Discussions similar to: Profiter des derniers moments long
FR
Buenos Aires - Valparaíso: des chutes d'Iguazú au cœur des Andes, de la côte chilienne à l'Atacama
Buenos Aires - Valparaíso. Des chutes d'Iguazu au cœur des Andes, de la côte chilienne à l'Atacama.

Pour ce troisième printemps austral en Argentine et au Chili, ce sont des noms porteurs de rêves anciens qui ont guidé notre itinéraire, tout comme Ushuaia, le Perito Moreno et le Fitz Roy l’avaient fait en 2010 : Iguazú et ses chutes, l’Aconcagua, Valparaíso... 1400 km séparent Buenos Aires de Puerto Iguazú. Nous avons pris un bus pour rejoindre l’extrême Nord-Est du pays, puis un avion d'Iguazú à Salta. De là, comme d’habitude, nous avons loué chez Argentina Excepción une petite berline – cette année une Chevrolet Agil – pour faire une boucle au sud en traversant les Andes au pied de l’immense et magnifique Aconcagua (6962 m), et redescendre sur Valparaíso, sa baie, son port et ses pirates, ses collines et ses fleurs… En remontant vers le nord, la côte chilienne était par endroits brumeuse ou noyée de pluie, le Pacifique glacial, les goélands marins dansaient dans les vagues écumantes, mais elle cachait aussi des criques de sable étincelant et des merveilles géologiques. L’aridité a peu à peu repris le dessus, nous avons rejoint le désert d’Atacama, San Pedro, l’altiplano, la puna… puis Salta, d’où nous nous sommes envolés pour Buenos Aires.

Je tiens cette année encore à remercier Krikri que j'avais mise à contribution pour nous dénicher de bonnes adresses et grâce à qui nous avons passé un excellent séjour à Valparaíso!

La version avec photos est visible ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_152...



********************************

Pour plus de clarté, je suis l'exemple de Trois14, et donc fais un Index du carnet. Chaque lien renvoie à la page concernée lorsqu'on est connecté :

Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta Buenos Aires - Puerto Iguazú Chutes d'Iguazú(1), Garganta del Diablo, Paseo Superior Chutes d'Iguazú(2), Paseo Inferior, isla San Martin Chutes d'Iguaçu côté brésilien Iguaçu (Brésil), Parc des oiseaux De Salta à Villa Unión via San Carlos et Belén En route pour la Laguna Brava... Parc national de Talampaya Ischigualasto, « là où se pose la Lune » De San Agustin de Valle fértil à Barréal en passant par San Juan La route des Andes (1). De Barréal à Puente del inca La route des Andes (2). Parc provincial de l'Aconcagua De Puente del Inca à Valparaiso Valparaiso (1) Valparaiso (2) Valparaiso (3). Museo a cielo abierto La côte Pacifique (1). De Valparaiso à La Serena La côte Pacifique (2). De La Serena à Bahia Inglesa La côte Pacifique (3). De Bahia Inglesa à Taltal via le parc Pan de Azucar La côte Pacifique (4). De Taltal à San Pedro de Atacama via Antofagasta De San Pedro de Atacama à San Antonio de los Cobres via le Paso de Sico Tolar Grande De San Antonio de los Cobres à Salta. Museo de Arqueología de Alta Montaña Buenos Aires. Tigre, La Boca

Renseignements divers

********************************

Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta

Mardi 16 octobre

Le voyage a plutôt moyennement commencé… A Roissy, alors que je veux passer un texto à Loïc, impossible de trouver le portable. Je fouille partout, rien… En désespoir de cause, je m’adresse à un homme qui a l’air sympa et lui demande s'il veut bien appeler mon numéro pour que je l'entende sonner. Ça doit être assez comique, car nous avons ouvert les bagages à même le sol et j'ai l'oreille collée sur les vêtements tandis que lui, à côté, égrène régulièrement d’une voix forte le nombre de sonneries avant que le répondeur se déclenche: Une…, deux…, trois…, quatre!!! Mais il faut se résoudre à l’évidence, je l'ai bien oublié à Paris. Le taxi qu'on avait commandé est arrivé avec un quart d'heure d'avance et a envoyé un sms pour prévenir, j'ai sorti le portable de mon sac, lui ai répondu et... dans la précipitation j'ai dû le reposer sur une table!...

Mercredi 17

Le vol a duré dix-sept heures au lieu de treize heures trente-cinq. Une fois au-dessus de Buenos Aires (14 °C et de la pluie!), l'avion a tourné, tourné, tourné... L'atterrissage était prévu à 8 h 5, puis à 8 h 15, mais dix minutes plus tard on est remontés à 3000 mètres et on y est restés jusqu'à l'annonce du commandant de bord disant que les orages au-dessus de Buenos Aires nous obligeaient à aller nous poser à Montevideo, en Uruguay. En fait, le 777 ne pouvait de toute façon ni atterrir à cause des orages ni rester en vol parce que les réservoirs étaient presque vides. Je préférais très nettement ça, je me faisais tout un film avec le train d'atterrissage qui était peut-être bloqué... ;-)

De retour à EZE – l’aéroport international de Buenos Aires – à 11 h 35, le remis n'est évidemment plus là. On attend encore et encore, étant quasi certains que Yann s'est tenu au courant et aura fait le nécessaire. C'est bien le cas. Le chauffeur revient vers 1 h 15 mais réclame ensuite deux fois la course – ce qui en somme est normal puisqu’il a fait un aller-retour pour rien; un remis est un taxi privé que rien ne distingue des autres voitures, il travaille au forfait et ne peut embarquer d’autres personnes que celles convenues au départ. A cela s'ajoutent les quarts d'heure d'attente supplémentaires au-delà de l'heure prévue avant qu'il ne se soit décidé à repartir, et la note monte à 380 pesos – aussi cher que pour faire Paris - Roissy. A La Querencia, Yann discute âprement et arrive à faire baisser le prix à 320 pesos.

Second petit accroc, la souris du Netbook a disparu du sac de voyage entre Paris et Buenos Aires. Le bagage cabine étant plein, je l'ai posée sur le dessus du sac alors qu'il n'avait pas de cadenas, une habitude prise sur les vols à destination des Etats-Unis où l’on doit tout laisser ouvert ou avoir un cadenas TSA.

On est très contents de revoir Yann, on discute longuement avec lui l'après-midi en buvant du thé, de tout, du bébé à venir, de ses travaux très réussis, de notre travail, de la situation en Argentine, de Cristina Kirchner, etc. On retrouve aussi la grande chambre en duplex si agréable de l'an dernier avec Val et Guy, et les patios fleuris. Et le soir, les pizzas chez le traiteur voisin et sa « gata » (sa chatte), qui nous reconnaît et tient avec un enthousiasme aussi débordant que l'an dernier à transformer nos bas de pantalons en bonnets de hussards!

Jeudi 18

Quand on est à BsAs, nos pas nous mènent invariablement vers San Telmo et son mercado couvert, quel que soit notre planning, aujourd'hui comme hier et comme demain sans doute; en l'occurrence, Yann nous ayant indiqué un magasin sur Carlos Calvo pour racheter une souris, de l'autre côté de l'avenida 9 de Julio, nous ne pouvons faire autrement que de prendre la rue Carlos Calvo en direction de... San Telmo. D'autant que nous voulons aussi rejoindre Puerto Madero, ancien port de BsAs devenu rapidement obsolète après sa construction et laissé des décennies à l'abandon avant sa remise à neuf et sa transformation en quartier branché et hors de prix. Mais il est très sympa, surtout sous le soleil, traversé par le río de la Plata qui charrie une terre ocre généreusement amenée par les ríos Parana et Uruguay.



Pas de chance, au terminal de bus où nous allons chercher nos billets pour Puerto Iguazú, tout est complet en « tutto letto » avec Via Bariloche ou en « suite ejécutivo » (les deux catégories ont des sièges inclinables à 180°) avec Crucero del Norte. Seule cette dernière compagnie a encore des sièges camas (à 160°) pour le 19, côte à côte et au milieu du bus.

Ensuite, toujours à pied, nous voilà repartis pour le cimetière de Recoleta, ou cimetière de toutes les démesures si l'on excepte sa taille, que l'on n'avait jamais visité au cours de nos précédents séjours. Ici sont enterrés généraux, politiques, grands bourgeois, intellectuels et artistes, dans des mausolées dominés par des anges, des archanges et des vierges de tous les âges et de toutes les tailles.



Le marbre noir ou rose côtoie le béton envahi par de délicates guirlandes de plantes grimpantes ou de fleurs sauvages.

Par les portes, la plupart du temps vitrées, on aperçoit à l’intérieur deux cercueils, l'un au-dessus de l'autre, et à droite un escalier qui descend dans la froideur, le silence et la pénombre de la terre. Une grille, souvent ouvragée, permet de distinguer, lorsqu'un rayon de soleil se glisse au travers, l'empilement des morts dans leurs boîtes luxueuses... Le dernier arrivé prend la place du cercueil qui est en haut et fait descendre au sous-sol le cercueil du bas. Dehors, le ciel est bleu, les promeneurs défilent à la recherche de la tombe d'Eva Perón, les chats au poil en bataille roulent des mécaniques, la vie poursuit son cours...

Nous quittons le cimetière et ses quatre mille tombes – dont près d’une centaine classées monuments historiques. Parmi elles on trouve de tout, du kitchissime, avec souvent un brin de mégalomanie, mais aussi de très belles choses. Encore une bonne marche pour rejoindre le métro à Callao; changement à Catedral, linea E, sortie à Independencia, et à 16 heures nous avons rejoint nos pénates.

Open
Sept heures d'escale à Kuala Lumpur
Bonjour.

Nous avons une escale de 7h00 entre notre vol en provenance de RANGOON et celui en partance pour PARIS. Comment occuper 5h00 de notre temps autrement que de rester à faire des allées et venues dans l'aéroport? N'y a t'il pas la possibilité de sortir de l'aéroport pour se rendre en ville ou ailleurs afin de profiter des derniers moments de dépayssement? Merci d'avance
Open
Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour
Bonjour à tous !

Voici le compte rendu détaillé de notre deuxième tour du monde.

Très différent du 1er, il ne peut être comparé. Nous avons éprouvé le même bonheur à la découverte d’horizons nouveaux, et à la rencontre des autres. Ces échanges furent enrichissants. Nous avons apprécié notre bateau car plus petit, malgré son côté vieillot, mais c’est le seul qui permet de remonter l’Amazone, l’un des moments fort de ce TDM.

Je vous propose de commencer ce fil avec le récit complet de ces 122 jours, il n’en manquera pas un !

À la fin de ce récit qui sera édité par chapitres, en fonction de mes disponibilités, je me ferai un plaisir de répondre au mieux à vos interrogations. Je me tiens à votre disposition pour faciliter, autant que faire se peut, la préparation des futurs tourdumondistes à leur nouvelle aventure.

Bon voyage !

Christian
Open
Compte rendu de ma croisière MSC Poesia (Antilles)
...et bien bonsoir à tous ; me revoilà pour un compte rendu détaillé de mon retour des antilles sur le msc poesia ; je reviens malade , grippée mal de gorge alors que là bas tout allait si bien bon allez vous êtes prêt pour les madi's advendure ??? alors c est maintenant sans plus attendre !

samedi 31 /12 de Niort vers Paris les bagages sont prêts mais guère que de la veille et nous prenons la route pour Niort là ou la maman de mon conjoint nous emmenera à la gare pour 15H15 ; un dejeuner rapide et nous voilà prêts pour le train qui sera à l heure ; il fait froid on se gèle sur le quai et nous ne sommes pas les seuls à partir pour Paris ! l arrivée à paris Montparnasse dans le froid et le brouillard nous remontons directement l avenue Mouchotte afin de monter dans le car airfrance jusqu à l hotel ibis d orly ou nous dormirons avant notre vol ; je ne pensais pas l hotel si loin de l aeroport au point de prendre la navette des hôtels gratuite ! il fait tellement froid nous sommes gelés Nous arrivons à l hotel Ibis (le rouge ) 😉 chance ! on nous attribue une chambre fumeur ! au 4eme étage ; nous descendons quelques minutes plus tard prendre un verre ce soir c'est reveillon mais nous sommes fatigués alors on va s installer au buffet sans plus tarder et c'est drôlement copieux : tout est à volonté : foie gras ! langoustines ! et autres mets gouteux ! super soirée ; nous apprenons qu hier des vols ont été retardés en raison de l épais brouillard et nous voici inquiets à présent pour notre vol le lendemain matin nous discutons avec des personnes qui vont s envoler pour la laponie ! bon sang je me dis à cet instant mieux vaut aller au soleil ! nous restons un peu après le repas puis vers 23h nous regagnons notre chambre ;







Donc nous n'attendrons que le lendemain matin pour nous souhaiter nos vœux ; j envoie un sms à mon fils avant d aller me coucher en espérant que notre vol ne soit pas retardé ; je scrute le ciel à plusieurs reprises;

Dimanche 01/01/2017

Une nuit bien calme pas de bruit dans l hotel je me lève la premiere , tire le rideau le ciel est rose mais un peu plus dégagé moins de brouillard à cet instant je suis bien plus inquiète de savoir si notre vol sera retardé ou pas , que de ma peur de l avion d ailleurs j ai decidé cette fois de ne prendre aucun cachet j ai pas eu peur comme les fois précédentes j étais et je suis zen ce matin ; le petit dejeuner est royal buffet encore bien garni invite à la faim 😏 nous quittons l hotel à pied sous le froid glacial en direction du terminal sud environ 500m à pied et nous nous engouffrons par la premiere porte afin d éviter le froid notre vol est bien affiché et prévu à l heure air caraibes vol TX 540 on time ! ouf l angoisse tombe nous pouvons meme commencer l enregistrement et nous délester de nos bagages ! nous trouvons un couple de quinquagénaire comme nous qui eux aussi partent en croisiere sur le meme bateau🙂 ça me rassure encore plus ; d ailleurs je ne sais pas encore mais une 40 aine de personnes seront à bord de l avion pour la même croisiere que nous places à l avant sieges et rangées 22 hublot et centre en configuration 3/4/3 voilà nous faisons connaissance avec nos croisiéristes qui ont pris une cabine à l arriere du bateau 11248 et nous 11249 ! incroyable😮 Nous reprenons un café au starbuck dans le terminal j ai très soif je demande deux verres d eau ; le froid surement Nous embarquons à l heure ; prenons nos places à bord le temps ne s est pas dégagé y a toujours du brouillard il est bientôt 11h du matin nous attendons longtemps très longtemps avant le décollage une bonne heure s écoule et on nous prévient que l on doit attendre une 20 aine de personnes manquantes finalement on va partir vers midi moins 10 l avion est sur la piste de roulage moi le nez au hublot et soudain j aperçois !!!......

et oui qu est ce que j aperçois à ce moment là ??? 😉 vous le saurez demain passez une bonne nuit



Open
Croisière aux Caraïbes sur le MSC Musica, départ le 11 et 12 février
Bonsoir J'ouvre cette discussion pour essayer de rassembler le plus d'infos ou d'idée possible sur le même post et échanger aussi avec tout les forumeurs qui partent a cette date. Ptitmimi: Je commence, pour ma part je pars avec mon mari le 11 février de paris orly ( comme tout le monde je pense) pour rejoindre Fort de france. Si d'autres personnes veulent se présenter !!!😉
Open
Notre voyage du 7 au 25 septembre dans l'Ouest américain (avec photos!!!)
Bonjour à tous, 🙂

Ca y est, je me lance dans l’écriture (très simple) de mon carnet de voyage.

Je vais juste raconter ce que l’on a fait en essayant de donner le plus de détails (ce qui me revient car je n’ai pris aucune note durant le voyage).

Si vous avez ensuite des questions, j’y répondrai avec grand plaisir.

L'écriture se fera en plusieurs fois, vu la longueur

Vendredi 7 septembre :

Départ à 13h50 de l’aéroport de Nice avec la compagnie Delta Air Lines.

Étant d’Avignon nous voulions éviter autant que possible un départ de Paris.

Le vol nous a couté 848€ pour un Nice-SFO (1 escale) et retour LV-Nice (1 escale également), je l’avais réservé début juillet, ceci explique sans doute ce prix assez élevé ( ???).

L’aéroport de Nice est assez facile d’accès et nous n’avons eu aucun souci en route.

Ne prenant pas souvent l’avion (c’était mon 2nd vol long courrier et le précédent sur Air Transat), j’ai trouvé l’avion plutôt correct, nous avions des écrans individuels tactiles avec jeux (un peu dur avec le tactile qui ne marche pas très bien), films (en anglais, espagnol, chinois, sans sous-titre possible), musique…

Environ 50% des hôtesses parlaient français, ce qui est plutôt pas mal pour une compagnie américaine!

Les repas étaient convenables, nous n’avons pas eu à nous plaindre même si ce n’est pas de la grande gastronomie, c’était plus que correct.

L’avion est à moitié plein, et des personnes ont pu s’allonger sur les rangées de 3 sièges au milieu, pourquoi je n’y ai pas pensé avant, dommage, mais j’y penserai au retour.

Notre avion atterri à l’aéroport de JFK à New York et nous redécollerons pour San Francisco un peu plus de 3h plus tard.

Beaucoup de monde à l’immigration, et après avoir attendu dans un tunnel pendant au moins une demi-heure, nous pouvons intégrer la file d’attente.

Nous attendrons 1h30 environ et passerons sans aucun soucis ni interrogatoire poussé.

Nous prenons l’avion suivant qui nous amène à San Francisco, encore 5h30 de vol, que c’est long, je n’en peux plus (levée depuis 6h du matin heure française).🏴‍☠️

Toujours Delta, mais cette fois ci mais tout est payant et l’avion est plein, le Wifi est également disponible dans l’avion contre 12$ les 24h (à vérifier), on nous offre des boissons sans alcool, cacahuète et bretzels gratuits, des snacks payants sont également dispos.

Après ce long trajet (ça m’a paru interminable, l’excitation peut être ?!?), nous arrivons enfin à SFO aux alentours de 23h40.

Nous récupérons nos bagages et nous rendons sur le quai des shuttles.

J’avais réservé et prépayé le trajet entre l’aéroport et notre auberge, 15$ par personne auprès de Go Lorrie’s.

Nous sommes les seuls à cette heure ci et sommes donc déposés directement devant notre auberge en un peu plus d’une demi-heure.

Notre auberge :

Green Tortoise Hostel 494 Broadway 6 nuits en chambre individuelle avec salle de bain commune pour 525$ avec petits déjeuners compris et 3 repas par semaine offerts et de nombreuses activités.

C’est vrai que c’est assez cher, mais pas trop pour une auberge et plutôt bien placée dans SFO.

La chambre est très simple, un lit, une commode, un petit placard, une télé avec vidéo à la demande, elle est aussi très vieillotte, le lit pas très confortable mais on s’y fera.

La salle de bain est la porte juste en face, à peu près propre (comme une salle de bain commune d’auberge…) mais pas très bien faite.

Il y a une grande salle à manger au rez de chaussée avec des instruments de musique à disposition, une petite bibliothèque avec les livres abandonnés par les voyageurs, et une immense cuisine tout équipée.



Tout est très vieillot mais j’ai trouvé que ça collait pas mal avec SFO et son esprit routard, hippie.

En tout cas personnel super sympa et aux petits soins, rien à redire.

Le quartier est très animé (plusieurs clubs de toutes sortes aux alentours), nous filons vite manger une part de pizza à coté, super choix car elles sont délicieuses mais un peu cher (environ 7/8$ les 2 parts).

Et nous filons nous coucher.

Samedi 8 septembre :

Premier jour, nous sommes levés assez tôt (vers 7h), non pas à cause du décalage mais à cause du bruit !

Nous avons la chance d’être en face d’une des salles de bain communes et la porte claque et reclaque et rereclaque sans arrêts, ce sera comme cela tout le long du séjour…mais finalement on s’habitue à ne pas dormir beaucoup.😄

Nous descendons pour notre premier petit déjeuner. Et la je suis plutôt ravie, on nous propose des bagels que l’on peut faire griller, du fromage (genre philadelphia), de la confiture, des fruits frais coupés en morceau (ca change selon les jours, melon, pasteque, banane, ananas, …), des céréales, du lait, chocolat en poudre, café, thé, et des œufs que l’on se cuisine soi-même (super sympa, je faisais des œufs brouillés tous les matins), 🙂 il y a également des choses dans la partie commune du frigo, mais comme c’est mélangé avec ce que les hôtes gardent au frais je n’ai pas osé y toucher. Après ce super petit déj, nous entamons notre visite.

Nous ne savons pas trop par ou commencer, on regarde la carte, on hésite.

Finalement on se décide pour aller d’abord acheter le pass MUNI pour les transports en commun, on demande à la réception de l’auberge qui nous dit de nous rendre au Pier 39, que l’on en trouvera là bas.

Nous devions prendre le city pass mais nous abandonnons l’idée, cela nous ferait trop courir pour tout faire, et nous voulons apprécier et profiter de la ville tranquillement.

En regardant la carte on se dit que ça n’a pas l’air d’être trop loin et on se décide pour y aller tranquillement à pied, c’est le mieux pour avoir une première impression de la ville.

On longe donc tous les Piers jusqu’à arriver au 39. C’est super sympa, l’ambiance est bonne, il y a de la musique, plein de monde (et oui on est samedi !) mais j’adore.

Je trouve cet endroit super joli et conforme avec l’idée que je m’en faisais.

Nous allons admirer les lions de mers qui se prélassent toujours au même endroit, j’adooooore !

On trouve une sorte d’office du tourisme et on pense pouvoir acheter nos pass MUNI, mais ils n’en vendent pas, et nous disent d’aller à Fisherman’s Wharf.

Nous continuons donc tranquillement notre route, qui est toujours aussi sympa.

Arrivés à Fisherman’s Wharf, nous ne trouvons pas d’endroit pour acheter ce fameux pass, on demande à une autre personne qui nous indique le terminus du cable car encore un peu plus loin.

C’est donc comme cela que nous avons longé tous les quais, tranquillement et les yeux grands ouverts pour cette première approche de la ville.

Avant d’arriver au terminus, nous nous arrêtons manger dans un Burger King (mon homme adore et il n’y en a pas en France), nous en avons pour 18$ pour nos deux menus, je pensais que c’était un peu moins cher 🤪, ce doit être du fait que c’est dans LE quartier touristique, bref, on continue notre route.

Nous arrivons finalement au terminus des cable car, et les regardons faire leur manip’ pour le demi tour, c’est marrant.

Il y a une file d’attente gigantesque pour les gens qui veulent monter dedans et ils attendront surement de longues heures.

J’avais lu qu’il ne fallait pas le prendre là pour éviter l’attente, c’est ce que nous avons fait, et à chaque fois qu’on l’a pris nous n’avons jamais attendu.

Il y a un peu de monde pour l’achat des pass et tickets, mais rien de comparable, nous avons du attendre un tout petit quart d’heure. Nous prenons le pass pour 7 jours même s’il ne nous en reste que 5 sur place, c’est plus avantageux.

Le pass en poche, nous continuons notre découverte un peu à pied, mon homme veut aller voir le Golden Gate Bridge, il fait beau, pas de brouillard à l’horizon, autant en profiter.😎

Avant cela on longe encore le bord de l’eau, nous approchons un peu plus près d’Alcatraz puis nous prenons un bus un peu plus loin.

Nous arrivons jusqu’au GGB, super beau, super grand, et pas un brin de brouillard, le top ! Une bonne séance photo plus tard et nous revoilà dans le bus direction l’auberge.

Il est presque 19h nous rentrons tranquillement, attendons notre tour pour avoir la salle de bain.

Nous sommes prêts vers les 20h, nous n’avons pas faim car nous avons mangé notre burger king à 17h30.

Nous sommes également exténués mais on se motive pour faire un petit tour dans le quartier.

Pas grand-chose mis à part des clubs, des petits snacks, le quartier chinois pas loin, mais rien de transcendant surtout dans notre état…

Nous rentrons donc une heure plus tard, un peu d’internet pour donner des nouvelles, puis télé, et dodo assez tôt.

Dimanche 9 septembre :

Au programme de la journée, messe gospel à la Glide Memorial United Methodist Church pour l’office de 11h.

Nous nous y rendons très facilement en bus, que nous prenons dans le quartier chinois.

Arrivée devant l’église à 10h30, déjà quelques touristes devant et à l’intérieur.

On nous installe en bas, tout le monde est très gentil. Des dames proposent des éventails pour se faire de l’air (il ne fait pas chaud !) et des mouchoirs.

Il y a vraiment beaucoup de touristes, hallucinant !

L’office commence, je suis un peu déçue, le pasteur est habillé en costume et non pas en tenue de pasteur, il y a beaucoup de chanteurs dans la chorale, de tout horizon (noirs, blancs, chinois, hommes, femmes, …), les gens prennent des photos et filment durant tout l’office, ce qui m’a semblait un peu non approprié.😕

Ils abordent beaucoup de sujets, et même l’homosexualité qu’ils défendent, étonnant !!!

Au final j’ai été déçue 🙁, mais il faut dire que j’ai vécu un vrai gospel dans une petite église (non touristique) à Harlem, c’est vraiment incomparable par rapport à celle-ci.

Mais mon homme qui n’en avait jamais fait avant a été conquis.

Je dirai donc que c’est à faire si c’est la première fois.

Après la messe qui fini aux alentours de 12h30/13h, nous nous baladons dans le quartier d’Union Square, faisons quelques boutiques sans rien acheter.

De la on grimpe dans un cable car, et faisons un petit tour dans la ville. On se mange un fast food toujours en milieu d’après midi, puis on rentre à l’auberge pour prendre une petite douche avant la visite d’Alcatraz à 18h45.

Arrivée à 18h15 au Pier 33 pour le départ du bateau.

La traversée dure une vingtaine de minutes et il commence à faire un peu froid. La visite se passe super bien, c’est vraiment impressionnant de se retrouver au milieu de cette prison mythique et les audio guides sont très bien faits. Nous profitons également d’une vue splendide de nuit sur la ville de SFO, c’est magique, mais ça ne donnera rien sur nos photos, dommage.

Nous rentrons avec le dernier bateau (21h30 il me semble), on est même venu nous chercher dans la prison pour nous faire sortir, on dormait presque sur place 😏

Nous allons directement à l’auberge et nous écroulons dans le lit.

Lundi 10 septembre :

Aujourd’hui visite de la ville.

Nous sommes levés aux alentours de 6h/6h30, beaucoup de bruit très tôt aujourd’hui, je pense que des travailleurs doivent loger à l’auberge…🏴‍☠️

Petit déjeuner, douche pour se réveiller un peu mieux, puis visite de la ville.

Nous allons d’abord chercher une agence Hertz dans la ville car avec mes points Gold Reward, j’ai droit à une journée de location gratuite, et j’aimerais l’utiliser pour le lendemain ou le jour d’après afin de traverser le GGB et d’aller à Muir Woods. Je pensais pouvoir le faire sur internet, mais ça me dit « réservation impossible, rendez vous dans une agence ».

A l’agence, la personne nous dit qu’elle n’a aucune disponibilité mais essaie de nous trouver une solution en appelant les agences de la ville, et celle de l’aéroport, soit disant qu’aucun véhicule n’est disponible (alors que sur le site nous pouvons en réserver en payant…).😠

Bref un peu de temps de perdu, nous filons vers le Civic Center qui n’est pas très loin en bus.

C’est une sorte de « petite maison blanche » (on me l’avait décrite comme ça avant mon départ). Le bus passe par le quartier de Tenderloin que les gens n’ont pas arrêté de nous déconseiller, « surtout n’allez pas à Tenderloin », on a du nous le répéter au moins 3 ou 4 fois.

Effectivement quartier qui a l’air très pauvre, beaucoup de SDF, mais ça ne m’a pas semblé plus sale ou plus craignos que dans une cité française, au contraire. Mais nous ne sommes pas descendus du bus.

Nous prenons quelques photos du Civic Center et prenons une nouvelle fois le bus pour Alamo Square et ses fameuses painted ladies.

Mon homme est assez déçu, « c’est ça que tu voulais voir ? Mais c’est juste des maisons ! », bref je lui explique un peu que c’est un des emblèmes de SFO, mais il est déçu et n’arrête pas de me charrier sur « mes painted ladies ».😛

Moi j’ai trouvé ça très joli et emblématique, on est resté un petit peu allongés dans le parc puis avons pris la direction de Haight Ashbury. Ballade dans le quartier qui est décalé au niveau de l’ambiance et du décor. Je l’ai trouvé très touristique et assez bobo, je pense qu’il a perdu le charme d’antan, maintenant tout est business hippie, un peu dommage, mais malheureusement peu d’endroits y échappent.

Nous prenons un petit café, puis on se dirige vers le Golden Gate Park, à l’entrée beaucoup de SDF, on ne se sent pas trop en sécurité, on fait juste un petit tour devant, et face à l’immensité décidons de rebrousser chemin, il est environ 17h, on se décide à rentrer à l’auberge, ce soir c’est repas offert !

On traverse donc la ville dans sa largeur, marchons un peu et arrivons.

Petite douche, le repas sera servi à 19h, on en profite pour rester dans la salle, écrire quelques cartes postales et profiter du Wifi qui a un bien meilleur débit que dans les chambres.

Le repas arrive, un grand discours est donné avant par un des employés. Il explique que ce repas a été fait avec les hôtes volontaires, que c’est bien que les gens participent, etc, etc, …

Au menu pates à la sauce tomate un peu épicée et aux légumes frais (courgettes, tomates, oignons, …), pan con ail (un tapas espagnol, du pain frotté à l’ail et à la tomate), et salade verte.

Tout cela est très bon, il y en a assez pour tout le monde et il y aura même des restes qui seront disponibles dans le frigo commun en libre service, vraiment sympa ! 🙂

Après avoir bien mangé, vaisselle (oui j’ai oublié de préciser que chacun s’occupe de lui là bas, sur la base de la communauté, et j’ai vraiment beaucoup apprécié cet esprit), un peu d’internet, et dodo.

J’ai finalement réservé une voiture de location pour le lendemain chez Enterprise rent a car.

38$ TTC la compacte, on verra ce que cela donne demain.

Mardi 11 septembre :

Réveil toujours aussi tôt, petit déj toujours aussi bon et copieux, aujourd’hui nous avons même eu droit à du Nutella. 😛

Ce matin on prend un peu le temps, on s’occupe de nous, on fait une petite séance de Skype car on a décidé de récupérer la voiture aux alentours de 12h afin de l’avoir le lendemain matin pour promener dans la ville.

Vers 12h on se dirige vers notre loueur de voiture.

Toute petite agence, le monsieur qui nous accueille est très gentil. Il nous explique et réexplique quand il voit que l’on ne comprend pas bien.

Il nous propose bien sur les assurances, nous déclinons, il n’insiste pas, nous fait signer les papiers et c’est parti !

Je prends le volant de la Yaris car mon homme ne se sent pas vraiment pour le moment. On pensait partir vers le GGB directement mais j’ai oublié la carte America the Beautiful à l’auberge (nous en avons besoin pour Muir Woods), on fait donc un petit détour, ce qui est sympa puisque ça me donne l’occasion de tester et maitriser la voiture (trop facile !).

Tout est très simple et le fait que ce soit une automatique rend les choses encore plus faciles.

La conduite en ville à SFO est aussi sympa, les gens sont tranquilles, juste les panneaux auxquels il faut faire attention, parfois on ne peut pas tourner dans un rue de telle heure à telle heure, il faut donc être vigilant.

Sinon on avait acheté avant de partir la carte USA pour notre GPS Garmin, 40€ sur leur site en téléchargement. Elle ne nous a jamais perdu, on a toujours pu aller ou on voulait, bref que du bonheur et du temps de gagné !

Direction donc le GGB, nous refaisons un arrêt au même endroit que la dernière fois, mais cette fois ci il y a un peu de brouillard, nous prenons quelques photos, on traverse le pont, et on s’arrête de l’autre coté. Encore séance photo… En route nous croisons un Mac Donald’s et nous décidons pour leurs 20 nuggets à 4.95$ (étonnant quand on sait que la même chose en France doit couter aux alentours de 12/13€) et deux menus.

Vous aurez compris que l’on a décidé de ne pas se prendre la tête pour la nourriture, on veut juste manger pour pas cher, l’essentiel de ce voyage n’est pas là !

Puis route vers Muir Woods qui est à un bon quart d’heure de route.

Nous arrivons au parc, présentons le pass et on entre. C’est très paisible, il n’y a pas beaucoup de monde, nous nous baladons tranquillement entre les arbres millénaires, ils sont impressionnants (je n’imagine même pas à Séquioa NP !), on prend des photos, qui ne rendront pas aussi bien que ce que l’on a vu, mais on passe un bon moment, c’est l’essentiel.



Nous repartons aux alentours de 17h/17h30, petit arrêt express à Sausalito que je ne trouve pas magique, puis on se rapproche du GGB, et on décide de s’arrêter encore une fois pour une vue différente sur le pont.

A cette heure ci le brouillard est plus que présent sur le haut du pont, ça fait une drôle d’impression.

Il y a aussi beaucoup de vent (nous sommes un peu en hauteur) et il fait vraiment froid ! Après cela direction l’auberge. Surles conseils d’un des employés de l’auberge 😇, je gare la voiture quelques rues plus loin, le parking y est gratuit jusqu’à 9h du matin, génial, ça nous fait économiser entre 15 et 20$.

On se gare, on mange un bout, puis douche et dodo (vraiment on aura eu un rythme de vieux à SFO ! Incroyable).

Mercredi 12 septembre :

Nous allons récupérer la voiture un peu avant 9h.

Et on se rend à Lombard Street afin de la descendre en voiture.

Sympa, pas mal de monde, le temps est un peu grisonnant mais on fait avec, il ne pleut pas c’est le point positif.

Puis on fait un tour du coté de Castro en voiture, mais il faut y aller le soir pour l’animation, du coup on ne s’arrête pas.

On tourne dans la ville et on s’arrête un peu partout pour prendre des photos.





Puis direction l’agence de location pour rendre la voiture.

On met 15$ d’essence pour la rendre au même niveau que celui avec lequel on l’a pris, tout se passe bien.

On prend ensuite le bus pour Chinatown, on y passe un bon petit moment, on fait un peu de shopping pour les souvenirs (très peu cher dans ce quartier mais je ne connais pas les tarifs vers Fisherman’s Wharf car nous ne sommes entrés dans aucun magasins là bas).

Juste à coté:😎

Ensuite j’aperçois le cable car qui passe devant la porte du quartier chinois, et je veux absolument ma photo sur le marche pied, comme dans les films.

Je grimpe sur le marchepied, mon homme attends sur le bord de la route un peu plus haut, il me prend en photo et je descends à l’arrêt suivant quelques mètres plus loin, c’est dans la boite. 😎 Puis direction l’auberge, on regarde sur la carte et on a l’impression que ce n’est pas très loin, on y va à pied. Ca nous a fait une bonne promenade, on a traversé le quartier chinois (le vrai pas le touristique), et nous sommes arrivés vers 17h30.

Direction la douche, puis avec nos petites bières (ca fait du bien !), direction la salle d’en bas car ce soir c’est encore repas offert. Nous attendons avec le wifi et en profitons pour vider les appareils photos.

Le repas arrive, ce soir c’est fajitas ou burritos, bref c’est mexicain !

Je suis super contente car j’adore la nourriture mexicaine, et j’attendais impatiemment d’être à Los Angeles pour pouvoir en manger, finalement…

Il y a du riz, des haricots rouges, de la salade, du guacamole (maison), de la sauce tomate piquante, une sorte de pate à la viande ( ???), des tomates, du fromage, … et je dois encore en oublier… Bref c’est très bon, mis à part les tortillas de blé qui sont un peu caoutchouteuses mais bon on ne va pas se plaindre pour ça (surtout que c’est offert !). 😉

Comme le précédent repas, il y en a des tonnes et il en restera dans le frigo.

Après cela on va faire un petit tour à pied dans le quartier qui est assez calme en ce soir de semaine, on s’assoit un peu sur un banc pour respirer une dernière fois l’air de SFO.

Puis direction la chambre, on prépare les valises car demain on quitte cette ville.

Mes impressions sur la ville de SFO :

J’ai beaucoup apprécié le calme et la tranquillité de cette ville. Ce n’est pas une ville de fou, les gens sont très ouverts et gentils.

C’est très beau, beaucoup de choses à voir et à visiter.

Nous avons volontairement passé 6 jours la bas car nous voulions faire les choses sans se presser ni courir, c’est ce qu’on a fait et ce qu’on a apprécié.

Jeudi 13 septembre :

Nous avons réservé et prépayé une Mustang Cabriolet chez Hertz (catégorie Fun Collection), et nous avons du aller la chercher à l’aéroport.

Avant de partir de l’auberge, nous croisons nos voisins de chambre (des français également) et leur revendons nos pass MUNI pour 20$ les 2, il reste deux jours valable.

Nous avons décidé de laisser les valises à l’auberge pour ne pas nous encombrer dans le BART, nous reviendrons les chercher avec la voiture.

Nous prenons donc le BART pour un peu moins de 8$ par personne, il n’y a pas foule et on arrive en un peu plus d’une demi-heure si je me souviens bien.

Nous arrivons au comptoir, et là c’est bondé, des files d’attente de partout et très longues.

Mais je suis membre Gold (merci pour le tuyau trouvé un peu avant l’été sur VF) et je n’ai donc pas à faire la queue, il faut que je me rende directement au comptoir gold au rez de chaussée.

Arrivée en bas, je n’attends pas plus de 5 minutes, j’avais déjà vu mon nom au tableau avec le numéro du parking, mais il faut que je rajoute mon homme comme conducteur additionnel car nous ne sommes pas mariés.

Tout se passe très vite et nous nous dirigeons vers le parking, nous sommes tout excités, on dirait des gamins. 😄

Et on voit la voiture, elle est magnifique, mais elle est bleue ! Pas un bleu nuit mais un bleu comme les anciennes voitures France Telecom ! 😕 Je suis vraiment déçue par la couleur (oui je sais je chipote mais bon…), j’essaie de voir au comptoir si je ne peux pas en avoir une autre, et on me dit gentiment qu’il y a 3 personnes qui attendent une mustang et que c’est la seule qu’ils ont.

Bon ce n’est pas grave, j’ai voulu tenter au cas où, mon homme me remets un peu en place en me disant que ce n’est pas grave et puis que lui il l’aime ce bleu.

Nous avons payé 327€ la location pour 4 jours avec un plein d’essence offert (60$ environ), je ne savais même pas qu’il y avait un plein offert, encore un peu de bonus. 😛

Mon homme prend le volant cette fois ci (forcement) et il est comme un enfant avec un jouet tout neuf, il adore ! 😎

On se rend à l’auberge en traversant la ville de toute part, et sans le GPS. « Mais c’est bon on en a pas besoin, je sais ou c’est » me dit mon homme. Bon on est arrivé, mais on a bien promené avant.

On récupère les bagages et direction la route côtière.

On voulait s’arrêter dans la Silicon Valley mais avec les recherches faites on s’est rendus compte que tout n’était pas dans la même ville.

J’avais noté l’adresse de Apple, Google et cherchait désespérément celle de Facebook que je n’ai jamais trouvé. On se rend à Apple, et là pas grand-chose à voir si ce n’est des panneaux avec des pommes.

On décide finalement de ne pas faire le reste et on continue notre route.

On prend donc la direction de la route côtière.

J’avais prévu un arrêt à Santa Cruz peut être pour y manger un bout, mais nous n’aurons pas le temps, il est presque 16h quand nous décollons de la Silicon Valley.

La route est remplie de brouillard et nous ne voyons pas grand-chose, ce sera une petite déception, mais, malheusement, on ne peut pas contrôler le temps. Du coup on fait toute la route sans s’arrêter, on commence à être un peu fatigués, et c’est plus difficile de se concentrer avec le brouillard puis la nuit tombante.

On arrive donc quelques heures plus tard au San Simeon Lodge (comme son nom l’indique à San Simeon).

Nous récupérons les clés de la chambre, nous sommes contents, elle est grande, propre, on a une salle de bain à nous, ça change de celle de SFO. 😄

Après une petite douche, un petit tour à coté de l’hôtel pour trouver quelque chose à manger.

Le restaurant vient de fermer il y a 5 minutes, ce sera donc chips et sandwich au poulet tout prêts, pas terribles et horriblement cher (chips + sandwich + petite bouteille de coca = 18$).

La chambre nous a couté environ 63$ avec les taxes la nuit.

To be continued...
Open
Boucle San Francisco / San Francisco, mars 2016
Bonjour à tous,

Allez je me lance pour mon 3eme carnet US, mais plus bas dans l'ouest cette fois-ci ! Oui nous sommes descendus d'un cran 😛 (pour ceux qui ont suivi nos précédents carnets)... Nous avons vécu un super voyage grâce à toutes les infos glanées et celles gentiment données par certains forumeurs ! Un grand merci à vous 😉

Nous sommes partis au mois de Mars car nous avons des jobs saisonniers, ma femme bosse dans un office de tourisme (beaucoup de taf à la belle saison et peu l'hiver) et moi ouvrier viticole j'ai un peu plus le choix mais je me cale au calendrier de ma chère et tendre.

Voici notre parcours:

J1: Arrivé SFO (12h45) direction Las vegas avec stop à Los banos (184 km)

J2: Los banos vers Las vegas (724 km)

J3: Las Vega vers Valley of fire puis retour Vegas (170km)

J4: Las Vegas - Red rock canyon - Pahrump (102 km)

J5: Pahrump - death valley - lone pine (270 km)

J6: Lone pine - cambria (491 km)

J7: Cambria - Monterey (163km)

J8: Monterey - Big basin redwoods- SFO (251 km)

J9: SFO

J10: Napa et Sonoma valley

J11: SFO

J12: SFO

J13: Départ France



Allez, let's go guy's !!
Open
Suite prépa d'un juillet 2015 namibien - A la recherche d'aides, de conseils, d'idées, de rires...
Bonjour,

En janvier dernier nous avons décidé de partir découvrir la Namibie sur une base de 22 nuits sur place plus 2 en avion, du 8 au 31 juillet 2015. Depuis, je me suis lancée dans la prépa de ce voyage...

Vous retrouverez tout le clavardage autour de nos questions de résas d'avion, d'hébergements, de choix de voiture, de petits détails de la vie quotidienne, de budget, d'itinéraire et d'organisation de nos 12 premiers jours par là... Un grand merci à toutes celles et tous ceux qui y ont largement contribué 😉

Comme j'ai conscience qu'il peut être complexe d'entrer dans une très longue discussion qu'on a pas suivi, vous en trouverez une synthèse par ici...

L'itinéraire choisi est le suivant - qqs détails à ajuster mais globalement le parcours est bon...



Si une de ces journées vous intéresse, c'est en première partie...



Au fil des échanges et de mes recherches, j'ai ouvert une page de sites Internet aidants, il y en a plus de 50...

Ce second post va correspondre à la prépa détaillée des 12 journées suivantes... Bien sûr, les tours et détours autour de ce voyage sont toujours encouragés et bienvenus... J'apprécie d'être déjà dans l'ambiance voyage par ce biais... J'aime aussi bcp les instants détente...

D'avance, merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette suite de prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
Open
Voyage dans le temps
Bien l'bonjour ! 🙂

Je lance un nouveau sujet qui, je l'espère, trouvera un écho chez vous...

Depuis tout petit, je me dis que tout de même, le plus beau des voyages ce serait un voyage dans le temps.

Personnellement, j'échange les voyages les plus lointains, les plus exotiques contre un seul voyage dans le temps.

Bon, c'est pas tellement possible, mais on est là pour rêver un peu aussi... Alors moi j'ai choisi : Paris au 16è ou 17è siécle ?

Et vous, vous iriez où ? Et quand ?

Ensuite, on pourrait aussi parler de l'uniformisation du monde : même au fin fond de l'Himalaya, on voit des parasols Coca-Cola, des bouteilles d'eau minérale, des GPS, des ordinateurs...

Alors, existe-t-il encore une ville, une région où le temps n'a pas d'emprise ? Ou la modernité n'a pas mis le pied ? Moi je n'en connais pas.

Je fais appel à toute votre indulgence quant à l'intérêt et au bien-fondé de ce sujet. 🙂

C'est à vous !
Open
Compte rendu de la croisière MSC Divina aux Caraïbes
Jour 1: Voyage PARIS - FRANCFORT - MIAMI

Ce matin, je me lève tôt pour rejoindre le terminal 1 de l'aéroport Roissy CDG où je dois prendre mon vol pour Francfort. Le vol partant à 07h10, j'ai passé la nuit à l'hôtel IBIS proche du T3. L'hôtel est calme et propre et très pratique pour un départ très matinal. Le CDG Val fonctionne dès 4h du matin.

Je voyagerai avec la compagnie LUFTHANSA, une très bonne compagnie aérienne. Le personnel est au petit soin des passagers, la ponctualité est excellente. Le premier tronçon se fera sur un Airbus A320-200. Sitôt le décollage effectué un petit déjeuner nous sera servi, pour ma part un croissant fourré au chocolat et un coca-cola.









Le vol pour rejoindre Francfort sera rapide et sans turbulences. Après avoir débarqué du petit navion, il me faut rejoindre les portes internationales d'où partira mon vol pour Miami. Il sera effectué (toujours par Lufthansa) mais cette fois-ci avec le plus gros navion du monde : l’Airbus A380. L’embarquement sera rapide et très bien organisé. La cabine est lumineuse et propre, les sièges sont très confortables et l’IFE marche déjà. Il est possible même à l’arrêt de regarder un film ou de profiter des différentes caméras extérieures. Le vol pour Miami durera 10h00.















Après avoir débarqué, je saute dans un taxi direction Miami Beach ou je passerai deux jours.
Open
Ouest américain - carnet de voyage
Bonjour à tous,

J'avais posté ici un lien vers mon carnet de voyage, mais comme il s'intégrait dans mon site, plus général, mon post a été déplacé. Alors je me permets de remettre ici que les pages du carnet...

Avant mon départ, j'ai adoré lire vos carnets de voyage. De retour, j'aime toujours autant... Ça permet de voyager un peu par procuration, de prolonger le plaisir que l'on a eu d'y être, ou encore de nous faire rêver à d'autres voyages !

Alors merci à vous qui m'avez aidée, sans le savoir :-)

A mon tour de vous proposer mon long carnet de voyage... J'y mets parfois des infos pratiques, qui seront étoffées par la suite.

Nous sommes partis 3 semaines an avril 2011 dans l'ouest américain, avec notre fille de 3 ans. Comme j'ai déjà mis en ligne mes pages, je ne vais pas le refaire ici, alors je me permets de mettre un lien.

