins de casse ? C'est peut-être pour maintenir l'emploi que ce défaut criant de maintenance est perpétué : un mécano personnel va nous suivre pendant tout le périple. Notre groupe de blancs casqués, pédalant furieusement à le queue leu leu fait tâche, difficile de passer inaperçu, un des australiens a même eu l'idée saugrenue d'enfiler sa tenue safari kaki du plus mauvais goût...mais n'ergotons pas sur les goûts et les couleurs, c'est juste que...bon...
(les 2 photos ci dessus ne sont pas de moi)
Donc, on nous voit, on nous remarque et on nous le fait savoir "M'lophi ! M'lophi !" nous apostrophent les gamins en tendant des mains que nous nous faisons un devoir de checker l'une après l'autre au risque de nous péter la gueule.
On rigole, on nous interpelle, on nous désigne, on nous salue, on nous demande du boulot, mais on ne nous menace jamais.
Pourtant, il y a de la viande saoule à Soweto en ce dimanche qui décline, ça titube pas mal et certains regards sont franchement dans le vague, mais nous passons sans doute trop vite pour que toutes les connections se fassent dans ces cerveaux embrumés.
Nous goûterons la" bière" locale (rien à voir avec de la bière),
(les 3 photos suivantes ne sont pas de moi)


nous visiterons les quartiers pauvres, classe moyenne et classe aisée qui se cotoient.
-
Nous passons près de chez Mandela et nous arrêtons dans un petit marché où divers exposants vendent des productions locales, surtout des vêtements de créateurs locaux, un peu d'artisanat de déco.
Je suis surpris de constater la frilosité de nos camarades anglo saxons qui restent près de notre guide qui nous a pourtant laissé quartier libre et donné rendez vous dans 20 mn, l'endroit est plutôt hype et inspire confiance, un petit groupe joue du reggae, il y a des marchands de saucisse : c'est la fête du Dimanche.
Nous finissons par le mémorial Hector Pieterson mort le 16 juin 76 lors du massacre perpétué par la police à l'encontre d'une manifestation pacifique d'étudiants qui protestaient contre l'enseignement obligatoire en africaner.

Cette balade vaut le coup, allez-y et n'hésitez pas à prendre la journée complète.
-
Le lendemain, la pustule est là, suante et malodorante comme à l'accoutumée.
"Toujours rien Maîîîîître, mais je vais tenter de joindre les autres loueurs pour voir s'ils en ont un bleu et..."
"Il suffit manant ! Tu as eu tout le temps nécessaire pour ce faire! Je m'en vais quitter ce lieu en une calèche digne de mon rang : à savoir un Discovery 4 V6 TDI loué chez SMH, je te donne deux jours pour trouver ce que je t'ai ordonné, quand tu l'as, tu me le fais porter à Maun en Botswana, si tu ne le trouves point, tu seras 1000 fois maudit, la peste étouffera ta progéniture et la lèpre te rongera lentement, ton nez tombera et tu seras encore plus laid que maintenant...si possible..."
"Maiiiiiiiis Maîîîîîîître je je..."
"Il suffit : j'ai dit et il en sera ainsi !"
La larve s'en va penaude, nous rejoignons Jakes de SMH pour prendre livraison du carrosse.
-
Ah oui, 2400 rd par jour, tout de même... 😮
Bon, en principe c'est le bubon qui paie, alors allons y ha ! ha !
Et on y va ! (ha, ha...😕)
-
Sauf que on part un peu tard , à 16 h 30, nous roulons sur la M1 de sinistre réputation : la consigne est claire, si quelqu'un vous fait signe de vous arrêter, vous ne vous arrêtez pas, si quelqu'un est mourant ensanglanté éviscéré membre amputé au bord de la route, vous ne vous arrêtez pas (éventuellement, vous pouvez rouler dessus pour l'achever mais en faisant attention de ne pas abîmer la voiture), si une voiture avec gyrophare vous fait signe de vous arrêter, vous ne vous arrêtez pas : vous conduisez jusqu'au prochain poste de police et vous vous arrêtez seulement là...
Diable !
-
C'est un peu excessif tout de même cette histoire de blessé...
-
Nous roulons sur la M1, guettant les gyrophares, (nous en verrons bien 2 ou 3 mais ils ne tenteront pas de nous intercepter) et redoutant de tomber sur un blessé en bord de route (ça risquait de me faire mal au serment d'Hippocrate cette histoire là...).
Bientôt, le crépuscule, je cherche sur la manette à gauche du volant à allumer mes codes, pas moyen, il y a bien le clignotant, les pleins phares, mais pas de codes...ils doivent s'allumer tout seuls.
La nuit tombe, il y a bien un éclairage à l'avant, mais il est assez lamentable, j'ai bien peur que ce ne soient que les LED, Sabine cherche dans le manuel (RTFM comme on dit...), mais c'est une photocopie en noir et blanc sur laquelle les photos sont mal passées).
Pour couronner le tout, pas de parking ! Il nous faudra rouler 15 km de plus en veilleuses avant d'en trouver un, ce n'est qu'une fois arrêté que je trouverai le bouton d'allumage des phares qui se trouve sur le tableau de bord, mais à droite...
Promis, la prochaine fois je regarde avant de démarrer...😊
Nous repartons non sans nous être sustentés dans l'abominable fast food qui a eu l'abominable idée de s'installer là, juste à l'abominable endroit où nous avons décidé de nous arrêter.
Oh que c'est vil !
Oh que c'est pas bon !
Mais oh que c'est pas cher...
Et puis, y'a des frites.
Bientôt l'ordinateur de bord nous recommande de sortir sur la R33 vers Modimolle, discipliné, j'obtempère. Je regrette un peu car la route est tout de même bien moins large, mais ceci dit, assez peu fréquentée et les camions ne sont pas difficile à doubler. pourtant, plus nous nous rapprochons de la frontière, plus ça devient désertique, de moins en moins de présence humaine et surtout, de plus en plus de bestioles en bord de route : de petites antilopes type steenbok, et bientôt des impalas et des koudous ! Nous sommes des stressés du koudous puisque le 4x4 qui nous était destiné aurait été détruit lors du contact avec un koudou ( lire la vérité sur la livraison du 4x4) , la fatigue aidant, les conversations s'en ressentent : "Gaffe! a koudou là!" "A koudou où?" "Bah là l'koudou, là agad' !" "Ah bah l'a pas vu l'koudou..." " Ah ben'aut'koudou là" "Où k'est l'koudou?" "Là ! 'Cor un aut'!" ... Fort heureusement nous approchons de Martin drift et ce dialogue lamentable va prendre fin, nous appelons le gérant du Bua nnete lodge, il va nous attendre au prochain carrefour, nous l'y rejoignons vers 23 h.
Gerald est une crème, il nous attendait la veille, j'avais adressé un mail, via safarinow puisqu'on ne peut pas régler en direct et que nous n'avons pas son adresse email, mais il ne l'a jamais reçu. Le personnel est donc venu la veille pour rien et il n'a pas réussi à les faire revenir aujourd'hui puisqu'il a été prévenu trop tard : il est désolé. Il nous montre l'accès aux cuisines nous donnant carte blanche, il suffit de se servir, bières sodas à volonté et bouffe autant que nous pourrons nous en préparer, ce soir comme demain matin. Gerald est large d'épaules et franchement bedonnant , son visage hâlé fait ressortir les yeux verts sous les cheveux bruns, un sourire permanent affiché et un bon gros rire qui ponctue chacune de ses sorties. Un garçon sympathique.
(photo internet)
Le lodge est vraiment bien et les photos exposées sur le site safarinow ne lui rendent pas justice, la chambre familiale est un petit chalet très lumineux, vaste avec une salle de bain très agréable, un très bon rapport qualité prix.
Le petit dej se fera entre nous à regarder les antilopes, les autruches et les pintades au point d'eau, à 8h, nous partons vers la frontière.
-
Un poste frontière, c'est un endroit qui en dit souvent long sur ce qui vous attend par la suite, état des locaux, complexité des procédures, froideur de l'accueil.
La sortie sud africaine passe sans problème, les papiers sont bien en règle pour notre mineure de fille, ceux de la voiture aussi.
Nous attaquons la partie botswanaise et tombons sur une douanière fort souriante, bien en chair, les cheveux défrisés et une large sourire aux dents éclatantes affiché en permanence.
Elle compulse nos passeports les uns après les autres, nous les rend avec une brochure magnifique du Botswana et conclut : " puis-je vous poser une question ? "
"oui, bien sûr"
"Pouvez vous me dire pourquoi les français sont toujours d'aussi beautifull people ?"...Là je suis un peu estomaqué...elle me drague ou quoi ?
Face à mon air ahuri qui lui permet sans doute aussi de constater que c'est un éclairage avantageux qui nous aura fait paraître si lumineux, elle éclate de rire et nous souhaite la bienvenue dans son pays.
Quelle belle entrée en matière ! 😎
Je passe au guichet suivant pour payer la taxe du véhicule, derrière la vitre s'abrite ma future victime : petite, sèche comme un coup de trique, les cheveux ramassés en un chignon trop strict, une proie facile... le regard lointain de l'aventurier aux joues creuses et un sourire énigmatique en coin je dépose sur le coin du guichet un " hello" suave et torride à la fois : elle va fondre, c'est sûr !
Délaissant le sourire, le hello et le regard de braise, elle attrape les papiers du véhicule, tamponne 2 ou 3 trucs et me tend un formulaire m'indiquant du doigt une suite de chiffre qui ne sont manifestement pas son numéro de téléphone mais bel et bien une somme à verser sans attendre.
Je paye : même pas un regard de la part de la goujate !
Je m'éloigne accablé par l'évidence, les "beautifull people" désignaient mon épouse et ma progéniture ! A la limite, je gâche un peu le tableau. Dévasté par cette révélation, je m'installe au volant, blessé mais digne...
"ben tu dis plus rien papa ?"
"TA GUEULE !"
-
Nous filons vers Serowe, pour détendre l'atmosphère, Fanny nous fait une analyse topographique succincte du pays : " c'est plat...mis à part les montagnes, c'est plat..."
Voilà qui résume assez bien le paysage...
-
Nous atteignons Serowe et entreprenons les premières courses, le supermarché est fort bien achalandé ainsi que le magasin d'alcool juste à la sortie, par contre, la station service n'a plus de diesel. nous en trouverons dans la station suivante.
Un homme nous aborde, il porte son âge comme un fardeau et nous demande dans quelle direction nous allons, je lui indique Maun et lui propose de le déposer s'il va dans cette direction, il va dans l'autre sens et nous demande si nous ne pourrions pas lui donner la somme nécessaire pour payer un automobiliste qui le conduirait à bon port.
Nous pourrions, mais ne donnons pas, il n'est pas fâché pour autant.
-
La route est définitivement plate, les paysages des pans apparaissent, déroulent leur tapis blanc où s'agitent de petites tornades de poussière, quelques ruminants errent ici et là, on se demande bien ce qu'ils espèrent trouver sur cette banquise salée et aride ?
Nous approchons de la Boteti puis la longeons sans la voir, un éléphant nous rappellera que l'eau n'est pas si loin, nous le saluons, normal : c'est le premier et lui promettons de revenir le voir, il nous salue de la trompe et retourne à son ouvrage de destruction.
Pauvre acacia, il a peut-être cru que notre présence allait lui permettre d'échapper à ce triste sort.
-
De bourricot en troupeau de vache nous continuons de dérouler l'asphalte, de longues et interminables lignes droites agrémentées de bétail, parfois une autruche ou un chien qui se jette sous vos roues.
-
La nuit va bientôt tomber, nous arrivons dans les faubourgs de Maun, ça déambule dur sur le bord de la route, gens, chiens, vaches, cochons, bourricots.
Nous nous égarons un peu, ça m'apprendra à suivre T4A en ville, ça s'arrange en laissant le gps de la voiture faire le boulot, bientôt nous nous garons sur le parking défoncé de Okavongo River Lodge.
(Suite p 1 post 16)
Ah ! Attendez, on me signale dans mon oreillette qu'ils seraient toujours vivants, ce qui, vous en conviendrez, est tout de même assez exceptionnel !
Ha ! Ha !
Par respect pour leur famille je tairai les pseudo de Max68 et de Voyajou.-
-
FAT BASTARD
-
(certaines photos, surtout parmi celles prises à Soweto, ne sont pas de moi, elles sont choisies au hasard du net en fonction de leur ressemblance avec ce que j'avais moi même vu)
-
Et c'est donc par un beau matin du mois d'Août que je débarquais à l'aéroport Tambo international de Johannesburg, précédé par ma troupe de femelles, poussant pour elles un caddie surchargé et la tête pleine de rêves du voyage à venir.
Les formalités de passage de la petite dernière n'ont posé aucun problème, les certificats de naissance dûment traduits et estampillés par traducteur agréé sont acceptés : nous rejoignons le grand hall de l'aéroport et retrouvons notre loueur au bureau des informations.
(pour ceux qui veulent savoir la vérité sur Southafrica4x4 c'est là, pour les autres qui veulent rester aveugles, lisez ci dessous)"Ce bon vieux Carel ! Comment vas-tu old fellow !" " I'm fine, thank you Erwan ! allons découvrir ton magnifique 4x4 sur le parking !" - "Ah mais non...ça ne va pas du tout...mais alors pas du tout" Carel qui a la particularité d'être non seulement gras mais en plus visqueux, transpire abondamment et diffuse une odeur suave de vieille soupe alentours. "mais, je, enfin, c'est bien un defender puma 110 que tu as commandé ?" "Oui" "Avec 2 tentes de toit, matériel de camping, roue de secours additionnelle, téléphone satellite et tout et tout ?" "Oui" "so what ?" éructe -il son haleine fétide in my general direction. "Alors IL EST BLANC CASSE TON 4x4 !!! j'avais demandé BLEU MARINE, comme feu Voyajou !" (oui : à l'époque, j'ignorais qu'il fût encore de notre monde...) Les genoux cagneux de l'infâme s'entrechoquent évoquant curieusement l'Espagne. "Oh my god ! Oh my god ! Je ne savais pas que c'était si important ! Je n'ai plus de Puma bleu, je suis perdu, je vais être obligé de faire sepuku là, ici tout de suite..." "Bon...n'en venons pas à des extrémités aussi euh...extrêmes, tu n'es ni japonais, ni samouraï, une pendaison bien classique m'aurait tout aussi bien convenu, mais nous n'avons ni arbre, ni corde, ni katana. Pourtant, je ne peux pas accepter un defender blanc, c'est trop la honte, donc, soit tu m'en trouves un bleu, soit n'importe quoi d'autre pourvu que ce soit mieux...en attendant tu me loges bien sûr." "Of course of course" - Nous déposons nos sacs au Mapunbugwe hôtel au centre de Joburg. Hôtel pas terrible, les chambres sont grandes et propres, mais la peinture jaunasse les rend glauques et surtout, elles sont très mal chauffées. les couloirs sont limite stressants. Par contre le restau n'est pas mal du tout et le personnel est sympathique et prévenant. Nous décidons d'occuper l'après midi en faisant le fameux bike tour de Soweto, Je demande à la réception de me passer Lebo's back packer et nous prenons rendez vous pour un tour de 4h. Je rappelle l'ignoble juste avant le début du tour pour lui signifier que nous ne serons pas rentrés avant 17 h. "Oui Maîîîître, merci maîîîître , je vous verrai demain à 11 h maîîîître" "Soit, va en paix" Nous rejoignons Soweto en taxi. L'endroit est situé proche de terrains vagues, le voisinage n'est donc pas envahissant, la voie ferrée passe tout près.


Nous nous joignons à un groupe d'anglo australiens qui font le même tour que nous. Les vélos sont déglingués, mais en état de marche, il suffit de choisir ceux qui n'ont pas de roue à plat. Les mécanos gagneraient sans doute à graisser les chaines et les dérailleurs, il y aurait sans doute moins de casse ? C'est peut-être pour maintenir l'emploi que ce défaut criant de maintenance est perpétué : un mécano personnel va nous suivre pendant tout le périple. Notre groupe de blancs casqués, pédalant furieusement à le queue leu leu fait tâche, difficile de passer inaperçu, un des australiens a même eu l'idée saugrenue d'enfiler sa tenue safari kaki du plus mauvais goût...mais n'ergotons pas sur les goûts et les couleurs, c'est juste que...bon...

(les 2 photos ci dessus ne sont pas de moi)
Donc, on nous voit, on nous remarque et on nous le fait savoir "M'lophi ! M'lophi !" nous apostrophent les gamins en tendant des mains que nous nous faisons un devoir de checker l'une après l'autre au risque de nous péter la gueule.
On rigole, on nous interpelle, on nous désigne, on nous salue, on nous demande du boulot, mais on ne nous menace jamais.
Pourtant, il y a de la viande saoule à Soweto en ce dimanche qui décline, ça titube pas mal et certains regards sont franchement dans le vague, mais nous passons sans doute trop vite pour que toutes les connections se fassent dans ces cerveaux embrumés.
Nous goûterons la" bière" locale (rien à voir avec de la bière),
(les 3 photos suivantes ne sont pas de moi)


nous visiterons les quartiers pauvres, classe moyenne et classe aisée qui se cotoient.
-
Nous passons près de chez Mandela et nous arrêtons dans un petit marché où divers exposants vendent des productions locales, surtout des vêtements de créateurs locaux, un peu d'artisanat de déco.
Je suis surpris de constater la frilosité de nos camarades anglo saxons qui restent près de notre guide qui nous a pourtant laissé quartier libre et donné rendez vous dans 20 mn, l'endroit est plutôt hype et inspire confiance, un petit groupe joue du reggae, il y a des marchands de saucisse : c'est la fête du Dimanche.
Nous finissons par le mémorial Hector Pieterson mort le 16 juin 76 lors du massacre perpétué par la police à l'encontre d'une manifestation pacifique d'étudiants qui protestaient contre l'enseignement obligatoire en africaner.

Cette balade vaut le coup, allez-y et n'hésitez pas à prendre la journée complète.
-
Le lendemain, la pustule est là, suante et malodorante comme à l'accoutumée.
"Toujours rien Maîîîîître, mais je vais tenter de joindre les autres loueurs pour voir s'ils en ont un bleu et..."
"Il suffit manant ! Tu as eu tout le temps nécessaire pour ce faire! Je m'en vais quitter ce lieu en une calèche digne de mon rang : à savoir un Discovery 4 V6 TDI loué chez SMH, je te donne deux jours pour trouver ce que je t'ai ordonné, quand tu l'as, tu me le fais porter à Maun en Botswana, si tu ne le trouves point, tu seras 1000 fois maudit, la peste étouffera ta progéniture et la lèpre te rongera lentement, ton nez tombera et tu seras encore plus laid que maintenant...si possible..."
"Maiiiiiiiis Maîîîîîîître je je..."
"Il suffit : j'ai dit et il en sera ainsi !"
La larve s'en va penaude, nous rejoignons Jakes de SMH pour prendre livraison du carrosse.
-
Ah oui, 2400 rd par jour, tout de même... 😮
Bon, en principe c'est le bubon qui paie, alors allons y ha ! ha !
Et on y va ! (ha, ha...😕)
-
Sauf que on part un peu tard , à 16 h 30, nous roulons sur la M1 de sinistre réputation : la consigne est claire, si quelqu'un vous fait signe de vous arrêter, vous ne vous arrêtez pas, si quelqu'un est mourant ensanglanté éviscéré membre amputé au bord de la route, vous ne vous arrêtez pas (éventuellement, vous pouvez rouler dessus pour l'achever mais en faisant attention de ne pas abîmer la voiture), si une voiture avec gyrophare vous fait signe de vous arrêter, vous ne vous arrêtez pas : vous conduisez jusqu'au prochain poste de police et vous vous arrêtez seulement là...
Diable !
-
C'est un peu excessif tout de même cette histoire de blessé...
-
Nous roulons sur la M1, guettant les gyrophares, (nous en verrons bien 2 ou 3 mais ils ne tenteront pas de nous intercepter) et redoutant de tomber sur un blessé en bord de route (ça risquait de me faire mal au serment d'Hippocrate cette histoire là...).
Bientôt, le crépuscule, je cherche sur la manette à gauche du volant à allumer mes codes, pas moyen, il y a bien le clignotant, les pleins phares, mais pas de codes...ils doivent s'allumer tout seuls.
La nuit tombe, il y a bien un éclairage à l'avant, mais il est assez lamentable, j'ai bien peur que ce ne soient que les LED, Sabine cherche dans le manuel (RTFM comme on dit...), mais c'est une photocopie en noir et blanc sur laquelle les photos sont mal passées).
Pour couronner le tout, pas de parking ! Il nous faudra rouler 15 km de plus en veilleuses avant d'en trouver un, ce n'est qu'une fois arrêté que je trouverai le bouton d'allumage des phares qui se trouve sur le tableau de bord, mais à droite...
Promis, la prochaine fois je regarde avant de démarrer...😊
Nous repartons non sans nous être sustentés dans l'abominable fast food qui a eu l'abominable idée de s'installer là, juste à l'abominable endroit où nous avons décidé de nous arrêter.
Oh que c'est vil !
Oh que c'est pas bon !
Mais oh que c'est pas cher...
Et puis, y'a des frites.Bientôt l'ordinateur de bord nous recommande de sortir sur la R33 vers Modimolle, discipliné, j'obtempère. Je regrette un peu car la route est tout de même bien moins large, mais ceci dit, assez peu fréquentée et les camions ne sont pas difficile à doubler. pourtant, plus nous nous rapprochons de la frontière, plus ça devient désertique, de moins en moins de présence humaine et surtout, de plus en plus de bestioles en bord de route : de petites antilopes type steenbok, et bientôt des impalas et des koudous ! Nous sommes des stressés du koudous puisque le 4x4 qui nous était destiné aurait été détruit lors du contact avec un koudou ( lire la vérité sur la livraison du 4x4) , la fatigue aidant, les conversations s'en ressentent : "Gaffe! a koudou là!" "A koudou où?" "Bah là l'koudou, là agad' !" "Ah bah l'a pas vu l'koudou..." " Ah ben'aut'koudou là" "Où k'est l'koudou?" "Là ! 'Cor un aut'!" ... Fort heureusement nous approchons de Martin drift et ce dialogue lamentable va prendre fin, nous appelons le gérant du Bua nnete lodge, il va nous attendre au prochain carrefour, nous l'y rejoignons vers 23 h.
Gerald est une crème, il nous attendait la veille, j'avais adressé un mail, via safarinow puisqu'on ne peut pas régler en direct et que nous n'avons pas son adresse email, mais il ne l'a jamais reçu. Le personnel est donc venu la veille pour rien et il n'a pas réussi à les faire revenir aujourd'hui puisqu'il a été prévenu trop tard : il est désolé. Il nous montre l'accès aux cuisines nous donnant carte blanche, il suffit de se servir, bières sodas à volonté et bouffe autant que nous pourrons nous en préparer, ce soir comme demain matin. Gerald est large d'épaules et franchement bedonnant , son visage hâlé fait ressortir les yeux verts sous les cheveux bruns, un sourire permanent affiché et un bon gros rire qui ponctue chacune de ses sorties. Un garçon sympathique.
(photo internet)
Le lodge est vraiment bien et les photos exposées sur le site safarinow ne lui rendent pas justice, la chambre familiale est un petit chalet très lumineux, vaste avec une salle de bain très agréable, un très bon rapport qualité prix.
Le petit dej se fera entre nous à regarder les antilopes, les autruches et les pintades au point d'eau, à 8h, nous partons vers la frontière.
-
Un poste frontière, c'est un endroit qui en dit souvent long sur ce qui vous attend par la suite, état des locaux, complexité des procédures, froideur de l'accueil.
La sortie sud africaine passe sans problème, les papiers sont bien en règle pour notre mineure de fille, ceux de la voiture aussi.
Nous attaquons la partie botswanaise et tombons sur une douanière fort souriante, bien en chair, les cheveux défrisés et une large sourire aux dents éclatantes affiché en permanence.
Elle compulse nos passeports les uns après les autres, nous les rend avec une brochure magnifique du Botswana et conclut : " puis-je vous poser une question ? "
"oui, bien sûr"
"Pouvez vous me dire pourquoi les français sont toujours d'aussi beautifull people ?"...Là je suis un peu estomaqué...elle me drague ou quoi ?
Face à mon air ahuri qui lui permet sans doute aussi de constater que c'est un éclairage avantageux qui nous aura fait paraître si lumineux, elle éclate de rire et nous souhaite la bienvenue dans son pays.
Quelle belle entrée en matière ! 😎
Je passe au guichet suivant pour payer la taxe du véhicule, derrière la vitre s'abrite ma future victime : petite, sèche comme un coup de trique, les cheveux ramassés en un chignon trop strict, une proie facile... le regard lointain de l'aventurier aux joues creuses et un sourire énigmatique en coin je dépose sur le coin du guichet un " hello" suave et torride à la fois : elle va fondre, c'est sûr !
Délaissant le sourire, le hello et le regard de braise, elle attrape les papiers du véhicule, tamponne 2 ou 3 trucs et me tend un formulaire m'indiquant du doigt une suite de chiffre qui ne sont manifestement pas son numéro de téléphone mais bel et bien une somme à verser sans attendre.
Je paye : même pas un regard de la part de la goujate !
Je m'éloigne accablé par l'évidence, les "beautifull people" désignaient mon épouse et ma progéniture ! A la limite, je gâche un peu le tableau. Dévasté par cette révélation, je m'installe au volant, blessé mais digne...
"ben tu dis plus rien papa ?"
"TA GUEULE !"
-
Nous filons vers Serowe, pour détendre l'atmosphère, Fanny nous fait une analyse topographique succincte du pays : " c'est plat...mis à part les montagnes, c'est plat..."
Voilà qui résume assez bien le paysage...
-
Nous atteignons Serowe et entreprenons les premières courses, le supermarché est fort bien achalandé ainsi que le magasin d'alcool juste à la sortie, par contre, la station service n'a plus de diesel. nous en trouverons dans la station suivante.
Un homme nous aborde, il porte son âge comme un fardeau et nous demande dans quelle direction nous allons, je lui indique Maun et lui propose de le déposer s'il va dans cette direction, il va dans l'autre sens et nous demande si nous ne pourrions pas lui donner la somme nécessaire pour payer un automobiliste qui le conduirait à bon port.
Nous pourrions, mais ne donnons pas, il n'est pas fâché pour autant.
-
La route est définitivement plate, les paysages des pans apparaissent, déroulent leur tapis blanc où s'agitent de petites tornades de poussière, quelques ruminants errent ici et là, on se demande bien ce qu'ils espèrent trouver sur cette banquise salée et aride ?
Nous approchons de la Boteti puis la longeons sans la voir, un éléphant nous rappellera que l'eau n'est pas si loin, nous le saluons, normal : c'est le premier et lui promettons de revenir le voir, il nous salue de la trompe et retourne à son ouvrage de destruction.
Pauvre acacia, il a peut-être cru que notre présence allait lui permettre d'échapper à ce triste sort.
-
De bourricot en troupeau de vache nous continuons de dérouler l'asphalte, de longues et interminables lignes droites agrémentées de bétail, parfois une autruche ou un chien qui se jette sous vos roues.
-
La nuit va bientôt tomber, nous arrivons dans les faubourgs de Maun, ça déambule dur sur le bord de la route, gens, chiens, vaches, cochons, bourricots.
Nous nous égarons un peu, ça m'apprendra à suivre T4A en ville, ça s'arrange en laissant le gps de la voiture faire le boulot, bientôt nous nous garons sur le parking défoncé de Okavongo River Lodge.(Suite p 1 post 16)
Hello à tous,
Je viens vous demander quelques conseils aujourd'hui car je n'ai pas de connexion internet en ce moment alors c'est compliqué de passer du temps à chercher des infos juste sur le téléphone!
Nous sommes partis en Namibie il y a quelques mois et avons tellement aimé que nous avons envie de repartir dans ce coin là du monde! Nous projetons de partir deux semaines en Afrique du Sud au mois de mai, donc dans un mois, si possible en 4x4 avec tente sur le toit, et toujours avec un petit budget. Je serai enceinte de 4 mois à ce moment là..ce qui nous empêche donc la visite du Kruger et l'est du pays à cause du palu.
Auriez-vous une idée d'itinéraire que nous pourrions réaliser? évidemment, l'idée n'est pas de faire 10h de voiture par jour. Nous arriverions et repartirions de Johannesbourg...
En regardant assez rapidement, j'avais pensé au parc national de Mokala, puis au KTP mais évidemment il n'y a quasiment plus de place: la seule possibilité que nous aurions serait de faire une nuit à Twee Rivieren, une nuit à Nossob, et re une nuit à Twee Rivieren. Je n'ai pas regardé les camps côté Bostwanais car je crois qu'on ne peut pas voir les dispos en ligne?
Si on ne va pas au KTP, vers quelle région se tourner? Côte Sud? plage?
Si quelqu'un peut m'aiguiller un peu sur un itinéraire facile et agréable...cela m'aiderait beaucoup à orienter mes recherches!
Merciii!
Je viens vous demander quelques conseils aujourd'hui car je n'ai pas de connexion internet en ce moment alors c'est compliqué de passer du temps à chercher des infos juste sur le téléphone!
Nous sommes partis en Namibie il y a quelques mois et avons tellement aimé que nous avons envie de repartir dans ce coin là du monde! Nous projetons de partir deux semaines en Afrique du Sud au mois de mai, donc dans un mois, si possible en 4x4 avec tente sur le toit, et toujours avec un petit budget. Je serai enceinte de 4 mois à ce moment là..ce qui nous empêche donc la visite du Kruger et l'est du pays à cause du palu.
Auriez-vous une idée d'itinéraire que nous pourrions réaliser? évidemment, l'idée n'est pas de faire 10h de voiture par jour. Nous arriverions et repartirions de Johannesbourg...
En regardant assez rapidement, j'avais pensé au parc national de Mokala, puis au KTP mais évidemment il n'y a quasiment plus de place: la seule possibilité que nous aurions serait de faire une nuit à Twee Rivieren, une nuit à Nossob, et re une nuit à Twee Rivieren. Je n'ai pas regardé les camps côté Bostwanais car je crois qu'on ne peut pas voir les dispos en ligne?
Si on ne va pas au KTP, vers quelle région se tourner? Côte Sud? plage?
Si quelqu'un peut m'aiguiller un peu sur un itinéraire facile et agréable...cela m'aiderait beaucoup à orienter mes recherches!
Merciii!
Bonjour,
Préparant un voyage à vélo depuis la France vers l'est et n'envisageant pas revenir, je me pause de plus en plus la question de l'Afrique, qui se présente finalement comme une évidence.
Depuis la France, en passant par l'Espagne je pourrais rejoindre le Maroc. Je m'imagine un trajet qui me plaît bien, Maroc - Mauritanie - Sénégal - Guinée (je ne trouve pas de documentation récente) - Liberia - Côté d'Ivoire - Ghana - Togo - Bénin - bateau jusqu'au Cameroun puisqu'il est fortement déconseillé d'aller au Nigéria - continuer depuis le Cameroun jusqu'au Gabon, puis République du Congo - là je dois passer par la République Démocratique du Congo, qui semble être une zone à risque... puis Angola - Namibie - Afrique du sud - Botswana - Zimbabwe - Zambie - Malawi - Mozambique - Madagascar - Tanzanie - Kenya et là...soit je fais demi-tour, soit je prends un avion puisque tout ce qui suit semble être en guerre.
Qu'en pensez vous ? les zones qui me semblent être risquées le sont elles vraiment ? les zones qui me semblent correctes le sont elles également ?
Des conseils particuliers pour l'Afrique ?
Merci !!
Préparant un voyage à vélo depuis la France vers l'est et n'envisageant pas revenir, je me pause de plus en plus la question de l'Afrique, qui se présente finalement comme une évidence.
Depuis la France, en passant par l'Espagne je pourrais rejoindre le Maroc. Je m'imagine un trajet qui me plaît bien, Maroc - Mauritanie - Sénégal - Guinée (je ne trouve pas de documentation récente) - Liberia - Côté d'Ivoire - Ghana - Togo - Bénin - bateau jusqu'au Cameroun puisqu'il est fortement déconseillé d'aller au Nigéria - continuer depuis le Cameroun jusqu'au Gabon, puis République du Congo - là je dois passer par la République Démocratique du Congo, qui semble être une zone à risque... puis Angola - Namibie - Afrique du sud - Botswana - Zimbabwe - Zambie - Malawi - Mozambique - Madagascar - Tanzanie - Kenya et là...soit je fais demi-tour, soit je prends un avion puisque tout ce qui suit semble être en guerre.
Qu'en pensez vous ? les zones qui me semblent être risquées le sont elles vraiment ? les zones qui me semblent correctes le sont elles également ?
Des conseils particuliers pour l'Afrique ?
Merci !!
Bonjour à toutes et tous,
Après plusieurs mois de travail et tergiversations, voici notre itinéraire de 6 semaines cet été dans l'ouest Américain. La voiture, une SUV mid-size et les hébergements sont réservés. J'y ai ajouté les randonnées en italiques. Aussi, n'hésitez pas à y apporter des conseils , surtout concernant celles-ci. J'imagine bien qu'il y a quelques trucs à améliorer. On a toujours cette hésitation du 23 juillet à savoir rester 1 jour de plus à Old Faithful lodge ou bien faire une randonnée de 2 jours dans le Gd Teton avec bivouac qu'il faudra réserver. Pour le reste du programme c'est à peu près ceci dans les grandes lignes. 🙂
10 juillet : arrivée Seattle en fin de matinée. Récupération de la voiture. Route jusqu’à Ashford. Nuit Gateway Inn 11 Mt Rainier. Courte randonnée secteur Paradise. Route jusqu’à Spokane. Nuit Econo Lodge 12 Route jusqu’au Glacier NP . Nuit au Lake Mac Donald Motel 13Glacier NP . Going to the sun road . Hidden lake overlook. Sun point. Nuit Swiftcurrent 14 Glacier NP . Randonnée secteur Many Glaciers. Grinnel Glacier Nuit Swiftcurrent 15 Glacier NP Randonnée secteur Many Glaciers. Iceberg lake Nuit Swiftcurrent 16 Secteur 2 medicines. Courte randonnée Route jusqu’à Helena. Nuit à Helena . Quality Inn 17 Route jusqu’à Cody. Visite musée ou Old Trail Town, voire les 2 ???. Nuit au Wigham hotel 18 Bear Tooth road. Randonnée Mt Washburn . Nuit à Yellowstone Lake village 19 Viste secteur Canyon . South rim trail+North Rim Nuit àYellowstone Lake village 20 Route vers secteur Mammoth. Nuit à Mammoth 21 Route jusqu’à Old Faithful. Visites . Nuit à Old Faithful Snow Lodge 22 Visites . Nuit Old Faithful Snow Lodge 23 Visites et nuit à Old Faithful Snow Lodge OU Checking out tôt le matin pour Gd Teton avec randonnée Paintbrush/Canyon. bivouac 24 Route vers Jenny Lake (si pas vu la veille) , puis Taggart Lake .Gd Teton. Nuit au Virginia Lodge. 25 Route vers Vernal. Flamming gorges. Nuit Vernal . Sage Motel 26 route jusqu’à Moab. Dinosaur NP ? Nuit à Moab Super 8 27 Arches . Nuit à Moab 28 Canyonlands . Nuit à Moab 29 Canyonlands . nuit à Moab 30 Route jusqu’à Natural bridges puis Monument valley. Nuit The View 31 Scenic road 24 . The Goblins. Capitol reef (panorama point +Sunset ) Nuit à Torrey. Days Inn 1er août Scenic road 12. AR Burr trail road jusqu’à Long Canyon. AR Hole in the rock road jusqu’à Devils’ gardens . Kodachrome (Sunset) Nuit au Bryce View Lodge 2 Bryce . Peek a Boo .Najaro loop . Nuit Bryce View lodge 3 Willis creek . red canyon . Nuit Springdale au Quality Inn
4 Randonnée The Narrows. Nuit Springdale Quality Inn 5 Angel’s landing trail. Route page. Toadstool Hoodoos .Nuit à Page Travelodge 6 Matin lower Antilope Canyon. Après-midi lac et bateau. Nuit à Page Travelodge 7 Horseshoe bend. Desert view drive . Nuit à Gd Canyon. Bright Angel Logde 8 Gd Canyon. Randonnée jusqu'à Indian’s gardens. Fin d’après-midi vistes des points de vue 9 Route jusqu’à LV. Nuit Tuscany suites and Casino 10 Death valley . Nuit à stovepipe Well 11 Alabama Hills . Mono Lake . Nuit au Virginia Creek Settlement 12 Visite de Bodie . Entrée Yosemite. Petite randonnée : Dog Lake ou Elizabeth’s Lake Nuit aux Tuolomnne Meadows. 13 Tioga road. Randonnée Clouds’ rest . Nuit à Yosemite at the falls 14 Panorama trail . Nuit àYosemite at the falls 15 Route jusqu’à San simeon . Sands by the Sea Motel 16 Route le long de la côte par Big Sur Pfeiffer park . Nuit à SF Greenwich Motel (pas terrible apparemment. Espérons qu'on "survivra" !)
17 Visite de SF 18 Visite de SF 19 SF puis nuit Comfort inn suites près aéroport SF 20 Retour France
Après plusieurs mois de travail et tergiversations, voici notre itinéraire de 6 semaines cet été dans l'ouest Américain. La voiture, une SUV mid-size et les hébergements sont réservés. J'y ai ajouté les randonnées en italiques. Aussi, n'hésitez pas à y apporter des conseils , surtout concernant celles-ci. J'imagine bien qu'il y a quelques trucs à améliorer. On a toujours cette hésitation du 23 juillet à savoir rester 1 jour de plus à Old Faithful lodge ou bien faire une randonnée de 2 jours dans le Gd Teton avec bivouac qu'il faudra réserver. Pour le reste du programme c'est à peu près ceci dans les grandes lignes. 🙂
10 juillet : arrivée Seattle en fin de matinée. Récupération de la voiture. Route jusqu’à Ashford. Nuit Gateway Inn 11 Mt Rainier. Courte randonnée secteur Paradise. Route jusqu’à Spokane. Nuit Econo Lodge 12 Route jusqu’au Glacier NP . Nuit au Lake Mac Donald Motel 13Glacier NP . Going to the sun road . Hidden lake overlook. Sun point. Nuit Swiftcurrent 14 Glacier NP . Randonnée secteur Many Glaciers. Grinnel Glacier Nuit Swiftcurrent 15 Glacier NP Randonnée secteur Many Glaciers. Iceberg lake Nuit Swiftcurrent 16 Secteur 2 medicines. Courte randonnée Route jusqu’à Helena. Nuit à Helena . Quality Inn 17 Route jusqu’à Cody. Visite musée ou Old Trail Town, voire les 2 ???. Nuit au Wigham hotel 18 Bear Tooth road. Randonnée Mt Washburn . Nuit à Yellowstone Lake village 19 Viste secteur Canyon . South rim trail+North Rim Nuit àYellowstone Lake village 20 Route vers secteur Mammoth. Nuit à Mammoth 21 Route jusqu’à Old Faithful. Visites . Nuit à Old Faithful Snow Lodge 22 Visites . Nuit Old Faithful Snow Lodge 23 Visites et nuit à Old Faithful Snow Lodge OU Checking out tôt le matin pour Gd Teton avec randonnée Paintbrush/Canyon. bivouac 24 Route vers Jenny Lake (si pas vu la veille) , puis Taggart Lake .Gd Teton. Nuit au Virginia Lodge. 25 Route vers Vernal. Flamming gorges. Nuit Vernal . Sage Motel 26 route jusqu’à Moab. Dinosaur NP ? Nuit à Moab Super 8 27 Arches . Nuit à Moab 28 Canyonlands . Nuit à Moab 29 Canyonlands . nuit à Moab 30 Route jusqu’à Natural bridges puis Monument valley. Nuit The View 31 Scenic road 24 . The Goblins. Capitol reef (panorama point +Sunset ) Nuit à Torrey. Days Inn 1er août Scenic road 12. AR Burr trail road jusqu’à Long Canyon. AR Hole in the rock road jusqu’à Devils’ gardens . Kodachrome (Sunset) Nuit au Bryce View Lodge 2 Bryce . Peek a Boo .Najaro loop . Nuit Bryce View lodge 3 Willis creek . red canyon . Nuit Springdale au Quality Inn
4 Randonnée The Narrows. Nuit Springdale Quality Inn 5 Angel’s landing trail. Route page. Toadstool Hoodoos .Nuit à Page Travelodge 6 Matin lower Antilope Canyon. Après-midi lac et bateau. Nuit à Page Travelodge 7 Horseshoe bend. Desert view drive . Nuit à Gd Canyon. Bright Angel Logde 8 Gd Canyon. Randonnée jusqu'à Indian’s gardens. Fin d’après-midi vistes des points de vue 9 Route jusqu’à LV. Nuit Tuscany suites and Casino 10 Death valley . Nuit à stovepipe Well 11 Alabama Hills . Mono Lake . Nuit au Virginia Creek Settlement 12 Visite de Bodie . Entrée Yosemite. Petite randonnée : Dog Lake ou Elizabeth’s Lake Nuit aux Tuolomnne Meadows. 13 Tioga road. Randonnée Clouds’ rest . Nuit à Yosemite at the falls 14 Panorama trail . Nuit àYosemite at the falls 15 Route jusqu’à San simeon . Sands by the Sea Motel 16 Route le long de la côte par Big Sur Pfeiffer park . Nuit à SF Greenwich Motel (pas terrible apparemment. Espérons qu'on "survivra" !)
17 Visite de SF 18 Visite de SF 19 SF puis nuit Comfort inn suites près aéroport SF 20 Retour France
Notre premier voyage en Afrique du Sud avait été parfait, le plus beau souvenir de vacances pour quasiment tout le monde ! En 4 semaines, nous avions visité Cape Town, longé la côte jusqu’à Addo Elephant NP, et enchaîné ensuite par la boucle classique des Must : Golden Gate NP, Royal Natal, St Lucia, Hluhluwe, Swaziland, Kruger et région du Blyde River Canyon.
Quand la famille m’a demandé de leur préparer un nouveau voyage-safari, j’ai décidé d’orienter le parcours sur le Lesotho, Drakensberg Sud et Kruger.
A l’origine, 9 jours étaient programmés au Lesotho en plein hiver, mais sur conseil avisé de Voyajou, nous raccourcissons de 3 jours notre séjour au Lesotho, libérant ainsi du temps pour aller au Mapungubwe NP après la traversée complète du Kruger.
Je renouvelle mes remerciements chaleureux aux tauliers de la section VF Afrique australe qui se reconnaîtront, et qui aident les petits nouveaux à construire leur parcours. Sans votre générosité, votre patience et les multiples heures passées à prodiguer vos conseil avisés et partager votre expérience, nos voyages n'auraient pas la même saveur.
Programme finalisé du 13/07/2019 au 03/08/2019 - J1 : JNB – Clarens - J2 : Randonnée Sentinel Peak, la revanche, puis entrée au Lesotho - J3-8 : Lesotho - J9-11 : Drakensberg Sud - J13-18 : Traversée Kruger - J19-21 : Mapungubwe NP
C’est la première fois que je n’ai pas réussi à préparer de programme précis au Lesotho, faute de documentation. Je pense alors régulièrement à une remarque de Voyajou qui, un jour, a écrit que le Lesotho ne se visite pas, mais se vit...
C’est aussi la première fois que je n’arrive pas à me satisfaire totalement d’un programme avant le départ. Et pour cause : en 2016, on avait fait un parcours très diversifié en alternant réserves animalières, montagne et même océan, mais cette année, pas moyen de refaire pareil.
On sait donc que la première moitié sera exclusivement consacrée à la montagne et aux randonnées, et la seconde sera passée essentiellement le cul posé sur un siège de 4x4., avec le risque que tout le monde finisse par se lasser de 8 jours de safari non-stop. Un comble... J’ai fait part à plusieurs reprises de mes doutes au reste de la famille, mais ils ont de suite balayé mes incertitudes, arrivant à me convaincre que le voyage ne serait pas loin d’égaler le premier. C’est donc parti pour le récit de notre périple de 3 semaines.
Avant toute chose, je tiens à m’adresser à la future copine de mon fils Maxime : Toi qui le connais suffisamment pour qu’il te fasse lire le récit de ses voyages de jeunesse avec ses vieux, Quand il te racontera, très convaincant, qu’il est allé faire du surf sur les plages infestées de grands requins blancs au large de Durban, qu’il a été mordu par un de ces squales, qu’il a réussi à lui crever les yeux grâce à un poignard scotché sur sa planche, qu’il a été opéré en urgence pour se faire rafistoler la jambe qu’il te montrera sa magnifique cicatrice de 30 points de suture pour témoigner de son acte de bravoure je veux juste que tu saches que : certes, il a bien été opéré 4 fois en 7 semaines, certes, il a bien été transfusé et rafistolé comme sur la photo, mais que, contrairement à ce qu’il t’a vendu, ce n’est pas un requin qui est en cause, mais un petit staphylocoque doré particulièrement coriace, accompagné de champignons : deux saloperies attrapées dans une piscine à Shingwedzi ou à Leokwe Camp, qui sont passées à travers une croûte au genou et se sont propagées à travers toute la jambe avant d’être finalement stoppées juste à temps. Il aura bien morflé durant plus de 2 mois, mais a su remonter la pente grâce à force et persévérance.
Ce carnet servira avant tout à nous souvenir, non pas des événements post-voyage, mais du voyage lui-même qui, trois mois plus tard, nous semble déjà si loin...
Pour commencer, dix images qu'on retiendra de notre périple :
Partie LESOTHO Balade à cheval dans des décors époustouflants