Bonne lecture !

jour 1 Paris > Los Angeles jour 2 Los Angeles > Las Vegas Calico Ghost Town jour 3 Las Vegas outels Valley of Fire jour 4 Las Vegas > Tusayan jour 5 Tusayan Grand Canyon jour 6 Tusayan > Mexican Hat Grand Canyon Little Colorado jour 7 Mexican Hat > Monument Valley Monument Valley jour 8 Monument Valley > Page Lower Antelope Canyon Horseshoe Bend Lake Powell jour 9 Page > Bryce Canyon Lake Powell Cottonwood road jour 10 Bryce Canyon > Mesquite Bryce Canyon jour 11 Mesquite > Las Vegas Valley of Fire jour 12 Las Vegas Las Vegas jour 13 Las Vegas > Stovepipe Wells Death Valley jour 14 Stovepipe Wells > Fresno jour 15 Fresno > San Francisco jours 16 à 19 San Francisco 49 miles scenic drive China Town Pier 39 Mission, murals Fisherman's wharf Golden Gate Bridge Cable Car jour 20 San Francisco > San Luis Obispo Monterey Aquarium jour 21 San Luis Obipso > Los Angeles Santa Monica jour 22 Los Angeles > Paris Mulholland Drive Hollywood Blvd
Open
Espaces Affaires et Premiere sur Air France (Suite 2)
Le précédent post atteignant les 500 messages, voici de quoi continuer à nous exprimer.

Et comme j'ai l'honneur de le lancer, puis je nous souhaiter de nous exprimer dans la courtoisie, le respect et la sympathie.

N'oubliez pas qu'un TR se veut objectif, critique, admiratif, et que si vous n'en n'êtes pas satisfait, la meilleure des choses reste de contacter son auteur par message privé au lieu de bonder un topic de messages ne faisant en rien avancer la caravane. 😛

Donc bref, ici on est là pour discuter des classes Affaires et Premiere d'Air France uniquement, merci !
Open
Demi tour de l'Inde en 80 jours (2e partie - manquante)
Et oui je suis rentrée depuis un moment de ce fabuleux voyages où j'ai beaucoup râlé et je m'étais juré que je ne mettrai plus jamais les pieds dans cette Inde qui a bien changé depuis mes 1ers voyages. Mais avec le recul, je ne pense déjà plus qu'à une chose, y retourner pour découvrir le Ladakh entr'autres que je ne connais pas encore.

Jeudi 13/10 : A 7 heures precises le bus deluxe demarre au grand complet pour Bhavnagar, petite ville poussiereuse specialisee dans la fabrication de coton et dans le commerce du diamant. Rien de bien special a y voir sauf un beau palais transforme en hotel de luxe ou nous irons souper le soir, au milieu d’un jardin agremete de fontaines et de beaux eclairages. Nous y mangerons d’ailleurs tres bien et le cadre est super agreeable. Notre hotel, le Bluehill est d’ailleurs tout aussi agreeable et c’est une bonne surprise. De notre fenetre nous avons une vue sur un grand parc plante d’arbres ou s’ébattent de nombreux oiseaux "painted storks" qui sont une sorte de cigognes aux ailes roses.

Vendredi 14/10 : Aujourd’hui est un grand jour. En effet, j’ai moi aussi révé depuis longtemps comme toi, ma Sandrine, d’escalader la colline de SHATRUNJAYA ou se trouve les 863 temples Jains de Palitana. Nous quittons donc l’hotel vers 7 h en jeep et après 51 kms vite parcourus, nous voici donc sur le lieu d’un des plus celebre pelerinage en Inde. Dès que la voiture s’immobilise, une horde de “doli” porteurs se precipitent pour avoir le privilege de nous porter jusqu’en haut. Je deteste l’idée meme de me faire porter par de pauvres bougres minces mais musclés par les nombreuses ascensions qui sont leur seul gagne-pain, et vu la chaleur etouffante qu’il fait déja alors qu’il n’est meme pas 8 h, je me résous tout de meme tant bien que mal a négocier avec un des “doli”. Il y a 2 systeme differents de portage et j’opte pour celui qui me parait le plus confortable pour moi-meme mais aussi pour les porteurs puisqu’il s’agit dune chaise tout a fait normale (genre chaise de camping) fixee sur de gros bambous et poses sur les epaules de 4 hommes. Je negocie au prix mentionne dans la derniere edition du Lonely Planet, bien que cela me parait bien peu paye au regard de l’effort a fournir (surtout que je ne suis pas en mesure de faire de la pub pour taillefine). Mais bon, il faut aussi penser a ceux qui viendront après moi et il ne faut pas donner de mauvaises idees parait-il. Je m’installe donc au prix convenu et en moins de 2, je me retrouve a 1, 50 M du sol avec juste une bouteille d’eau sur les genoux et un appareil photo attaché a un pan de ma penjabi-dress car aucun objet en cuir n’est autorise sur la colline sacree, qui est desertée la nuit, meme par les prêtres. Je n’en mène pas large car quand je vois devant moi ces homes si menus, je me demande comment ils feront pour arriver la haut. La route jusqu’au sommet fait +/- 4 kms avec un denivelle de 600 M et plus de 3.000 marches a gravir. Il faut donc fournir un effort considerable pour deja se hisser en haut soi-meme mais s’il faut en plus porter quelqu’un sur les epaules, c’est un travail de forçat et avec la chaleur intense en plus, je me demande plusieurs fois si je ne vais pas renoncer car je ne suis vraiment pas en paix avec ma conscience. A ma grande surprise, les 4 jeunes gens qui me portaient et qui s’arrêtent d’ailleurs tres souvent (ceci dit je les comprend fort bien), me posent par terre et me reclament la somme totale convenue pour le portage, et ce après 600 M seulement. Je refuse et leur dis que je ne paierai qu’une fois arrivee en haut. Il me reclament 200 rps x 4 puisqu’ils sont 4 alors que le prix convenu etait de 200 rps au total. Ce n’est donc pas tres honnete et moi qui me preparait deja a leur donner un bon pourboire, je me fache pour de bon et je les envoie promener sans les payer du tout car j’ai horreur qu’on m’arnaque ou qu’on se paie ma tete. Qu’a cela ne tienne, je monterai donc a pied. Entretemps, tout un attroupement s’est créé autour de moi et tout le monde y va de son petit commentaire. Les clients me donnent raison, les porteurs évidemment pas. Les autres pélerins se fachent sur les 4 malhonnetes et je prend la fuite, ce qui met fin aux palabres. Quelques 100 marches plus haut, un vieux et charmant monsieur négocie pour moi 2 autres ‘doli” beaucoup plus ages. Ils se servent d’un systeme légerement different a savoir une assise en corde fixee a 4 cordes plus grosses et plus solides, qui sont elles-memes attachees a des gros bambous qu’ils portent sur les epaules. Le vieux monsieur se donne beaucoup de mal et je ne peux donc refuser d’employer ces 2 “doli” meme si je trouve le systeme encore plus précaire que le precedent. Je m’installe donc tant bien que mal sur cette petite assise posee a meme le sol, avec les jambs croisees sous moi comme le font les yogis (en beaucoup mieux evidemment car je suis raide comme la justice) et en 2 coups de cuillere a pot, me revoila dans les airs et nous voila partis. Sur le chemin tout le monde me sourit et me salue, heureux de ce bon dénuement mais moi je dois etre un peu verte car je ne me sens pas très a l’aise au bout de ces cordes, comme une marrionnette prête a tomber dans le vide. Mes porteurs s’essoufflent assez rapidement, les pauvres et j’en profite pour faire un nouveau deal avec eux. Pour le meme prix, ils me portent sur 25 marches et moi je monte a pied les 25 suivantes ainsi que sur terrain plat, s’il y en a (ce dont je doute quand je regarde vers le sommet). Ok, tout le monde est content et c’est ainsi que 3h15 plus tard, je peux enfin contempler le sanctuaire principal dedie a Sri Adishwara ou temple d’Adinath. En fait, j'ai plus marché qu'été portée mais je n'en suis pas fâchéer du tout malgré l'effort que cela m'a demandé. Mes porteurs sont déjà assez crevés comme ça car pour eux c'est la 2e ascension. La colline de Shatrunjaya est entierement dediee aux dieux. Les temples ont ete edifies pendant 900 ans. Dans les nombreux temples et templions, on peut voir des statues en marbre blanc ou noir dont certaines sont pourvues de bras et mains en argent massif. Le front est orné de nombreuses pierres precieuses (diamants, rubis, saphirs). Certaines statues arborent des colliers de tres grosses perles en nacre rose reçus en offrandes des pélerins dont les voeux furent exaucés, mais toutes les statues arborent le meme visage avec des yeux rappelant un peu ceux que l’on peut voir sur le stupa de Bodnath a Kathmandu. Il est a noter aue le fondateur du jainisme et Bouddha furent contemporains. Je passé un long moment a regarder et a m’impregner de toute la magie de ces temples ou je ne peux malheureusement faire des photos qu’a l’exterieur. La devotion des fideles est palpable et je me laisse gagner par cette ferveur qui m’envahit lentement. Je me prends meme a faire un voeux pour celle qui se reconnaitra et je suis sure qu il sera exauce.. Comme convenu avec mes porteurs je redescend a pied, ce qui me prend quand meme une bonne heure en plein soleil de debut d’apres midi. A mon arrivee a la voiture je n’ai qu’une idée en tete, m’asseoir au plus vite et surtout boire et boire encore et encore car je ressemble a une ecrevisse déssechée cuite a point. Je m’affale et pendant 3 heures la jeep poursuit sa route cahotique sur un ruban noir plein de trous et de nids de poule et c’est avec soulagement que nous arrivons a Diu pour profiter pendant quelques jours de la plage, du soleil et d’un repos bien necessaire. Nous nous installons a Nagoa Beach qui est un autre Goa bis mais beaucoup moins frequenté par les étrangers. Dans un resort pour Indiens middle et upper class nous profitons de tout le confort d’un endroit propre et super confortable avec piscine et tout et tout pour 1.750 rps par jour. Le restaurant est excellent, l’endroit est super calme car il semble qu’il n’y ait même pas 10 chambres occupées.

Samedi 15/10 : Aujourd’hui repos total, je profite de l’occasion pour mettre a jour mon carnet de voyage, lire un peu, manger de delicieuses crevettes qui me changent un peu du poulet que je commence a voir avec des ailes. On peut meme y boire du vin et de l’alcool car nous ne sommes plus dans un “dry territory” et les préceptes de Gandhi n’ont pas cours ici. Diu est une enclave portugaise, passée sous le controle de l’Union Indienne en 1961 seulement et gouvernee par Dehli et non pas par le Gujarat, ceci expliquant cela. C’est une petite ville située sur une ile reliée a la terre ferme par un long pont d’un côté et un ferry de l’autre côté. Une ville de bout du monde qui me fait penser a Livingstone au Guatemala. Ce soir après un delicieux repas, j’aurais aimé profiter une heure ou 2 du cyber café de l’hotel mais pas de chance, pas de connection possible. Demain peut être. Nous terminerons donc la journee en nous promenant sur la tres longue plage de sable gris en forme de croissant ou seuls quelques locaux batifolent dans la mer avec de grands eclats de rire, et qui se baignent tout habillés.

Dimanche 16/10 : Encore une matinée passée a la piscine dont l’eau est délicieusement chaude et a musarder dans le jardin tropical de l’hotel ou palmiers en tout genre, y compris de superbes cycas forment le plus clair du décor. Des touffes d’hibiscus rouges et jaunes, des diffenbachia, des agaves, des plumbago tout legers et tout bleus ciel, des frangipaniers roses, des philodendrons énormes, des buissons de feuillages panaches de roses, de blanc et de vert clair s’offrent a nos regards sous un soleil ardent. L’apres midi, toujours pas de connection possible et j’arrive a m’arranger avec le chef de la reception pour squatter son ordinateur pour y transcrire mon carnet de route. Il me propose meme de me prêter une disquette. Super gentil, je vais enfin pouvoir vous raconter…. J’y passé toute l’apres midi. Impossible de vous faire languir plus longtemps sans nouvelles. Je pense a vous mes chers amis de VF rencontrés au fil de diverses réunions plus sympas les unes que les autres, et je suis heureuse de partager avec ceux qui se reconnaitrons, mes moments de bonheur dans ce coin de paradis. Je sais que certains là bas derriere leur petit ecran, sont morts de rire en lisant certaines de ces pages pendant que d’autres se regalent de mes decouvertes mais a chacun son tour. Pour certains, c’est deja passé et pour d, autres c’est encore a venir. Vers 16 heures nous irons en ville histoire de faire un tour au vieux fort en etat de décrepitude avancée. Il a pourtant bien du charme et les ruelles etroites de la ville sont aussi tres sympathiques. A plusieurs carrefours, s’elevent des chapelles typiquement portugaises et de grandes églises sont egalement très representative de ce style Lusitanien a l’empreinte manuelline. Beaucoup de traces du passage des portugais donc et l’eglise St Thomas est magnifiquement eclairee le soir. Elle est tranformee en musée et on y trouve de nombreuses statues en bois polychrome de nos saints traditionnels. Ce musee est ouvert jusque 21 h. Apres une longue ballade nous retournons a l’hotel car il n’y a plus personne dans les rues et nous nous demandons si nous trouverons encore un rickshaw pour nous ramener a Nagoa Beach. Dans le centre, pres du marché, cela s’anime un peu et un rickshaw nous demande 80 rps pour nous ramener en prétextant ‘service de nuit’. Il est 20 heures. Apres le souper, vite un saut au cyber café mais toujours pas d’internet. On se rabat donc sur la tele avec un Bollywood don’t j’ignore le titre car le film est commence. Peu importe, il y a de la musique, de la danse, de beaux paysages et des saris de toutes les couleurs. En plus, l’acteur vedette est Sharu Khan, celui que je prefere. Une belle histoire d'amour pour m’amener doucement dans les bras de Morphee.

Lundi 17/10 : A la piscine jusque 11 h et puis je décide d’aller en ville pour enfin me connecter. Entretemps on me signale qu’internet est revenu. Je peux donc enfin envoyer une premiere partie de ce recit et prendre lecture de mes messages. L’apres midi je vais en ville pour y negocier une voiture pour aller a Sassan Gir le 19. Il n’y a que 100 kms et pourtant pas moyen de négocier en dessous de 1.800 rps, ce qui est tres cher. Ils profitent vraiment de la situation car on a pas le choix. Aucun moyen de transport direct et avec les valises, difficile de prendre le bus gouvernemental tout deglingué qui met entre 4 et 6 heures pour y arriver. Enfin, on verra demain.

Mardi 18/10 : Dernier jour a Diu. Je pars seule en ville pour encore essayer de trouver une voiture a un prix raisonnable et puis marcher un peu car la piscine commence a me taper un peu sur le systeme. Apres plusieurs tentatives a nouveau infructueuses, je fini par dégoter enfin un chauffeur qui accepte de nous conduire a Sassan Gir pour 1.500 rps, ca ne fait pas beaucoup de difference mais enfin il faut que je me rende a l'évidence, ici pas moyen de faire mieux et j'enrage car c'est encore beaucoup trop par rapport a la distance à parcourir .J'accepte donc quand meme et nous partirons demain a 10 h 30. Je passe encore une heure sur internet pour aller lire mes messages mais juste au moment ou je veux repondre, paffff, panne de courant et c est encore foutu. Je m en vais donc au fort et a ma grande joie, je peux y suivre du regard toute une famille de peroquets jaunes et verts avec de longues queues colorees et des becs rouges vifs. Un vrai balai. Ils se cachent de la chaleur intense dans les parois de la muraille du fort et sortent de temps en temps en voletant a la cime des arbres qui ont pousses ca et la dans les ruines.Apres un bon moment a les observer et aussi quelques tentatives de prises de vues ????il faut vraiment que je rentre apres avoir traversé tout le village a pied. J'arrive a l'hotel vers 14.30 h. Pour terminer l'AM, encore une petite heure pour profiter des derniers moments a la piscine puis une promenade sur la plage au soleil couchant et voila notre derniere journée finie.
Open
Afrique du Sud 2019: retour en terres africaines et premier road-trip en famille
Heureux de retrouver le forum d’Afrique australe pour me replonger dans notre voyage de l’été dernier et le partager avec vous.

Bien que ce fut déjà mon 4ème voyage en Afrique du Sud celui-ci eut, dès la préparation, une saveur toute particulière puisque ça allait être notre premier voyage en famille depuis une éternité, et cette fois-ci les rôles étaient inversés puisque c’est moi qui allais faire découvrir à mes parents ma destination de cœur, l’Afrique. 🙂

La concordance des temps dans cette dernière phrase m’a achevé… Ce carnet s’annonce compliqué. 😄

C’est un voyage que nous avons donc réalisé à 5, mes parents, mes 2 jeunes frères et moi-même. Ma sœur n’ayant pas pu se joindre à nous et Alison, ma copine, ayant gardé ses congés pour notre voyage de Septembre en Tanzanie.

C’est un rêve qui, enfin, se réalisait puisque cela faisait plusieurs années que j’essayais d’organiser quelque chose en famille et c’est en rentrant d’Alaksa en Aout 2018 que mes parents se sont motivés pour visiter l’Afrique du Sud. J’ai donc eu quasiment 1an pour préparer ce magnifique voyage en parallèle de celui en Tanzanie avec Alison.

Le circuit se voulait tant classique que magnifique. 24 jours à travers l’Afrique du Sud, à mes yeux le plus beau pays du monde, de Joburg à Capetown.

J0 (06/07/19) : Paris -> Madrid -> Johannesburg J1 (07/07/19) : OR Tambo Int Airport -> Forever Blyde Canyon J2 (08/07/19) : Blyde River Canyon J3 (09/07/19) : Forever Blyde Canyon –> Kruger National Park J4 (10/07/19) : Kruger National Park J5 (11/07/19) : Kruger National Park J6 (12/07/19) : Kruger National Park J7 (13/07/19) : Kruger National Park J8 (14/07/19) : Kruger National Park -> Santa Lucia J9 (15/07/19) : Isimangaliso wetland Park J10 (16/07/19) : Hluhluwe-iMfolozi J11 (17/07/19) : Hluhluwe-iMfolozi J12 (18/07/19) : Hluhluwe-iMfolozi -> Golden Gate NP J13 (19/07/19) : Golden Gate NP J14 (20/07/19) : Golden Gate NP -> Mountain Zebra NP J15 (21/07/19) : Mountain Zebra NP J16 (22/07/19) : Mountain Zebra NP J17 (23/07/19) : Mountain Zebra NP ->Cambedoo NP J18 (24/07/19) : Cambedoo NP -> Addo Elephant NP J19 (25/07/19) : Addo Elephant NP -> De Hoop NR J20 (26/07/19) : De Hoop NR J21 (27/07/19) : De Hoop NR - Capetown J22 (28/07/19) : Capetown J23 (29/07/19) : Capetown J24 (30/07/19) : Capetown - Johannesburg J25 (31/07/19) : Soweto – Départ



Étant 5 grands gabarits la question du véhicule était délicate puisque c’est dans ce véhicule que nous allions passer le plus de temps, en safari ou sur la route. Nous avons finalement opté pour la location d’un Hyundai H1 chez Budget, option la plus économique et la plus confortable avec 7 places et une plus haute garde au sol pour mieux voir les animaux et le paysage.

Après 11 mois d’attente, début des vacances scolaires et départ de Guadeloupe le vendredi 5 Juillet, pour mes parents et mes frères que je rejoindrai sur Paris le lendemain avant de décoller pour Madrid puis Joburg, tous ensemble, le samedi 6 au soir.

See you in the bush ! (Bilan conseils et budget en fin de carnet.)
Open
Carnet de voyage de 22 jours au Vietnam
Bonjour a tous,

Revenu depuis 4 mois d'un magnifique voyage au Vietnam, j'ai eu l'envie d'essayer de vous faire partager cette expérience magnifique en la couchant par écrit sur un carnet de voyage.

Cela va me permettre de revivre ce voyage et de faire partager ma (petite) experience sur le Vietnam.

Alors, bien sûr, je ne suis pas un expert de la destination. Bien sur, je ne peux parler que de ma propre expérience et je ne m’érige pas un spécialiste du pays, mais si je peux aider ne serait-ce qu'un tout petit peu à vous donner envie d'y aller, je serais très heureux.😄

Pour commencer, je vais parler un peu de nous et surtout du parcours.

Nous sommes une famille de 4, les parents et les 2 enfants de 18 et 15 ans, nous habitons en Israël depuis 11 ans maintenant.

Pour construire notre parcours, nous nous sommes basés sur le Guide Vert, les différentes suggestions que j'ai trouvé sur ce Forum et sur une agence locale.

Petit aparté sur le besoin d'une agence locale et ceci n'engage encore une fois que moi. Je suis convaincu qu'on peut faire un très beau voyage au Vietnam sans passer par une agence locale. MAIS, quand on a envie d'optimiser son temps, de voyager dans des conditions confortables et qu'on a les moyens de s'offrir ce service, je trouve que c'est une option très intéressante.

Notre parcours : J0-J1 : Voyage TLV-HANOI (via Hong-Kong) J2 : Visite complète d’Hanoi – train de nuit pour Sapa J3 : Bac Ha – nuit chez l’habitant J4 : Trek autour de Bac Ha – nuit chez l’habitant J5 : Marche de Can Cau – transfert vers Sapa – Trek vers Sa Seng et nuit chez l’habitant J6 : Treks autour de Sa Seng – Nuit a Sapa J7 : Trek dans la vallée de Sapa – Retour en minibus sur Hanoï – nuit à Hanoï J8 : Départ pour l’ile de Cat Ba – Embarquement sur une Jonque privée et départ vers la Baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J9 : Croisière dans la baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J10 : Retour sur l’ile de Cat Ba – Transfert vers la Baie d’Halong Terrestre – Nuit à Tam Coc J11 : Visite de la Baie d’Halong Terrestre - Nuit à Tam Coc J12 : Visite de Hoa Lu – Retour sur Hanoï - Nuit à Hanoï J13 : Vol pour Hué – Visite des tombeaux des anciens empereurs - Nuit à Hué J14 : Visite de la citadelle de Hué – Route vers Hoi An par le Col des Nuages et la Montagne de Marbre - Nuit à Hoi An J15 : Balade en Vélo autour de Hoi An et visite de la ville - Nuit à Hoi An J16 : Visite de MySon – Transfert vers Danang et vol pour Saigon – Nuit à Saigon J17 : Visite de Saigon J18 : Départ pour le Delta du Mékong et balade en barque – Nuit à Ben Tre J19 : Balade en Vélo sur l’ile de Quo Thien – Route vers Can Tho J20 : Marché flottant de Cai Rang – Route vers Chau Doc et visite de la Réserve Naturelle de Tra Su – Nuit à Chau Doc J21 : Route vers Saigon - Nuit à Saïgon J22 : Vol retour Saïgon-TLV (via Hong Kong)

Alors, en image cela donne ça :



Voila, j’espère que le sujet va vous intéresser, je poste la suite dès que possible.
Open
Récit d'un voyage fantastique dans l'Ouest en juillet 2015
Bonjour à tous,

De retour après un fabuleux voyage dans l’ouest, j’attaque la rédaction d’un compte-rendu de nos magnifiques vacances.

D’un côté, je le fais égoïstement… car j’ai le blues… et oui, c’est fini… 😮 Des mois et des mois de préparation (période où l’on voyage déjà), un voyage fantastique et là maintenant, c’est terminé, alors je rédige notre voyage afin de le prolonger encore ! 😛 Et d’un autre côté, pour partager notre expérience car j’ai moi-même lu énormément de comptes-rendus pendant la préparation, toujours en passant très rapidement les photos que je ne regardais pas ou peu car je voulais garder le plus possible la surprise !

Actuellement, je les relis et cette fois je m’attarde sur chaque photo qui me rappelle tous ces beaux paysages.

Notre famille : Mon mari, 48 ans, informaticien, aime bien la photo, nos filles 15 et 13 ans et moi-même 40 ans cette année (raison de notre voyage !), comptable. Nous habitons la Suisse. Randonneurs du dimanche mais motivés ! Nous voyageons régulièrement (je suis une férue de voyages, une vraie passion) et essayons toujours d’en voir et faire le maximum. (les enfants trouvent qu’on exagère certaines fois…)

Organisation : J’ai tout organisé moi-même, (l’organisation ça n’intéresse pas mon mari !), grâce aux forums et à toutes les personnes qui m’ont gentiment aidée à établir un itinéraire qui tienne la route. Bien sûr les classiques étaient au rendez-vous car nous ne sommes jamais allés dans cette région auparavant (une seule escapade aux USA, en Floride). J’ai donc essayé de concocter un circuit qui plaise à toute la famille avec des classiques et des moins classiques, beaucoup de parcs naturels avec des randonnées (nous sommes plutôt nature), également des villes (surtout pour nos filles) et des activités ludiques (spectacles, parc d’attraction, shopping et j’en passe !).

Un énorme MERCI à Itat et son blog fantastique, bourré de bons conseils, Jpg13, PapJ59, Bastinj, Durandale2, Evajules, Caussat, Isap29, Hiacinthe, Seb6210, Pong, JMPe, Zitounet, Uluru ainsi que tous les autres actifs sur ce forum, pour leurs excellents conseils avec lesquels j’ai pu établir un itinéraire qui tienne la route.MERCI MERCI MERCI !

Vols réservés avec British Airway, Genève-Londres-Los Angeles et retour. Voiture réservée en package avec le vol auprès d’Avis, catégorie SUV standard. Nous avons eu droit à un GMC terrain 4x4, soit une catégorie supérieure sans supplément 🙂.

Budget : explosé...🤪 CHF 15'000.00 tout compris Nous avons fait le choix de dormir chaque fois que cela était possible, dans les parcs nationaux afin d'éviter des allers-retours.

Pique-nique la journée et resto le soir (peu de fastfood). Malgré tout ce qu'on nous avait dit, nous avons franchement bien mangé !😉

Itinéraire : Voici ce qui était prévu :

J1 (Samedi, 04 Juillet 2015) Arrivée à Los Angeles à 12h30 Hollywood Bd et Griffith Observatoire Feux d'artifices Santa Monica. Nuit Coral Sands

J2 (Dimanche, 05 Juillet 2015) Los Angeles > Grand Canyon NP (South Rim) Oatman, Kingman, Seligman. Coucher de soleil et nuit à El Tovar

J3 (Lundi, 06 Juillet 2015) Journée : Grand Canyon NP (South Rim) South Kaibab Trail Points de vues Hermits Road. Nuit El Tovar

J4 (Mardi, 07 Juillet 2015) Grand Canyon NP (South Rim) > Page Horseshoe Bend Baignade et ballade en bateau 1h30.Nuit Quality Inn

J5 (Mercredi, 08 Juillet 2015) Page et sa région Lower Antelope 8h30 (réservé) Upper Antelope 11h30 (réservé) Baignade ou ballade en bateau si pas fait. Nuit Quality Inn

J6 (Jeudi, 09 Juillet 2015) Page > Monument Valley Survol du Lake Powell, Goosenecks SP, Moki Dugway - Muley Point Valley of the gods, Monument Valley. Scenic Road. Nuit The View

J7 (Vendredi, 10 Juillet 2015) Monument Valley > Mesa Verde NP Cliff Palace et points de vues. Nuit Far View Lodge

J8 (Samedi, 11 Juillet 2015) Mesa Verde NP > Moab Matin : Mesa Verde NP. Balcony House, Corona Arch ou Fishers Towers au coucher de soleil. Nuit Aarchway Inn

J9 (Dimanche, 12 Juillet 2015) Arches NP. Devil's Garden Devil's Garden ou autre Delicate Arch au coucher de soleil Nuit Aarchway Inn

J10 (Lundi, 13 Juillet 2015) Canyonlands NP (Island in the Sky). Island in th Sky Dead Horse ST Nuit Aarchway Inn

J11 (Mardi, 14 Juillet 2015) Moab > Torrey Goblin Valley et Little Wild Horse Canyon Fruita Area et scenic drive. Nuit à Torrey Austin's Chuckwagon Lodge

J12 (Mercredi, 15 Juillet 2015) Capitol Reef NP > Bryce Canyon Scenic Road 12, Burr Trail Road. Nuit Bryce Canyon Lodge

J13 (Jeudi, 16 Juillet 2015) Bryce Canyon > Zion Queen's Garden Trail et Navajo Loop Canyon Overlook Trail. Nuit Zion Lodge

J14 (Vendredi, 17 Juillet 2015) Zion > Las Vegas The Narrows Valley of fire. Scenic Road + The Wave. Nuit Mirage

J15 (Samedi, 18 Juillet 2015) Las Vegas Visite du Strip, Cirque du Soleil "KA". Nuit Mirage

J16 (Dimanche, 19 Juillet 2015) Las Vegas > Death Valley NP Outlets Dante’s View, Badwater, Artist's Drive. Nuit Furnace Creek Ranch

J17 (Lundi, 20 Juillet 2015) Death Valley NP – Three Rivers Zabriskie Point au lever du soleil Mosaic Canyon, Mesquite Sand Dunes Alabama Hills (Lone Pine). Nuit Three Rivers Comfort Inn

J18 (Mardi, 21 Juillet 2015) Three Rivers > Oakhurst Sequoia NP & Kings Canyon NP. Nuit Oakhurst, Yosemite Southgate Hotel

J19 (Mercredi, 22 Juillet 2015) Oakhurst > San Francisco Glacier Point Vallée et points de vue. Nuit San Francisco Mayflower

J20 (Jeudi, 23 Juillet 2015) San Francisco Nuit Mayflower

J21 (Vendredi, 24 Juillet 2015) San Francisco Nuit Mayflower

J22 (Samedi, 25 Juillet 2015) San Francisco > San Simeon Monterey, 17 Mile Drive, Point Lobos State Reserve Julia Pfeiffer Burns State Park, Piedras Blancas. Nuit à Sands by the Sea

J23 (Dimanche, 26 Juillet 2015) San Simeon > Los Angeles Santa Barbara, Malibu. Nuit à Ocean View Santa Monica

J24 (Lundi, 27 Juillet 2015) Los Angeles Universal Studios (Front of Line). Nuit à Ocean View Santa Monica

J25 (Mardi, 28 Juillet 2015) Los Angeles Santa Monica et Venice Beach Départ 21h40 de notre vol de retour

Et maintenant, commençons ! Merci pour votre patience et indulgence pour la suite !😊

Open
Retour sur 2 semaines Centre/Sud Vietnam
Petit retour sur 2 semaines passées au Vietnam mi mars avec ma copine. Côté organisation, j’ai préparé notre circuit surtout grâce à ce forum (je tiens d'ailleurs à remercier tout le monde pour vos posts très instructifs) et à plusieurs blogs de retour de voyage. Nous avons réservé les vols intérieurs sur internet quelques semaines avant de partir ainsi que quelques hôtels via booking.com et agoda. Vu que nous avions que 2 semaines, nous avons voulu nous concentrer sur le centre et le sud du Vietnam, quitte à sacrifier le Nord cette fois(pour un prochain voyage!) et finir notre circuit par quelques jours relax à Phu Quoc.

J1. Lyon - Paris - Ho Chi Minh

Nous sommes donc partis avec la compagnie Vietnam Airlines. Boeing 777 à l’aller, assez vieux donc confort pas terrible et les écrans de bien mauvaise qualité. C’est parti pour 12h de vol direct.

J2. Ho Chi Minh

Arrivée à Ho Chi Minh à 7h20, on récupère facilement nos Visas à l’arrivée en une 20ène de minutes (Visa pris sur internet via ACA Voyage), passons la douane, récupérons nos bagages et des Dongs au distributeur et direction le bus 152 pour rejoindre le marché Ben Thanh. Il est à un peu plus de 8h mais il fait déjà 32°C! Pas de difficultés à trouver le bus 152, il y en avait qu’un… 5000D par personne, une bonne 30ène de minutes de bus et nous arrivons au terminus près du marché. Nous avions réservé un hôtel dans le quartier routard, l’ANAN 2 Hotel pour environ 28€ la nuit. Hôtel agréable, plutôt calme et bien situé, à une 10ène de minutes à pied du marché. Gros dépaysement, trafic intense et anarchique mais heureusement ils ne roulent pas vite, ça klaxonne de partout. Ça met tout de suite dans l’ambiance!On passera la journée à se balader à pied en passant par le marché, opéra, hôtel de ville, la poste centrale, notre dame de Saigon, palais de la réunification (sans y rentrer), le parc Tao Tan (très agréable), et le musée de la guerre (sans y entrer, pas envie de s’enfermer dans un musée…). Nous nous arrêtons en fin d’après midi au Golden Dragon Water Puppet Theater pour voir un spectacle de marionnettes sur l’eau sympathique de 50min. Pour le dîner, très bon restaurant “Asian food” au Hem40 Vui Vien.





J3. Ho Chi Minh - Hué

Le lendemain, direction l’aéroport à 7h pour notre vol vers Hué. nous avions réservé une voiture avec l’hôtel pour l’aéroport (210.000D, un peu cher, l’hôtel prend sa comm mais ça reste correct et le chauffeur est clean). Une bonne 30ène de minutes de retard pour l’avion, nous arrivons à Hué en fin de matinée. L’aéroport est petit, nous sortons rapidement de l’aéroport avec nos bagages. Une navette de l’aéroport nous conduit au centre de Hué (environ 30.000D / pers il me semble) Sauf que le bus vous pose au milieu de nul part donc obligé de prendre ensuite un taxi pour aller jusqu’à l’hôtel. Nous avons passé 2 nuits au Hong Thien 1 hotel (36$ pour 2 nuits), bien situé, chambre charmante mais mal isolée donc vite bruyante le matin, piscine très agréable le soir et personnel sympathique.

Nous déjeunons au Golden Rice à proximité de l'hôtel, très bon repas et prix corrects. Nous prenons la direction de la cité impériale pour y passer l’après midi. Vu la chaleur, nous avons opté pour la traversée de la rivière en bateau rien que pour nous 2. La cité impériale est vraiment jolie, la balade dans les jardins du fond est vraiment à faire. Nous avons attendu le couché de soleil pour faire de belles photos de la cité sans aucun touristes!!! Puis nous prenons un cyclo pousse pour aller jusqu’au marché à proximité s’y balader et retourner jusqu’à notre hôtel piquer une tête dans la piscine!







J4. Hué

Le lendemain nous louons un scooter à l’hôtel pour 6$ la journée, nous faisons le plein et nous partons pour le circuit des tombeaux avec une carte du circuit. La circulation n’est pas si compliquée que ça en fin de compte, une fois qu’on est avec la meute il suffit de faire comme tout le monde et ça s’est super bien passé. Nous commençons par la pagode Thien Mu le long de la rivière des parfums. Très jolie, très peu de touristes en partant tôt. Quelques moines super souriant vivent toujours ici et entretiennent le lieu avec soin. Nous nous arrêtons à la Pagode Tu Hieu, très charmante, calme, boisée et pas un touriste puis au tombeau de Tu Duc, un peu plus de monde, grand parc avec de jolis monuments et enfin au Mausolée de Minh Mạng, magnifique parc, de beaux lacs et constructions impressionnantes. Nous voulions rentrer en passant voir le tombeau de Khai Dinh mais nous prenons la mauvaise route et retombons finalement à Hué…







J5. Hué - Hoi An

Pour aller à Hoi An, nous voulions faire quelques stops “classiques” par Lang Co, le col des nuages et la montagne de marbre mais aussi prendre une demi journée pour se balader dans le parc national de Bach Ma. C’est tout à fait faisable mais à condition de prendre une voiture privée avec chauffeur pour la journée. Après avoir démarché plusieurs agences sur Hué, nous nous en tirons pour la journée à 75$ pour 2 Petit sacrifice sur notre budget mais au final ça valait le coup! Nous partons à 6h de Hué, après une bonne heure de route le chauffeur nous dépose au top pour la vue sur tout le parc dans la brume puis balade le long des 5 piscines naturelles jusqu'à la cascade. Mes jambes se souviendront toujours des 800 marches pour descendre au pied de la cascade!!! Ça en vaut la peine cependant! Le parc est agréable et très paisible, nous croisons très peu de touristes ce jour là. Nous reprenons la voiture vers 13h et nous arrêtons manger près de Lang Co. Nous repartons pour le col des nuages. Sur la route nous croisons un camion en panne au milieu de la route rempli de chiens entassés les uns sur les autres et hurlant à la mort. Plutôt écœurant… Le col des nuages était bien couvert, on ne voyait quasiment rien donc on ne s’est pas attardé trop longtemps. Arrivée à la montagne de marbre vers 17h. De nombreuses boutiques de marbres jonchent les rues mais l’exploitation du marbre a été interdite donc le marbre vient maintenant de Chine ou du nord du Vietnam. Après avoir grimpé (encore!) une 100ène de marches, on accède à de nombreuses pagodes, statues et cavernes. Plutôt joli avec le coucher du soleil. Nous arrivons à notre homestay vers 18h, nous avions réservé à la Full House Homestay, à 10min à vélo de la vieille ville d’Hoi An. Super accueil de notre hôte Li, homestay calme et très bien tenue avec des petits dej extra!











J6. Hoi An

Après avoir découvert le cao lâu pour le petit déjeuner, (bol de nouilles épaisses avec des tranches de porc, légumes frais, soja, croûtons) et les pancake bananes (hmmm), nous prenons les vélos à notre disposition par la homestay pour visiter la vieille ville. Des touristes et des boutiques de touristes partout! Pas si paisible que ça. Cependant la vieille ville est très jolie, de belles demeures en bois bien restaurées, des pagodes à tous les coins de rues, des tailleurs tous les 10m. Tout est très coloré. Nous finissons l’après midi sur la plage d’An Bang Beach. Très calme, assez préservée et avec peu de monde. Nous assistons à un coucher de soleil magique au retour de la plage. Nous nous arrêtons manger au Baby mustard restaurant, tout en bambou au milieu du jardin. Cadre tr��s agréable et les plats sont savoureux.







J7. Hoi An

Nous partons le lendemain à vélo pour l’île de Cam Kim. Nous prenons un bateau navette sur les quais de la vieille ville pour traverser. Forcément on vous propose le prix “touriste” pour la navette.... Quand les locaux payent 4000D, on vous annonce 50.000D/pers. A force d’insister, nous nous en tirons pour 20.000 pour nous deux. une bonne demi heure de traversée et nous arrivons sur l’île. Pas mal de sculpteurs de bois et constructeurs de bateaux bordent les rues en arrivant. l’île est très calme et agréable à parcourir à vélo, entre rizières, petits villages et bord de rivière. Les gens sont très souriant et crient tous “Hello” à notre passage. Nous passons une bonne demi journée à nous promener sur l’île. Au retour sur la vieille ville, toujours le même cinéma pour payer la traversée mais nous ne lâchons pas l’affaire. Nous finissons la journée dans la ville. Ma copine en a profité pour se faire tailler une belle veste sur mesure en moins de 3h30 et pour une 30ène d’euros. Nous attendons le soir pour voir les lumières sur la vieille ville. Effectivement c’est très joli et très romantique mais il y a du monde dans les rues! Nous achetons quelques lanternes en souvenirs avant de repartir.







Open
July 2014: Finally Back!!! So Excited to Show the West to the Kids!
After nearly 2 years of waiting (yeah, like many of you, we wanted to hit the road again as soon as we got back to France... but first, we had to fill up the piggy bank!), here we are at last—July, the month we’ve been waiting for! We’ve got 30 days of exploring new places ahead of us, as well as revisiting some spots we loved back in 2012.

Here’s the plan: - Joshua Tree NP - Las Vegas - Valley of Fire SP - Yant Flat - Zion NP (Angel’s Landing) - Bryce Canyon NP (Fairyland Loop trail) - Devils Garden on the HITTR - Capitol Reef NP - Grand Teton NP - Yellowstone NP: Old Faithful - Yellowstone NP: Norris Geyser Basin and Mammoth Hot Springs - Yellowstone NP: Grand Canyon of the Yellowstone - West Thumb and Grand Teton NP - Flaming Gorge - Colorado NM and Fisher Towers - Moab: Arches - Moab: Canyonlands and Corona Arch - Moab: Canyonlands - Moab: rafting and Dead Horse Point SP - Natural Bridges NM and Valley of the Gods - Monument Valley and Horseshoe Bend - Coyote Buttes South - Grand Canyon NP (North Rim) - Grand Canyon NP (North Rim) and Navajo Bridge - Sedona - From Sedona to Tucson - Arizona-Sonora Desert Museum and Saguaro NP - Tombstone

Practical details:

- I’d read that it was better to book flight tickets directly on an airline’s website rather than through a comparison site. So, I spent months searching for reasonably priced tickets for two adults and two kids from Paris to Las Vegas for the outbound trip and from Tucson to Paris for the return. I mostly checked Air France, KLM, and British Airways, but prices were always around 4600 €. Not finding anything, we eventually went through a comparison site: Ebookers. We bought our tickets in mid-December: Paris/Atlanta with Air France, then Atlanta/Los Angeles with Delta for the outbound trip, and Tucson/Atlanta with Delta, then Atlanta/Paris with Air France for the return. Total cost: 4300 €. The layover on the outbound trip made me a little nervous because it was only 2 hours and 15 minutes. A month later, we got an email from Ebookers saying the layover had been reduced to 1 hour and 40 minutes! And a few months after that, it was down to just 1 hour and 30 minutes... So, we called Air France directly (we didn’t go through Ebookers, and it wasn’t a problem), and they put us on different flights. The new layover was 2 hours and 10 minutes—still not a ton of time, but I felt better than with 1 hour and 30 minutes. And anyway, we figured we’d see how it went!

- For the car, we tried several comparison sites, and in the end, AutoEurope won this year: 808 € for a 30-day rental of a Chevrolet Impala through Thrifty. The second driver was free for the entire trip since we picked up the car in California.

- We didn’t rent a GPS or buy one—we just downloaded Sygic on our two phones and bought the US map. I don’t remember the exact amount, but it cost us around 30 €.

- For hotels, I either booked directly on the sites (Xanterra, Grand Canyon Lodge, etc.) or used Hotels.com (to earn nights through their Welcome Rewards program) or Booking.com (when hotels weren’t available on Hotels.com). I always compared the price on Hotels.com with the hotel’s direct rate, but they were usually the same. So, for the same price, I’d rather earn a night with Welcome Rewards! We’d set a budget of 100 € per night on average, and we stuck to it pretty well—the final average came out to 101.20 € when including everything (nights + taxes + any nightly fees + parking fees + bank fees).

- As for luggage, we didn’t want to overpack! So, we left with one medium suitcase for Calista, one for me, one large suitcase for Hugo and Yannick, and a sports bag with Calista’s booster seat (we could’ve taken it on the plane with us, but I didn’t want to lug it around the airport during the layover). That sports bag came in handy on the way back, too—because, as everyone knows, you always come back with more than you left with! Each of us also had a backpack as a carry-on.

Before wrapping up this intro and getting into the real details, I’d like to thank everyone who contributed to my discussions and helped me improve our itinerary!

Quick intro for those who don’t know us: Yannick (36), Peggy (36), Hugo (11), and Calista (8).
Open
Au pays du Dragon: le Vietnam du Sud
AU PAYS DU DRAGON : LE VIETNAM DU SUD

ATTENTION CE COMPTE RENDU EST A TITRE PERSONNEL . C'EST LE RECIT DE NOTRE VOYAGE ET NON UN MODELE DE VOYAGE. DEPUIS QU'IL EST POSTE , CERTAINS MEMBRES ME HARCELENT DE POSTS DESAGREABLES !!!

Voilà deux ans que nous n'étions pas retournés en Asie et Dieu sait que cela nous manquait ! Contraints financièrement le temps des études des enfants à voyager moins, moins loin, moins souvent..( quel sacerdoce que l'éducation des enfants…), la première chose étudiée est le poste 'transport' . Au hasard des recherches , tous les billets d'avion pour l'Asie en janvier tournaient aux alentours des 800 à 900 e … Je trouvais alors un Paris / Manille pour 690 e , destination asiatique, connue de certains de nos amis, la tentation fut grande, l'empressement immédiat, trop… trop vite …. fatalisme occidental ! 🙁🙁

Trop vite car c'était sans compter que ce que nous voulions voir aux Philippines : Luzon et ses rizières, c'était climatiquement pas le meilleur moment … Trop vite car c'était aussi sans compter que ce n'était déjà plus l'Asie ( des temples, du bouddhisme…) chère à mon coeur ( attention sans jugement de valeur ) .

Alors que faire : me raisonner : c'était fait , nous avions les billets . Me morfondre ? c'est nul quand il s'agit d'un voyage . Agir . Il y a juste eu besoin d'un déclencheur qui fut un coup de gueule . Tout était bouclé : itinéraire et non sans mal, réservations hôtelières… Et tout à coup, on me demande de payer la totalité du séjour . Certains considéreront cela normal mais moi , cela m'exaspère car je n'ai jamais planté personne et le manque de confiance occidentale , je le fuis comme la peste. Je n'ai jamais versé quelque acompte que ce soit en Asie, je n'allais pas commencer…( je me répète c'est une valeur purement personnelle) . Alors j'ai agi ! J'ai ouvert un atlas pour voir où je pouvais aller de plus judicieux et de moins onéreux… Le Vietnam? J'avais toujours lu beaucoup de déceptions, de roublardises sur le forum mais qu'à cela ne tienne… Et puis un ' lien' m'est apparu sur VF .. le lotus du Mékong ! Exactement ce que nous recherchions car pas question 'd'abattre' le Vietnam sauvagement en saut de puce entre Hanoï , Hué, le sud… Depuis quelques temps, on a appris à voyager autrement , plus lentement, plus profondément ( sans doute vieillissons nous :) ) . Nous allions donc nous cantonner au sud , c'est à dire au Delta… Et puis qu'allions nous chercher en Asie ? : la population ! Un billet d'avion supplémentaire ( tout sauf économique mais on apprend de ses erreurs…) , des heures de transit à n'en plus finir, j'efface les mauvais souvenirs et le récit commence à Ho chi minh

TRANSPORTS : Valence / Paris : 70e AR /Pers Paris / Manille : 690e /pers Manille / Ho chi minh : 200 e/ pers Can tho / Phu quoc : 26 e /pers Phu quoc / Ho chi minh : 36 e/pers Lotus du mekong / Can tho ( 1h) Taxi : 700 000 D Aéroport Phu quoc / Bo ressort Taxi : 320 000 D ( choisir société SASCO) Bo resort / Duong dong taxi : 200 000D Aeroport Ho chi minh / Centre taxi : 350 000 D

Pour les déplacements en taxi à Ho chi minh prendre Mailing ou Vinassum . Très fiable avec compteurs sinon c'est l'arnaque assurée avec un compteur trafiqué :(

HEBERGEMENT

- Delta :Le lotus du Mékong 🙂🙂 Gîte francophone : séjour du dragon 430 E pour une semaine . Forfait comprenant TOUT ! Hebergement, repas, sorties… Ne me demandez pas où cela se situe , je n'en sais RIEN ! Sege préserve son petit coin de paradis donc on ne lui a pas demandé … c'est à environ 30km de can tho … Excellent alternatif quand on veut fuir le tourisme de masse car en 8j sur place , nous n'avons pas vu un seul occidental ! Nous avions choisi cette formule comprenant : hébergement, pension complète sauf 2j , toutes les sorties et visites avec Serge : moto, bateau, pirogue…. Nombreux arrêts pour prendre le temps de vivre , boire un café… Toutes ses sorties sont hors sentiers battus . Repas du soir avec serge et son épouse qui est un vrai cordon bleu… Toujours 4 ou 5 plats différents , mets raffinés de la cuisine Vietnamienne, produits frais du marché, bière, eau , liqueur … On s'est REGALES !!!!! Petits déjeuners : pain frais déposé à la chambre tous les matins et frigo dans la chambre avec confiture, miel , thé, café… Chambre avec eau chaude et ventilé dans un superbe jardin ! Attention pour les accros , connexion Wifi pas toujours facile . Vélos à disposition Accueil génial et ambiance conviviale… Serge est un personnage atypique , je pense que ça passe ou ça casse lol 😉😉… Mais tout est clairement annoncé sur son site internet !