Habitat traditionnel : si tu aimes l'"authentique", tu seras servi ! (même si ce mot n'a pas vraiment de sens)

Des montagnes, des montagnes et encore des montagnes, mais on ne s'en lasse pas. Mais si vous voulez les voir vertes, faudra revenir à une autre saison que nous !

Les moutons qui contribuent avec les ânes, chèvres, bovins et le maïs, à une part importante des revenus de la population

Et enfin les enfants, omniprésents dans les campagnes, et qui représentent l'avenir de ce pays parmi les plus pauvres de la planète, ravagé actuellement par une épidémie de sida qui a fait chuter l'espérance de vie de 60 à 36 ans en l'espace de 15 ans

Partie AFRIQUE DU SUD Panoramas du Drakensberg
Scène de vie quotidienne au Kruger

Observation de gros chats
Baobabs, présents en nombre dans le Nord du Kruger et au Mapungubwe NP

Enfin des instants rares et précieux qui justifient à eux seuls un voyage en Afrique australe et resteront gravés à jamais dans nos mémoires (nous nous sommes d'abord demandés ce que venait faire ce troupeau de 80 éléphants au milieu de notre camp...)

Quand la famille m’a demandé de leur préparer un nouveau voyage-safari, j’ai décidé d’orienter le parcours sur le Lesotho, Drakensberg Sud et Kruger.
A l’origine, 9 jours étaient programmés au Lesotho en plein hiver, mais sur conseil avisé de Voyajou, nous raccourcissons de 3 jours notre séjour au Lesotho, libérant ainsi du temps pour aller au Mapungubwe NP après la traversée complète du Kruger.
Je renouvelle mes remerciements chaleureux aux tauliers de la section VF Afrique australe qui se reconnaîtront, et qui aident les petits nouveaux à construire leur parcours. Sans votre générosité, votre patience et les multiples heures passées à prodiguer vos conseil avisés et partager votre expérience, nos voyages n'auraient pas la même saveur.
Programme finalisé du 13/07/2019 au 03/08/2019 - J1 : JNB – Clarens - J2 : Randonnée Sentinel Peak, la revanche, puis entrée au Lesotho - J3-8 : Lesotho - J9-11 : Drakensberg Sud - J13-18 : Traversée Kruger - J19-21 : Mapungubwe NP
C’est la première fois que je n’ai pas réussi à préparer de programme précis au Lesotho, faute de documentation. Je pense alors régulièrement à une remarque de Voyajou qui, un jour, a écrit que le Lesotho ne se visite pas, mais se vit...
C’est aussi la première fois que je n’arrive pas à me satisfaire totalement d’un programme avant le départ. Et pour cause : en 2016, on avait fait un parcours très diversifié en alternant réserves animalières, montagne et même océan, mais cette année, pas moyen de refaire pareil.
On sait donc que la première moitié sera exclusivement consacrée à la montagne et aux randonnées, et la seconde sera passée essentiellement le cul posé sur un siège de 4x4., avec le risque que tout le monde finisse par se lasser de 8 jours de safari non-stop. Un comble... J’ai fait part à plusieurs reprises de mes doutes au reste de la famille, mais ils ont de suite balayé mes incertitudes, arrivant à me convaincre que le voyage ne serait pas loin d’égaler le premier. C’est donc parti pour le récit de notre périple de 3 semaines.
Avant toute chose, je tiens à m’adresser à la future copine de mon fils Maxime : Toi qui le connais suffisamment pour qu’il te fasse lire le récit de ses voyages de jeunesse avec ses vieux, Quand il te racontera, très convaincant, qu’il est allé faire du surf sur les plages infestées de grands requins blancs au large de Durban, qu’il a été mordu par un de ces squales, qu’il a réussi à lui crever les yeux grâce à un poignard scotché sur sa planche, qu’il a été opéré en urgence pour se faire rafistoler la jambe qu’il te montrera sa magnifique cicatrice de 30 points de suture pour témoigner de son acte de bravoure je veux juste que tu saches que : certes, il a bien été opéré 4 fois en 7 semaines, certes, il a bien été transfusé et rafistolé comme sur la photo, mais que, contrairement à ce qu’il t’a vendu, ce n’est pas un requin qui est en cause, mais un petit staphylocoque doré particulièrement coriace, accompagné de champignons : deux saloperies attrapées dans une piscine à Shingwedzi ou à Leokwe Camp, qui sont passées à travers une croûte au genou et se sont propagées à travers toute la jambe avant d’être finalement stoppées juste à temps. Il aura bien morflé durant plus de 2 mois, mais a su remonter la pente grâce à force et persévérance.
Ce carnet servira avant tout à nous souvenir, non pas des événements post-voyage, mais du voyage lui-même qui, trois mois plus tard, nous semble déjà si loin...
Pour commencer, dix images qu'on retiendra de notre périple :
Partie LESOTHO Balade à cheval dans des décors époustouflants

Habitat traditionnel : si tu aimes l'"authentique", tu seras servi ! (même si ce mot n'a pas vraiment de sens)

Des montagnes, des montagnes et encore des montagnes, mais on ne s'en lasse pas. Mais si vous voulez les voir vertes, faudra revenir à une autre saison que nous !

Les moutons qui contribuent avec les ânes, chèvres, bovins et le maïs, à une part importante des revenus de la population

Et enfin les enfants, omniprésents dans les campagnes, et qui représentent l'avenir de ce pays parmi les plus pauvres de la planète, ravagé actuellement par une épidémie de sida qui a fait chuter l'espérance de vie de 60 à 36 ans en l'espace de 15 ans

Partie AFRIQUE DU SUD Panoramas du Drakensberg
Scène de vie quotidienne au Kruger
Observation de gros chats
Baobabs, présents en nombre dans le Nord du Kruger et au Mapungubwe NP
Enfin des instants rares et précieux qui justifient à eux seuls un voyage en Afrique australe et resteront gravés à jamais dans nos mémoires (nous nous sommes d'abord demandés ce que venait faire ce troupeau de 80 éléphants au milieu de notre camp...)

Bonsoir,
première discussion sur VF.
Nous avons le projet en juillet et aout 2011 de voyager en Namibie et au Botswana et ce sera notre première expérience de l'Afrique noire.
une première question : nous avons toujours fait du camping "sauvage" dans tous nos voyages : est ce possible dans ces 2 pays ? ou faut il absolument se limter aux campings et autres logements "officiels" ?
nous cherchons également des compagnons pour ce voyage : le premier mois, nous aurons avec nous 2 enfants de 13 ans et le 2ème nous ne serons que nous 2. des amateurs ?
a vous lire.
bonjour,
je suis actulement en pleine preparation du voyage de 4 mois en afrique (fevr a mai) en voiture. je comptais y inclure ces deux pays mais en faisant des recherche des circuits proposes en afrique australe et de l est , ces pays ne sont pas representes. Qu en est il de l actualite politique la bas? je crois qu il y a des elections en ce moment au mozambique? Est il dangereux d y aller? Est ce deconseilles. Le voyage serait a peu pres partir en afrique du sud et remonter jusqu au kenya. le tout en voiture (4x4?) achete en afrique du sud. Faisable? quelle genre de voiture? pour le logement que conseillez vous (tentes? hotels?). merci
Bonjour tout le monde!
Alors voila le soushi:
Nous sommes 2 jeunes gens qui veulent partir au Maroc pour environ 2 semaines! Nous partons en voiture afin de visiter pas mal de régions comme Marrakech, Essaouira, Fès, Agadir...
Nous prévoyons de dormir sur les toits et térasses des hotels (donc environ 1, 50 euros par nuit et par pers), nous aimerions savoir environs avec quel budget il faut partir pour etre tranquil et profiter de quelques activités sur place!!!
Merci de vos futures réponses
Julie et Jof :)
Merci de vos futures réponses
Julie et Jof :)
Bonjour,
Nous préparons un voyage en famille d'une ou deux années qui devrait nous mener sur les routes de l'Orient. Pour l'instant nous sommes 3 (couple et un enfant) peut-être 4 au moment du départ.
Nous sommes à la recherche de notre maison ambulante pour ce voyage au long cours. Nos priorités : véhicule 4X4, passe partout, pièces trouvables partout, peu de mécanique. Après avoir parcouru les différents posts et forums des uns et des autres, nous n'arrivons toujours pas à nous décider. Pour info, notre budget ne dépasse pas les 20000 euros.
Notre choix se porterait soit sur :un 4X4 type land rover defender 110 ou 130 avec cellule. Mais vu notre budget... avec une tente de toit, mais cela nous semble vraiment inconfortable... un fourgon 4X4 aménagé (Renault : B90 ou B110, TP3, mercedes 310, Vw)
Mais difficile d'orienter nos choix. Quelques questions restent en suspens : pour un voyage de ce type, un véhicule diesel est-il une nécessité ou une essence fait-elle l'affaire ? un 4X4 avec cellule est-il vraiment affaibli question franchissement ? les B90 et B110 passent-ils partout ? leur hauteur ne les pénalise pas au niveau de la legislation ? les cellules adaptables sur 4X4 ont-elles un espace trop réduit pour une petite famille ? au vu de notre budget, vers quel véhicule devrions-nous nous orienter ? le TP3 est-il trop "vieux" pour entreprendre ce type de voyage ?
Bref, nous faisons appel à vos expériences de voyageurs et de conducteurs 4X4 chevronnés pour nous éclairer un peu....
Nous préparons un voyage en famille d'une ou deux années qui devrait nous mener sur les routes de l'Orient. Pour l'instant nous sommes 3 (couple et un enfant) peut-être 4 au moment du départ.
Nous sommes à la recherche de notre maison ambulante pour ce voyage au long cours. Nos priorités : véhicule 4X4, passe partout, pièces trouvables partout, peu de mécanique. Après avoir parcouru les différents posts et forums des uns et des autres, nous n'arrivons toujours pas à nous décider. Pour info, notre budget ne dépasse pas les 20000 euros.
Notre choix se porterait soit sur :un 4X4 type land rover defender 110 ou 130 avec cellule. Mais vu notre budget... avec une tente de toit, mais cela nous semble vraiment inconfortable... un fourgon 4X4 aménagé (Renault : B90 ou B110, TP3, mercedes 310, Vw)
Mais difficile d'orienter nos choix. Quelques questions restent en suspens : pour un voyage de ce type, un véhicule diesel est-il une nécessité ou une essence fait-elle l'affaire ? un 4X4 avec cellule est-il vraiment affaibli question franchissement ? les B90 et B110 passent-ils partout ? leur hauteur ne les pénalise pas au niveau de la legislation ? les cellules adaptables sur 4X4 ont-elles un espace trop réduit pour une petite famille ? au vu de notre budget, vers quel véhicule devrions-nous nous orienter ? le TP3 est-il trop "vieux" pour entreprendre ce type de voyage ?
Bref, nous faisons appel à vos expériences de voyageurs et de conducteurs 4X4 chevronnés pour nous éclairer un peu....
Bonjour
Nous voudrions partir fin aout début septembre pour un voyage de 2-3 semaines en Namibie. Je cherche à louer un camperbush ou un 4x4 avec tente sur le toit. J'ai l'impression qu'il y a beaucoup de loueurs. Je trouve des avis très différents sur ceux que j'ai identifié, le pire comme le meilleur donc je suis perdue.... Qui pourrait me conseiller une compagnie sérieuse à un prix raisonnable avec des conditions acceptables (une franchise ne me dérange pas mais il faut qu'elle soit raisonnable et concerne des éléments qui ne devraient pas s'abimer si on reste sérieux) Et qui vous aide en cas de pépin, j'ai lu que certaines ne prennent pas en compte le dépannage des crevaisons mais ça doit arriver, non?
Pouvez-vous me confirmer qu'il n'y a pas de souci en terme de sécurité (lié aux animaux et aux humains) pour l'option tente sur le toit?
merci par avance pour votre aide
Nous voudrions partir fin aout début septembre pour un voyage de 2-3 semaines en Namibie. Je cherche à louer un camperbush ou un 4x4 avec tente sur le toit. J'ai l'impression qu'il y a beaucoup de loueurs. Je trouve des avis très différents sur ceux que j'ai identifié, le pire comme le meilleur donc je suis perdue.... Qui pourrait me conseiller une compagnie sérieuse à un prix raisonnable avec des conditions acceptables (une franchise ne me dérange pas mais il faut qu'elle soit raisonnable et concerne des éléments qui ne devraient pas s'abimer si on reste sérieux) Et qui vous aide en cas de pépin, j'ai lu que certaines ne prennent pas en compte le dépannage des crevaisons mais ça doit arriver, non?
Pouvez-vous me confirmer qu'il n'y a pas de souci en terme de sécurité (lié aux animaux et aux humains) pour l'option tente sur le toit?
merci par avance pour votre aide
Rentrant d’Ethiopie, où je vais à peu près deux fois par an depuis six ans, je ne résiste pas à l’envie de partager mon enthousiasme.
D’abord, il faut savoir qu’il s’agit d’une « République Fédérale » et que ce nom n’est pas usurpé. En effet, ce sont des pays bien différents. En ne prenant que les quatre points cardinaux, on a :
LE NORD : le berceau du christianisme en Afrique. C’est le pays des monuments (églises enterrées de Lalibela, églises troglodytes vers Chelekot, monastères dans les îles du lac Tana, Axum la cité antique avec ses tombeaux, stèles, l’enceinte royale, Gondar avec le Campement Impérial) plus le Nil Bleu, les montagnes du Simien. Les amateurs d’histoire et de vieilles pierres se régaleront. Il faut ajouter les somptueuses fêtes de Noël et du Jour de l’An (calendrier julien) et, bien sûr, Timkat.
L’OUEST : Une nature exubérante, une succession de panorama superbes et, au bout du chemin, deux ethnies aux rites séculaires :les Nuer et les Anuak.
Installés vers Gog et le lac Tatta, les Anuak sont des agriculteurs sédentaires. Leurs villages sont disséminés dans la forêt. Passer d'un village à l'autre, sous des arbres immenses, découvrir leurs cases, leur mode de vie, est un réel plaisir. Un système de type féodal, toujours en vigueur, régit leur existence.
On découvre les Nuer dans les environs d’Itang. Ces hommes et femmes aux allures élancées sont immenses. Ils vivent dans des zones inondables et doivent donc déplacer leurs cases à chaque période de crues. Ils sont avant tout éleveurs, le soin qu'ils apportent aux troupeaux rythme leurs activités quotidiennes. Leurs traditions, leurs rites, dont celui de l'initiation des jeunes hommes, restent aussi vivants que ceux des Anuak.
Gambela sert de base pour partir à la découverte de ces peuples. Le retour par Bedele permet d'approcher la région de Kafa, ses plantations de café, ses forêts immenses puis, en passant par Jimma, de traverser le pays Gouragué.
L’EST : deux grandes directions : la dépression du Danakil (le site de Lucy) et Harar.
Aller vers le Danakil, c’est emprunter la très belle route Addis-Kombolcha. C’est ensuite bifurquer pour aller vers la Mer Rouge par une des routes les plus spectaculaires d’Ethiopie. C’est aussi visiter quelques marchés dont (le lundi) celui de Bati (41 km. de Kombolcha) le plus important d’Ethiopie après le « Merkato » d’Addis, lieu de rencontre des Afars, Oromos, Amaras, … C’est enfin le désert du Danakil et les fouilles de Hadar (3-4 millions d’années).
Sur le retour, en empruntant la route qui suit la vallée de l’Awash, on peut rejoindre la deuxième direction.
Allant vers Harar, on rencontre le parc national d’Awash, d’une superficie de 827 km.2, c’est le plus ancien et le mieux entretenu d’Ethiopie. Autrefois territoire de chasse de l’Empereur Hailé Sélassié, il abrite près de 50 espèces de mammifères (oryx, petits et grands koudou, bubales, gazelles…).
Puis la route d’Awash à Harar longe d’abord la voie de chemin de fer. A partir de Mieso, elle grimpe dans la montagne et suit pratiquement les crêtes, découvrant de magnifiques panoramas.
Flâner dans Harar, la quatrième ville sainte de l'Islam, c'est découvrir les maisons harari, leur cour intérieure, leur petit jardin et l'accueil de leurs habitants. Au détour d'une ruelle : la maison de Rimbaud, un peu plus loin : un marché très coloré et très achalandé. Cette ville mérite, à elle seule, quelques jours de visite.
Vous êtes dans le pays des Afars. Ils vivent dans une région désertique où la température peut atteindre 50 °. C’est l'un des déserts les plus inhospitaliers mais aussi des plus étranges : lacs saumâtres, eau sulfureuse, laves incandescentes, fumerolles, …
Dans cet environnement les Afars essaient de survivre avec leurs chameaux et leurs troupeaux, en perpétuelle recherche d'eau, de nourriture, de pâturages.
Tous se parent avec soin, les hommes portent le"gilé", impressionnant grand couteau courbe. Les femmes portent des coiffures complexes, tressées et décorées de perles multicolores ainsi que des vêtements chamarrés.
LE SUD : coupé en deux par la vallée du Rift, la région des grands lacs.
A l’est, touchant la Somalie, au sud d’Harar, l’Ogaden ressemble à l’image que certains ont de l’Ethiopie : un désert, le pays des grandes famines.
Mais entre cette région et le Rift, la route qui va vers le Kenya traverse la partie probablement la plus riche d’Ethiopie. En passant et selon la saison, on peut y acheter à peu près tous les fruits locaux (ananas, mangues, papayes, bananes, pastèques, …), des légumes et, bien entendu le célèbre café de Sidamo (origine du Moka).
A environ 150 km., entre la route principale et l’Ogaden, les montagnes de Bale sont le paradis des ornithologues. On y trouve des centaines d’espèces différentes dont certaines n’existent nulle part ailleurs.
A l’ouest, c’est principalement la vallée de l’Omo, qui alimente le lac Turkana. Christian Bader, dans « Les Guerriers nus », donne une bonne idée de cette région :
« Il est en Afrique une région presque aussi vaste que la France que les grandes villes et vieilles civilisations du continent n'ont fait qu'effleurer, que les expéditions dépêchées par les colonisateurs européens se sont contentées de traverser, et que les différents Etats dont elle relève aujourd'hui ne gouvernent encore que de loin. Cette région, dont les cartes les plus récentes n'offrent pour l'instant qu'une couverture approximative, comprend le sud-est du Soudan, le nord-est de l'Ouganda, le nord-ouest du Kenya et le sud-ouest de l'Ethiopie.
Dans ces lointains confins, où le temps semble s'être arrêté, coexistent près d'une quarantaine de groupes ethniques, certains fort nombreux, d'autres réduits à quelques familles, certains établis sur d'immenses territoires où ils nomadisent avec leurs troupeaux, d'autres confinés dans quelque vallée isolée où ils subsistent de chasse et d'agriculture sur brûlis. C'est sans aucun doute dans le sud-ouest de l'Ethiopie que se trouve l'une des plus prodigieuse concentration de ces peuples qui, à l'aube du XXIe siècle, continuent de donner l'impression de surgir tout droit des premiers matins du monde. »
Qu’ajouter à cela sinon que c’est la région dont je suis tombé amoureux, que parmi ces peuples (Karo, Dassanecht, Konso, Mursi, etc.) les Hamer m’ont séduit, que c’est chez eux que j’ai ma « maison » et qu’il ne faut pas me demander trop d’objectivité à leur sujet.
Bien sûr, je suis prêt à partager mes petites connaissances avec tous ceux qui envisagent de partir dans ce pays
D’abord, il faut savoir qu’il s’agit d’une « République Fédérale » et que ce nom n’est pas usurpé. En effet, ce sont des pays bien différents. En ne prenant que les quatre points cardinaux, on a :
LE NORD : le berceau du christianisme en Afrique. C’est le pays des monuments (églises enterrées de Lalibela, églises troglodytes vers Chelekot, monastères dans les îles du lac Tana, Axum la cité antique avec ses tombeaux, stèles, l’enceinte royale, Gondar avec le Campement Impérial) plus le Nil Bleu, les montagnes du Simien. Les amateurs d’histoire et de vieilles pierres se régaleront. Il faut ajouter les somptueuses fêtes de Noël et du Jour de l’An (calendrier julien) et, bien sûr, Timkat.
L’OUEST : Une nature exubérante, une succession de panorama superbes et, au bout du chemin, deux ethnies aux rites séculaires :les Nuer et les Anuak.
Installés vers Gog et le lac Tatta, les Anuak sont des agriculteurs sédentaires. Leurs villages sont disséminés dans la forêt. Passer d'un village à l'autre, sous des arbres immenses, découvrir leurs cases, leur mode de vie, est un réel plaisir. Un système de type féodal, toujours en vigueur, régit leur existence.
On découvre les Nuer dans les environs d’Itang. Ces hommes et femmes aux allures élancées sont immenses. Ils vivent dans des zones inondables et doivent donc déplacer leurs cases à chaque période de crues. Ils sont avant tout éleveurs, le soin qu'ils apportent aux troupeaux rythme leurs activités quotidiennes. Leurs traditions, leurs rites, dont celui de l'initiation des jeunes hommes, restent aussi vivants que ceux des Anuak.
Gambela sert de base pour partir à la découverte de ces peuples. Le retour par Bedele permet d'approcher la région de Kafa, ses plantations de café, ses forêts immenses puis, en passant par Jimma, de traverser le pays Gouragué.
L’EST : deux grandes directions : la dépression du Danakil (le site de Lucy) et Harar.
Aller vers le Danakil, c’est emprunter la très belle route Addis-Kombolcha. C’est ensuite bifurquer pour aller vers la Mer Rouge par une des routes les plus spectaculaires d’Ethiopie. C’est aussi visiter quelques marchés dont (le lundi) celui de Bati (41 km. de Kombolcha) le plus important d’Ethiopie après le « Merkato » d’Addis, lieu de rencontre des Afars, Oromos, Amaras, … C’est enfin le désert du Danakil et les fouilles de Hadar (3-4 millions d’années).
Sur le retour, en empruntant la route qui suit la vallée de l’Awash, on peut rejoindre la deuxième direction.
Allant vers Harar, on rencontre le parc national d’Awash, d’une superficie de 827 km.2, c’est le plus ancien et le mieux entretenu d’Ethiopie. Autrefois territoire de chasse de l’Empereur Hailé Sélassié, il abrite près de 50 espèces de mammifères (oryx, petits et grands koudou, bubales, gazelles…).
Puis la route d’Awash à Harar longe d’abord la voie de chemin de fer. A partir de Mieso, elle grimpe dans la montagne et suit pratiquement les crêtes, découvrant de magnifiques panoramas.
Flâner dans Harar, la quatrième ville sainte de l'Islam, c'est découvrir les maisons harari, leur cour intérieure, leur petit jardin et l'accueil de leurs habitants. Au détour d'une ruelle : la maison de Rimbaud, un peu plus loin : un marché très coloré et très achalandé. Cette ville mérite, à elle seule, quelques jours de visite.
Vous êtes dans le pays des Afars. Ils vivent dans une région désertique où la température peut atteindre 50 °. C’est l'un des déserts les plus inhospitaliers mais aussi des plus étranges : lacs saumâtres, eau sulfureuse, laves incandescentes, fumerolles, …
Dans cet environnement les Afars essaient de survivre avec leurs chameaux et leurs troupeaux, en perpétuelle recherche d'eau, de nourriture, de pâturages.
Tous se parent avec soin, les hommes portent le"gilé", impressionnant grand couteau courbe. Les femmes portent des coiffures complexes, tressées et décorées de perles multicolores ainsi que des vêtements chamarrés.
LE SUD : coupé en deux par la vallée du Rift, la région des grands lacs.
A l’est, touchant la Somalie, au sud d’Harar, l’Ogaden ressemble à l’image que certains ont de l’Ethiopie : un désert, le pays des grandes famines.
Mais entre cette région et le Rift, la route qui va vers le Kenya traverse la partie probablement la plus riche d’Ethiopie. En passant et selon la saison, on peut y acheter à peu près tous les fruits locaux (ananas, mangues, papayes, bananes, pastèques, …), des légumes et, bien entendu le célèbre café de Sidamo (origine du Moka).
A environ 150 km., entre la route principale et l’Ogaden, les montagnes de Bale sont le paradis des ornithologues. On y trouve des centaines d’espèces différentes dont certaines n’existent nulle part ailleurs.
A l’ouest, c’est principalement la vallée de l’Omo, qui alimente le lac Turkana. Christian Bader, dans « Les Guerriers nus », donne une bonne idée de cette région :
« Il est en Afrique une région presque aussi vaste que la France que les grandes villes et vieilles civilisations du continent n'ont fait qu'effleurer, que les expéditions dépêchées par les colonisateurs européens se sont contentées de traverser, et que les différents Etats dont elle relève aujourd'hui ne gouvernent encore que de loin. Cette région, dont les cartes les plus récentes n'offrent pour l'instant qu'une couverture approximative, comprend le sud-est du Soudan, le nord-est de l'Ouganda, le nord-ouest du Kenya et le sud-ouest de l'Ethiopie.
Dans ces lointains confins, où le temps semble s'être arrêté, coexistent près d'une quarantaine de groupes ethniques, certains fort nombreux, d'autres réduits à quelques familles, certains établis sur d'immenses territoires où ils nomadisent avec leurs troupeaux, d'autres confinés dans quelque vallée isolée où ils subsistent de chasse et d'agriculture sur brûlis. C'est sans aucun doute dans le sud-ouest de l'Ethiopie que se trouve l'une des plus prodigieuse concentration de ces peuples qui, à l'aube du XXIe siècle, continuent de donner l'impression de surgir tout droit des premiers matins du monde. »
Qu’ajouter à cela sinon que c’est la région dont je suis tombé amoureux, que parmi ces peuples (Karo, Dassanecht, Konso, Mursi, etc.) les Hamer m’ont séduit, que c’est chez eux que j’ai ma « maison » et qu’il ne faut pas me demander trop d’objectivité à leur sujet.
Bien sûr, je suis prêt à partager mes petites connaissances avec tous ceux qui envisagent de partir dans ce pays
It's all in the title—I'm 70, and I've been traveling by bike (tent and camp stove) for five years now. Statistically, how many more years do I have left to plan my destinations and see (almost) everything?
Question is half realistic, half humorous.
To keep it simple: how old are you, fellow senior cyclists still on the road? And what are your biggest challenges?
Personally, I'm in good physical shape, though my cruising speed has dropped from 3–4 km/h over the past five years.
But arthritis (hip) is starting to make it tricky to swing my leg over the frame.
We’ve been back for a month now, so it’s high time I posted the story of our adventures! 😉 I’d also like to thank everyone who shared their own experiences on this forum (or elsewhere) and gave us tips—it really helped us plan our trip.
14/09/2019: Johannesburg - Vryburg After months of waiting and reading other travelers’ journals, it’s finally our turn! We arrived in Johannesburg from Nantes and Paris in the morning. We looked for the Bushlore rep—we’d rented our 4x4 from them—but there was no sign with our name! « Bushlore? She’s a woman, I saw her a few minutes ago, » someone told us. A minute later, the Bushlore employee showed up: a man! 🤪 He sped onto the highway, and just 30 minutes later, we arrived at the rental place. It’s a big operation with good organization and lots of vehicles—pretty reassuring. Our 4x4 was there, a classic Toyota Hilux fully equipped for safari: rooftop tent, dual diesel tanks, 60-liter water reserve, two batteries, two spare tires, all the camping gear, plus everything needed for *désensablement* (getting unstuck from sand). Speaking of which, is it "désensablage" or "désensablement"? Best to just avoid getting stuck in the first place! 😏 Good news… or not: the vehicle was brand new, with barely 100 kilometers on the odometer. On one hand, we figured we wouldn’t have mechanical issues or a fridge breakdown, but on the other, we knew it wouldn’t be easy to return it without a single scratch. Either way, it was our first time renting a 4x4, and we were impressed.

We set off toward Kgalagadi Transfrontier Park—it’s not exactly around the corner! In 1994 (when Mandela had just become President) and 2007, during our two previous trips to South Africa, we loved this park, so we couldn’t imagine going to Botswana without returning. The road was pretty monotonous, with not much to see except a few ostriches.



We stopped for the night in Vryburg at the Kameelboom Lodge campsite. It was a bit noisy since it’s close to the road, and the facilities weren’t great, but it was fine for one night.
14/09/2019: Johannesburg - Vryburg After months of waiting and reading other travelers’ journals, it’s finally our turn! We arrived in Johannesburg from Nantes and Paris in the morning. We looked for the Bushlore rep—we’d rented our 4x4 from them—but there was no sign with our name! « Bushlore? She’s a woman, I saw her a few minutes ago, » someone told us. A minute later, the Bushlore employee showed up: a man! 🤪 He sped onto the highway, and just 30 minutes later, we arrived at the rental place. It’s a big operation with good organization and lots of vehicles—pretty reassuring. Our 4x4 was there, a classic Toyota Hilux fully equipped for safari: rooftop tent, dual diesel tanks, 60-liter water reserve, two batteries, two spare tires, all the camping gear, plus everything needed for *désensablement* (getting unstuck from sand). Speaking of which, is it "désensablage" or "désensablement"? Best to just avoid getting stuck in the first place! 😏 Good news… or not: the vehicle was brand new, with barely 100 kilometers on the odometer. On one hand, we figured we wouldn’t have mechanical issues or a fridge breakdown, but on the other, we knew it wouldn’t be easy to return it without a single scratch. Either way, it was our first time renting a 4x4, and we were impressed.

We set off toward Kgalagadi Transfrontier Park—it’s not exactly around the corner! In 1994 (when Mandela had just become President) and 2007, during our two previous trips to South Africa, we loved this park, so we couldn’t imagine going to Botswana without returning. The road was pretty monotonous, with not much to see except a few ostriches.



We stopped for the night in Vryburg at the Kameelboom Lodge campsite. It was a bit noisy since it’s close to the road, and the facilities weren’t great, but it was fine for one night.
De retour de Tanzanie, voici quelques renseignements récents pouvant servir à ceux qui souhaitent voyager en Tanzanie en self drive. 3 semaines entre Ngorongoro, Serengeti, Lac Natron et Tarangire.