- Phu quoc : Bo resort . 😎😎

Réservé sur Agoda : 65 e la nuit en bungalow jardin avec petits déjeuners Bungalow de bonne taille, tout simple, tout coloré dans un grand jardin , pas de vis à vis ( petite structure de 15 bungalows) , lit avecmoustiquaire ( indispensable …) SDB à ciel ouvert , eau chaude par panneaux solaires, petite terrasse et en bord de mer . Location de moto, prêt matériel snorkelling , livres, serviettes de plage… Transats et parasols en bord de mer sur une immense plage avec la mer turquoise … Restauration sur place : très large choix sur une carte, poissons, crevettes, viande , spécialités vietnamiennes mais aussi plats occidentaux, snack pour le midi . Compter environ 6e par plat. Carte de cocktails prix unique de 5e . Boissons comme soda… et eau minérale : 0,5 e. Excellent service , très sympa et souriant. Un petit coin de paradis loin de l'agitation de dugong dông… donc je pense que fêtards s'abstenir . CB acceptée

- Ho chi minh : Saîgon Star Hôtel . District 3 🙂

Grand hôtel assez impersonnel mais au calme, propre, bien situé… Pas ce que nous avions réservé mais vous comprendrez plus loin comment nous sommes arrivés dans cet hôtel. 36 e la chambre tout confort, climatisation et petit déjeuner insipide compris… Un bon compromis. CB acceptée

NOURRITURE Je ne pourrais rien vous recommander de particulier car nous nous sommes régalés chez Serge, avons bien mangé au Bo resort et sinon nous avons pris le reste de nos repas sur le pouce dans la rue , dans des gargotes … Tout est bon au Vietnam et gros avantage pour les sensibles comme moi , peu de choses sont épicées…

CHANGE

1e = env 27 000 D … je vous l'accorde pas une conversion facile. Nous avons changé nos 250 euros en arrivant à l'aéroport qui n'affichait , d'ailleurs pas un taux de change différent de celui pratiquait en ville et nous avons fait le séjour avec cette somme.

GUIDE : Comme d'habitude le routard et le lonely planet mais qui nous furent de peu d'usage car nous avons fort peu fait les sites touristiques mais plutôt battus la campagne .

VISA : J'avais à peine pris les billets Manille / Ho chi minh que je m'apercevais qu'il fallait un visa … Il restait dix jours avant notre départ gloups …( je vous dis une débutante sur ce coups…:( ) Bref quelques conseils sur VF et hop j'ai réglé le problème : ce serait une lettre d'invitation par internet et un visa sur place. Facile et bien rôdé , nous n'avons eu aucun problème.

Lettre d'invitation prise sur ' Vietnamimmigration.org ' : 17$ / pers. demande faite et reçue en 48h A l'arrivée : guichet ' visa landing' : vous retirez le formulaire en présentant la lettre … page d'écriture ( sans rature !!! ) ; nouvelle présentation au guichet avec formulaire, lettre, une photo. Passage devant le monsieur pas souriant mais on reste poli malgré tout et puis attente😇 … Bon , on est en vacances et en Asie donc c'est 'zen' … Appel par l'officier ( là , il faut s'accrocher car ton nom ne ressemble plus à ton nom et le monsieur n'est ni compréhensif ni patient🏴‍☠️) ; bref , on pense deviner que c'est nous … versement des 45 $ / pers ( pour une entrée ) et l'affaire est réglée…

Pour référence , j'avais fait un devis sur visa express , cela nous revenez à 100 e /pers soit le double de prix.

METEO : Du soleil , du soleil, du soleil… Chaud dans le Delta ( env 30 ° ) , plus chaud sur l'île , étouffant à Ho chi minh mais pas de nuage ni de pluie

QUELQUES PRIX

L'île de Phu quoc est beaucoup plus chère que la campagne du delta.

- Café dans la rue : entre 20 000 D et 30 0000 - coca : env 25 000 - eau minéral : 10 000 - Une soupe dans la rue , un plat de riz ou nouilles : 60 000 - Course en taxi dans Ho chi minh env 50 000 ( le taxi à Ho chi minh c'est facile, pratique mais je répéte sur les compagnies citées … vous comprendrez plus tard)

ON A ADORE : 😇😇😇 - La vie dans la campagne , dans le petit coin de paradis de Serge , hors sentiers battus, avec des milliers de sourires et 'hello' ! - La balade à moto à Phu quoc, un autre Vietnam , sur des pistes rouges, au bord d'une mer turquoise , esseulés - La cuisine vietnamienne - Les souries et la disponibilité de la population , l'absence totale d'insécurité de jour comme de nuit, leur bon vouloir à toujours aider sans rien attendre

ON A AIME: 😉😉 _ Le lotus du Mekong , l'accueil de Serge et son épouse Lien, les visites en leur compagnie, les rencontres insolites, découvrir le Delta en prenant le temps de vivre… - le musée FITO : médecine traditionnelle vietnamienne à Ho chi minh - L'île de Phu quoc et le bo ressort pour sa sérénité et le temps détente - le café suada ( moi qui ne boit jamais de café , je me suis régalée !!! C'est du lait concentré , de la glace pillée et du café… une vraie glace miam… La FACILITE dans tout et comme toujours en Asie !

ON A MOINS AIME : 😕 Faut il en dire ? c'est vrai rien n'est parfait … bon alors , cherchons bien , des banalités alors … les moustiques à Phu quoc à la tombée de la nuit … emmenez bien les répulsifs , ils sont affamés !

COUPS DE GUEULE : 😠😠😠😠😠😠😠😠 L'hôtel réservé à l'arrivée qui nous a trimbalé et le second au patron pas très clean qui faisait de la rétention de passeports … Gare donc au : Seventy hôtel à Ho chi minh

CARNET DE VOYAGE :

Vendredi 11 janvier Descente de l'avion à 23H55 , trente de transit , chaleur étouffante, nous nous dirigeons vers le 'visa landing ( voir plus haut ) puis l'immigration , récupération des sacs à dos, non sans mal car il y a deux heures que l'avion s'est posé, mais ils nous attendent en vrac au pied d'untourniquet, douane, change … J'ai réservé une chambre dans un petit hôtel ( recommandé sur tripdavisor) dans le quartier routard pour son calme en y prêtant bien attention car c'est apparemment un quartier animé et bruyant. L'hôtel nous a proposé une navette mais sera t-elle encore là car voici 2H30 que nous devrions être arrivés ( attention le prix de la navette de l'hôtel c'est plus du double d 'un taxi) . Un jeune nous attend , nous nous dirigeons vers lui , il soupire et nous montre l'heure … charmant accueil … nous n'y pouvons rien si l'immigration est lente . Il nous dépose à l'hôtel, on se voit déjà enfin se glisser sous les draps et dormir … Un jeune nous annonce que la chambre est ' défectueuse ' et qu'il nous réservé une autre chambre dans l'hôtel de son cousin à 15mn de marche d'ici . On accepte bon gré mal gré et on repart , il est 3h du matin… ET là le cauchemar commence !!! 🤪🤪🤪 La fameuse rue routarde que je voulais éviter pour le bruit , eh bien, on y plonge en direct ! c'est une vraie discothèque à ciel ouvert . On entre dans l'hôtel , le bruit n'en diminue pas pour autant… Excés de confiance , naïveté, bref on donne nos passeports en même temps que nous demandons si la chambre est calme.. oui oui , elle est calme. ON demande à voir, il hésite mais je ne veux pas payer avant d'avoir vu. On finit , par y monter et là effarement : où la fenêtre est ouverte ou on s'apprête à dormir dans une disco mobile… Non, elle est fermée! On se sent pris au piège à une heure pareille mais on veut aussi DORMIR !!! Eddy redescend voir le patron , lui dit que non ce n'est pas possible de dormir dans une telle ambiance, pendant ce temps je potasse le routard pour trouver une adresse plus ' zen ' , le patron s'énerve, refuse de rendre nos passeports si nous ne payons pas, et nous assure que demain nous aurons une chambre plus calme sur l'arrière … Eh bien non ! J'exisge qu'il rende nos passeports et appelle un taxi; il s'obstine et là je prononce le fameau sésame : police touristique ! En quelques minutes, le taxi est devant la porte, nospasseports en main , nous quittons ce sinistre endroit … Amis voyageurs gare à l'hôtel Seventy … sauf si vous endormir bercé par 'les démons de minuit ' vous tente.

Le taxi nous débarque au saigon star hôtel que j'ai choisi au hasard dans le routard en tapant dans la catégorie 'plus chic' pour assurer nos arrières. Pour 10e de plus, nous avons enfin le calme… Une douche et on s'effondre , il est 5h du matin , nous ne réouvrirons pas l'oeil avant 14H

Samedi 12 janvier : Le voyage peut enfin commencer sereinement… Douche , café, un taxi ( car avec les événements de la nuit, on ne sait même plus se situer dans Ho chi minh) et hop c'est parti… En fait , nous n'aurions pas eu besoin de taxi car l'hôtel est à 15 mn de la cathédrale…

On démarre slowly avec la visite de la cathédrale Notre-dame, la poste française, les grandes avenues, le marché de Ba Treng , les petites échoppes, l'effusion de la vie , les milliers de cyclos … on s'y retrouve , on est dans notre élément. Petit restaurant le soir, découverte des premières saveurs vietnamiennes, café en terrasse dans l'agitation face à Notre - Dame pour finir la soirée … demain départ vers le Delta

Dimanche 13 janvier : Le Delta: extrémité sud du pays, entre HCM et le Cambodge, les flots boueux, le grenier à riz du Vietnam… Qu'en attendions nous ? passer de ville en ville en bus en suivant l'itinéraire classique des grands noms: Can tho, My tho… Non … on voulait vivre l'Asie comme nous l' avions vécu à Luang Prabang, dans les 4000 îles.. posés dans un coin, un vélo, la vie locale, un coin paumé, des rizières et on l'a trouvé chez Serge , au Lotus de Mékong… Quelle ambiance, quel accueil, et quel personnage… On s'installe tranquillement, on profite du jardin , des hamacs, belle balade au milieu des rizières … et sur le bord du canal . C'est serein , apaisant et c'est aussi le pays du sourire et des 'hellos' des enfants. Premier repas avec Serge et Lien : une fondue vietnamienne à se faire éclater la panse … Toutes les saveurs que j'aime sont là aux bout de nos papilles . Serge nous explique son parcours , son arrivée au Vietnam , ses réflexions sur l'occident , les valeurs du Vietnam du sud… on devrait bien s'entendre

Lundi 14 janvier : Ce matin , visite du village tout proche et du marché local avec Serge, Lien et la petite Lise… Départ en vélo . Oui, vous avez bien lu en vélo, moi en vélo ! ( les lecteurs des anciens carnets de voyage dont le Laos comprendront l'allusion) . On ne se moque pas : j'ai adoré … et j'en ai redemandé ( c'est vrai , le Delta c'est plat ! )

On a commencé par prendre un café glacé sur la minuscule place puis déambulé au milieu des étals , serge nous expliquant chaque produit , mode de culture et … quelques emplettes de fruits ( ah le mangues ;.. ) , on découvre des produits dont on ne soupçonnait même pas l'existence … Serge nous laisse ensuite en nous conseillant une balade à vélo et une gargote . A coups de pédales , le long du canal , on va découvrir toute une vie.

Repas délicieux … le patron , un vieux monsieur essaye de nous expliquer avec 3 mots d'anglais ce qu'il peut proposer ; on lui fait signe qu'on lui fait confiance, il sourit. Soupe de poisson, riz, poulet, pastèque , nous sommes repus. Nous rentrons tranquillement sous une chaleur certaine au gîte . La chanson dit 'il en faut pour être heureux ' c'est vrai, nous sommes aux anges. Après midi lecture, carnet de voyage, balade avant le coucher du soleil. Repas avec Serge, Lien et nous faisons connaissance d'un couple de marseillais arrivés cet après-midi pour 3 jours et avec qui nous partagerons les sorties… De nature méfiante , on est cependant immédiatement séduit par ce couple qui ressemble tellement à nos amis chers Nancy et Philippe… Ce soir : riz cantonnais, robs caramélisés au lait et citron , crevettes et choux au won, daurade du mékong , pamplemousse … un régal !

Mercredi 15 janvier :

L'organisme a pris son rythme et s'est adapté au décalage donc lever à 8h. Petit déjeuner sur notre terrasse avec entre autre les produits frais achetés sur les étals hier…

Départ 9h pour une balade en bateau sur le delta . En progressant, on observe la vie quotidienne et Serge nous donne les explications: séchage du riz, récupérations des cosses pour la combustion, élevage des pandas, l'économie du delta, les plantations … Arrêt sur une île , pause café , balade dans ce minuscule village dont l'activité pépiniériste est très développée . La fête du Tet approchant , lesbateaux sont chargées de fleurs qui seront vendues à Can tho … c'est superbe !! Au fil de nos pas , tout est prétexte à explication ! On se rend compte de l'implication intense du Vietnam en matière de recyclage et d'écologie. Retour au fil du Mékong sur une des branches les plus importantes où sont implantées les grosses usine de riz: le Bassac…

Arrêt dans une petite ville , à nouveau , on glane fruits, biscuits, huiles essentielles. On tâche de répéter quelques mots que les vietnamiens veulent nous apprendre : éclats de rire réciproques ! Ce n'est tout cela mais il est 14H et Corinne, un ventre sur pattes, a faim… Salade de vermicelles , légumes , soja , carottes , minuscules crevettes du delta … Miam !

Retour par un autre canal au milieu de la luxuriance des plantations . Il y règne calme et sérénité …

C'est la tête remplie d'images , de partage et le coeur rempli de bonheur que nous rentrons au Gîte … Un regard furtif entre moi et Eddy : que foutons nous en France ? comment allons nous subir le retour ? mais carpe idem , profitons maintenant…

Ce fut une belle journée , celle du vrai voyage pour nous : observer, deviner, intercepter, estimer, comprendre, imaginer , sourire et tant d'autres verbes sont le bilan de la journée ! On s'installe dans l'observatoire de Serge ( petite cabane perchée) pour écrire, évoquer , échanger et regarder le soleil se coucher ..

Lien nous gâte une fois de plus avec du poulet à l'écorce d 'orange, nems, soupe de raviolis et émincé de boeuf à l'oignon doux . On sent chez elle cette passion de la cuisine et cette volonté de nous offrir le meilleur, en toute modestie et discrétion.

Mercredi 16 janvier:

Nuit agitée, piqures de moustique vivaces. Je me lève à 6h et je file profiter de la lumière du jour qui se lève.

9h : départ en moto pour une balade en campagne. Tout le monde est véhiculé , nous n'avons pas le permis vietnamien et la logique de circulation étant très différente de la nôtre , Serge ne veut pas prendre d risque. Même Eddy qui est motard n'est absolument pas frustré de se faire charrier car il faut une vigilance de tous les instants qui ne permettrait pas de profiter des paysages.

La journée est ponctuée par de nombreux arrêts: visite d'une briquerie : modelage, cuisson dans les fours à combustions de cosses de riz, récupération des cendres pour en faire un engrais.. rien ne se perd , une bel exemple! Puis ici confection des galettes de riz et séchage, là construction de bateaux plus loin visite d'un temple tout affairé aux décoration pour la prochaine fête du Tet , encore plus loin visite du dispensaire et son herboristerie…. rencontre hilare avec le médecin qui travaille depuis 25 ans 4 jours à son compte et 3 jours bénévolement pour le dispensaire. Un personnage tout simple mais empli d générosité , de tendresse et surtout de sagesse. Nous avons pris notre déjeuner au temple : repas entièrement végétarien , un régal !

Cette journée me permet aussi de découvrir que contrairement au Laos ou Cambodge , le Vietnam a avant tout un culte animiste et vénéré les ancêtres, dans un grand mélange de style, de prophètes et bienfaiteurs. cela donne à l'intérieur du temple un style que je trouve kitch, et un grand chaos , avec différents autels pour les taoïstes, bouddhistes ( plutôt le bouddha d'opulence d'ailleurs) , des divinités hindoues… troublant . Le sud du Vietnam vénéré aussi Hoa Hao qui est en photo sur tous les autels dans chaque maison…

Une journée bien remplie en émotion, partage et rires. Nous n'avons jusqu'à aujourd'hui croisé aucun touriste ni occidental .

Jeudi 17 janvier :

Ce matin départ pour Can Tho en moto. Je ne suis pas au top de ma forme avec une sciatique terrible , ce qui me rendra la journée difficile.

Premier arrêt dans un temple caodaïsme . Je vous passe ce qu'est la caodaïsme mais il est étonnant de retrouver ici à la fois les prophètes religieux mais aussi Victor Hugo, Lénine, Shakespeare …

Un ami batelier de Serge nous récupère ensuite pour le marché flottant… C'est parti pour une navigation entourés de courges , pastèques… Il est déjà tard , il n'y a plus aucun touriste . On s'arrête sur la bateau d'un autre ami pour savourer un ananas.

Déjeuner dans un restaurant chinois pour y déguster des rouleaux de printemps .

Petite balade dans le quartier des maisons coloniales, et arrêt à lamaison où fut tourné 'l'amant ' de M. Duras. Le cadre est jolie, la maison bien conservée.

Dernier arrêt dans un temple Kmer. Je m'y retrouve plus facilement …

Retour au gîte à 16H30 . Nous sommes tous fourbus , la circulation en moto même en tant que passager est fatigante car on reste sur le qui-vive.

Délicieux repas composé d'une salade de pamplemousse, gambas grillés, fleurs de courgette farcies…

Je suis anormalement fatiguée et les prémices d'une tourista me guette… 😮

Vendredi 18 janvier : Grasse matinée et nuit agitée , les symptômes se sont confirmés… Nous disons au revoir à nos amis marseillais .

Dans le matin , balade en pirogue ce qui permet de passer sur les plus petits bras du canal. Attention à ne pas traîner car la marée descend vite.

Grosse sieste et me voilà reboostée , ce qui permettra même un petit tour à vélo .

Excellent repas : soupe, beignets de gambas, pommes de terre au gingembre et supins au curry…

Samedi 19 janvier :

C'est le dernier jour chez Serge. On décide de se lever tôt et partir faire un grand tour à vélo avant que la chaleur nous ' jette ' dans les hamacs. On déambule le long des canaux au milieu des galettes de riz qui sèchent , des poules , canards, enfants hilares … Pause pour déguster une canne à sucre bien fraîche et hop c'est reparti … on provoque une émeute devant une école en sortant les appareils photos , éclats de rire…

Retour au gîte et on se laisse aller à la vie paisible et l'ambiance du pays … Paresseux ? non… adaptés à la situation . On ne peut quand même s'empêcher de se dire que le retour à la vie normale va être difficile.

On sort à nouveau en fin de journée pour se balader le long du canal et savourer une dernière canne à sucre au milieu d'une nuée d'enfants.

Dernier repas avec Serge et Lien . Nous avons demandé à manger à nouveau une fondue ;.. toujours aussi savoureuse

Nuit agité avec notre fils bien malade en France , téléphone, sms… rythmeront cette dernière nuit . On ouvre un dossier de rapatriement au cas où demain , son état ne se serait pas arrangé…

Dimanche 20 janvier :

Thomas va mieux , on suspend le rapatriement , on quitte Serge et sa famille, le gîte puis le village avec une grosse nostalgie…

C'est parti pour 3 jours sur l'île de Phu Quoc…

Je me suis longuement demandé quoi faire après le gîte de Serge , sans courir . J'avais pensé à Dalat mais c'était un peu juste en timing pour vraiment profiter du coin car il n'y avait pas de vol pour Dalat à partir de Can tho , et cela nous obligé en bus à repasser par HCM. Nous étions à 40mn de vol de l'île de Phu quoc , annoncée comme bien préservée du tourisme de masse, tout en offrant de belles plages, de belles forêts , . C'était simple, rapide et un paysage complètement différent!

On a aussi choisi un petit resort ( voir plus haut) pour son charme et son côté écolodge, son bord de mer, sa restauration et nous voulions absolument être loin de l'agitation de Duong Dong avec ses bars, karaokés… On a mis dans le mille car le Bo resort nous a offert tout cela .

Dés le premier jour , on a largement profité de la mer chaude, du sable chaud et d'un bon bouquin.

Au dîner, on a choisi le king fish caramélisé … un régal et une pina colada , il fallait bien fêter notre arrivée !!

Lundi 21 janvier :

Au réveil longue balade sur la belle plage de sable blanc, bain matinal dans une mer d'huile. Petit déjeuner face à la mer et départ pour Duong Dong ( on a choisi le taxi pour être bien sage ; pour conduire une moto , le permis vietnamien est obligatoire ; certes la police de l'île ferme les yeux mais en cas d'accident la justice est loin d'être clémente … cela circule à tout va et de partout en ville donc sagesse et taxi )

On s'est fait arrêter prés du port ( où se tient le night market ) . Le cadre est superbe : jolis bateaux colorés aux couleurs pastel, petit phare, temple et un immense marché vivant, bruyant, animé plein de couleurs , saveurs et odeurs… A 12h , il fait un soleil de plomb . On fait la pause dans un café puis nous rentrons au Bo resort pour une après-midi farniente . Alors où on vieillit ou il y a dans l'air cet air de paresse mais en tout cas on appréciera beaucoup les temps détente entre transat et bain de mer, lecture et carnet de route … En tant que baroudeurs , on s'en sentirait presque coupable mais tant pis on accepte la punition : le repos !

Dîner avec une fondue de la mer… miammm

Mardi 22 janvier

Lever 6H30 pour un tour en moto ( en solo , cette fois car tout le monde nous a affirmé que c'est désert donc pas d'embouteillages, klaxons..et c'est vrai ! ) au nord ouest de l'île . On fera la boucle en 6H environ et à 90 % sur des pistes rouges . On a fait de nombreuses pauses photos , balade … La première partie de la balade longe la côte jusqu'à un minuscule village d empêcheurs , bien loin du tourisme qui se développe sur Duong dông et qui transformera à coups sur l'île dans quelques années à l'image de Pukhet …. que l dommage ! Le bateaux font à nouveau notre régal des yeux … de petites entreprises familiales aussi de nuoc nam dans des conditions de travail très difficiles !

Puis on s'est enfoncé dans une forêt où un beau sentier nous … Seulement 3 kms mais délassant , avec le bruit des singes en arrière fond, grouillant de vie: insectes , oiseaux etc ;.. On reprend notre route … depuis bien longtemps , nous ne croisons plus personne. Le poivre sèche au bord des routes , on décide de s'arrêter dans une petite ferme . On s'attendait à un attrape-touriste mais c'est familial et convivial. La dame nous donne un chapeau , horrifiée de nous trouver sans couvre chef sous une chaleur pareille , pour aller dans les champs découvrir comment pousse le poivre , expliquant qu'elle ne peut nous accompagner car son bébé est fiévreux. Au retour , elle nous explique la cueillette et les différents poivres . C'était bien sympa et instructif. On s'y désaltère et retour au Bo resort .

Petit lunch tardif sur la plage et repos .

Une belle journée encore !! qui se termine par un boeuf sauté aux oignons doux pour Eddy et poisson grillé pour moi.

Mercredi 23 janvier:

Aujourd'hui c'est décidé : on se repose . Les agences locales proposent un day trip dans les îles au sud de l'île avec repas, et snorkelling… On s'est fait piéger moulte fois et moulte fois , nous avons été déçus donc cette fois c'est NON !

Si quand même , pour moi massage … Ah mais ne pensez pas que ce fut une journée de pur repos !!! J'ai hésité car je sais que les massages thaïlandais et laotien était .. comment dire… tonique voire viril et je n'en garde pas un merveilleux souvenir . J'ai fini par me décider … J'étais détendue et relâchée avant , plus du tout pendant 🏴‍☠️🏴‍☠️ et douloureuse après…. 1h ( et dieu sait que ça peut être long une heure ) à découvrir des points que je ne soupçonnais même pas … Le massage fini, j'ai quand même réussi à sourire , j'ai même dit 'merci' mais j'ai décliné l'offre d' y retourner le lendemain… Dire que j'avais nargué ma fille par sms en parlant de massage. Cette fois , on ne m'y reprendra plus , les massages c'est fini sous ces latitudes… 😉

Jeudi 24 janvier :

Aujourd'hui , un peu de vague à l'âme car retour vers HCM alors on profite des derniers moments de plage , d'une dernière balade sur la plage , de la mer…

Aéroport et vol sans encombre pour HCM où on retrouve le bruit puissance mille , la densité humaine , la circulation anarchique mais pas moins de sourires . Retour à l'hôtel saïgon star qui nous avait donné satisfaction et où nous avions réservé avant d partir les deux dernières nuits.

Vendredi 25 janvier :

On se réveille tôt donc on démarre tôt mais surement pas rassasiés par le petit déjeuner de l'hôtel qui est vraiment insipide 5 son seul point négatif) . On se retranche sur un trottoir pour boire notre café suada. On est en face du théâtre de marionnettes , ce qui attise notre curiosité. Cela a l'air fun car ce sont de marionnettes sur l'eau , on est un peu grand enfant donc on prend nos billets ( c'était indispensable car c'était complet le soir) .

On a beaucoup hésité à visiter le musée de la guerre , tout comme onavait beaucoup hésité au Cambodge pour Tuol Sleng… Mais plusieurs personnes nous ont incités à le visiter pour mieux comprendre une partie de l'histoire du pays . On a boudé la visite de l'extérieur avec chars, hélicos;.. la guerre c'est vraiment pas notre truc… Le musée est sur trois étages : la vie durant la guerre americano-vietnamienne , la large mobilisation contre cette guerre y compris en Amérique , et les conséquences des l'agent orange pendant la guerre et encore aujourd'hui… Il faut reconnaître que les étages 2 et 3 rivalisent d'horreurs… L'Homme n'a vraiment pas son précédent pour toujours trouver pire que pire … Les photos dont celles de nombreux reporters célèbres dénoncent cette barbarie. Nous sortirons plusieurs fois des salles pour reprendre notre souffle et nos esprits ; c'est en larme que je finirai le musée … Ce genre de visite ce n'est vraiment pas pour moi… On en est ressorti attérés; Hitler était presque un ange … Mais attention , le musée ne montre que les atrocités des américains envers les vietnamiens; je suppose que l'autre côté du miroir était bien sombre aussi …

On part ensuite vers la Pagode Giac Vien. Depuis le début du séjour, on prend avec précaution les taxis vinassent ou mailing , très réglo sur le compteur et les tarifs… Et là , allez savoir pourquoi, c'est vrai qu'on était remué par le musée, on est monté dans le premier taxi venu , comme pour fuir…. Eh bien , on aura payer cher notre maladresse car nous paierons 4 fois le prix de la course ! Scandaleux !!! Le compteur tournait mais à quelle allure… Bref , prenez garde ! Assez loin dans la ville , on y entre par une belle porte en tuiles vernissées. On a choisi celle-ci car c'est une des plus anciennes… Très bel ensemble !

On visite ensuite après une pause café ( on recouvre enfin nos esprits) le musée FITO , de la médecine vietnamienne, crée semble t-il , il y a peu . C'est SUPERBE ! Tant sur le contenu, pièces, explications ( visite en anglais , dommage un peu rapide) que pour le bâtiment très ancien et admirablement conservé. ( 32 000 D / pers)

Passage dans le rameau quartier chinois : cholon … Fatigue , chaleur , bruit ? Nous n'y trouverons rien de plus extraordinaire qu'ailleurs sauf peut être le quartier des herboristes..

retour à l'hôte pour une petite pause vent les marionnettes , qui était certes naïf mais bien sympa et on s'est régalé de voir la population vietnamienne éprouvée autant d'enthousiasme .

Samedi 26 janvier :

On fait les sacs , les laissons à la consigne de l'hôtel et dernière balade à HCM… on part vers la cathédrale, dernier café suada au fond d'une ruelle d'un quartier qui est à l'image de toute capitale avec ses magasins de luxe etc… Nous avons fait une petite ciste à la librairie française ce qui nous permettra de nous ramener un joli souvenir : le livre : 'Vietnam , sous le signe du dragon bleu' ( l'artisanat n'est pas top au sud vietnam) de François Jarlow mais aussi une de ses toiles …

La chaleur est plombante alors pas de déjeuner mais juste une glace coco savourée au Pho 24 avec vue sur la cathédrale

La suite est l'éternelle rengaine du voyageurs … taxi, aéroport etc …
Open
Une semaine "chrono" à Dubaï
Carnet de voyage (rédigé via mon iPhone*) :

« Une Semaine Chrono a Dubaï » voyage seul

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * Avant départ

1) Vérifier que vous soyez bien en possession d'une prise adaptator French/UK car à Dubaï les prises électriques sont les même qu'à Londres. Pour ma part jai opté pour l'achat D'un bloc prise international avec les 5models en un (Uk USA Europe et china + usb pour charger appareil photo ou ipad) acheté 40€ chez boulanger.

2) La douane peut vous demander de déclarer les espèces à l'entrée. Moi perso j'me suis fait un western union (de moi à moi-même) pour retirer du cash chez Travelex Dubaï (Terminal1) ça marche aussi (les frais s’élevent à 30€ mais bon on y gagne presque comme ça que au change + douane).

3) Quelques règles de bonne conduite à connaitre et à adopter : Dubaï est un des 7 émirats arabes situé dans un pays musulmans, mais assez ouvert d'esprit donc pas de tenue vestimentaire obligatoire pour les touristes (enfin, pas pour le moment). En revanche évitez les tenues vulgaires et inappropriées. Aussi, en public, évitez « la tendresse ostentatoire » avec votre compagnon. Dans les transports publics, interdiction formelle de manger ou de boire (sous peine d'amende), même une simple bouteille d’eau.

4) Bien vous renseigner sur la législation du pays (alcool, cannabis, emprisonnement) avant de partir si vous faites parti de ces cas de figure.

5) Pour visiter une mosquée c'est gratuit, il faudra simplement prévoir des vêtements longs recouvrant jusque sous le genou (homme et femme) et le long des bras jusqu’au poignet ainsi que le cuir chevelu (femmes uniquement).

6) Toujours vérifier le cours de la monnaie avant son départ (pour pas se faire berner déjà et puis aussi pour connaitre les meilleurs taux de change) 1 euro (€) = 4.6 dirhams (AED) 1 euro = 0.5 Lira Turc (LT) (oct2012)

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

Jour 1 : départ d'Orly

La compagnie : une compagnie turque nommée "Pegasus" (leur site : http://www.flypgs.com) que j'ai connu par hasard grâce aux affiches du quai de métro à Paris (et c’est du low cost pas trop mal si on devait comparer à du Ryanair ou Jet4you). Recherches effectuées 1 mois à l'avance sur jet cost, liligo, govoyage, et ebookers pour avoir les meilleurs tarifs du coup c'est chez Bravofly que j'ai eu le moins cher (prochaine fois je tente le vol direct chez fly Emirates).

#Total: 503€ A/R charges comprises

L'escale : Durée de 2h30 à Istanbul Sabiha Gokçen, elle s'est bien déroulée et je confirme que les bagages sont transférés automatiquement si vous faites Paris Dubaï via istambul avec cette compagnie. (bagage de 20kg maxi en soute et 10kg en cabine). En supplement, j'ai pris une option assurance perte ou vol que jai rajouté le jour du depart ça s’appelle Safebag pour 10€ à Orly (c'est un agent qui, à l’aide dune machine, vous fixe cet espèce de cellophane rose qui protège les bagages contre perte vol ou spoliation de vos affaires et garantie à hauteur de 3000€) Astuce : ce qui est surtout pratique c’est quand vos bagages arrivent sur tapis roulant, le cellophane rose se remarque assez facilement à Dubaî donc on le voit du premier coup sans perte de temps) Pourquoi pas.

Conseils dans l'avion : pour des petits achats de nécessité incontournable dans l'avion (rafraichissement, eau etc...) on peut aussi payer en monnaie euros. par contre pour des raisons pratico-pratiques, pensez soit a avoir lappoint soit à "couper" un billet de 20€ avant de monter car pour avoir de la monnaie french euh bonjour turkish. Eux ils ont pas bcp de monnaie dans la devise euros.

Personnel À bord: Hôtesses et steward chez Pegasus sont agréables. Vols sans retards. Personnel dans le cockpit compétent et rassurant, je recommande.

Trajet : magnifique paysage, on passe au dessus des Alpes Suisses, Zurich, Belgrad, Sofia, Istanbul-centre, puis au dessus de l'Iran, pres de Téhéran etc... Trajet que vous pouvez suivre grâce aux écrans vidéo de contrôle en temps réel (façon GPS aéronautique).

Précaution : Mais sur le vol 2 (ist>dubai) j'ai ressenti le trajet très long donc prévoir tout type dactivités car le Sudoku ça va 5 minutes.

Le Duty free: à paris on connait deja (notamment chocolats ladurée). à Istambul ça me paraît classique. Pour vous restaurer durant l'escale j'ai vu un burger king et un fastfood à côté, les deux sont assez cher je trouve. À dubaï pas mal de choix mais préférez les Duty free du retour pour pas trop vous lâcher des le début.

Aéroport DXB International : en longueur il fait deux fois Roissy je crois. Donc si vous le souhaitez y'a un service qui s'appelle Marahba (qui signifie "Bienvenue" en arabe). Ce service en supplement vous transporte dans un mini-golf-car vous et vos bagages moyennant participation financière (news: on peut meme commander un bouquet de roses pour les plus romantiques) et en supplément aussi un coupe fil appelé fast-rack pour les gens qui aiment Pas faire la queue 30min pour le contrôle passeport.

1) MOYENS DE TRANSPORT : a) Déplacement prevus en voiture de location? Alors avant la sortie de l'aéroport (terminal1) vous avez deux lignées de 10 agences de location de chaque coté (de renommée locales ou internationales). Pour vous, J'en ai fait 7 ou 8 differentes (HERTZ EUROPCAR AVIS BUDGET DIAMONDLEASE THIRFY ETC…) en demandant a chacune ses prix , ses conditions etc... Bon plan : à prestation idententique, la meilleure à mon goût est Diamonds Lease pour son rapport qualité prix (par contre paiement uniquement par CB et caution bloquée 1mois). Précaution : Pensez à prendre leur « INSURANCE ACCiDENT » en supplement (un rachat de franchise si j’ai bien compris) parce que sinon ils vous débitent 750dh de caution pour la franchise réparation en cas de pépin causé par vous ou par un tiers. A savoir : Ah oui aussi, info non négligeable : depuis 2007 y'a des "Salik Troll Péage" (cliquez ici pour savoir ce qu'est un SALIK)qui sont implantés sur les bas cotés de certains points de Dubaï-Centre (entre 0,80€ et 1,20€ par passage et par vehicule) et qui seront automatiquement répercutés sur votre facture en fin de location (et ça... Personne ne vous l'annonce, heureusement que je me suis tenu informé avant de débarquer) allez sur le site pour consulter la Salik Map (cliquez ici pour voir la SALIK MAP). Aussi, contrairement à ce que jai pu lire sur d'autres forums, le permis international ils s'en moque (en tout cas chez Diamonds Lease). J'étais deg car je suis aller la veille de mon départ à la sous préfecture. Une matinée d'octobre 2012 sacrifiée pour rien. Faites le quand même, d'une parceque ca pourra peut être vous servir un jour au cas, vu que d'une compagnie à une autre les exigences differe, et de deux surtout parceque ça a la classe 5minutes. #Total: 23€/jour (assurance comprise) model Mitsubichi Lancer (couleur grise)

b) Déplacement en métro? Y'a une station "Al baynias square" à 3mn (KFC et Mc Donalds pas loin). Faites comme moi, prenez lappli "Dubaï Métro" (gratuite) et qu'on peut ouvrir même en mode avion hors internet hors wifi. Vous avez le plan métro composé de deux lignes (la rouge et la verte). Et comme c'est rectiligne, l'avantage c'est qu'ils ont utilisé une numérotation de station en plus d'écrire le nom. Pour donner rdv à qqun c'est bien pratique. Soit vous prenez des tickets à lunités (en papier cartonné rouge) soit une carte rigide que vous rechargez un peu comme une carte monéo. Moi j'avais la carte "NOL" couleur Silver. C'est la plus banale. La GOLD vous permettra de voyager "en premier classe" lol. Vu que y'a que les Bourges qui l'ont ça à l'air agréable lol. Attention aux horaires de fin de service: se renseigner auprès de la RTA. #Total : 4€ la carte « NoL SiLveR » (cliquez ici pour découvrir les offres de l'agence RTA Dubai et/ou leurs cartes Nol ici ) + rechargement prépayé à hauteur de vos besoins (ex : 1 trajet de 2 stations quelconques = + ou - 2km = 1,20€ environ) et ça peut varier en fonction des zones (1 à 7)

c) Déplacement en Taxi : A titre d’exemple, de l'aéroport jusqu'à mon hôtel ya 6km environ, donc prévoir 25~30dhs pour le trajet simple car tout taxi qui part de l'aéroport démarre le taximètre à 20dhs... contre 3dhs hors de l'aéroport (ne vous inquiétez pas c'est pas un abus). Pour chopper un taxi, un geste de la main suffit contrairement à dautres pays... Les taxis ressemblent à ça (photo ici). Difficile de les louper avec leur toit jaune. #Total : 10€ A/R aéroport-hôtel (12km aller-retour)

2)HEBERGEMENT : Hôtel : Ramee International Hotel (description ici), c’est une chaine un peu comme Formule1 dans le principe et le standing mais ya un peu plus d’avantages. Quartier "Deira"(quartier indien-pakistanais) = le moins cher de Dubaï vu comment il est loin de tout je comprend pourquoi. (au nord nord nord de la ville, limite Sharjah presque). Comme je vous disait plus haut, un peu galère à trouver sans GPS. Quelques déceptions: parking toujours bondé (en même temps parking 7places, tu m’etonnes) et pas de wifi avec l'hôtel, ni au mc do ni au Kfc... (Wifi indispensable pour les mails de pré-booking ou de confirmation ou même en cas de changement d’horaires d’activités à la dernière minute...). >>>INFOS : Ne vous fiez pas trop aux belles photos, ni à la localisation de Nasser Square .. Le Plus simple est de demander BANIYAS STREET, puis BANIYAS SQUARE. Placez vous afin que KFC soit face à vous et MC DO derrière vous, premier petit chemin a droite du KFC, et vous avancez 10 metres (ya un petit parking CAR PARK 10DH/HOURS) le Ramee Hotel est sur la gauche de ce parking.

La réception : au top, très arrangeante. J'ai été accueilli comme un roi (merci à la réceptionniste Naouel et au bagagiste). Quartier un peu bruyant le soir vu qu'il y a un « South indian night club » au second etage du même hôtel et bien que je ne sois pas là pour une Zen'thalasso ça m'aurait fait plaisir de dormir tranquillement. Mur insonorisé que dalle, j’entends le voisin parler au téléphone comme s’il était à 2m… je sais maintenant pourquoi je paye pas cher et c’est un peu le revers de la médaille. Douche : gros bémol sur lequel je suis tatillon, un tuyau de douche qui coule à petit filet ca peut devenir vite stressant quand on est pressé mais bon au final je me dis que l’hotel convient pour des gens qui ne l’utilisent que pour se doucher ou dormir quelques heures.

#Total : 300€ pour 5 nuits en chambre solo (sans petit dej).

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * Jour 2 : Repérages de la ville

C'est bon j'ai récupéré ma petite Mitsubichi Lancer pour la semaine et à 7h du matin (jour2) je roule sans but, vers une destination inconnue, juste pour perfectionner mon poignet et les rapports de la boite automatique de vitesse. Conseil : ces voitures sont équipées de la climatisation et d’un poste Radio-CD + entrée auxiliaire, donc si vous pouvez vous en procurer un, prenez un cable double jack (sortie écouteur des deux cotés) pour brancher votre iphone ou Blackberry c’est ce que j’ai pu faire ça m’évite de me trimballer avec toute ma CD-Thèques. Astuce : Indispensable, pensez aussi à prendre un chargeur allume cigare en sortie usb, idéal pour recharger iPod iPad ou iPhone

Du coup, vu la circulation vide en ce jour de fête religieuse (Aïd al Adha), j'ai tout vu en 3h. Je m'explique: j'ai fait à l'aller un trajet dubaïnord->dubaïsud par Jumeirah road(env.25km). Et le retour l'inverse par l'autoroute sheikh zayed road. Du coup à l'aller j'ai pu m'arrêter à Jumeirah Beach 4minutes chrono (repérage). Puis Burj la Arab (le building en forme de voile) le temps dune photo puis au Parc Wild Wadi (une piscine qui vaut le double d'aquavoulevard avec des sensations triples), Marina, Souq Al Madinat, et la Palm Jumeirah avec son hôtel Atlantis (le plus prestigieux au monde). Au retour, Dubaï mall, jusqu'à Gharoud (ikea) et la boucle est bouclée. 3h En voiture alors que c'est vide, Conseil : pour les temps de trajet, ne pas se baser que sur les distances à parcourir (feux à chaque 500m), mais aussi sur la circulation (l’après-midi la circulation est souvent bondée après 17h30). Précaution : Les radars fixes sont là partout même s’ils ne sont pas signalés par des panneaux. Exemple : sur Jumeirah Road, j’en ai vu un à chaque 3km. Ca ressemble à un poto fin, haut de 2mètre et de couleur grise sur le bas coté (terre plein central gauche), il est tres discret car ne lance pas de flash mais j’imagine qu’il doit capturer des images très nette.

J'ai fait le rituel du parfait Dubaïote, trainer des pieds dans un mall (centre commercial) et tué le temps 1h... Au final: Ça ma permis de connaître un peu les lieux mais au retour j'ai mis une heure pour retrouver mon hôtel lol (sans GPS).

Contrairement à la France, Dubaï n'annonce pas une position geographique en indicant une rue et un numéro de rue dans leur adresses, souvent c'est une boite postale genre PO BoX 12345 Jumeirah Road Dubaï, AEU

Ça n'aide pas vraiment. Surtout quand la rue fait tout les champs Elysées. J'ai bien regrette notre fameux "7, rue du HotDog" Ça parle déjà plus et tu sais si c'est sur un trottoir pair ou impair. Bref...

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * Jour 3: Détente, Farniente, Plage

Matin : une grasse matinee jusqu’a 15h (pas prevue mais necessaire pour recharger les batteries)

Apres midi : Alors sur mon road-trip scheddule, j'ai prévu d'aller à Jumeirah Beach 2 mais cette fois avec ma serviette mon short, pour en profiter un peu. Y'a pas trop de monde et peu de touriste. Y'a 95% d'hommes quasiment (les femmes ont un jour dédié le lundi sur les plages privées, interdites aux hommes). L'eau est à une super température. J'en ai profité pour prendre une photo avec un poisson de 60cm de long (aucun fish n'a été maltraité). Vers 17h c’est joli avec le coucher de soleil et le burj la arab qui s'illumine peu à peu.

Fin de soirée : Après j'ai été à marina walk. C'est un peu le quartier d'antigone (Montpellier) en 15fois plus grand. À voir d'urgence surtout la nuit y'a des musiciens dans les bars et restaurant. Vip? Possibilité de louer un yacht pour 400€ la demi heure (ah ouais quand même). Pas vip? Je ne l'ai pas fait je ferai le arba de Al Riga (bateau moins bling bling en bois ou tu monte à 15 dedans lol pour 10€ les 30min ou 0,20 cts la traversée).

Bref après ça j'ai été manger chez Johnny Rockets steak house au cœur de marina walk, c'est un truc américain avec les véritables sandwich de la route 66 (mouais bof bof). Vers minuit juste avant de retourner à l'hôtel je me suis arrêter au Chili's de Jumeirah road pour y siroter un milkshake fraise. Voilà la journée se finit comme ça.

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * Jour 4 : Visite de Dubai

Réveil à 8h30 car j'ai au préalable booké l'entrée à Burj Khalifa (la tour la plus haute du monde de 828m) pour 12h30 ce jour.

Burj Khalifa : Vu que j'essaie d'être organisé je me suis obligé à être sur les lieux à 11h et bingo ça n'a pas été inutile. Direct je suis allé voir le guest office avec ma confirmation papier (n'oubliez pas de l'imprimer en plus cet galère parceque le site vous laisse 3minutes pour imprimer donc préparer votre meilleure capture ecran ou copier coller) + carte identité. Ils vous donne votre entrée et vous reviendrai 10min avant l'heure prévue et petit café offer a lentree. Conseil : en réservant à l'avance j'ai eu un ticket pour 21€ au lieu de 80€ /// conseil bis: des que vous avez payez votre billet d'avion, je vous conseil aussitot de booké pour le burj Khalifa sinon vous allez vous retrouver dans des tranches horaires pas possible (trop tôt ou trop tard. Heure idéale c'est 16h30 avec une queue de quasiment 1h, vous êtes sûrs d'être la haut pour le coucher + 1ère parade de Fontaine Show à 18h). Une fois qu'on est la haut c'est impressionnant mais pour une courte durée j'ai trouvé. La photo sur fond vert en mode grimpeur du burj cest sympa une fois en haut je vous conseille d'essayer ça vous engage pas a l'acheter.

Dubaï Mall : j'ai réussi à le faire de bout en bout mais je vous raconte pas l'état de mes jambes. L'aquarium est sympa mais j'étais pas emballé des le départ. Pour les amateurs de jeux vidéos j'ai aperçu un espace sega. J'ai mangé une glace chez ColdStone (moins haut de gamme que haggendasz par contre ils vous servent en faisant un show de jonglerie et de lancer de boule lol). Pour les amoureux de sucré je vous conseille le CheeseCakeFactory dans l'espace Al Souk. Pour ceux qui veulent se connecté en wifi c'est gratuit dans le mall mais j'ai pas réussi alors j'ai pris un café chez Caffé Verganmo 1882 et ils m'ont donné un code wifi illimité (Astuce : normalement ce code marche encore près de la fontaine des statuts plongeuses à Wifi : Caffe Vergnamo 1882 prenez celui qui a deux « F » sur le mot CAFFE et non pas CAFE- Password: CV1882DUBAI majuscule sans espace).