Self drive Pour faire écho à ceux qui ont déjà communiqué sur le même thème (Globetrottel et Francky4 par ex), c'est possible sans aucun problème. Ayant déjà fait un circuit similaire avec une agence de voyage (Corto Safaris) je n'y ai trouvé que des avantages. A condition bien sur, d'aimer "mettre la main à la pâte", de bien préparer son voyage et d'avoir un certain budget car la Tanzanie est une destination couteuse. Les entrées de parc et les campings sont très chers. Il y a deux catégories de campings : Les campings publics, moins chers, équipés de sanitaires et généralement de deux hangars pour la cuisine et les repas. Les campings spéciaux, très chers, ne sont que des emplacements (en général très beaux et sauvages) où il n' y a strictement aucun aménagement. En principe ces emplacements sont en exclusivité. Ce sont des endroits de camping sauvage autorisé et la règle est, évidemment, de les laisser parfaitement propres.
Location de 4x4Peu de loueurs proposent des 4x4 équipés avec tentes de toit et un peu de matériel de camping comme en Afrique Australe. En voici quelques uns. - Safari Drive, location de Land Rover Defender et Toyota Land Cruiser très bien équipés mais chers et assez directifs sur le circuit. - Shaw, location de Land Rover Defender suréquipés mais très très chers. Nous avons croisé deux de leurs véhicules, mais loués par des photographes professionnels. - Fortes, un peu moins cher mais avec seulement 1 tente de toit par véhicule et nous en voulions 2. Les voitures semblent équipées correctement. Nous avons croisé une petite Suzuki avec 1 tente de toit qui semblait en bon état. - Kilidove, qui loue des Land Rover Defender avec possibilité de 2 tentes de toit par véhicule et un équipement important. Prix plus intéressant. De plus ils ont une antenne à Paris, donc possibilité d'échanger en Français. Nous avons choisi cette agence et avons réservé et payé (30%) en juin 2016 pour un départ fin septembre ( 2 voitures, 3 semaines avec départ Arusha et retour Dar Es Salam). Nous avons uniquement échangé avec Mylène du bureau de Paris. Cordiale et efficace. Malheureusement tout était trop beau car fin juillet Mylène nous avise que les véhicules ne sont plus disponibles !!! Heureusement, avec son aide, j'obtiendrai le remboursement des sommes versées 8 jours plus tard. Bilan de l'opération, comme nous avions acheté des billets avions aller Arusha et retour Dar Es Salam qu'il a fallu changer en Arusha aller-retour : 150 € par personne plus les différents frais bancaires pour les virements. Conclusion : cette agence ne semble pas malhonnête mais pas à la hauteur pour des locations de 4x4. A déconseiller donc. - Tanzanian Pionners, en urgence, à 1 mois et demi du départ, ce fut la seule agence qui a pu nous fournir des 4x4 avec 2 tentes de toit et l'équipement. Nous ne l'avions pas choisie au départ car les posts la concernant (Voyage Forum, Safaritalk et 4x4 Community SA) faisaient tous part de problèmes mécaniques plus ou moins graves. La suite le confirmera. En fait, comme indiqué par "Globetrottel" , après quelques échanges par e mail avec Daniel Staub, nous avons été redirigés vers l'agence "Serengeti Select Safari". Bon accueil à Arusha par le patron, Nathan et sa secrétaire. Nous avons eu droit à des explications interminables sur le maniement des Land-Rover et du matériel. Ancien propriétaire de Land-Rover et usager depuis plus de 20 ans des tentes de toit j'aurais pu m'en passer . . . mais Nathan est convivial. Nous avons pu constater que les voitures étaient très bien équipées avec du matériel en très bon état et des tentes de toit quasiment neuves. Malheureusement, les voitures, à première vue, semblaient moins fringantes. Nous le vérifierons très vite. A noter qu'un des frères de Nathan dirige un très beau Lodge dans le Tarangire National Park, le "Tarangire Safari Lodge" cela a son importance pour la suite car ce lodge utilise des Land-Rover et a un atelier avec mécaniciens et pièces détachées. Dès le départ, l'embrayage d'une voiture (verte) semble limite mais il tiendra tout le Serengeti et nous lâchera au Lac Natron ! L'autre voiture (bleue) aura une panne électique au Serengeti. les feux restent allumés et les vitres restent bloquées en position ouverte . . . Comme il pleut c'est le bonheur ! Aucun fusible ne correspond à ce qui est indiqué sur les tableaux. la boite de fusibles et de relais située sous le siège conducteur baigne dans l'huile. Le circuit électrique de cette voiture semble avoir brulé et la réparation n'a pas été faite dans les règles de l'art..... Malgré un premier passage au Tarangire Safari Lodge pour réparation, cette panne durera jusqu'à notre retour à Arusha . . . mais avec les vitres restant bloquées en position haute. Sans climatisation, 40° à l’intérieur et avec les Tsé Tsé que du bonheur ! Plus la gène pour voir les animaux. L'embrayage de la verte nous a donc lâché à Engare Sero au Lac Natron. Nous avions prévu de passer 2 jours au camping du Moivaro Lodge, cela tombait bien ! Nous avons pu appeler Nathan à Arusha qui nous a envoyé deux mécanos avec maitre cylindre et cylindre récepteur d'embrayage neufs. En attendant, comme il y avait une importante fuite d'huile au pont avant de la verte, j'ai vérifié le niveau . . vide ! Les 2 mécanos n'ayant pas d'huile de pont ils ont fait le plein avec de l'huile moteur que j'ai vidangée quelques jours plus tard pour la remplacer par de l'huile de pont. L'embrayage réparé nous a donné satisfaction jusqu'à Arusha. Nous sommes repartis le lendemain avec enthousiasme . . . mais pas longtemps car au bout de 10 kilomètres, sur la verte, c'est une barre de torsion qui a cassé !!!!!!!!!!!!!! Re téléphone à Nathan qui nous renvoie 3 mécanos avec une voiture de rechange . En attendant leur arrivée et avec l'aide précieuse du patron du Masai Giraffe Lodge nous avons pu réparer. Il a tout simplement "cannibalisé" une vieille Land qui lui appartenait. Heureusement, car les mécanos sont arrivés sans la pièce de rechange et la voiture qu'ils devaient nous laisser en échange n'avait qu'une tente de toit et, cerise sur le gâteau, seulement deux places. Étant 4 par voitures nous avons préféré reprendre notre voiture réparée plutôt que de voyager dans le coffre ! Nous avons appris par les mécanos que cette voiture (verte T 382 BGT) avait fait un tonneau en location . . . d'où la casse de la barre de torsion. Nous en resterons là avec celle ci. Pour la bleue, avec ses vitres bloquées en position haute, l'aventure continue. la veille de notre retour, dans le parc Tarangire, c'est un roulement de roue qui a cassé. Nous avons quand même, in extremis, pu rejoindre le Tarangire Safari Lodge. Ils avaient un roulement de roue neuf et ont pu, avec difficultés, le changer. Si on ajoute les nombreuses petites choses qui ne fonctionnaient pas dans les deux voitures, cela fait beaucoup.
Nous avons également croisé un couple avec une voiture de "Serengeti Select Safari" et ils sortaient du . . . Tarangire Safari Lodge où les mécaniciens leur avaient changé un amortisseur au bout du deuxième jour de location. Habitué des Land-Rover je savais que leur fiabilité n'était pas exceptionnelle, mais pas à ce point.
De toute évidence la maintenance de ces deux véhicules n'avait pas été effectuée sérieusement. Peut être que le fait de nous trouver 2 véhicules en urgence n' a pas laissé le temps nécessaire pour une bonne vérification mécanique avant le départ. Bénéfice du doute. Malgré tout, ces nombreuses pannes ne nous ont pas gâché le voyage et nous avons pu réaliser le circuit prévu sauf le Lac Manyara que nous avons du supprimer. En compensation, nous avons eu une petite remise sur le prix de la location et surtout, la veille de notre retour à Arusha, nous avons eu une bonne surprise. Avec une voiture immobilisée jusqu'au lendemain au garage du "Tarangire Safari Lodge" 4 personnes ne pouvaient plus camper. Le frère de Nathan, propriétaire du Lodge, a donc décidé de tous nous héberger (8 personnes) gracieusement en pension complète. Comme en plus, c'était l'anniversaire de mon épouse, nous avons eu droit au repas d'anniversaire avec gâteau amené par le personnel de l’hôtel en costume traditionnel.
Au retour à Arusha nous n'avons donc pas trop râlé sur l'état des voitures. Finalement nous pourrions repartir avec "Serengeti Select Safari" mais plutôt avec des Toyota !!!
Tarifs et formalités d'entrées dans les parcs Le plus difficile est de tout préparer avant le départ car aux portes des différents parcs nous n'avons eu aucun problème. Nous avons même eu l'impression d' aller plus vite qu'avec l'agence 3 ans auparavant. - Ngorongoro Conservation Area : Aucun paiement en cash ou carte bancaire n'est accepté aux entrées. Les paiements sont effectués avec des cartes prépayées. Pour obtenir ces cartes prépayées, le plus simple est de demander au loueur de voiture. Ils sont habitués à le faire. Autrement il faut aller à la banque, déposer les sommes nécessaires, récupérer un reçu, l'amener à un bureau de la NCAA qui vous délivre la carte prépayée. Rien de plus simple ! Il faut également réserver les Campings spéciaux. Entrée 60 USD, camping 40 USD, camping spécial 60 USD, véhicule immatriculé en Tanzanie 10 USD. Ces prix sont valables pour 24 heures à partir de l'heure d'entrée. Attention le personnel des parcs vérifie soigneusement les heures d'entrée et sortie. Évidemment, à tous ces tarifs, il faut ajouter 18% de VAT. Par exemple un couple en camping spécial devra débourser pour 1 nuit : 120 USD pour l'entrée plus 120 USD pour le camping et 10 USD pour la voiture. 250 USD plus 18% soit 295 USD. A ce tarif l’addition grimpe très vite. Pour information, contrairement à ce que j'ai lu sur certain posts, il n'est pas nécessaire d'utiliser un guide pour aller aux campings spéciaux de Nasera Rock et de Empakaai Crater. Le guide est obligatoire à Empakaai Crater uniquement si on a prévu de descendre à pied dans le cratère. Informations recueillies à l'entrée de la NCAA à Lodoare Gate. - Arusha National Park : Paiement obligatoire à l'entrée en carte bancaire. Entrée 45 USD, camping spécial 50 USD, camping public 30 USD, véhicule 10 USD. - Serengeti National Park : Paiement obligatoire à l'entrée en carte bancaire sauf pour les camping spéciaux qui doivent être réservés à l'avance et payés par carte prépayée selon le même principe que la NCAA. Les campings publics sont payés à l'entrée par carte bancaire. Entrée 60 USD, camping spécial 50 USD, camping public 30 USD, véhicule 10 USD. Nous ne sommes pas entrés dans le Serengeti par la porte principale de Naabi Hill mais à Ndutu qui comme Naabi Hill a les bureaux du Serengeti et de la zone du Ngorongoro côte à côte. Très pratique pour faire les formalités d'entrée et de sortie. Depuis Ndutu nous avons rejoint Naabi Hill où nous devions passer sans refaire les formalités d'entrée au Serengeti (Déjà faites à Ndutu) mais c'était sans compter sur le chef du poste coté Ngorongoro. Celui ci a essayé de nous escroquer en prétextant un dépassement de la durée autorisée au Ngorongoro. Paiement de 24 heures supplémentaires . . . en espèces bien sur. Devant notre refus il a fini par céder assez rapidement. Tous nos reçus attestaient que nous étions en règle. Ce sera le seul cas de corruption de notre voyage. - Tarangire National Park : Même mode de paiement que le Serengeti avec les mêmes tarifs qu'Arusha. Entrée et sortie sans problème et rapides.
Vols : Nous avons utilisé la compagnie KLM au départ d'Amsterdam. Les horaires nous convenaient mais surtout cette compagnie est une des rares à offrir, en classe économique, des sièges avec plus de place pour les jambes et une inclinaison plus importante. Ces sièges (nombre limité) sont proposés pour à peu près 100 € de plus que le prix de la classe économique. Le vol retour étant de nuit, nous avons pleinement apprécié ce petit plus. Pour information nous avons payé, supplément inclus, 1100 € aller-retour Amsterdam/Arusha. Pour des conditions similaires Air France et British Airways font payer le double de la classe économique. Bien sur, en classe économique standard, on peut obtenir des prix plus bas sur d'autres compagnies.
Centres d’intérêt - Arusha La ville n'est pas très intéressante mais est incontournable pour tout voyage vers les parcs du nord. En dehors des supermarchés comme Nakumatt où l'on peut trouver l'essentiel et des marchés locaux pour les fruits et légumes, une boutique a retenu notre attention. Il s'agit de "Meat King Butchery" 7-8 Goliondoi Road non loin de la place de l'horloge. On y trouve de la viande (congelée, sous vide ou fraiche), jambon (sous vide ou frais), saucissons et fromages. Profitant des réfrigérateurs des voitures nous y avons fait le plein. Nous avons logé à l'aller comme au retour au "Planet Lodge". Très bon confort avec jardin tropical et piscine. Le restaurant n'est pas exceptionnel. A l'aller nous avions réservé, par leur intermédiaire, le taxi pour nous amener de l'aéroport de Kilimandjaro à Arusha (50 kms). A notre arrivée, personne ne nous attendait . . . car ils avaient oublié. Le personnel de la réception, très désagréable, a mis en doute ma demande de réservation de taxi, mais habitué, j'avais imprimé leurs e mails me confirmant cette réservation. Les excuses ne sont venues qu'à notre retour mais accompagnées d'un geste commercial. Les gros problèmes de la ville, en ce moment, ce sont les embouteillages dus aux importants travaux routiers sur les axes menant à Arusha. - Arusha National Park Nous avons passé une petite journée dans ce parc et cela nous a paru suffisant. Beaux paysages avec, en particulier, de très belles vues sur le Mont Meru et le Kilimandjaro. Végétation très variée et finalement pas mal d'animaux dont les superbes singes Colobes Guereza. - Ngorongoro Conservation Area Cette zone est très vaste et le fameux cratère du Ngorongoro n'en est qu'une petite partie. Étant déjà allés dans ce cratère lors d'un voyage précédent nous n'y sommes pas retournés. Trop de monde, impression d'un grand zoo et surtout prix exorbitant. Le reste de la zone vaut largement que l'on y passe quelques jours. Nous y avons passé trois nuits en camping spéciaux. La première nuit sur les bords du cratère Empakaai. Emplacement avec vue magnifique sur le cratère et son lac.
La route pour y accéder est plutôt (pour la Tanzanie) en bon état et les paysages y sont très variés. Je confirme que nous y sommes allés sans guide. Le guide est obligatoire que si vous voulez faire les randos à pied autour du cratère ou du lac. Ayant "perdu" pas mal de temps à Arusha pour la récupération des véhicules, nous n'avions plus le temps de faire ces randos qui semblent intéressantes.
Nous avons passé la deuxième nuit à Nasera Rock, superbe emplacement sous les acacias au pied du rocher. La piste pour y accéder est bien tracée mais la "tôle ondulée" est bien présente. Le lendemain matin, un vieux Masaï très cordial est venu nous faire signer un registre (En plus de notre signature, nous lui avons laissé un lot complet de vêtements). A noter que la veille, deux jeunes ont essayé de nous faire payer une taxe imaginaire que nous avons évidemment refusé de payer. Le vieux Masaï du lendemain nous a confirmé que c'étaient des faux agents de la zone du Ngorongoro.
La troisième nuit dans la zone de Ndutu coté Ngorongoro. Très bel emplacement avec vue sur le Ndutu Lake. Dans la zone nous avons eu la chance d'observer une famille de 4 guépards en exclusivité.

Les rangers nous ont confirmé que nous étions seuls autour de Ndutu. De janvier à mars, la migration des gnous y attire beaucoup de monde.
Il faut savoir que la piste qui va d'Arusha au Serengeti passe par la zone du Ngorongoro et qu'il faut payer au moins une journée ! Nous ne l'avons que très peu empruntée, elle est en mauvais état et surtout vous devrez subir une très grosse "tôle ondulée".
Nous n'avons fait que traverser la zone d'Olduvaï mais les bâtiments du musée nous ont paru en mauvaise état. Ceci nous a évité un guide payant.
- Serengeti National Park A cette époque (fin septembre, début octobre) nous avons vu moins d'animaux qu’en juin mais par contre beaucoup de félins.

Nous savions, qu’en principe, nous ne verrions pas la grande migration, encore au Kenya. Nous avons eu de la chance, car en empruntant une piste à peine marquée le long de la Grumeti River, nous avons assisté à la traversée de la rivière par des centaines de gnous. Pour rejoindre et trouver cette piste il faut prendre une piste ouest/nord-ouest depuis la piste principale Seronera/Lobo à la hauteur de l'aérodrome de Lobo Hill . Elle est indiquée sur la carte T4Africa. Nous avons assisté à un spectacle somptueux et nous étions absolument seul, loin de la foule de la rivière Mara.
Nous avons passé 5 nuits au Serengeti et pendant cette période nous avons eu de la pluie pratiquement chaque jour. Cela n'a jamais vraiment été gênant car c'était sous la forme d'orages violents mais brefs. A cette occasion nous avons pu constater que les pistes secondaires du parc devenaient vite impraticables en cas de fortes pluies.
Nous avons passé 2 nuits à Seronera, une au camping public "Dik Dik" et l'autre au camping spécial Sero 4, 2 nuits au camping public de Lobo Hill et une nuit au camping spécial Moru 4.
Le camping public "Dik Dik" nous a agréablement surpris car nous étions seuls et surtout les sanitaires étaient propres et fonctionnaient !!! Nous avions gardé le souvenir en juin 2013 du camping public Pimbi, surpeuplé avec des sanitaires déplorables.
Sero 4, emplacement à découvert sous un superbe acacia avec une vue à 360°. Les hyènes, à distance raisonnable, nous ont observés en permanence.
Camping public de Lobo Hill, très peu de monde à cette époque, ce qui en a fait un lieu de séjour très agréable malgré la pluie et la présence appuyée de nombreux babouins. La vue y est superbe et la zone était fréquentée par de nombreux mammifères.
Camping spécial Moru 4, emplacement superbe au milieu des rochers et des euphorbes géants. Nous y avons eu le sentiment d'un grand isolement. Peu d'animaux dans la zone.
Étant en fin de saison sèche, nous nous attendions à un parc jaune et sec et nous avons trouvé un parc vert et humide mais avec des couleurs magnifiques.
Le "self drive" nous a permis d'éviter la zone de Seronera, très prisée par les nombreuses agences et de circuler dans des zones plus éloignées où nous étions seuls avec tout autant d'animaux.
- Lac Natron En préparant le voyage j'avais hésité à y inclure le Lac Natron. J'avais lu pas mal de commentaires sur les péages sauvages instaurés par les Masaï dans la zone et la plupart n'étaient pas très positifs. Je peux affirmer aujourd'hui que la situation est apaisée. 3 péages ont été "officialisés". Entre Kleins Gate au Serengeti et Engare Sero, aucun péage et fait rare, une très bonne piste. Prendre la piste à l'est à partir de Sonjo.
Entre Engare Sero et Mto Wa Mbu 3 péages.
Le premier, à la sortie d'Engare Sero, poste de contrôle en dur, 15 USD par personne.
Le deuxième, 17 kilomètres plus loin, à Longido plus informel, 10 USD par personne.
Le troisième 35 kilomètres plus loin, à Engaruka, avec poste de contrôle en dur et terminal sans fil pour délivrer les reçus, 10 USD par personne !
A tous ces péages, aucune animosité, seulement de la courtoisie. Nous avons également du payer 20 USD par jour et par personne au Wildlife Department qui gère la zone du Lac Natron. Ce permis ne nous a jamais été demandé sur place et nous l'avions payé par l'intermédiaire du loueur de voitures. Toutes ces taxes, évidemment, n'incluent aucunement les différentes excursions autour du Lac Natron (lac, cascades) toutes payantes.
En fonction de nos différentes pannes, nous avons passé une nuit au camping du Moivaro Lodge et une autre au camping du Masaï Giraffe Lodge.
Le camping du Moivaro Lodge est très agréable, ombragé avec des sanitaires propres. Le restaurant, très "Out of Africa" est un peu cher pour ce qu'il y a dans l'assiette. Comme d'autres sur ce forum, nous avons apprécié les qualités d'homme à tout faire de Thomas. Il nous a accompagné à la cascade et au Lac Natron et sa compagnie fut très agréable.
Ayant utilisé gratuitement le téléphone satellite du Masaï Giraffe Lodge pour joindre l'agence Serengeti Select Safari nous avons décidé de passer notre deuxième nuit au Lac Natron dans ce lodge. Camping agréable, belle vue sur le Lengai , moins ombragé que le Moivaro mais largement compensé par la gentillesse du personnel et du propriétaire Lepara. Très bon repas au restaurant le soir pour 10 $. En plus du téléphone à disposition, Lepara n'a pas hésité à cannibaliser une de ces vieilles Land Rover, faire le démontage lui même, aider à la réparation, faire des allers-retours vers notre Land en panne (20 kms) s'occuper du reste du groupe et gérer son établissement. Chapeau bas et grand merci à lui. Son Lodge est un éco-Lodge n'hésitez pas à lui rendre visite pour l'aider à pérenniser son entreprise.
Nous avons également été aidés par un chauffeur de l'agence "Kessy Brothers Tours" qui, avec l'accord cordial de ses clients chinois, a pris en charge 2 personnes de notre groupe depuis l'endroit de notre casse de barre de torsion jusqu'à Engare Sero.
La ballade à la cascade est intéressante et ludique, celle au lac nous a semblé surtout commercial. Nous espérons que ces nombreux péages servent réellement aux Masaï mais nous n'en sommes pas complètement convaincus. Ce qui est certain, c'est que l'argent ne va pas à l'entretien des pistes car la "tôle ondulée" est également très présente dans la zone.
- Tarangire National Park Ce parc nous avait beaucoup plu en juin 2013 malgré un temps gris et nous étions impatient d'y retourner dans des meilleurs conditions. Nathan, notre loueur de merveilleuses land Rover, nous avait conseillé de réduire notre séjour au Serengeti au profit du Tarangire où il y a une migration de gnous et zèbres à cette époque. Nous avons suivi ses conseils et n'avons pas eu à le regretter. Nous avons en effet, assisté à une importante migration dans le sud du parc vers la zone de Silale Swamp. Comme avec toutes migrations, nous avons également vu beaucoup de félins et en particulier des lions magnifiques.


Ce à quoi nous nous attendions moins c'est la présence massive d'éléphants, omniprésents dans toutes les zones du parc alors qu'au Serengeti nous en avions vu très peu.
Nous avons passé 4 nuits dans ce parc. 3 au camping public et 1 au camping spécial Mibuyu Mingi.
Ce camping spécial est situé au nord-ouest du parc et est très isolé. Situé au pied d'un majestueux baobab mais pas très dégagé pour espérer voir approcher les animaux.
Le camping public, en travaux en 2013, est tout à fait convenable avec une très belle vue sur son coté ouest. Nous n'y avons, en fait, passer que deux nuits car comme expliqué plus haut, nous avons fini notre séjour au Tarangire Safari Lodge . . il y a pire !!!
Ce parc mérite vraiment un séjour plus long que celui habituellement proposé par les agences de voyage (1 jour). Paysages superbes et beaucoup d'animaux.
Cartes et GPSNous avons utilisé 2 GPS Garmin , Monterra et Nuvi 2797 et les cartes Tracks4Africa et OSM generic routable Tanzania (gratuite). Nous avons eu aucun problème de navigation et l'immense majorité des pistes figurait sur nos cartes.
CarburantLes deux véhicules n'avaient pas de réservoir supplémentaire et il a fallu compter uniquement sur le réservoir principal de 80 litres. Sans les kilomètres supplémentaires dus à nos pannes, cela passait sans problème mais avec les pannes , le trajet Seronera, Lobo Hill, Circuit Grumeti River, Kleins Gate, Mto Wa Mbu a été limite. En dehors des parcs les stations sont très nombreuses et assez modernes. 1 station à Seronera au Serengeti et 1 station au PC des guides au Ngorongoro. Le loueur des 4x4 nous avait demandé, dans la mesure du possible, de n'utiliser que les stations Total et Puma. Pour lui, les autres stations ont trop d'eau dans le gasoil.
Conclusion Ce qui fâche : Les prix exorbitants pratiqués dans les parcs nationaux et les zones protégées. Il va devenir impossible d'aller dans certaines zones sans payer plusieurs fois pour la même chose (voir Lac Natron) On sent nettement ce que veut dire exploitation du tourisme. Circonstance aggravante on ne voit pas ou peu d'améliorations dues à cette arrivée d'argent. Les pistes sont en très mauvais état et les infrastructures des camping publics sont loin de celles de l'Afrique australe. Pourquoi laisser les pistes principales des parcs avec une énorme tôle ondulée qui casse les voitures et oblige paradoxalement à rouler vite dans des zones où il faut rouler . . . doucement ! Les mouches Tsé Tsé très conviviales !!! Ce qui nous a plu : la gentillesse de la majorité de la population, y compris les policiers. A part une foi au Serengeti, peu ou pas de corruption. Les prix dès que l'on sort des zones touristiques. Les campings spéciaux (sauf le prix). Beaucoup moins de monde qu'en juin, juillet et aout. La liberté de mouvement du "self drive". Les animaux et les paysages, les animaux et les paysages et enfin les animaux et les paysages.

Self drive Pour faire écho à ceux qui ont déjà communiqué sur le même thème (Globetrottel et Francky4 par ex), c'est possible sans aucun problème. Ayant déjà fait un circuit similaire avec une agence de voyage (Corto Safaris) je n'y ai trouvé que des avantages. A condition bien sur, d'aimer "mettre la main à la pâte", de bien préparer son voyage et d'avoir un certain budget car la Tanzanie est une destination couteuse. Les entrées de parc et les campings sont très chers. Il y a deux catégories de campings : Les campings publics, moins chers, équipés de sanitaires et généralement de deux hangars pour la cuisine et les repas. Les campings spéciaux, très chers, ne sont que des emplacements (en général très beaux et sauvages) où il n' y a strictement aucun aménagement. En principe ces emplacements sont en exclusivité. Ce sont des endroits de camping sauvage autorisé et la règle est, évidemment, de les laisser parfaitement propres.
Location de 4x4Peu de loueurs proposent des 4x4 équipés avec tentes de toit et un peu de matériel de camping comme en Afrique Australe. En voici quelques uns. - Safari Drive, location de Land Rover Defender et Toyota Land Cruiser très bien équipés mais chers et assez directifs sur le circuit. - Shaw, location de Land Rover Defender suréquipés mais très très chers. Nous avons croisé deux de leurs véhicules, mais loués par des photographes professionnels. - Fortes, un peu moins cher mais avec seulement 1 tente de toit par véhicule et nous en voulions 2. Les voitures semblent équipées correctement. Nous avons croisé une petite Suzuki avec 1 tente de toit qui semblait en bon état. - Kilidove, qui loue des Land Rover Defender avec possibilité de 2 tentes de toit par véhicule et un équipement important. Prix plus intéressant. De plus ils ont une antenne à Paris, donc possibilité d'échanger en Français. Nous avons choisi cette agence et avons réservé et payé (30%) en juin 2016 pour un départ fin septembre ( 2 voitures, 3 semaines avec départ Arusha et retour Dar Es Salam). Nous avons uniquement échangé avec Mylène du bureau de Paris. Cordiale et efficace. Malheureusement tout était trop beau car fin juillet Mylène nous avise que les véhicules ne sont plus disponibles !!! Heureusement, avec son aide, j'obtiendrai le remboursement des sommes versées 8 jours plus tard. Bilan de l'opération, comme nous avions acheté des billets avions aller Arusha et retour Dar Es Salam qu'il a fallu changer en Arusha aller-retour : 150 € par personne plus les différents frais bancaires pour les virements. Conclusion : cette agence ne semble pas malhonnête mais pas à la hauteur pour des locations de 4x4. A déconseiller donc. - Tanzanian Pionners, en urgence, à 1 mois et demi du départ, ce fut la seule agence qui a pu nous fournir des 4x4 avec 2 tentes de toit et l'équipement. Nous ne l'avions pas choisie au départ car les posts la concernant (Voyage Forum, Safaritalk et 4x4 Community SA) faisaient tous part de problèmes mécaniques plus ou moins graves. La suite le confirmera. En fait, comme indiqué par "Globetrottel" , après quelques échanges par e mail avec Daniel Staub, nous avons été redirigés vers l'agence "Serengeti Select Safari". Bon accueil à Arusha par le patron, Nathan et sa secrétaire. Nous avons eu droit à des explications interminables sur le maniement des Land-Rover et du matériel. Ancien propriétaire de Land-Rover et usager depuis plus de 20 ans des tentes de toit j'aurais pu m'en passer . . . mais Nathan est convivial. Nous avons pu constater que les voitures étaient très bien équipées avec du matériel en très bon état et des tentes de toit quasiment neuves. Malheureusement, les voitures, à première vue, semblaient moins fringantes. Nous le vérifierons très vite. A noter qu'un des frères de Nathan dirige un très beau Lodge dans le Tarangire National Park, le "Tarangire Safari Lodge" cela a son importance pour la suite car ce lodge utilise des Land-Rover et a un atelier avec mécaniciens et pièces détachées. Dès le départ, l'embrayage d'une voiture (verte) semble limite mais il tiendra tout le Serengeti et nous lâchera au Lac Natron ! L'autre voiture (bleue) aura une panne électique au Serengeti. les feux restent allumés et les vitres restent bloquées en position ouverte . . . Comme il pleut c'est le bonheur ! Aucun fusible ne correspond à ce qui est indiqué sur les tableaux. la boite de fusibles et de relais située sous le siège conducteur baigne dans l'huile. Le circuit électrique de cette voiture semble avoir brulé et la réparation n'a pas été faite dans les règles de l'art..... Malgré un premier passage au Tarangire Safari Lodge pour réparation, cette panne durera jusqu'à notre retour à Arusha . . . mais avec les vitres restant bloquées en position haute. Sans climatisation, 40° à l’intérieur et avec les Tsé Tsé que du bonheur ! Plus la gène pour voir les animaux. L'embrayage de la verte nous a donc lâché à Engare Sero au Lac Natron. Nous avions prévu de passer 2 jours au camping du Moivaro Lodge, cela tombait bien ! Nous avons pu appeler Nathan à Arusha qui nous a envoyé deux mécanos avec maitre cylindre et cylindre récepteur d'embrayage neufs. En attendant, comme il y avait une importante fuite d'huile au pont avant de la verte, j'ai vérifié le niveau . . vide ! Les 2 mécanos n'ayant pas d'huile de pont ils ont fait le plein avec de l'huile moteur que j'ai vidangée quelques jours plus tard pour la remplacer par de l'huile de pont. L'embrayage réparé nous a donné satisfaction jusqu'à Arusha. Nous sommes repartis le lendemain avec enthousiasme . . . mais pas longtemps car au bout de 10 kilomètres, sur la verte, c'est une barre de torsion qui a cassé !!!!!!!!!!!!!! Re téléphone à Nathan qui nous renvoie 3 mécanos avec une voiture de rechange . En attendant leur arrivée et avec l'aide précieuse du patron du Masai Giraffe Lodge nous avons pu réparer. Il a tout simplement "cannibalisé" une vieille Land qui lui appartenait. Heureusement, car les mécanos sont arrivés sans la pièce de rechange et la voiture qu'ils devaient nous laisser en échange n'avait qu'une tente de toit et, cerise sur le gâteau, seulement deux places. Étant 4 par voitures nous avons préféré reprendre notre voiture réparée plutôt que de voyager dans le coffre ! Nous avons appris par les mécanos que cette voiture (verte T 382 BGT) avait fait un tonneau en location . . . d'où la casse de la barre de torsion. Nous en resterons là avec celle ci. Pour la bleue, avec ses vitres bloquées en position haute, l'aventure continue. la veille de notre retour, dans le parc Tarangire, c'est un roulement de roue qui a cassé. Nous avons quand même, in extremis, pu rejoindre le Tarangire Safari Lodge. Ils avaient un roulement de roue neuf et ont pu, avec difficultés, le changer. Si on ajoute les nombreuses petites choses qui ne fonctionnaient pas dans les deux voitures, cela fait beaucoup.

Nous avons également croisé un couple avec une voiture de "Serengeti Select Safari" et ils sortaient du . . . Tarangire Safari Lodge où les mécaniciens leur avaient changé un amortisseur au bout du deuxième jour de location. Habitué des Land-Rover je savais que leur fiabilité n'était pas exceptionnelle, mais pas à ce point.
De toute évidence la maintenance de ces deux véhicules n'avait pas été effectuée sérieusement. Peut être que le fait de nous trouver 2 véhicules en urgence n' a pas laissé le temps nécessaire pour une bonne vérification mécanique avant le départ. Bénéfice du doute. Malgré tout, ces nombreuses pannes ne nous ont pas gâché le voyage et nous avons pu réaliser le circuit prévu sauf le Lac Manyara que nous avons du supprimer. En compensation, nous avons eu une petite remise sur le prix de la location et surtout, la veille de notre retour à Arusha, nous avons eu une bonne surprise. Avec une voiture immobilisée jusqu'au lendemain au garage du "Tarangire Safari Lodge" 4 personnes ne pouvaient plus camper. Le frère de Nathan, propriétaire du Lodge, a donc décidé de tous nous héberger (8 personnes) gracieusement en pension complète. Comme en plus, c'était l'anniversaire de mon épouse, nous avons eu droit au repas d'anniversaire avec gâteau amené par le personnel de l’hôtel en costume traditionnel.

Au retour à Arusha nous n'avons donc pas trop râlé sur l'état des voitures. Finalement nous pourrions repartir avec "Serengeti Select Safari" mais plutôt avec des Toyota !!!
Tarifs et formalités d'entrées dans les parcs Le plus difficile est de tout préparer avant le départ car aux portes des différents parcs nous n'avons eu aucun problème. Nous avons même eu l'impression d' aller plus vite qu'avec l'agence 3 ans auparavant. - Ngorongoro Conservation Area : Aucun paiement en cash ou carte bancaire n'est accepté aux entrées. Les paiements sont effectués avec des cartes prépayées. Pour obtenir ces cartes prépayées, le plus simple est de demander au loueur de voiture. Ils sont habitués à le faire. Autrement il faut aller à la banque, déposer les sommes nécessaires, récupérer un reçu, l'amener à un bureau de la NCAA qui vous délivre la carte prépayée. Rien de plus simple ! Il faut également réserver les Campings spéciaux. Entrée 60 USD, camping 40 USD, camping spécial 60 USD, véhicule immatriculé en Tanzanie 10 USD. Ces prix sont valables pour 24 heures à partir de l'heure d'entrée. Attention le personnel des parcs vérifie soigneusement les heures d'entrée et sortie. Évidemment, à tous ces tarifs, il faut ajouter 18% de VAT. Par exemple un couple en camping spécial devra débourser pour 1 nuit : 120 USD pour l'entrée plus 120 USD pour le camping et 10 USD pour la voiture. 250 USD plus 18% soit 295 USD. A ce tarif l’addition grimpe très vite. Pour information, contrairement à ce que j'ai lu sur certain posts, il n'est pas nécessaire d'utiliser un guide pour aller aux campings spéciaux de Nasera Rock et de Empakaai Crater. Le guide est obligatoire à Empakaai Crater uniquement si on a prévu de descendre à pied dans le cratère. Informations recueillies à l'entrée de la NCAA à Lodoare Gate. - Arusha National Park : Paiement obligatoire à l'entrée en carte bancaire. Entrée 45 USD, camping spécial 50 USD, camping public 30 USD, véhicule 10 USD. - Serengeti National Park : Paiement obligatoire à l'entrée en carte bancaire sauf pour les camping spéciaux qui doivent être réservés à l'avance et payés par carte prépayée selon le même principe que la NCAA. Les campings publics sont payés à l'entrée par carte bancaire. Entrée 60 USD, camping spécial 50 USD, camping public 30 USD, véhicule 10 USD. Nous ne sommes pas entrés dans le Serengeti par la porte principale de Naabi Hill mais à Ndutu qui comme Naabi Hill a les bureaux du Serengeti et de la zone du Ngorongoro côte à côte. Très pratique pour faire les formalités d'entrée et de sortie. Depuis Ndutu nous avons rejoint Naabi Hill où nous devions passer sans refaire les formalités d'entrée au Serengeti (Déjà faites à Ndutu) mais c'était sans compter sur le chef du poste coté Ngorongoro. Celui ci a essayé de nous escroquer en prétextant un dépassement de la durée autorisée au Ngorongoro. Paiement de 24 heures supplémentaires . . . en espèces bien sur. Devant notre refus il a fini par céder assez rapidement. Tous nos reçus attestaient que nous étions en règle. Ce sera le seul cas de corruption de notre voyage. - Tarangire National Park : Même mode de paiement que le Serengeti avec les mêmes tarifs qu'Arusha. Entrée et sortie sans problème et rapides.
Vols : Nous avons utilisé la compagnie KLM au départ d'Amsterdam. Les horaires nous convenaient mais surtout cette compagnie est une des rares à offrir, en classe économique, des sièges avec plus de place pour les jambes et une inclinaison plus importante. Ces sièges (nombre limité) sont proposés pour à peu près 100 € de plus que le prix de la classe économique. Le vol retour étant de nuit, nous avons pleinement apprécié ce petit plus. Pour information nous avons payé, supplément inclus, 1100 € aller-retour Amsterdam/Arusha. Pour des conditions similaires Air France et British Airways font payer le double de la classe économique. Bien sur, en classe économique standard, on peut obtenir des prix plus bas sur d'autres compagnies.
Centres d’intérêt - Arusha La ville n'est pas très intéressante mais est incontournable pour tout voyage vers les parcs du nord. En dehors des supermarchés comme Nakumatt où l'on peut trouver l'essentiel et des marchés locaux pour les fruits et légumes, une boutique a retenu notre attention. Il s'agit de "Meat King Butchery" 7-8 Goliondoi Road non loin de la place de l'horloge. On y trouve de la viande (congelée, sous vide ou fraiche), jambon (sous vide ou frais), saucissons et fromages. Profitant des réfrigérateurs des voitures nous y avons fait le plein. Nous avons logé à l'aller comme au retour au "Planet Lodge". Très bon confort avec jardin tropical et piscine. Le restaurant n'est pas exceptionnel. A l'aller nous avions réservé, par leur intermédiaire, le taxi pour nous amener de l'aéroport de Kilimandjaro à Arusha (50 kms). A notre arrivée, personne ne nous attendait . . . car ils avaient oublié. Le personnel de la réception, très désagréable, a mis en doute ma demande de réservation de taxi, mais habitué, j'avais imprimé leurs e mails me confirmant cette réservation. Les excuses ne sont venues qu'à notre retour mais accompagnées d'un geste commercial. Les gros problèmes de la ville, en ce moment, ce sont les embouteillages dus aux importants travaux routiers sur les axes menant à Arusha. - Arusha National Park Nous avons passé une petite journée dans ce parc et cela nous a paru suffisant. Beaux paysages avec, en particulier, de très belles vues sur le Mont Meru et le Kilimandjaro. Végétation très variée et finalement pas mal d'animaux dont les superbes singes Colobes Guereza. - Ngorongoro Conservation Area Cette zone est très vaste et le fameux cratère du Ngorongoro n'en est qu'une petite partie. Étant déjà allés dans ce cratère lors d'un voyage précédent nous n'y sommes pas retournés. Trop de monde, impression d'un grand zoo et surtout prix exorbitant. Le reste de la zone vaut largement que l'on y passe quelques jours. Nous y avons passé trois nuits en camping spéciaux. La première nuit sur les bords du cratère Empakaai. Emplacement avec vue magnifique sur le cratère et son lac.