Après le spectacle de fontaine j'ai pris le métro pour aller au mall of Emirates à 19h.

Mall of Emirates: sur deux niveaux il est bien plus à l'échelle humaine. J’ai étais voir Ski Dubaï (de l'extérieur uniquement car je deteste le ski) le temps d'une photo après j'ai foncé à la Palm Jumeirah pour 20h. Il se vend des pass de 2H sur leur site web et ya même de la luge.

Palm Jumeirah: y'a bien entendu le fameux hôtel Atlantis... Mais peu savent qu'il y a également le Nasimi Beach Café. C'est un espace en bord de mer avec un Dj pas trop encombrant qui balance du lounge, interieur comme a lexterieur : service chicha, on peut même y mangé la carte est variée. (conseil : Réservation obligatoire avec numéro de booking et tout, c'est pas tout le monde qui y va. (tenue correcte exigée) préférez le taxi car déjà les piétons non merci, mais le taxi vous pose sur le parking à 5m de l'entrée des palmier avec la boutique sur votre gauche (astuce: pour pas vous ruiner en taxi prenez le à Sharaf DG mais pas du côté de la station métro car il va devoir faire tout le tour du monde alors que vous avez juste à traverser la deux fois deux voies pour prendre le taxi dans le bon sens de circulation / gain de temps et ptetre d'argent vous vous payerez un coup à boire à ma santé).

Vers 21h après un cocktail et une chicha j'ai pri un taxi jusqu'à JBR alias Jumeirah Beach Road. Certains soirs c'est un cortège de bolides pas insonorisés et sans aucun(e)s mariés (bugatti, maserati, ferrari, rien que ça). Mise a part ca, ca reste une allée principale un peu comme la croisette. Garez vous dans le grand parking public (gratuit) situé 200m apres le Hilton sur votre droite, une fois garé revenez sur vos pas à pied y'a Une adresse sympa à voir c'est le Bo'House Café (bohemian concept) entre le parking et le Hilton, mais y'a pas que des bobo je vous rassure. (metro : Marina ou Towers Lakes). Petite salade caesar dans un cadre boheme. J'ai couru du Bo'house jusqu'à marina métro (4km) pour ne pas louper le dernier métro qui passe à 23h et quelques.

Astuce: si vous voulez chopper la Wifi près du Bo'House café, leur password c'est "gettogether" mais chut sinon ils vont le changer. Journée remplie qui s'achève tard (1h du mat). Lendemain rebelotte.



* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * Jour 5 : Bronzage & Détente

Depart a 8h pour Umm Suqueim 2 (plage publique gratuite pile poile entre le nord et le sud de duba)i, avec vue sur la voile de burj la arab. Le matin c'est calme y'a peu de monde voire personne. Moment de détente et de bronzage. J'étais seul sur toute la plage ça fait du bien. Ciel bleu pas un nuage eau turquoise.

-->Déjeuner: il s'est fait chez Fuddruckers sur Jumeirah road (depuis Burj al Arab, suivre la direction Nord en revenant vers les plages de Jumeirah 3). Sur le trajet si une envie de shopping vous prend y'a le Mercato mall, mai couleurs des villes méditeranéene style Monaco porto vecchio Rome cest joli). Alors pour ceux qui connaissent pas le F U D D R U C K E R S (liste de leurs adresses ici) c'est une chaîne issues d'Amérique du nord (USA, Canada etc ). À la carte un burger au choix cuisiné en live, rien de surgelé. La serveuse se presente comme étant votre serveuse privilégiée. Donc super service garanti. Boissons à volonté, des que votre verre se vide elle a deja anticipé et vous en ramène un nouveau aussitot avec nouvelle paille. Et condiments au choix à volonté jusqu'à sassiété. Ps: ce n'est pas un fastfood cliché, c'est un restau steakhouse traditionnel donc je valide et je donnerai tout pour y retourner (a faire au moins une fois). J'ai bien fait de me baigner le matin car j'avais très faim et j'ai réussi à finir le 32pound (saignant et a point faut dire "well-done" dans tout les cas hmmm). Sur le trajet du retour tempête de sable jai vu pas mal de piétons se précipiter vers les abris bus pour se camoufler. J'avais choisi le bon créneau baignade apparemment ainsi que le bon mode de déplacement à dubaï.

-->Activité du soir: sur mon road trip javais prevu de me faire un cinoche, au Cinéma VoX à Mall of Emirates (j'ai pas eu le temps de le faire mais après tout c'est qu'un cinéma). Même si j'apprecie le concept ou les serveurs vous ramènent votre commande sur votre confortable petit siège équipé d'une table à manger si vous avez prix un pass GOLD VIP... des oufs ces emiratis... En remplacement, j'ai été à JBR au Bo'House café (again and again)... Je vous conseille leur jus d'avocat demandez juste avocato. Bref.

Deira: après 1h de route je suis aller a Deira (quartier indien pakistanais). Le long de Dubaï Creek (fleuve qui traverse Deira) y'a pas mal de mini bateaux traditionnels en bois appelé "arba" qui traversent le fleuve pour 1dirham par personne (18personnes maxi) ça dure 10minutes le temps de la traversée ou pour ceux qui veulent cest 120dh pour une péniche plus jolie et pour un tour de 30min. Quoi qu'il en soit, arrivé de l'autre coté c'est le quartier Old Souq Dubaï, un mix entre la médina de Marrakech et les souq bollywood. Dans ce quartier ancien, vous y trouverez cartes postales souvenirs et vêtements traditionnels saoudiens homme femme et service à shisha. Prix largement négociable.

Astuce: faire un premier tout en partant sur un seul produit pour comparer tout les marchands sur un produit égal (ex: l'ensemble saoudien homme complet : on m'a dit 150dh, ou 120dh au final j'ai fais 5 marchands différents => prix payé 50dh), essayez de jamais rentrer dans la boutique sans avoir négocié un prix, prétextez que vous n'avez pas bcp de temps. D'une ils iront à l'essentiel, de deux il proposeront le prix d'urgence, alors que si vous venez bras ballants en sifflotant, ils se regardent entre eux et l'air de dire lui = touriste = pigeon. Lol

--> Diner: Du coup j'ai dîné pres de la station fluviale de Dubaï Creek (Deira) y'a des petits bouiboui en kiosque sur les berges, et pour l'équivalent de 5€ j'ai eu : 1 wrap chawarma + assiette de frites + 2 samoussa + piments fourrés + crustacés fourrés + poids chiches sautés + 2 canettes de pepsi (mais comment font ils tout ça?) lol. Très bon et bonne qualité... J'ai mangé debout pour faire comme les indiens-pakistanais, il peuvent manger dans des postures compliquées lol.

Bon plan : Cybercafé a proximité pour checking des mails ou envoyer quelques photos à la famille etc. 5dh/heure et print: 1dh/ feuilles (noir et blanc). Et pas loin de là il y a un hyper ouvert 24h/24h.

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * Jour 6: Journée au FERRARI WORLD PARK (ABU DHABI) Réveil : très matinal avec une douche ultraspeed et un petit dej pris en conduisant sur l'autoroute (pour votre sécurité c'est pas la meilleure chose à faire en conduisant et je décline toute responsabilité lol).

9h: Départ pour Abu Dhabi (150km de Dubaï centre) . La bas se trouve le seul parc au monde sur la thématique de la prestigieuse scuderia Ferrari a deux heures de route du nord de Dubaï (dans Dubaï suivre Jebel Ali/Abu Dhabi) y'a quune seule autoroute c'est dificile de se paumer et la sortie est Yas Drive Leisure (Yas drive étant le nom commercial du circuit formule 1 international à Abu Dhabi).

Le parc : assez facile d'accès, parking gratuit, visible de loin (entre Ikea, le circuit officiel et le futur AquaPark). Contrairement aux autres commentaire sur le net le parc n'ouvre plus à 10h car peu de clients à cette heure-ci. Il ouvre bel et bien à 11h. Un conseil : j'ai fais l'effort de faire un booking la veille sur le net par CB, et ça s'est avéré utile car j'ai pas eu à faire la queue à l'entrée. Astuce: le billet premium coûte un peu plus cher (AED325) mais ça vaut vraiment le coup (et le coût) car a l'entrée on vous remet un bracelet vip, vous coupez la queue qui la plupart du temps vous mange 1h de temps donc une attraction en moins. Ps: j'ai jamais fait plus de 10min de queue, et sans ce pass j'aurai tapé 2h facile au formula rossa (la big attraction). Un truc : des votre arrivée vers 11h ne faites pas comme ces moutons qui se ruent vers la big attraction "formula rossa" qui ouvre pas tout de suite (test et maintenance par les ingénieurs). Si vous avez le pass, faite plutôt l'attraction n.3 avant que du monde s'attroupe car la queue devient très vite repoussante et est obligatoire pour retirer un ticket (cette attraction est payante 85aed). Perso ça vaut pas le coup c'est un jeu vidéo style Segarallye. Tu vas à la foire du trône tu teclates plus à côté de ça. Mais bon. Je vous conseille tout de même le viaggio en Italia, c'est un délire comme le futuroscope avec animation projetée sur un écran coubé et siège rotatif.

Dans le parc aucune nourriture tolérée, justement il veulent vous faire passer par leur foodshops. Laissez vous peut être tenter par une pizza elle ont l'air bonne j'ai vu la portion king size ça m'a donner faim d'un coup.

En bref: de 11h à 15h j'ai eu le temps De faire deux fois l'attraction phare + quatre attractions. Je suis sorti à 15h pour visiter Abu Dhabi son circuit (accès non autorisé snif).

Faites le plein dessence: Prévoir les deux heures de route retour, et vous faites pas avoir comme moi si à l'aller entre Dubaï et Abu Dhabi vous êtes pas loin de la réserve mettez le plein car autour du park nothing, il faudra aller à 20km. Bon Plan : En moyenne 1 plein = 10 à 12€ pour du sansplomb.95 (en anglais on dit « SPECIAL »)… j'ai du faire 3 pleins avant de le rendre à l'agence avec le plein. 30€ toute une semaine j'ai parcouru 1000km je vous laisse calculer

Retour sur Dubaï: passage obligatoire sur Ibn battuta Mall vers 17h, c'est un centre commercial aux couleurs des régions du monde (Andalousie, Égypte etc...). Ça vaut le coup d'oeil et une paire de photo. Après ça reste un mall classique (avec un hypermarché Géant). à 18h j'ai été à l'extrémité nord de Dubaï pour visiter la corniche et la plage artificielle de Al Mamzar (limite Sharjah). C'est charmant avec son coucher de soleil et les gens qui son posé sur de petits bancs, plage propre. Et y'a même un coin "mise à l'eau" pour les chanceux propriétaires de jetski. Je n'ai pas trouvé l'endroit exact de la location de jetski car j'aurai bien voulu rivaliser avec l'un d'eux. On m'a dit de suivre la direction de Taawin sur Sharjah. J'me suis perdu et suis rentre (pas de GPS = galère).

19h : douche rapide avant de sortir, on m'a conseillé un restaurant lounge près de la station métro World Trade Centre. Ça sapelle le "Cavalli Club - Lounge & Restaurant" (leur carte et menu ici) près du Fairmount Hôtel et j'ai envoyé un mail la veille pour booking, j'ai un voiturier qui m’a garé ma voiture et à l'entrée je suis accueilli en VIP par une charmante hôtesse d'accueil qui m'accompagne jusqu'à ma table. Prévoir : Tenue correcte exigée !!! Budgzt illimité si vous voulez du caviar en entrée etc… C'est bling bling, beau et bon. Dans l'assiette faut pas s'attendre à des quantités quand il a ouvert la cloche de mon hors d’oeuvre j'ai sourit. Mais c'est aussi ça la magie de Dubaï. Je valide, c'est à faire si vous aimez la nightlife. Si vous aimez pas trop, allez y juste pour boire un verre en début de soirée ambiance lounge epuree avec deejay pas très encombrant ni relou avec leurs super mega effets inaudibles.

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * Jour 7: Derniers moments de plage + Safari Desert (site web ici)

Matin : au programme de cette matinée ça devait être rangement, nettoyage et restitution de la chambre à 14h. Le plus gros du rangement a été fait la veille au soir expret. Ce qui m'a permis ce jour de me lever à 9h et me ruer vers la plage la plus proche pour profiter des dernières heures de soleils et surtout de bronzette. Je suis allé à la plage privé de Jumeirah Beach Park (entrée payante: piéton 5dhs, véhicule 20dhs) et c'est un petit parc avec pelouses, zones ombragées d'un côté et bord classique avec transat de l'autre. Vers 13h je suis aller déjeuner au Chili's (specialites latinos mais pas que...) qui est juste en face (pour les petits budget jai vu quil y'avait un fastfood à l'intérieur de beachpark ça s'appelle Malik Burger). Ensuite j'ai été au Mercato Mall c'est le petit centre commercial sur Jumeirah road (direction Sharjah) avec des thématiques de ville de méditerranée (st tropez, portovecchio etc...) sur deux niveaux. 14h: J'ai rendu la chambre mais avant je me suis doucher et repris des forces pour lapres midi.

Aprèm: Safari dans le désert avec une petite agence qui s’apelle Raniyas (nom commercial sur internet = safari désert dubai). Prix: 150dirhams pour lapres midi complète. De 15h à 21h (il faut compter 45minutes par trajet Dubaï-désert). Conseil: pensez à prendre une grande bouteille d'eau glacée avant d'y aller, même si avant de rentrer complètement dans le désert il marque une escale commerciale pour les touristes voulant se faire pigeonner dans des boutiques attrape nigots avec par exemple le keffieh rouge et blanc vendu le triple que celui que j'ai eu à Old Souq Deira la veille. Il vous le font tester presque de force, ne touchez rien ou payez. Avant de rentrer dans le désert ensuite escale technique. arrêt obligatoire dans une station de pneumatique qui dégonfle un peu les 4 pneus (meilleure adhérence car le sable est fin, avec des roues dures la voiture s'enliserait et pas possibilité d'avancer ou de reculer). Ces parti pour un rodéo controlé. Astuce : si vous voulez de vraies sensations demandez à être assis tout derrière, la moindre secousse cest vous qui encaissez le plus. Si vous preferez juste faire une bonne video demandez a etre tout devant, bonne vie et à bouge moins. Vers 17h petite étape dans un camp aménagé (tout est fait pour qu'on dépense le plus), quad en supplément (par contre c'est dans un circuit Où tu peux que tourner en rond. Prix: 100dhs pour 15min passez votre chemin). Ensuite on vous sert un petit café (sympa). Balade en chameau (inclus) sauf que ça sapelle pas une balade vous montrez vous faites une photo vous faite un tour sur 5m et fini. (pas fait). Tatouage au henne (inclus). Photo avec un faucon (payant). Photographe sur place (30dh la photo de votre choix). Entracte un peu longue mais le buffet était moins catastrophique que ce que je pensais. Au départ on vous sert des falafels et autres fritures typiques d'Indes. C'est juste une entrée donc ménagez un peu votre estomac. Y'a un hors d'œuvre qui suit mais ça personne vous préviens donc vous savourez la moindre miette. Slowly lol. Après la tombée de la nuit, une danseuse orientale exécute une danse suivi du spectacle du tourneur lumineux (un gars qui pivote sur lui même avec un costume lumineux). Un peu long et rébarbatif mais bon.

Pendant une heure --> cybercafé Puis retour à l'aéroport DXB pour rendre la voiture de location (car wash et plein d'essence avant).

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * Jour 8: Escale Express à Istanbul

Retour à la maison (avec escale de 6h à Istanbul).

Nous arrivons à Istanbul avec 40min de retard.

Bon Plan : J'avais réservé un shuttle pour faire le trajet aéroport>mosquée bleue car en taxi c'était hors de prix. L’agence c’est Istambul AirPort shuttle, tres réactive par mail (ils ont un site web et j’ai trouvé que c’était une agence sérieuse) : 30€ À/R ils vous attendent avec pancarte à votre nom et tout. Astuce : Stressé par le temps, j'ai finalement attendu qu'il dépose tout les autres voyageurs à leur hôtel pour proposer un deal. Pour 40€ de plus j'ai fait privatisé le car et le chauffeur était à ma disposition. J'ai pu aller ou je voulais pendant laprem (même dans des contrées hors trajet pour savourer le meilleur kebab à Istanbul). #Total : 70€ (donc toujours moins cher que si j’avais pris un taxi à 45€ juste l'aller). Visite éclair effectuée en même pas 1h30 : quelques photos souvenir devant la Mosquée Bleue (SultanAhmet Camii) , la Sainte Sophie, et le Palais de Topkapi. Je n'avais pas voulu faire quelconque fil d'attente car mon escale était courte. Du coup retour à Sabiha gokcen AirPort

Attention: Prévoyez large, comptez 1h25 avec les bouchons contre 1h00 quand ça roule bien. Du coup très prévoyant, j'ai demandé à mon chauffeur qu'il m'y dépose 1h avant l'embarquement (pour profiter du Duty free également).

Vol retour niquel chrome arrivé à Orly à l'heure et dans le froid. Ps: en France il existe un système de coupe file gratuit pour ne pas faire la queue au control passeport. C'est un service qui s'appelle PARAFE (passage rapide aux frontières), en gros : tu pointes ton doigt ton passeport et le sas s'ouvre! Ça dure 20seconde. J’ai vu un mec passé à ma droite alors que moi je devais attendre 15 minutes, de ce pas je vais au bureau d’information PARAFE (yen a 3 ou 4 en France : 2 à Roissy Charles de Gaulles, et un seul à Orly Sud 1er étage embarquement A) Je vais le faire pour les prochaine fois, juste pour tirer la grimace à ceux qui patientent tout comme je patientais. Plus d'infos sur http://www.parafe.gouv.fr

* * * *

Voilà j'ai essayé d'être le plus clair possible et de détaillé au max le lieux, les astuces, les bons plans, les arnaques à éviter afin que Dubaï soit une destination sans stress.

Justement vu que tout y est, j'ai donc décidé de retirer mon adresse mail depuis que certains me demandent plus de renseignements sur ce que j'ai pris la peine de détailler ci-dessus.

"Salut donne moi des idées pour Dubai je pars la semaine pro" (je ne citerai personne)

Enjoy Dubaï 😉
Open
Retour de 32 jours de road-trip entre Johannesburg et Le Cap
Bonjour à tous. Nous sommes rentrés il y a quelques jours d’un road-trip de 32 jours en Afrique du Sud, entre Johannesburg et le Cap dont 6 jours passés au Kruger. Ci-dessous, en remerciement de ceux qui nous ont aidés pour la préparation du trip et pour ceux qui souhaiteraient faire la même chose, notre parcours et programme. Ce qui suit est notre expérience et notre vécu, ainsi que notre ressenti, rien d’autre je tiens à le préciser pour éviter tout débat qui n’aurait pas lieu d’être. C’est encore tout chaud, vous pouvez me poser des questions, j’y répondrai avec plaisir.

26 novembre : 20h30, on décolle de Nice pour Roissy Charles De Gaulle où nous attend, sous la pluie, le mérou, l’A380 d’Air France, que nous allons prendre pour rejoindre Johannesburg, première étape de notre trip en Afrique du Sud. Pont supérieur, sièges duo, j’ai puisé dans mon stock de miles pour que ce vol vers la nation arc en ciel se déroule au mieux. Un départ à 23h35 et une arrivée à 11h15 locales. Il n’y a qu’une heure (en plus) de décalage horaire entre Paris et Johannesburg. Un vol de plus de onze heures, mais un vol super agréable, l’appareil est quasiment vide de passagers, quelle que soit la classe, du moins sur le pont supérieur.

27 novembre : 11h15, nous nous posons à Tambo, l’aéroport de Johannesburg. Il nous faudra moins de 40 minutes pour quitter l’avion, passer les contrôles, récupérer nos bagages et rejoindre Seto, le chauffeur du taxi que nous avons commandé sur Booking.com pour 22 euros, qui nous attend, pancarte à la main, dans le hall des arrivées. Il n’est même pas 13 heures lorsque nous nous présentons à l’accueil du 12 Décades, notre hôtel du quartier Maboneng, réservé sur Booking.com pour trois nuits. Un hôtel original, construit dans un ancien entrepôt industriel. La chambre, un appartement studio, n’étant pas encore prête nous allons déjeuner au Pata-pata, restaurant qui jouxte l’hôtel. Balade ensuite dans le quartier de Maboneng, qui se résume à une rue de laquelle il ne faut pas sortir pour cause d’insécurité… Récupération de la chambre et après-midi / soirée à Maboneng. Dîner au Maverick Cover, et retour à la chambre pour notre première nuit en Afrique du Sud. Il n’est que 20 heures, mais les rues sont déjà vides et les restaurants ferment, même dans ce quartier touristique…

28 novembre : Première surprise, le jour commence à se lever dès quatre heures du matin… Le soleil, lui, finira de nous réveiller à six heures, en inondant de lumière l’appartement. Impossible de rester davantage au lit, on se lève tôt en Afrique. On décide de se préparer et d’aller petit-déjeuner au Pata-pata en bas de l’hôtel, il ouvre à peine, nous en profitons pour faire un tour du quartier à pied, explorant les rues déconseillées… Aucune mauvaise rencontre, mais nous constatons que la pauvreté est bien présente et que le quartier semble abandonné des pouvoirs publics. Au retour, nous nous arrêterons à l’hôtel pour backpackers « le Curiosity » où nous réserverons un tour de 4 heures, à vélo, de Soweto. 1320 rands pour deux avec déjeuner. 9 heures 30, le taxi, nous récupère au pied de l’hôtel et nous emmène au Lébos Soweto, en plein cœur du quartier du même nom. Un accueil agréable, un guide jeune et dynamique, issu de Soweto, et un petit groupe de dix participants dont deux français sympathiques, et nous voilà partis à pédaler sur les routes de l’un des plus grands et célèbres township Sud-Africains. Sportif, c’est sûr, surtout qu’il fait plus de trente degrés, que ça monte beaucoup et que les chemins ne sont pas toujours nets et goudronnés… Mais une superbe découverte de cet endroit historique, tragique, où nous serons accueillis par les sourires des femmes et des enfants, qui nous conduira jusque devant la maison de naissance de Nelson Mandela. Une visite que nous conseillons à tous ceux qui peuvent pédaler (également possibilité de ne faire que deux heures, ou à pied). 14 heures, le tour se terminera au Lébos Soweto où nous attend un délicieux repas. Taxi retour pour Maboneng, pour une douche et quelques heures de récupération et nous partons, en taxi, dîner au Local Grill à Parktown nord. Un resto donné pour être l’un des meilleurs restos de viande du pays. Un régal pour nous, on s’est fait plaisir. Retour et nuit au 12 Décades.

29 novembre : de nouveau réveillés tôt par le soleil et la chaleur, nous partons petit-déjeuner au Cinamon, une boulangerie de quartier, fréquentée par les locaux, qui se trouve dans une rue proche de Maboneng. Nous nous rendons ensuite en taxi à Constitution Hill où nous allons prendre un bus rouge City tour (15 euros par personne, ticket donnant lieu à des réductions sur les entrées de certains sites). Nous ferons le tour jusqu’au musée de l’Apartheid que nous souhaitons visiter. Un très beau musée qui vous prend aux tripes et duquel on ne ressort pas intact… Nous le conseillons fortement. Pour faire passer le tout, nous irons nous détendre au Gold Reef, parc à thèmes où nous visiterons une mine d’or à plus de 75 mètres sous terre (Vous pouvez ne prendre que le ticket pour la visite de la mine ou un combiné mine plus manèges). Un endroit très sympa, rempli d’enfants des écoles et de quelques (rares) touristes. Repas sur place avant de reprendre le bus rouge pour finir le tour. Nous en profiterons pour visiter Constitution Hill, notre dernier arrêt, avant de rentrer en Uber à Maboneng, un Uber que nous partagerons avec un couple, de New yorkais, rencontré sur place. Soirée à Melville au Hell’s Kitchen, un bar déjanté pour gens déjantés…Pour ceux qui veulent se faire plaisir et s’amuser à peu de frais dans une ambiance festive… Retour à Maboneng en taxi.

30 novembre : Lever tôt, nous retournons au Cinamon pour petit-déjeuner. Retour ensuite à l’hôtel pour fermer les sacs et prendre le taxi qui doit nous conduire à l’aéroport où nous allons récupérer notre voiture de location pour la suite du voyage jusqu’au Cap et dont la première étape sera Graskop. Surprise, la queue est longue au comptoir Budget pour récupérer notre véhicule. Pratiquement une heure pour obtenir les clefs. Mais une bonne surprise nous attend, nous serons surclassés, gratuitement, et la Toyota Corolla réservée se transformera en Suzuki Vitara, un SUV des plus agréables. Pour ceux que ça intéresse, la carte de débit visa sera acceptée sans aucun commentaire, et le permis international, refusé, seul le permis national comptait aux yeux de l’agent de traitement midi, nous prenons enfin la route pour Graskop via Sabie, non sans quelques errements autour de Johannesburg. Nous arriverons à Sabie à 16h00, où nous ferons quelques courses au Spar, puis à 17h30 à Graskop où nous descendrons au Cabine Log, nuit en chalet. Balade en ville et repas à l’hôtel de Graskop ou nous nous ferons arnaquer sur la note. Il nous faudra plusieurs minutes pour obtenir un remboursement sur notre carte bancaire… Vérifiez toujours l’addition, quel que soit votre état après le repas… Là, ils en ont profité et nous n’avons pas apprécié. Nuit au Log Cabines sletters.

01 décembre : 8h00, petit déjeuner à Graskop, plein du VL, et départ pour Le Blyde River canyon, avec un premier stop sur le site « God Window » qui ne se trouve qu’à 1400 mètres du Log Cabine Sletter, notre logement. Peu de monde, ciel bleu, nous monterons jusqu’à la Rain Forest, une jolie balade, pour observer le magnifique panorama. Départ ensuite pour le site des potholes de Blyde River, non sans multiplier les arrêts photos tout au long du trajet. Un site magnifique que celui des potholes, que nous avons beaucoup aimé là aussi, un peu de monde, mais sans plus (nous sommes dimanche). Nous déjeunerons léger sur place avant de reprendre la route pour le site des trois huttes, three Rondavels. Quelques arrêts photos plus tard, nous voici sur place. Peu de monde également, mais un soleil qui tape très fort (pensez aux protections pour la tête, et à la crème solaire). Superbe site que nous mitraillerons de mille façons sans être dérangés. 15 heures 30, il est temps de prendre la route pour Orpen Gate où nous allons faire notre entrée dans le Kruger pour les six prochains jours. Il nous faudra une heure trente pour arriver à Orpen Gate. 17 heures nous enregistrons pour Tamboti, notre camp du jour réservé sur le site San Park. Accueil pas vraiment agréable, mais rapide et efficace. Nous effectuons quelques achats à Orpen camps car nous avons réservé au Tamboti tended camp, où il n’y a rien. On en profite pour réserver une marche pour le lendemain matin, 4h30 puis nous entrons enfin dans le Kruger où sur les deux kilomètres qui sépare Orpen de Tamboti, nous apercevrons gnous, impalas, oiseaux inconnus (de nous) et, surtout, un groupe d’éléphants, au bord et au milieu du chemin premier frissons, premières photos, ça démarre fort… Nous récupérons notre tente, mi toile-mi dure, entièrement équipée au bord de la rivière asséchée où se trouve une bande de babouins joueurs. Le soleil, baisse, première bière sur la terrasse. Seuls au monde, ou presque, heureux d’être là … Nous ne veillerons pas longtemps, la journée a été bien remplie, la fatigue nous rattrape, d’autant plus que le réveil est programmée à quatre heure demain matin…

02 décembre : Réveil à 4 heures du mat pour la marche du matin dans le parc avec les rangers. Nous retrouvons à 4 heures 30, au point de rendez-vous, une jeune ranger qui sera notre chauffeur et notre accompagnatrice pendant la balade ainsi qu’un autre ranger qui nous rejoindra sur place. 20 minutes de route et nous voilà partis pour trois heures de marche dans l’aube naissante. Un autre couple nous accompagne. Nous ne verrons pas de grands animaux, si ce n’est des éléphants, au loin, et des girafes et impalas. L’intérêt de la balade réside plutôt dans le fait de se promener à pied, dans le parc. 8 heures, nous rentrons au camp où nous fermons nos sacs et reprenons la route, cette fois pour Satara. Sur le trajet, nous sillonnerons les routes et chemins du parc Kruger en multipliant les arrêts photos… Éléphants, girafes, zèbres, Impalas, buffles… On s’en donne à cœur joie et on se régale. Nous arriverons à Satara à 16 heures par 39 degrés... Satara, un camp immense, qui nous fera, un peu, regretter notre logement de la veille à Tamboti. Mais la climatisation va nous permettre de passer une bonne nuit et de récupérer…

03 décembre : 30 degrés à 8h00. Nous prenons un café au restaurant de Satara, faisons le plein du VL à la station du camp, et prenons la route pour Olifant, où nous allons passer la nuit. Deux heures et demie de trajet, où nous ne croiserons que six véhicules, en comptant les arrêts photos, pour relier les deux camps. Un super moment où nous verrons girafes, zèbres, éléphants, impalas, gnous, grands coudous… que du bonheur. Le parc est bien vert, il y a beaucoup de bébés partout. Midi, arrivée à Olifant et déjeuner sur la terrasse panoramique du restaurant, une vue incroyable sur la rivière et les hippopotames qui s’y prélassent. Nous sommes seuls. Peut-être à cause de la chaleur il fait 38 degrés… On récupère notre bungalow, face à la rivière et après une douche réparatrice, nous reprenons la piste pour rejoindre Letaba où nous ferons une pause « glaces » au magasin du camp. Peu d’animaux aperçus tout au long du trajet, à part hippos, et impalas, mais il fait 44 degrés à l’ombre… 16h, nous retournons sur Olifant par un circuit différent. Et là, les animaux sont de nouveau présents : éléphants, girafes, zèbres, phacochères, lycaons… 18h00, nous arrivons à Olifant où nous filons sur la terrasse du restaurant boire une bière en regardant le coucher de soleil sur la rivière Magnifique ! tout est dit. Nous terminerons la soirée au restaurant pour fêter l’anniversaire de Corinne, qui aura droit à une danse locale, du personnel, que j’avais informé, un sacré souvenir. Un vent violent, chaud, et soudain, obligera tout le monde à regagner l’intérieur du restaurant le temps que le personnel ferme les baies vitrées, tout s’envole, chaises, verres, une tempête de vent aussi soudaine qu’inattendue qui soufflera toute la nuit sur Olifant…

04 décembre : 8h00, petit déjeuner au restaurant panoramique du camp, mais les choses ont changé. Les nuages ont suivi le vent, le ciel est gris et la température à baissé, et de quelle manière ! De 44 degrés la veille à 17 heures, nous sommes tombés à 18, 17 même à 16 heures 30. L’hiver en été, tout le monde range shorts et tongs et ressort pantalons longs et polaires… Mais pas de quoi nous décourager nous prenons la route pour Satara où nous allons passer une nouvelle nuit avant de descendre vers le sud. Quatre heures de trajet, pauses photos comprises, où nous verrons de nouveau beaucoup d’animaux dont notre premier crocodile. Ni le temps gris, ni le froid, ni la bruine, ne parviendront à gâcher notre plaisir d’être là. Midi, nous déjeunons à Satara, récupérons notre chambre et repartons sillonner les pistes du secteur. Beaucoup d’animaux, là aussi, et même des lions, que nous verrons de loin, avec le zoom de l’appareil photo et les jumelles. Mais aussi nos premières autruches, un énorme phacochère, beaucoup d’éléphants et girafes, zèbres, +++. Nous retournerons à Satara pour 17 heures, étonnés du temps passé… Un peu de repos et repas au restaurant du camp, qui pour le coup, vue la fraîcheur, ressemble à un resto de haute montagne…

05 décembre : Petit déjeuner et départ à 8h30 pour Lover Sabie, notre camp pour la prochaine nuit, après avoir fait le plein. Le ciel est gris et la température à 19… Nous tombons immédiatement sur un groupe d’une centaine de babouins qui squattent la route, quelques photos et nous repartons de nouveau les animaux sont au rendez-vous, nous sommes surpris par le nombre d’éléphants, girafes, zèbres que l’on peut rencontrer. Nous roulons jusqu’à Tshokwane où nous faisons une halte et quelques achats et repartons pour Lower Sabie, où nous arriverons à 13h30. Déjeuner au restaurant avec vue panoramique sur la rivière. Il y a plus de monde qu’à Satara, plus d’enfants aussi, c’est moins intime qu’Olifant ou Tamboti. La pluie vient de faire son apparition et nous récupérons notre tente avec vue sur la rivière… Petite vue, entre deux arbres, il faut le dire. Les abords du logement ne sont pas très agréables, beaucoup moins qu’à Tamboti, l’ensemble est moins joli, moins soigné. Bref, pas vraiment un coup de cœur pour cette tente, qui est pourtant le logement le plus cher de notre séjour au Kruger, mais elle fera l’affaire pour une nuit. 15h00, la pluie s’est arrêtée, nous repartons en safari sur le secteur. Une balade dont nous reviendrons à 18h30 encore beaucoup d’animaux jusqu’au bord de la piste, et même trois jeunes hyènes, nous en rencontrerons une adulte plus tard. Les éléphants occupent les bords et milieu des pistes et nous obligent, plusieurs fois, à stopper. On nous signalera un léopard et des lions, mais nous n’aurons pas la chance de les apercevoir. Oiseaux, phacochères, crocodiles, hippopotames, et même une mangouste… notre tableau de chasse s’étoffe. Dîner au restaurant du camp et repos bien mérité. Le safari ça creuse et sa fatigue…

06 décembre : Petit déjeuner à Lower Sabie d’où nous observons les hippopotames dans la rivière, et départ pour Crocodile Bridge pour notre dernière journée et dernière nuit au Kruger. Nouvelle journée safari en espérant décrocher le Graal, et nous rapprocher du Big Five. Nous n’allons pas être déçus… Dès le départ, phacochères, mangoustes, singes, oiseaux et bien sûr éléphants, girafes, zèbres, impalas, +++, nous accompagnent, mais c’est aux abords de Crocodile Bridge que nous vibrerons vraiment en apercevant en même temps lions et rhinocéros… Un régal. Midi, nous nous enregistrons au camps et allons déjeuner en ville, car il n’y a pas de restaurant à Crocodile Bridge. Nous quittons donc le Kruger par la porte Crocodile bridge et revenons à 14 heures pour récupérer notre bungalow, superbe, avant de reprendre le safari jusqu’à 18 heures. Comme le matin, les animaux sont au rendez-vous, même deux lions qui dorment au milieu de la route… Soirée au bungalow, demain nous partons pour Kosi Bay en traversant le Swaziland. 6 nuits au Kruger nous auront permis d’explorer, un peu, le parc. Nous pensons que la durée idéale se situe à 5 jours où plus.

07 décembre : Bye-bye Kruger, départ à 7 heures pour Kosi Bay, via la traversée du Swaziland. Un parcours, sur Google Map, de 5h30 qui va rapidement se transformer en 7 puis en 9 heures de route, la faute à des travaux routiers au Swaziland qui nous obligeront à emprunter des routes en chantier, pistes de pierres et de poussière où les camions et les fous du volant font la loi. En quittant le Kruger, nous serons impressionnés par l’impressionnante file d’attente de camions et de voitures qui attendent de passer le poste frontière avec le Mozambique. Je dois dire ici, que nous avons failli faire la queue nous aussi, pour rien, mais que grâce à trois vendeurs à la sauvette qui essayaient de nous refourguer des équipements pour la voiture (soi-disant obligatoires au Mozambique), nous avons compris que pour le Swaziland, il fallait tourner avant… Et là, tout roule, peu de circulation et personne à l’immigration. Mais c’est sur la route que cela se gâte, de déviation en déviation, il nous faudra 9 heures pour rejoindre Kosi Bay. Signalons que nous avons subi un contrôle routier à l’entrée du Swaziland et un contrôle de vitesse un peu plus tard. Pour infos : le permis de conduire international, malgré le mauvais état de mon permis rose, n’a pas été demandé par la police et que la border letter ne nous a pas été demandée à la frontière. Nous arrivons au Kosi bay lodge à 17 heures, soirée au restaurant du lodge…

08 décembre : Nous avons réservé une excursion pour 9 heures. Le tour des trois lacs de Kosi Bay, en bateau. Notre guide nous attend devant la réception et nous partons, à pied, pour le premier lac, où se trouve amarré le bateau du lodge. Une belle vedette, dotée de puissants moteurs, rien que pour nous… La balade est superbe, nous naviguons au milieu des chenaux, voyons multitude d’oiseaux, un énorme varan, beaucoup de poissons dans l’eau claire, des flamands roses et des hippopotames dont une femelle, accompagnée d’un bébé, qui va charger dans notre direction nous sommes sidérés par la vitesse de l’animal malgré sa masse. 11 heures, nous stoppons à l’entrée d’un chenal et nous nous mettons à l’eau avec masque et tuba. Nous apercevrons des milliers d’alevins et de petits poissons qui recherchent la protection de la mangrove. Midi, nous traversons le lac 3 pour rejoindre la côte qui donne sur l’océan Indien. Quelques minutes de marche dans le sable et nous voilà sur une plage immense et déserte, où viennent se fracasser les vagues de l’océan. Notre guide repart au bateau et nous donne rendez-vous deux heures plus tard. Le temps pour nous de pique-niquer et de nous baigner, ou du moins de nous tremper, car les vagues sont vraiment très fortes et le courant puissant. Nous rentrerons au lodge à 15 heures où nous profiterons de la piscine privative du chalet jusqu’à l’heure de l’apéro… Une belle journée pour 500 rands/pax. Dîner et dernière soirée au Kosi bay Lodge.

09 décembre : Départ pour Sainte Lucie à 8 heures. Il pleut ce matin sur Kosi bay et sa région, une pluie forte qui nous accompagnera jusqu’à mi-chemin. En route nous bifurquons vers Umkhuse où nous souhaitons effectuer un trail nature de trois heures au départ du lodge. Mal nous en pris, la piste de terre se transformera rapidement en bain de boue à cause des récentes pluies. La voiture glisse, patine et s’en sort, pas grâce à mes talents de conducteurs sur chemin de terre, mais grâce à la qualité motrice du Vitara. Nous ne tenterons pas plus le diable et finirons par faire demi-tour avant de nous retrouver enlisés… Une péripétie que nous laissons derrière nous en retrouvant le bitume et la route pour Sainte Lucie où nous allons passer 2 nuits au Monzi Safari Lodge. Une belle tente réservée sur Booking.com. Nous arrivons à midi et commençons notre séjour par un fish and ship local, aussi bon qu’en Écosse… Balade en ville, un peu de shopping, réservation d’un tour Hippo & Crocos chez Advantage Tour, 240 rands/pax, pour le lendemain matin, et un peu de farniente, complèteront notre journée. Dîner en ville au restaurant la Baraka.

10 décembre : On traîne un peu au lit ce matin. Dehors il pleut et la tente est trop glamour pour que l’on ait envie de la quitter… Petit déjeuner « maison » sur notre terrasse et départ pour la jetée où nous avons rendez-vous à dix heures pour le tour Hippos and Crocos… Une vingtaine de personnes feront la croisière avec nous. La pluie a stoppé mais il y a du vent et il fait frais on se félicite d’avoir pris nos coupe-vent. Malgré le ciel gris et bas, la lumière est belle et nous profitons à fond de la balade. Hippopotames et oiseaux sont au rendez-vous, deux crocodiles aussi. Retour au quai à midi et nous irons déjeuner au restaurant John Dory’s où on se régalera de sushis et poissons. Départ ensuite pour le Cap Vidal. Nous pensions simplement suivre une route pour y arriver, mais non, c’est une réserve et vous réglez un droit d’entrée 173 rands pour deux. On voulait aussi visiter la ferme des crocos, mais on ratera l’entrée et au retour elle sera fermée… Nous passerons quatre heures à arpenter la réserve jusqu’au cap Vidal, en empruntant les pistes de terre, boueuses, et la route principale. L’immense plage de cap Vidal sous la pluie, restera un très beau souvenir de ce voyage. Nous verrons également des animaux, troupeau de buffles, de grands coudous, des zèbres, phacochères, rapaces, et surtout un énorme éléphant, mâle solitaire, qui au bord et au milieu de la route, a roulé des mécaniques à notre encontre, visiblement agacé de notre présence, ou énervé par la pluie. Une petite frayeur, en tout cas, lorsque l’énorme animal a fait mine de s’avancer vers nous à deux reprises, tout en semblant nous observer, avant de reprendre sa route… Retour au Monzi Safari Lodge à 18 heures, il pleut de plus en plus fort, et dîner au Barraca, un chouette établissement juste à côté du lodge, que nous avons choisi car la tempête, résidu des cyclones qui grondent au-dessus de Madagascar, est de plus en plus violente…

11 décembre : La tempête a fait rage toute la nuit, vent et pluie, coupure d’électricité… Nous dormons peu et nous réveillons très tôt pour nous préparer, et reprendre la route pour notre prochaine étape : Pietermaritzburg, via Durban. Il est 8 heures lorsque nous pouvons enfin partir la pluie redouble d’intensité et nous accompagnera tout le long du trajet jusqu’à destination où le soleil fait enfin son apparition. Un trajet ponctué de petites frayeurs dues aux mauvaises conditions météo, à la conduite très, trop, rapide des Sud-Africains, aux comportements imprévisibles de certains et à toutes sortes de choses qui peuvent apparaître devant vous, y compris sur l’autoroute : chiens, chèvres, vaches, voitures arrêtées, personnes, vélos, trous sur la route… j’en passe et des meilleures ! Nous arriverons finalement à destination à 11 heures 45. L’Ascot Inn, réservé sur Booking.com, où nous descendons est très agréable. Le temps de déposer les bagages et nous partons en ville, où nous visitons le musée Thathan Art Gallery au second étage duquel se trouve un ravissant resto salon de thé où nous déjeunerons. Nous passerons ensuite les heures suivantes à nous balader en ville. Dîner et nuit à l’Ascot Inn.

12 décembre : Départ à 7 heures pour Coffee Bay à pas moins de 434 bornes de Pietermaritzburg, la plus longue étape, prévue, de ce road trip. Le temps est agréable, le soleil joue à cache cache-cache entre les nuages. Nous prenons la N2 en direction East London que nous quitterons à Tatham pour bifurquer vers Coffee Bay, pour une dernière heure de route, sous la bruine et dans le brouillard… Il est 14 heures 30 lorsque nous arrivons à l’Océan View que nous avons réservé via Booking.com. Soit 7 heures de voyage, avec une pause repas dans un KFC, quelques errances dans les villes traversées (nous n’avons pas, comme à notre habitude, pris de GPS mais seulement une carte papier). Le plus difficile restant toutefois la circulation des camions (beaucoup de 38 tonnes), qui peinaient à gravir les nombreuses et longues côtes de ce trajet. Un parcours très vallonné, traversant de petites villes qui nous offrira un bel aperçu de la région. Comme la veille, nous aurons quelques frayeurs avec les fous du volant locaux et tout ce qui peut surgir sur une route en Afrique du Sud… Conseil : soyez très vigilants, respectez les limitations de vitesse et le code de la route (stops et feux rouges, la police est très présente), ne collez jamais de trop près le véhicule qui vous précède. Après récupération de la chambre au Sea View, un très bel établissement sur la plage, face à la mer, nous passerons le reste de l’après-midi à nous balader sur l’immense plage de sable et les environs nous sommes seuls, l’hôtel, comme les précédents, est très peu fréquenté, on est tranquille, on profite. Dîner et nuit au Sea View.

13 décembre : départ à 8 heures, après le petit déjeuner, pour Port Elizabeth où nous arriverons vers 14 heures 30 un trajet agréable sur la N2, une belle route qui traverse de beaux paysages, le road-trip comme nous l’apprécions. Nous récupérons notre chambre au B&B St Philippe, réservé sur Booking.com, puis nous partons explorer la ville et le bord de mer jusqu’à l’heure du dîner que nous prendrons rue Stanley, à deux rues du B&B, au restaurant Asadas, où nous serons enchantés par la cuisine proposée.

14 décembre : Départ pour Addo éléphants parc. Nous arriverons sur place à 9 heures, il y a peu de monde. Utilisation de la Wild card pour les frais d’entrée, un tour à la boutique souvenirs, et nous voilà sur les pistes du parc. Nous sommes venus pour les éléphants et nous n’avons pas été déçus, nous en avons aperçus un grand nombre, des troupeaux entiers, autour des points d’eau. Mais, avouons-le, après le Kruger, nous sommes restés, un peu, sur notre faim. Les éléphants mis à part, nous n’avons aperçus qu’un fennec, une tortue, trois zèbres, des phacochères et des lions dormant sous les arbres très, très loin… Tout ça pour vous dire qu’Addo, on y va pour voir les… éléphants. Sinon, à notre avis, le stop n’est pas obligatoire, surtout si vous avez déjà fait ou allez faire le Kruger. De plus, nous avons été déçus par le comportement des automobilistes qui bloquent, carrément, le passage des éléphants, ces derniers paraissant parfois perdus. Un ranger sur place pour mettre un peu d’ordre ne serait pas de trop. Là, parfois, c’est un vrai cirque, à vous de juger. Pour nous, il n’y a pas photo avec le Kruger. 13 heures, nous quittons le parc pour retourner à Port Elisabeth et poursuivre la découverte de la ville. Nous pousserons jusqu’à Sardinia Bay à une vingtaine de kilomètres et découvrirons de superbes panoramas. 19 heures, retour en ville et, comme la veille, dîner à l’Asada, rue Stanley.

15 décembre : Départ pour le parc de Tsitsikamma après le petit déjeuner. Nous partons à 8 heures de Port Elisabeth, pour une arrivée à 10 heures au parc, entrée Storm River Mouth. Utilisation de la Wild card pour les frais d’entrée et nous partons directement pour le pont suspendu. Le soleil est là, le ciel bleu, c’est dimanche et il y a un peu plus de monde que sur les sites visités jusqu’à présent. La balade tient toutes ses promesses, le site est juste magnifique. L’océan se déchaine sous des ponts suspendus et contre rochers et falaises nous avons adoré, la rando nous a pris 1 heure trente aller/retour. Midi, nous déjeunons sur place dans un resto au bord de l’océan puis nous attaquons notre après-midi de trails. Plusieurs sont donnés pour un temps X et un nombre de kilomètres X, nous en combinons 3 pour 10 kilomètres et 3 heures et demies de marche dont un spectaculaire retour par un sentier qui longe l’océan Indien qui gronde. Vous l’avez compris, Tsitsikamma : nous avons aimé. 17 heures, nous quittons le parc pour le village de Storm River où nous avons réservé une nuit, sur Booking.com, au Tsitsikamma Village Inn. Un endroit agréable et reposant à souhaits. Dîner et soirée dans l’un des restaurants du Village Inn. Nous avons beaucoup apprécié cet hôtel et nous le conseillons.