La route pour y accéder est plutôt (pour la Tanzanie) en bon état et les paysages y sont très variés. Je confirme que nous y sommes allés sans guide. Le guide est obligatoire que si vous voulez faire les randos à pied autour du cratère ou du lac. Ayant "perdu" pas mal de temps à Arusha pour la récupération des véhicules, nous n'avions plus le temps de faire ces randos qui semblent intéressantes.
Nous avons passé la deuxième nuit à Nasera Rock, superbe emplacement sous les acacias au pied du rocher. La piste pour y accéder est bien tracée mais la "tôle ondulée" est bien présente. Le lendemain matin, un vieux Masaï très cordial est venu nous faire signer un registre (En plus de notre signature, nous lui avons laissé un lot complet de vêtements). A noter que la veille, deux jeunes ont essayé de nous faire payer une taxe imaginaire que nous avons évidemment refusé de payer. Le vieux Masaï du lendemain nous a confirmé que c'étaient des faux agents de la zone du Ngorongoro.
La troisième nuit dans la zone de Ndutu coté Ngorongoro. Très bel emplacement avec vue sur le Ndutu Lake. Dans la zone nous avons eu la chance d'observer une famille de 4 guépards en exclusivité.

Les rangers nous ont confirmé que nous étions seuls autour de Ndutu. De janvier à mars, la migration des gnous y attire beaucoup de monde.
Il faut savoir que la piste qui va d'Arusha au Serengeti passe par la zone du Ngorongoro et qu'il faut payer au moins une journée ! Nous ne l'avons que très peu empruntée, elle est en mauvais état et surtout vous devrez subir une très grosse "tôle ondulée".
Nous n'avons fait que traverser la zone d'Olduvaï mais les bâtiments du musée nous ont paru en mauvaise état. Ceci nous a évité un guide payant.
- Serengeti National Park A cette époque (fin septembre, début octobre) nous avons vu moins d'animaux qu’en juin mais par contre beaucoup de félins.

Nous savions, qu’en principe, nous ne verrions pas la grande migration, encore au Kenya. Nous avons eu de la chance, car en empruntant une piste à peine marquée le long de la Grumeti River, nous avons assisté à la traversée de la rivière par des centaines de gnous. Pour rejoindre et trouver cette piste il faut prendre une piste ouest/nord-ouest depuis la piste principale Seronera/Lobo à la hauteur de l'aérodrome de Lobo Hill . Elle est indiquée sur la carte T4Africa. Nous avons assisté à un spectacle somptueux et nous étions absolument seul, loin de la foule de la rivière Mara.
Nous avons passé 5 nuits au Serengeti et pendant cette période nous avons eu de la pluie pratiquement chaque jour. Cela n'a jamais vraiment été gênant car c'était sous la forme d'orages violents mais brefs. A cette occasion nous avons pu constater que les pistes secondaires du parc devenaient vite impraticables en cas de fortes pluies.
Nous avons passé 2 nuits à Seronera, une au camping public "Dik Dik" et l'autre au camping spécial Sero 4, 2 nuits au camping public de Lobo Hill et une nuit au camping spécial Moru 4.
Le camping public "Dik Dik" nous a agréablement surpris car nous étions seuls et surtout les sanitaires étaient propres et fonctionnaient !!! Nous avions gardé le souvenir en juin 2013 du camping public Pimbi, surpeuplé avec des sanitaires déplorables.
Sero 4, emplacement à découvert sous un superbe acacia avec une vue à 360°. Les hyènes, à distance raisonnable, nous ont observés en permanence.
Camping public de Lobo Hill, très peu de monde à cette époque, ce qui en a fait un lieu de séjour très agréable malgré la pluie et la présence appuyée de nombreux babouins. La vue y est superbe et la zone était fréquentée par de nombreux mammifères.
Camping spécial Moru 4, emplacement superbe au milieu des rochers et des euphorbes géants. Nous y avons eu le sentiment d'un grand isolement. Peu d'animaux dans la zone.
Étant en fin de saison sèche, nous nous attendions à un parc jaune et sec et nous avons trouvé un parc vert et humide mais avec des couleurs magnifiques.
Le "self drive" nous a permis d'éviter la zone de Seronera, très prisée par les nombreuses agences et de circuler dans des zones plus éloignées où nous étions seuls avec tout autant d'animaux.
- Lac Natron En préparant le voyage j'avais hésité à y inclure le Lac Natron. J'avais lu pas mal de commentaires sur les péages sauvages instaurés par les Masaï dans la zone et la plupart n'étaient pas très positifs. Je peux affirmer aujourd'hui que la situation est apaisée. 3 péages ont été "officialisés". Entre Kleins Gate au Serengeti et Engare Sero, aucun péage et fait rare, une très bonne piste. Prendre la piste à l'est à partir de Sonjo.
Entre Engare Sero et Mto Wa Mbu 3 péages.
Le premier, à la sortie d'Engare Sero, poste de contrôle en dur, 15 USD par personne.
Le deuxième, 17 kilomètres plus loin, à Longido plus informel, 10 USD par personne.
Le troisième 35 kilomètres plus loin, à Engaruka, avec poste de contrôle en dur et terminal sans fil pour délivrer les reçus, 10 USD par personne !
A tous ces péages, aucune animosité, seulement de la courtoisie. Nous avons également du payer 20 USD par jour et par personne au Wildlife Department qui gère la zone du Lac Natron. Ce permis ne nous a jamais été demandé sur place et nous l'avions payé par l'intermédiaire du loueur de voitures. Toutes ces taxes, évidemment, n'incluent aucunement les différentes excursions autour du Lac Natron (lac, cascades) toutes payantes.
En fonction de nos différentes pannes, nous avons passé une nuit au camping du Moivaro Lodge et une autre au camping du Masaï Giraffe Lodge.
Le camping du Moivaro Lodge est très agréable, ombragé avec des sanitaires propres. Le restaurant, très "Out of Africa" est un peu cher pour ce qu'il y a dans l'assiette. Comme d'autres sur ce forum, nous avons apprécié les qualités d'homme à tout faire de Thomas. Il nous a accompagné à la cascade et au Lac Natron et sa compagnie fut très agréable.
Ayant utilisé gratuitement le téléphone satellite du Masaï Giraffe Lodge pour joindre l'agence Serengeti Select Safari nous avons décidé de passer notre deuxième nuit au Lac Natron dans ce lodge. Camping agréable, belle vue sur le Lengai , moins ombragé que le Moivaro mais largement compensé par la gentillesse du personnel et du propriétaire Lepara. Très bon repas au restaurant le soir pour 10 $. En plus du téléphone à disposition, Lepara n'a pas hésité à cannibaliser une de ces vieilles Land Rover, faire le démontage lui même, aider à la réparation, faire des allers-retours vers notre Land en panne (20 kms) s'occuper du reste du groupe et gérer son établissement. Chapeau bas et grand merci à lui. Son Lodge est un éco-Lodge n'hésitez pas à lui rendre visite pour l'aider à pérenniser son entreprise.
Nous avons également été aidés par un chauffeur de l'agence "Kessy Brothers Tours" qui, avec l'accord cordial de ses clients chinois, a pris en charge 2 personnes de notre groupe depuis l'endroit de notre casse de barre de torsion jusqu'à Engare Sero.
La ballade à la cascade est intéressante et ludique, celle au lac nous a semblé surtout commercial. Nous espérons que ces nombreux péages servent réellement aux Masaï mais nous n'en sommes pas complètement convaincus. Ce qui est certain, c'est que l'argent ne va pas à l'entretien des pistes car la "tôle ondulée" est également très présente dans la zone.
- Tarangire National Park Ce parc nous avait beaucoup plu en juin 2013 malgré un temps gris et nous étions impatient d'y retourner dans des meilleurs conditions. Nathan, notre loueur de merveilleuses land Rover, nous avait conseillé de réduire notre séjour au Serengeti au profit du Tarangire où il y a une migration de gnous et zèbres à cette époque. Nous avons suivi ses conseils et n'avons pas eu à le regretter. Nous avons en effet, assisté à une importante migration dans le sud du parc vers la zone de Silale Swamp. Comme avec toutes migrations, nous avons également vu beaucoup de félins et en particulier des lions magnifiques.


Ce à quoi nous nous attendions moins c'est la présence massive d'éléphants, omniprésents dans toutes les zones du parc alors qu'au Serengeti nous en avions vu très peu.
Nous avons passé 4 nuits dans ce parc. 3 au camping public et 1 au camping spécial Mibuyu Mingi.Ce camping spécial est situé au nord-ouest du parc et est très isolé. Situé au pied d'un majestueux baobab mais pas très dégagé pour espérer voir approcher les animaux.
Le camping public, en travaux en 2013, est tout à fait convenable avec une très belle vue sur son coté ouest. Nous n'y avons, en fait, passer que deux nuits car comme expliqué plus haut, nous avons fini notre séjour au Tarangire Safari Lodge . . il y a pire !!!
Ce parc mérite vraiment un séjour plus long que celui habituellement proposé par les agences de voyage (1 jour). Paysages superbes et beaucoup d'animaux.Cartes et GPSNous avons utilisé 2 GPS Garmin , Monterra et Nuvi 2797 et les cartes Tracks4Africa et OSM generic routable Tanzania (gratuite). Nous avons eu aucun problème de navigation et l'immense majorité des pistes figurait sur nos cartes.
CarburantLes deux véhicules n'avaient pas de réservoir supplémentaire et il a fallu compter uniquement sur le réservoir principal de 80 litres. Sans les kilomètres supplémentaires dus à nos pannes, cela passait sans problème mais avec les pannes , le trajet Seronera, Lobo Hill, Circuit Grumeti River, Kleins Gate, Mto Wa Mbu a été limite. En dehors des parcs les stations sont très nombreuses et assez modernes. 1 station à Seronera au Serengeti et 1 station au PC des guides au Ngorongoro. Le loueur des 4x4 nous avait demandé, dans la mesure du possible, de n'utiliser que les stations Total et Puma. Pour lui, les autres stations ont trop d'eau dans le gasoil.
Conclusion Ce qui fâche : Les prix exorbitants pratiqués dans les parcs nationaux et les zones protégées. Il va devenir impossible d'aller dans certaines zones sans payer plusieurs fois pour la même chose (voir Lac Natron) On sent nettement ce que veut dire exploitation du tourisme. Circonstance aggravante on ne voit pas ou peu d'améliorations dues à cette arrivée d'argent. Les pistes sont en très mauvais état et les infrastructures des camping publics sont loin de celles de l'Afrique australe. Pourquoi laisser les pistes principales des parcs avec une énorme tôle ondulée qui casse les voitures et oblige paradoxalement à rouler vite dans des zones où il faut rouler . . . doucement ! Les mouches Tsé Tsé très conviviales !!! Ce qui nous a plu : la gentillesse de la majorité de la population, y compris les policiers. A part une foi au Serengeti, peu ou pas de corruption. Les prix dès que l'on sort des zones touristiques. Les campings spéciaux (sauf le prix). Beaucoup moins de monde qu'en juin, juillet et aout. La liberté de mouvement du "self drive". Les animaux et les paysages, les animaux et les paysages et enfin les animaux et les paysages.

Récit de voyage - Botswana / Namibie - mai 2011
Mieux vaut tard que jamais 😊

Carole, 35 ans, et Matei, 40 ans. Notre premier voyage en Namibie date de mars 2009. Deux semaines et demie de pur bonheur. Le Damaraland, Sossusvlei et le NamibRand.
Une année plus tard, à la même période, on a commencé à rêver toutes les nuits de Namibie : le pays nous manquait, il fallait qu’on y retourne. Et avec le Botswana cette fois-ci.
On avait très envie de repartir à la même période, qui nous avait plu pour plusieurs raisons : la végétation verte et haute, l’eau dans les lits de rivières, très peu de monde (souvent nous étions seuls dans les lodges, aux petits soins), une température très agréable nuit et jour, et la découverte des animaux par surprise, au détour d’un buisson ou d’une dune. La basse saison présentait aussi l’avantage de pouvoir improviser sur place, décider du jour au lendemain l’itinéraire et la prochaine étape, à des prix inférieurs à la haute saison.
Mais pour diverses raisons, nous avons du décaler le voyage au mois de mai. Ce qui s’est avéré un coup de chance, car les pluies ont été très tardives et nous sommes arrivés peu après les dernières gouttes. Des connaissances qui étaient dans le Kalahari quinze jours avant nous, ont passé une semaine sous l’eau avec toutes les complications au niveau de l’état des pistes.
Le premier voyage s’était fait de guesthouse en lodge, ne connaissant pas du tout l’Afrique, nous n’étions pas rassurés à l’idée de camper au milieu des bêtes sauvages, grosses comme petites.
Cette fois-ci, ce serait mixte, moitié camping et bivouac, moitié lodge et guesthouse. Et donc la célèbre tente sur le toit, si pratique (et gardant un peu de distance avec les bêtes : ). On l’a trouvée cependant aussi très peu confortable, et notre sommeil s’en est ressenti : lorsque l’un bouge, toute la voiture bouge, et du coup l’autre aussi : ) Et de plus on est assez à l’étroit. Au final des nuits pas très reposantes, et une conviction : la prochaine fois, c’est tente au sol, sans hésitation!
Nous sommes donc partis dimanche 8 mai 2011, pour un mois de voyage entre le Botswana et la Namibie : Victoria Falls, Chobe, Savuti, Moremi, Magkadigkadi, Okavango, Damaraland, Kaokoland.
Les carnets de voyage d’autres membres du forum, notamment celui de Pierre77 qui nous a précédé sur un itinéraire quasiment identique, nous ont été précieux, un grand merci!
Lundi 9 mai - jour 1 Victoria Falls Après une escale à Francfort, et une autre à Johannesburg, nous atterrissons à Victoria Falls. Le vol entre Francfort et Johannesburg n’étant pas complet, on a pu avoir des sièges avec de la place pour les jambes. Une chance, dont on a bien profité! Une fois les formalités de visa accomplies (en euros ou en USD, mais ce n’est pas le même comptoir, donc on a fait deux fois la queue : ), un transfert nous attend pour nous emmener à la guesthouse Amadeus. En chemin nous déposons un couple au Vic Falls Safari Lodge, et premier contact avec la nature : le lodge est très beau, tout en bois, et en traversant le lobby pour aller sur la terrasse, on a une vue plongeante sur la savane, un beau point d’eau, et ... 4 éléphants, qui barbotent à quelque distance... Ca nous avait manqué, et nous sommes toujours aussi impressionnés.

La guesthouse Amadeus est simple, confortable, nous sommes les seuls, et peu de temps après on nous emmène faire un sunset cruise sur le Zambèze. Le soleil est orange, le GinTo bienvenu, on voit quelques hippos entre les rires tonitruants des canadiens qui nous accompagnent. Pas mécontents de retourner au calme, on mange un morceau et se couche à 20h.
Mardi 10 mai - jour 2 Victoria Falls > Kasane Départ tôt pour voir les chutes. A cette période on ne voit pas grand chose, le débit est tel qu’il y a un immense nuage de vapeur qui recouvre le tout. Par moments on découvre des bouts, et à d’autres c’est une vraie pluie tropicale («spray and mist») qui s’abat sur nos pèlerines. La faille est impressionnante, la forêt vierge inattendue, le volume d’eau ahurissant. C’est spectaculaire, sans être inoubliable.
La seule photo où on voit autre chose que de la vapeur d'eau...
Retour à la guesthouse, on remarque des troncs arrachés en pleine ville : les éléphants sont passés au cours de la nuit. Bagages faits, nous embarquons dans le minibus qui nous emmène à Kasane, au Botswana. Lors de la réservation de la voiture, on a opté pour la variante transfert entre Victoria Falls / Zimbabwe et Kasane / Botswana, qui s’avérait moins chère (12 €/p) et moins compliquée (taxes, formalités de douane) que de récupérer la voiture à Vic Falls et la faire retraverser la frontière. Personne à la douane, hormis des camions de transport de minerais (cuivre, cobalt) en provenance de RDC, en 10 mn c’est fait. On arrive au Chobe Safari Lodge, où nous attend Rex, de chez McKenzie 4x4, et notre Defender 130 Diesel. Nous faisons le tour en 2 heures et demie, on vérifie chaque pièce, et en particulier le téléphone satellite et le GPS. Bonne nouvelle, le téléphone satellite ainsi que les appels d’urgence sont offerts. Mauvaise nouvelle, ils ont oublié les «sand ladders». Une bière au bord de la Chobe river, on paye le solde de la voiture en cash. Au final, le Defender de McKenzie aura coûté, pour 11 jours, 1‘800 € (contre une offre de 2‘420 € pour le Land Cruiser de SelfDriveAdventures et 2‘050 € pour le Hilux basique 2.5L de Asco). On mange au buffet le soir, pas dément, entourés de russes et d’américains. Vivement le départ demain.
Mercredi 11 mai - jour 3 Kasane > Ihaha Chobe On se lève à l’aube pour un tour sur la Chobe River. L’eau est lisse et ample, l’air est froid, la lumière splendide, nous sommes seuls avec le guide, ainsi qu’un buffle, quelques oiseaux, plein d’hippopotames (dont les petits qui se dandinent ressemblent à des sharpei roses), des impalas, crocodiles et un magnifique hippotrague noir, puissant et d’apparence mythologique.


On ne verra pas d’éléphants, qui ne descendent que l’après-midi, et en cette saison ne traversent pas la rivière vers la Namibie, l’eau étant trop haute et les îles intermédiaires submergées. Retour à l’hôtel, et départ pour les courses. Déjeuner au Old House et sa terrasse très sympa, complément de courses, et enfin direction Sedudu Gate pour l’entrée dans le parc. Les journées sont courtes et celle-ce tire déjà gentiment sur sa fin. Nous avons 1h30 de soleil devant nous, et 30 km à parcourir jusqu’à Ihaha Campsite, ça devrait le faire. Erreur... A peine entrés dans le parc, nous découvrons une densité incroyable d’animaux, des troupeaux de centaines de buffles, des dizaines de girafes, et des éléphants de tous les côtés. C’est la première fois que nous conduisons dans un parc national, tout est nouveau, donc, prudents et patients, ayant lu les précautions concernant les éléphants, nous restons à distance, laissant passer. Sauf qu’il y en a partout, et lorsqu’un vieux mâle ou une femelle avec son petit mangent tout au bord de la piste, nous nous retrouvons coincés. Avec le soleil qui descend vite ... gloups. Heureusement, lors d’une marche arrière précautionneuse sur plusieurs dizaines de mètres (une mère et son petit suivaient la piste en se dirigeant vers nous), une voiture de Sud-Af nous dépasse : beaucoup plus audacieux (ou confiants, ou inconscients ?), ils ouvrent la route et nous les suivons de près, essayant de ne pas se faire semer. On passera comme ça 3 ou 4 situations délicates, avec mouvements de têtes mécontents et oreilles battantes. Sans eux, on y serait peut-être encore, à force d’être prudents et impressionnés/effrayés à la fois. Traçant derrière, on se désintéresse presque des girafes languides et si proches pour arriver enfin au campsite, soleil rasant. Ouf! Emplacement n°5 au bord de l’eau, on monte la tente, et invite notre voisin à un apéro très agréable pour le coucher de soleil. Tout en gardant l’oeil ouvert sur les buffles qui se promènent dans le coin, les rangers nous ont prévenus d’être attentifs à pied. Jesse est français, photographe professionnel et voyage seul depuis quelques semaines. Il répond à nos questions de novices, nous rassure, et on se remet de nos émotions. Puis dodo, première nuit dans le «bush»…

Jeudi 12 mai - jour 4 Ihaha Chobe La nuit a été longue, peuplée de bruits inconnus et de questions (c’est un hippo qui monte sur l’échelle? Un buffle qui prépare le petit déj?), on prend nos marques. Bonne nouvelle : pas de moustiques! La saison est censée être redoutable, mais le courant de la Chobe River est trop important et les moustiques absents : ) Réveil à l’aube, on se déplie tranquillement, tout le monde est parti, petit déjeuner royal (oeufs brouillés, bircher muesli) puis départ pour un drive vers Shimwanza Valley.

Le soleil est déjà chaud et on ne verra pas grand monde, quelques girafes, buffles et impalas, mais la balade est belle, isolée.

Déjeuner au camp et nouveau drive vers 15h, vers Serondela, avec l’envie - et l’appréhension - de revoir des éléphants. La piste principale étant parallèle à la rivière et les éléphants y descendant l’après-midi depuis l’intérieur du Parc, il est inévitable de les croiser. Ils traversent, à l’aller sans s’attarder, mais au retour prenant leur temps, tout au long de la piste : une pluie d’éléphants. On n’y avait pas pensé la veille, d’où le manque de temps prévu et le coup de stress. On descend au bord de la rivière, la presqu’île que nous visions s’est transformée en île, inaccessible.

Un grand éléphant mâle traverse, tandis que 3 autres batifolent au ralenti, se retournent dans l’eau les pattes en l’air. Le spectacle est délicieux. Dans l’intervalle le mâle est ressorti en face, et la ligne d’eau s’est dessinée sur sa peau poussiéreuse, comme s’il avait été trempé dans du chocolat. Retour au camp, plusieurs éléphants traversent la piste, c’est magique et moins éprouvant que la veille : nous avons le temps. Petits, vieux, tout le monde est là, une trentaine en tout, répartis en petits groupes. Désolé, les photos manquent, n’étant pas équipés pour la photo animalière, on pensait à autre chose : )

Douche au camp, tente, et on prépare l’apéro : GinTo, un excellent sauvigon blanc «Fat Bastard» (dans les verres à vins en inox, trop chouettes) et du biltong.

Nous partageons avec Monique et Alain, croisés le matin, ainsi que Jesse qui passe dire au revoir. Ils ont vu une lionne près de Sedudu. La nuit est tombée, tout le monde rentre, on mange nos steaks et au lit!
vendredi 13 mai - jour 5 Ihaha Chobe > Savuti Pas très bien dormi à nouveau, départ tôt pour Savuti.

La piste longe la rivière, toujours aussi vaste et d’une couleur bleu vif impressionnante. On croise waterbucks, girafes et baobabs.

Passé Ngoma Gate, on se retrouve sur une route fraîchement goudronnée, très large qui nous mène à Kachikau où, sans transition, on passe à une piste sableuse, avec les traces de roues et les hautes herbes au milieu. Le Bradt conseille de prendre une piste parallèle pour éviter le sable épais et profond, ce que nous faisons, aidés des points GPS. Nous croisons peu après la bifurcation un 4x4, probablement des chasseurs, à qui nous demandons confirmation, et qui nous répondent le contraire, qu’il faut retourner sur nos pas pour prendre la piste «officielle». Un temps perplexes, nous décidons de continuer malgré tout. Nous sommes au milieu de nulle part, la végétation est dense et basse, et nous nous regardons parfois avec un sourire légèrement tendu. Le choix se révèle bon et nous arrivons enfin à Ghoha Gate, d’où nous entrons dans le Parc. Quelques centaines de mètres plus loin, un point d’eau sur la droite et 3 énormes éléphants. Avec toute cette végétation, nous apercevons toujours les animaux à la dernière seconde, une fois arrivés à leur hauteur. Le soleil est haut à présent, et le sable, profond par endroits, devient de plus en plus mou. Nous nous enlisons deux fois, mais le Defender est un vrai tracteur, et nous repartons à chaque fois, labourant la piste. 4h20 après le départ, nous arrivons au Campsite. Un nouveau pont rend le passage de la rivière très facile, et on se pose à notre emplacement, pas fâchés d’être arrivés.
Le temps de nettoyer la voiture et le matériel (les secousses de la route ont renversé les bidons d’eau et le charbon de bois, il y en a partout), de déplier les chaises, d’ouvrir les bières, lorsque soudain apparaît entre les arbres un éléphant imposant, venant de l’emplacement voisin! Silencieux, il arrive tranquillement, droit sur nous. Calmes mais alertes, on range rapidement toute la nourriture et on se met dans la voiture. Il passe à 5 m et commence à se frotter à notre arbre, puis, nonchalamment, repart continuer sa tournée, en balançant ma chaise au loin d’un mouvement de trompe. Elle était sur le passage, l’idiote. Et moi dessus avec ma bière, une minute plus tôt.

(au milieu, Converse taille 44 : )
La visite des sanitaires, véritable place forte entourée d’un mur en béton armé renforcé d’un talus en terre, en dit long sur la présence des éléphants. Après Savut (on apprendra plus tard que c’est le nom de notre invité surprise) et les monstres vus à Ghoha, on a notre dose pour la journée. Pas de drive cet après-midi, on finit de ranger, préparer le barbecue et bouquiner sous l’arbre, l’oeil ouvert pour toute visite impromptue.

On admire le coucher de soleil sur la rivière Savuti, qui coule à nouveau depuis 2 ans, après presque 20 ans de sécheresse.
samedi 14 mai - jour 6 Savuti La nuit a été froide, la lune pleine et lumineuse, et on n’a pas beaucoup mieux dormi. On se présente à 7h30 au Savuti Safari Lodge, ils sont abasourdis, ils n’ont jamais vu des selfdrive arriver aussi tôt : ) Mais l’accueil est très chaleureux et la prise en main absolument parfaite. Linge sale hop, thé et cookies hop, game drive improvisé avec guide perso hop! et nous voilà partis pour explorer le Savuti. Metal est excellent, drôle, connaisseur et bon tracker. Carole est sous le charme, et moi aussi.

Nous voyons quelques zèbres, éléphants, et ... un léopard! et ... un autre léopard, à peine plus tard! Quelle chance, et quelle beauté! Il s’agit d’abord de la fille, qui longe la piste sur quelques mètres devant nous, puis de la mère, posée sur un tronc d’arbre mort pendant plusieurs minutes. Nous l’observons goulûment, je suis en admiration totale! Je n’ai qu’un appareil compact : les photos au zoom numérique sont de très mauvaise qualité, mais le souvenir est intact.


Retour au lodge, brunch parfait, on rencontre un couple de vieux anglais, tout droit sortis de l’imaginaire du safari (Dr Livingstone et sa femme je présume) et un couple de juges brésiliens, puis on s’installe dans la chambre, superbe.


Longue douche, courte sieste, et on repart pour le drive de l’après-midi, toujours seuls avec le guide. Metal nous explique comment le fait que la rivière coule à nouveau a modifié l’écosystème, et que nous ne verrons pas le célèbre groupe de lions qui s’attaquait avant aux éléphants : des luttes de pouvoir ont dispersé le groupe, et l’eau abondante a changé les habitudes. Le parcours est varié, nous voyons plusieurs girafes et une troupe de 25 éléphants qui se dirige vers un point d’eau.


Il y a des tout petits qui sont à tomber, avec leur bout de trompe hors contrôle. GinTo au coucher du soleil, une vraie carte postale avec la girafe au loin et les zèbres au premier plan, puis retour au lodge.

Nous y rencontrons Pierre Jaunet, qui nous rejoint au bar, entendant que nous parlons français. Il nous parle de sa longue expérience du Zimbabwe et du Botswana, on se renseigne sur la qualité des pistes pour la suite du voyage, puis on passe à table avec ses amis, Tim et June Liversedge, sur la belle terrasse avec vue nocturne sur le point d’eau et la rivière. Au cours du repas, Tim nous racontera plein d’anecdotes sur le Botswana, où il réside depuis 40 ans, ayant été conservateur à Chobe, reconstruit le Khwai Lodge, construit la route entre North Gate et South Gate à Moremi et étant maintenant réalisateur et producteur de documentaires animaliers. A moment donné, nous remarquons la présence soudaine d’une trentaine d’éléphants venus s’abreuver au point d’eau (puisée en profondeur, l’eau est minéralisée). Arrivant en vagues régulières, tout petits compris, ils remplissent la plaine juste à quelques mètres devant le deck. Il en arrive toujours plus, comme si ça ne devait pas s’arrêter, déclenchant exclamations et enthousiasme fasciné de notre part. Même Tim est bluffé. Une soirée inoubliable, d’autant que nous aurons la chance de voir aussi des lycaons («wild dogs») et des hyènes, et qu’un léopard a été aperçu dans l’enceinte du lodge. Nous discutons encore tard dans la nuit, puis dodo.
dimanche 15 mai - jour 7 Savuti > Moremi La nuit est réparatrice, réveil à 6h et départ à 7h30. Nous partons pour Third Bridge, et les avis divergent sur la route à prendre. Il y a beaucoup d’eau à Moremi, et la piste entre North Gate et Xakanaxa est fermée. La première option est de passer par North Gate et descendre sur South Gate pour remonter ensuite sur Xakanaxa ou Third Bridge, mais les passages sont très difficiles autour de Khwai et North Gate, et on nous déconseille de prendre cette route seuls. La deuxième est de prendre la gravel road par Mababe et remonter sur South Gate, c’est moins intéressant, plus long mais plus sûr. Un groupe d’italiens va prendre la route de North Gate dans 2 camions avec guides, nous discutons pour nous joindre à eux, mais finalement ils partent sans nous attendre. Tant pis, nous aviserons à Mababe Gate. Nous embarquons deux planches en guise de «sand ladders» et prenons la Sandridge road. La piste est belle, et nous restons concentrés, Carole sur l’apparition d’éléphants sur la piste, et moi sur les passages de sable mou et profond. On n’a pas trop envie de s’ensabler puis d’avoir des éléphants sur le dos pendant qu’on déblaie. Un ou deux passages délicats (arbres en travers de la piste au milieu d’un passage de «hauts fonds») et nous voilà à Mababe Gate. Le Ranger nous déconseille lui-aussi de passer seuls par North Gate. Bon, d’accord, on ne va pas insister, c’est vrai qu’on n’a croisé aucune voiture de toute la matinée. Mais la gravel road est atroce, pleine de nids-de-poules, et le Defender, qui était jusque là irréprochable, se comporte très mal, perdant régulièrement l’adhérence au-dessus de 30 km/h. Je ne pense pas à dégonfler les pneus, j’aurais dû! La route est un calvaire, d’autant plus incompréhensible que les rares autres voitures foncent sans problème. Je me sens comme Gaston Lagaffe dans son tacot : ). Nous remontons ensuite vers South Gate et entrons dans le Parc. A l’entrée, on nous déconseille la route directe vers Third Bridge, il faut aller sur Xakanaxa puis continuer sur Third Bridge. La piste est de plus en plus belle, on roule bien, la Mopane Tongue est verte, les arbres sont hauts et feuillus et nous ne traversons que quelques passages boueux.

Nous atteignons enfin Xakanaxa, après 7h de route! C’est long, trop long... Il reste encore 40 mn pour rejoindre Third Bridge, et on en a un peu marre. On va voir s’il y a de la place ici. Le campsite est plein, on essaye les lodges, et coup de chance, le Xakanaxa Moremi Safari Lodge nous accepte à l’improviste, passés les conciliabules d'hésitation devant cette situation inhabituelle. Et à prix réduit (pour Xakanaxa!), puisqu’on nous propose le Full Board et toutes activités à 100 € par personne. Le lodge est superbe! Les tentes ont chacune une petite terrasse donnant sur le delta et les hautes herbes, et salle à manger, bar, salon et coin autour du feu ouverts s’articulent le long du canal, sur un deck qui serpente entre les grands arbres.


On bouquine le reste de l’après-midi, le coucher de soleil est magique, on est biens. On apprend que la semaine dernière encore, il pleuvait à verses. Ca explique les routes coupées et les trous d’eau profonds qui barrent l’accès aux lodges.

Repas léger, échanges concernant l’état des pistes vers Savuti avec un couple de SudAf et on se couche, épuisés.
lundi 16 mai - jour 8 Xakanaxa Moremi Game Drive à 6h30 avec Oli, excellent tracker : il s’arrête soudain, regardant des traces au sol. Il entend ensuite les cris d’alerte des singes. Plus loin, repère la direction où regardent les impalas, et nous mène droit sur un magnifique léopard, qui suit la piste devant nous. On est vernis! On le suit, faisons un court détour, puis, moteur arrêté, l’observons passer à 3m de nous, calme et indifférent à notre présence. Nous sommes bouche bée.

Puis les autres voitures, alertées par radio, déboulent de tous les côtés, mais il est parti. Nous le reverrons un peu plus tard, grâce à l’oeil perçant de Carole, assis immobile à l’ombre d’un buisson, nous regardant droit en face : impressionnant. Nous voyons également de très beaux kudus et un troupeau d’éléphants, dont un petit qui n’a pas froid aux yeux et cherche à nous intimider.


Brunch au lodge, lecture sur le deck, nous décidons finalement de ne pas aller à Third Bridge. La route du sud, peu recommandée, nous contraint à revenir par Xakanaxa, ce qui nous fait faire un aller-retour quasi-inutile, et surtout rallonge une route déjà longue demain. Avec quelques regrets - mais du confort - on reste au lodge une nuit supplémentaire. Game Drive avec un autre guide à 15h30, en direction de Third Bridge justement, où certains ont vu la veille un jeune lion mâle prendre la pose dans une clairière. On fait un crochet par une carcasse d’hippopotame, victime d’un combat des chefs qui s’est terminé en agonie dans l’enceinte d’un lodge.

Les paysages sont à tomber, les arbres majestueux, les couleurs vives, il y a une beauté et une énergie incroyables.

Nous nous engageons sur les pistes secondaires, parfois à peine visibles, avec des passages compliqués dans les marais, l’eau entrant dans la voiture par les portières. Il faut sérieusement connaître, sinon c’est l’enlisement assuré.

La piste est là, à droite. Où ? Ben là... : )
On se regarde avec Carole : on ne serait jamais passés par ici, seuls en selfdrive. On passe non loin du campement de Veronica Roodt, qui vit seule et isolée, sous tente, avec un aide bushman. La saison n’est pas la plus riche en faune, le haut niveau des eaux éloigne beaucoup d’animaux, et notamment les guépards. Il pleut entre novembre et mars, puis le delta est haut entre avril et juin. C’est à la saison sèche hivernale, entre août et septembre, que l’on voit le plus d’animaux, mais avec une végétation sèche, jaune et des arbres sans feuilles. Nous voyons quand même beaucoup d’éléphants.

Plus loin, soudain, un grand mâle en rut vient droit sur nous, l’oeil mauvais... Surtout ne pas reculer, faire gronder le moteur de manière régulière, le face à face dure un moment, puis il finit par nous contourner… Décidément c’est très impressionnant, et ça fait peur. Il est énorme et, comment dire? Pas content quoi. Puis nous avons la chance de tomber sur une meute de 6 lycaons qui se reposent dans une clairière, après une chasse infructueuse. Etonnante similitude comportementale avec les chiens.


Retour au lodge, un peu de lecture, repas et dodo confortable, dans une belle chambre éclairée aux bougies. Pleine lune sur le delta.

mardi 17 mai - jour 9 Moremi > Boteti River Départ tôt pour Boteti. Pour une fois, la route va aller en s’améliorant, et ça fait drôle de rouler sur le bitume. On aide un français à changer sa roue à South Gate, il revient du Kalahari où il a vu 6 lions en 5 jours. On arrive en début d’après-midi à Meno-A-Kwena (le GPS n’était pas du luxe). Le lodge est un camp de toile, type safari mobile mais permanent, avec du mobilier et des objets dans le style des années 50 (tiens, il y a une photo de Tim dans le tas).

Le camp domine la rivière Boteti, avec le Parc du Magkadigkadi en face, la vue est splendide. Tout se fait au feu de bois, y compris l’eau pour la douche, et toujours cette vue plongeante, partout.