16 décembre : Garden road. Nous quittons, à regrets, le Tsitsikamma Village Inn après le breakfast. Un hôtel, construit comme un petit village de maisons créoles, que nous recommandons. Nous roulons sur la Garden road en direction de Wilderness, notre étape du jour. Nous ferons une pause pour admirer la très belle Plettenberg Bay et une autre à Knysna. Nous arriverons vers midi à Wilderness, où nous rejoindrons directement le départ du Kingfisher trail qui se trouve dans le National Parc de Wilderness. Utilisation de la Wild card pour les frais d’entrée, puis nous nous lançons à l’assaut des 5 km du sentier qui nous conduira jusqu’aux chutes d’eau. Une belle balade sur un sentier bien aménagé, mais qui comporte quand même de nombreux escaliers, montées et pentes. Il est donné pour 3-4 heures de marche, nous le ferons en 3, stops photos compris. Pas mal de monde, surtout des jeunes qui vont se baigner dans l’eau des chutes. 15 heures, nous rejoignons notre B&B du jour, le Whale’s Way Océan Retreat. Un magnifique B&B, réservé sur Booking.com, situé dans un quartier très résidentiel, face à l’océan. Nous irons nous balader sur l’immense plage de sable qui borde la falaise. Un endroit magnifique, sous le vent et le soleil, où nous pourrons admirer la témérité des pêcheurs à pied qui n’hésitent pas à braver les vagues. Nous apercevrons, également, un banc de dauphins jouant sur la crête des vagues. Dîner au Salinas, à Wilderness, un resto de fruits de mer que nous a réservé notre hôte.

17 décembre : nous quittons Wilderness pour Prince Albert. Une longue et belle journée nous attend. Et elle commence par le Montagu Pass, une piste qui n’est autre que l’ancienne route qui relie George à Oudtshoorn la capitale des autruches. Une belle balade en montagne qui débouchera sur la fameuse route 62, équivalent Sud-Africain de la 66 nous ferons d’ailleurs un stop au Smitswinkel, à Oudtshoorn, un diner aux couleurs et à la décoration de la 66… Visite ensuite de la Safari Autruche ferme, où nous ferons le safari de 13 heures (durée 1 heure). Il fait très chaud, 44 degrés, et le vent est brûlant. Le safari est tout de même intéressant. 14 heures 30, départ pour Cango Caves à 30 bornes de là. Nous ferons la visite des grottes de 15 heures nous serons étonnés par la taille des grottes, c’est très beau (durée 1 heure). Départ ensuite pour Prince Albert que nous rejoindrons en franchissant le Swartberg Pass 27 Km de piste qui nous émerveilleront par la beauté des paysages qui s’offriront à nous. Il sera plus de 18 heures lorsque nous arriverons au Saxe Coburg lodge B&B de Prince Albert où nous allons descendre pour les 2 prochaines nuits. Dîner au Rude Chef et nuit à Prince Albert.

18 décembre : Matinée tranquille pour ce que nous avons décidé comme « journée de relâche » après les derniers jours de road-trip. Peu de route prévue aujourd’hui, mais une balade à pied dans Prince Albert après le petit déjeuner. Un peu de shopping, visite du musée local et promenade jusqu’à midi, heure à laquelle nous reprendrons la voiture pour rejoindre la « Olives Farm » pour déjeuner, à 5 Km de Prince Albert. Une ferme d’oliviers, perdue au milieu de nulle part, où nous dégusterons divers produits fabriqués sur place, dont l’huile d’olive, extraordinairement parfumée. Déjeuner au resto de la ferme puis départ en petite balade pour avoir un aperçu du grand Karoo qui nous fera penser au Far-West… Retour au lodge vers 16 heures pour profiter de la piscine et du calme des lieux, puis départ à 18 heures 30, pour le cinéma de Prince Albert, à pied, où nous irons voir le Roi Lion. Un bon film, mais plus que pour le film, c’est pour le cinéma lui-même que nous y allons. Un cinéma avec bar à l’entrée et une salle comme nous n’en avions jamais vue, que ce soit au niveau confort ou déco. Bref, une très belle soirée.

19 décembre : 9 heures, départ pour Matjiesfontein, étape du jour. Une balade à travers le grand Karoo qui nous conduira à ce petit hameau de quelques bâtiments construits autour de la gare, elle-même construite au milieu de nulle part… Un endroit particulier, où nous descendrons au Lord Milner Hôtel. Un établissement d’époque, bâti par un écossais, que l’on dit hanté et qui nous rappellera fortement l’Écosse. Arrivés à 11 heures 30, promenade dans cet endroit insolite, puis déjeuner au Laird Arms, un pub où le personnel est en tenue d’époque. Visite des petits, mais intéressants musées locaux, dont celui des transports. Visite obligée de la gare avec l’arrivée d’un train, si long qu’il nous faudra marcher deux cents mètres en dehors des quais pour arriver à hauteur des locomotives où, surprise, nous constaterons que le conducteur est une conductrice, jeune femme noire aux cheveux blonds… Photos des machines et nous reprenons notre balade, un peu de shopping, un arrêt café et il est déjà 16 heures 30. Surpris que la journée soit si rapidement passée, nous irons profiter des derniers moments de soleil au bord de la piscine. Une journée calme et hors du temps que nous avons apprécié à sa juste valeur après bientôt un mois de road-trip. Dîner et nuit au Lord Milner Hôtel.

20 décembre : Départ à 9 heures de Matjiesfontein pour Hermanus. Nous suivons la N1 jusqu’à Worcester, la vallée de la Breede, la route des vins, du moins une partie. Nous bifurquons vers Robertson où nous irons visiter un chaix, le Mc Grégor, du hameau du même nom. Dégustation de vins blancs, achats, petit tour à Mc Grégor, il est temps de reprendre la route… Sur les hauteurs, des incendies se sont déclarés et un voile de brume couvre la vallée. Nous poursuivons par la N2 en direction du Cap jusqu’à la bifurcation pour Hermanus. Nous y serons à 14 heures 30, et là, c’est le choc. Nous nous attendions à un petit port de pêche et nous nous retrouvons dans une ville balnéaire très fréquentée et très moderne… Nous récupérons notre chambre au Potting Shed, réservé sur Booking, et partons en balade à pied, explorer bord de mer et centre-ville, une promenade qui nous conduira jusqu’à 18 heures. Dîner en ville et nuit au Potting Shed.

21 décembre : Départ à 8 heures 30 pour Cap Agulhas je commettrai l’erreur de ne pas faire le plein avant de partir et de sous-estimer la distance, ce qui fait que nous arriverons à Augulhas grâce aux vapeurs d’essence qui restaient dans le réservoir… Conseil : toujours faire le plein pour s’éviter des sueurs froides et le risque de rester en rade au milieu de nulle part. D’autant plus que nous avons choisi de suivre le bord de mer, la Whale’s Way, ce qui nous offrira de beaux panoramas mais nous obligera à suivre la 316 sur une piste de terre. 11 heures 30, arrivée à Cap Agulhas. Coup de cœur, c’est magnifique. Un peu de monde, de très belles maisons, des restos et un air de station balnéaire très agréable. Mais surtout, le point le plus au sud du continent africain et le point de rencontre de deux océans : l’Indien et l’Atlantique. Un lieu symbolisé par un monument devant lequel chacun veut se faire prendre en photo. Nous jouerons le jeu et attendrons notre tour. Un instant d’émotions. Puis nous tremperons une main dans l’Indien et quelques mètres plus loin, une autre dans l’Atlantique… Nous irons ensuite déjeuner à Agulhas avant d’aller visiter le phare. Très beau, gérer par Sanpark mais la Wilde Card n’est pas acceptée. Nous monterons au sommet, attention pas d’escaliers mais une série d’échelles assez raides. Très belle vue du haut du phare. 15 heures, nous reprenons la route pour Bredasdorp où nous souhaitons visiter le musée des épaves et des naufrages. Un super musée pour ceux que ça intéressent. Retour ensuite sur Hermanus où nous arriverons à 17 heures 45 comme la veille balade en bord de mer, photos, apéro, resto… Nuit au Potting Shed.

22 décembre : départ par la route des baleines pour la région du Cap où nous allons terminer notre road trip. Une route avec des panoramas sublimes qui nous feront multiplier les pauses photos. Arrêt à Betty Bay où nous irons voir les pingouins au Stone point parc, un sentier payant, aménagé en une longue passerelle de bois qui permet l’observation des pingouins. Très sympa, nous avons beaucoup aimé. Un peu de monde, mais nous sommes dimanche à trois jours de noël. Nous poursuivrons ensuite jusqu’ à Stellenbosch, sur la route des vins. Une très jolie ville, avec beaucoup de magasins et restaurants. Nous y déjeunerons et y ferons un peu de shopping avant de reprendre la route pour Cap Town où nous allons passer nos 4 dernières nuits avant le retour en France. Un petit arrêt dans une station-service pour laver la voiture de toute la poussière qui la recouvrait et Cap Town, nous voilà. La première nuit étant au Lagoon Beach, nous nous dirigeons vers Minerton où se trouve l’établissement. Une mini déception que cet hôtel qui ne correspond pas du tout à l’image du petit hôtel sympa que nous en avions. C’est tout à fait le contraire, un établissement immense, sur une plage où règne l’interdiction de baignade (permanente) suite pollution de l’eau… Beaucoup de monde, rien qui nous emballe pour ce premier contact avec Cap Town. C’est finalement le coucher de soleil sur Table Mountain qui nous rendra le sourire… Dîner et nuit au Lagoon Beach Hotel.

23 décembre : 9 heures, départ pour Table Mountain. Trop tard pour éviter la file d’attente et les problèmes de stationnement… Tant pis, nous nous garons tout en bas, sur le premier parking et prenons la navette gratuite jusqu’au téléphérique. 5 minutes plus tard, nous nous délestons de 720 rands pour un aller-retour en direction de la fameuse montagne. Mais d’abord, il faudra faire la queue, 1 heure 30, pour pouvoir embarquer à bord de l’engin. Une nacelle ultra moderne, dont l’intérieur tourne de façon à ce que tout le monde puisse profiter du panorama. Il est midi lorsque nous débarquons, enfin, au sommet. Une bière, deux chips, et nous voilà partis en direction du Beacon point, une randonnée de trois heures A/R. Une autre rando sur le plateau principal et il est déjà l’heure de refaire la queue pour redescendre. Il nous faudra 1 heure et demie pour arriver à la nacelle… 19 heures, nous rejoindrons le Town house Hôtel où nous allons passer les trois dernières nuits. En conclusion, nous dirons que malgré les files d’attente, nous avons été emballés par Table Mountain, un endroit à faire absolument…

24 décembre : Départ pour le cap de bonne espérance. Entrée prise en charge par la Wild Card. Nous y arriverons pour 10 heures et y resterons jusqu’à 15 heures. Arrivés sous un superbe soleil, nous subirons ensuite un violent orage et la brume, puis de nouveau un ciel dégagé. De très belles photos, une rando sur les rochers… Nous avons beaucoup aimé. Pas mal de monde aussi à partir de 14 heures. Nous n’avons pas apprécié la pagaille pour prendre les photos devant le panneau indiquant le cap. Encore moins apprécié la conduite de certains touristes, des français, qui essaient de resquiller et cause des problèmes. Bref, si le site est magnifique, nous avons préféré l’ambiance de Cap Agulhas, un autre public… N’hésitez pas à consacrer plusieurs heures à ce parc. La route pour s’y rendre est sympa et traverse quelques jolies petites villes. Retour en fin d’après-midi à Cap Town où nous espérons réveillonner, mais surprise, tout est prévu pour le 25, le 24 c’est la veille, ce n’est pas Noël nous précise-t-on…

25 décembre : journée de Noël, nous partons visiter l’aquarium des deux océans. Nous avons apprécié la visite de ce musée océanographique. Midi, nous poursuivons avec Waterfront, ses restaurants, ses boutiques à touristes, ses magasins de luxe Déjeuner léger au restaurant Parada, puis balade sur les quais et le Mall Victoria. Il y a énormément de monde, c’est épuisant. Une visite qui nous conduira jusqu’à la fin de la journée, heure à laquelle nous rentrerons au Townhouse Hôtel pour la soirée de Noël.

26 décembre : Une longue journée nous attend, le départ est prévu pour ce soir ou plutôt demain à minuit 10 nous refaisons nos sacs en répartissant les affaires pour équilibrer le poids, puis nous partons pour Stellenbosch où nous avons décidé de passer la dernière journée de notre périple Sud-Africain. Le retour de la voiture est prévu pour 20 heures et l’enregistrement du vol à 22 heures, nous avons le temps… Arrivés à Stellenbosch sous un ciel mitigé, nous irons nous balader dans cette jolie ville avant d’aller déjeuner pour notre dernier « bon repas » en Afrique du Sud. Le temps maussade nous encouragera à reprendre la voiture pour une dernière fois. Nous pousserons jusqu’à Gordon Bay et ferons un stop, au retour, à Strand, le temps de manger une crêpe. Petit tour au bord de mer et il est déjà 18 heures. Notre vol est prévu à 0 heure 40, nous avons le temps, mais le cœur n’y est plus, c’est la fin du voyage, nous nous dirigeons sur l’aéroport pour rendre la voiture au terme d’un périple de 6987 kilomètres. Un retour rapide un petit coup de portière sur la carrosserie, pour une fois nous n’y sommes pour rien, sera relevé par les agents de Budget. Pas de soucis nous sommes assurés. Nous rejoignons le terminal international et nous installons devant la baie vitrée pour passer le temps (merci wifi, ordi et livre…).

27 décembre : Arrivée à Nice, via Paris Charles De Gaulle, à 14 heures 30 la boucle est bouclée.

Si c’était à refaire : nous conserverions le même parcours, mais nous enlèverions une nuit à port Elizabeth pour la placer à Tsitsikamma. Nous visiterions Addo en arrivant à Port Elizabeth plutôt que le lendemain. Nous enlèverions une au Cap pour la placer à Stellenbosch à 40 km de Cap Town.

Notre avis, aimé, pas aimé : Nous avons adoré le Kruger, l’ambiance, les animaux, la magie des lieux, les camps, la liberté de mouvement et la facilité d’accès. Nous avons aimé Johannesburg plus que Cap Town. Même si nous avons trouvé Cap Town plus jolie, nous n’y avons pas aimé l’ambiance. Trop froide, trop touristique, trop guindée par endroit. Nous avons préféré la première partie du voyage à la seconde : celle de Johannesburg à Coffee Bay. La seconde, de Port Elizabeth à Cap Town, bien qu’elle offre des paysages à couper le souffle, nous a moins emballés. Son côté trop propre, trop policé, trop… c’est trop. Nous n’y avons pas retrouvé le parfum d’aventure qui flottait sur la première partie. Pour nous, les deux parties sont clairement deux voyages différents et si nous retournons en Afrique du Sud, ce sera certainement entre Johannesburg et Coffee Bay. Nous avons apprécié la nourriture, pas chère et très bonne, certainement l’un de nos voyages où nous avons le mieux mangé et bu… Le vin est excellent, de très bonne bouteilles à partir de 5 euros, au restaurant… imbattable. Nous avons adoré la gentillesse des Sud-Africains, noirs ou blancs.

Concernant la sécurité : nous n’avons ressenti aucune insécurité quel que soit l’endroit, ce qui ne veut pas dire qu’elle n’existe pas. Nous avons pu constater qu’il y avait des endroits à ne pas fréquenter, des horaires à respecter, et un bon sens évident à avoir. Mais nous n’avons pas pris plus de précautions que pour nos voyages précédents en Asie, en Amérique Centrale ou ailleurs. Nous n’avons eu aucun souci avec la police, aucun contrôle à part au Swaziland. Aucun problème, non plus sur les routes, près de 7000 bornes quand même, mais il faut rester vigilant, c’est tout. L’Afrique du Sud est idéale pour le road-trip. Le permis international ne nous a été demandé nulle part et même refusé lorsque je l’ai présenté chez Budget ou lors du contrôle au Swaziland. La carte de débit a été acceptée sans problème chez Budget. Nous ne parlerons pas ici des conditions de vie des uns ou des autres, des noirs, des blancs, de l’après Apartheid, ce n’est pas l’objet de ce carnet et de toute façon, nous savons par expérience, que cinq semaines ne suffisent pas pour avoir assez de recul et parler d’un sujet aussi grave et douloureux. Nous nous en tiendrons à ce que je dis plus haut : nous avons trouvé les Sud-Africains très sympas, gentils et serviables.

Argent : Nous sommes partis avec des espèces (une habitude chez nous), change effectué en France. Nous les avons utilisés tout au long du voyage et n’avons jamais retiré de d’argent aux ATM. Nous avons utilisé nos CB en alternance avec les espèces. Chacun sa manière de faire et de voir les choses…

Conclusion : un très beau road-trip, comme nous les aimons, beaucoup de très belles routes, de beaux paysages. Nous avons adoré ce voyage. L’Afrique du Sud est un pays magnifique, nous l’avons découverte au fil des kilomètres et de la route et nous l’avons vraiment appréciée. Toutefois, nous vous devons d’être honnêtes en disant que, le Kruger mis à part, même si le voyage a été magnifique, il nous a manqué la petite étincelle, ce petit truc en plus, rencontré dans d’autres pays, qui fait la différence, la magie d’un voyage… Ce qui n’enlève rien à la beauté du pays. Vous pouvez consulter le carnet définitif, avec photos et plus d'infos, sur notre blog en cliquant le lien suivant : https://www.1destination2voyages.com/l-afrique-du-sud-en-road-trip-1
Open
Juillet 2016 : l’ouest le retour... en famille avec papy et mamie
Juillet 2016 : l’ouest le retour...en famille avec papy et mamie

Retour dans l’ouest après un 1er périple en 2012, ce nouveau voyage s’est déroulé cette fois-ci en juillet 2016 pour 30 jours.

Nouveauté pour ce périple puisque papy et mamie était de la partie, premier grand voyage pour eux ! Il a donc fallu jongler entre les « incontournables » que nous avions déjà visiter et de nouveaux sites à découvrir tous ensemble.

Lors de la préparation du voyage en début d’année 2015, j’avais quelques priorités notamment : l’Independance Day et les Cheyenne Frontier Days…. Juillet 2016 devenait le point de départ de ce voyage.

Février 2015 : Premières réflexions sur notre futur parcours : découvrir de nouvelles « contrées » mais aussi revoir et approfondir quelques « spots » marquants du Road trip effectué en 2012. C'est décidé, l'année prochaine nous partirons à la découverte du Parc National de Yellowstone !

Avril 2015 : Le parcours est « ficelé », les grandes étapes sont calées dont 2 escales indispensables : - Visiter le Mt Rushmore à l'occasion de l'independance day le 4 juillet ; - Assister au Cheyenne Frontier Days entre les 22 et 31 juillet. A ce stade, pas de date précise pour les vols, l’aéroport de Denver devenait le point d’entrée et de sortie !

Voici notre parcours :



8000 kilomètres parcourus

Ayant carte blanche pour préparer ce voyage, je me suis amusé à faire un petit clip de présentation, avec les moyens du bord, pour faire patienter toute la famille durant presque un an. De nombreuses séances ont eu lieu pour discuter du parcours, des visites et de la préparation du roadbook.

youtu.be/CfuSS1R3ULk

1ère priorité fut la réservation des nuits pour le Yellowstone, compte-tenu d’un forte demande, j’étais devant mon écran lors de l’ouverture des réservation le 1er mai...plus d’un an avant le départ !

Après quelques soucis avec le site de réservation, visiblement saturé, le soir même les 4 nuits étaient réservées….youpi !

48 heures après, le site affichait déjà complet pour la période achetée notamment pour le Old Faithfull Inn…ouf !



En mode « nature » pour ce road trip, nous avons intégré pour l’hébergement 11 nuits en camping KOA. J’avais pris soin de prendre la carte d’adhérent permettant ainsi d’obtenir une remise lors des réservations effectuées par internet. Ayant peu d’aventuriers dans le groupe je me suis résigné à réserver des cabins...excellente expérience, les enfants ont adoré !



Budget hébergements : 3000 €uros

Septembre 2015 : Achat des billets pour ICELANDAIR.

Après de nombreuses recherches et la programmation d'une alerte email pour suivre l'évolution du prix des billets, la décision fut prise le 16 septembre….c'est le moment d'acheter !

Paris CDG – Denver – Paris CDG avec ICELANDAIR sur Boeing 757-200 (escale à Keflavik – Island)

Les + : 1 heure de transit pour le vol transatlantique et 2 bagages par personne :)

Les - : j'ai pas trouvé !

Budget (2 adultes+2 enfants) : 3900 €uros

Décembre 2015 : En route avec Titine...réservation du véhicule ok !

Pour 6 personnes nous avions besoin d'un véhicule adapté à ce road trip.

Confort de conduite tant sur route que sur piste, avoir un accès facile à nos bagages en tout temps (sans jouer à Tetris)...le choix se porte donc pour une catégorie SUV XL chez HERTZ !

Excellente communication avec le loueur, puisque lors de notre descente d’avion à Denver je recevais un mail m’indiquant le type de véhicule et son numéro d’emplacement. Inutile donc de passer par le guichet (gain de temps)

8000 kilomètres parcourus, pas de soucis technique et un excellent confort tant pour le chauffeur que pour les passagers.

Budget : - budget carburant : 500 $ - budget location SUV XL (1680 euros) : 840 euros/couple



A plus tard pour la suite ! ;)
Open
Avis sur trois semaines en Californie en juillet/août?
bonjour, on va partir du ,15.07 au 05.08 pour la californie, en famille depart de Paris direction Los Angeles location voiture A Los Angeles on compte faire pendant 6 jours: la ville , la plage les environs (100 à 200km) du genre santa barbara, santa cruze, beverly hill(orthographe!)Hollywood San diego 2 jours puis direction Las vegas 2 jours direction la vallée de la Mort pour rejoindre san fransisco ou on y restera 6 jours retour , toujours en voiture de location Los angeles 2 jours pour reprendre notre avion On s'est dit que la location de la voiture prendrait effet qu'au 2 éme jour de notre arrivée; je recherche les hotels avec Petits dej pour 4 , (j'ai trouvé à 50 euros la nuit pour 2 pour Los angeles) merci pour toutes les infos que vous me donnerez Rikola

mai
Open
Compte rendu de croisière "Retour en terres saintes" avec le Celebrity Silhouette du 10 au 22 août 2011
Bonjour à tous!

Nous sommes rentrés avant-hier de notre croisière « Terres Saintes » à bord du Celebrity Silhouette. Ce fut une expérience formidable! Nous avons vécu de superbes vacances et ce malgré quelques « couacs » dû à une manque d’organisation de Celebrity et surtout TROP D’ENFANTS (400) dont la plupart étaient tres mal eduqués, irrespectueux..mais quand on voit les parents on comprend tout de suite !!! (je vous raconterai tout cela en detail un peu plus tard)

Un peu de tout sur la croisière 1) Bateau magnifique! Espaces lounges, bars, piscines intérieure et extérieure, arbre suspendu , des alcoves….

2)L e bateau était complet et nous étions 610 Français, 410 Italiens…. 400 enfants (dont la plupart étaient tres mal eduqués, irrespectueux..mais quand on voit les parents on comprend tout de suite !!! même le service de sécurité de Celebrity était débordé et avait du mal à gérer tout ça. Le pire dans tout ça, c’est que les parents disaient rien.

D’habitude on dit souvent que les Italiens sont bruyants mais cette fois ci on les a remplacé : Que ce soit au bord des piscines ou dans les différents restaurants, certaines personnes ne savent pas parler mais hurlent et crient comme s’ils étaient chez eux sans ce soucieux des autres…

Pour info, tous les jours dans le « today » il y a un petit rappel à l’ordre non seulement pour les personnes irrespectueux mais surtout pour les enfants (la honte quoi !!!!)

La réception était débordé par des plaintes de tout genre mais la réponse était celle ci ; « on ne peut pas mettre un agent de sécurité derrière chaque personne pour faire respecter l’ordre sur le bateau » donc, non seulement ils étaient dépassés mais ils nous ont egalement dit qu’ils n’ont jamais vu ça sur un bateau de chez Celebrity. Un soir au restartant « Grand Cuvé » le maitre d’hotel était contraint de faire intervenir la sécurité pour mettre un peu d’ordre la honte !!!

On pense que tout cela est dû à la destination !!!! vous voyez ce que je veux dire !!!

3) Etant donné que les Francophones etaient nombreux, les annonces publiques ont également été faites en français, ce qui n'est pas toujours le cas. Nous avions à notre disposition le menu du restaurant en français tout comme le "Today", le journal qui vous présente les activités du lendemain. Il y avait également à la reception plusieurs personnes qui parlaient Français

Jour -1 le 09/08 (arrivée à Rome très tôt pour visiter un peu) Nous avons pris l’avion de Paris à 9h et 1h30 plus tard nous voilà à l’aéroport. Etant donné qu’on avait réservé un transfert pour l’hotel (cout 40€), le chauffeur nous attendait à la sortie pour nous emmener à notre hotel (Le Grand Tiberio) et la trajet a duré environ 30 minutes. A la réception on a eu affaire à quelqu’un qui parlait tres bien le Français qui nous a dit que notre chambre n’était pas prête mais qu’il va nous donner une autre et par la même occasion nous donner le plan de la ville et quelques informations….Quelques minutes plus trad, on a pris le bus pour se rendre au centre ville (sous un soleil de plomb) mais on a quand même visiter une partie de la ville et ce jusqu’à tard. Diner en ville et retour à l’hotel.

Jour 1 (arrivée sur le bateau)

La veille, nous avions réservé une voiture privée pour se rendre au port de Civitavecchia (cout 140€) eh oui c’est cher mais Madame ne voulait pas prendre le train avec toutes les valises !!! et après tout on est en vacances. Départ de l’hotel vers 10h et le trajet a duré 1h.

Nos bagages sont pris en charge et nous nous rendons au check-in et là j’ai constaté que cet endroit n’est pas propice c'est-à-dire que tout se fait sur un chapiteau et dans la pagaille totale (pas beaucoup de places assises, pas de priorité pour les suites, les Agua, les Concierges et les Captains club…) mais heureusement on est arrivée de bonne heure et on a pû monter rapidement sur le bateau (quasiment pas d’attente) mais tous les gens qui sont arrivés en début d’apres midi, nous ont dit que c’était la pagaille totale… Nous sommes accueillis par un verre de bienvenue comme d’habitude et etant donné que les cabines seront disponibles vers 13h, de ce fait on a profité pour visiter un peu le bateau et là franchement rien à dire tout est beau et bien décoré avec gout. Vers 12h30 on est allé déjeuner et là toujours pareille la nourriture est toujours aussi bonne et variée. Ensuite, direction notre cabine et là la surprise la vue du balcon est vraiment obstruée. Pour tout vous dire, j’avais réservé une cabine avec balcon « garantie » mais quand celle-ci nous a été attribuée je ne pensais pas que la vue allait être vraiment obstruée et là ce fut le cas !!!

RDV pour tout le monde à 16h au théâtre pour les consignes de sécurité; c'est obligatoire et personne ne peut y échapper... Pour le repas du soir, nous sommes au 2ème service (20h45) et on nous impose une table de 4 personnes... on pensait être seuls et non! Un couple Mexicains se joint à nous... on a demandé de changer mais les tables de 2 se font rares !!! les plats sont mieux élaborés que sur Eclipse rien �� dire. Vers 22h50 on a décidé de se rendre au spectacle et malheureusement je n’ai pas trouvé ça terrible au bout de 10 minutes on a quitté la salle pour le pont 15 (l’histoire de digérer un peu) et dodo vers 23h. Ma femme qui a un sommeil tres Legé n’a pas pu dormir car elle a entendu du bruit en dessous. Quant à moi j’ai ronflé toute la nuit !!! (je vous raconterai la suite pour la cabine car effectivement il y a du bruit et on va nous la changer !!)

La suite à venir

Ci-dessous quelques photos:

Images 1et2 (Rome) les autres le bateau

Alfred
Open
Patagonie australe: El Fin del Mundo ou le Pays du vent
Voyage en Patagonie australe, du 22 novembre 2010 au 31 décembre 2011.

La version définitive avec photos (il faut patienter un peu pendant le téléchargement, comme toujours 😊) et un texte plus complet se trouvent ici (carnet optimisé pour Google Chrome):

www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_90.html



Lundi 22 novembre

Décollage 23 h 20 sur Air France. Vol de nuit long, très long : treize heures ponctuées de turbulences plus ou moins fortes, plutôt plus que moins, d'ailleurs.

Mardi 23

Arrivée à Buenos Aires à 8 h 50, Herge est là, ce qui est bien agréable. Nous voyons défiler la campagne, verte, si verte après Paris, les arbres sont en fleurs et il fait 25°. Trois quarts d'heure plus tard nous entrons dans son appartement, sur Ayacucho, au croisement de Corrientes. Quatrième étage, baies vitrées, long balcon, salon, chambre et lit excellent, cuisine, salle de bains, c'est parfait. Au-dessous, le bruit est constant mais dans la chambre, sur la cour, nous n'entendons rien. Une douche, et une heure plus tard nous voici dehors, à crapahuter sur Corrientes jusqu'à l'obélisque et au-delà, pour prendre le pouls de la ville... qui bat très vite. La pollution est extrême, nous pique les yeux et nous prend à la gorge. A côté, l'air de Paris semble bien pur. Le soir, dans une pizzeria sur Corrientes, tout près, nous mangeons une tortilla et des lasagnes obtenues après une heure d'attente alors qu'il y a très peu de monde, puis nous rentrons nous coucher. Je n'ai pris aucune photo car Herge m'a déconseillé de me balader avec le Canon, trop voyant.

Mercredi 24

La journée a mal commencé: plus de batterie pour le netbook et les prises de l'appartement ne voulaient pas de la nôtre pour le recharger. Ensuite nous nous apercevons que le taxi commandé par le gardien de l'immeuble (via Herge qui est parti pour une semaine en Uruguay) pour vendredi matin est pour l'aéroport international (Ezeiza), à 35 km et non pour l'aéroport national (AEP), dans BsAs. Nous prévenons donc le gardien, il décommande le taxi pour EZE et le recommande pour AEP. Je passe un mail à Herge en lui disant qu'il s'est trompé et là il nous répond, heureusement rapidement, "AEP est fermé du 23 novembre au 1er décembre". Panique à bord, nous retournons voir le gardien qui redécommande et rerecommande... On le trouve vraiment très relax, il dit que une heure quarante avant c'est largement suffisant et n'en démord pas: quarante minutes de trajet + une heure avant le décollage. Oui, mais s'il y a un problème sur l'autoroute?

Peu après, je m'aperçois que le Canon est HS!!! Impossible de prendre des photos, erreur 99. Je farfouille comme à mon habitude sur Internet pour me dépanner et je finis par trouver. Je teste le boîtier, ce n'est pas lui, puis l'objectif (le 17-85mm) et c'est là que se trouve le problème. Je nettoie les contacts, rien à faire. Puis j'ai une idée; je fais un essai avec le Sigma 10-22 et ça fonctionne! Ensuite je fais un nouvel essai avec le 17-85 à 17 mm, rien, à 24, rien, à 35 et là, bingo, c'est bon! Bruit, bruit, bruit, circulation intense, foule, chaleur humide... On a été à la plaza de Mayo (ici, prononcé Majo) et ce ne sont pas les mères des disparus que nous avons trouvées mais des vétérans des Malouines! Quelques musiciens aux dreads jusqu'à la taille jouent du reggae, nous restons un moment à écouter le chanteur, vraiment très beau...

En repartant par l'avenida de Mayo, un arrêt pour goûter les glaces de Buenos Aires (au pomelo, moyennes, ce ne sont pas celles de Berthillon...), puis un autre au Café Tortoni, qui vaut vraiment le coup d'œil. Borges est partout, en photo, en mannequin grandeur nature... Beaux vitraux au plafond, hautes colonnes marron foncé, lithographies et photos alignées sur les murs, plus une flopée de serveurs. J'ai bu un très bon chocolat au goût fumé et mangé trois churros plus que moyens. Toujours pas de photos mais demain je prendrai quand même l'appareil, ne serait-ce que pour photographier ces arbres à floraison mauve magnifique qui tranche sur le noir de leur tronc: des jacarandas, ou flamboyants bleus.

Jeudi 25

J'ai été boulottée par un moustique invisible, durant la nuit, mais haut de gamme... J'ai l'avant-bras droit tout enflé...

Normalement, aujourd'hui on devait aller à Colonia, en Uruguay. Mais le prix de la traversée aller-retour du Rio de la Plata (170 euros), ajouté au nombre d'heures passées sur l'eau (plus de six heures) pour le peu de temps sur place (quatre heures), nous a découragés. Une autre fois, peut-être.

En face de l'appartement il y a un magasin de fruits et légumes. Entre les dragueurs (les Argentins ont l'air très dragueurs) et les pas aimables, on est servis... On est (je suis) accueillis par des clins d'œil appuyés ou par une mine de dix pieds de long. Les fruits eux non plus ne sont pas avenants mais hier on a quand même acheté quelques mandarines sucrées et bourrées de pépins. Ce matin, j'ai observé depuis le balcon des vendeurs entasser des dizaines et des dizaines de cagettes, la moitié vides et l'autre pleines de tomates, oignons, salades, et de tas d'autre légumes ou fruits. Et depuis une vingtaine de minutes, j'entendais un bruit incessant sous les fenêtres, je regarde et je vois que ce sont les éboueurs qui jettent dans le broyeur le contenu de toutes les cagettes. Quel gâchis! Il n'y a aucune récupération (et apparemment non plus aucun tri de poubelles dans les immeubles). Je n'ai vu personne venir récupérer ce qui était bon à manger... J'ai mis le Canon dans mon petit sac et nous sommes partis comme des voleurs faire des photos des flamboyants devant le Museo del Patrimonio de aguas argentinas, sur l'avenida Cordoba. Au retour nous avons croisé Gorge, le gardien de l'immeuble, qui nous a présentés au chauffeur de taxi qui nous amènera demain matin à l'aéroport. Un petit pépé bien sympa qui a “toute sa confiance”. C'est une sécurité parce que apparemment, chez les chauffeurs de taxi, on trouve de tout. Herge, sur son site, fait le rappel des réjouissances:

www.petitherge.com/...n-taxi-38132291.html

Par la même occasion, on lui a dit qu'on comptait aller au parque Lezama, au sud de Telmo et il a proposé de nous appeler un radio-taxi “Premium” (écrit sur la porte arrière), totalement sûrs d'après lui. Je lui ai demandé ce qu'il pensait d'emporter le Canon et il n'a pas hésité une seconde, il a ri et s'est écrié: No! No! NOOO!!! Vingt minutes plus tard on était arrivés, pour environ 6 euros. Le parc est petit mais avec de nombreuses essences d'arbres inconnues de moi, étranges et belles, l'une avec des racines comme celles des fromagers, une autre à pied d'éléphant géant, certaines, de drôles de conifères mi-séquoias mi-araucarias, le tout plutôt du genre pleureur, bourrées de perruches vertes (conures de Patagonie) en train de faire leur nid. De ses hauteurs on a une vue sur l'église orthodoxe russe et ses dômes bleu et or... qui sentent son Las Vegas. Puis nous avons déambulé dans les petites rues de San Telmo, ancien quartier des marins, ainsi nommé à cause du dominicain Pedro González Telmo, bordées d'anciennes demeures coloniales qui ont vécu leurs plus belles heures il y a bien longtemps. En 1871, les riches familles qui les habitaient les ont laissées derrière elles avec l'épidémie de fièvre jaune. Décrépitude, oui, mais avec un reste d'élégance. Aujourd'hui tous les établissements de tango se concentrent dans son périmètre. Un détail renseigne sur la sécurité du quartier qui n'est pas loin de la Boca, ce sont les épaisses barres de fer et grilles en tout genre qui protègent absolument toutes les ouvertures au moins jusqu'au premier étage!

Dans la rue en pente, trois antiques bus de la ligne 213 se suivent... N'étant apparemment même plus bons pour la casse, ils ont rempilé! Un tour à la Galeria de la Defensa, qui date des années 1880 et était la résidence de la famille Ezeiza, désormais remplie de vieilles choses à vendre, vêtements, gants, vaisselle, bric-à-brac..., un autre au Mercado San Telmo pour trouver un maillot de foot argentin à Loïc (bredouilles) et nous empruntons, à pied et toujours au pas de charge, le chemin du retour. L'envie nous prend soudain de faire un stop avant de mourir asphyxiés, aussi nous entrons manger une bricole dans un café-resto. Le serveur qui s'occupe de nous, la soixantaine très militaire, est absolument odieux! Bonjour l'hospitalité et la gentillesse argentines! Pour l'instant nous ne l'avons rencontrée que chez le portier du Café Tortoni et chez le gardien de l'immeuble d'Herge. Au moment de partir, je me lève et je sens un doigt qui s'enfonce dans mes côtes, c'est lui qui me pousse pour se précipiter devant nous et nous ouvrir la porte. Je n'en reviens pas et le gratifie d'un “Gracias!” étonné mais poli. Oui, sauf qu'Alain, qui me suivait et a tout vu, me fait remarquer que ces ronds-de-jambe étaient destinés au gros personnage suant et soufflant qui sortait derrière nous et que le serveur avait même l'air mécontent que nous soyons sortis les premiers. Mince, alors!! Et dire que je l'ai remercié!!

16 heures. Ouf, nous voilà “chez nous”, un nombre certain de kilomètres dans les jambes et quelques kilos d'oxyde de carbone en plus dans les poumons! Une bonne douche, quatre thés et des orangettes de la Maison du chocolat (achetées à prix d'or à Roissy, mais je ne résiste jamais devant mon chocolatier préféré) plus tard, je me sens mieux. Alain, lui, est reparti faire les librairies qu'il n'a pas encore visitées.

Vendredi 26

A 7 heures moins dix, tandis qu'on attendait l'ascenseur, le gardien nous appela sur l'interphone pour nous dire que le taxi était déjà là. Quelle ne fut pas notre surprise de voir que le petit pépé sympa de la veille n'était pas du tout un chauffeur de taxi mais un particulier avec une voiture qui avait apparemment son âge... Le pare-brise portait huit estafilades, autrement dit il s'était pris un sacré gnon et était près de rendre l'âme. A l'arrière, les ceintures de sécurité devaient être là pour la décoration car elles ne fonctionnaient pas.... Bon, il n'était plus temps de dire quoi que ce soit et nous avions toute confiance dans le gardien d'Herge. En avant, donc, pour Ezeiza. Le pépé faisait des écarts à droite, à gauche, mais dans l'ensemble ça se passait bien jusqu'au moment où il entreprit de tirer un billet pour le p��age d'une pochette posée à côté de lui. Il lâcha alors le volant et se battit d'abord avec la fermeture Eclair qui ne voulait pas s'ouvrir, puis avec le billet qui, lui, ne voulait pas sortir. Pendant ce temps je pensais qu'il ne devait pas avoir d'assurance, sinon il aurait fait réparer son pare-brise. Une fois le péage passé, rebelote, volant lâché pour rouvrir la pochette et y glisser la monnaie... Bref, j'avais hâte d'arriver. Je me disais qu'au moins on paierait moins cher qu'un taxi appartenant à une compagnie. Eh bien non, c'était encore plus cher, 150 pesos au lieu de 130.

Après avoir patienté dans une queue de un kilomètre de long, nous avons finalement embarqué pour Ushuaia via El Calafate sur un A 320, durée du vol : près de trois heures. Je n'ai pas dérogé à la règle et ai vu ma dernière heure arriver au moment du décollage, mains moites et respiration bloquée. Je ne sais pourquoi, le commandant de bord ne cessait de passer des messages – c'était apparemment un grand communicateur - et à chaque fois je me demandais ce qui allait arriver. Jusqu'à ce qu'il annonce qu'il y avait “un petit problème technique”. Là, je me suis décomposée... Le problème en question concernait la télévision mais il n'y avait pas de télévision. Vu que tout le monde était d'un calme olympien, ça m'a un peu rassurée. El Calafate, presque tout le monde descend mais peu après toutes les places sont à nouveau prises par les gens qui vont soit à Ushuaia, une minorité, soit sur BsAs.

Tierra del Fuego, Terre de Feu. Ainsi nommée à cause des feux que maintenaient allumés les Indiens Yaghans et Alakalufes, qui vivaient presque nus sur ces terres fouettées par le vent et la pluie. Nous prenons un taxi privé conduit par une femme (22 pesos) et nous voilà sur Gobernador Deloqui, au 271, à la Casa Familia de Zaprucki. Vraie petite maison en dur dans le jardin, à gauche cuisine salle à manger, au milieu salle de bains, à droite belle chambre, le tout nickel (60 euros). Nous sommes accueillis par une Mamie très aimable et qui a l'air d'adorer Paris. Peu après c'est sa fille ou sa belle-fille qui frappe à la porte. Elle nous apporte une bouteille de deux litres d'eau, un pain complet entier, un litre de lait, un paquet de fromage et un autre de jambon plus du beurre et un pot de dulce de leche. Ça fait très panier du Petit Chaperon rouge. Le tout pour le petit déjeuner. En fait on goûtera avec, et on en mangera aussi le soir...

Ushuaia, dans un autre genre, rappelle San Francisco : on monte ou on descend en permanence. Les photos que nous avions vues de la ville, qui compte quand même 60 000 habitants, étaient trompeuses, car elles ne donnent qu'un minuscule aperçu. C'est le centre-ville qui est constamment photographié, mais les constructions s'étendent loin de part et d'autre. Dès l'arrivée on a eu droit à une tempête de neige, au soleil, à la pluie, au grésil. Ici, au moins, c'est varié et à vitesse grand V. On a passé trois heures à arpenter San Martin et les rues adjacentes. Les numéros n'ont aucune logique; on passe de 238 à 270 par exemple. Ce qui fait que pour repérer l'agence de location de voitures, on a le plus grand mal à trouver le 245... Bon, on verra demain. Pour l'instant on est crevés, il fait grand jour (à 21 heures). Mais on va ressortir sur le canal de Beagle, dans le froid glacial. Quelle transition avec Buenos Aires!! Un ferry de croisière est à l'ancre, tous feux allumés, au milieu de la baie aux couleurs de mercure...

Samedi 27

Nuit glaciale, j'ai à peine fermé l'oeil... Ce matin après quelques allers-retours sur San Martin, à cause de ces sauts de numéros, nous allons chez Hertz récupérer la Chevrolet Sedan. Le coffre est grand et nous pouvons charger tous les bagages dedans.

Peu après être partis, sur la route n° 3 qui est donc bitumée, nous avons reçu une caillasse en plein pare-brise, ça commençait bien, suivi illico presto au croisement d'un camion, d'un appel d'air monumental qui a projeté avec une violence incroyable sur le haut du pare-brise un énorme truc noir. On a cru notre dernière heure arrivée, et tout ça en une fraction de seconde. C'était l'avant du capot qui avait été éjecté sous le choc. Un morceau de plastique/caoutchouc, pour faire joli sous le logo Chevrolet. Enfin on suppose vu qu'il ne reste que les rivets...

A San Sebastian, trois maisons et la douane argentine, nous passons un certain temps car nous arrivons en même temps qu'un car de passagers. Puis quelques kilomètres plus loin, rebelote, cette fois avec la douane chilienne. A chaque fois, nous avons droit au match de foot diffusé sur un écran de télévision au cas où policiers et douaniers s'ennuieraient...

145 kilomètres nous séparent maintenant de Porvenir, capitale de la Terre de Feu chilienne, 6000 habitants, par une piste de caillasse. La pampa fuégienne est gris-bronze sous le ciel chargé, éclairée çà et là par quelques touffes de fleurs jaune pâle et poussiéreuses. Nous espérons que nos enquiquinements vont s'arrêter là et que nous n'allons pas crever. Heureusement, il ne pleut pas et le vent a un peu faibli.

Tout à coup, on aperçoit au loin, devant nous, une silhouette. En arrivant sur elle, on voit que c'est un énorme malabar, avec une carrure de rugbyman, le bonnet enfoncé jusqu'aux yeux et la mine plutôt patibulaire, qui nous fait de grands gestes. A peine une seconde d'hésitation et nous passons sans nous arrêter, malgré un sentiment de culpabilité... Je dois dire que ni l'un ni l'autre n'avons voulu prendre de risque. On ne comprenait pas ce qu'il faisait là, à 65 kilomètres de Porvenir, alors qu' il n'y avait aucune voiture arrêtée nulle part. Et les 4X4 chiliens que nous avions croisés peu avant ne s'étaient donc pas arrêtés non plus. Moi j'ai repensé au couple de Français assassinés en Bolivie...

Une maison de tôles sur la gauche, un étang et, dessus, une centaine de flamants très très roses. Etrange, en un tel endroit... Depuis un moment ça sent fortement le brûlé et on se demande si ce n'est pas la voiture, de même que depuis longtemps on aperçoit la pluie qui tombe au loin, en avant de la piste et on ne la rattrape jamais. En fait, les deux sont liés puisqu'il s'agit d'un incendie apparemment important, dégageant une épaisse fumée qu'on prenait pour un nuage de pluie.. Bien sûr, le problème se pose de savoir s'il coupe la piste ou si on va y échapper... Le soleil fait maintenant quelques apparitions et colore l'herbe grise en vert acidulé. Je regrette d'autant plus que l'objectif soit esquinté car le 10-20 ne me sert pas à grand-chose ici. Nous longeons l'immense Bahia Inutil et ses eaux gris sombre, crêtées d'écume blanche. Le long de la côte de galets, les cabanons de tôle rouillée se font plus présents... 
 Porvenir et ses maisons de toutes les couleurs, vertes et rose, jaunes, orange, bleues et mauves, aux toits de tôle rouillés pour la plupart. Beaucoup sont en fin de règne... Nous allons directement à l'hôtel Rosas (bien, 26 000 pesos la chambre double) et le temps de nous installer, le soleil a disparu, laissant place à une température glaciale. Bien au chaud dans la chambre, nous n'avons plus envie de ressortir et attendons en lisant et en écrivant le repas du soir, qui sera hors de prix et franchement pas bon.

Dimanche 28

Bonne nuit sous les épaisses couvertures. Dire qu'on est presque en été... A 16 heures on prend le bateau, j'espère du moins qu'on aura une place pour Punta Arenas car on n'a pas réservé (deux heures et demie de traversée). Mais en attendant, que faire? Nous projetions d'aller sur les pistes environnantes mais le risque de crevaison juste avant de prendre le ferry nous fait reculer. Un Coréen du Sud, “businessman” de centollas ou King Crabe comme il se décrit lui-même, habitué des lieux, négocie avec Alberto, l'hôtelier, de pouvoir rester dans la salle de restaurant et nous dit de faire de même, ce qui nous arrange bien.