Il y a des nuages, pour une fois. L’après-midi est passée à observer les rares animaux, en faisant attention aux serpents apparemment nombreux, apéro avec Anita et John qui rentrent eux aussi du Kalahari, où ils ont croisé une lionne et ses 3 petits, dans leur campement, au petit déjeuner. Voir Anita, sud-africaine habituée au bush, mimer comment elle s’est jetée tête la première dans la voiture, nous fait encore sourire aujourd’hui, mais est surtout rassurant : ils ne sont pas tous fous : ) Excellent repas sous la toile de parachute de la tente principale, pleine de détails, d’armoires et de caisses à l’ancienne. Bonne nuit, pleine lune, pluie au milieu de la nuit, et rugissements de lions au loin. A moins que je n’aie rêvé, Carole n’a rien entendu?

mercredi 18 mai - jour 10 Boteti > Gweta Petit déjeuner et observation de 4 éléphants pas tranquilles en contrebas, au bord de la rivière.

On hésite entre deux routes pour rallier Planet Baobab : soit à travers le Parc Magkadigkadi Pans, ce qui implique de prendre le bac à Khumaga (il n’y en a qu’un le matin?) et ressortir par Phuduhudu Gate, soit en faisant le tour par Motopi. Les incertitudes liées au bac et le temps de route sensiblement plus long de l’option Parc font pencher la balance pour la seconde. La route est facile et nous arrivons tôt dans un lieu décontracté, avec quelques locaux et de beaux baobabs. Le ciel est gris et nuageux et c’est ce soir que nous avons prévu de dormir à la belle étoile dans le Pan. Malgré le temps menaçant, nous partons quand même à 14h, avec une famille d’australiens (père et fils tout contents, mère et belle-mère pas du tout : ). Au programme : visite de suricates, nuit dans Ntwetwe Pan, et le lendemain retour par Chapman’s Baobab. La route est cahoteuse, longue, pas très intéressante et il fait rapidement froid. En chemin nous passons voir les suricates : pas fous, ils ne se montrent pas par ce temps. Nous continuons le chemin jusqu’à l’étendue plate du pan, et arrivons au camp incongru préparé pour la nuit : une table et des chaises posées au milieu de rien, ce vestige asséché de lac mésozoïque où rien ne pousse, rien ne vit. Le guide prépare les grillades et le pain, fait sur place à partir de maïs et de bière. A cause des nuages, il fait déjà sombre, mais en une minute le coucher de soleil embrase le ciel bas, le Pan prend feu, on est émerveillés.

Repas rapide et on se couche dans les «bedrolls» utltra-chauds et confortables. On va bien dormir, et je me réjouis de me réveiller à l’aube dans ce désert, on voit déjà la lune qui fait quelques apparitions. Malheureusement, vers 22h, quelques gouttes de pluie de trop nous font tout remballer en vitesse. Lorsque la croûte du Pan est mouillée, les voitures s’embourbent profondément, on ne peut pas rester. Quel dommage !! Surtout que lorsque nous arrivons au guesthouse après un drive de nuit dans le froid, le ciel est complètement dégagé et la lumière de la lune inonde le bush... Il s’en est fallu de rien! Les regrets seront persistants. C’était en plus la seule raison qui nous avait fait choisir Planet Baobab, plutôt que Nxai Pan qui nous attirait beaucoup.
jeudi 19 mai - jour 11 Planet Baobab Réveil tranquille, grasse matinée (8h). Il fait beau, l’air est pur. Petit déjeuner et farniente. On envisage un temps de retourner dormir dans le Pan, mais le guide est malade (il a pris froid?), bon, on se fait une raison, et tant pis pour les suricates qu’on avait tellement envie de revoir. Lecture, sieste, on prépare les bagages et la voiture pour la rendre le lendemain à Maun. Le soir, on mange typique botswanais «Bogobe le Nyama», délicieux ! L’ambiance locale promise laisse à désirer : il n’y a personne : )
Vendredi 20 mai - jour 12 Gweta > Maun > Okavango Réveil à 5h30, départ de nuit à 6h. Le lever de soleil est superbe et rapide, juste après la lune et les étoiles. Ca change vite ! Nous faisons un détour par Nxai Pan pour voir les Baine’s Baobabs. Le paysage du parc rappelle un peu la Namibie, avec zèbres et oryx. Ca donne envie d’y passer plus de temps, d’autant que tout le monde est là à cette saison, même si nous ne les voyons pas ce matin : lions, guépards et léopards. Les baobabs sont imposants, millénaires plantés sur une île au milieu du pan.


On continue la route pour arriver à Maun, où nous rendons la voiture à Mac (Kenzie), quinquagénaire sympa et décontracté, rosé dans son bleu de mécano. On a bien aimé le Defender, qui a été solide et fiable, même si de loin pas de toute première fraîcheur, et on le quitte à regret.

Nous sommes à présent arrivés à la dernière partie du voyage au Botswana, avec deux jours au Gunn’s Camp, dans le delta de l’Okavango, juste au sud de Chief’s Island. A midi nous embarquons à bord d’un petit avion pour Xaxaba; la piste de notre camp étant inondée, il va falloir atterrir à une demi-heure de là. Il y a une TV dans la salle d’attente. Coupés du monde pendant 2 semaines, l’éclair d’actualité au fin fond du Botswana nous apprend l’arrestation de DSK à NY. La planète Mars quoi : ) Nous nous réjouissons de survoler enfin le delta, dont nous avons tant entendu parler. Le survol est sympa, même si on est pas mal secoués dans le coucou qui tangue et vole de travers, et j’ai la chance d’être à la place du copilote pour observer autant les gestes du pilote que l’Okavango au-dessous, très bleu et immergé.

A l’arrivée, des guides du camp nous attendent pour un transfert à pied, en pirogue «mokoro» et en bateau à moteur pour arriver au lodge, joliment placé au bord d’un canal. Les tentes sont plus loin, via une passerelle au milieu des hautes herbes, sous les grands arbres, toutes avec vue sur le delta. Elle sont immenses, avec douche et baignoire à l’extérieur, une terrasse à l’avant, et une sorte d’antichambre qui fait office de bureau et salon.


Départ pour une balade «sundowner» en bateau, beaucoup d’oiseaux (marabouts, african jacana...) et plusieurs éléphants, que nous sommes surpris de voir aussi loin dans le delta submergé. Un mâle en rut («smelly») traverse la rivière juste devant nous, c’est très sympa à observer, il ressort de l’autre côté, la ligne de flottaison bien visible. Le coucher de soleil est rouge, orange, rose et violet.


Repas au lodge avec Jinx, le manager un peu envahissant qui monopolise la parole et l’attention, mais entraînant. Puis au lit, après une belle et longue journée! Quand je pense que le matin nous étions parmi les baobabs gigantesques, au milieu d’un pan désertique, quel contraste!
samedi 21 mai - jour 13 Okavango La nuit a été fraîche, on a entendu plusieurs hippopotames, réveil à 6h pour un départ en «mokoro». La balade est lente et silencieuse, on glisse entre les herbes et les nénuphars au lever du soleil, quel plaisir. On accoste sur une rive, pour continuer à pied.

J’attendais ça depuis longtemps, on n’a pas l’occasion de marcher dans les parcs nationaux au Botswana. Le rapport à la nature est tout autre lorsqu’on est là, vulnérable, au milieu de la végétation. Nous croisons une grande famille de babouins, plusieurs phacochères pas trop craintifs, des impalas beaucoup plus, et quelques traces d’éléphants et zèbres. Et toute une flopée d’oiseaux : aigle, martin-pêcheur, cigogne, marabout et d’autres très colorés (oui, nous ne sommes vraiment pas des spécialistes : ) Retour soyeux en «mokoro», délicieux brunch suivi d’une douche à ciel ouvert sous les grands arbres, et lecture dans la tente. A 15h nouvelle ballade en bateau, assez semblable à la veille.

Apéro dans la tente et repas animé par les contes africains de Jinx. Impala rôti, asperges, on mange bien au Gunn’s Camp.
dimanche 22 mai - jour 14 Okavango > Maun > Windhoek Grasse mat’ monstrueuse (7h : ). La nuit a été moyenne, les oiseaux, insectes, grenouilles et hippos sont bien là. Petit déjeuner copieux (oeufs brouillés et tomate, saucisse, bacon, corn-flakes avec joghurt et fruits frais, miam). Nous profitons d’un moment calme pour écrire quelques cartes postales puis départ en bateau pour l’aéroport de brousse. Derniers nénuphars et African jacana, et nous voilà débouchant sur la piste d’atterrissage en terre avec les bagages, sortant de nulle part. Le vol secoue pas mal et la vue est belle : les patches d’îles et d’arbres, avec les traces des pistes des animaux, dessinent une carte fascinante, tantôt émergée, tantôt immergée, de différents verts, beiges, bleus et noirs. Comme des rides sur la peau, les pistes des animaux sillonnent la terre. Changement d’avion à Maun, et vol vers Windhoek, très excités à l’idée de retourner en Namibie! L’aéroport est familier, il y a une heure de décalage horaire avec le Botswana, nous faisons un peu de change, prenons une carte SIM et en route pour Asco, où nous récupérons le Hilux Double Cabine avec tente sur le toit. Aïe, il n’y a pas de 2e batterie et le frigo ne marche pas lorsque le moteur est arrêté. La tuile. Et il est trop tard pour changer de véhicule. Tant pis, on avisera. Il y a beaucoup d’eau à Windhoek, et on traverse un gué en pleine rue, chose que l’on avait pas connue en mars 2009. On retrouve la pension Londiningi, et Nathalie et Alex avec plaisir. David Rey, notre guide pour le Kaokoland, nous y rejoint pour faire connaissance et régler les derniers points. Au moment de préparer le voyage, nous avions beaucoup hésité sur la manière de voyager dans le Kaokoland. Devant la plupart des avertissements, nous avons finalement exclu le voyage en solo, même munis de téléphone satellite. Il restait soit l’option de trouver une autre voiture intéressée aux mêmes dates, soit un guide. Nous en avons contacté plusieurs, dont David, recommandé par notre amie Ruth. Puis les échanges de mails avant le départ ont achevé de nous convaincre de son sérieux. Mais nous ne l’avions jamais rencontré jusqu’à ce soir. RV est pris pour le surlendemain à Opuwo. Un pavé de springbok aux truffes du Kalahari plus tard, nous nous couchons pour une belle et longue nuit.
lundi 23 mai - jour 15 Windhoek > Opuwo Excellent petit déjeuner, copieux, frais et varié, on mange toujours aussi bien à Londiningi. On prend la route à 8h30 après avoir réservé la nuit du 2 juin, veille du retour. Quel plaisir de rouler à 120 Km/h sur une route asphaltée, dans une voiture confortable et souple. Arrêts successifs à Otjiwarongo, Outjo (délicieuse Bäckerei et étonnant Biergarten où les serveuses Damara parlent allemand), Kamanjab (première Himba, sublimement belle, qui sort de l’épicerie) et Kavita Lion lodge, où on envisage éventuellement de passer la nuit, le Hobatere lodge étant malheureusement fermé pour de tristes histoires avec la Communauté. Les activités avec les lions ne sont que le matin, le lodge est désert, on décide de continuer notre chemin. On tente le Community Campsite d’Hobatere, un peu plus loin en face de la porte Ouest d’Etosha, un très bel endroit, mais on n’est pas complètement emballés. Finalement, la décision est prise de continuer jusqu’à Opuwo, ça devrait le faire au niveau timing et du coup on partira plus tôt pour le Kaokoland. On arrive au coucher du soleil, la vue sur la vallée est très belle, avec la fumée de tous les feux qui s’allument, et une légère brume qui s’installe. On aura finalement roulé toute la journée, mais par rapport au Botswana, c’était du beurre, de la double crème, on n’est même pas fatigués. Opuwo est un melting-pot impressionnant. Beaucoup de Himbas traditionnels, mélangés aux Hereros en costume XIXe (quel contraste!) et au reste de la population, de tous genres. On s’installe au campsite, où nous tombons sur David, qui est lui-aussi arrivé plus tôt que prévu, son RV à Swakopmund ayant été annulé. Ca tombe bien. Apéro au lodge, belle vue sur la piscine et les montagnes environnantes. Le contact avec David est excellent, on se réjouit!
mardi 24 mai - jour 16 Opuwo > Orupembe Réveil à l’aube, on n’a pas entendu les bruits de fête au loin qui ont duré, à ce qu’il semble, toute la nuit. Le campsite est presque plein, avec notamment un bus / camion rempli de français. Leurs discussions animées sont une musique familière qui nous font sourire, un brin nostalgiques. L’un d’eux, peut-être pas bien réveillé, ou excluant d’emblée la possibilité, nous pose trois questions de suite en anglais, sans réaliser qu’on répondait à chacune en français. Il est ensuite reparti, et on ne saura jamais s’il s’en est rendu compte : ) ? On fait les courses pour 7 jours d’autonomie au supermarché, avec toujours ce mélange étonnant, dans cette ville carrefour où tous se croisent. Plein d’essence à ras-bord et départ pour une nouvelle longue journée de route. Il est 9h30. David part devant avec son Land Cruiser, on le suit à distance, une fois le nuage de poussière retombé : à chaque intersection, s’il ne s’est pas arrêté pour nous attendre, c’est que c’est tout droit. On quitte rapidement la vallée d’Opuwo, les paysages évoluent, puis changent souvent. La piste rétrécit, puis devient cahoteuse par endroits, voire délicate avec des passages de pierriers, mais sans jamais être trop difficile. On passe des lits de rivière (Hoarusib), des canyons, des goulets, des cols, des vallées étroites, d’autres beaucoup plus larges, on aperçoit un marcheur solitaire - minuscule point perdu dans l’immensité.


On croise des Himbas à la pompe à eau de Sanitatas. On a acheté à Opuwo de la farine et du tabac, David leur en donne une partie, échange quelques mots, et obtient l’autorisation de faire des photos. Je dois me faire prier, car je n’ai aucune envie de faire le voyeur, mais c’est malgré tout un moment unique.

La timidité est de mise chez les jeunes filles, qui se dérident sensiblement lorsqu’elles voient le résultat sur l’écran de l’appareil. Les enfants s’esclaffent et se tapent sur les cuisses. On continue notre route et peu avant Orupembe, alors que le soleil descend, on choisit un emplacement de bivouac à côté de la piste, au milieu de Bushman Grass et de quelques arbres. On aura croisé beaucoup de vaches, de chèvres et d’ânes, et quelques oryx, autruches et springboks.


Magnifique coucher de soleil (17h30), la lumière est belle, on est seuls au monde et heureux. Dîner au coin du feu, l’air s’est rapidement refroidi, il est temps de se coucher.
mercredi 25 mai - jour 17 Orupembe > Hartmann Petit déjeuner au lever du soleil, on est encore un peu fripés.


La compagnie de David est très agréable, et il est très compétent. Ses connaissances du pays sont vastes et complètes mais il n’impose pas, il est sûr, a un sens de l’humour qu’on apprécie, il est prévenant et attentif, c’est un bonheur. Départ à 8h, on arrive rapidement à Orupembe (étrange ce poste de police perdu au milieu de nulle part) pour continuer et s’enfoncer vers le Nord, soleil dans les yeux. Orange Drum, quelques bifurcations et nous voilà enfin dans la vallée de Hartmann, but de notre voyage. C’est magnifique… On sort de la piste centrale pour rejoindre notre emplacement de bivouac en hauteur. Il a tellement plu cette année que tout est recouvert d’herbe haute, alors qu’en temps normal ce n’est que sable rouge et roche. David découvre le phénomène pour la première fois, alors qu’il y vient plusieurs fois par année depuis 15 ans. Le Hilux ne parvient pas à monter une pente raide avec du sable mou. On tente les vitesses courtes, le Diff Lock, rien n’y fait. Recul pour prendre de l’élan, dégonflage des pneus à 0.8 bar, et on fonce comme des dératés : ça passe tout, tout juste. Il manque un peu de puissance mais c’est passé. Deux autres passages délicats se font sans problème, c’est impressionnant l’efficacité des pneus -très- dégonflés sur le sable meuble. Le lieu de bivouac est idéal, situé entre une falaise et un gros rocher granitiques, ce qui offre de l’ombre pratiquement toute la journée.


On s’installe, petite douche et balade à pied vers un point de vue en hauteur. La vue est magnifique, d’un côté la vallée principale de Hartmann en contrebas, de l’autre la vallée secondaire et au loin, les dunes de la Skeleton Coast. On reste un long moment à contempler en silence, sous une légère brise.


Retour au bivouac et apéro pour le coucher de soleil. Le gros rocher forme une arche, et en passant dessous on accède à un promontoire qui surplombe la vallée, plein ouest et le soleil qui descend sur les dunes. Le GinTo est mémorable, on est bouche bée, c’est vraiment un endroit magique.


Grillades et petits pois à la nuit tombée, avec le bois ramassé en route, il fait extrêmement doux c’est un bonheur. Coucher à 20h, réveil 2 heures plus tard, le vent s’est levé et fait claquer violemment la toile anti-pluie. Démontage à la frontale, à poil sous les étoiles.

jeudi 26 mai - jour 18 Hartmann Réveil à 6h, il fait bon, la lumière est très belle, on descend dans la vallée principale pour aller au bout de la piste, vers des dunes en forme de croissants, ça tombe bien pour le petit-déjeuner : ) On se régale, le soleil s’est levé, les ombres sont longues, et les discussions intéressantes et décontractées.


Puis départ vers la 1ère vallée, la plus à l’est. Un village himba est posé au milieu de dunes roses - apparemment le lodge de luxe voisin a fait en sorte de pérenniser la présence des semi-nomades - et on descend vers la rivière Kunene. Elle est là, large, puissante, bordée de végétation et de crocodiles, vision étonnante dans ce paysage désertique et dramatique.

On croise un jeune berger himba et ses chèvres qui éternuent, avant de rencontrer 3 himbas adultes qui descendent chercher de l’eau à la rivière. Deux jeunes à dos d’âne, souriantes, et une vieille matriarche à pied, plus austère et pressée, qui se laissent photographier en échange de farine.


On rentre au bivouac pour la fin de matinée, exploration à pied des environs, sieste, lecture, déjeuner, re-sieste, balade, dur quoi ! : )

On ne voit pratiquement pas de grands animaux, la vie se trouve à l’échelle miniature, avec criquets et autres bugs qu’on observe à plat ventre. A 15h30 on prend la route d’un sommet plus proche de la Skeleton Coast pour le ‘sundowner’. En route, sur les pentes recouvertes de duvet, on passe devant un terrier de suricates, qui disparaissent à notre approche. On attend en vain qu’ils ressortent. On continue la piste jusqu’au dernier sommet, la pente est raide, heureusement que le Land Cruiser de David est puissant. Et là… c’est indescriptible! … Les dunes de la Skeleton Coast s’étendent à perte de vue, tournent autour de notre point de vue sur 210°. Au sud, on voit clairement la limite entre le désert et la vallée secondaire de Hartmann, les dunes s’arrêtent brusquement, tandis qu’au nord, elles tombent dans la faille de la Kunene, avec les montagnes noires de l’Angola au-delà. Et à l’ouest, la brume de l’océan se mélange au soleil couchant sur une mer de dunes.



C’est le point le plus au nord-ouest de Namibie où il est permis d’aller. On voit d’ailleurs la piste réservée aux rangers percuter les premières dunes avant de disparaître au milieu du sable. Le vent est violent, mais on reste des heures, transportés, envoûtés.

Carole est à gauche.
Finalement le soleil se couche, on doit quitter le lieu, muets d’émerveillement durant tout le trajet de retour. Un bon plat de pâtes et dodo, il fait toujours aussi doux, c’est vraiment très agréable.

La nuit est magnifiquement étoilée.
vendredi 27 mai - jour 19 Hartmann > Purros Lever de soleil sur la Hartmann Valley...

Nous partons pour Purros, les pneus toujours à 800 grammes. David nous fait prendre une piste non-indiquée sur les cartes, qui longe la Skeleton Coast. On roule une heure, séduits par la beauté des paysages, avant de s’arrêter sur de petites dunes pour le petit déjeuner.


Les paysages changent, on passe Green Drum, des dizaines et des dizaines d’oryx galopent au milieu d’une vallée granitique, puis c’est un désert de cailloux, des rivières asséchées, un peu de gravel «tôle ondulée», des pistes secondaires inconnues, quelques girafes dans le lit de la Khumib River et enfin l’arrivée splendide à Purros. Les montagnes violettes entourent le lit très vert et dense de la rivière Hoarusib.

On s’installe au Campsite, ça fait bizarre de revoir des gens : ) Après le déjeuner, on va remonter la rivière, à la recherche des éléphants et des lionnes du désert. Les trois mâles ont malheureusement été tués en 2010, par des chasseurs. On remonte la rivière, tombant rapidement sur les premières traces, impressionnantes, bien fraîches, elles ne sont pas loin…

Commence la traque savante et complexe, mais bien plus haut, toujours pas de fauves. On tombe sur un groupe d’éléphants du désert, dont un tout petit à croquer et un mâle qui barrit à notre passage.


Le soleil se couche, il est temps de retourner sur nos pas, lorsque soudain on les repère, allongées tranquillement au bord de la rivière. Grosses paluches, bonne tête, bien en chair, elles nous regardent tranquillement, à 20m. David nous explique en chuchotant, entre deux prises de vues, le travail de Flip Stander qui documente toute l’activité des lions du désert à l’aide des colliers radio (www.desertlion.info).

Ravis, nous rentrons au Camp pour un dîner de patates et «gemsquash» au feu de bois. La soirée est délicieuse, c’est toujours aussi agréable de discuter avec David et écouter ses histoires. Dodo tôt pour se lever à l’aube, on est impatients de retrouver nos lionnes : )
samedi 28 mai - jour 20 Purros Réveil à 5h45 (en fait 4h45 car on a oublié de changer d’heure sur le réveil depuis le Botswana, grrr : ), départ de nuit à 6h, c’est le bon moment pour revoir les lionnes. On traque, on observe, on guette, trace après trace, minutieusement, les sens aux aguets, mais rien, pas de lionnes. Petit déjeuner au bord de la piste après 2h de recherches infructueuses, en regardant une centaine de springboks descendre par vagues successives du pied des montagnes vers la rivière pour s’abreuver. Montés sur ressorts, ils sautent, bondissent comme des gamins surexcités et réjouis. Peut-être que les lionnes sont juste à côté et vont trouver le spectacle à leur goût? On attend, scrutant de tous côtés, mais c’est peine perdue. Le soleil est haut à présent, elles doivent être tapies dans l’ombre, invisibles. Plus loin on revoit les éléphants, si particuliers dans ce décor montagneux, puis retour au camp, avec un crochet par la case supermarché du village. Case au sens propre : ) A l’intérieur, quelques rayonnages, deux jeunes qui jouent au billard, un juke box fou et une femme ivre morte, qui titube de personne en personne. On en profite ensuite pour sonder l’entrée du canyon de l’Hoarusib, piste prévue pour le lendemain, mais a priori encore impraticable, ce qui se confirme avec un sol très mou, collant et imbibé. Quoique, une voiture estampillée «Club 4x4» nous dépasse et s’enfonce plus loin, pas farouche. Déjeuner au camp, douche, sieste, et c’est reparti pour la chasse aux lionnes. On tourne, retourne, re-retourne, décidément ça veut pas… Au sommet d’un point de vue en hauteur, assez haut le long de la rivière, on admire les montagnes et repère en contrebas le groupe d’éléphants, dans la lumière du couchant.

On se rapproche bien, un petit est parmi eux, et on reste un long moment à les observer en se régalant. Le petit est craquant... Oups! Il faut déguerpir soudain en vitesse, on s’est retrouvés encerclés par d’autres congénères arrivés par derrière, et deux mâles nous font comprendre - on comprend très bien dans ces cas-là : ) - qu’on doit dégager fissa.


On redescend toute la rivière vers Purros, l’espoir de revoir les lionnes s’amenuisant au fur et à mesure que le camp se rapproche, et nous voilà de retour. Pas de fauves pour aujourd’hui. Mais au dîner, excellent poisson aux épices de David! Soirée très agréable à nouveau, et dodo.
Ps. On ne reverra plus les lionnes, et le 10 juillet 2011 toutes les trois seront retrouvées mortes, empoisonnées, sonnant la fin du groupe de lions de l’Hoarusib. Heureusement d’autres groupes continuent, Hoanib, Auses, Obab, Ugab et peut-être que certains reviendront vers l’Hoarusib.
dimanche 29 mai - jour 21 Purros > Hoanib River Réveil tôt pour monter sur une colline et prendre le petit déjeuner avec la vue au lever du soleil. Ca caille grave. On remarque à nouveau que l’air se refroidit sensiblement quelques instants à peine avant les premiers rayons, chacun y va de sa théorie, mmh, personne ne convainc vraiment : ) La vue est à 360°, la vallée de Purros est splendide avec la large coulée verte de végétation autour de l’Hoarusib, lacet d’argent dans l’ombre des montagnes couleur betterave.

Nous partons pour notre prochaine étape, la rivière Hoanib, via Amspoort, mais malheureusement sans passer par le canyon de l’Hoarusib. On n’est toutefois pas déçus, les paysages sont variés, les dunes rencontrent les collines de basalte et on traverse de vastes plaines et étendues d’herbe (elle est partout cette année, au grand étonnement de David). On ne se lasse pas de cette beauté, parsemée d’oryx et … de suricates. On aperçoit une sentinelle dressée sur son monticule, impassible. Après l’avoir observée à la jumelle, on tente l’approche à pied, délicatement, lorsqu’elle disparaît soudain. On se poste à moyenne distance, avec vue sur les multiples sorties du terrier, mais malgré la patience et la longue attente, elle ne réapparaît pas. La piste continue et nous voilà arrivés à l’Hoanib, que l’on remonte à présent tranquillement.


Gouttes de pluie tombées juste au bon moment pour s'imprimer sur la boue en train de sécher
Il y a beaucoup de sable et des traces toute fraîches de lion, apparemment un gros mâle. On inspecte, cherche à déduire où il se trouve, tourne et retourne, mais sans le trouver. Un peu plus haut, des traces de babouins autour d’un point d’eau, puis on croise un groupe de quinze éléphants du désert, qui se détachent de la végétation de la rivière, mais se confondent avec les collines environnantes.

On passe le Dubis Pass et installons le bivouac. Quelques herbes couchées signalent une présence récente. On retourne ensuite voir les éléphants, menés par une vieille femelle aux longues défenses. Un petit trottine maladroitement avec ses grosses pattes et sa trompe à contretemps. On retourne au camp, pour réaliser que les herbes couchées témoignent en fait du passage des éléphants. Pour éviter les visites impromptues, on se déplace au sommet d’une colline, au centre du cirque de montagnes formé par le Dubis Pass et les vallées de l’Hoanib et du Ganamub. Les mastodontes ne sont que récemment descendus des montagnes et ne sont pas encore complètement à l’aise avec les visiteurs. La montée est très raide, et le Hilux s’en sort bien. Le T-Bone steak cuit et sent merveilleusement bon tandis qu’on prend l’apéro devant le coucher de soleil.

lundi 30 mai - jour 22 Hoanib > Palmwag La nuit a été froide et on rêve d’un bedroll dans une tente au sol : ) Lever de soleil sur le cirque, c’est un émerveillement sans cesse renouvelé. Petit déjeuner emmitouflés, on remarque que l’hiver approche, et qu’on est déjà plus au sud que Hartmann.

Le raidillon pierreux pour descendre de la colline est impressionnant, mais la technique très simple : première courte et on lâche tout, ni accélérateur ni frein, la voiture fait le reste. On continue à remonter l’Hoanib, avec plusieurs passages en eau, et une sortie compliquée, qui nécessite une reconnaissance approfondie à pied et un choix cornélien entre plusieurs traces. Là encore, le Hilux s’en sortira bien, s’arrachant à la boue collante et escaladant le talus haut et abrupt. Quelques antilopes et pas mal de fech-fech plus tard, nous arrivons à Sesfontein, où nous faisons le plein d’essence. L’aiguille de la jauge n’a pas bougé depuis Opuwo, nous n’avons pas entamé le 2e réservoir (les balades autour de Hartmann et de Purros se sont faites dans le Land Cruiser de David, mais les distances étaient faibles). On prend la route vers Palmwag, avec girafes et springboks, on a du plaisir à retrouver la concession qui nous avait beaucoup plu lors du premier voyage 2 ans plus tôt. La gravel road est régulièrement entrecoupée de passages abîmés par les eaux. On se régale d’un délicieux steak d’oryx au campsite de Palmwag et prenons congé de David, guide parfait et tellement agréable, qui repart vers Windhoek, prévoyant un bivouac aux environs de la rivière Huab. «Choice is yours» : ) On hésitait entre Grootberg et Palmwag pour cette nuit, on choisira de ne pas reprendre la voiture, même si Grootberg nous tente bien plus comme endroit. Lecture à la piscine - on a honte? Un peu : ) - apéro au coucher de soleil, dîner et dodo.

mardi 31 mai - jour 23 Palmwag > Huab Lodge Encore une grasse mat’, énorme! 8h! C’est vertigineux! On bouquine au pieu, petit déj frisquet et départ pour le Huab Lodge, via Grootberg Pass et Kamanjab. J’avais beaucoup aimé l’endroit en 2009, découvert par hasard et choisi à l’improviste, où nous nous étions retrouvés les seuls clients aux bons soins de Jaap, hôte passionnant et attachant. Cette fois-ci, arrivant au lodge après une route facile, nous rencontrons le couple propriétaire, Jan et Suzi, qui étaient absents la première fois, en voyage dans le Kgalagadi Transfrontier Park. Mais pas de Jaap, qui est parti la veille en vacances. Dommage. Jan et Suzi nous font un accueil très chaleureux. On s’installe dans la chambre, ça fait plaisir d’être de retour, nous sommes à nouveau les seuls clients. On part ensuite pour un drive avec Jan, qui s’avère être un érudit très sympathique avec une tête de marchand hollandais dans les peintures du XVIIe siècle. Il a acheté le Huab Lodge 19 ans plus tôt, après avoir passé près de 20 ans à Etosha, où il a rencontré Suzi. La vallée de l’Huab est verte comme un jardin d’Eden, on aperçoit oryx, kudus et zèbres de Hartmann au loin, passablement craintifs. Jan est passionné d’ornithologie, identifie tous les oiseaux au chant, a une mémoire encyclopédique et les imite à la perfection. On apprend que le Huab Lodge est une destination prisée des «birders», et que la vallée abrite une dizaine d’espèces endémiques qu’on ne trouve pas ailleurs en Namibie. Retour au lodge après un GinTo au coucher de soleil et un combat d’oryx, avant de se rendre au lapa pour le dîner. L’ambiance du lieu est très réussie, et le repas présenté en langue «click tongue» Damara par Mercia est juste trop bon! La compagnie est très agréable, Jan présente les vins et nous souhaite officiellement la bienvenue, ils savent recevoir, même si une très légère couche de vernis est perceptible. On rentre se coucher repus et ravis, dans un lit très confortable.
mercredi 1er mai - jour 24 Huab Lodge Réveil de nuit pour une marche matinale à 6h avec Jan, accompagné de Tessa et Mafuta, les deux chiens du lodge. Le moment que je préfère, de loin.

Traces d'oryx sur le sel au bord de la rivière
La Huab River est impraticable en véhicule, pleine d’herbes hautes et épaisses. La balade est très agréable, Jan regorge d’informations sur la géologie, la flore, les oiseaux, l’histoire, je l’écoute parler en m’abreuvant du paysage à l’aube, c’est un moment paisible, hors du temps.

Au retour, délicieux petit déjeuner au soleil et anecdotes sur la vie passée à Etosha. A 10h nouveau drive avec Jan, qui profite de chaque sortie pour tenir le compte des animaux dans le coin. Donc : 40 oryx, 10 zèbres, 15 kudus dont 2 petits. Ils sont clairement plus sauvages qu’ailleurs. On est seuls, forcément, et c’est très apprécié. Déjeuner au lapa, avec les meilleurs spaghettis bolognaise jamais mangés, préparés par Mona Lisa. Sans blague! Vraiment la cuisine est exceptionnelle. Après midi farniente, passée entre la Hot Spring et la chambre, lecture et cartes postales. Apéro WeizenBier Camelthorn, nouvelle brasserie à Windhoek. Il y d’autres clients ce soir, ou plutôt des amis : Berndt et Sandra, amis allemands de Suzi, et Orlando, ranger dont on fête l’anniversaire ce soir. Repas gargantuesque, chants en Damara, Pinotage et dodo.
jeudi 2 mai - jour 25 Huab Lodge > Okonjima Marche matinale, avec Jan et Orlando, en remontant le lit de la rivière. Les deux sont tout autant passionnés d’ornithologie, et s’échangent des nouvelles des amis communs. Je flotte.

Nous quittons le lodge après le petit déjeuner, direction Okonjima, improvisation de dernière minute : plutôt que de passer la dernière nuit à Windhoek comme prévu, on souhaite profiter encore un peu des animaux, et on nous a dit du bien de la Africat Foundation, qui s’occupe de préserver guépards et léopards. Le lapa est beau, très vert et entouré de plantes. Accueil sympa, bien qu’impersonnel. Nous partons avec notre guide, Nigel, namibien blanc dans la soixantaine, visiter la clinique, avec sa salle de traitement, le matériel et la documentation sur les activités menées par la Fondation. Rien d'ébouriffant, d’autant que le personnel est absent ce jour-là, mais on se rend un peu compte du quotidien, et les explications sont claires. Plusieurs types d’animaux sont soignés ici, répartis dans différentes zones de différentes tailles : ceux qui sont trop habitués à l’homme pour être relâchés (les seuls que voient les visiteurs), ceux qui ont une chance de retrouver leurs capacités de survie, et ceux qui sont toujours restés à l’état sauvage. On part à la recherche de trois guépards dans un enclos de 50 ha, que l’on retrouve sous des buissons après un bon moment passé à les localiser à l’aide de l’antenne radio et du collier émetteur. Effectivement très habitués, ils ne bronchent pas et on les observe longuement, suffisamment près pour entendre leurs ronronnements.

Traditionnel apéro au coucher de soleil, suivi peu après d’un bon dîner, mais on se les pèle grave. On renonce finalement au hide nocturne, fait trop froid et le sommeil nous tombe dessus, tant pis pour les porcs-épics…
vendredi 3 mai - jour 26 Okonjima > Windhoek > Genève Après avoir entendu des rugissements de lion au cours de la nuit, réveil à 5h30, petit-déjeuner et départ avec Nigel et Steven, pour observer les guépards à pied dans une réserve de 16‘000 ha. Nigel confirme que la Fondation s’occupe également de lions, mais qu’ils ne sont pas visibles. Les herbes au bord de la route sont recouvertes de gelée matinale, brrr, les couvertures ne sont pas de trop dans la jeep. Passé le portail de l’enclos, on se rapproche en voiture, puis lorsque le signal radio est suffisamment proche, on descend. C’est une sensation rare de marcher dans le bush, démuni, et on frémit lorsque deux kudus déboulent à toute vitesse hors d’un arbuste voisin avant de changer brusquement de direction en nous voyant. Steven le tracker marche devant, nous suivons et Nigel ferme la marche.

Après plusieurs centaines de mètres et un passage de rivière, nous les apercevons enfin, à l'affût dans les buissons, avançant lentement, avant de se mettre soudain à courir. C’est très impressionnant, on confirme, ça va vite ! : ) On les retrouve un peu plus tard, apparemment la chasse n’a rien donné, et ils se reposent au soleil. On s’approche à 10m, c’est grisant et stupéfiant d’être à pied juste à côté d’eux.



On les observe longtemps, debout, couchés, à ronronner et se lécher la pomme, c’est une fin de voyage de toute beauté, on a le grand sourire des réjouis de la crèche! Retour au lodge et départ pour le dernier trajet vers Windhoek. On rend la voiture à Asco, qui l’ausculte sous toutes le coutures et remplit le réservoir à ras-bord (on devra payer le 1,3 litre manquant alors qu’on a fait le plein à la station qui est à 200m : ) Comme on a encore du temps, le chauffeur très sympa du transfert vers l’aéroport nous emmène en ville à la recherche des verres à vins en inox qui nous ont tellement plu, mais sans succès, et après quatre magasins différents, il est l’heure de partir vers Hosea Kutako. Nous décollons à 15h30 direction Johannesburg, le visage collé au hublot pour les dernières gouttes, puis long-courrier vers Francfort avec les chants du choeur Ye Begudi qui donnent la chair de poule («Jerusalema»), short-transfer à Francfort (coupe-file magnifique, sont trop forts à Lufthansa) et arrivée à Genève au petit matin. Forcément complètement décalés… quel endroit étrange? : )
Si c’était à refaire, en mieux :
1- On prendrait une tente au sol, suffisamment grande (une tente de 4 pour 2 personnes), plutôt que la tente sur le toit. 2- On ferait étape à North Gate ou Khwai River, pour couper le long trajet entre Savuti et Third Bridge. 3- On irait à Nxai Pan au-lieu de Planet Baobab. 4- On passerait quelques jours dans le Central Kalahari Game Reserve.

Mieux vaut tard que jamais 😊

Carole, 35 ans, et Matei, 40 ans. Notre premier voyage en Namibie date de mars 2009. Deux semaines et demie de pur bonheur. Le Damaraland, Sossusvlei et le NamibRand.
Une année plus tard, à la même période, on a commencé à rêver toutes les nuits de Namibie : le pays nous manquait, il fallait qu’on y retourne. Et avec le Botswana cette fois-ci.
On avait très envie de repartir à la même période, qui nous avait plu pour plusieurs raisons : la végétation verte et haute, l’eau dans les lits de rivières, très peu de monde (souvent nous étions seuls dans les lodges, aux petits soins), une température très agréable nuit et jour, et la découverte des animaux par surprise, au détour d’un buisson ou d’une dune. La basse saison présentait aussi l’avantage de pouvoir improviser sur place, décider du jour au lendemain l’itinéraire et la prochaine étape, à des prix inférieurs à la haute saison.
Mais pour diverses raisons, nous avons du décaler le voyage au mois de mai. Ce qui s’est avéré un coup de chance, car les pluies ont été très tardives et nous sommes arrivés peu après les dernières gouttes. Des connaissances qui étaient dans le Kalahari quinze jours avant nous, ont passé une semaine sous l’eau avec toutes les complications au niveau de l’état des pistes.
Le premier voyage s’était fait de guesthouse en lodge, ne connaissant pas du tout l’Afrique, nous n’étions pas rassurés à l’idée de camper au milieu des bêtes sauvages, grosses comme petites.
Cette fois-ci, ce serait mixte, moitié camping et bivouac, moitié lodge et guesthouse. Et donc la célèbre tente sur le toit, si pratique (et gardant un peu de distance avec les bêtes : ). On l’a trouvée cependant aussi très peu confortable, et notre sommeil s’en est ressenti : lorsque l’un bouge, toute la voiture bouge, et du coup l’autre aussi : ) Et de plus on est assez à l’étroit. Au final des nuits pas très reposantes, et une conviction : la prochaine fois, c’est tente au sol, sans hésitation!
Nous sommes donc partis dimanche 8 mai 2011, pour un mois de voyage entre le Botswana et la Namibie : Victoria Falls, Chobe, Savuti, Moremi, Magkadigkadi, Okavango, Damaraland, Kaokoland.
Les carnets de voyage d’autres membres du forum, notamment celui de Pierre77 qui nous a précédé sur un itinéraire quasiment identique, nous ont été précieux, un grand merci!
Lundi 9 mai - jour 1 Victoria Falls Après une escale à Francfort, et une autre à Johannesburg, nous atterrissons à Victoria Falls. Le vol entre Francfort et Johannesburg n’étant pas complet, on a pu avoir des sièges avec de la place pour les jambes. Une chance, dont on a bien profité! Une fois les formalités de visa accomplies (en euros ou en USD, mais ce n’est pas le même comptoir, donc on a fait deux fois la queue : ), un transfert nous attend pour nous emmener à la guesthouse Amadeus. En chemin nous déposons un couple au Vic Falls Safari Lodge, et premier contact avec la nature : le lodge est très beau, tout en bois, et en traversant le lobby pour aller sur la terrasse, on a une vue plongeante sur la savane, un beau point d’eau, et ... 4 éléphants, qui barbotent à quelque distance... Ca nous avait manqué, et nous sommes toujours aussi impressionnés.

La guesthouse Amadeus est simple, confortable, nous sommes les seuls, et peu de temps après on nous emmène faire un sunset cruise sur le Zambèze. Le soleil est orange, le GinTo bienvenu, on voit quelques hippos entre les rires tonitruants des canadiens qui nous accompagnent. Pas mécontents de retourner au calme, on mange un morceau et se couche à 20h.
Mardi 10 mai - jour 2 Victoria Falls > Kasane Départ tôt pour voir les chutes. A cette période on ne voit pas grand chose, le débit est tel qu’il y a un immense nuage de vapeur qui recouvre le tout. Par moments on découvre des bouts, et à d’autres c’est une vraie pluie tropicale («spray and mist») qui s’abat sur nos pèlerines. La faille est impressionnante, la forêt vierge inattendue, le volume d’eau ahurissant. C’est spectaculaire, sans être inoubliable.
La seule photo où on voit autre chose que de la vapeur d'eau...Retour à la guesthouse, on remarque des troncs arrachés en pleine ville : les éléphants sont passés au cours de la nuit. Bagages faits, nous embarquons dans le minibus qui nous emmène à Kasane, au Botswana. Lors de la réservation de la voiture, on a opté pour la variante transfert entre Victoria Falls / Zimbabwe et Kasane / Botswana, qui s’avérait moins chère (12 €/p) et moins compliquée (taxes, formalités de douane) que de récupérer la voiture à Vic Falls et la faire retraverser la frontière. Personne à la douane, hormis des camions de transport de minerais (cuivre, cobalt) en provenance de RDC, en 10 mn c’est fait. On arrive au Chobe Safari Lodge, où nous attend Rex, de chez McKenzie 4x4, et notre Defender 130 Diesel. Nous faisons le tour en 2 heures et demie, on vérifie chaque pièce, et en particulier le téléphone satellite et le GPS. Bonne nouvelle, le téléphone satellite ainsi que les appels d’urgence sont offerts. Mauvaise nouvelle, ils ont oublié les «sand ladders». Une bière au bord de la Chobe river, on paye le solde de la voiture en cash. Au final, le Defender de McKenzie aura coûté, pour 11 jours, 1‘800 € (contre une offre de 2‘420 € pour le Land Cruiser de SelfDriveAdventures et 2‘050 € pour le Hilux basique 2.5L de Asco). On mange au buffet le soir, pas dément, entourés de russes et d’américains. Vivement le départ demain.
Mercredi 11 mai - jour 3 Kasane > Ihaha Chobe On se lève à l’aube pour un tour sur la Chobe River. L’eau est lisse et ample, l’air est froid, la lumière splendide, nous sommes seuls avec le guide, ainsi qu’un buffle, quelques oiseaux, plein d’hippopotames (dont les petits qui se dandinent ressemblent à des sharpei roses), des impalas, crocodiles et un magnifique hippotrague noir, puissant et d’apparence mythologique.


On ne verra pas d’éléphants, qui ne descendent que l’après-midi, et en cette saison ne traversent pas la rivière vers la Namibie, l’eau étant trop haute et les îles intermédiaires submergées. Retour à l’hôtel, et départ pour les courses. Déjeuner au Old House et sa terrasse très sympa, complément de courses, et enfin direction Sedudu Gate pour l’entrée dans le parc. Les journées sont courtes et celle-ce tire déjà gentiment sur sa fin. Nous avons 1h30 de soleil devant nous, et 30 km à parcourir jusqu’à Ihaha Campsite, ça devrait le faire. Erreur... A peine entrés dans le parc, nous découvrons une densité incroyable d’animaux, des troupeaux de centaines de buffles, des dizaines de girafes, et des éléphants de tous les côtés. C’est la première fois que nous conduisons dans un parc national, tout est nouveau, donc, prudents et patients, ayant lu les précautions concernant les éléphants, nous restons à distance, laissant passer. Sauf qu’il y en a partout, et lorsqu’un vieux mâle ou une femelle avec son petit mangent tout au bord de la piste, nous nous retrouvons coincés. Avec le soleil qui descend vite ... gloups. Heureusement, lors d’une marche arrière précautionneuse sur plusieurs dizaines de mètres (une mère et son petit suivaient la piste en se dirigeant vers nous), une voiture de Sud-Af nous dépasse : beaucoup plus audacieux (ou confiants, ou inconscients ?), ils ouvrent la route et nous les suivons de près, essayant de ne pas se faire semer. On passera comme ça 3 ou 4 situations délicates, avec mouvements de têtes mécontents et oreilles battantes. Sans eux, on y serait peut-être encore, à force d’être prudents et impressionnés/effrayés à la fois. Traçant derrière, on se désintéresse presque des girafes languides et si proches pour arriver enfin au campsite, soleil rasant. Ouf! Emplacement n°5 au bord de l’eau, on monte la tente, et invite notre voisin à un apéro très agréable pour le coucher de soleil. Tout en gardant l’oeil ouvert sur les buffles qui se promènent dans le coin, les rangers nous ont prévenus d’être attentifs à pied. Jesse est français, photographe professionnel et voyage seul depuis quelques semaines. Il répond à nos questions de novices, nous rassure, et on se remet de nos émotions. Puis dodo, première nuit dans le «bush»…

Jeudi 12 mai - jour 4 Ihaha Chobe La nuit a été longue, peuplée de bruits inconnus et de questions (c’est un hippo qui monte sur l’échelle? Un buffle qui prépare le petit déj?), on prend nos marques. Bonne nouvelle : pas de moustiques! La saison est censée être redoutable, mais le courant de la Chobe River est trop important et les moustiques absents : ) Réveil à l’aube, on se déplie tranquillement, tout le monde est parti, petit déjeuner royal (oeufs brouillés, bircher muesli) puis départ pour un drive vers Shimwanza Valley.

Le soleil est déjà chaud et on ne verra pas grand monde, quelques girafes, buffles et impalas, mais la balade est belle, isolée.

Déjeuner au camp et nouveau drive vers 15h, vers Serondela, avec l’envie - et l’appréhension - de revoir des éléphants. La piste principale étant parallèle à la rivière et les éléphants y descendant l’après-midi depuis l’intérieur du Parc, il est inévitable de les croiser. Ils traversent, à l’aller sans s’attarder, mais au retour prenant leur temps, tout au long de la piste : une pluie d’éléphants. On n’y avait pas pensé la veille, d’où le manque de temps prévu et le coup de stress. On descend au bord de la rivière, la presqu’île que nous visions s’est transformée en île, inaccessible.

Un grand éléphant mâle traverse, tandis que 3 autres batifolent au ralenti, se retournent dans l’eau les pattes en l’air. Le spectacle est délicieux. Dans l’intervalle le mâle est ressorti en face, et la ligne d’eau s’est dessinée sur sa peau poussiéreuse, comme s’il avait été trempé dans du chocolat. Retour au camp, plusieurs éléphants traversent la piste, c’est magique et moins éprouvant que la veille : nous avons le temps. Petits, vieux, tout le monde est là, une trentaine en tout, répartis en petits groupes. Désolé, les photos manquent, n’étant pas équipés pour la photo animalière, on pensait à autre chose : )

Douche au camp, tente, et on prépare l’apéro : GinTo, un excellent sauvigon blanc «Fat Bastard» (dans les verres à vins en inox, trop chouettes) et du biltong.

Nous partageons avec Monique et Alain, croisés le matin, ainsi que Jesse qui passe dire au revoir. Ils ont vu une lionne près de Sedudu. La nuit est tombée, tout le monde rentre, on mange nos steaks et au lit!
vendredi 13 mai - jour 5 Ihaha Chobe > Savuti Pas très bien dormi à nouveau, départ tôt pour Savuti.

La piste longe la rivière, toujours aussi vaste et d’une couleur bleu vif impressionnante. On croise waterbucks, girafes et baobabs.

Passé Ngoma Gate, on se retrouve sur une route fraîchement goudronnée, très large qui nous mène à Kachikau où, sans transition, on passe à une piste sableuse, avec les traces de roues et les hautes herbes au milieu. Le Bradt conseille de prendre une piste parallèle pour éviter le sable épais et profond, ce que nous faisons, aidés des points GPS. Nous croisons peu après la bifurcation un 4x4, probablement des chasseurs, à qui nous demandons confirmation, et qui nous répondent le contraire, qu’il faut retourner sur nos pas pour prendre la piste «officielle». Un temps perplexes, nous décidons de continuer malgré tout. Nous sommes au milieu de nulle part, la végétation est dense et basse, et nous nous regardons parfois avec un sourire légèrement tendu. Le choix se révèle bon et nous arrivons enfin à Ghoha Gate, d’où nous entrons dans le Parc. Quelques centaines de mètres plus loin, un point d’eau sur la droite et 3 énormes éléphants. Avec toute cette végétation, nous apercevons toujours les animaux à la dernière seconde, une fois arrivés à leur hauteur. Le soleil est haut à présent, et le sable, profond par endroits, devient de plus en plus mou. Nous nous enlisons deux fois, mais le Defender est un vrai tracteur, et nous repartons à chaque fois, labourant la piste. 4h20 après le départ, nous arrivons au Campsite. Un nouveau pont rend le passage de la rivière très facile, et on se pose à notre emplacement, pas fâchés d’être arrivés.
Le temps de nettoyer la voiture et le matériel (les secousses de la route ont renversé les bidons d’eau et le charbon de bois, il y en a partout), de déplier les chaises, d’ouvrir les bières, lorsque soudain apparaît entre les arbres un éléphant imposant, venant de l’emplacement voisin! Silencieux, il arrive tranquillement, droit sur nous. Calmes mais alertes, on range rapidement toute la nourriture et on se met dans la voiture. Il passe à 5 m et commence à se frotter à notre arbre, puis, nonchalamment, repart continuer sa tournée, en balançant ma chaise au loin d’un mouvement de trompe. Elle était sur le passage, l’idiote. Et moi dessus avec ma bière, une minute plus tôt.

(au milieu, Converse taille 44 : )La visite des sanitaires, véritable place forte entourée d’un mur en béton armé renforcé d’un talus en terre, en dit long sur la présence des éléphants. Après Savut (on apprendra plus tard que c’est le nom de notre invité surprise) et les monstres vus à Ghoha, on a notre dose pour la journée. Pas de drive cet après-midi, on finit de ranger, préparer le barbecue et bouquiner sous l’arbre, l’oeil ouvert pour toute visite impromptue.

On admire le coucher de soleil sur la rivière Savuti, qui coule à nouveau depuis 2 ans, après presque 20 ans de sécheresse.
samedi 14 mai - jour 6 Savuti La nuit a été froide, la lune pleine et lumineuse, et on n’a pas beaucoup mieux dormi. On se présente à 7h30 au Savuti Safari Lodge, ils sont abasourdis, ils n’ont jamais vu des selfdrive arriver aussi tôt : ) Mais l’accueil est très chaleureux et la prise en main absolument parfaite. Linge sale hop, thé et cookies hop, game drive improvisé avec guide perso hop! et nous voilà partis pour explorer le Savuti. Metal est excellent, drôle, connaisseur et bon tracker. Carole est sous le charme, et moi aussi.

Nous voyons quelques zèbres, éléphants, et ... un léopard! et ... un autre léopard, à peine plus tard! Quelle chance, et quelle beauté! Il s’agit d’abord de la fille, qui longe la piste sur quelques mètres devant nous, puis de la mère, posée sur un tronc d’arbre mort pendant plusieurs minutes. Nous l’observons goulûment, je suis en admiration totale! Je n’ai qu’un appareil compact : les photos au zoom numérique sont de très mauvaise qualité, mais le souvenir est intact.


Retour au lodge, brunch parfait, on rencontre un couple de vieux anglais, tout droit sortis de l’imaginaire du safari (Dr Livingstone et sa femme je présume) et un couple de juges brésiliens, puis on s’installe dans la chambre, superbe.


Longue douche, courte sieste, et on repart pour le drive de l’après-midi, toujours seuls avec le guide. Metal nous explique comment le fait que la rivière coule à nouveau a modifié l’écosystème, et que nous ne verrons pas le célèbre groupe de lions qui s’attaquait avant aux éléphants : des luttes de pouvoir ont dispersé le groupe, et l’eau abondante a changé les habitudes. Le parcours est varié, nous voyons plusieurs girafes et une troupe de 25 éléphants qui se dirige vers un point d’eau.


Il y a des tout petits qui sont à tomber, avec leur bout de trompe hors contrôle. GinTo au coucher du soleil, une vraie carte postale avec la girafe au loin et les zèbres au premier plan, puis retour au lodge.

Nous y rencontrons Pierre Jaunet, qui nous rejoint au bar, entendant que nous parlons français. Il nous parle de sa longue expérience du Zimbabwe et du Botswana, on se renseigne sur la qualité des pistes pour la suite du voyage, puis on passe à table avec ses amis, Tim et June Liversedge, sur la belle terrasse avec vue nocturne sur le point d’eau et la rivière. Au cours du repas, Tim nous racontera plein d’anecdotes sur le Botswana, où il réside depuis 40 ans, ayant été conservateur à Chobe, reconstruit le Khwai Lodge, construit la route entre North Gate et South Gate à Moremi et étant maintenant réalisateur et producteur de documentaires animaliers. A moment donné, nous remarquons la présence soudaine d’une trentaine d’éléphants venus s’abreuver au point d’eau (puisée en profondeur, l’eau est minéralisée). Arrivant en vagues régulières, tout petits compris, ils remplissent la plaine juste à quelques mètres devant le deck. Il en arrive toujours plus, comme si ça ne devait pas s’arrêter, déclenchant exclamations et enthousiasme fasciné de notre part. Même Tim est bluffé. Une soirée inoubliable, d’autant que nous aurons la chance de voir aussi des lycaons («wild dogs») et des hyènes, et qu’un léopard a été aperçu dans l’enceinte du lodge. Nous discutons encore tard dans la nuit, puis dodo.
dimanche 15 mai - jour 7 Savuti > Moremi La nuit est réparatrice, réveil à 6h et départ à 7h30. Nous partons pour Third Bridge, et les avis divergent sur la route à prendre. Il y a beaucoup d’eau à Moremi, et la piste entre North Gate et Xakanaxa est fermée. La première option est de passer par North Gate et descendre sur South Gate pour remonter ensuite sur Xakanaxa ou Third Bridge, mais les passages sont très difficiles autour de Khwai et North Gate, et on nous déconseille de prendre cette route seuls. La deuxième est de prendre la gravel road par Mababe et remonter sur South Gate, c’est moins intéressant, plus long mais plus sûr. Un groupe d’italiens va prendre la route de North Gate dans 2 camions avec guides, nous discutons pour nous joindre à eux, mais finalement ils partent sans nous attendre. Tant pis, nous aviserons à Mababe Gate. Nous embarquons deux planches en guise de «sand ladders» et prenons la Sandridge road. La piste est belle, et nous restons concentrés, Carole sur l’apparition d’éléphants sur la piste, et moi sur les passages de sable mou et profond. On n’a pas trop envie de s’ensabler puis d’avoir des éléphants sur le dos pendant qu’on déblaie. Un ou deux passages délicats (arbres en travers de la piste au milieu d’un passage de «hauts fonds») et nous voilà à Mababe Gate. Le Ranger nous déconseille lui-aussi de passer seuls par North Gate. Bon, d’accord, on ne va pas insister, c’est vrai qu’on n’a croisé aucune voiture de toute la matinée. Mais la gravel road est atroce, pleine de nids-de-poules, et le Defender, qui était jusque là irréprochable, se comporte très mal, perdant régulièrement l’adhérence au-dessus de 30 km/h. Je ne pense pas à dégonfler les pneus, j’aurais dû! La route est un calvaire, d’autant plus incompréhensible que les rares autres voitures foncent sans problème. Je me sens comme Gaston Lagaffe dans son tacot : ). Nous remontons ensuite vers South Gate et entrons dans le Parc. A l’entrée, on nous déconseille la route directe vers Third Bridge, il faut aller sur Xakanaxa puis continuer sur Third Bridge. La piste est de plus en plus belle, on roule bien, la Mopane Tongue est verte, les arbres sont hauts et feuillus et nous ne traversons que quelques passages boueux.

Nous atteignons enfin Xakanaxa, après 7h de route! C’est long, trop long... Il reste encore 40 mn pour rejoindre Third Bridge, et on en a un peu marre. On va voir s’il y a de la place ici. Le campsite est plein, on essaye les lodges, et coup de chance, le Xakanaxa Moremi Safari Lodge nous accepte à l’improviste, passés les conciliabules d'hésitation devant cette situation inhabituelle. Et à prix réduit (pour Xakanaxa!), puisqu’on nous propose le Full Board et toutes activités à 100 € par personne. Le lodge est superbe! Les tentes ont chacune une petite terrasse donnant sur le delta et les hautes herbes, et salle à manger, bar, salon et coin autour du feu ouverts s’articulent le long du canal, sur un deck qui serpente entre les grands arbres.


On bouquine le reste de l’après-midi, le coucher de soleil est magique, on est biens. On apprend que la semaine dernière encore, il pleuvait à verses. Ca explique les routes coupées et les trous d’eau profonds qui barrent l’accès aux lodges.

Repas léger, échanges concernant l’état des pistes vers Savuti avec un couple de SudAf et on se couche, épuisés.
lundi 16 mai - jour 8 Xakanaxa Moremi Game Drive à 6h30 avec Oli, excellent tracker : il s’arrête soudain, regardant des traces au sol. Il entend ensuite les cris d’alerte des singes. Plus loin, repère la direction où regardent les impalas, et nous mène droit sur un magnifique léopard, qui suit la piste devant nous. On est vernis! On le suit, faisons un court détour, puis, moteur arrêté, l’observons passer à 3m de nous, calme et indifférent à notre présence. Nous sommes bouche bée.

Puis les autres voitures, alertées par radio, déboulent de tous les côtés, mais il est parti. Nous le reverrons un peu plus tard, grâce à l’oeil perçant de Carole, assis immobile à l’ombre d’un buisson, nous regardant droit en face : impressionnant. Nous voyons également de très beaux kudus et un troupeau d’éléphants, dont un petit qui n’a pas froid aux yeux et cherche à nous intimider.


Brunch au lodge, lecture sur le deck, nous décidons finalement de ne pas aller à Third Bridge. La route du sud, peu recommandée, nous contraint à revenir par Xakanaxa, ce qui nous fait faire un aller-retour quasi-inutile, et surtout rallonge une route déjà longue demain. Avec quelques regrets - mais du confort - on reste au lodge une nuit supplémentaire. Game Drive avec un autre guide à 15h30, en direction de Third Bridge justement, où certains ont vu la veille un jeune lion mâle prendre la pose dans une clairière. On fait un crochet par une carcasse d’hippopotame, victime d’un combat des chefs qui s’est terminé en agonie dans l’enceinte d’un lodge.

Les paysages sont à tomber, les arbres majestueux, les couleurs vives, il y a une beauté et une énergie incroyables.


Nous nous engageons sur les pistes secondaires, parfois à peine visibles, avec des passages compliqués dans les marais, l’eau entrant dans la voiture par les portières. Il faut sérieusement connaître, sinon c’est l’enlisement assuré.

La piste est là, à droite. Où ? Ben là... : )On se regarde avec Carole : on ne serait jamais passés par ici, seuls en selfdrive. On passe non loin du campement de Veronica Roodt, qui vit seule et isolée, sous tente, avec un aide bushman. La saison n’est pas la plus riche en faune, le haut niveau des eaux éloigne beaucoup d’animaux, et notamment les guépards. Il pleut entre novembre et mars, puis le delta est haut entre avril et juin. C’est à la saison sèche hivernale, entre août et septembre, que l’on voit le plus d’animaux, mais avec une végétation sèche, jaune et des arbres sans feuilles. Nous voyons quand même beaucoup d’éléphants.

Plus loin, soudain, un grand mâle en rut vient droit sur nous, l’oeil mauvais... Surtout ne pas reculer, faire gronder le moteur de manière régulière, le face à face dure un moment, puis il finit par nous contourner… Décidément c’est très impressionnant, et ça fait peur. Il est énorme et, comment dire? Pas content quoi. Puis nous avons la chance de tomber sur une meute de 6 lycaons qui se reposent dans une clairière, après une chasse infructueuse. Etonnante similitude comportementale avec les chiens.


Retour au lodge, un peu de lecture, repas et dodo confortable, dans une belle chambre éclairée aux bougies. Pleine lune sur le delta.

mardi 17 mai - jour 9 Moremi > Boteti River Départ tôt pour Boteti. Pour une fois, la route va aller en s’améliorant, et ça fait drôle de rouler sur le bitume. On aide un français à changer sa roue à South Gate, il revient du Kalahari où il a vu 6 lions en 5 jours. On arrive en début d’après-midi à Meno-A-Kwena (le GPS n’était pas du luxe). Le lodge est un camp de toile, type safari mobile mais permanent, avec du mobilier et des objets dans le style des années 50 (tiens, il y a une photo de Tim dans le tas).

Le camp domine la rivière Boteti, avec le Parc du Magkadigkadi en face, la vue est splendide. Tout se fait au feu de bois, y compris l’eau pour la douche, et toujours cette vue plongeante, partout.


Il y a des nuages, pour une fois. L’après-midi est passée à observer les rares animaux, en faisant attention aux serpents apparemment nombreux, apéro avec Anita et John qui rentrent eux aussi du Kalahari, où ils ont croisé une lionne et ses 3 petits, dans leur campement, au petit déjeuner. Voir Anita, sud-africaine habituée au bush, mimer comment elle s’est jetée tête la première dans la voiture, nous fait encore sourire aujourd’hui, mais est surtout rassurant : ils ne sont pas tous fous : ) Excellent repas sous la toile de parachute de la tente principale, pleine de détails, d’armoires et de caisses à l’ancienne. Bonne nuit, pleine lune, pluie au milieu de la nuit, et rugissements de lions au loin. A moins que je n’aie rêvé, Carole n’a rien entendu?

mercredi 18 mai - jour 10 Boteti > Gweta Petit déjeuner et observation de 4 éléphants pas tranquilles en contrebas, au bord de la rivière.

On hésite entre deux routes pour rallier Planet Baobab : soit à travers le Parc Magkadigkadi Pans, ce qui implique de prendre le bac à Khumaga (il n’y en a qu’un le matin?) et ressortir par Phuduhudu Gate, soit en faisant le tour par Motopi. Les incertitudes liées au bac et le temps de route sensiblement plus long de l’option Parc font pencher la balance pour la seconde. La route est facile et nous arrivons tôt dans un lieu décontracté, avec quelques locaux et de beaux baobabs. Le ciel est gris et nuageux et c’est ce soir que nous avons prévu de dormir à la belle étoile dans le Pan. Malgré le temps menaçant, nous partons quand même à 14h, avec une famille d’australiens (père et fils tout contents, mère et belle-mère pas du tout : ). Au programme : visite de suricates, nuit dans Ntwetwe Pan, et le lendemain retour par Chapman’s Baobab. La route est cahoteuse, longue, pas très intéressante et il fait rapidement froid. En chemin nous passons voir les suricates : pas fous, ils ne se montrent pas par ce temps. Nous continuons le chemin jusqu’à l’étendue plate du pan, et arrivons au camp incongru préparé pour la nuit : une table et des chaises posées au milieu de rien, ce vestige asséché de lac mésozoïque où rien ne pousse, rien ne vit. Le guide prépare les grillades et le pain, fait sur place à partir de maïs et de bière. A cause des nuages, il fait déjà sombre, mais en une minute le coucher de soleil embrase le ciel bas, le Pan prend feu, on est émerveillés.

Repas rapide et on se couche dans les «bedrolls» utltra-chauds et confortables. On va bien dormir, et je me réjouis de me réveiller à l’aube dans ce désert, on voit déjà la lune qui fait quelques apparitions. Malheureusement, vers 22h, quelques gouttes de pluie de trop nous font tout remballer en vitesse. Lorsque la croûte du Pan est mouillée, les voitures s’embourbent profondément, on ne peut pas rester. Quel dommage !! Surtout que lorsque nous arrivons au guesthouse après un drive de nuit dans le froid, le ciel est complètement dégagé et la lumière de la lune inonde le bush... Il s’en est fallu de rien! Les regrets seront persistants. C’était en plus la seule raison qui nous avait fait choisir Planet Baobab, plutôt que Nxai Pan qui nous attirait beaucoup.
jeudi 19 mai - jour 11 Planet Baobab Réveil tranquille, grasse matinée (8h). Il fait beau, l’air est pur. Petit déjeuner et farniente. On envisage un temps de retourner dormir dans le Pan, mais le guide est malade (il a pris froid?), bon, on se fait une raison, et tant pis pour les suricates qu’on avait tellement envie de revoir. Lecture, sieste, on prépare les bagages et la voiture pour la rendre le lendemain à Maun. Le soir, on mange typique botswanais «Bogobe le Nyama», délicieux ! L’ambiance locale promise laisse à désirer : il n’y a personne : )
Vendredi 20 mai - jour 12 Gweta > Maun > Okavango Réveil à 5h30, départ de nuit à 6h. Le lever de soleil est superbe et rapide, juste après la lune et les étoiles. Ca change vite ! Nous faisons un détour par Nxai Pan pour voir les Baine’s Baobabs. Le paysage du parc rappelle un peu la Namibie, avec zèbres et oryx. Ca donne envie d’y passer plus de temps, d’autant que tout le monde est là à cette saison, même si nous ne les voyons pas ce matin : lions, guépards et léopards. Les baobabs sont imposants, millénaires plantés sur une île au milieu du pan.


On continue la route pour arriver à Maun, où nous rendons la voiture à Mac (Kenzie), quinquagénaire sympa et décontracté, rosé dans son bleu de mécano. On a bien aimé le Defender, qui a été solide et fiable, même si de loin pas de toute première fraîcheur, et on le quitte à regret.

Nous sommes à présent arrivés à la dernière partie du voyage au Botswana, avec deux jours au Gunn’s Camp, dans le delta de l’Okavango, juste au sud de Chief’s Island. A midi nous embarquons à bord d’un petit avion pour Xaxaba; la piste de notre camp étant inondée, il va falloir atterrir à une demi-heure de là. Il y a une TV dans la salle d’attente. Coupés du monde pendant 2 semaines, l’éclair d’actualité au fin fond du Botswana nous apprend l’arrestation de DSK à NY. La planète Mars quoi : ) Nous nous réjouissons de survoler enfin le delta, dont nous avons tant entendu parler. Le survol est sympa, même si on est pas mal secoués dans le coucou qui tangue et vole de travers, et j’ai la chance d’être à la place du copilote pour observer autant les gestes du pilote que l’Okavango au-dessous, très bleu et immergé.

A l’arrivée, des guides du camp nous attendent pour un transfert à pied, en pirogue «mokoro» et en bateau à moteur pour arriver au lodge, joliment placé au bord d’un canal. Les tentes sont plus loin, via une passerelle au milieu des hautes herbes, sous les grands arbres, toutes avec vue sur le delta. Elle sont immenses, avec douche et baignoire à l’extérieur, une terrasse à l’avant, et une sorte d’antichambre qui fait office de bureau et salon.


Départ pour une balade «sundowner» en bateau, beaucoup d’oiseaux (marabouts, african jacana...) et plusieurs éléphants, que nous sommes surpris de voir aussi loin dans le delta submergé. Un mâle en rut («smelly») traverse la rivière juste devant nous, c’est très sympa à observer, il ressort de l’autre côté, la ligne de flottaison bien visible. Le coucher de soleil est rouge, orange, rose et violet.


Repas au lodge avec Jinx, le manager un peu envahissant qui monopolise la parole et l’attention, mais entraînant. Puis au lit, après une belle et longue journée! Quand je pense que le matin nous étions parmi les baobabs gigantesques, au milieu d’un pan désertique, quel contraste!
samedi 21 mai - jour 13 Okavango La nuit a été fraîche, on a entendu plusieurs hippopotames, réveil à 6h pour un départ en «mokoro». La balade est lente et silencieuse, on glisse entre les herbes et les nénuphars au lever du soleil, quel plaisir. On accoste sur une rive, pour continuer à pied.

J’attendais ça depuis longtemps, on n’a pas l’occasion de marcher dans les parcs nationaux au Botswana. Le rapport à la nature est tout autre lorsqu’on est là, vulnérable, au milieu de la végétation. Nous croisons une grande famille de babouins, plusieurs phacochères pas trop craintifs, des impalas beaucoup plus, et quelques traces d’éléphants et zèbres. Et toute une flopée d’oiseaux : aigle, martin-pêcheur, cigogne, marabout et d’autres très colorés (oui, nous ne sommes vraiment pas des spécialistes : ) Retour soyeux en «mokoro», délicieux brunch suivi d’une douche à ciel ouvert sous les grands arbres, et lecture dans la tente. A 15h nouvelle ballade en bateau, assez semblable à la veille.

Apéro dans la tente et repas animé par les contes africains de Jinx. Impala rôti, asperges, on mange bien au Gunn’s Camp.
dimanche 22 mai - jour 14 Okavango > Maun > Windhoek Grasse mat’ monstrueuse (7h : ). La nuit a été moyenne, les oiseaux, insectes, grenouilles et hippos sont bien là. Petit déjeuner copieux (oeufs brouillés et tomate, saucisse, bacon, corn-flakes avec joghurt et fruits frais, miam). Nous profitons d’un moment calme pour écrire quelques cartes postales puis départ en bateau pour l’aéroport de brousse. Derniers nénuphars et African jacana, et nous voilà débouchant sur la piste d’atterrissage en terre avec les bagages, sortant de nulle part. Le vol secoue pas mal et la vue est belle : les patches d’îles et d’arbres, avec les traces des pistes des animaux, dessinent une carte fascinante, tantôt émergée, tantôt immergée, de différents verts, beiges, bleus et noirs. Comme des rides sur la peau, les pistes des animaux sillonnent la terre. Changement d’avion à Maun, et vol vers Windhoek, très excités à l’idée de retourner en Namibie! L’aéroport est familier, il y a une heure de décalage horaire avec le Botswana, nous faisons un peu de change, prenons une carte SIM et en route pour Asco, où nous récupérons le Hilux Double Cabine avec tente sur le toit. Aïe, il n’y a pas de 2e batterie et le frigo ne marche pas lorsque le moteur est arrêté. La tuile. Et il est trop tard pour changer de véhicule. Tant pis, on avisera. Il y a beaucoup d’eau à Windhoek, et on traverse un gué en pleine rue, chose que l’on avait pas connue en mars 2009. On retrouve la pension Londiningi, et Nathalie et Alex avec plaisir. David Rey, notre guide pour le Kaokoland, nous y rejoint pour faire connaissance et régler les derniers points. Au moment de préparer le voyage, nous avions beaucoup hésité sur la manière de voyager dans le Kaokoland. Devant la plupart des avertissements, nous avons finalement exclu le voyage en solo, même munis de téléphone satellite. Il restait soit l’option de trouver une autre voiture intéressée aux mêmes dates, soit un guide. Nous en avons contacté plusieurs, dont David, recommandé par notre amie Ruth. Puis les échanges de mails avant le départ ont achevé de nous convaincre de son sérieux. Mais nous ne l’avions jamais rencontré jusqu’à ce soir. RV est pris pour le surlendemain à Opuwo. Un pavé de springbok aux truffes du Kalahari plus tard, nous nous couchons pour une belle et longue nuit.
lundi 23 mai - jour 15 Windhoek > Opuwo Excellent petit déjeuner, copieux, frais et varié, on mange toujours aussi bien à Londiningi. On prend la route à 8h30 après avoir réservé la nuit du 2 juin, veille du retour. Quel plaisir de rouler à 120 Km/h sur une route asphaltée, dans une voiture confortable et souple. Arrêts successifs à Otjiwarongo, Outjo (délicieuse Bäckerei et étonnant Biergarten où les serveuses Damara parlent allemand), Kamanjab (première Himba, sublimement belle, qui sort de l’épicerie) et Kavita Lion lodge, où on envisage éventuellement de passer la nuit, le Hobatere lodge étant malheureusement fermé pour de tristes histoires avec la Communauté. Les activités avec les lions ne sont que le matin, le lodge est désert, on décide de continuer notre chemin. On tente le Community Campsite d’Hobatere, un peu plus loin en face de la porte Ouest d’Etosha, un très bel endroit, mais on n’est pas complètement emballés. Finalement, la décision est prise de continuer jusqu’à Opuwo, ça devrait le faire au niveau timing et du coup on partira plus tôt pour le Kaokoland. On arrive au coucher du soleil, la vue sur la vallée est très belle, avec la fumée de tous les feux qui s’allument, et une légère brume qui s’installe. On aura finalement roulé toute la journée, mais par rapport au Botswana, c’était du beurre, de la double crème, on n’est même pas fatigués. Opuwo est un melting-pot impressionnant. Beaucoup de Himbas traditionnels, mélangés aux Hereros en costume XIXe (quel contraste!) et au reste de la population, de tous genres. On s’installe au campsite, où nous tombons sur David, qui est lui-aussi arrivé plus tôt que prévu, son RV à Swakopmund ayant été annulé. Ca tombe bien. Apéro au lodge, belle vue sur la piscine et les montagnes environnantes. Le contact avec David est excellent, on se réjouit!
mardi 24 mai - jour 16 Opuwo > Orupembe Réveil à l’aube, on n’a pas entendu les bruits de fête au loin qui ont duré, à ce qu’il semble, toute la nuit. Le campsite est presque plein, avec notamment un bus / camion rempli de français. Leurs discussions animées sont une musique familière qui nous font sourire, un brin nostalgiques. L’un d’eux, peut-être pas bien réveillé, ou excluant d’emblée la possibilité, nous pose trois questions de suite en anglais, sans réaliser qu’on répondait à chacune en français. Il est ensuite reparti, et on ne saura jamais s’il s’en est rendu compte : ) ? On fait les courses pour 7 jours d’autonomie au supermarché, avec toujours ce mélange étonnant, dans cette ville carrefour où tous se croisent. Plein d’essence à ras-bord et départ pour une nouvelle longue journée de route. Il est 9h30. David part devant avec son Land Cruiser, on le suit à distance, une fois le nuage de poussière retombé : à chaque intersection, s’il ne s’est pas arrêté pour nous attendre, c’est que c’est tout droit. On quitte rapidement la vallée d’Opuwo, les paysages évoluent, puis changent souvent. La piste rétrécit, puis devient cahoteuse par endroits, voire délicate avec des passages de pierriers, mais sans jamais être trop difficile. On passe des lits de rivière (Hoarusib), des canyons, des goulets, des cols, des vallées étroites, d’autres beaucoup plus larges, on aperçoit un marcheur solitaire - minuscule point perdu dans l’immensité.


On croise des Himbas à la pompe à eau de Sanitatas. On a acheté à Opuwo de la farine et du tabac, David leur en donne une partie, échange quelques mots, et obtient l’autorisation de faire des photos. Je dois me faire prier, car je n’ai aucune envie de faire le voyeur, mais c’est malgré tout un moment unique.

La timidité est de mise chez les jeunes filles, qui se dérident sensiblement lorsqu’elles voient le résultat sur l’écran de l’appareil. Les enfants s’esclaffent et se tapent sur les cuisses. On continue notre route et peu avant Orupembe, alors que le soleil descend, on choisit un emplacement de bivouac à côté de la piste, au milieu de Bushman Grass et de quelques arbres. On aura croisé beaucoup de vaches, de chèvres et d’ânes, et quelques oryx, autruches et springboks.