Il est maintenant plus d'une heure et demie et nous allons “visiter” Porvenir en attendant l'ouverture de la compagnie maritime. Nos pas nous mènent droit au cimetière... Porvenir est une ville, curieusement dans cette partie du monde, à fort pourcentage croate. Ils se sont installés dans les années 1880, lorsqu'on a découvert de l'or dans la région. Sont venus ensuite des habitants de l'île de Chiloe et, même s'ils n'ont pas fait fortune, ils ont trouvé du travail dans les estancias. Aujourd'hui, la plupart des habitants sont des descendants de ces pionniers. Cette colonisation a malheureusement en peu de temps anéanti les premiers habitants des lieux, chasseurs cueilleurs ou pêcheurs. Le cimetière est extraordinaire, toutes les formes d'architecture sont représentées. Il y a même de curieuses petites cases vitrées entassées les unes sur les autres, avec photos, fleurs, etc., prolongées par les tombes.

16 heures, nous sommes à l'embarcadère. Pas de problème pour prendre les billets. A 17 heures, nous partons pour deux heures vingt de traversée du mythique détroit de Magellan. Le ferry se remplit très vite, essentiellement de jeunes qui rentrent à Punta Arenas pour le lycée. Un Chilien vient s'asseoir à côté de nous, très sympa. C'est un réfugié politique qui a fait ses études en France puis qui s'est installé en Suède. Thérapeute familial.

19 h 20. Le ferry est à l'heure. Nous sortons dans les premiers et trouvons assez rapidement l'hôtel Joshiken que nous avions repéré sur Internet mais où nous n'avions pas réservé car il fallait payer à l'avance. Jolie maison tout en bois clair, très propre, belles chambre ensoleillée (du moins par moments...) et salle de bains. Et en plus très bien placée, près de la plaza de Armas. Punta Arenas est une ville étendue, aux maisons colorées, avec beaucoup d'arbres torturés par le vent, magnifiques, et très plaisante malgré ce que nous avions lu. Le propriétaire nous indique plusieurs restaurants “tous très bons”, où l'on sert du poisson frais. Nous allons à “Jekus” et nous nous régalons d'une cuisine très fine et d'une excellente bouteille de vin rouge chilien, dans un cadre superbe, tout en bois. Avec de nombreuses références de toute sorte aux Indiens disparus...

Lundi 29

Ce matin, grand soleil. Ici, en cette saison, les nuits sont courtes, le soleil se couchant vers 22 heures et se levant vers 5 heures. C'est d'ailleurs lui qui nous a réveillés. Après un bon petit déjeuner qui fera aussi repas de midi, nous partons nous balader du côté de la plaza de Armas. Dans le parc qui en occupe le centre, un bel office du tourisme et de nombreuses roulottes, qui sont des stands où l'on vend beaucoup de vêtements de laine et d'alpaga, très colorés. Tandis que l'on se balade tranquillement, et que cinq minutes plus tôt il faisait chaud, une averse de neige se met à tomber. Et ce sera comme ça tout au long de la journée, une alternance de ciel bleu, de neige, voire de ciel tout bleu et de gouttes d'eau dont on se demande à chaque fois d'où elles viennent et si ce ne sont pas des “pipis d'oiseaux” ;-). Nous devions normalement aller à l'Isla Magdalena voir la colonie de manchots, mais le passage sur le ferry du détroit de Magellan a sérieusement refroidi Alain qui a généralement le mal de mer. Il faut dire que, par moments, on aurait pu croire que le ferry allait se briser en deux lorsqu'il prenait les vagues par le travers. Et la conversation avec le Chilien avait bien arrangé les choses, pour détourner son attention des bonds que faisait le bateau. Donc nous décidons d'aller au Seno Otway voir une autre petite colonie, à une heure de route dont une quarantaine de kilomètres de piste. A douze kilomètres de l'arrivée, nous devons payer d'abord 3000 pesos, une espèce de droit de passage, puis 10 000 pesos pour l'entrée de la pingüinera (ce qui fait au toatl une vingtaine d'euros). Il pleut par intermittence. Nous prenons le sentier de bois de 1500 mètres de long à la recherche des manchots (les pingouins, eux, sont en Arctique). Je n'arrête pas de pester après l'objectif 17-85 mm qui a définitivement rendu l'âme, je ne peux même pas m'en servir en automatique et suis cantonnée au grand angulaire. Tout ce qu'il faut, en effet, pour photographier des manchots seulement visibles des miradors, ou presque. Lorsque je mets l'œil au viseur, on dirait des crottes de mouche. Nous en voyons quelques-uns se dandiner à la queue leu leu, vraiment trop mignons, ce qui me fait pester encore une fois. Le pire, c'est que j'ai emporté les jumelles de Paris spécialement pour eux et que nous les avons oubliées à Punta Arenas!! Nous mettons cela sur le compte de l'extrême fatigue dans laquelle nous étions avant de partir. Et le voyage n'a rien arrangé... Finalement, nous trouvons que c'est bien cher payé pour un si long chemin et seulement quelques manchots de-ci de-là, faisant une bronzette sur la plage ou jouant à cache-cache avec nous.

Retour à Punta Arenas. La plaza de Armas, cet après-midi, a complètement changé d'atmosphère. On dirait le parc Montsouris (à Paris) après la sortie de l'école. Punta Arenas est une ville très jeune, bourrée de lycéens et d'étudiants.

Ce soir, nous retournons manger chez Jekus, pour fêter mon anniversaire le 1er décembre (à ce moment-là nous serons en refuge à Torres del Paine). Je n'ai jamais mangé d'agneau aussi bon... En sortant, il fait un froid glacial malgré toutes nos couches de Damart, laine et polaires, pas loin de celui de Sept-Iles (dans le nord du Québec) au mois de février...

Mardi 30

En partant pour Puerto Natales, nous retournons au bureau de change. L'argent file ici à vitesse grand V.

Nous quittons la province de l'Ultima Esperanza pour entrer dans celle des Magallanes.

La route est déserte, le ciel gris, le vent omniprésent. Nous dépassons soudain un Cristo del Camino à l'abri d'un bosquet, insolite dans ces espaces désolés. Le grand angle lui fait faire un bond en arrière, et le fait de le rapprocher sous Photoshop lui confère un flou... très peu artistique... Régulièrement, sur le bord de la route ou des pistes, on retrouve de ces petits hôtels mortuaires, avec photos, fleurs et souvenirs, et drapeau rouge claquant au vent, dont nous ignorons la signification. Mais en arrivant dans l'après-midi à Puerto Natales, au bord du Pacifique, après 250 km de steppe aride et hyper ventée (quel sport de conduire comme ça, accrochée au volant!!), la surprise est de taille! Là ce sont des centaines de bouteilles en plastique – remplies en partie d'eau à cause du vent – qui veillent les morts... La petite ville (ou le gros village, au choix) est très différente, toutes proportions gardées, de Punta Arenas. Les maisons sont basses et d'aspect plutôt délabré, toujours très colorées. Nous remarquons que les Chiliens, du moins dans le Sud, ne se préoccupent pas de l'aspect extérieur de leurs habitations. Tôles disjointes, peinture écaillée, le tout a souvent un aspect branlant et peu engageant, alors que l'intérieur est particulièrement pimpant et soigné. Les gens sont en général de petite taille, si l'on excepte certains Croates de Porvenir. Au Pléistocène (- 2000 000 d'années à - 10 000 ans), un animal fantastique arpentait ces terres du bout du monde, une espèce de grizzly herbivore à queue de kangourou, deux fois plus haut qu'un homme, appelé Milodon ou, plus simplement, Glossotherium robustus. La Cueva del Milodón en abrite un spécimen, mais en carton-pâte, c'est la raison pour laquelle nous n'avons pas fait le détour lorsque nous avons quitté Puerto Natales pour rejoindre le parc Torres del Paine. Le milodón qui trône en bord de mer, à Puerto Natales... L'hôtel Chorrillos est basique mais très agréable, très bien tenu et la propriétaire est extrêmement aimable. Nous discutons avec un Français installé à l'ordinateur de l'accueil, barbe et cheveux blancs, parti avec sa compagne le 10 juillet en vélo du Pérou (c'est exactement le genre de voyage qui ne m'attire pas, pédaler comme un forcené en se battant constamment contre un vent déchaîné, mais je suis très admirative). Ils s'y sont fait attaquer et voler une première fois, puis une seconde fois on leur a dérobé appareil photo, caméra et argent. Ils avaient été repérés sur le marché, puis suivis en dehors de la ville en... taxi!! L'un des quatre agresseurs (quel courage!! à quatre contre deux!) a cassé une bouteille, jeté sa compagne à terre et lui a mis le tesson sur la gorge... Courses au supermarché – Unimarc, comme à Punta Arenas – où l'on finit par trouver un camping-gaz et les cartouches qui vont avec, puis retour à l'hôtel afin de préparer les sacs à dos pour les quatre jours à venir. La chambre est dans un état! On croirait qu'on part en expédition en autonomie pour six mois ;-)): nourriture d'un côté, vêtements de rechange, appareil photo, jumelles, GPS de l'autre. Le 17-85 mm est définitivement HS, ce qui fait que je n'ai plus que le grand angulaire. Plutôt catastrophique pour un voyage pareil... Adieu tous les gros plans, comme celui de notre premier nandou croisé aujourd'hui, ou de cet adorable renard argenté aux grands yeux noirs en amande qui s'est couché dans l'herbe quand il a vu qu'on s’arrêtait pour le regarder. Il est resté là, à nous surveiller du coin de l'œil, jusqu'à ce que la voiture redémarre. Puis il est reparti de son côté et nous du nôtre. Je l'ai quand même casé dans un petit coin de la carte-mémoire. Le voici, démesurément grossi sous Photoshop, disons... dans un flou gaussien... Dehors, une multitude de chiens se font la conversation d'une rue à l'autre.

Mercredi 1er décembre

Aujourd'hui, c'est mon anniversaire. La nuit a été courte mais je me suis endormie tout de suite, bercée par le plus doux bruit qui soit, celui de la pluie qui tambourinait sur le toit de tôle de l'hostal... Le problème, c'est que ce matin il tombe une pluie torrentielle, fouettée par un vent qui doit avoisiner les 120 km/h. Autrement dit des conditions idéales pour entamer une randonnée de huit heures. Excellent petit déjeuner avec du cake maison et des yaourts aux fruits, entre autres. Cet hostal est une excellente adresse, pas chère (20 000 pesos), et la propriétaire est très aimable. Nous discutons avec un jeune couple de Français qui nous annonce que la piste la plus longue, celle de Laguna Amarga, c'est-à-dire l'entrée Nord, est désormais bitumée. Plutôt que de prendre la nouvelle piste plus courte de moitié qui mène à l'entrée Sud, nous choisissons la facilité, puisque du ripio, nous en aurons à revendre dans les semaines à venir. Nous partons donc, seuls sur la route. Mais à Cerro Castillo, surprise, la route devient piste, et mauvaise piste puisqu'il s'agit d'une (très mauvaise) déviation. Quelques kilomètres plus loin, passé un gaucho plus vrai que nature sur son cheval, béret vissé sur la tête qui le protège mal de la neige qui tombe en abondance, et poussant son petit troupeau de vaches, nous retombons sur la route mais pour peu de temps. Les derniers 90 kilomètres seront de nouveau de la piste. Nous voyons encore une fois des guanacos, et encore une fois je peste de n'avoir que le grand angulaire. Une fois à l'entrée du parc, nous allons payer dans une minuscule cabane où les taches sont très compartimentées: trois personnes, dont une qui prend les passeports, une deuxième dans une cahute en verre qui nous déleste de 30 000 pesos de droits d'entrée, et enfin une troisième qui vérifie les billets d'entrée et nous donne le plan du parc. Les refuges des Torres se trouvent au bout d'une mauvaise piste de sept kilomètres, coupée en son milieu par un pont-surprise. Il ne peut supporter plus de 1500 kilos. Avec la Chevrolet Corsa pas de problème, mais les véhicules genre Renault Espace sont vraiment limites...

Arrivés au refuge des Torres, nouvelle surprise: nous ne sommes pas au Central mais au Norte, autrement pas dit pas au nouveau, paraît-il très bien, mais à l'ancien de mauvaise réputation. Il fait vraiment à l'abandon. Les chambres ne sont pas chauffées, sans lumière, il n'y a des lampes à gaz (dont une seule à chaque extrémité du couloir) que jusqu'à 23 heures, le lino du sol se décolle, les « banos » sentent horriblement mauvais, un mélange de désinfectant et d'urinoirs publiques. Sinon, la chambre est petite mais banale. En fait, nous n'adorons pas les dortoirs...

Nous montons aux Torres avec un temps complètement bouché, et en en plus il fait un froid sibérien, pas loin du Québec en hiver. Nous sommes pourtant extrêmement couverts, mais la neige qui passe à l'horizontal fou ettée par un vent violent nous glace le visage. Nous traversons d'abord des terres complètement désertes, couvertes d'une petite herbe rase, puis des massifs entiers d'arbustes à floraison rouge vif, des notros (Embothrium coccineum), comme ceux que nous avions vus à Venice, à Los Angeles. Passé le refuge Chileno, à mi-chemin, nous entrons dans un bois et le chemin devient complètement boueux. Le temps est toujours totalement bouché, les Torres enfouies dans une épaisse couche de nuages et de neige et nous ne pouvons espérer les apercevoir. Nous décidons alors de faire demi-tour. Au détour du sentier, un magnifique renard, un zorro colorado aux allures de coyote, croise notre route. Il hésite. Je crois qu'il va nous emboîter le pas mais, dommage, il change d'avis puis disparaît sous les arbres. Sept heures et demie après le début de la randonnée, nous voici à nouveau au refuge. Rien ne s'arrange: impossible de se faire à manger, d'une part parce qu'à Puerto Natales nous avons acheté un camping gaz et les cartouches vendues avec (camping gaz également), malheureusement une fois ici on se rend compte qu'elles ne sont pas adaptées; d'autre part parce qu'il n'y a même pas une cuisine pour se faire chauffer de l'eau. Nous « pouvons manger au restaurant » (à 20 euros par personne en plus des 96 euros par nuit pour nos deux lits superposés...), ou nous faire de la cuisine dehors (où? en plein vent et par terre puisqu'il n'y a ni table ni bancs?) et « rentrer la manger à l'intérieur « (merci de tant de générosité!). Nous sommes furieux, d'autant qu'à l'intérieur, justement, il n'y a que trois malheureuses tables et même pas suffisamment de chaises pour aller avec. Ca promet pour les deux nuits suivantes. Nous partons nous coucher avant que toute la chambrée ne fasse de même. Ah, zut, toute la chambrée est déjà au lit...

Jeudi 2

Nous avons eu froid toute la nuit, car en plus du fait que ça ne soit pas chauffé, la fenêtre était restée légèrement ouverte. Nous n'y avions pas touché, pensant que c'était une des personnes présentes qui l'avait fait pour éviter de la condensation. Sauf que nos deux lits étaient collés sur l'air glacial, et ce n'est pas la petite couverture qui nous a protégés. En plus du reste, le double rideau avait perdu trois de ses anneaux, que personne n'avait jugé utile de remplacer. Heureusement, Géo Trouvetout (autrement dit moi, comme je suis assez souvent surnommée) a trouvé une solution en coinçant le bout du rideau de gauche dans le premier anneau du rideau de droite. A peine réveillés, nous n'avons qu'une hâte : fuir ce refuge qui est un vrai scandale étant donné son prix. Nous remballons nos affaires et filons à la voiture. Une gorgée d'eau froide, une bouchée de cake “con frutas”, et nous voilà partis pour l'embarcadère, d'où le catamaran nous amènera à Paine Grande. En chemin, des guanacos peu craintifs broutent au bord de la piste.

9 h 30. Premier départ du bateau (il y en a un autre à 10 heures, puis à midi pour ce qui est du matin). Les billets s'achètent à bord, 38 000 pesos pour deux allers-retours (en fait c'est 36 000, on s'est fait rouler de 2000 pesos..., ce qu'on aurait jamais imaginé sur une navette, dans un parc national), soit environ une soixantaine d'euros. Café, thé ou chocolat et petits gâteaux sont offerts. Le lac est venté, ça remue pas mal et les eaux sont vert sombre. Impossible d'aller à l'arrière à cause du froid glacial et des paquets d'eau projetés sur le pont. De l'intérieur, impossible aussi de faire des photos à travers les vitres complètement trempées. Une demi-heure plus tard, tout le monde descend. Au premier abord, le gite de Paine Grande est pimpant, seul au bord du lac, dominé par les montagnes (du moins on le suppose car elles sont perdues dans les brumes). Au deuxième abord, il l'est encore plus. Des tons orangés aux murs auxquels sont accrochés masques, dessins et photos concernant les Indiens disparus; plusieurs petits salons ici ou là, avec un gros poêle à bois qui ronronne et d'épais canapés ou fauteuils en cuir. Ca monte et ça descend, ça tourne et ça retourne et c'est très chaleureux. Pour l'instant, par contre, nos lits ne sont pas prêts. Nous laissons une partie de nos affaires dans une eptite pièce en face du Mini Market, dont seuls les deux vendeurs ont la clef, et nous voilà partis à 11 heures pour le glacier Grey sous un temps à ne pas mettre un chien dehors (drôle d'expression, d'ailleurs... pourquoi mettrait-on un chien dehors?). Le sentier suit une étroite vallée dans laquelle le vent s'engouffre avec rage! Il faisait 2°, mais maintenant, avec le facteur vent, je n'ose imaginer la température ressentie... La pluie est de la partie, les nuages cherchent à toucher terre et nous n'arrivons même pas à avancer. J'ai l'impression que quelqu'un me pousse constamment avec force vers l'arrière. Nous faisons des embardées à droite, à gauche, à droite, à gauche et progressons avec peine. Il faut vraiment vouloir voir ce glacier! D'ailleurs nous ne croisons absolument personne pendant plusieurs heures. La vallée n'en finit pas, alors que d'après la carte je croyais longer le lac tout du long. La notion de ce qui est difficile ou modéré n'est pas la même chez les rangers américains et les employés des parcs chiliens. Celui-ci est classé en modéré alors qu'on dirait qu'on suit le lit d'un cours d'eau. Il est encombré de roches et de pierres presque tout du long, entrecoupé de passages bourbeux, inondés, etc. Le dénivelé est faible mais il monte et descend constamment. Bref, progresser dans ces conditions est particulièrement pénible...

Nous n'arrivons pas à nous poser pour manger un morceau, la pluie et maintenant la neige ne cessent de tomber, tout est trempé ou boueux et il n'y a pas un endroit où s'asseoir. Nous finissons par nous arrêter sous un arbre aux grosses racines apparentes. J'attrape l'onglée en moins de deux, nous sommes trempés de transpiration qui gèle quasi instantanément... Quel plaisir! Comme le dit un non-anglophone qui passe près de nous: “Bad time to lunch!” Enfin, nos efforts sont récompensés et nous apercevons, là devant nous, le glacier, géant bleu figé sur toute la largeur du lac. Nous ne pouvons distinguer son épaisseur, dissimulée dans les nuages. De petits icebergs bleutés dérivent vers l'aval sur les eaux grises du lac qui aujourd'hui porte bien son nom (Lago Grey). Nous ne savons toujours pas si nous sommes entourés ou non de montagnes, comme hier tout est bouché, gris, glacial et mouillé... Nous continuons sur le chemin mais le temps décidément empire et nous faisons demi-tour. Partis à 11 heures nous rentrons à 17 heures. Notre chambre, baptisée “Puma”, est pour six personnes. En cherchant la salle de bains, je vois par les portes ouvertes que certaines chambres sont pour quatre et d'autres..., que vois-je?? pour deux ! Nous redescendons illico presto à l'accueil et demandons si l'on peut changer pour une chambre à deux lits... En deux minutes, c'est chose faite et nous déménageons de “Puma” pour “El Calafate”. C'est royal et ça change tout!! Dans la grande salle de restaurants aux tables en bois ciré nous prenons Alain un thé et moi un chocolat avec un grand cooky aux amandes et chocolat (le tout pour 3000 pesos, soit 6 euros). Par la fenêtre, nous apercevons de splendides oiseaux noir et feu. Nous sommes vraiment contents d'avoir une chambre pour nous tout seuls! La promiscuité ne nous plaît décidément pas, nous sommes trop indépendants pour ça (et mes années de colonies de vacances, trois fois par an de sept à dix-huit ans, m'ont vaccinée à vie). D'autant que personne ne se parle. On pensait pouvoir échanger deux trois mots avec nos voisins de lit mais non, ils font comme s'ils étaient seuls... La chambre donne sur la montagne derrière et on aperçoit un bout du lac Paine Grande. Il y a l'électricité et le chauffage, le rêve, en somme. Seul hic mais qui cette fois passe comme une lettre à la poste, le radiateur ne sera allumé qu'à 22 heures... En attendant, on renfile pulls et polaires pour pique-niquer, assis sur le lit... A 22 heures, on entend les premières dilatations du métal qui chauffe mais je m'aperçois assez vite que c'est uniquement une petite moitié du radiateur qui est allumée. Par ailleurs, le vent à l'assaut de la fenêtre fait un bruit de 777 et soulève le double rideau. Nous nous fourrons au lit, mais moi, qui ne suis pourtant pas frileuse, je suis frigorifiée! Il n'y a sur le lit qu'une petite couette fine, d'été je suppose, puisque nous n'en sommes qu'à même pas trois semaines. Vers 4 heures, n'ayant toujours pas fermé l'oeil, je cherche à tâtons dans le noir mon gros Damart et les deux polaires que j'étale sur le lit et m'endors illico. La nuit, toutes les lumières du couloir sont éteintes...

Vendredi 3

Je me rends compte ce matin, en examinant la fenêtre de plus près, qu'elle n'est pas hermétiquement fermée. C'est une histoire de un centimètre maximum, mais ça a suffi, étant donné le temps qu'il fait dehors, à réfrigérer complètement la chambre et moi avec. Pourtant je ne suis pas frileuse... Alain, qui dort sur le lit supérieur, l'a moins senti. Une fois fermée, le bruit passe du 777 à l'avion de tourisme et le double rideau s'est calmé... Le vent est toujours aussi violent ce matin, et il pleut... Nous ne pouvons prendre un thé dans la salle du petit déjeuner car elle est déjà fermée et nous nous contentons encore une fois d'un peu d'eau glacée et de quelques tranches de Budin, autrement dit de cake aux fruits. Ensuite, départ à 10 h 30 pour la Vallée française. Les bourrasques, chaque jour plus violentes que la veille, si c'est possible, nous jettent sur les bas-côtés chacun à notre tour. Heureusement, le sentier est plus facile aujourd'hui, puisque de terre, et plus joli également car il suit le lac Sarmiento, du moins au début. Ce lac, contrairement au lago Paine sur la berge duquel est construit le lodge, est gris sombre, ce qui signifie donc qu'il n'est pas glaciaire. Les bosquets de fleurs rouge sang sont omniprésents; on trouve aussi une multitude de petites orchidées blanches, et toujours les pois mauves et blancs. Les couleurs sont un peu les mêmes que dans l'Ouest américain au printemps, rouge et mauve: Indian paintbrush et lupin bleus. Nous croisons des oiseaux magnifiques, jaune vif et vert fluo, d'autres aux yeux de rubis et aux pattes jaune safran. Les animaux, ici, ne sont absolument pas craintifs, et nous pouvons les approcher de très près. Les oiseaux, par exemple, ne s'envolent qu'au dernier moment. Au-dessus de nous, les montagnes acérées comme des lances percent quelquefois la couche nuageuse, laissant apparaître un glacier suspendu, d'où s'écoule une eau claire et potable. Toutes les eaux de ce parc sont bonnes à boire. Je l'avais lu mais j'ai profité du passage d'un garde du parc pour me le faire confirmer. A propos de garde, d'ailleurs, le seul qu'on ait vu, alors qu'il faisait un froid de canard, pluie, vent, etc., se baladait en casquette (sans doute avec dessous un tube de glu pour la faire tenir) et en T-shirt... Mais les Indiens Alakalufs étaient bien nus en été (et ne pas oublier que nous en sommes proches) et ne portaient leurs peaux de guanacos qu'en hiver... Nous voulons arriver au campamento italiano pour pique-niquer, espérant qu'il y aura une cahute où au moins se mettre à l'abri. It's a long way pour y arriver, et je doute un peu que les distances soient fiables. Sept kilomètres et demie ce n'est pas grand-chose, or nous marchons d'un bon pas malgré le vent et toujours rien en vue. Nous passons dans un bois, puis dans un autre, et un autre encore, le sentier devient roches et caillasse, boue et racines, voire ruisseau... Les Torres sont toujours invisibles, je vois venir le moment où nous partirons et où nous ne les aurons même pas aperçues. De temps en temps, un rayon de soleil perce tous ces nuages et donne à ces sommets glacés une atmosphère fantastique. Nous nous rapprochons de la jonction avec la Vallée française, mais nous avons un peu plus tôt croisé deux Français, entre cinquante et soixante ans, du genre guide de haute montagne avec l'accent savoyard, qui nous ont dit que tout était bouché au-dessus, et qu'ils renonçaient “à monter là-haut aujourd'hui”. Soudain, nous entendons un grondement de chutes d'eau qui ont l'air gigantesques. Nous longeons le lit d'un torrent furieux et apercevons enfin un premier panneau: pont à 500 mètres (chiliens). Le temps est sombre, la pluie glaciale, le vent devrait être débaptisé, il est trop violent, trop constant, trop rageur... Voici le pont de bois, donc, puis un second, suspendu celui-là, qui ne permet de passer qu'à deux personnes à la fois. De l'autre côté, le campamento Italiano. Nous passons au-dessus du torrent rugissant, ça se balance pas mal, et prenons pied sur l'autre rive. Eh bien on peut dire que les campings chiliens n'ont rien à voir avec les campings des parcs américains! Quelques tentes sous des arbres hauts et déplumés, du genre peupliers, une terre sableuse et grisâtre, des racines absolument partout, et surtout pas les moindres cahute, table ou bancs, rien. Rien de prévu pour les campeurs installés dans ces solitudes glacées. Aucun emplacement pour faire du feu. Une cabane couverte de tôle et un panneau avertissant que c'est “privado”, entrée interdite, pour le garde que nous avons croisé, certainement. Nous faisons le tour, trouvons une cabane de trois murs de planches dans laquelle il fait carrément nuit et devinons deux silhouettes dans la pénombre. L'une se fait cuire quelque chose sur son réchaud, posé sur une planche; l'autre a l'air morose et dubitative, mais surtout transie. Une autre cabane misérable pour les w-c, et c'est tout. Nous nous asseyons sur un tronc de dix centimètres de diamètre posé sur deux petits piquets et trouvons vraiment lamentable une si piètre installation. Dans ces conditions nous ne déballons ni pain ni poulet rôti pour moi (celui acheté à Puerto Natales pour 3 000 pesos et qui est inusable) et avalons vite fait une banane et moi un délicieux cooky acheté hier en fin d'après-midi. Il faut bien sûr emporter ses poubelles... Redescente au pas de charge sur le lodge, où nous arrivons à 16 h 30 pour prendre un chocolat et un thé. Par les grandes baies vitrées, nous observons quelque chose d'étrange: comme un vent de sable à la surface du lac, de longues écharpes d'embruns qui s'effilochent et se reforment. Par endroits des mini-tornades s'élèvent tout droit vers le ciel, tandis que de grosses vagues s'écrasent sur la rive en face qui est pourtant éloignée.

Samedi 4

Le temps aujourd'hui, puisqu'on s'en va, est nettement plus beau, bien que les sommets soient toujours encapuchonnés. A 9 h 30, nous prenons le catamaran en compagnie d'un jeune Français très sympa, Loïc, avec qui nous avons échangé quelques mots en attendant. Lui est parti pour un tour du monde; arrivé en Equateur il y a trois mois, il prend l'avion après-demain à Punta Arenas pour la Nouvelle-Zélande. Comme il va aussi à Puerto Natales, nous lui proposons de l'y conduire. Et il se trouve qu'il va dans le même hostal que nous chercher ses affaires qu'il avait laissées le temps d'aller aux Torres del Paine. Dernière coïncidence, il connaît voyageforum et y a même un pseudo: karasamba. Nous prenons la nouvelle piste, celle de 85 kilomètres, qui démarre vraiment très bien, on la croirait bitumée. Mais, très vite, elle se transforme en un vrai poulailler! C'est une succession de nids-de-poules remplis d'eau boueuse qui éclaboussent la voiture. Vu deux huitriers-pie. Dans un des bureaux de change de Puerto Natales où nous changeons deux cents euros, la caissière, qui ne se prend pas pour rien, comme tous ceux à qui nous avons eu affaire jusqu'à présent dans ces endroits-là, commence à lorgner d'un oeil suspicieux le premier billet de cent euros, en direct de la Banque postale, essaie de voir à travers et le pose sur le coin de sa table avec un air à moitié dégoûté. Elle prend le second, l'examine, et repère une petite pliure plus prononcée d'environ un millimètre sur une des tranches au milieu du billet. Ca y est! Elle a ce qu'elle cherchait et nous le rend d'un air triomphant. Nous ne comprenons pas (ou faisons mine de ne pas comprendre). Je sors mes lunettes, fais comme elle, observe le billet et lui demande ce qu'il a de spécial. Je lui fais remarquer qu'en France un tel billet ne poserait pas de problème. D'un ton cassant elle nous réplique qu'ici, elle n'en veut pas!! Excédé, Alain lui demande de lui rendre le premier billet et nous ressortons furieux. Dans le deuxième bureau, tout se passe comme sur des roulettes... Le soir, dans une pizzeria (Mesita Grande), le serveur essaie de nous rouler avec une impudence incroyable! Il s'était carrément pris 100 % de pourboire! (Au Chili, le pourboire dans les restaurants est en principe de 10 %.) Nous voulions en fait dîner à Afrigonia, le meilleur restaurant de Puerto Natales, mais la salle, toute petite, était bondée et de toute façon il aurait fallu réserver.

Dimanche 5

Lit excellent mais l'isolation extérieure est déplorable (partout jusqu'à maintenant) et bien qu'à l'écart du centre, les voitures nous ont dérangés. L'adresse reste très bonne. Après le petit déjeuner composé cette fois-ci de jus d'orange, de quatre crêpes, de pains chauds, beurre et deux confitures, plus fromage, nous partons pour El Calafate en passant par le côté chilien, soit Cerro Castillo, sur la route des Torres del Paine. Ni la douane chilienne ni la douane argentine ne nous ont embêtés, et les Argentins ne nous ont même pas fouillés, ce qui fait que nous aurions pu garder tomates, beurre, œufs, poires, etc., au lieu de tout laisser à l'hostal Chorrillos. Nous prenons la piste d'une trentaine de kilomètres qui rejoint la route d'El Calafate. L'essence, ici en Argentine, est bien meilleur marché qu'au Chili (environ 0,60 euro contre plus de un euro) et nous regrettons d'avoir fait le plein à Puerto Natales. J'avais lu que plutôt que de faire le détour par La Esperanza, on pouvait couper par une piste très belle et très bonne. Nous n'hésitons donc pas une seconde sans avoir idée du kilométrage... C'est morne plaine... Pampa à droite, pampa à gauche, herbe rase et grise, horizon rectiligne. Mais la piste, assez bonne au commencement, se gâte vite et sérieusement. Ce n'est maintenant plus que de la caillasse, et il faut constamment faire attention où l'on met les roues, éviter les cailloux trop pointus et les zones trop dérapantes. Dans le ciel encombré de beaux nuages, le soleil brille et la température au thermomètre de la voiture grimpe jusqu'à 30°! Du jamais-vu depuis qu'on est arrivés en Patagonie. Le désert grisâtre s'étend à l'infini, de temps en temps on aperçoit le ruban de la piste comme un serpent qui filerait devant nous, dans l'infini de la pampa. Une heure passe, puis une deuxième... on n'en voit pas le bout... Les fortes pluies ont laissé par endroits sur des parcelles de sol probablement calcaires des mares plus ou moins étendues, immédiatement colonisées par tous les oiseaux de passage: flamants, cygnes à col noir, oies, canards, etc. En se rapprochant de la jonction avec la route 40, asphaltée sur cette portion, le sol se soulève en moutonnements de velours plus ou moins prononcés, dans des tons qui tirent maintenant sur le vert. Une quinzaine de kilomètres avant El Calafate, le paysage devient soudain magnifique, surplombant le lago Argentino, turquoise comme tous les lacs glaciaires sous les rayons du soleil. Le rio Santa Cruz serpente dans la vallée en une multitude de boucles serrées...

El Calafate. Albergue Lago Argentino. D'un côté de la route, le n° 1050 et l'albergue; de l'autre le 1061 et l'hostal. Nous avions réservé une petite maison dans le jardin. Il y en a deux rangées de trois, mitoyennes, de couleurs vives - carmin et beu – séparées par un gazon vert et dru. Tout est en fleurs, genêts, lupins, chèvrefeuille, arbustes de toute sorte, ça sent le printemps même si les chambres sont par là même un peu sombres. La nôtre est parfaite, la salle de bains aussi.

Le soir, nous allons manger des gnocchis de pommes de terre au safran et du gratin de potiron et maïs, arrosés d'une bonne bouteille de vin argentin dans un excellent restaurant, Pura Vida, avenida del Libertador, avec 10 % de réduction parce qu'on vient de l'albergue Lago Argentino. Le ciel est d'un bleu clair très pur, très lumineux, et la lumière transparente et rosée en cette fin de journée, comme on n'en a jamais vue ailleurs. Les Argentins, de même que les Chiliens, surchauffent leurs intérieurs et la chambre ne fait pas exception.

Lundi 6

Nous voulions être au Perito Moreno avant l'ouverture mais ça ne sera certainement pas possible. Aussi nous choisissons de prendre le petit déjeuner sur place et de partir ensuite. A 7 h 30 nous montons dans la voiture et en route pour les 70 km qui nous séparent du glacier géant. Nous doublons une flopée de cars de touristes vides, étrange..., et arrivons une demi-heure plus tard à l'entrée du parc. Les 40 pesos par personne annoncés par le Routard se sont transformés en 75 pesos... Il reste encore 28 km avant d'arriver. La route, relativement étroite et sinueuse, longe le lago Argentino, couleur menthe à l'eau, traverse des bois de résineux accrochés au pied des montagnes pelées. Le vent est toujours extrêmement violent et le sol jonché de petites branches entre lesquelles je dois zigzaguer en permanence. Jusqu'à 10 heures du matin il est possible de se garer au sommet (nous ne l'apprendrons que plus tard car rien ne l'indique), mais nous ne pourrons y retourner ensuite et il faudra rester sur l'immense parking un peu plus bas. Il y a toute une série de passerelles, à cette heure-ci totalement désertes, dont les plus proches sont celles dites « de la rupture ». D'autres s'enfoncent dans les bois, montent et descendent...Vu d'en face, le Perito Moreno, un des derniers glaciers à ne pas régresser et qui fait partie de la troisième calotte glaciaire au monde (après l'Antarctique et le Groenland, 360 km de long sue 40 km de large), ne donne pas l'ampleur de ses cinq kilomètres de large et de ses soixante mètres de hauteur... Lorsqu'il est bien disposé, il peut avancer de deux mètres par jour, aussi nous guettons ses plongées vertigineuses accompagnées de fracas de coups de canon (comme j'en entends tous les jours, je peux faire la comparaison ;-)), qui laissent derrière elles des cicatrices bleu intense. A l'avant, ce ne sont que flèches, lances et pieux prêts à faire le grand saut, à l'arrière des milliers de crêtes meringuées parcourues d'un réseau infini de crevasses. Nous décidons de prendre le bateau qui se trouve sous le restaurant - celui du dessous - pour aller voir de plus près de quoi il retourne. Cent pesos de moins dans les poches, nous montons sur le pont en compagnie d'une trentaine de personnes, très peu de monde, donc, puisque nous pourrions être trois cents! Le bateau reste à distance respectable des éventuels icebergs, tourne et vire, se rapproche de la zone de fracture, s'arrête lorsqu'une détonation se fait entendre, longe le glacier vers l'est, fait demi-tour, et trois quarts d'heure plus tard, rentre au bercail. Tout le monde descend. A cette heure-ci, midi, lorsque nous rejoignons les passerelles, c'est la cohue. Plus rien à voir avec l'atmosphère de début de matinée, où nous avions le glacier pour nous tout seuls. Deux heures plus tard nous sommes sur la très belle route d'El Calafate. Le ciel est bleu et le vent a encore forci. Pendant ces quelques heures, j'ai bien sûr eu tout loisir de pester (intérieurement ;-)) puisque je ne pouvais faire de photos qu'au grand angle. Les trois magasins de photos de la ville vendent uniquement des pellicules Kodak, ici ils n'ont pas encore fait faillite, et ma tentative de commande d'un 50 mm Canon sur Amazon.com n'a rien donné puisqu'ils ne livrent pas dans ces contrées lointaines. Il faut me faire une raison, mais c'est dur... Au supermercado nous achetons une salade de pommes de terre, carottes et petits pois, plus des œufs que je fais cuire discrètement dans la salle du petit déjeuner où « l'on ne doit pas cuisiner ». Lessive dans le lavabo miniature dont la bonde a été supprimée puisque l'hostal lave du linge contre 25 pesos, mais c'est sans compter sur Géo (Trouvetout). J'utilise une mousseline de notre propre thé que nous venons de faire infuser, la rince bien et bouche le lavabo avec. Très efficace! Eventuellement, on peut aussi d'une main appuyer sur la mousseline et de l'autre malaxer... A la guerre comme à la guerre!...

Mardi 7

Le soleil a disparu mais, par extraordinaire, il n'y a pas de vent! Nous commençons la journée, après le petit déjeuner avec des voisins de table allemands détestables et prétentieux, par le locutorio (petit local où l'on peut téléphoner). J'ai deux cartes de téléphone à 10 pesos, chacune permettant d'appeler une demi-heure en France (merci Herge pour l'info!). Ça marchait très bien de Buenos Aires avec la carte Hable Mas. A Ushuaia j'ai dû en acheter une d'une autre marque - en fait de carte, c'était un ticket de caisse avec les indications en caractères minuscules. Mais ici, plus rien ne va. « Les ondes », paraît-il, « c'est trop perdu » (celui qui nous dit ça se fiche carrément de nous, vu que toutes les cabines internationales avec paiement à la caisse sont occupées pour des coups de fil vers l'Europe!), il veut bien sûr qu'on range notre carte et qu’on lui paye directement la communication. Deuxième locutorio, même son de cloche... Ensuite passage par un supermarché pour acheter du jambon cru Lomsicar (?) en promotion. La caissière en profite pour essayer de nous rouler d'un billet de 2 pesos. Ce n'est pourtant pas compliqué: elle doit nous rendre 74,25 pesos et elle nous en rend 72,25, en se dépêchant de quitter sa caisse juste après. On récupère donc les deux pesos manquants en pestant, et on comprend pourquoi ce supermercado n’était pas indiqué sur le plan que l’on nous a donné à l'albergo Lago Argentino... A propos de monnaie, l'Argentine et apparemment avec elle le Chili manquent cruellement de pièces métalliques. Il est surprenant de voir comme les caisses sont vides et comme, à chaque fois, cela pose un problème. En général, les gens arrondissent au-dessous pour que le client ne soit pas perdant (c’est toujours le cas dans les stations-service), mais parfois c'est le contraire. Les plus généreux vous jettent une sucette sur la caisse et au suivant ! Le jambon Lomsicar est incroyablement acide, j'arrive à peine à le manger. Il va falloir que je me renseigne sur cette appellation: Lomsicar. Est-ce une recette au vinaigre, ou bien prendrais-je le Pirée pour un homme? Aujourd'hui, on avait prévu (sur la carte) de monter au cerro Calafate, 800 m de dénivelé, mais surprise on s'est aperçus que c'était une montagne complètement pelée, caillasse et poussière grise, ce qui nous a douchés d'un coup... On est restés écrire des cartes postales, faire quelques courses, laver du linge, lire et rédiger le carnet... Une journée de transition, quoi. Lomsicar, d'après Internet, ne renvoie à aucune recette, c’est une marque comme une autre. Ce jambon acide ne m'inspire plus du tout et je vais le donner à un des nombreux chiens qui, ici, comme dans chaque agglomération traversée, arpentent les rues poussiéreuses. Le conseil est de ne jamais les caresser, ils trimballent je ne sais plus quelle maladie et la rage est très courante. Mais c'est difficile, ils sont très sympa et ont tous de bonnes têtes. On se rabat sur les chats angoras et couverts de poussière de l'hostal, qui se prélassent dans le jardin et ont tout de suite senti à qui ils avaient affaire : ils nous font mille et un câlins (mais ils ne ronronnent pas... Est-ce que les chats argentins ne savent pas ronronner??).

Mercredi 8

J'ai passé une bonne nuit, heureusement car j'étais vraiment fatiguée. C'est Alain, cette fois, qui n'a pas fermé l'oeil et qui a eu droit : aux pétards et aux fusées que deux gamins lancent nuit et jour près du locutorio d'à côté (il ne manquait que Doisneau pour les photographier); au 4 x 4 au pot d'échappement percé que le voisin, assis derrière le volant au milieu de son jardin, fait rugir, lui aussi nuit et jour selon son humeur; à la musique de l'auto-radio...; et au chien de ce même voisin qui est insomniaque et s'en donne à coeur joie. Nous partons pour El Chalten après avoir fait quelques courses au supermercado La Anonima. Le ciel s'est couvert et nous craignons le pire pour la suite de la journée.

Le paysage est toujours aussi désertique, mais la proximité des Andes lui donne un peu de relief. A l'est, du côté de la pampa, longue traînée de cumulus blancs comme neige dans le ciel bleu, à l'ouest tout se mêle dans un horizon gris et cotonneux. Puis voici nos premières badlands, ressemblant fort à leurs cousines américaines de l'Utah, mais en moins colorées. Le dôme d'un ancien observatoire, fermé depuis 1943, émerge soudain dans une furtive vision. Nous longeons un temps le rio Santa Cruz aux eaux laiteuses, tout droit descendues de l'immense champ de glace qui couvre toute cette région de l'Amérique du Sud. Croisons quelques cyclistes chargés comme des baudets, le nez dans leur guidon, qui n'ont même pas l'air de nous voir passer. Je n'aimerais pas être à leur place... Le long de la ruta 23 qui laisse derrière elle la Ruta 40 pour filer plein ouest vers El Chaltén, village né en 1985 seulement, le paysage devient plus printanier, roche sombre et petite herbe rase vert tendre, désormais noyé de pluie. Une famille de condors fait la route avec nous, immenses ailes noires barrées de blanc pour les adultes, de marron pour les juvéniles, longues rémiges redressées dans le vent, tête rouge et cou rentré dans les épaules. Ils sont magnifiques!

Tout d'un coup, El Chaltén est là en contrebas, à un kilomètre environ, niché entre deux montagnes. La route serpente, bordée de touffes de fleurs jaunes et d'autres que je n'ai jamais vues, orange, ressemblant à de petits lys. Plus on se rapproche, plus le village s'étire dans la vallée en de multiples constructions inachevées, brique, aggloméré ou béton armé, tiges de métal rouillé dressées vers le ciel comme autant de doigts. Le tout a des allures de Canaries et est très inesthétique. Nous finissons par dénicher Infinito Sur dont nous avions vu la photo sur Internet et que nous croyions accroché à une pente. En fait l'hosteria est coincée sur trois côtés par de petites bâtisses toutes plus horribles les unes que les autres, béton brut laissant pointer l'armature alors que le rez-de-chaussée est déjà habité, abritant dans leur « jardin » carcasses de voiture et tout un bric-à-brac destiné, on peut le supposer, à construire un étage supplémentaire, voire le toit. Sinon, tout est très beau dans cet hôtel, bois et pierre mêlés. La chambre est grande et superbe, la salle de bains aussi, mais encore une fois surchauffées. Il fait au moins 30°!! Grand salon commun avec vue, paraît-il, sur le Fitz Roy (son nom tehuelche d'origine est El Chaltén, « la montagne qui fume »). Pour aujourd'hui, c'est vue sur les nuages, aucune montagne à l'horizon... L'Internet indiqué sur le site est « highspeed » mais en fait en download il y a 0,01 Mo, un record, et en upload... 0,00, avec un ping de 1414s!!! Nous déambulons dans les rues arpentées par une flopée de randonneurs de toute nationalité, sous une pluie persistante et un vent toujours aussi violent. Il fait un froid de canard, le vent rugit de plus belle, et je n'ai qu'une hâte: rentrer à l'abri et au chaud.

Jeudi 9

5 h 30. Est-ce que je rêve encore ou est-ce qu'il n'y a pas de vent? Je regarde derrière le rideau de la fenêtre, rien ne bouge, et la maison biscornue, sur la gauche, est rose bonbon, éclairée par le soleil levant!!

7 heures. Le vent s'est levé, en pleine forme après une bonne nuit de repos, et maintenant... il neige! On voit effectivement que dans douze jours c'est l'été. Au petit déjeuner – très bon: marbré au chocolat maison, plus deux autres gâteaux-pain tout juste sortis du four, dulce de leche, etc. -, on peut apercevoir à travers les baies vitrées le temps empirer de minute en minute. C'est une véritable tempête de neige qui à présent se déchaîne, de gros flocons serrés qui passent à cent à l'heure. Les premières montagnes, visibles il y a encore quelques heures, ont totalement disparu dans une blancheur cotonneuse. Quant à ce qu'il y a derrière elles, le Fitz Roy et ses voisins, je ne sais pas si on le verra avant de partir, après-demain matin. En tout cas, pour le moment, il est impensable de partir randonner dans ces conditions.

12 h 30. Il neige toujours mais moins abondamment et le vent est tombé, aussi nous décidons de sortir et d'aller au moins jusqu'au second mirador sur le chemin de la laguna Torre. Avenida Antonio Rojo, au bout un escalier qui escalade la colline, et là, c'est le côté cour d'El Chaltén. Des maisons posées sur la terre battue et boueuse, pour la plupart minuscules, les unes sur les autres et dans n'importe quel sens, construites de bric et de broc, la plupart en aggloméré avec des joints de goudron, de la tôle, de la brique, beaucoup de courants d'air. Tout au bout, une petite montée raide, et nous voici dans des « prairies d'herbe courte », des bois de langas (la feuille ressemble à celle du hêtre en miniature, mais pas l'écorce, qui se rapproche plus de celle d'un résineux, surtout lorsqu'ils sont âgés), puis au-dessus du rio fitz Roy. Un premier mirador, en face une chute qui dévale la montagne en ne prenant pas la voie la plus directe, puis le second mirador d'où l'on pourrait admirer, d'après la table d'orientation, une enfilade de cerros invisibles. Nous continuons, bien que la neige soit très mouillée et que ma veste soi-disant imperméable achetée à Moab ne me protège plus de grand-chose. Une mare, sur la droite, de très jolies orchidées jaunes, capachito ou topa-topa (Calceolaria uniflora), des anémones blanches (Anemona multifida). Le chemin n'est qu'un bourbier, il devient très difficile d'avancer et nous commençons à avoir froid, l'humidité s'insinuant partout. Nous faisons demi-tour et trois heures plus tard nous voici revenus à notre point de départ, à savoir la voiture qui nous attend au début du chemin, ce qui est bien agréable. Le soir nous allons dîner à El Muro, recommandée par la jeune fille de l'accueil, qui se trouve au départ du sentier du Fitz Roy. Excellent « bifteck argentin » - je prends la demi-part, sinon c'était cinq cents grammes -, mais servi seul. Je commande une purée de papas (pommes de terre) et Alain des espèces de petits pavés de pâtes fourrés au saumon, délicieux. La serveuse ressemble étonnamment, en châtain, à Brigitte Bardot. Je le lui dis, elle est confuse, « ne peut le croire », etc., mais à mon avis elle le savait parfaitement ;-).

(L'électricité, à El Chaltén, est toujours allumée: lampadaires dans les rues et lampes à l'intérieur. On ne voit aucune éolienne et on se demande d'où provient la source d'énergie.)

Vendredi 10

5 h 40. Je vais dans la salle de bains et quelque chose attire mon oeil, au-dehors. Le Fitz Roy est éclairé d'une lumière rose par le soleil levant!! C'est un vrai choc! La voici donc, cette mystérieuse aiguille de granit qui se fait tant désirer et que je désespérais d'apercevoir! Je m'habille en vitesse, prends la clef de la voiture et ouvre la porte qui ne veut pas bouger d'un millimètre, même avec la clef magnétique. Je me rabats sur le balcon du salon mais déjà la lumière n'est plus là, la « Montagne qui fume » (El Chaltén en langue indienne) est déjà grise, mais je la capture malgré tout, par-delà les toits.
Comme le temps annoncé pour la journée est neige et pluie, je me recouche, persuadée qu'à mon réveil, c'est la grisaille qui nous attendra. 8 h 40. On ne s'est jamais réveillés si tard!! Et, chose extraordinaire, il fait toujours beau et il n'y a toujours pas un souffle de vent!! Le temps de nous préparer, douches, petit déjeuner, sacs à dos avec entre autres deux bananes, quelques barres et un demi-litre d'eau - inutile de nous charger, à Los Glaciares comme à Torres del Paine les eaux descendent en droite ligne des glaciers et sont potables (et délicieuses) -, et de rejoindre le départ du sentier du Fitz Roy, il est un peu plus de 10 h 15. Nous trouvons tous les deux qu'ici c'est plus beau qu'aux Torres del Paine, malgré les lacs glaciaires (moins turquoise néanmoins que dans les Rocheuses canadiennes). Si l'on compare par exemple au sentier du glacier Grey, ou à celui des Torres, celui d'aaujourd'hui est beaucoup plus varié, on a constamment une vue superbe, soit sur le rio Fitz Roy au-dessous qui se fraie un chemin dans un large lit de galets, soit sur les pics enneigés au-dessus. Même le sentier du cerro Torre caché dans les nuages laissait deviner des merveilles... Le chemin démarre raide par des marches de terre et de bois et grimpe pendant une heure et demie, jusqu'au mirador d'où l'on a une vue superbe sur toute la chaîne des pics. Fitz roy est entouré de Saint-Exupéry, Mermoz et Guillaumet entre autres. C'est le lieu de la photo souvenir, apparemment. Passé le premier émerveillement et de nombreux clics du grand angulaire, nous continuons en direction du campamento Poincenot. Nous avons remarqué que 80 % des gens croisés sur les sentiers ne disent pas bonjour, voire ne jettent pas un regard à la personne qu'ils frôlent. Cest insupportable, surtout pour moi qui dis facilement bonjour à tout le monde avec un sourire. Et dans ces coins complètement perdus c'est encore plus difficilement acceptable.

Le chemin, qu'on dirait taillé à la bêche, pas plus de quarante centimètres de largeur, est maintenant un vrai bourbier. Soit la neige commence à fondre, soit elle a fondu depuis longtemps, formant des mares d'eau et/ou de boue épaisse et grasse. Il faut sans cesse faire de l'acrobatie pour éviter de s'enfoncer jusqu'à la cheville. Les bois de langas (on dirait que c'est le seul arbre ou presque sous ces latitudes) succèdent aux prairies qui succèdent aux bois de langas. Avec toujours, en arrière-plan, le sublime massif du Fitz Roy. Les Chiliens ne soignent pas leurs campings. Et le campamento Poincenot ne fait pas exception. Seul un panneau avertit qu'il s'agit bien d'un camping car il n'y a absolument rien de prévu pour les campeurs. Le sous-bois est d'un binz incroyable! Branches cassées, troncs pourris jonchent le sol dans un enchevêtrement incroyable. Aucun emplacement particulier n'est prévu, aucune table ni bancs, aucun abri. Je me demande s'il y a même des toilettes et Alain me montre un petit machin en métal qui doit effectivement en faire office. Le détail qui tue est cet avertissement : Interdiction de se construire un abri. Lorsqu'on sait que les conditions atmosphériques y sont très difficiles, le vent par exemple s'y déchaîne avec violence, c'est à la limite du refus d'assistance à personne en danger. Le tout est en plus pourri d'humidité...

Nous hésitons à bifurquer sur les Piedras blancas, mais le temps se couvre et les espaces découverts où passe le sentier pourraient vite devenir invisibles. En redescendant, nous apercevons, perché sur une branche d'arbre mort, un magnifique aigle au bec jaune et à la poitrine cloutée d'argent. Au-dessus de lui, un couple de rapaces plus petits font des manoeuvres d'intimidation en poussant des cris stridents.

Sur le chemin du retour, je me tords trois fois la cheville gauche. Ce n'est pourtant absolument pas le moment d'être immobilisée si loin d'El Chaltén. Heureusement, avec un peu de Synthol, tout rentre dans l'ordre. A 17 h 30, nous sommes à la voiture.

Samedi 11

A 9 heures nous sommes prêts à partir pour la Ruta 40 et Bajo Caracoles, à 460 kilomètres de là, où nous comptons faire une étape. Nous passons d'abord par le distributeur... qui est vide (il ne nous reste que 350 pesos, soit 70 euros) puis par la poste car nous avons deux cartes à envoyer, mais elle n'est pas encore ouverte, bien qu'affichant 9 heures. Hier, nous avons demandé à quelqu'un où se trouvaient « los correos ». Visiblement, il ne voyait pas du tout de quoi on parlait, jusqu'à ce que je lui montre les cartes. « Ah! Los corre! » La prononciation argentine (et chilienne) nous surprendra toujours. Entre le « pocho » (pollo), la « cache » (calle), la « jave » (llave), et tous les s finaux manquants, il faut comprendre.... Le temps est encore magnifique et nous redécouvrons la route que nous avons faite à l'aller avec tout le massif derrière nous, étincelant de neige. Nous avalons les 140 kilomètres bitumés qui nous séparent de Tres Lagos où nous faisons le plein d'essence. Nous sommes par erreur d'abord passés par le village en faisant un détour de 4 kilomètres sur la droite sur une très mauvaise piste, alors que la pompe à essence est un grand bâtiment blanc en retrait à une centaine de mètres sur la gauche. A partir de là, c'est le ripio qui nous attend. La piste est mauvaise pendant cinq ou si kilomètres, puis dans l'ensemble bien roulante, avec des passages plus délicats. Il faut quand même faire attention aux éventuels trous ou aux pierres qui pointent parfois en plein milieu, et aux amas de graviers qui la transforment en planche savonnée. Le pompiste de Tres Lagos nous a annoncé six à sept heures jusqu'à Bajo Caracoles, ce qui nous mène à 18 heures. Le sol de la pampa est marron-gris et on se demande ce que peuvent bien brouter les quelques rares moutons ou chevaux étiques que nous croisons de-ci de-là. Soudain, un 4 x 4 nous double en trombe, pojetant une cascade de pierres sur la carrosserie et le pare-brise, décoré de deux nouveaux impacts! C'est un comportement particulièrement inqualifiable que nous ne retrouverons heureusement plus, bien au contraire. Les camions, en particulier, sont extrêmement prévenants, ralentissent, s'écartent ou font signe de dépasser. Les collines se font plus présentes et sont parfois marbrées comme un gâteau. La piste tourne, monte et descend, des chevaux broutent çà et là. A la jonction de la route de Gobernador Gregores nous avons l'heureuse surprise de retrouver le bitume pour une cinquantaine de kilomètres. Puis c'est à nouveau le ripio, parfois bon, parfois mauvais, presque toujours dérapant. Je suis agrippée au volant, mes yeux cherchent continuellement à l'avant de la piste les cailloux à éviter, je ralentis dans chaque virage car ce serait les tonneaux assurés (prévus au contrat et pour lesquels nous ne sommes pas assurés). Un arrêt pour manger une banane et quelques chips près d'une estancia, le long d'un cours d'eau. La piste est bordée d'une multitude de petites fleurs crème qui embaument à la fois la rose et la violette. Peu après, nous apercevons sur notre droite un troupeau de guanacos en train d'observer un cheval couché dans l'herbe, de l'autre côté de la route. Ils se regardent en chien de faïence, c'est très drôle. Plus loin, une baby-sitter nandou et sa marmaille de vingt-deux petits qui s'égaillent avec élégance à notre passage. L'arrivée sur Bajo Caracoles est meilleure que prévue. Mais il est rageant de voir que nous longeons la toute nouvelle route bitumée pendant des kilomètres alors que nous sommes dans la caillasse.

16 h 30. Arrivée à Bajo Caracoles avec une heure trente d'avance. Il faut dire que j'ai bien roulé. Ah, Bajo Caracoles... tout un poème... Au milieu de la plaine infinie dans laquelle le vent se rue avec délices, fermée à l'ouest par les lointains sommets enneigés des Andes, battue par les vents, poussiéreuse, une poignée de maisons difficilement abritées derrière quelques peupliers chétifs, des chiens qui vont et viennent d'un pas alerte, une pompe à essence, une gomeria (endroit où l'on répare les pneus), la « policia », un poste de secours, deux campings et... un tribunal administratif et « juge de paix », un ministère de l'Education culturelle... Tout cela paraît totalement incongru au premier abord - nous sommes à de nombreuses heures de piste du moindre village -, mais c'est sans compter avec les estancias parsemées sur ces millions d'hectares. La pompe à essence fait aussi hôtel. Une bâtisse plus jolie que les autres, en grosses pierres ocre-rose, de plain-pied. Les vitres des fenêtres en façade sont obscurcies d'autocollants publicitaires, un long comptoir en L, derrière lequel s'alignent, sur des étagères murales, des bouteilles, des canettes, un peu d'épicerie. Dans un coin, un home s'égosille au téléphone...

Nous prenons une chambre avec salle de bains partagée pour 140 pesos (environ 27 euros, mais nous n'avons plus que 138 pesos et de l'argent chilien. Ca fera l'affaire, seulement nous n'aurons plus un seul peso argentin lorsque nous repasserons la frontière). Nous demandons à la voir. L'hôtelier-pompiste - très aimable - nous précède dans un long couloir au sol recouvert d'une matière étrange : c'est à celui de nous trois qui fera en marchant les schlouks-schlouks les plus sonores. Il ouvre la porte n° 1 : minuscule, nous n'apercevons d'abord qu'un lit de 90 cm, puis le second. Une table de nuit entre les deux et un porte-manteau. Le bas des murs est tout cloqué, et des dégoulinures marron descendent du plafond. Il va maintenant nous montrer les salles de bains: une pour les femmes, l'autre pour les hommes. Nous repartons derrière lui, d'un pas toujours aussi discret. Les portes sont grandes ouvertes. « Aqui, damas! »... cra-cra au possible, la chasse d'eau pas tirée (et pourtant nous sommes les seuls à dormir ici ce soir), une serpillière sale en plein milieu, une odeur nauséabonde, un grand rideau de douche bien raide et collé de toute part... Pouah! « Aqui, caballeros! » Ce n'est pas mieux, la cuvette des w-c fuit par le bas et la douche est pleine d'une mousse grisâtre... Retour à la chambre. Affichée derrière la porte, une longue liste d'interdictions et d'avertissements:

si l'on quitte la chambre après 10 heures, on paie double tarif; il est interdit de cuisiner et/ou de manger dans la chambre; les animaux familiers sont interdits; il est interdit de laver du linge ou de la vaisselle dans la salle de bains; il est interdit de rentrer dans la chambre avec des vêtements et des chaussures sales (probablement pour les ouvriers du chantier de la Ruta 40); les éléments de la chambre volés ou dégradés seront facturés; la clef doit être laissée en sortant à la réception; consulter la réception pour de plus amples informations.

Nous voilà frais! 5 heures de l'après-midi, coincés ici, avec une seule envie, fuir au plus vite. Nous nous regardons et piquons un fou rire! Puis l'idée me vient de vérifier l'état des draps. Visiblement, un des lits a déjà servi puisque le drap du dessous est tout froissé et taché. Les oreillers, eux, sont très spéciaux : longs et un peu dur, genre traversin aplati entre deux portes ou récupération de canapés, d'une couleur indéfinissable, avec une taie trop courte de chaque côté. Si j'ajoute à cela qu'il n'y a pas de chauffage et qu'on se gèle, c'est complet. Au plafond, une unique ampoule diffuse une lumière de veilleuse... De mieux en mieux. Mais à quoi sert donc ce grand néon au-dessus de la fenêtre, sans interrupteur, branché à une prise près du plafond? Nous aurons l'explication plus tard: c'est une lampe de secours qui s'allumera automatiquement en cas de panne de courant. Nous décidons de faire un tour dehors, et trouvons en ouvrant la porte un chauffage électrique au fil bizarrement rafistolé avec du chatterton que l'hôtelier a apporté et que nous nous empressons d'allumer. Vent et poussière, poussière et vent, et toujours les chiens, de grands chiens aux longs poils, qui passent et repassent d'un air affairé. Nous avons réussi à avoir une lampe de chevet, le moral remonte un peu...

Dimanche 12

Nous avons bien dormi, malgré le bruit du vent. Dans le couloir, Alain rencontre la fille de la maison qui lui demande à quelle heure on veut déjeuner. Bonne nouvelle, car nous nous attendions à boire un peu d'eau froide et à avaler une tranche de Budin con frutas. Mais tout n'est pas si simple... Alors que je suis dans la salle de bains depuis deux minutes, on frappe à la porte. J'ouvre et me trouve nez à nez avec une jeune femme, hagarde, en survêtement noir, l'air de sortir de son lit. Je lui souris et lui dis que je lui laisse la place. Mais elle est déjà repartie, titubante, et a disparu dans une chambre. Peu après on entend des cris, d'homme d'abord, puis une femme – certainement la femme de l'hôtelier - passe en courant dans le couloir en criant : « Maria Elena!! Maria Elena!! » Branle-bas de combat, tout le monde s'engouffre dans la même pièce, y compris les clients du bar. Nous attendons dans notre chambre, dubitatifs, que se passe-t-il au juste?, est-ce quelqu'un de la famille, une cliente de l'hôtel? (mais nous étions les seuls hier soir). Dix minutes plus tard, nous faisons une tentative de sortie pour le déjeuner et nous rendons dans le bar... qui est fermé! Nous passons par l'extérieur, là aussi la porte est fermée. Bon... Le temps passe, puis la fille de la maison nous invite à passer dans une pièce attenante et nous apporte une panière de rondelles de pain décongelé et grillé, une portion de beurre et une autre de confiture. On n'entend plus rien, mais peu après l'ambulance du centre de secours arrive et la jeune femme repart entre deux infirmiers. Au moment de payer, l'hôtelier, toujours très aimable mais qui ne perd pas le nord pour autant, est surpris de nous voir sortir nos derniers 138 pesos argentins complétés de 225 pesos chiliens, si nous le désirons, nous pouvons tout payer en pesos chiliens, pas de problème! D'accord mais combien cela ferait-il? Et là il nous montre sa calculette: 20 000 tout ronds. Ah, eh bien non, plus d'accord, car le prix de la chambre passerait de 27 euros à plus de 33.

Nous quittons sous le ciel bleu Bajo Caracoles et sa colline pelée à la grande inscription blanche : « Dios te amo », et retrouvons la Ruta 40 en direction de Perito Moreno (le village du même nom que le glacier). La piste démarre assez bien mais devient vite mauvaise, puis très mauvaise. On a nettement l'impression de rouler dans un champ de pierres, et on ne peut dépasser 25 km/h. En compensation, elle est très belle, avec les Andes à l'horizon et la plaine que nous surplombons de virage en virage. Une quarantaine de kilomètres, plus loin, ô surprise, nous retrouvons enfin le bitume. Le paysage, entre Bajo Caracoles et Chile Chico, via Perito Moreno et Los Antiguos, est constamment superbe, et le devient encore plus lorsqu'on longe les rives de l'immense lago Buenos Aires (côté argentin) qui s'appelle General Carrera côté chilien, deuxième plus grand lac d'Amérique du Sud après le lac Titicaca, nous avait dit le Chilien rencontré sur le ferry Porvenir - Punta Arenas. C'est une véritable mer intérieure bleu intense lacérée d'écume blanche, aux creux de plusieurs mètres. Autant Perito Moreno (dont les deux cajeteros - distributeurs - étaient à sec) que Los Antiguos sont de jolis villages, très verdoyants en cette fin de printemps, aux maisons basses et colorées. Douane argentine, puis douane chilienne avec fouille en règle des bagages pour voir si nous ne passons pas fruits et légumes frais, charcuteries et laitages; les douaniers confisqueront un petit rameau et une herbe séchés...

A Chile Chico, nous prenons une chambre à la Hospederia de la Patagonia, conseillée par le Lonely Planet, juste en face de l'hospederia No me olvides, avec laquelle nous avions hésité. Les deux se trouvent dans la très longue allée de peupliers d'Italie, avant l'entrée du village quand on vient de l'Argentine. (Les Patagons adorent les peupliers, qui se plient avec grâce dans le vent violent, ils sautent apparemment sur la moindre occasion pour en planter.) L'hospederia est une belle maison basse des années cinquante au toit de tôle jaune d'or, croulant sous la végétation, appartenant, toujours selon le Lonely Planet, à des descendants de colons belges. A l'entrée, sous les arbres, un très grand bateau, dans lequel jouent des enfants. Nous ne voyons personne excepté une jeune Indienne assise sur une chaise devant la porte, qui ne nous prête absolument pas attention. Nous lui demandons s'il y a des chambres à louer, visiblement elle n'a pas l'air très claire mais nous répond quand même que « la signora est sur l'arrière ». Effectivement, elle est là (puisqu'elle se lève aussitôt en nous voyant), mais en compagnie d'une tablée de bien trente personnes, plus une vingtaine d'enfants qui jouent par petits groupes sur la pelouse et sous les arbres. On est tombé en pleine fête d'anniversaire. Par contre, de descendants de colons belges, point... Elle est avenante et nous conduit à notre chambre que nous choisissons « avec salle de bains partagée », donc moins chère (25 000 pesos, soit plus de 40 euros), mais très vite nous nous apercevons qu'elle est pressée et souhaite nous laisser au plus vite . La chambre est en partie en bois, comme toute la maison, il y a une atmosphère particulière, tout est fait à la main, chaque étagère est garnie de crânes d'animaux (pumas, cerfs, renards), ou de peaux, de nids d'oiseaux, d'outils anciens de métal, de frondes pour chasser le guanaco. Des selles de cheval sont rangées dans l'entrée. La « signora » allume vite fait un feu dans le poêle à quelques mètres de notre chambre. Mais je déchante assez vite en voyant la salle de bains, plus que limite. La douche a bien soixante ans, comme la maison, et la pomme de douche a autant de trous dessus que dessous. Le lavabo a un unique robinet d'eau froide et il n'y a pas de savon. Si le prix était deux fois moins élevé, pas de problème. Mais là, il y a de l'abus. Petit déjeuner prévu à 8 h 30 demain matin, dans la belle salle à manger, remplie, elle aussi de souvenirs.

Lundi 13

Temps superbe aujourd'hui encore. Le « desayuno », comme je m'y attendais, est limite lui aussi. Nous l'avalons vite fait, je feuillette avant de partir les livres de photos de la très grande famille nombreuse des colons belges (mais où sont donc les descendants? La maison aurait-elle été rachetée par des Chiliens?), puis nous plions bagage, direction le départ du ferry afin de réserver notre passage au départ de Puerto Ingeniero Ibanez, sur l'autre rive. Or nous apprenons que le ferry circule bien tous les jours, sauf par grand vent. Hier, par exemple, il est resté à quai. Voilà qui remet en cause tout notre programme, car nous prévoyons de redescendre sur Ushuaia en trois jours pour y être le 23. Or si le ferry reste à quai un jour, voire deux, nous raterons Noël avec Françoise et Gérard ainsi que deux jours réservés à l'avance aux cabanas del Beagle. De plus, le bureau des réservations est fermé. Nous repartons donc pour Cochrane à 188 kilomètres de là, par une piste secondaire. Le départ est royal puisque la piste, bien qu'étroite, est tellement damée qu'on la dirait bitumée sur une quarantaine de kilomètres. La suite est moins réjouissante, mais le paysage est constamment époustouflant de beauté et fait passer les difficultés au sol. La conduite reste néanmoins éprouvante, d'autant que virages serrés, montées et descentes « peligrosas » se succèdent, la plupart au-dessus de ravins sans protection aucune, ainsi que nids-de-poule (comme dit Alain il vaut mieux ne pas porter de dentiers...) et trous de toute sorte. C'est une version chilienne de la Moky Dugway, en Utah, en bien plus longue et dangereuse. Mais si l'on conduit prudemment, ce que je fais, on ne risque pas grand-chose. Il nous faudra quand même six heures pour faire les 188 kilomètres, arrêts photos - nombreux - compris.

Le lac General Carrera, d'un bleu outremer profond aussi beau que le plus turquoise des lacs glaciaires, est surplombé par les Andes enneigées et bordé d'une multitude d'églantiers en fleurs qui dégagent un parfum délicieux. Chaque kilomètre parcouru est une pure merveille et je suis tentée constamment de prendre des photos, malheureusement toujours cantonnée au 10-22 mm... Chevaux, moutons ou guanacos broutent le long de la piste. On aperçoit dans une étendue herbeuse une dizaine de gros oiseaux sombres à la tête jaune et au très long bec recourbé, des « bandurias ». Fechudal, puis Puerto Guadal où nous faisons le plein à prix d'or, 885 pesos (mais avec un pompiste extrêmement sympathique), soit le même prix qu'en France, enfin Cochrane, bourgade toute de verdure et de fleurs, notamment des rosiers. Là comme ailleurs les peupliers sont présents en nombre, mais la grande plaza, elle, est plantée de pins. Le long des rues aux maisons basses protégées souvent par des barrières de bois on retrouve les mêmes arbres taillés bas et peints en blanc jusqu'à un mètre du sol.

Toujours le Lonely Planet sous le bras, nous passons d'abord devant l'hosteria Rubio, puis devant l'hosteria Cerro al Cerro que nous choisissons, tout en bois et en plein soleil. 20 000 pesos pour une chambre avec salle de bains privée et même, pour la première fois, la télévision (que nous ne regardons jamais). Le plancher craque à chaque pas à réveiller un mort mais elle est bien agréable, au premier étage, avec une vue sur la montagne enneigée et les gouttières les plus originales qu'on ait jamais vues: un chapelet vertical de bouteilles d'eau en plastique. En bas, de même qu'à Chile Chico, un bégonia gigantea comme celui que nous avons à Paris (en bien meilleure santé que ses frères chiliens...). Ici non plus, ni savon ni serviette, on commence à se dire que pour le savon ça doit être normal, mais on demande des serviettes. Il n'y a pas d'eau chaude mais il y en aura demain matin). Le chauffage n'est pas allumé - c'est l'été - même si les soirées sont fraîches, mais nous avons quatre épaisses couvertures sur le lit plus une couette! Nous regardons le soir tomber sur la montagne qui domine Cochrane, et monter un croissant de lune dans le ciel.

Mardi 14

On est soignés aux petits oignons dans cette hosteria. Après un délicieux petit déjeuner, entre autres gâteau et confitures maison – même le lait est « maison » puisqu'il provient de vaches élevées à deux kilomètres de là - et une adresse dans la poche chez une amie de la « signora » à Caleta Tortel, nous voici repartis sur la Carreterra australe. La piste est complètement différente de celle que nous avons faite hier, d'autant que le ciel ce matin est très encombré. Le lac est gris sombre, et plus nous avançons, plus les pentes se couvrent de forêts. Nous ne comptons plus les panneaux « peligroso », à 300 mètres, à 200 mètres, à 100 mètres, etc. En fait ce sont soit des montées ou descentes vertigineuses au-dessus des ravins, or la piste est très étroite et sans parapet, soit des virages serrés, soit des travaux avec engins qui prennent la largeur du passage. Nous longeons le rio Baker, qui ne dévoile sa couleur désormais vert céladon que sous les rayons du soleil. Mais alors, quel enchantement!! Nous passons de nombreux rios, plus ou moins importants, plus ou moins furieux, entendons ici ou là chanter un coq, signe d'une présence humaine invisible, les cèdres remplacent peu à peu les langas, les églantiers ont cédé la place aux notros d'El Chaltén et la végétation commence étonnamment (du moins pour nous) à avoir des airs de végétation tropicale, y compris sur les rives du rio Baker, qui s'élargit jusqu'à ressembler au rio Usumacinto, fleuve frontière entre le Guatemala et le Mexique: même courant, même largeur, mêmes rives... Il y a des descentes et des virages qui ne doivent pas être mieux que la Shafer Trail en Utah, d'autant que les gravillons amassés ici ou là sont extrêmement dérapants. Nous croisons un peu plus de 4 x 4 qu'hier, et rares sont ceux qui freinent à notre passage. A nous de faire attention au pare-brise qui, ne l'oublions pas, a déjà trois impacts! Deux heures et demie plus tard et encore une fois de nombreux arrêts photos, nous prenons la déviation pour le village de Tortel, vingt kilomètres plus loin, ouverte seulement en 2005, dernière limite nord-sud du Chili par la route! Auparavant, tout se passait par la mer. La végétation est devenue carrément luxuriante, bambous à profusion, cascades de fuchsias à petites fleurs comme en Bretagne, immenses feuilles ressemblant mais en plus joli aux feuilles de rhubarbe et qui poussent là où il y a de l'eau. La piste est plutôt meilleure que la Carreterra australe, avec par moments de longues lignes droites qui traversent des champs de lances dressées vers le ciel.

Caleta Tortel, 512 habitants, au bout du bout, dernier poste avancé sur la mer, et le royaume du cèdre. Les voitures ne rentrent pas dans le village puisqu'il n'y a pas de route, seulement des passerelles de bois comme à Harrington Harbour, sur la Basse Côte Nord du Québec, mais ici il faut une bonne heure pour se rendre du secteur nord au secteur sud, en prenant le chemin le plus direct. Nous garons donc la voiture au milieu des nombreux 4 x 4 de toute sorte, prenons le nécessaire pour vingt-quatre heures, et passons par le petit bureau de l'office de tourisme pour savoir où se trouve la Residencia Estilo. Elle est à vingt-cinq minutes à pied. Tortel est un vrai labyrinthe, les passerelles sont doubles, voire triples, avec de multiples embranchements, et s'accrochent aux pentes abruptes qui plongent dans la mer. Au-dessous poussent de délicates petites orchidées blanches, sur de longues tiges frêles. Les oiseaux se chamaillent dans les arbres, les enfants courent d'un bout à l'autre du village et les petits bateaux rentrent de la pêche. Les maisons, souvent minuscules, sont toutes sur pilotis, nombreuses sont celles qui ont des façades et des toits en bardeaux, et sont entièrement couvertes de grosses écailles de cèdre. Un bateau-taxi fait le va-et-vient, les chiens ici encore vont et viennent, toujours sympa et câlins, et en se baladant on aperçoit même... un petit veau devant une maison! Ca alors! Mais qu'est-ce qu'il fait donc ici, où il n'y a pas d'herbe pour le nourrir??? Alain se demande s'il n'est là pour être boulotté... (En fait, nous aurons l'explication plus tard: les propriétaires de la maison l'ont ramené du « campo » parce que sa mère est morte, et le nourrissent au lait avant de la ramener au « campo ».) Tout au bout des passerelles on arrive sur une plage, déserte et froide, plutôt du genre marécageuse, qui n'engage pas à mettre le pied dans l'eau. D'ailleurs un écriteau précise bien qu'il n'est pas conseillé de se baigner. Tiens donc, on aurait cru le contraire! Le temps se couvre de plus en plus et se découvre de moins en moins souvent... Trois heures plus tard nous rentrons nous chauffer mais la maison est maintenant vide et le poêle éteint. Nous nous installons à une petite table de la salle à manger, avec vue sur la mer, en contrebas, du même beau vert céladon que le rio Baker. Des oiseaux volent d'arbre en arbre, des espèces de gros merles bruns à bec jaune, aux grands yeux ronds étonnés. Tortel n'a pas le téléphone mais la radio. Régulièrement on entend des messages passés depuis l'autre bout du village. L'électricité, elle, est capricieuse; il n'y en avait pas depuis ce matin paraît-il, mais elle est revenue vers les 18 heures. La « signora » est rentrée de la bibliothèque où elle avait été consulter Internet et a mis un premier chauffage au gaz en route, puis s'est occupée de rallumer le poêle à bois. Elle s'occupe maintenant de faire le repas (6 000 pesos par personne): salade de coquillages et saumon puisque Alain ne mange pas de viande. Il y a deux Chiliens arrivés en fin d'après-midi qui dîneront aussi ici.

20 heures. Le repas est prêt. La salade de coquillages (grosses moules et churros) me degoûte pas mal; pas les moules, mais les churros, qui sont de gros machins tarabiscotés hyper caoutchouteux, avec une grosse poche marron... Je rajoute de l'huile, du citron, du sel, je mâche et remâche ça comme du chewing_gum. Un passe, puis deux, puis trois et Alain me sauve du désastre en finissant mon assiette! Les Chiliens, eux, plus prudents, n'en ont pas pris. Le saumon est bien meilleur, accompagné d'un peu de purée et d'une salade.

Mercredi 15

Apparemment, les Chiliens ont changé de chambre en cours de nuit. Il faut dire que les matelas ne sont pas de la première jeunesse. Mais Javier Pinella est tellement gentille que pour nous, ça passe. Dans la salle de bains une fermeture originale pour la fenêtre: un petit tube de métal récupéré sur un ancien verrou et un gros clou rouillé et tordu. Si on enlève le clou du tube, la fenêtre se relève toute seule. Ensuite on se débrouille comme on peut pour réenfiler le clou... Petit déjeuner avec vue sur le fjord ensoleillé et les passerelles au-dessous. Nous n'avons pas eu de chance les quinze premiers jours, mais depuis El Calafate c'est vraiment l'inverse, car nous traversons des régions où il pleut normalement tout le temps. Je me posais la question de savoir où les jeunes allaient au lycée et comment ils faisaient avant l'ouverture de la piste (pardon, de la Carreterra! Javier Pinella ne comprenait pas de quoi on parlait en disant « la piste »). En fait, contrairement à ce qu'écrit le Lonely Planet, elle a été ouverte en 2002. Il y a à deux kilomètres du village un centre d'école primaire, mais les jeunes lycéens vont à Cochrane (à 122 km) ou plus au nord. Auparavant, un bateau faisait la navette entre Vagabundo, à de nombreux kilomètres au nord, et Tortel. Tout devait être terriblement compliqué.

En une demi-heure nous sommes au parking (il faut une bonne heure pour parcourir le village d'un bout à l'autre) où nous rangeons à nouveau les sacs et quittons Tortel vers les 10 heures.

Cochrane. Il fait beau et carrément chaud. Nous changeons des euros, faisons quelques courses et prenons de l'essence, puis repartons pour Puerto Tranquillo. Les rios succèdent aux arroyos, le rio en contrebas est d'un bleu extraordinaire, une couleur que nous n'avons jamais vue, même au Canada. A la jonction sud du lac General Carrera, nous prenons cette fois à gauche en direction de Coiyaque. Les paysages sont tout aussi époustouflants que sur l'autre rive, une pure merveille! Nous croisons, comme chaque jour, un ou deux gauchos, béret rouge sur la tête et deux ou trois petits chiens aux trousses du cheval, voire une gauchotte. Le lac bleu indigo est bordé de montagnes enneigées, parsemé d'îlots plus ou moins grands, les massifs de lupins jaunes ont remplacés les églantiers et recouvrent la moindre parcelle de terre, dégageant un parfum entêtant. Nous ne regrettons pas les nids-de-poule, les trous et la caillasse qui pourtant nous secouent comme des noix. Au loin, du côté de Puerto Tranquillo, le temps se gâte, il pleut. Nous avons beaucoup hésité à faire une halte dans ce village, à cause de ce qu'en disait le Lonely Planet, mais la distance supplémentaire pour atteindre Villa Cerro Castillo était beaucoup trop importante. Des heures de piste supplémentaire, aussi mauvaise, était pour moi insurmontable. En fait, Puerto Tranquillo s'étend le long de la berge, envahie lui aussi par les grands lupins jaunes odorants. Le cadre est magnifique!! Et l'hôtel, qui était si mal décrit dans le Lonely Planet, se révèle pas du tout vieillot et idéalement situé. Notre chambre est grande et belle, en rotonde, avec une avancée, et donne de tous les côtés sur le lac agité et les montagnes. Mais malgré le prix (30 000 pesos, soit 50 euros la nuit), ici comme ailleurs, il faut réclamer les « toallas » (serviettes) et, vu le prix, nous réclamons aussi le « jabon » (savon). Quelle n'est pas notre surprise, tout à coup, de voir par les baies vitrées le pompiste de Puerto Guadal servir l'essence aux pompes au-dessous! Et ça ne désemplit pas, on ne dirait pas qu'on est si isolés. En attendant, il fait celui qui ne nous reconnaît pas...

Jeudi 16

Nous qui croyions bien dormir, dans le lit moelleux à souhait et bercés par le bruit de la pluie sur la tôle, c'était sans compter avec les multiples gouttières qui tombaient de pan de toit en pan de toit. On aurait dit vingt personnes tapant avec de petits marteaux sur le métal. J'ai été réveillée au moins dix fois. Dommage, parce qu'on était vraiment bien en s'endormant, sous la couette si douce et avec la vue sur le lac... Bon petit déjeuner très attentionné, avec entre autres du pain de Pâques que l'on voit partout depuis qu'on est au Chili mais que nous n'avons jamais goûté. C'est un gros pain-gâteau sucré avec de nombreux fruits secs et confits. Avant de partir, nous refaisons le plein, je dis au pompiste qu'on l'a vu à Puerto Guadal et il me répond laconiquement: « Oui, et aujourd'hui c'est ici. » Bon...

Il pleut, donc. Au revoir ciel bleu et soleil, montagnes étincelantes et eaux bleu pétrole. Un voile blanc recouvre l'horizon proche, on ne sait où sont les sommets ni même s'il y en a. La Carreterra australe est mauvaise et glissante à souhait, une vraie planche savonnée, et ça ne fait qu'empirer au fil des kilomètres. Il est impossible d'éviter les innombrables trous, de plus en plus gros, de plus en plus profonds, la pluie qui redouble transforme certains passages en vrai bourbier. Quelquefois, on se croirait sur les pistes de bentonite de l'Ouest américain lorsqu'elles sont détrempées. Je conduis lentement, et ne dépasse pas les 40 km/h. Mais cela ne nous empêche pas d'admirer les lupins qui de jaunes sont passés au bleu profond. De grands lupins magnifiques, qu'encore une fois on croirait semés, mêlés par endroits de rose et de blanc, qui tapissent les bas-côtés ou envahissent des prairies entières et les berges des rios. Les bambous sont de retour, un arbuste aux fleurs orange vif a fait son apparition, on retrouve les arbres immenses de la piste de Tortel, des descendants de la forêt primaire et d'autres aux moignons noircis qui pointent au milieu de l'herbe vert tendre. Un petit air de végétation tropicale alors qu'à quelques jours de l'été il ne fait que 10°, et que la neige est là, tout près.

Nous faisons le détour par Puerto Ingeniero Ibanez afin de réserver notre passage sur le bateau pour le 18. Le village de 3 000 habitants a été rayé de la carte en 1991 suite à l'éruption du volcan Hudson, mais s'est reconstruit depuis. Les réservations se font à la Residencial Marcial, qui rouvre à 15 heures. Et là, tuile des tuiles, nous apprenons qu'il n'y a aucune place disponible pour la voiture avant le 23 décembre, jour de notre arrivée à Ushuaia à 1800 kilomètres d'ici! Nous voilà coincés au Chili! Nous demandons à l'homme qui fait les réservations si la piste d'une centaine de kilomètres qui passe par la montagne, marquée d'un seul trait vert (donc moins bonne que la Carreterra australe, verte doublée de blanc) avec à son sommet un passage en jaune, donc franchement pas bon, est passable avec une Corsa. Il nous répond d'aller demander l'avis des carabinieros. Eux font la grimace et nous déconseillent fortement de passer le col avec une petite voiture, un 4 x 4 d'après eux étant indispensable. Ils ont une solution: faire tout le tour du lac General Carrera, ce que nous venons justement de faire depuis plusieurs jours... Le moral est en berne. Mais lorsqu'ils apprennent par où nous sommes passés et que nous avons derrière nous 1500 kilomètres de ripio dont une grande partie mauvaise, voire très mauvaise, ils changent d'avis et pensent que c'est jouable. Quant à l'idée d'Alain, passer par les pistes du nord à partir de la ville de Coyhaique, ce serait des centaines de kilomètres supplémentaires... Nous décidons de tenter la montagne samedi et en attendant filons sur Coyhaique, à 116 kilomètres au nord. Le paysage a changé du tout au tout. Il est maintenant volcanique, avec de longs cônes basaltiques qui accrochent les nuages, luisants et noirs sous la pluie ininterrompue. Tout est très vert et a un petit air de pays Basque, il y a même des moutons dodus, tout ronds avec leur épaisse toison laineuse sur le dos. Plus on se rapproche de Coyhaique (45 000 habitants), plus la circulation augmente, et pour nous qui n'avons croisé depuis plus de trois semaines que quelques rares voitures, c'est l'overdose. Nous faisons confiance au Lonely Planet et prenons une chambre à la residencial Monica. L'accueil est aimable, la maison pleine de coins et de recoins pas vraiment enthousiasmants, et la chambre sent le renfermé à tomber. Nous nous empressons d'ouvrir les fenêtres même si le fond de l'air est plus que frais. Toujours pas de serviette dans la salle de bains, ni de savon bien sûr. Je me demande pourquoi est toujours accroché dans la douche des residenciales le même antique porte-savons pour famille nombreuse, d'au moins trente centimètres de haut et rouillé de la tête aux pieds. La chambre est triste à souhait, bleu foncé et marron, avec tout un tas de vieilleries, une ampoule de 10 watts au plafond et une lampe de chevet de 5. Alain prend un morceau de Sopalin, grimpe sur le lit et enlève les fils d'araignée qui pendent ici et là. D'ailleurs, ça sent son araignée à plein nez, ici... En attendant je vais chercher des serviettes que s'empressent de me fournir le propriétaire, très aimable lui aussi. Je remonte avec deux grandes serviettes blanches trouées et déchirées, mais elles feront l'affaire. Un tour au supermercado Unimarc, où je retrouve enfin mes pralines aux amandes (appelées « Garrapinadas almendras » dans le sud du Chili et « Almendras confitas » ici, ce qui explique que personne ne connaisse depuis un moment le mot « Garrapinadas »). Nos repas du soir ne sont pas variés (quant à ceux du midi ils sont inexistants): avocats, tomates, maïs, coeur de palmiers, thon, olives noires, citron, mayonnaise Lesieur rapportée de Paris. Je commence à sérieusement saturer...

Vendredi 17

Nuit blanche ou quasi. A 4 heures je ne dormais toujours pas, tournant et retournant dans ce mauvais lit. Le matelas devait avoir l'âge des propriétaires qui, eux, étaient à la retraite. En plus le sommier était trop court, j'avais les doigts de pied recroquevillés dans le fond. Les couvertures m'arrivaient sous les bras, mais dès que je tirais dessus pour les remonter, mes orteils se pliaient en huit. On avait vingt kilos sur le dos – trois grosses couvertures plus une couette – et moi qui n'aime pas ça... Mais le froid dans la chambre était vif. Bref, si on ajoute l'odeur entêtante de moisi et de renfermé, le cocktail était prêt pour une nuit totalement blanche. Un chien s'est égosillé toute la nuit et a fini par réveillé le coq juste au-dessous de nos fenêtres, à 4 heures tapantes, qui lui-même a réveillé ses potes du voisinage! C'était complet!!

A 8 heures, j'ouvre un œil... Je prends une douche dans la salle de bains glaciale, puis nous descendons pour le petit déjeuner qu'au moins nous espérons bon. Eh bien c'est complètement raté! La salle à manger est encore plus triste que le reste, si c 'est possible, sans fenêtre, avec toujours la collection de vieilleries. Un homme seul est en train de boire son café. C'est sinistre... Trois petits pains infects, un peu de beurre, jambon et fromage mais pas de confiture ni de lait. Moi j'ai toujours du mal à démarrer la journée avec des sandwichs... et la confiture (que je ne mange qu'en voyage) me manque. Nous expédions notre thé en moins de deux et nous précipitons à la voiture.

La situation risquant de se reproduire à Puerto Ingeniero Ibáñez où il n'y a rien, nous décidons de rester à Coihaique et d'aller à l'hôtel Espagnol, hors de pris (plus de 60 euros), mais où il y a chauffage, bon lit, WiFi et le reste. Si les residenciales étaient à 10 euros, pas de problème, mais à 33, ça ne passe pas.

Nous retenons la chambre, montons nos bagages et repartons pour Puerto Aysén. La route est, là encore, superbe. Les grands lupins bleus ont tout envahi: les prairies, les berges du río, les pans de montagne. L'espèce, comme la jaune, est invasive, mais quel bonheur pour les yeux, et les rayons d'un soleil capricieux en avivent encore les couleurs!! Nous traversons un véritable jardin. L'herbe vert tendre est rase. De chaque côté de la route, d'immenses parois verticales noires recouvertes en partie de feuillus, d'énormes cônes cylindriques qui sont autant d'anciennes cheminées de volcans. On se croirait à Zion.

Retour à Coihaique et à la plaza des Armas (les zocalos mexicains). Depuis Porvenir, on sent au Chili l'omniprésence de l'armée y compris dans le moindre petit village. Les rues sont toutes dédiées au sergent Untel ou au colonel Machin, il y a toujours la statue d'un général qui trône en bonne place, les casernes occupent le terrain, les militaires vont et viennent d'un air affairé. L'hôtel Espagnol change du tout au tout par rapport à hier soir, même si la fenêtre donne sur le couloir, que le tissu de la chaise de style est complètement déchiré et qu'il y a une grosse tache d'humidité noirâtre à l'aplomb de la tête de lit. Mais le reste est parfait, notamment le lit qui est excellent. Il y a des salons partout avec de profonds et beaux canapés et tout ce qui va avec. Je prends une douche, lave un peu de linge dans le lavabo dont le bruit de la tuyauterie alerte tout le monde de la cave au grenier et poursuis le carnet. Demain matin il faudra partir de bonne heure pour avaler les 116 km qui nous séparent de Puerto Ingeniero Ibáñez et emprunter la piste de montagne de 100 km pour passer la frontière.

Samedi 18

Enfin une bonne nuit, veillés par le petit Père Noël... En ouvrant l'œil, je vois par un fenestrou près du plafond que le ciel est gris et qu'il pleuviote. Déjeuner avec œufs brouillés, miel, yaourts, jus de fruits, etc., dans un décor cent pour cent décoration de Noël. Nous réglons la chambre (dont le prix est assez original en plus d'être élevé: 42 650 pesos...) et chargeons les bagages dans la Corsa recouverte de terre marron-rouge, qui est restée en exposition devant l’hôtel… Nous n’avions pas vu qu’il y avait un parking sur l’arrière, encombré de 4 x 4 rutilants.

Route de Puerto Ingeniero Ibáñez. Les couleurs sont devenues ternes sous le ciel chargé et les sommets se cachent dans les nuages, mais nous pouvons encore admirer les longues aiguilles de lave qui dominent Coihaique. La route suit longtemps un río et se glisse entre des flancs escarpés sur lesquels s'accrochent des forêts de langas. Un gaucho chevauche tranquillement, emmitouflé dans son poncho de laine, accompagné de ses chiens. Plus on descend vers le sud plus la végétation se fait rare, et les reliefs se couvrent d'éboulis qui descendent jusqu'au milieu de la chaussée. Heureusement qu'il y a peu de circulation car il faut naviguer d'un côté à l'autre pour les éviter. La pluie maintenant se transforme en neige, il fait 4,5 °. Régulièrement aussi le bitume est remplacé par des pavés autobloquants, dans les endroits où les déformations sont trop importantes et continuelles.