Magnifique coucher de soleil (17h30), la lumière est belle, on est seuls au monde et heureux. Dîner au coin du feu, l’air s’est rapidement refroidi, il est temps de se coucher.
mercredi 25 mai - jour 17 Orupembe > Hartmann Petit déjeuner au lever du soleil, on est encore un peu fripés.


La compagnie de David est très agréable, et il est très compétent. Ses connaissances du pays sont vastes et complètes mais il n’impose pas, il est sûr, a un sens de l’humour qu’on apprécie, il est prévenant et attentif, c’est un bonheur. Départ à 8h, on arrive rapidement à Orupembe (étrange ce poste de police perdu au milieu de nulle part) pour continuer et s’enfoncer vers le Nord, soleil dans les yeux. Orange Drum, quelques bifurcations et nous voilà enfin dans la vallée de Hartmann, but de notre voyage. C’est magnifique… On sort de la piste centrale pour rejoindre notre emplacement de bivouac en hauteur. Il a tellement plu cette année que tout est recouvert d’herbe haute, alors qu’en temps normal ce n’est que sable rouge et roche. David découvre le phénomène pour la première fois, alors qu’il y vient plusieurs fois par année depuis 15 ans. Le Hilux ne parvient pas à monter une pente raide avec du sable mou. On tente les vitesses courtes, le Diff Lock, rien n’y fait. Recul pour prendre de l’élan, dégonflage des pneus à 0.8 bar, et on fonce comme des dératés : ça passe tout, tout juste. Il manque un peu de puissance mais c’est passé. Deux autres passages délicats se font sans problème, c’est impressionnant l’efficacité des pneus -très- dégonflés sur le sable meuble. Le lieu de bivouac est idéal, situé entre une falaise et un gros rocher granitiques, ce qui offre de l’ombre pratiquement toute la journée.


On s’installe, petite douche et balade à pied vers un point de vue en hauteur. La vue est magnifique, d’un côté la vallée principale de Hartmann en contrebas, de l’autre la vallée secondaire et au loin, les dunes de la Skeleton Coast. On reste un long moment à contempler en silence, sous une légère brise.


Retour au bivouac et apéro pour le coucher de soleil. Le gros rocher forme une arche, et en passant dessous on accède à un promontoire qui surplombe la vallée, plein ouest et le soleil qui descend sur les dunes. Le GinTo est mémorable, on est bouche bée, c’est vraiment un endroit magique.


Grillades et petits pois à la nuit tombée, avec le bois ramassé en route, il fait extrêmement doux c’est un bonheur. Coucher à 20h, réveil 2 heures plus tard, le vent s’est levé et fait claquer violemment la toile anti-pluie. Démontage à la frontale, à poil sous les étoiles.

jeudi 26 mai - jour 18 Hartmann Réveil à 6h, il fait bon, la lumière est très belle, on descend dans la vallée principale pour aller au bout de la piste, vers des dunes en forme de croissants, ça tombe bien pour le petit-déjeuner : ) On se régale, le soleil s’est levé, les ombres sont longues, et les discussions intéressantes et décontractées.


Puis départ vers la 1ère vallée, la plus à l’est. Un village himba est posé au milieu de dunes roses - apparemment le lodge de luxe voisin a fait en sorte de pérenniser la présence des semi-nomades - et on descend vers la rivière Kunene. Elle est là, large, puissante, bordée de végétation et de crocodiles, vision étonnante dans ce paysage désertique et dramatique.

On croise un jeune berger himba et ses chèvres qui éternuent, avant de rencontrer 3 himbas adultes qui descendent chercher de l’eau à la rivière. Deux jeunes à dos d’âne, souriantes, et une vieille matriarche à pied, plus austère et pressée, qui se laissent photographier en échange de farine.


On rentre au bivouac pour la fin de matinée, exploration à pied des environs, sieste, lecture, déjeuner, re-sieste, balade, dur quoi ! : )

On ne voit pratiquement pas de grands animaux, la vie se trouve à l’échelle miniature, avec criquets et autres bugs qu’on observe à plat ventre. A 15h30 on prend la route d’un sommet plus proche de la Skeleton Coast pour le ‘sundowner’. En route, sur les pentes recouvertes de duvet, on passe devant un terrier de suricates, qui disparaissent à notre approche. On attend en vain qu’ils ressortent. On continue la piste jusqu’au dernier sommet, la pente est raide, heureusement que le Land Cruiser de David est puissant. Et là… c’est indescriptible! … Les dunes de la Skeleton Coast s’étendent à perte de vue, tournent autour de notre point de vue sur 210°. Au sud, on voit clairement la limite entre le désert et la vallée secondaire de Hartmann, les dunes s’arrêtent brusquement, tandis qu’au nord, elles tombent dans la faille de la Kunene, avec les montagnes noires de l’Angola au-delà. Et à l’ouest, la brume de l’océan se mélange au soleil couchant sur une mer de dunes.



C’est le point le plus au nord-ouest de Namibie où il est permis d’aller. On voit d’ailleurs la piste réservée aux rangers percuter les premières dunes avant de disparaître au milieu du sable. Le vent est violent, mais on reste des heures, transportés, envoûtés.

Carole est à gauche.Finalement le soleil se couche, on doit quitter le lieu, muets d’émerveillement durant tout le trajet de retour. Un bon plat de pâtes et dodo, il fait toujours aussi doux, c’est vraiment très agréable.

La nuit est magnifiquement étoilée.
vendredi 27 mai - jour 19 Hartmann > Purros Lever de soleil sur la Hartmann Valley...

Nous partons pour Purros, les pneus toujours à 800 grammes. David nous fait prendre une piste non-indiquée sur les cartes, qui longe la Skeleton Coast. On roule une heure, séduits par la beauté des paysages, avant de s’arrêter sur de petites dunes pour le petit déjeuner.


Les paysages changent, on passe Green Drum, des dizaines et des dizaines d’oryx galopent au milieu d’une vallée granitique, puis c’est un désert de cailloux, des rivières asséchées, un peu de gravel «tôle ondulée», des pistes secondaires inconnues, quelques girafes dans le lit de la Khumib River et enfin l’arrivée splendide à Purros. Les montagnes violettes entourent le lit très vert et dense de la rivière Hoarusib.

On s’installe au Campsite, ça fait bizarre de revoir des gens : ) Après le déjeuner, on va remonter la rivière, à la recherche des éléphants et des lionnes du désert. Les trois mâles ont malheureusement été tués en 2010, par des chasseurs. On remonte la rivière, tombant rapidement sur les premières traces, impressionnantes, bien fraîches, elles ne sont pas loin…

Commence la traque savante et complexe, mais bien plus haut, toujours pas de fauves. On tombe sur un groupe d’éléphants du désert, dont un tout petit à croquer et un mâle qui barrit à notre passage.


Le soleil se couche, il est temps de retourner sur nos pas, lorsque soudain on les repère, allongées tranquillement au bord de la rivière. Grosses paluches, bonne tête, bien en chair, elles nous regardent tranquillement, à 20m. David nous explique en chuchotant, entre deux prises de vues, le travail de Flip Stander qui documente toute l’activité des lions du désert à l’aide des colliers radio (www.desertlion.info).

Ravis, nous rentrons au Camp pour un dîner de patates et «gemsquash» au feu de bois. La soirée est délicieuse, c’est toujours aussi agréable de discuter avec David et écouter ses histoires. Dodo tôt pour se lever à l’aube, on est impatients de retrouver nos lionnes : )
samedi 28 mai - jour 20 Purros Réveil à 5h45 (en fait 4h45 car on a oublié de changer d’heure sur le réveil depuis le Botswana, grrr : ), départ de nuit à 6h, c’est le bon moment pour revoir les lionnes. On traque, on observe, on guette, trace après trace, minutieusement, les sens aux aguets, mais rien, pas de lionnes. Petit déjeuner au bord de la piste après 2h de recherches infructueuses, en regardant une centaine de springboks descendre par vagues successives du pied des montagnes vers la rivière pour s’abreuver. Montés sur ressorts, ils sautent, bondissent comme des gamins surexcités et réjouis. Peut-être que les lionnes sont juste à côté et vont trouver le spectacle à leur goût? On attend, scrutant de tous côtés, mais c’est peine perdue. Le soleil est haut à présent, elles doivent être tapies dans l’ombre, invisibles. Plus loin on revoit les éléphants, si particuliers dans ce décor montagneux, puis retour au camp, avec un crochet par la case supermarché du village. Case au sens propre : ) A l’intérieur, quelques rayonnages, deux jeunes qui jouent au billard, un juke box fou et une femme ivre morte, qui titube de personne en personne. On en profite ensuite pour sonder l’entrée du canyon de l’Hoarusib, piste prévue pour le lendemain, mais a priori encore impraticable, ce qui se confirme avec un sol très mou, collant et imbibé. Quoique, une voiture estampillée «Club 4x4» nous dépasse et s’enfonce plus loin, pas farouche. Déjeuner au camp, douche, sieste, et c’est reparti pour la chasse aux lionnes. On tourne, retourne, re-retourne, décidément ça veut pas… Au sommet d’un point de vue en hauteur, assez haut le long de la rivière, on admire les montagnes et repère en contrebas le groupe d’éléphants, dans la lumière du couchant.

On se rapproche bien, un petit est parmi eux, et on reste un long moment à les observer en se régalant. Le petit est craquant... Oups! Il faut déguerpir soudain en vitesse, on s’est retrouvés encerclés par d’autres congénères arrivés par derrière, et deux mâles nous font comprendre - on comprend très bien dans ces cas-là : ) - qu’on doit dégager fissa.


On redescend toute la rivière vers Purros, l’espoir de revoir les lionnes s’amenuisant au fur et à mesure que le camp se rapproche, et nous voilà de retour. Pas de fauves pour aujourd’hui. Mais au dîner, excellent poisson aux épices de David! Soirée très agréable à nouveau, et dodo.
Ps. On ne reverra plus les lionnes, et le 10 juillet 2011 toutes les trois seront retrouvées mortes, empoisonnées, sonnant la fin du groupe de lions de l’Hoarusib. Heureusement d’autres groupes continuent, Hoanib, Auses, Obab, Ugab et peut-être que certains reviendront vers l’Hoarusib.
dimanche 29 mai - jour 21 Purros > Hoanib River Réveil tôt pour monter sur une colline et prendre le petit déjeuner avec la vue au lever du soleil. Ca caille grave. On remarque à nouveau que l’air se refroidit sensiblement quelques instants à peine avant les premiers rayons, chacun y va de sa théorie, mmh, personne ne convainc vraiment : ) La vue est à 360°, la vallée de Purros est splendide avec la large coulée verte de végétation autour de l’Hoarusib, lacet d’argent dans l’ombre des montagnes couleur betterave.

Nous partons pour notre prochaine étape, la rivière Hoanib, via Amspoort, mais malheureusement sans passer par le canyon de l’Hoarusib. On n’est toutefois pas déçus, les paysages sont variés, les dunes rencontrent les collines de basalte et on traverse de vastes plaines et étendues d’herbe (elle est partout cette année, au grand étonnement de David). On ne se lasse pas de cette beauté, parsemée d’oryx et … de suricates. On aperçoit une sentinelle dressée sur son monticule, impassible. Après l’avoir observée à la jumelle, on tente l’approche à pied, délicatement, lorsqu’elle disparaît soudain. On se poste à moyenne distance, avec vue sur les multiples sorties du terrier, mais malgré la patience et la longue attente, elle ne réapparaît pas. La piste continue et nous voilà arrivés à l’Hoanib, que l’on remonte à présent tranquillement.


Gouttes de pluie tombées juste au bon moment pour s'imprimer sur la boue en train de sécherIl y a beaucoup de sable et des traces toute fraîches de lion, apparemment un gros mâle. On inspecte, cherche à déduire où il se trouve, tourne et retourne, mais sans le trouver. Un peu plus haut, des traces de babouins autour d’un point d’eau, puis on croise un groupe de quinze éléphants du désert, qui se détachent de la végétation de la rivière, mais se confondent avec les collines environnantes.

On passe le Dubis Pass et installons le bivouac. Quelques herbes couchées signalent une présence récente. On retourne ensuite voir les éléphants, menés par une vieille femelle aux longues défenses. Un petit trottine maladroitement avec ses grosses pattes et sa trompe à contretemps. On retourne au camp, pour réaliser que les herbes couchées témoignent en fait du passage des éléphants. Pour éviter les visites impromptues, on se déplace au sommet d’une colline, au centre du cirque de montagnes formé par le Dubis Pass et les vallées de l’Hoanib et du Ganamub. Les mastodontes ne sont que récemment descendus des montagnes et ne sont pas encore complètement à l’aise avec les visiteurs. La montée est très raide, et le Hilux s’en sort bien. Le T-Bone steak cuit et sent merveilleusement bon tandis qu’on prend l’apéro devant le coucher de soleil.

lundi 30 mai - jour 22 Hoanib > Palmwag La nuit a été froide et on rêve d’un bedroll dans une tente au sol : ) Lever de soleil sur le cirque, c’est un émerveillement sans cesse renouvelé. Petit déjeuner emmitouflés, on remarque que l’hiver approche, et qu’on est déjà plus au sud que Hartmann.

Le raidillon pierreux pour descendre de la colline est impressionnant, mais la technique très simple : première courte et on lâche tout, ni accélérateur ni frein, la voiture fait le reste. On continue à remonter l’Hoanib, avec plusieurs passages en eau, et une sortie compliquée, qui nécessite une reconnaissance approfondie à pied et un choix cornélien entre plusieurs traces. Là encore, le Hilux s’en sortira bien, s’arrachant à la boue collante et escaladant le talus haut et abrupt. Quelques antilopes et pas mal de fech-fech plus tard, nous arrivons à Sesfontein, où nous faisons le plein d’essence. L’aiguille de la jauge n’a pas bougé depuis Opuwo, nous n’avons pas entamé le 2e réservoir (les balades autour de Hartmann et de Purros se sont faites dans le Land Cruiser de David, mais les distances étaient faibles). On prend la route vers Palmwag, avec girafes et springboks, on a du plaisir à retrouver la concession qui nous avait beaucoup plu lors du premier voyage 2 ans plus tôt. La gravel road est régulièrement entrecoupée de passages abîmés par les eaux. On se régale d’un délicieux steak d’oryx au campsite de Palmwag et prenons congé de David, guide parfait et tellement agréable, qui repart vers Windhoek, prévoyant un bivouac aux environs de la rivière Huab. «Choice is yours» : ) On hésitait entre Grootberg et Palmwag pour cette nuit, on choisira de ne pas reprendre la voiture, même si Grootberg nous tente bien plus comme endroit. Lecture à la piscine - on a honte? Un peu : ) - apéro au coucher de soleil, dîner et dodo.

mardi 31 mai - jour 23 Palmwag > Huab Lodge Encore une grasse mat’, énorme! 8h! C’est vertigineux! On bouquine au pieu, petit déj frisquet et départ pour le Huab Lodge, via Grootberg Pass et Kamanjab. J’avais beaucoup aimé l’endroit en 2009, découvert par hasard et choisi à l’improviste, où nous nous étions retrouvés les seuls clients aux bons soins de Jaap, hôte passionnant et attachant. Cette fois-ci, arrivant au lodge après une route facile, nous rencontrons le couple propriétaire, Jan et Suzi, qui étaient absents la première fois, en voyage dans le Kgalagadi Transfrontier Park. Mais pas de Jaap, qui est parti la veille en vacances. Dommage. Jan et Suzi nous font un accueil très chaleureux. On s’installe dans la chambre, ça fait plaisir d’être de retour, nous sommes à nouveau les seuls clients. On part ensuite pour un drive avec Jan, qui s’avère être un érudit très sympathique avec une tête de marchand hollandais dans les peintures du XVIIe siècle. Il a acheté le Huab Lodge 19 ans plus tôt, après avoir passé près de 20 ans à Etosha, où il a rencontré Suzi. La vallée de l’Huab est verte comme un jardin d’Eden, on aperçoit oryx, kudus et zèbres de Hartmann au loin, passablement craintifs. Jan est passionné d’ornithologie, identifie tous les oiseaux au chant, a une mémoire encyclopédique et les imite à la perfection. On apprend que le Huab Lodge est une destination prisée des «birders», et que la vallée abrite une dizaine d’espèces endémiques qu’on ne trouve pas ailleurs en Namibie. Retour au lodge après un GinTo au coucher de soleil et un combat d’oryx, avant de se rendre au lapa pour le dîner. L’ambiance du lieu est très réussie, et le repas présenté en langue «click tongue» Damara par Mercia est juste trop bon! La compagnie est très agréable, Jan présente les vins et nous souhaite officiellement la bienvenue, ils savent recevoir, même si une très légère couche de vernis est perceptible. On rentre se coucher repus et ravis, dans un lit très confortable.
mercredi 1er mai - jour 24 Huab Lodge Réveil de nuit pour une marche matinale à 6h avec Jan, accompagné de Tessa et Mafuta, les deux chiens du lodge. Le moment que je préfère, de loin.

Traces d'oryx sur le sel au bord de la rivièreLa Huab River est impraticable en véhicule, pleine d’herbes hautes et épaisses. La balade est très agréable, Jan regorge d’informations sur la géologie, la flore, les oiseaux, l’histoire, je l’écoute parler en m’abreuvant du paysage à l’aube, c’est un moment paisible, hors du temps.

Au retour, délicieux petit déjeuner au soleil et anecdotes sur la vie passée à Etosha. A 10h nouveau drive avec Jan, qui profite de chaque sortie pour tenir le compte des animaux dans le coin. Donc : 40 oryx, 10 zèbres, 15 kudus dont 2 petits. Ils sont clairement plus sauvages qu’ailleurs. On est seuls, forcément, et c’est très apprécié. Déjeuner au lapa, avec les meilleurs spaghettis bolognaise jamais mangés, préparés par Mona Lisa. Sans blague! Vraiment la cuisine est exceptionnelle. Après midi farniente, passée entre la Hot Spring et la chambre, lecture et cartes postales. Apéro WeizenBier Camelthorn, nouvelle brasserie à Windhoek. Il y d’autres clients ce soir, ou plutôt des amis : Berndt et Sandra, amis allemands de Suzi, et Orlando, ranger dont on fête l’anniversaire ce soir. Repas gargantuesque, chants en Damara, Pinotage et dodo.
jeudi 2 mai - jour 25 Huab Lodge > Okonjima Marche matinale, avec Jan et Orlando, en remontant le lit de la rivière. Les deux sont tout autant passionnés d’ornithologie, et s’échangent des nouvelles des amis communs. Je flotte.

Nous quittons le lodge après le petit déjeuner, direction Okonjima, improvisation de dernière minute : plutôt que de passer la dernière nuit à Windhoek comme prévu, on souhaite profiter encore un peu des animaux, et on nous a dit du bien de la Africat Foundation, qui s’occupe de préserver guépards et léopards. Le lapa est beau, très vert et entouré de plantes. Accueil sympa, bien qu’impersonnel. Nous partons avec notre guide, Nigel, namibien blanc dans la soixantaine, visiter la clinique, avec sa salle de traitement, le matériel et la documentation sur les activités menées par la Fondation. Rien d'ébouriffant, d’autant que le personnel est absent ce jour-là, mais on se rend un peu compte du quotidien, et les explications sont claires. Plusieurs types d’animaux sont soignés ici, répartis dans différentes zones de différentes tailles : ceux qui sont trop habitués à l’homme pour être relâchés (les seuls que voient les visiteurs), ceux qui ont une chance de retrouver leurs capacités de survie, et ceux qui sont toujours restés à l’état sauvage. On part à la recherche de trois guépards dans un enclos de 50 ha, que l’on retrouve sous des buissons après un bon moment passé à les localiser à l’aide de l’antenne radio et du collier émetteur. Effectivement très habitués, ils ne bronchent pas et on les observe longuement, suffisamment près pour entendre leurs ronronnements.

Traditionnel apéro au coucher de soleil, suivi peu après d’un bon dîner, mais on se les pèle grave. On renonce finalement au hide nocturne, fait trop froid et le sommeil nous tombe dessus, tant pis pour les porcs-épics…
vendredi 3 mai - jour 26 Okonjima > Windhoek > Genève Après avoir entendu des rugissements de lion au cours de la nuit, réveil à 5h30, petit-déjeuner et départ avec Nigel et Steven, pour observer les guépards à pied dans une réserve de 16‘000 ha. Nigel confirme que la Fondation s’occupe également de lions, mais qu’ils ne sont pas visibles. Les herbes au bord de la route sont recouvertes de gelée matinale, brrr, les couvertures ne sont pas de trop dans la jeep. Passé le portail de l’enclos, on se rapproche en voiture, puis lorsque le signal radio est suffisamment proche, on descend. C’est une sensation rare de marcher dans le bush, démuni, et on frémit lorsque deux kudus déboulent à toute vitesse hors d’un arbuste voisin avant de changer brusquement de direction en nous voyant. Steven le tracker marche devant, nous suivons et Nigel ferme la marche.

Après plusieurs centaines de mètres et un passage de rivière, nous les apercevons enfin, à l'affût dans les buissons, avançant lentement, avant de se mettre soudain à courir. C’est très impressionnant, on confirme, ça va vite ! : ) On les retrouve un peu plus tard, apparemment la chasse n’a rien donné, et ils se reposent au soleil. On s’approche à 10m, c’est grisant et stupéfiant d’être à pied juste à côté d’eux.



On les observe longtemps, debout, couchés, à ronronner et se lécher la pomme, c’est une fin de voyage de toute beauté, on a le grand sourire des réjouis de la crèche! Retour au lodge et départ pour le dernier trajet vers Windhoek. On rend la voiture à Asco, qui l’ausculte sous toutes le coutures et remplit le réservoir à ras-bord (on devra payer le 1,3 litre manquant alors qu’on a fait le plein à la station qui est à 200m : ) Comme on a encore du temps, le chauffeur très sympa du transfert vers l’aéroport nous emmène en ville à la recherche des verres à vins en inox qui nous ont tellement plu, mais sans succès, et après quatre magasins différents, il est l’heure de partir vers Hosea Kutako. Nous décollons à 15h30 direction Johannesburg, le visage collé au hublot pour les dernières gouttes, puis long-courrier vers Francfort avec les chants du choeur Ye Begudi qui donnent la chair de poule («Jerusalema»), short-transfer à Francfort (coupe-file magnifique, sont trop forts à Lufthansa) et arrivée à Genève au petit matin. Forcément complètement décalés… quel endroit étrange? : )
Si c’était à refaire, en mieux :
1- On prendrait une tente au sol, suffisamment grande (une tente de 4 pour 2 personnes), plutôt que la tente sur le toit. 2- On ferait étape à North Gate ou Khwai River, pour couper le long trajet entre Savuti et Third Bridge. 3- On irait à Nxai Pan au-lieu de Planet Baobab. 4- On passerait quelques jours dans le Central Kalahari Game Reserve.