Puerto Ingeniero Ibáñez, casa des carabineros. Les formalités sont vite expédiées. Le douanier/carabinero rit quand je lui demande si la piste est bonne... Effectivement, pendant une bonne vingtaine de kilomètres, soit jusqu'à la frontière, ce ne sont que caillasse, trous, rochers affleurants, pentes raides avec virages serrés, piste étroite et dérapante. Mais il y a aussi des portions de pavés autobloquants, bien agréables pour reposer les mandibules! Et puis on aperçoit le lac en contrebas, turquoise lorsqu’un fugitif rayon de soleil se pose à la surface, et les Andes enneigées en arrière-plan. La piste continue de dominer le lac… Les montagnes chiliennes faisant barrage à la pluie, on se retrouve peu à peu en plein désert. Les collines arides moutonnent à l'infini, de temps en temps, le long d'un arroyo, des peupliers d'Italie signalent la présence d'une estancia. A la fin d'une longue descente sablonneuse, nous arrivons enfin à la douane argentine qui a des allures de désert des Tartares. Perdue au milieu de nulle part, les douaniers attendent la prise qui les sortira de l'ennui. Nous avons droit à une fouille en règle de la voiture, tout y passe: la batterie du Canon et le second objectif sont secoués consciencieusement, la carte-mémoire est sortie de son étui et regardée sous toutes les coutures, les jumelles et le petit disque dur nomade également. La lessive est reniflée avec application, et tout à l'avenant. Le Canon semble intéresser grandement un des deux douaniers qui n'arrête pas de répéter « Canon, Canon », et finit par retourner à l'intérieur - où se trouve Alain - pour signaler à ses collègues la présence d' « un appareil photo Canon ». Mais ils s'en fichent royalement et lui disent de laisser tomber. Tout est OK, la prise du siècle ne sera pas encore pour cette fois. Un douanier lève la barrière: à une de ses extrémités, une grosse pierre, à l'autre une corde. Le douanier décroche la corde, la pierre touche le sol, la barrière est verticale. Lorsqu'on est passés, il tire sur la corde, la barrière revient à l'horizontale, il raccroche la corde et le tour est joué. En attendant ils ne cherchaient pas de fruits et de légumes, car j'avais oublié de finir le lait, ils l'ont vu, j'ai fait l'innocente et leur ai demandé si c'était « prohibido », et ils m'ont répondu que je n'avais qu'à le terminer en route. Ça alors! A un précedent passage de frontière un douanier avait hésité à confisquer le lait en boîte! Heureusement que sa collègue était un peu moins stupide! Côté argentin la piste a des allures de Ruta 40. Toujours le désert, toujours les rares estancias. Depuis très longtemps, la voiture a perdu sa couleur blanche, elle est marron foncé jusqu'en haut des vitres. Comme on ne voit jamais de station de lavage, on a acheté deux éponges en prévision du cours d'eau providentiellement accessible. Eh bien il est là, juste au-dessous du remblai, sur la gauche de la piste. Nous sortons les deux Tupperware, achetés en arrivant (toujours très utiles en voyage), qui vont nous servir de bassine et lavons la voiture. On se dit que le premier qui passera nous prendra pour des fous, et tiens, quand on parle du loup..., voilà un camion qui arrive! Deux petits coups de klaxon pour nous dire bonjour et il s'éloigne dans un panache de poussière. Vingt minutes plus tard, on ne reconnaît plus la Corsa!!

Perito Moreno. A l'aller, un dimanche matin sous le soleil, le gros village était animé et pimpant. Aujourd'hui, samedi en fin d'après-midi sous le ciel gris, il est mortissime. Nous allons à l'office du tourisme chercher une liste de l'alojamiento (des logements) et partons pour l'Americano puisqu'il y a apparemment une chambre de libre. Curieusement, lorsque nous arrivons, un jeune a l'air un peu débile, sans même nous rendre notre bonjour nous dit d'un air désagréable que tout est complet... Bon... retour à l'office de tourisme; nous voilà ensuite repartis pour le Belgrano, cette fois; la chambre y coûte 240 pesos, soit 50 euros, pour un hôtel très très moyen. Le village compte un nombre certain d'hôtels restaurants dus à la proximité de la « Cueva de las Manos », la grotte des mains. Il nous aurait fallu un jour supplémentaire ici - seize kilomètres d'une mauvaise piste plus deux heures de marche aller - et nous n'avons plus le temps. C'est un peu dommage car les peintures datent pour le premier groupe dit « Stylistique A » de treize mille ans – elles se distinguent par la chasse aux guanacos – alors que le second groupe date de neuf mille cinq cents ans et comporte un très grand nombre de mains, au milieu desquelles se sont égarées des empreintes de pattes de nandus. Nous prenons un chocolat et un thé dans la salle de restaurant. Tout est calme et tranquille lorsque du fond de la salle arrive une espèce d'énorme type qui allume la télévision, le son au maximum, puis s'affale sur une chaise. Il fallait s'y attendre, il regarde une émission de variétés de la pire espèce. C'est le mari de l'hôtelière, pas étonnant qu'elle ait l'air si triste avec un gus pareil...

Nous pensions manger une pizza dans un petit restaurant mais il est fermé ce soir. Je me contenterai d'une boîte de thon et de maïs et Alain de chips et de mandarines...

Dimanche 19

La salle de bains est très particulière: elle est tellement petite qu'il faut s'asseoir en travers sur les w-c, qui s'avancent dans la douche. Le problème, c'est que la douche fait exactement quarante-cinq centimètres de côté, que le rideau est trop court et que se laver là-dedans relève de l'exploit. Le rideau se colle au corps et l'eau inonde le sol. Mais c'est apparemment prévu pour, puisqu'il y a un écoulement. Ajouté à cela que les robinets du lavabo fuient et que la minuscule fenêtre, de métal peint en gris, est rouillée... La moquette est sale dans le renfoncement de la fenêtre qui laisse passer tout le vent d'Ouest, et le papier déchiré. On n'avait rien vu, hier...

Pain rassis et grillé au petit déjeuner et le thé au lait est à l'espagnol, c'est-à-dire du lait au thé. Nous ne nous éternisons pas, prenons nos sacs et allons payer. Au comptoir, le gros tas d'hier est en train de feuilleter un magazine en léchant consciencieusement son gros doigt à chaque page. Nous lui disons bonjour, il ne nous regarde pas et ne nous répond pas. Sourd et muet, probablement. A côté de lui, sa belle-mère, cent ans minimum et totalement handicapée, ne nous voit pas non plus. Une minute passe, puis deux. Alain me dit : « Apparemment, la chambre est gratuite. » On est sur le point de partir quand la vieille dame a l'air de se réveiller. Elle a toutes les peines du monde à se mouvoir, mais son gendre se contente de lui jeter un regard de travers, excédé et méprisant, de temps en temps, tout en continuant à lécher son doigt. C'est un véritable rustre!!!

Quatre cent cinquante kilomètres avant destination, sur l'Atlantique, à Puerto Deseado. Passer du Chili verdoyant et splendide à la steppe grise et poussiéreuse de l'Argentine est ardu. Nous nous retrouvons au point de départ: steppe à droite, steppe à gauche, horizon rectiligne. Entre Las Heras et Pico Truncado, des puits de pétrole – les gros criquets de métal qui, ici, comme au Nouveau-Mexique, picorent le sol poussiéreux –, des forêts de poteaux électriques et piquets en tout genre, et surtout, autour de ces deux villes, des dizaines de milliers de sac en plastique qui se sont accrochés au moindre brin d'herbe de la steppe, à perte de vue, recouvrant absolument tout, du moins pour ceux qui ont réussi à sauter les clôtures. C'est inimaginable! Nous faisons un tour dans Las Heras, « histoire de voir ». Des graphs, beaucoup de graphs qui courent sur les murs, sautent d'une maison à l'autre... Pas de merveilles, mais une explosion de couleurs dans cet environnement désolé que le vent fouille dans ses moindres recoins. Du soleil et du ciel bleu sur le béton.

Un quadrillage, comme toujours, des rues larges, et une alternance de maisons misérables, véritables taudis pour certaines, et de maisons pimpantes et colorées, avec de gros bergers allemands, pas vraiment sympathiques, derrière de hauts grillages. Ici ou là une « carniceria » (boucherie), un minimercado, une « gomeria » (endroit où l’on répare les pneus), une ancienne (?) « panificadora » (une boulangerie)…

Un dinosaure très kitsch à l’entrée de Pico Truncado, la jumelle pétrolière de Las Heras que nous éviterons cette fois, puis ensuite tout disparaît, et les choses reprennent leur aspect normal à Fitz Roy (ciudad), où nous prenons de l'essence. Je ne sais pas pourquoi, je sens qu'ici encore, on va essayer de nous rouler. Et ça ne manque pas. A peine le pompiste a-t-il la clef du réservoir en main qu'il y a déjà enfourné la pompe du « podium XXL » (l'essence la plus chère, bien sûr), qui est à 3,90 pesos au lieu de 3,26, tandis qu'un gros type qui a l'air d'être le patron se colle devant la pompe pour qu'on ne puisse rien voir. En une fraction de seconde je suis dehors et lui dis que nous voulons du super. « Mais pourquoi? Ca c'est bien meilleur! » Le temps que je m'énerve et que je lui dise que non, pour cette voiture le super est très bien, qu'il fasse celui qui ne comprend pas pourquoi je n'en veux pas, etc., le pompiste, lui, a rempli le réservoir... Il faut toujours faire très attention quand on prend de l'essence, car apparemment le touriste est un mets de choix!

Puerto Deseado. Je croyais que la route qui y mène, de 126 km, était bordée de falaises rouges, du moins c'est ce que j'avais lu sur un carnet de voyage trouvé sur Internet. En fait c'est une ligne droite de 120 km, qui traverse un paysage aussi plat que la main. Le plus beau, dans la steppe, ce n'est pas le sol, mais le ciel. Un ciel immense, avec des nuages moins variés qu'au-dessus des Andes, mais tout de même fascinants. Les derniers kilomètres escaladent de petites collines, tournent et virent. Un peu avant d’arriver, sur la hauteur, l'armée, encore et toujours, omniprésente au Chili et en Argentine. Un régiment et tous les baraquements – très pimpants – pour l'abriter. Puis, en descendant vers la mer, le bourg et le port, où se serrent les uns contre les autres cinq gros bateaux rouges. Il y a la fête foraine, manège et karaoké, et une foule incroyable de jeunes, dont beaucoup d'Indiens, qui déambulent dans les rues par petits groupes. Certains partagent du maté à la paille dans leur timbale, assis sur le trottoir. Ici et là, des affiches rappellent qu'il y a trois ans un jeune boxeur, Jesús López, a été assassiné et que ce meurtre est à ce jour resté impuni. www.youtube.com/watch?v=IDhsQ-S34Nk

Nous finissons par atterrir à Los Acantalidos, avec balcon et vue sur la mer. Nous sommes les seuls clients de l'hôtel, à deux jours de l'été. Et nous avons fait le tour de tous les autres, pas de clients non plus. Mais ici c'est très bien, des gens très aimables, et dans la chambre (pour trois personnes) téléphone (pour la première fois), télévision, Internet; dans la salle de bains, serviette, savon, shampooing et sèche-cheveux. Plus chauffage, chose rarissime!

A la confiteria de l'hôtel, je mange de l'excellente viande. Coucher de soleil magnifique, orangé, avec, sur fond de nuage noir, des draperies de pluie rose qui ne touchaient pas terre, balayées par la force du vent.

Lundi 20

Impossible d'enrouler le store, Alain a apparemment mis trop d'entrain hier soir à le dérouler, mais nous devinons qu'il fait beau. Le petit déjeuner buffet est royal, avec de délicieux gâteaux maison et la vue sur la mer en prime. Apparemment, la confiteria est le matin le rendez-vous de tous les notables du coin, des « Don » ceci et cela, dans les soixante-dix ans. C'est à celui qui aura le plus gros 4 x 4, avec le plus gros pare-chocs... Comme nous avons décidé de rester une nuit supplémentaire et que la chambre que nous occupons était réservée, on nous propose à la place une chambre de deux, juste à côté. Nous passons à la banque de Patagonie changer des euros (à 5,17). Un vigile armé le long d'un mur et à côté de lui une espèce de haute guérite blindée en métal gris mais extrêmement étroite, à laquelle on accède par deux hautes marches, avec une minuscule vitre, certainement blindée. A l'intérieur, un homme est assis et rit au téléphone. Il a l'air parfaitement à l'aise, prisonnier de ce coffre-fort de trois mètres de haut qui ferait tourner de l'œil rien qu'en le regardant n'importe quel claustrophobe...

Nous allons au port nous renseigner pour une sortie en zodiac l'après-midi, de deux heures et demie, afin de voir une pingüinera, aux « Darwin expediciones », installées dans un chalet de bois. Nous n’avons pas pris la sortie en mer d’une journée (350 pesos par personne) pour aller chez ces très étonnants manchots punks aux sourcils jaunes et à la huppe noire, les gorfous sauteurs (Eudyptes chrysocome), car la mer est très agitée et passer trois heures aller-retour à faire du trempoline en zodiac, éclaboussés par les vagues, ne nous a pas tentés plus que ça…

Aux « Darwin expediciones », nous rencontrons un couple italo-argentin qui vit à Paris, avec leur fiston de neuf ans. Tout le monde est très sympa. Le prix de la sortie est passé en vingt-quatre heures de 150 pesos à 180... Il faut être six pour partir et nous ne sommes que cinq, donc ils ont trouvé l'astuce pour rentrer dans leurs frais. En attendant 15 heures, nous suivons le TrailBlazer des gens que nous venons de rencontrer sur une piste qui mène au « cañon » de Costa Negra. Petite balade d'une heure, chacun de son côté, dans un décor aride malgré la proximité de la mer, mosaïque de terre ocre sur laquelle blanchissent les os de quelques animaux malchanceux, lagune bleu-vert, soleil de plomb.

14 h 30, retour à l’embarcadère pour le départ à 15 heures. A 15 h 30, on est toujours à quai. Nous apprenons que désormais nous ne serons plus cinq mais onze, un groupe ayant téléphoné pour réserver. 15 h 45, ils arrivent, en short, tongues et T-shirt, alors que le vent est toujours violent et que sur l’eau la température ressentie est souvent glaciale. Mais alors, quid de l’augmentation de 30 € qui nous a été demandée pour compenser la personne manquante ? Eh bien ça ne change rien. Empochés c’est gagné ! Bienvenue au pigeon étranger, espèce fort répandue en Argentine et au Chili.

Par chance il fait étonnamment chaud aujourd'hui, que se passe-t-il? Près de 30 °C! Le temps idéal pour passer quelques heures sur l’eau. Le pilote guide est très sympa, il n’en fait pas des tonnes comme cela arrive malheureusement souvent (j’ai le souvenir d’une sortie en zodiac dans le magnifique archipel de Mingan, au Québec, complètement gâchée par des commentaires stupides et ininterrompus). Nous longeons la côte et allons d'île en île: celle des cormorans gris aux grands yeux orange vif (cormoran de Gaimard – Phalacrocorax gaimardi), qui voisinent avec les cormorans noirs (cormoran impérial – Phalacrocorax atriceps). Il va sans dire combien je suis to-ta-le-ment frustrée de n'avoir que le grand angulaire!!! Le zodiac bouge dans tous les sens et les embruns éclaboussent les objectifs…

Nous laissons les falaises cuivrées aux longs stalactites de guano et continuons à remonter le bras de mer à l’abri du gros des vagues, vers les lions de mer, de tous les âges et de toutes les couleurs. Deux dauphins, joueurs et surtout farceurs, s’amusent avec le zodiac. Ils arrivent droit sous le bateau, tout le monde se précipitent sur le bord opposé pour les voir passer, et il n'y a jamais personne..., ils ont fait demi-tour ! Mais je finis par les prendre dans les filets de l’objectif.

Le clou de cette sortie en mer est le débarquement à la pingüinera, une petite île où nidifient une foule de manchots de Magellan (en espagnol on dit pingüino, mais ce sont en réalité des manchots, les pingouins étant en Arctique). Ils sont vraiment trop mignons! Dans les quarante centimètres de haut, là encore il y a beaucoup de juvéniles, voire de gros bébés de six mois, petites boules de peluche grise. Ils sont très drôles lorsqu'ils marchent d'un air pressé en file indienne, en se dandinant, droits comme des « i ». Je réussis à les approcher à deux mètres, très lentement, avec des ruses de sioux, assise par terre ou à genoux. La lumière est très belle à cette heure de la journée, l'air est tiède et le silence troublé simplement par un appel de loin en loin. Les algues vert intense recouvrent la grève par endroits et contrastent avec l'eau turquoise. Au bout d'une heure tout le monde remonte dans le zodiac. Le vent qui s'est levé nous jette à plusieurs reprises des paquets d'embruns au visage et n'épargne pas les appareils. C'est la catastrophe, le mien est couvert de sel!

Les sternes, ces si gracieuses hirondelles de mer, nous accompagnent un temps, sans perdre de vue que le garde-manger se trouve au-dessous d'elles. Elles ont presque toutes un petit poisson dans le bec. Lorsque nous rejoignons le quai, le temps a complètement changé, on ne distingue plus la ligne d'horizon, tout est mêlé, ciel et terre, dans une même brume gris orangé, très spectaculaire, mi-vent de sable mi-fumée rugeoyante d’incendie. Le temps de faire un tour en « ville » acheter des garapinadas (pralines aux amandes), les rafales ont encore forci et se sont chargées de sable. Nous nous engouffrons dans l'hôtel, enfin à l'abri, la peau brûlée et desséchée. Repas comme hier soir à la confiteria. Pendant ce temps le ciel reprend peu à peu des couleurs, et plus tard nous assistons encore une fois à un coucher de soleil somptueux sous les altocumulus.

Nous sommes en contact quotidiennement avec Françoise et Gérard depuis qu'ils ont débarqué (au sens propre) à Buenos Aires, il y a seulement quelques jours, après plus d'un mois en mer. Ce soir, ils nous disent que les rafales de vent les ont empêchés de rouler normalement et qu'ils ont failli se renverser. La semaine dernière, un Allemand s'est retourné avec sa cellule par une rafale à 200 kilomètre/heure! On espère quand même les voir demain sur la route, car on se rapproche de plus en plus. J'ai l'impression que la baie vitrée va être arrachée, quant au circuit d'aération de la salle de bains et de la chambre, le vent qui s'engouffre à l'intérieur fait un bruit de réacteur de 747! Il paraît que la spécialité de Puerto Deseado est le très très grand vent... Mardi 21

Le vent s'est déchaîné toute la nuit et a chassé les nuages. Grand beau temps donc, et température très douce. Avant de partir, je n’oublie pas de photographier le Père Noël ! Autant au Chili qu’en Argentine, ils sont souvent beaucoup plus beaux que celui qu’on connaît en France, avec sa robe de chambre rouge… Aujourd'hui, nous espérons bien voir sur la route Françoise et Gérard. D'après nos calculs nous devrions arriver à peu près en même temps à la jonction de la Ruta 3. Nous prenons de l'essence à Petrobras, qui comprend un locutorio, où je tente une énième fois de téléphoner en France avec la carte Hable Mas achetée à Buenos Aires et... qui ne fonctionne apparemment que là-bas. La route de 126 km est toujours aussi rectiligne que l'horizon. Pas une herbe dans la steppe, pas un animal non plus. Dans le ciel, de beaux nuages de type Ouest américain. Le vent chahute la voiture et je suis cramponnée au volant comme depuis le début du voyage. Arrivés à la Ruta 3, personne en provenance de Comodoro Rivadavia. Nous tournons à gauche pour Puerto San Julián à environ 260 km plus au sud. Pendant longtemps, alors qu'aucun virage ne vient briser la monotonie de la ligne droite (et sur toute une partie en ligne continue, ce qui est un comble!), le paysage est plat et gris au plus loin que porte le regard, balayé par un vent d'ouest qui souffle en violentes rafales, très déstabilisantes pour la voiture. Puis peu à peu, à une centaine de kilomètres de Puerto San Julián, les couleurs apparaissent sous la toison de petites touffes épineuses que broutent des guanacos de plus en plus nombreux. Une harde traverse la route dans un virage et s'envole par-dessus la clôture au passage de la voiture. (Ces clôtures qui, depuis notre arrivée, nous surprennent par leur longueur. Un piquet tous les dix mètres, un plus fin tous les mètres sur quatre rangées de fil de fer. Et cela sur des millions d'hectares... Un ennui mortel nous assaille rien que de penser au travail que cela représente.) Mais ces guanacos imprudents, voire casse-cou, ne passent pas tous entre les mailles du filet, car c'est le quatrième que nous voyons en peu de temps, couché sur le bas-côté. Mortellement touché. Subitement, nous apercevons tout une tripotée de nandous, un adulte avec une quinzaine d’adolescents. Nous avons appris que les mœurs de ce très gros oiseau – qui ne vole pas mais court comme tous les membres de la même famille, autruche, émeus, casoars etc. –, étaient très particulières. Au moment de la reproduction, le mâle séduit jusqu’à une quinzaine de femelles, les fait pondre à la queue-leu-leu dans le même nid, puis s’installe à leur place pour couver tous ces gros œufs. Une fois éclos, il ne se défile pas, non, il prend au contraire leur éducation complète en charge ! Et voilà comment on avait confondu un « nouveau père » avec une baby-sitter !

Les petites collines se font plus nombreuses, les ocres pâles et les roses carmin aussi. Je ne peux pas m'arrêter pour photographier sur cette route où les voitures, néanmoins peu nombreuses, passent en trombe, et de toute façon c'est le type même de paysage qui ne donne rien au grand angulaire.

Puerto San Julián. Nous retrouvons ici encore les topes mexicains, ces dos-d'âne mortels pour les voitures qui s'aviseraient de passer autrement qu'au pas. Je desserre enfin les mains du volant et m'aperçois que j'ai de nouveau attrapé une ampoule!! Passage obligé par l'Information touristique pour avoir la liste des hôtels, puis nous jetons notre dévolu sur le petit hôtel Miramar. Tout neuf, en front de mer (je devrais dire de baie), une très jolie chambre décorée avec goût, personnalisée, une grande et belle salle de bains, du chauffage, un accueil très aimable (240 pesos avec vue sur la mer, au premier étage). Le bourg, lui, est totalement impersonnel, traversé par une avenue à l'américaine, c'est-à-dire de cent mètres de large. La côte est elle aussi quelconque, rien pour accrocher le regard, du gravier gris, des algues vertes, du sable noir... Le gallion de Magellan, ou du moins sa réplique, trône en bord de mer, tout près de l’hôtel. C'est un musée que peuvent visiter pour 8 pesos les nationaux, mais pour 12 les étrangers. Décidément, en Argentine comme au Chili, le voyageur étranger est une espèce que l'on adore plumer, mais il se trouve que nous tenons à nos plumes!

En allant jusqu’au bout de la route de bord de mer, nous passons devant un mirage français rescapé de la guerre des Malouines, dont le pilote a paraît-il coulé trois navires. Beaucoup de jeunes du village ne sont jamais revenus...

Mercredi 22

Toujours aucune nouvelle de Françoise et Gérard. Nous n’avons aucune idée de l'endroit où ils ont passé la nuit, en tout cas ils n'avaient pas d'Internet (et à Puerto San Julián, les coupures ont été nombreuses jusqu'à la panne finale). La première pompe à essence est à sec, la seconde aussi. La journée débute bien. Il nous faut faire 120 kilomètres jusqu'à la pompe suivante, à Commandante Luis Piedrabuena, avec ce qu'il reste dans le réservoir. Je conduis pépère, à 90 km/h, en surveillant le compte-tours. Pendant un moment je suis de près un camion pour faire tirer la voiture. Les camionneurs argentins (et chiliens), je l’ai déjà dit, sont toujours extrêmement aimables! Ils disent bonjour quand ils nous croisent, font signe lorsqu'on peut les doubler sans risque, c'est un vrai plaisir. Les routiers français feraient bien d'en prendre de la graine. La route est terriblement monotone, le ciel triste, la steppe terne et plate. Des moutons broutent avec application les petites touffes grisâtres. De temps en temps, çà et là, une piscine pour oiseaux de passage…

Piedrabuena. Nous craignions que la pompe ne soit aussi à sec, mais l'agitation qui y règne et le monde nous rassurent tout de suite. Nous faisons le plein dans une ambiance de fête foraine, les haut-parleurs diffusant de la musique à pleine puissance.

Les kilomètres défilent en direction de Río Gallegos, grande ville rurale qui « ne présente aucun intérêt » d'après le Routard, « mais où le voyageur échoue parfois ». Les voyageurs que nous sommes comptent pourtant y passer la nuit et partir tôt demain matin pour prendre le ferry, 68 kilomètres plus au sud, si possible à 8 h 30. Il faut compter qu'avec l'heure d'été chilienne nous perdons une heure. De plus il nous faudra passer une première fois la frontière à environ 35 kilomètres, puis une seconde fois en Terre de Feu, à San Sebastián. La pluie s'est maintenant mise à tomber. Les guanacos se font de plus en plus nombreux de chaque côté de la route, ils sautent les clôtures pour améliorer leur ordinaire avec les grandes herbes aux fleurs jaune pâle qui poussent consciencieusement sur les bords... et le payent très cher. C'est même une véritable hécatombe. Nous ne comptons plus leurs dépouilles et leurs squelettes.

Enfin des virages, enfin des collines. Puis tout retombe comme un soufflé, et la banlieue de Río Gallegos se profile à l'horizon. Plus nous approchons plus je me dis que le Routard est bien au-dessous de la réalité. Sous le ciel gris, les abords de la ville sont tristes à mourir, mais probablement aussi sous le ciel bleu. Cabanes de tôle clairsemées, grillages, détritus, amas de tout ce qu'on veut un peu partout... Nous prenons la direction du centre qui n'en finit pas, encore 7 km, apercevons un Carrefour sur la droite, et hop, virage à quatre-vingt-dix degrés. Il est immense mais nous ne trouvons rien, d'autant que fruits et légumes, laitages et charcuteries sont interdits à l'entrée au Chili. Tandis que nous déambulons dans les allées, Alain a une excellente idée: partir de là illico et filer sur le terminal pour être sûrs, demain matin, d'être à l'heure pour le premier ferry. Il reste 578 kilomètres jusqu'à Ushuaia, deux frontières et un ferry où l'on peut parfois attendre paraît-il jusqu'à une demi-journée. Nous dormirons dans la Corsa, les sièges s'inclinent, et après tout nous serons plus à l’aise que dans l’avion. Adjugé! Nous sommes subitement plus légers et filons sous la pluie qui redouble, en oubliant de faire le plein d'essence en Argentine, moins chère qu'au Chili, alors qu'il ne nous reste en pesos chiliens que de quoi payer la traversée.

Le passage à la frontière est un peu laborieux car il y a beaucoup de monde, des cars, surtout. C'est la plus importante de toutes celles que nous avons vues depuis un mois. Encore une trentaine de kilomètres jusqu'à Punta Delgada, l'embarcadère et la pompe à essence. En cours de route nous vient une autre idée. Pourquoi attendre le lendemain pour passer le détroit de Magellan? Nous allons plutôt essayer de prendre le bateau aujourd’hui et nous dormirons à Bahia Azul, sur l'autre rive, au terminal de la Terre de Feu.

Punta Delgada. Nous demandons où est la station-service et on nous répond qu'il n'y en a pas..., il faut aller jusqu'à Cerro Sombrero, de l'autre côté du détroit, au bout de la route goudronnée de quarante kilomètres. Notre carte est donc erronée! Il n'y a pour l'instant qu'un camion et un 4 x 4 brésilien. Nous prenons la file, d'autres camions arrivent peu à peu, quelques pick-up également, mais ce n'est pas la foule des grands jours. Il y a deux ferrys qui font la traversée en alternance, tous les trois quarts d'heure jusqu'à minuit 15.

Les dauphins nous accompagnent pendant le passage du détroit de Magellan qui est à cet endroit bien plus resserré qu'entre Porvenir et Punta Arenas. Le ciel s'est dégagé derrière nous et s'est chargé de plus en plus devant... Il est maintenant 19 h 30, nous nous sommes évité trois heures et demie sur la journée de demain, et alors que nous sommes au milieu du détroit, il nous vient la troisième idée de la journée: pourquoi ne pas poursuivre jusqu'à la pompe à essence de Cerro Sombrero? En débarquant en Terre de Feu, nous nous apercevons qu'il n'y aurait pas eu le moindre endroit pour garer la voiture au terminal. De Bahia Azul, totalement différent de celui de Punta Delgada. Ici, seule une rampe bétonnée bordée de deux murs mène de la sortie du ferry à la steppe au-dessus.

Les quarante kilomètres sous la pluie battante sont vite avalés. Il faut faire un détour de dix kilomètres pour Cerro Sombrero par rapport à la piste que nous comptons prendre demain, et qui passe par Onaisin. En arrivant dans le village, nous avons la très bonne surprise de voir qu'il y a une hosteria à l'entrée – l’hosteria Tunkelen –, qui n'est indiquée nulle part et que nous n'avons pas vue non plus sur Internet. Elle est pimpante et n'a aucune concurrente, ce qui n'augure rien de bon pour les prix. Effectivement, la chambre double est à plus de 80 euros! Nous décidons alors de prendre une chambre dans l'annexe, qui a dû connaître des jours meilleurs, à deux lits jumeaux avec salle de bains partagée, type refuge, pour l'équivalent d'une trentaine d'euros, petit déjeuner inclus, que nous payons en dollars. Puisque nous devions normalement dormir dans la Corsa, ce sera toujours beaucoup mieux. C’est très calme, ici, à l’écart de la piste et loin de tout . Les petits moutons frisés de la steppe patagonne broutent infatigablement dans la lumière dorée du soir qui tombe. La journée est terminée, nous nous sommes bien avancés sur notre route pour Ushuaia, et nous dormons finalement au chaud et dans un vrai lit, ce qui était inespéré...

Jeudi 23

Après le petit déjeuner dans l’annexe salle de restaurant de l’hôtel, sur l’arrière, en compagnie de Brésiliens qui avaient pris le ferry avec nous à Punta Delagada, nous nous dépêchons de partir avant que le premier ferry ne débarque àBahía Azul et que les camions n'envahissent la piste. Tout le long des 400 km qui nous séparent d'Ushuaia, nous constaterons pour la énième fois combien tous les routiers sans exception sont courtois, attentifs et prévenants. Quelle différence avec les particuliers qui nous croisent sur la piste à toute allure, sans ralentir ni se pousser d'un poil, en sachant qu'ils risquent de faire éclater notre pare-brise... Et certains me font même des appels de phare répétés parce que je ne mets pas les codes, comme la loi l'exige, quel excès de zèle! Je me demande bien à quoi ils peuvent servir sur des routes rectilignes à l'infini, alors que la voiture est blanche, sinon à dépenser un peu plus d'essence. La Terre de Feu est incomparablement plus belle que toute la route que nous venons de faire depuis Perito Moreno (ciudad). C’est un archipel dont l'île la plus grande, la isla Grande, est assimilée à toute la Terre de Feu. Le sol se soulève en collines sur le dos desquelles on dirait qu'est jetée une épaisse toison végétale qui ne descend pas tout à fait jusqu'en bas. Moutons ou petites vaches broutent un peu partout l'herbe blonde, souvent accompagnés de toute sorte d'oiseaux pourvu qu'il y ait un peu d'eau: flamants, canards, cygnes à col noir, poules d'eau, oies. La longue chevelure gris clair des lichens envahit de nouveau des bosquets entiers. Puis les collines laissent la place aux montagnes couvertes de forêts de langas et aux sommets encore enneigés, aux lacs et aux rivières.

Ushuaia, plus de 60 000 habitants. La ville est étendue le long de la baie mais ses maisons basses et ses jardins donnent l'impression d'une petite agglomération. D'après nos calculs, Françoise et Gérard doivent déjà être là. Nous allons directement aux cabañas del Beagle, sur les hauteurs, et faisons la connaissance d'Alejandro, le jeune propriétaire qui les a entièrement construites de ses mains. Elles sont grandes (50 m2) et magnifiques, avec d'immenses baies vitrées en angle jusqu'au plafond, très haut, ce qui donne l'impression d'être à la fois dehors et dedans. Au-dessous, par-delà les toits, on aperçoit la baie.

La suite (la semaine à Ushuaia) arrive très bientôt. Et grâce à Gérard (Vilcanota) qui m'a prêté son objectif Canon 70-200 f/2,8 et que je remercie encore une fois ici, les photos seront enfin de bien meilleure qualité!
Open
Compte rendu MSC Preziosa aux Antilles du 27 janvier au 10 février 2019
Bonjour à tous et à toutes

Je vous invite ici à donner vos impressions et conseils sur cette croisière que vous auriez déjà effectuée.

Revenant d'une croisière sur le MSC Préziosa dont voici les escales

27 janv Pointe a pitre appareillage à 19H 28 janv Road town iles vierges britaniques 10H 19H > 9H30 à 18H30 29 janv Phillipsburg St Martin 8H 19H 30 janv Roseau la Dominique 9H 19H > 9H à 18H 31 janv Basseterre St Kitts 9H 19H 01 fev St john's Antigua 8H 18H 02 fev Fort de France Martinique 8H 23H > 8H à 6H le lendemain 03 fev Pointe à pitre Guadeloupe 8H 19H > 12H à 22 H 04 fev Castrie St Lucie 9H 18H 05 fev Bridgetown Barbades 8H 20H 06 fev Port of spain Trinidad 9H 18H 07 fev St Georges Grenade 9H 18H > 8H à 18H 08 fev Kingstown St Vincent Grenadine 9H 18H 09 fev Fort de France Martinique 8H 23H > 8H à 22H30 10 fev Pointe a pitre Guadeloupe débarquement 8H

En somme des escales assez longues à terre et pas de journée en mer avec cependant des petits changements dans les horaires définis au départ voir les horaires après >

notamment le 02 fev à Fort de France où le bateau a dû attendre après un avion complet MSC d'ou notre retard à l'accostage à 12H à Pointe à pitre en Guadeloupe le lendemain le 3 fev

Mais ce ne fut pas le seul retard dû aux transports de notre groupe VF Deux de mes amies étant parti 3 jours avant l'appareillage ont eu quelques problèmes avec leur avion, les obligeant à faire escale en plein océan Atlantique sur une île militaire Portugaise. Ce qui retarda pour le moins le repos qu'elles pensaient prendre à l'hôtel. Néanmoins elles ont quand même pu décoller le lendemain matin à 2H après avoir rembarqué dans un autre avion affrété par Air France avec leurs bagages. Heureusement les beaux militaires ne les ont pas subjuguées 😉 et le 25 janv à 7H elles étaient amusées mais fourbu de ce compte temps pour leur arrivée à l'hôtel à Pointe à Pitre.

Elles ont quand même pu profiter de leur arrivée anticipée pour visiter la Guadeloupe? Je leur laisse le soin de le faire ici après.🙂

Quatre autres de nos amis avaient également anticipé leur vol pour arriver le 25 janv.

Le 26 janv nous arrivions avec le reste de la troupe toujours à l'hôtel à pointe a pitre, car en réservant le vol XL airways nous même, il est toujours prudent de prévoir un jour sur place pour un aléa de transport afin de prendre le bateau à temps. Cela nous permet aussi d'encaisser le décalage horaire de 5H de moins qu'en métropole, nous sommes donc arrivés à l'hôtel à 16H heure locale convoyé par la "compagnie de taxi Ruddy".😎

Malgré un petit quiproquo sur l'endroit de la prise en charge à l'aéroport et malgré l'écriteau tenu à bout de bras "rcoucou".😊 Transfert ce jour-là pour 9 personnes avec bagages et grosses valises, il faut assurer merci Ruddy.

Nous avons quand même profité de la plage et des transats jusqu'au coucher de soleil avant l'Apéro (APp mon abréviation grecque).😉

Le seul barman tout en étant très efficace mais débordé par les multiples commandes de cocktails, restait malgré tout très souriant et méthodique malgré l'impatience de ses clients. Il devrait sans doute être aidé à cette heure-là, car le bar était quasiment plein.

Ma femme participa involontairement aux jeux apéritifs et gagna un bon pour 1 cocktail.🙂

Une soirée cool passée à l'hôtel avec un buffet, 2 plats (23€) suivi d'une animation en fin de soirée au bar . Celui ci étant fermé le lendemain midi, ma moitié en a profité pour solder son bon cocktail, je l'accompagnerai donc, bien conseillé par le barman, par un Rhum Damoiseau XO, un délice comparé aux somnifères en pharmacie.😛



Je sais la photo est flou 😛mais moi aussi je l'étais à cette heure-là à 6H30 du matin heure française.

je laisse le soin aux autres de participer à ce compte rendu escale par escale

A suivre ..
Open
Road-trip au pays du sourire
Entre Jungles luxuriantes et plages paradisiaques, en passant par l'effervescence et la folie de Bangkok, beaucoup de rencontres, et des centaines de kilomètres parcourus à-travers des paysages magnifiques, sac sur le dos, rétrospective en images sur notre séjour au pays du sourire !

(Au passage merci aux quelques personnes qui m'auront donné les infos utiles à notre voyage.😉)

Jour 1 :

Arrivés 7:05AM à Bangkok, après un vol avec courte escale à Abu-Dhabi depuis Paris sur Etihad Airways, nous foulons le sol asiatique pour la première fois. L'éternel passage à la douane se fait sans encombre, on récupère nos sacs et on saute dans un Taxi-Meter. On y est ! 🙂 Nous prenons le temps de faire le check-in à l'hôtel où nous sommes très bien reçus, et poser nos sacs avant d'aller explorer le quartier. Nous voilà donc partis sans but précis, à errer dans les ruelles, et cela suffit amplement à nous sentir complètement dépaysés ! Les premiers sourires échangés gratuitement, on y est, pour de bon ! 🙂 Certains thaï prennent le temps de venir discuter avec nous, un réel plaisir partagé qui prend le dessus sur la fatigue. Et évidemment, nos premiers kilomètres en Tuk-tuk, un pur délire ! On ratera pas une occasion de monter dedans à chacun de nos déplacements ! Et pour le prix, pourquoi s'en priver. 😇



































Fin de journée, retour à l'hôtel, petit saut dans la piscine, plutôt pas négligeable par cette chaleur étouffante, puis une douche méritée et direction Khao San Road pour manger un morceau. Et il faut bien l'avouer, on a connu mieux comme ambiance ... On s'en doutait un peu mais on voulait juger de nous-même, d'autant qu'on était pas très loin. La musique à balle dans les bars qui se font face (WTF ?!), à tel point que les gens crient pour s'entendre (ou parce-qu'ils sont déjà bien entamés), les même qui se croient en terrain conquit, autant on adore les coins où ça bouge et faire la fête, autant là c'était limite. Mais bref, la Leo beer passe crème, le repas aussi, on est affamés ! Le soir on ne fera pas long feu, jet-lag oblige, une bonne nuit de sommeil bien méritée !

La suite au compte-goutte.
Open
Afrique du Sud: de la savane du Kruger à celle de Timbavati & Sabi Sand
Hé Oui! Me revlà encore avec mes inlassables rencontres animalières (les blazés... S'abstenir! 😏😛)

Il parait qu’il faut soigner le mal, par le mal… Alors pour protéger encore un peu cette bulle d’oxygène voyageuse récente… Quoi de mieux que de s’y replonger !

J1 & J2 le voyage aller

Opération numéro une : couper la connexion internet! Opération numéro deux : terminer de boucler les bagages Et comme on dit jamais deux sans trois : embarquement voiture, direction le voyage à venir

Il flotte ferme sur le sol belge… C’est un signe, il est temps qu’on se taille ! Arrivée à l'aéroport… On tue les longues heures d’attente en regardant les avions décoller et les voyageurs qui défilent pour on ne sait quelles destinations !

On passe le contrôle douane et on a le plaisir d’ouvrir, un de nos sacs photos pour que l’ensemble du matériel soit passé au pinceau détecteur de poudre ! Probablement fatigués de se taper, la corvée du second sac et comme tout est clean, on nous laisse passer ! Embarquement … Nos deux boarding ne passent pas… Et c’est bon signe. Le charmant monsieur (si si il est vraiment charmant 😉) nous annonce que nous sommes surclassé en business. Et dire que quelques heures avant, on se disait… Dans x années quand on aura accumulé assez de miles, on s’offrira la classe sup ! Le bonheur ! Ca commence royalement bien ! Nous avons des places séparées, mais qu’importe… L’ivresse du siège couchette l’emporte (il a même une fonction pour effectuer des massages du dos ! Génial, moi qui venait de me coincer ce matin !) Un vol à expérimenter la totalité des petits boutons et fonctionnalités des commandes (c’est dingue !), à déguster et surtout à roupiller comme des nababs ! Honte à nous! Nous n’avons jamais reliés l’Europe à JNB aussi rapidement et confortablement ! Petite anecdote, mon voisin de gauche se trouve être le 3ème meilleur passager de cette compagnie aérienne (Il voyage sans cesse pour son boulot et m’explique le sourire aux lèvres, qu’il ne sait plus quoi faire de ses miles… Heu ! Il peut pas nous en donner un peu !)

10h15 arrivée à JNB et une file Enooorme pour le tampon d’entrée sur le passeport ! Prise de notre voiture de location. Bien entendu, on s’emmêle les pinceaux entre les méandres de la N1 et N4 pour quitter JNB et après un petit détour dans les coins paumés, nous voilà remis sur le bon tronçon direction Nelspruit. C’est toujours un ravissement que de traverser l’Eland Valey, le paysage montagneux y est délicieux. 15h30 arrivée à notre backpackers (point de chute à Nelspruit), le temps de déposer les bagages et de filer directement faire les courses pour le séjour en réserves, qui suit. On fait plusieurs boutiques, pour dégoter un bac frigo, élément indispensable au maintien de la fraicheur des denrées alimentaires ! La nuit est tombée et c’est accompagnés par le croassement des crapauds, du regard de ce méga (il est démentiel) criquet, blotti sur une branche et du va et vient incessant de je ne sais quel animal dans les fourrés, juste à côté de notre bungalow, que nous dégustons la traditionnelle pizza sud af ! Préparation des been-bag et du matos photos et hop au dodo !

J3 : Nelspruit direction Kruger NP (Skukuza)

6h00 tapante ! Hors du lit ! Une bonne bouffée d’air africain, de bon matin et toujours le monstre criquet lové, sur sa branche ! Le plein d’essence et direction Malelane Gate (une des entrées sud du Kruger !) La culture des citrons berce une partie du parcours, avant que la bagnole n’empeste le goudron ! Le camion qui précède en transporte et manifestement un de ces fûts fuite… Voilà notre carrosserie et notre pare-brise moucheté de noir ! 😕 10h00, nous sommes à la Gate…Et déjà le dessous du pont foisonne d’animaux : Crocodiles, Héron cendré et Goliath. Certes, nous aborderons une lumière dure… Mais s’enivrer des bonnes odeurs de la savane, nous transporte déjà. La végétation est encore assez verdoyante et il semble y avoir bien moins de monde sur les routes qu’en septembre… C’est déjà une bien bonne chose ! Piste H3 de Malelane Gate à l'embranchement pour le Renoster Pan : Francolin à gorge rouge - Calao à bec noir – nos premiers éléphants, impalas Un petit détour par le Renoster Pan… Ce point d’eau nous avait porté chance l’an passé (par la rencontre de lions)… Mais les années se suivent et ne se ressemblent pas, rien sur la piste à l’aller et rien au pan ! Et comme quoi, tout change en 5 minutes de temps 😉 … Sur la route du retour : une rencontre avec un éléphant… Le maître mâchouillant ses branchages se lance sur la piste pour s’y promener en toute tranquillité. Fort heureusement, nous l’avions passé car nous préférons l’avoir de dos que de face… Une marche avant étant plus aisée, qu’une marche arrière, surtout sur une piste en terre. Au croisement avant la reprise de la H3, c’est un gros rhino blanc qui nous fait l’honneur de sa présence en bordure de piste… Malheureusement, il broute et ne relèvera pas la tête (enfouie derrière les graminées) et hormis en prendre plein les mirettes… Photographiquement parlant, ce n’est que peu gérable ! La preuve :



H3 De l'embranchement de Renoster Pan à Afsaal, très calme : quelques gnous et des pintades de Numidie, prenant le soleil sur le haut de branchages. Arrivée à l’aire de pique-nique d’Afsaal, le temps de croquer nos samossas (un délice !) et de s’amuser à observer les Calaos à bec rouge. Ils se cramponnent au rétroviseur des véhicules et tapotent ferme sur la glace… Autre technique (pas bêtes ces piafs ! 😎), ils chopent des insectes puis viennent les fracasser contre les carreaux des bagnoles, avant de les enfourner dans leur gosier ! Le petit-duc africain (résident à Afsaal) est bien dans son arbre…A force de voir défiler les curieux, il a bien pris soin de se planquer au sommet. H3 de Afsaal à la S112 : impalas, zèbres, waterbucks Sur la S112, petite pause près des énormes rochers du site historique de Shirimantanga.



Reprise de la piste jusqu'au Renosterkoppies Dam. Il y a de l’activité au point d’eau, mais la distance et la lumière forte et blanche n’aident pas photographiquement parlant. On réalise quelques clichés mais on s’atèle surtout à observer ce va et vient à la recherche d’une lampée d’eau : gnous, zèbres, impalas se succèdent et se mélangent avant qu’un voltigeur de grande classe (aigle ravisseur) vienne semer la zizanie au dessus des têtes de ces herbivores !



S114, hormis, une steenbok, nous ne croiserons rien sur cette piste… Animalement parlant ! Par contre, grosse surprise 😏… On croise un seul véhicule et c'est un copain qui se trouve à l’intérieur… Appel de phares, demi-tour… Course poursuite pour une petite rencontre improvisée et furtive sur une des nombreuses pistes du Kruger ! Ah ! Qu’est ce que c’est sympa de se rencontrer au bout du monde ! Chacun reprend ensuite sa route, encore sous l’effet de la surprise. Entrée au camp de Skukuza pour récupérer les clés de notre bungalow et Pendant que ma douce moitié se tape le passage obligé, par la réception… je surprends un agame et rêvasse à la vue des nénuphars qui peuplent le bassin.





Pas une minute à perdre, nous filons au Hide de Lake Panic, histoire de pouvoir profiter un peu des piafs qui peuplent cet endroit. Il est environs 16h00 et la lumière revêt ses plus beaux atours… Ce qui n’est pas pour nous déplaire ! Au loin, des hippos En face : anhinga d'Afrique et cormoran, passent leur temps à se toiletter A droite : Un crocodile tousseur, nous fera découvrir presque les entrailles de sa grande gueule… Mieux vaut que Jacana à poitrine dorée, Oedicnème Tachard, Dendrocygne veuf qui piaffent à côté, ne tâtent pas de sa mâchoire.

Mais le plus beau des spectacles se passe sur un petit arbre dénudé, tout à droite où se succèdent un joli martin chasseur à tête brune et un héron strié. L’atmosphère volatile fut rompue par l’arrivée d’une mère éléphant et de son jeune venant s’abreuver… La scène se passe relativement loin, mais c’est un pur plaisir de les regarder évoluer entre les papyrus.

Il ne nous reste qu’une petite demi-heure pour profiter de la luminosité. A cette période la Gate des camps ferme à 17h30 et l’on tient à grappiller encore un peu du charme du Bush. Un léger détour par la H1-2 : impalas, calao et Marabouts d’Afrique sont de la fête.



Et notre premier coucher de soleil pour ce séjour.



Réintégration au camp… Petit tour par le shop, pour des boissons fraîches et à la sortie… j’aperçois un air familier, un copain sud af. La soirée se terminera, par un braai entre copains. Un pur moment de bonheur et de détente. En plus les températures sont très clémentes… Point besoin de pull ! La toute fin de soirée se terminera par le déchargement des photos du jour et la nuit sera bercée par le ricanement des hyènes.
Open
So where are they and what are they doing?
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.

VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now. The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.

Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions. I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.

Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.

Was there a real break between pre- and post-Covid? Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again? Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with? Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now? What’s really going on here?
Open

You might also like