Voilà, je lis souvent des compte rendus sur ce forum où le voyageur détaille son budget et mentionne une dépense quotidienne d'environ 10 € (bouffe, visite, logement, transport etc).
Ces 10 euros me 😮😮 et m'amène à ces 2 questions :
- Choix de vie ou budget restreint ?
- Comment voyage-t-on avec un tel budget ? (à lire certains, on pourrait penser qu'avec 10 euros, on vit comme un pacha...)
Ces 10 euros me 😮😮 et m'amène à ces 2 questions :
- Choix de vie ou budget restreint ?
- Comment voyage-t-on avec un tel budget ? (à lire certains, on pourrait penser qu'avec 10 euros, on vit comme un pacha...)
Bonjour,
Me voici de retour d'un voyage de 4 semaines au Burkina Faso. L'idée de départ quand j'avais acheté mon billet d'avion Paris-Ouaga en octobre était de faire une boucle Burkina-Mali (j'en avais discuté sur ce forum) mais après bien des hésitations, j'ai fini par laisser tomber le Mali pour cette fois en raison de la dégradation de la situation. J'ai fais le parcours suivant : Ouaga - Boromo - Bobo - Banfora - Gaoua - Ouaga - Guié (près de Manéga au nord de Ouaga) - Ouaga - Tiébélé - Ouaga.
Ce fut un séjour fort plaisant et voudrait en fait donner un petit retour sur certaines choses que l'on peut lire ici ou ailleurs à propos du Burkina.
Beaucoup de monde vous dira qu'il vaut mieux prendre un guide pour visiter le pays car sinon c'est galère, vous allez être harcelé par les autres prétendus guides dès que vous vous promenez. Je m'y attendais un peu mais de mon point de vue, c'est faux. Evidemment, voyager avec un guide a un certain nombre d'avantages, loin de moi l'idée de dire que ça ne sert à rien, mais pas plus ici qu'ailleurs, c'est une nécessité. J'ai voyagé de manière indépendante en bus ou taxi brousse et ça se fait aussi facilement qu'ailleurs. Il m'est arrivé de prendre des guides à moto (notamment pour aller à Sindou depuis Banfora) mais sinon je n'ai pas eu l'impression d'être harcelé à Bobo ou ailleurs par les prétendus guides. Ils existent évidemment mais comme partout et quiconque en a l'habitude saura faire avec. Il s'agit juste de rester courtois, non agressif et tout se passer pour le mieux.
Quand se pose la question de quel guide papier utiliser, j'ai lu très souvent ici que la référence pour l'afrique noire, c'était le Petit Futé. En général, j'ai tendance à préférer les guides Lonely Planet que je trouve être les plus fiables au niveau des informations pratiques mais il n'y a pas de LP pour le Burkina (juste un pour l'afrique de l'ouest avec assez peu de choses sur le Burkina) donc j'ai pris l'option Petit Futé. Grosse déception je dois dire car il n'a de Futé que le nom. Toute la partie culturelle est les explications sur les sites à visiter sont très bien mais pour qui voyage en indépendant sans véhicule, les informations pratiques font cruellement défaut. Sur les plans des villes, les 2/3 des hotels cités ne sont pas indiqués et l'adresse exact ne figure pas non plus forcément avec la description de l'hotel. Du coup, le plan devient tout de suite beaucoup moins utile. Dans les descriptifs, on vous parle souvent de certaines avenues principales de la ville mais la encore, le nom de l'avenue n'est pas mis sur le plan !! Pour les transport, très peu de détail pratique également. Les horaires et la fréquence des bus ne sont que très rarement cités et les "astuces" pour réussir à se rendre dans certains lieux un peu plus reculé sont généralement inexistantes. D'ailleurs, le guide vous dira plus d'une fois que l'idéal au Burkina est d'avoir un véhicule et un guide pour vous faciliter la tache pour trouver les hébergement ... etc. Pour avoir croisé quelques personnes qui avaient le guide Bradt du Bukirna, je l'ai trouvé nettement supérieur de ce point de vue. Il liste moins d'hotels et de restos mais les plans sont nettement mieux et il y a plus de détails pratiques. Bref il est beaucoup plus adapté pour quelqu'un qui voyage en indépendant sans véhicule. Seul inconvénient, il n'est pas en francais mais en anglais et coute bien plus chers. J'avais d'ailleurs hésité entre les 2 avant mon départ et bien la prochaine fois, je n'hésiterai plus.
Pour conclure, on lit souvent que les Burkinabés sont très accueillants, la je suis on ne peut plus d'accord. Le Burkina n'est pas forcément un pays qui a des sites majeurs au sens touristique mais ça n'en reste pas moins une destination qui m'a plus pour "l'ambiance" du pays.
Me voici de retour d'un voyage de 4 semaines au Burkina Faso. L'idée de départ quand j'avais acheté mon billet d'avion Paris-Ouaga en octobre était de faire une boucle Burkina-Mali (j'en avais discuté sur ce forum) mais après bien des hésitations, j'ai fini par laisser tomber le Mali pour cette fois en raison de la dégradation de la situation. J'ai fais le parcours suivant : Ouaga - Boromo - Bobo - Banfora - Gaoua - Ouaga - Guié (près de Manéga au nord de Ouaga) - Ouaga - Tiébélé - Ouaga.
Ce fut un séjour fort plaisant et voudrait en fait donner un petit retour sur certaines choses que l'on peut lire ici ou ailleurs à propos du Burkina.
Beaucoup de monde vous dira qu'il vaut mieux prendre un guide pour visiter le pays car sinon c'est galère, vous allez être harcelé par les autres prétendus guides dès que vous vous promenez. Je m'y attendais un peu mais de mon point de vue, c'est faux. Evidemment, voyager avec un guide a un certain nombre d'avantages, loin de moi l'idée de dire que ça ne sert à rien, mais pas plus ici qu'ailleurs, c'est une nécessité. J'ai voyagé de manière indépendante en bus ou taxi brousse et ça se fait aussi facilement qu'ailleurs. Il m'est arrivé de prendre des guides à moto (notamment pour aller à Sindou depuis Banfora) mais sinon je n'ai pas eu l'impression d'être harcelé à Bobo ou ailleurs par les prétendus guides. Ils existent évidemment mais comme partout et quiconque en a l'habitude saura faire avec. Il s'agit juste de rester courtois, non agressif et tout se passer pour le mieux.
Quand se pose la question de quel guide papier utiliser, j'ai lu très souvent ici que la référence pour l'afrique noire, c'était le Petit Futé. En général, j'ai tendance à préférer les guides Lonely Planet que je trouve être les plus fiables au niveau des informations pratiques mais il n'y a pas de LP pour le Burkina (juste un pour l'afrique de l'ouest avec assez peu de choses sur le Burkina) donc j'ai pris l'option Petit Futé. Grosse déception je dois dire car il n'a de Futé que le nom. Toute la partie culturelle est les explications sur les sites à visiter sont très bien mais pour qui voyage en indépendant sans véhicule, les informations pratiques font cruellement défaut. Sur les plans des villes, les 2/3 des hotels cités ne sont pas indiqués et l'adresse exact ne figure pas non plus forcément avec la description de l'hotel. Du coup, le plan devient tout de suite beaucoup moins utile. Dans les descriptifs, on vous parle souvent de certaines avenues principales de la ville mais la encore, le nom de l'avenue n'est pas mis sur le plan !! Pour les transport, très peu de détail pratique également. Les horaires et la fréquence des bus ne sont que très rarement cités et les "astuces" pour réussir à se rendre dans certains lieux un peu plus reculé sont généralement inexistantes. D'ailleurs, le guide vous dira plus d'une fois que l'idéal au Burkina est d'avoir un véhicule et un guide pour vous faciliter la tache pour trouver les hébergement ... etc. Pour avoir croisé quelques personnes qui avaient le guide Bradt du Bukirna, je l'ai trouvé nettement supérieur de ce point de vue. Il liste moins d'hotels et de restos mais les plans sont nettement mieux et il y a plus de détails pratiques. Bref il est beaucoup plus adapté pour quelqu'un qui voyage en indépendant sans véhicule. Seul inconvénient, il n'est pas en francais mais en anglais et coute bien plus chers. J'avais d'ailleurs hésité entre les 2 avant mon départ et bien la prochaine fois, je n'hésiterai plus.
Pour conclure, on lit souvent que les Burkinabés sont très accueillants, la je suis on ne peut plus d'accord. Le Burkina n'est pas forcément un pays qui a des sites majeurs au sens touristique mais ça n'en reste pas moins une destination qui m'a plus pour "l'ambiance" du pays.
This adventure began during Covid... Yep, Covid turned a lot of things upside down, but most of all, it kept us cooped up for a few months and stopped us from traveling for a while—even longer for a die-hard fan of the American West like me.
While borders were closed, I started imagining what an ideal itinerary might look like—one that would string together all the Southwest must-sees in just two weeks, during the best time of year: September and October. When the U.S. announced in September 2021 that borders would reopen in the coming weeks, I regained hope and began scouting flight tickets for a departure in September 2022.
But here’s the thing: tackling solo hikes, each one tougher than the last, right in the heart of the Wilderness, could be a risky—even reckless—endeavor for a father of three. After a quick chat with some virtual friends who are just as passionate about the Southwest as I am, with good physical condition and nearly the same list of must-visit spots, Franck and his brother Sullivan were in! 🙂
In November, we snagged flight tickets from Nice to San Francisco for the modest sum of 400 €, and a few days later, I booked a Toyota Tacoma pickup for 840 € !
It’s not cheap for just 15 days, and a pickup isn’t exactly ideal for luggage, but the prices for full-size 4x4s have become totally outrageous! Due to border closures, rental companies had to offload a lot of these big 4x4s, which tourists love. Then, supply and demand did the rest !
Franck and I spent the winter and spring trying to cram the equivalent of three weeks of hikes into two. But even with physical limits, we had to stay reasonable! Three to four months before departure, we entered the lotteries for different must-see spots: The Subway, Coyote Buttes North (home to the famous Wave), and Coyote Buttes South (CBS).
The Wave is the holy grail for any Southwest enthusiast. Since 2015, we’ve tried our luck with the online and on-site lotteries about ten times, but the spots are unfortunately limited: just 20 per day. A glimmer of hope, though—since early 2022, that number has increased to 64 people allowed per day, with 48 spots awarded via the online lottery.
After all three of us tried our luck for The Wave, on June 1st at exactly 5 PM, I got an email that started with, "Congratulations! You were successful in the Coyote Buttes North (The Wave) September 2022 Permit Lottery at Coyote Buttes North (The Wave)...". At 5:01 PM, I called Franck, whose dream it’s been for over 20 years—ever since the first photos were published in a travel magazine! He didn’t believe me when I told him, and I had to forward the email for him to finally accept the unbelievable: we were going to The Wave and all the incredible spots scattered across the protected area of Coyote Buttes North.
I’ve already been to Coyote Buttes South twice, but there are areas I couldn’t explore in the middle of summer because they were too remote. So, I had no trouble letting my buddies convince me to go back for a third time. Plus, given how hard it is to access, we had no trouble securing a permit online as long as we logged in at exactly 8 PM on the dot!
For The Subway, all three of us struck out. No big deal—we won at CBN and CBS!
Among the sites to visit, there are two that I’m particularly attached to because I know my chances of wanting to see them again are slim. The first is Angel Arch, one of the most legendary arches in the Southwest, due to its remoteness from any trace of civilization. To get there, the recommended hike is Upper Salt Creek, and you’re looking at a 50 km round-trip in an area with no water (in September) and populated by bears.
The second site is the Hopi Salt Trail, in Navajo land, which, after a very tough hike, lets you marvel at the turquoise-blue waters of the Little Colorado before it meets the Colorado River. The Hopi Salt Trail is, like The Wave, the holy grail for any Southwest enthusiast, and the windows of opportunity to see the water in that magical color are very short each year. For this, you have to monitor the Little Colorado’s gauges downstream from Cameron: if the level stays at its lowest for 10 consecutive days—meaning no rain—you can hope for turquoise water. The ideal period rarely exceeds 30 days a year, and it’s usually in June that all the stars align.
But unfortunately, one month before departure, while the flow rate at Cameron looked promising, several storms in September dashed our hopes of doing the Hopi Salt Trail, even at the end of the road trip.
We still had two consolation prizes, though:
After a last-minute cancellation, while keeping an eye out for available spots for The Subway, it turned out that three spots opened up exactly on the day we’d planned to go—so we rushed to grab them!! Regarding the 4x4 rental, the prices for full-size models dropped by several hundred dollars, and we ended up finding a Chevrolet Tahoe for less than $1000. A steal and a serious boost in comfort, so we could store all our gear and food without worry!
Here’s the initial plan in a perfect world: D1 The White Domes - Camping D2 Sunrise at The White Domes - The Subway D3 Coyote Buttes North D4 Coyote Buttes South - White Pocket D5 Wahweap Hoodoos - Sidestep Canyon - Colourful Canyon - White Rocks - Sunset at Yellow Rock D6 Broken Bow Arch - Reflection Canyon D7 Coyote Gulch D8 The Volcano (or The Oasis - Zebra Slot Canyon if the weather’s good) - North Caineville Mesa D9 The Needles: Squaw Canyon - Lost Canyon combo - Druid Arch - Chesler Park D10 Upper Salt Creek Day 1 - Camping D11 Upper Salt Creek Day 2 D12 Hopi-Navajo Territory: Ha Ho No Geh Canyon, Coal Mine Canyon, Bends of the Little Colorado D13 Grand Canyon: South Kaibab Trail and Bright Angel Trail D14 Upper East Zion: East Temple Loop, Jughandle Arch, Center of the Universe, and Checkerboard Mesa Summit And several backup options in case of bad weather, including Spencer Trail, West Cove, and Buffington Pockets.
Enough talking—time for action!
While borders were closed, I started imagining what an ideal itinerary might look like—one that would string together all the Southwest must-sees in just two weeks, during the best time of year: September and October. When the U.S. announced in September 2021 that borders would reopen in the coming weeks, I regained hope and began scouting flight tickets for a departure in September 2022.
But here’s the thing: tackling solo hikes, each one tougher than the last, right in the heart of the Wilderness, could be a risky—even reckless—endeavor for a father of three. After a quick chat with some virtual friends who are just as passionate about the Southwest as I am, with good physical condition and nearly the same list of must-visit spots, Franck and his brother Sullivan were in! 🙂
In November, we snagged flight tickets from Nice to San Francisco for the modest sum of 400 €, and a few days later, I booked a Toyota Tacoma pickup for 840 € !
It’s not cheap for just 15 days, and a pickup isn’t exactly ideal for luggage, but the prices for full-size 4x4s have become totally outrageous! Due to border closures, rental companies had to offload a lot of these big 4x4s, which tourists love. Then, supply and demand did the rest !
Franck and I spent the winter and spring trying to cram the equivalent of three weeks of hikes into two. But even with physical limits, we had to stay reasonable! Three to four months before departure, we entered the lotteries for different must-see spots: The Subway, Coyote Buttes North (home to the famous Wave), and Coyote Buttes South (CBS).
The Wave is the holy grail for any Southwest enthusiast. Since 2015, we’ve tried our luck with the online and on-site lotteries about ten times, but the spots are unfortunately limited: just 20 per day. A glimmer of hope, though—since early 2022, that number has increased to 64 people allowed per day, with 48 spots awarded via the online lottery.
After all three of us tried our luck for The Wave, on June 1st at exactly 5 PM, I got an email that started with, "Congratulations! You were successful in the Coyote Buttes North (The Wave) September 2022 Permit Lottery at Coyote Buttes North (The Wave)...". At 5:01 PM, I called Franck, whose dream it’s been for over 20 years—ever since the first photos were published in a travel magazine! He didn’t believe me when I told him, and I had to forward the email for him to finally accept the unbelievable: we were going to The Wave and all the incredible spots scattered across the protected area of Coyote Buttes North.
I’ve already been to Coyote Buttes South twice, but there are areas I couldn’t explore in the middle of summer because they were too remote. So, I had no trouble letting my buddies convince me to go back for a third time. Plus, given how hard it is to access, we had no trouble securing a permit online as long as we logged in at exactly 8 PM on the dot!
For The Subway, all three of us struck out. No big deal—we won at CBN and CBS!
Among the sites to visit, there are two that I’m particularly attached to because I know my chances of wanting to see them again are slim. The first is Angel Arch, one of the most legendary arches in the Southwest, due to its remoteness from any trace of civilization. To get there, the recommended hike is Upper Salt Creek, and you’re looking at a 50 km round-trip in an area with no water (in September) and populated by bears.
The second site is the Hopi Salt Trail, in Navajo land, which, after a very tough hike, lets you marvel at the turquoise-blue waters of the Little Colorado before it meets the Colorado River. The Hopi Salt Trail is, like The Wave, the holy grail for any Southwest enthusiast, and the windows of opportunity to see the water in that magical color are very short each year. For this, you have to monitor the Little Colorado’s gauges downstream from Cameron: if the level stays at its lowest for 10 consecutive days—meaning no rain—you can hope for turquoise water. The ideal period rarely exceeds 30 days a year, and it’s usually in June that all the stars align.
But unfortunately, one month before departure, while the flow rate at Cameron looked promising, several storms in September dashed our hopes of doing the Hopi Salt Trail, even at the end of the road trip.
We still had two consolation prizes, though:
After a last-minute cancellation, while keeping an eye out for available spots for The Subway, it turned out that three spots opened up exactly on the day we’d planned to go—so we rushed to grab them!! Regarding the 4x4 rental, the prices for full-size models dropped by several hundred dollars, and we ended up finding a Chevrolet Tahoe for less than $1000. A steal and a serious boost in comfort, so we could store all our gear and food without worry!
Here’s the initial plan in a perfect world: D1 The White Domes - Camping D2 Sunrise at The White Domes - The Subway D3 Coyote Buttes North D4 Coyote Buttes South - White Pocket D5 Wahweap Hoodoos - Sidestep Canyon - Colourful Canyon - White Rocks - Sunset at Yellow Rock D6 Broken Bow Arch - Reflection Canyon D7 Coyote Gulch D8 The Volcano (or The Oasis - Zebra Slot Canyon if the weather’s good) - North Caineville Mesa D9 The Needles: Squaw Canyon - Lost Canyon combo - Druid Arch - Chesler Park D10 Upper Salt Creek Day 1 - Camping D11 Upper Salt Creek Day 2 D12 Hopi-Navajo Territory: Ha Ho No Geh Canyon, Coal Mine Canyon, Bends of the Little Colorado D13 Grand Canyon: South Kaibab Trail and Bright Angel Trail D14 Upper East Zion: East Temple Loop, Jughandle Arch, Center of the Universe, and Checkerboard Mesa Summit And several backup options in case of bad weather, including Spencer Trail, West Cove, and Buffington Pockets.
Enough talking—time for action!
Bonjour !
Je me présente rapidement, j'ai 21 ans et pour la fin de mon Master je veux partir en 4x4 traverser l'Afrique du Nord au Sud. Je ferai ça avec un ami mais ce n'est pas encore sur qu'il peuvent.
Donc j'ai plusieurs questions à vous posez et toute réponse est bonne à prendre !
Déjà l'itinéraire... Donc j'ai regardé sur Maps et je pense faire : Maroc - Mauritanie - Mali - Niger - Nigeria - Cameroun - Gabon - Congo - Angola - Zambie - Zimbabwe - Afrique du Sud
Sinon la variante Maroc - Algérie - Niger pour le début je ne sais pas le mieux.
-> Voir Photos 🤪
Que pensez-vous de mon itinéraire ? Sachant que je compte partir en 2019 donc la situation aura peut-être évolué dans certains pays.
Concernant le 4x4, je partais sur un TOY mais bon ils sont super cher par rapport aux autres. Le Pajero 3 à l'air vraiment bien pour le coup mais je ne sais pas si il y a des pièces sur place... Ou alors le Discovery 3 car je pense qu'il y a plus de pièces, qu'en pensez-vous ? Sachant que j'ai 10 000 € de budget pour un 4x4 correct pour l'Afrique.
-> Voir Photos 🙂
Mon trajet sera essentiellement Piste ou Route. Je ne vais pas allez faire joujou dans les dunes ou dans la forêt Congolaise faire du franchissement. Donc je ne pense pas que le snorkel soit utile, fin je suis pas expert. Et puis le par buffle c'est quand même un plus non ? Y'a beaucoup d'animaux sauvages ? J'accorde juste de l'importance à de bonnes suspensions et une bonne monte de pneumatique type BF Goodrich : http://www.bfgoodrich.fr/fr/gammes/Gamme-4x4/BFGoodrich-All-Terrain-T-A-sup-KO2-sup 😎
Si admettons je pars tout seul, est-ce vraiment "dangereux" ? Car on entendu tout et rien aux médias et je ne suis pas un "stressé de la vie" donc moi ça ne me fait pas peur en tout cas. Mais ça serait plus pour rassurer mes proches (ma mère et ma soeur). 🏴☠️
Pour la traversé complète il y a 15 000 kms environ, combien de temps approximativement faudrait-il pour tout traverser ? Je pars sur 3 mois en (fourchette haute) car avec le temps perdu aux frontières, les potentielles galères mécaniques... Pour le retour je compte rentrer en avion et mettre en conteneur le 4x4 pour le Havre, arrivé au Cap.
Concernant les frontières, les douaniers cherchent apparemment de nous soutirer de l'argent en inventant des amendes, donc c'est une bonne idée d'emporte 30 paires de lunettes chinoises a 1.50€ pièce ? 😛
Quels sont les sites incontournables à voir ? Je passe par la Zambie pour voir les chutes Victoria et faire un petit "safari" par exemple. 😇
Pour finir connaissez-vous des associations qui sont en contact avec des écoles ? Car je compte apporter des fournitures scolaires et faire des intervention dans une ou deux écoles ! 😊
Merci si vous avez tout lu ! J'attends vos réponses 😉
P.S : évitez les messages trop pessimistes comme j'ai déjà pu recevoir 🤪
Je me présente rapidement, j'ai 21 ans et pour la fin de mon Master je veux partir en 4x4 traverser l'Afrique du Nord au Sud. Je ferai ça avec un ami mais ce n'est pas encore sur qu'il peuvent.
Donc j'ai plusieurs questions à vous posez et toute réponse est bonne à prendre !
Déjà l'itinéraire... Donc j'ai regardé sur Maps et je pense faire : Maroc - Mauritanie - Mali - Niger - Nigeria - Cameroun - Gabon - Congo - Angola - Zambie - Zimbabwe - Afrique du Sud
Sinon la variante Maroc - Algérie - Niger pour le début je ne sais pas le mieux.
-> Voir Photos 🤪
Que pensez-vous de mon itinéraire ? Sachant que je compte partir en 2019 donc la situation aura peut-être évolué dans certains pays.
Concernant le 4x4, je partais sur un TOY mais bon ils sont super cher par rapport aux autres. Le Pajero 3 à l'air vraiment bien pour le coup mais je ne sais pas si il y a des pièces sur place... Ou alors le Discovery 3 car je pense qu'il y a plus de pièces, qu'en pensez-vous ? Sachant que j'ai 10 000 € de budget pour un 4x4 correct pour l'Afrique.
-> Voir Photos 🙂
Mon trajet sera essentiellement Piste ou Route. Je ne vais pas allez faire joujou dans les dunes ou dans la forêt Congolaise faire du franchissement. Donc je ne pense pas que le snorkel soit utile, fin je suis pas expert. Et puis le par buffle c'est quand même un plus non ? Y'a beaucoup d'animaux sauvages ? J'accorde juste de l'importance à de bonnes suspensions et une bonne monte de pneumatique type BF Goodrich : http://www.bfgoodrich.fr/fr/gammes/Gamme-4x4/BFGoodrich-All-Terrain-T-A-sup-KO2-sup 😎
Si admettons je pars tout seul, est-ce vraiment "dangereux" ? Car on entendu tout et rien aux médias et je ne suis pas un "stressé de la vie" donc moi ça ne me fait pas peur en tout cas. Mais ça serait plus pour rassurer mes proches (ma mère et ma soeur). 🏴☠️
Pour la traversé complète il y a 15 000 kms environ, combien de temps approximativement faudrait-il pour tout traverser ? Je pars sur 3 mois en (fourchette haute) car avec le temps perdu aux frontières, les potentielles galères mécaniques... Pour le retour je compte rentrer en avion et mettre en conteneur le 4x4 pour le Havre, arrivé au Cap.
Concernant les frontières, les douaniers cherchent apparemment de nous soutirer de l'argent en inventant des amendes, donc c'est une bonne idée d'emporte 30 paires de lunettes chinoises a 1.50€ pièce ? 😛
Quels sont les sites incontournables à voir ? Je passe par la Zambie pour voir les chutes Victoria et faire un petit "safari" par exemple. 😇
Pour finir connaissez-vous des associations qui sont en contact avec des écoles ? Car je compte apporter des fournitures scolaires et faire des intervention dans une ou deux écoles ! 😊
Merci si vous avez tout lu ! J'attends vos réponses 😉
P.S : évitez les messages trop pessimistes comme j'ai déjà pu recevoir 🤪
Voila, j'ai toujours préparé moi même mes circuits et fait moi même mes réservations sur internet pour tous mes voyages. L'an dernier nous avons foulé pour la 1ere fois le sol Africain (Afrique du sud) et ne rêvons plus que d'y retourner. Cette année ce sera la Namibie.
Je suis actuellement en train de préparer le circuit et je n'arrive pas à me décider sur le choix suivant "TO type tourmaline ou autre, ou pas" j'ai beau parcourir toutes les discussions et carnets de voyage cela ne m'éclaire pas sur la nécessité de passer par ce type d'intermédiaire. Je comprends l'aspect "pratique" de la chose mais en consultant les différents sites des lodges ou des parcs je constate que les réservations se font sans problèmes sur internet (avec une carte type ecarte par sécurité, ce que j'ai fait pour l'afrique du sud). Pourtant beaucoup d'entre vous passent par ces TO y a t-il d'autres raisons qui le justifient en namibie plus qu'ailleurs?
Si je fais le choix de passer par eux comment cela se passe t-il? dois je leur envoyer un circuit détaillé (avec toutes les étapes, mes choix de logement...) ou dois je me contenter de lister les endroits où je veux aller?
Nous devons partir en juillet août, j'ai l'impression à lire vos posts que je dois me dépêcher de finaliser tout cela, pour des questions de temps le TO est-il indispensable en novembre pour un voyage cet été?
Merci de votre aide😉
bonjour a toutes et à tous,
je reviens de bangkok et mes amis y etaient aussi:trois beaux jeunes hommes mariés qui avaient décidé de faire les 400 coups car parait il les nuits de bkk sont chaudes et rythmés.😄😄😄
Dans ce mail je ne jugerai personne ni critiquerai leurs actes faisant parti du but de leur voyage en thailande.......
Tous les soirs c'est donc la fiesta car apres une seance de massage ils se sentent d aplomb pour la soiree:restos puis CM2 au novotel ou pullulent pas mal de prostituees(je précise que mes soirees avec eux se limitent qu aux restos).L' affaire etant conclus ces joyeux gaillards ont envie de les ramener dans leur chambre et là ARNAQUE!!!! :ils se font arreter par la sécurité de leur hotel(emerald ratchada donc bien placé😏😏) qui leur demande un "extra charge" de 600baths.Je ne vous précise pas la honte se lisant sur leurs visages comme si ces mecs ils sont là pour faire culpabiliser le touriste de ce peche "honteux".Je précise également(sur mes conseils) qu ils avaient fait leur reservation en chambre double.
Donc le prix des chambres sont les meme en simple comme en double a bangkok, ces gaillards voyageant seuls, pourquoi devraient ils payer ce supplement??le fait qu ils amenent une thai dans leur chambre justifie t il 600baths? et s ils amenaient leur propres femmes??sur quel critere le staff de l hotel se base t il pour dire que telle fille est prostituee ou pas? Completement destabilises ils m appellent sur mon portable afin de discuter avec la reception qui me repondent que c est le reglement!!!!!le lendemain je demande a voir ce fameux reglement et il n est ecrit nul part que la fille thai n'a pas droit au check in comme une europeenne et devant le refus du directeur de l hotel a tout remboursement je suis obligee d appeler la police qui au bout du compte donne a mes amis raison.
A tous les touristes faites attention car ces extra charge sont de l arnaque et pour vous donner quelques exemples:
novotel:1000 baths
amari watergate:2000 baths
emerald:600baths
etc.......sauf pour les 5 stars qui sont plus classes!(d apres les termes de certaines personnes)
voila donc pour l histoire, il faut donc protester, et au final on leur a laisser faire leur truc en paix😏😏
voila donc pour l histoire, il faut donc protester, et au final on leur a laisser faire leur truc en paix😏😏
Bonsoir à tous…
Voici plusieurs années que je vais au Maroc. Au début, chaque année et demie et puis cette année j'y suis allée en septembre puis fin octobre. Je pense même que je finirais, dans les 2 ans à venir, par m'installer définitivement au Maroc et plus spécialement à Essaouira avec mon mari et mon fils. Pour les personnes qui ont eu de mauvaises expériences, je conseille -si je puis me permettre- de changer de destination au Maroc. De découvrir d'autres endroits beaucoup moins touristiques. Pour les personnes qui connaissent le Maroc, je pense que vous serez de mon avis, mais le Sud du pays est beaucoup moins sale que le Nord.
Heureusement le Maroc ne s'arrête pas à Marrakech... Les mêmes babouches vous sont proposées à Marrakech à 25 euros, 12 euros à Essaouira et 6.5 euros à Meknés. Au niveau des prix, je pense qu'il faut payer le prix qui nous semble raisonnable, tout dépend des moyens que vous avez. De toute façon le marchandage fait partie d'une coutume des pays arabes.
Je suis allée à Marrakech plusieurs fois et en novembre j'ai eu le ras-le-bol car en plus je venais de passer 1 semaine à Essaouira qui est tellement tranquille et propre car comme le disait une intervenante (je suis désolée je ne me souviens plus du nom), les rues sont nettoyées régulièrement et le camion des poubelles passe tous les matins. La médina y est interdite aux véhicules (à part vélo et mobylette) puis les environs sont magnifiques, il suffit de se balader sur la route de Safi ou celle d'Agadir pour découvrir des sites impressionnants avec des activités autres que le marchandage du prix des babouches ou du tapis… Tout dépend ce que l’on cherche .
Vous pouvez aussi aller vers Tafraoute un peu plus au sud (vers l'intérieur), Taroudant dite la "petite Marrakech" pour la beauté de ses remparts, Zagora, M'hamid (plus au sud et portes du désert), Guelmin, Tiznit, sûrement pas Agadir (un style de Grande-Motte).
Je commence à bien connaître le Maroc et si l'on prend le temps de parler avec les gens on en trouve de bien et bien sur aussi de moins bien, comme partout. Je pense aussi que les marocains doivent dire la même chose des touristes : il y en a de bien et de moins bien. Car comme j'ai lu dans une des interventions, des cons il y en a partout... La différence c'est qu'au Maroc un salaire est de 140 euros par mois et que tout ce qu'ils pourront avoir en plus sera le bien venu pour eux et leur famille. Vous trouverez des personnes qui essaieront de vous sortir le plus d'argent possible mais vous trouverez aussi des personnes qui insisteront pour partager avec vous le peu qu'ils puissent avoir sans rien demander en retour. Je précise que ce dernier cas est le MAJORITAIRE.
Ce qui me rassure c'est qu'en octobre nous avons organisé notre premier circuit au Maroc pour faire découvrir ce magnifique pays à un groupe d'amis espagnols qui dans leur majorité étaient réticents. (Beaucoup de préjugés et une méconnaissance de l'autre). Fernando a fini même par jouer aux cartes avec les vendeurs d'une boutique au souk d'Essaouira pendant que sa femme était en train de choisir un foulard dans la boutique à côté. Il rigolait avec eux et même trichait... Jamais il n'aurait pensé qu'une chose pareille aurait pu lui arriver, car en Europe bien de ces moments partagés ont disparu de la vie quotidienne des villes. Ils sont revenus enchantés. Ils ont vu la partie océan, l'atlas, le désert et des villes, mais sous un autre angle que le typiquement touristique. Ils ont pu discuter avec des marocains de tous horizons. Et c'est ce côté là que j'aime du Maroc et des marocains, le non touristique...
Je vous assure que plus on va au Maroc plus on a envie d'y aller.
Je donnerais tellement pour que les personnes qui ont été déçues essayent de renouveler l'expérience afin de quitter ce pays avec une autre idée, d'autres images et d'autres anecdotes... En tout cas si je puis être utile à la découverte ou à la redécouverte de ce pays n´hésitez pas... JE JOINDRAIS DES IMAGES LA SEMAINE PROCHAINE.
Voici plusieurs années que je vais au Maroc. Au début, chaque année et demie et puis cette année j'y suis allée en septembre puis fin octobre. Je pense même que je finirais, dans les 2 ans à venir, par m'installer définitivement au Maroc et plus spécialement à Essaouira avec mon mari et mon fils. Pour les personnes qui ont eu de mauvaises expériences, je conseille -si je puis me permettre- de changer de destination au Maroc. De découvrir d'autres endroits beaucoup moins touristiques. Pour les personnes qui connaissent le Maroc, je pense que vous serez de mon avis, mais le Sud du pays est beaucoup moins sale que le Nord.
Heureusement le Maroc ne s'arrête pas à Marrakech... Les mêmes babouches vous sont proposées à Marrakech à 25 euros, 12 euros à Essaouira et 6.5 euros à Meknés. Au niveau des prix, je pense qu'il faut payer le prix qui nous semble raisonnable, tout dépend des moyens que vous avez. De toute façon le marchandage fait partie d'une coutume des pays arabes.
Je suis allée à Marrakech plusieurs fois et en novembre j'ai eu le ras-le-bol car en plus je venais de passer 1 semaine à Essaouira qui est tellement tranquille et propre car comme le disait une intervenante (je suis désolée je ne me souviens plus du nom), les rues sont nettoyées régulièrement et le camion des poubelles passe tous les matins. La médina y est interdite aux véhicules (à part vélo et mobylette) puis les environs sont magnifiques, il suffit de se balader sur la route de Safi ou celle d'Agadir pour découvrir des sites impressionnants avec des activités autres que le marchandage du prix des babouches ou du tapis… Tout dépend ce que l’on cherche .
Vous pouvez aussi aller vers Tafraoute un peu plus au sud (vers l'intérieur), Taroudant dite la "petite Marrakech" pour la beauté de ses remparts, Zagora, M'hamid (plus au sud et portes du désert), Guelmin, Tiznit, sûrement pas Agadir (un style de Grande-Motte).
Je commence à bien connaître le Maroc et si l'on prend le temps de parler avec les gens on en trouve de bien et bien sur aussi de moins bien, comme partout. Je pense aussi que les marocains doivent dire la même chose des touristes : il y en a de bien et de moins bien. Car comme j'ai lu dans une des interventions, des cons il y en a partout... La différence c'est qu'au Maroc un salaire est de 140 euros par mois et que tout ce qu'ils pourront avoir en plus sera le bien venu pour eux et leur famille. Vous trouverez des personnes qui essaieront de vous sortir le plus d'argent possible mais vous trouverez aussi des personnes qui insisteront pour partager avec vous le peu qu'ils puissent avoir sans rien demander en retour. Je précise que ce dernier cas est le MAJORITAIRE.
Ce qui me rassure c'est qu'en octobre nous avons organisé notre premier circuit au Maroc pour faire découvrir ce magnifique pays à un groupe d'amis espagnols qui dans leur majorité étaient réticents. (Beaucoup de préjugés et une méconnaissance de l'autre). Fernando a fini même par jouer aux cartes avec les vendeurs d'une boutique au souk d'Essaouira pendant que sa femme était en train de choisir un foulard dans la boutique à côté. Il rigolait avec eux et même trichait... Jamais il n'aurait pensé qu'une chose pareille aurait pu lui arriver, car en Europe bien de ces moments partagés ont disparu de la vie quotidienne des villes. Ils sont revenus enchantés. Ils ont vu la partie océan, l'atlas, le désert et des villes, mais sous un autre angle que le typiquement touristique. Ils ont pu discuter avec des marocains de tous horizons. Et c'est ce côté là que j'aime du Maroc et des marocains, le non touristique...
Je vous assure que plus on va au Maroc plus on a envie d'y aller.
Je donnerais tellement pour que les personnes qui ont été déçues essayent de renouveler l'expérience afin de quitter ce pays avec une autre idée, d'autres images et d'autres anecdotes... En tout cas si je puis être utile à la découverte ou à la redécouverte de ce pays n´hésitez pas... JE JOINDRAIS DES IMAGES LA SEMAINE PROCHAINE.
Bonjour,
Depuis qqs années la Namibie nous trotte dans la tête. Après avoir hésité et avoir été bien aidés à nous décider par certaines et certains d'entre vous que nous remercions grandement (voir par là...), ce sera pour juillet 2015...
Nous hésitions car nous nous demandions si ce pays était envisageable sans résa d'avance des hébergements en dur ou en résas limitées. La réponse nous a semblé suffisamment positive pour tenter le coup... Un zeste d'esprit aventurier circule encore dans nos veines ! Par contre, zéro esprit et corps campeur !!!
Pour l'instant une seule chose à notre actif: les billets d'avion. Départ/retour de Francfort avec air Namibia (770 euros pp) - 10 heures de vol en direct 3 semaines sur place du 9 juillet au matin au 30 au soir
Nous partons de là car la structure de notre été 2015 sera à l'instar de celle de 2014. Une première partie de visites familiales nous mènera début juillet du côté de Thionville. Francfort est à 3 heures, une amie y habite et peut garder la voiture car elle ne bouge pas cet été - elle vient 3 semaines en Martinique en fin d'année... Donc, cela se goupille bien.
Maintenant, il ne reste plus qu'à remplir ces 22 journées sur place...
Nos envies: - Animaux en milieux naturels - Paysages grands ravisseurs de pupilles - Un rythme "Nous prenons notre temps", nous ne verrons qu'une toute petite partie du pays et de ses possibles - Un voyage laissant une bonne part d'adaptation et de décisions sur place
Nos limites: - Un budget sur place autour de 5 500 euros (avec une marge supp de 10%) - Des hébergements en dur - simples et fonctionnels - pas besoin de piscine, Spa... - Un seul pays donc les chutes Victoria sont disqualifiées pour cet été
Je vais lire et décanter carnets et prépas en cours... En attendant, je vais commencer à assembler des sites complémentaires repérés et analyser avec intérêts vos suggestions d'itinéraires ou de lieux clefs ou de coups de cœur...
Plus tard, viendra le temps des questions précises...
D'avance merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
Depuis qqs années la Namibie nous trotte dans la tête. Après avoir hésité et avoir été bien aidés à nous décider par certaines et certains d'entre vous que nous remercions grandement (voir par là...), ce sera pour juillet 2015...
Nous hésitions car nous nous demandions si ce pays était envisageable sans résa d'avance des hébergements en dur ou en résas limitées. La réponse nous a semblé suffisamment positive pour tenter le coup... Un zeste d'esprit aventurier circule encore dans nos veines ! Par contre, zéro esprit et corps campeur !!!
Pour l'instant une seule chose à notre actif: les billets d'avion. Départ/retour de Francfort avec air Namibia (770 euros pp) - 10 heures de vol en direct 3 semaines sur place du 9 juillet au matin au 30 au soir
Nous partons de là car la structure de notre été 2015 sera à l'instar de celle de 2014. Une première partie de visites familiales nous mènera début juillet du côté de Thionville. Francfort est à 3 heures, une amie y habite et peut garder la voiture car elle ne bouge pas cet été - elle vient 3 semaines en Martinique en fin d'année... Donc, cela se goupille bien.
Maintenant, il ne reste plus qu'à remplir ces 22 journées sur place...
Nos envies: - Animaux en milieux naturels - Paysages grands ravisseurs de pupilles - Un rythme "Nous prenons notre temps", nous ne verrons qu'une toute petite partie du pays et de ses possibles - Un voyage laissant une bonne part d'adaptation et de décisions sur place
Nos limites: - Un budget sur place autour de 5 500 euros (avec une marge supp de 10%) - Des hébergements en dur - simples et fonctionnels - pas besoin de piscine, Spa... - Un seul pays donc les chutes Victoria sont disqualifiées pour cet été
Je vais lire et décanter carnets et prépas en cours... En attendant, je vais commencer à assembler des sites complémentaires repérés et analyser avec intérêts vos suggestions d'itinéraires ou de lieux clefs ou de coups de cœur...
Plus tard, viendra le temps des questions précises...
D'avance merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
Bonjour à tous,
Hervé, 24 ans.
Comme le titre de ce message l'indique, je suis intéressé par des astuces et conseils pour voyager pour rien ou presque rien. Une sorte de projet d'aventure en quelque sorte. Mais tout d'abord, et avant d'en venir à ce que je cherche, une petite description du contexte qui m'amène à poster ce message (en italique pour ceux qui voudraient passer tout de suite à la partie concrète).
PS: J'ai fait des recherches dans le forum et n'ai rien trouvé d'approchant. Tout lien vers un sujet similaire m'aiderait bien sûr si vous en avez.
Ce projet concerne à la fois le plan personnel (rêve d'enfance) et professionnel (carrière dans le cinéma).
Passionné de littérature, fascinés par les lieux et les époques différentes, l'étranger m'a toujours fasciné J'ai longtemps nourri le rêve de pouvoir voyager, sans vraiment pouvoir le réaliser si l'on excepte quelques voyages en famille. Un cursus scolaire assez classique (prépa + école) m'a longtemps détourné de cet attrait pour maintenant mieux m'y replonger, là où l'on passe du personnel au professionnel.
Effectivement l'année scolaire à venir pour moi sera très peu prenante, et me laissera beaucoup de temps libre. Temps libre que j'utiliserai notamment pour préparer les concours des écoles de Cinéma, dont la Fémis. Le 1° tour de cette école comprend un dossier d'enquête personnel (15 pages écrites + 15 pages de photos/illustrations au max) se basant sur 3 thèmes assez larges au choix (au dernier concours: La Fenêtre. Jamais. L'Épisode.). Ce dossier est primordiale, et valorise les dossiers originaux.
Mon but est donc, dès le thème donnée fin février, de m'envoler vers début mars et pour un mois dans un pays et à l'explorer, un peu au hasard et sans (trop) le sous, en menant mon "enquête" selon le thème retenu. Lier le thème au pays ne sera pas en soit un problème. Même si je ne suis pas pris à cette école, j'aurais au moins vécu une aventure passionnante, ce qui est pour moi le plus important.
Pour résumer donc, tant pour des raisons personnelles que professionnelles, je cherche à vivre, seul, pour 3-4 semaines et dans le courant du mois de mars une réelle aventure humaine, qui consisterait à arpenter un pays étranger, à la découverte de ses habitants et sans trop d'argent, en me laissant le temps de vivre et de découvrir.
Les choix (destination, mode de logement, transports...) vont donc dépendre de la capacité des pays à "répondre" au mieux à mes prérequis, et à rendre l'aventure possible malgré ces derniers, à savoir:Je serai seul (ce qui pousse à des questions de sécurité. Je veux vivre une aventure, et suis prêt à prendre des risques, mais ne compte pas pour autant me suicider). Je veux explorer le pays et partir à la découverte de son peuple, à pieds, en train ou en bus/autostop. Cela demande des moyens de transport abordables et une population potentiellement ouverte et hospitalière ainsi, surtout, qu'un climat non glacial en mars (beaucoup de voyage à pieds). Je veux dépenser très peu (l'aller-retour France-étranger étant à part), cela faisant partie d'un challenge me poussant à vivre comme les gens du cru. Pouvoir profiter de l'hospitalité des gens du coin ou dormir à la belle étoile pourrait donc être une nécessité.Je veux pouvoir communiquer, même imparfaitement, avec la population du pays. Outre le français, je parle très bien anglais et ai de bonnes bases en espagnol.J'aurai 3 semaines, au plus un mois. Je ne veux donc pas en passer les 3/4 pliés en deux victime d'une diarrhée, d'où des mesures à prendre en amont (vaccins et cie) si c'est possible ou un choix de pays moins "à risque" autrement. Je cherche un certain dépaysement qui me pousse à m'éloigner de la France, et donc à laisser de coté les pays européens proches (Espagne, Angleterre...). Ce qui m'amène à mes questions. Quel pays vous paraitrait convenir pour un tel projet, et avec quels risques ? J'ai notamment pensé à l'Inde ou encore aux USA (mais peur que ce soit trop cher). Quels sont les formules d'hébergement qui vous semblent les plus adaptées ? Je vers un pays ou l'hospitalité est développée et où on peut dormir chez l'habitant gratuitement ou peu cher (d'où campagne privilégiée par rapport aux villes). Y-a-t-il des dispositifs permettant de prévoir à l'avance chez qui dormir (dispositifs d'accueil d'étrangers en voyage, je crois que cela existe). En terme de budget, que me conseilleriez-vous ?Pour l'argent, système permettant de ne pas se balader avec tout en liquide sur soi ? La carte bleue me semble le plus simple mais peut-être en existe-t-il d'autres ? Jusqu'à quel point peut-on "improviser" le voyage une fois sur place ? Autres conseils ?Voilà. Un sujet assez vaste, j'en ai conscience, et que je vais préciser assez rapidement avec des critères de recherche plus poussés. Mais j'ai pour cela besoin de conseils de voyageurs ayant déjà un peu roulé leur bosse, mon expérience en la matière étant très mince.
En remerciant par avance tous ceux qui me répondront.
Hervé
Hervé, 24 ans.
Comme le titre de ce message l'indique, je suis intéressé par des astuces et conseils pour voyager pour rien ou presque rien. Une sorte de projet d'aventure en quelque sorte. Mais tout d'abord, et avant d'en venir à ce que je cherche, une petite description du contexte qui m'amène à poster ce message (en italique pour ceux qui voudraient passer tout de suite à la partie concrète).
PS: J'ai fait des recherches dans le forum et n'ai rien trouvé d'approchant. Tout lien vers un sujet similaire m'aiderait bien sûr si vous en avez.
Ce projet concerne à la fois le plan personnel (rêve d'enfance) et professionnel (carrière dans le cinéma).
Passionné de littérature, fascinés par les lieux et les époques différentes, l'étranger m'a toujours fasciné J'ai longtemps nourri le rêve de pouvoir voyager, sans vraiment pouvoir le réaliser si l'on excepte quelques voyages en famille. Un cursus scolaire assez classique (prépa + école) m'a longtemps détourné de cet attrait pour maintenant mieux m'y replonger, là où l'on passe du personnel au professionnel.
Effectivement l'année scolaire à venir pour moi sera très peu prenante, et me laissera beaucoup de temps libre. Temps libre que j'utiliserai notamment pour préparer les concours des écoles de Cinéma, dont la Fémis. Le 1° tour de cette école comprend un dossier d'enquête personnel (15 pages écrites + 15 pages de photos/illustrations au max) se basant sur 3 thèmes assez larges au choix (au dernier concours: La Fenêtre. Jamais. L'Épisode.). Ce dossier est primordiale, et valorise les dossiers originaux.
Mon but est donc, dès le thème donnée fin février, de m'envoler vers début mars et pour un mois dans un pays et à l'explorer, un peu au hasard et sans (trop) le sous, en menant mon "enquête" selon le thème retenu. Lier le thème au pays ne sera pas en soit un problème. Même si je ne suis pas pris à cette école, j'aurais au moins vécu une aventure passionnante, ce qui est pour moi le plus important.
Pour résumer donc, tant pour des raisons personnelles que professionnelles, je cherche à vivre, seul, pour 3-4 semaines et dans le courant du mois de mars une réelle aventure humaine, qui consisterait à arpenter un pays étranger, à la découverte de ses habitants et sans trop d'argent, en me laissant le temps de vivre et de découvrir.
Les choix (destination, mode de logement, transports...) vont donc dépendre de la capacité des pays à "répondre" au mieux à mes prérequis, et à rendre l'aventure possible malgré ces derniers, à savoir:Je serai seul (ce qui pousse à des questions de sécurité. Je veux vivre une aventure, et suis prêt à prendre des risques, mais ne compte pas pour autant me suicider). Je veux explorer le pays et partir à la découverte de son peuple, à pieds, en train ou en bus/autostop. Cela demande des moyens de transport abordables et une population potentiellement ouverte et hospitalière ainsi, surtout, qu'un climat non glacial en mars (beaucoup de voyage à pieds). Je veux dépenser très peu (l'aller-retour France-étranger étant à part), cela faisant partie d'un challenge me poussant à vivre comme les gens du cru. Pouvoir profiter de l'hospitalité des gens du coin ou dormir à la belle étoile pourrait donc être une nécessité.Je veux pouvoir communiquer, même imparfaitement, avec la population du pays. Outre le français, je parle très bien anglais et ai de bonnes bases en espagnol.J'aurai 3 semaines, au plus un mois. Je ne veux donc pas en passer les 3/4 pliés en deux victime d'une diarrhée, d'où des mesures à prendre en amont (vaccins et cie) si c'est possible ou un choix de pays moins "à risque" autrement. Je cherche un certain dépaysement qui me pousse à m'éloigner de la France, et donc à laisser de coté les pays européens proches (Espagne, Angleterre...). Ce qui m'amène à mes questions. Quel pays vous paraitrait convenir pour un tel projet, et avec quels risques ? J'ai notamment pensé à l'Inde ou encore aux USA (mais peur que ce soit trop cher). Quels sont les formules d'hébergement qui vous semblent les plus adaptées ? Je vers un pays ou l'hospitalité est développée et où on peut dormir chez l'habitant gratuitement ou peu cher (d'où campagne privilégiée par rapport aux villes). Y-a-t-il des dispositifs permettant de prévoir à l'avance chez qui dormir (dispositifs d'accueil d'étrangers en voyage, je crois que cela existe). En terme de budget, que me conseilleriez-vous ?Pour l'argent, système permettant de ne pas se balader avec tout en liquide sur soi ? La carte bleue me semble le plus simple mais peut-être en existe-t-il d'autres ? Jusqu'à quel point peut-on "improviser" le voyage une fois sur place ? Autres conseils ?Voilà. Un sujet assez vaste, j'en ai conscience, et que je vais préciser assez rapidement avec des critères de recherche plus poussés. Mais j'ai pour cela besoin de conseils de voyageurs ayant déjà un peu roulé leur bosse, mon expérience en la matière étant très mince.
En remerciant par avance tous ceux qui me répondront.
Hervé
Bonjour,
Je voulais partager avec vous ma visite de la JUNGLE de CUBA SEULE et SANS GUIDE. Comme on dit qu'il faut le voir pour le croire... alors cliquez pour voir ma petite exploration en vidéo !
https://www.youtube.com/watch?v=fETvkD9UDrg
Amitiés voyageuses,
Cécile JeTente
Cécile JeTente
😠J'espère d'abord que je suis dans la bonne rubrique et qu'il y en à une ; j'espère que vous avez vu comme moi l'émission 66 minutes sur M.6. dimanche 12/11/06 à 18 H 00 sur le génocide des Karen que j'ai personnellement rencontrés, du côté Thailande comme du côté Birmanie (Myanmar). J'ai constaté qu'en Thailande ils étaient exploités et qu'en Birmanie c'était un véritable génocide, non sauf la seule famille qu'on a pu voir (des long necks) coté birmanie et de manière filtrée .
Comme ceux qui sont déja allés au myanmar j'ai signé le protocole de mise en conformité :dirons nous, je me rappelle plus des termes (en gros un pacte de non agression contre la politique du gouvernement ) dont on a honte mais le choix ne nous est pas laissé ; sinon pas de birmanie .
Le peu qu'on puisse dire c'est que certains sont trés mediatisés ;d'autres trés, trés peu ou prou et d'autres
sont carrement oubliés ex. Les tibetains.
Merci M6.
yangon
yangon
On savait déjà qu’en Islande, les habitants avaient de plus en plus de mal à digérer le tsunami touristique qui les envahit chaque année. C’est que 2 millions de touristes (estimation pour 2017) pour un petit pays de 350.000 habitants, cela laisse des traces !
Eh bien ! En Espagne, cela commence aussi :
http://www.courrierinternational.com/article/espagne-tourismophobie-quand-les-vacanciers-derangent
http://www.equinoxmagazine.fr/2016/09/16/barcelone-est-elle-tourismophobe/
Eh bien ! En Espagne, cela commence aussi :
http://www.courrierinternational.com/article/espagne-tourismophobie-quand-les-vacanciers-derangent
http://www.equinoxmagazine.fr/2016/09/16/barcelone-est-elle-tourismophobe/











