Discussions similar to: Mon tour monde six mois vos conseils
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Aller en Argentine avec un billet d'avion de six mois?
bonjour, ca fait 1 mois que je me prends la tête et que je n'arrive pas à prendre mon billet, car j'ai lu sur le forum que l'on ne pouvait pas partir avec un billet de 6 mois en argentine en tant que touriste.. apparemment certaines compagnies refusent l'embarquement en france, par peur de payer des taxes si à l'aéroport de buenos aires, ils contestent qu'on puisse débarquer avec un billet de plus de 3 mois.. j'ai bien compris que sur place, on pouvait demander une prolongation ou qu'il suffisait de sortir du pays pour avoir un supplèment de 3 mois.. j'ai cru comprendre qu'on ne pouvait pas partir avec un billet aller simple, non plus. J'ai appelé le consulat qui m'a dit que les visas de 6 mois n 'existaient pas pour les touristes mais que je pourrai me le faire prolonger sur place..le consulat m'a dit qu'il n ' y avait aucun pb de prendre un billet de 6 mois.. J'ai appelé ibéria, qui m'a confirmé que je ne pouvais pas embarquer avec un billet de plus de 3 mois. (condition d'échange: 120 euros + la diffèrence entre le prix d' un billet de 3 mois et de 6 mois), J'ai appelé air europa qui m'a dit qu'il n y avait aucun pb avec eux à l'embarquement avec un billet de 6 mois (condition d'échange: 20 euros si on le prend sur leur site web ou par tel).. Est ce que je peux leur faire confiance? est ce que je n'aurai pas de pb à l'arrivée à buenos aires..

help c'est un sac de noeud, j'aimerai pouvoir prendre un billet sans trop tarder et pouvoir commencer à rêver... j'ai vu sur le forum que certains achetaient un billet prouvant une sortie du territoire argentin avant la fin des 3 mois règlementaires: en bus? en avion? quelle compagnie? si vous pouvez me faire part de vos expèriences, conseils... etc.. car je ne m'en sors pas et n'arrive pas à savoir quel est le bon choix.. Merci d'avance de votre réactivité..
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Retour de sept semaines à Sulawesi
Bonjour

En mars et avril dernier, j'ai passé 7 semaines à Sulawesi, le coup de coeur de mon voyage de six mois, surtout à cause de la gentillesse des gens.

Je suis arrivé à Manado au nord et je suis descendu jusqu'à Makassar au sud en passant par les îles Togian et le pays Toraja.

De plus j'ai fait un court séjour sur l'île de Ternate.

Si vous vous préparez à visiter cette superbe région du monde, peut-être que la section de mon blogue portant sur Sulawesi pourrait vous être utile.

C'est ICI

Jacques
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Bons plans à Bali-Flores-Sulawesi-Jogyakarta (Indonésie)
Selamat malam,

Tout d'abord, merci à tous pour ces informations précieuses, nous partons en Indonesie au mois de juillet, j'ai lu pas mal de bons plans sur ce forum, c'est tres sympa.

Voici, grosso modo, notre programme; Bali (dodo à Ubud, Mont Batur, Amed), Flores (Ende, Moni, escension Kelimutu), Sulawesi (pays toraja-rantepao, lac Poso), et enfin Jogyakarta (Borodubur, Prambanan, volcan Merapi). C'est peut-être un peu optimiste mais c'est difficile d'être sélectif... tout à l'air tellement intéressant. Nous avons juste le vol aller-retour (aller Bali, retour de Jakarta).

Plusieurs personnes semblent bien connaître la région, tous vos conseils, adresses de losmen, nom ou adresse de guides, itineraires, plans de vols, ... sont donc les bienvenus (J'ai lu notament que les vols internes sont bcp plus intéressants au départ de Jakarta ue de Bali, de même les fréquences peuvent être très différentes et j'ai peu d'infos à ce sujet)

Merci beaucouo pour toutes vos réponses, même s'il y a beaucoup de questions... Et bonne route à tous
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Belles plages au Vietnam et en Indonésie?
Bonjour à tous,

Pourriez vous me donner quelques idées pour des plages parasidiaque au vietnam et en indonésie ? J'hésite encore entre ces deux pays. Je me suis pas certains qu'on trouve les meilleurs plages dans ces pays, cependant je suppose qu'il doit tout de même en exister des belles !

Merci de votre aide, Bonne journée, Nico
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Retour d’Indonésie en mars 2011: impression et quelques informations
Je précise que je voyage sans guide de voyage mais en prenant des infos sur le net et une fois sur place avec les rares voyageurs qui échangent des informations! De plus ceci est un avis strictement personnel sur ce pays qu’on aime ou déteste.

Tout d’abord la mafia touristique est présente sur presque toute les îles à l’exception du Nord de Sulawesi et ses îles volcaniques non touristiques. Je n’avais jamais vu une telle exagération de prix et malhonnête dans les transports dans la cinquantaine de pays visités auparavant notamment ex ursss. Heureusement que les indonésiens qui ne travaillent pas dans le tourisme sont sympathiques avec surtout la palme à l’île de Sulawesi. Mais la majorité des indonésiens pensent que les occidentaux sont tous millionnaires et dépensent sans compter et c’est vraiment insupportable.

Ensuite, le logement UNE CATASTROPHE!! Personnellement, je n’ai pas besoin de confort en voyageant mais la qualité prix est la pire d’Asie vu à ce jour (à l’exception du Tadjikistan) avec des prix single inexistant et des chambres sans climatisation sans drap et sanitaire pitoyable pour 120 000- 150 000 roupies (10-13 €) avec petit déjeuner minable quand il y’en a un. Autrement c’est des prix européens pour le logement normal.

Pour les taxes d’aéroport, là aussi c’est la grosse arnaque pour ces aéroports pourris avec 40000 roupies à payer à l’aller puis 40000 roupies au retour et 150000 pour quitter l’indonésien avec cet aéroport de Jakarta minable.

Côté nourriture, bonne surprise on mange très bien pas cher en Indonésie à condition d’éviter les restaurants touristiques en allant dans les marchés ou on se régale pour 10000-20000 roupies selon son appétit. Il n'y a pas que le nasi goreng et gado gado à manger. Mais la meilleure nourriture se trouve au Nord Sulawesi mais attention nourriture très épicée.

Côté déforestation, le massacre continu avec des palmiers à gogo qui poussent partout pour faire cette foutu huile de palme. Je n’ai vu que de belles forêts que du côté du kawah Ijen et Ternate aux Moluques Nord.

Quelques informations sur certaines îles : MOLUQUES Nord

J’ai pris Wings air depuis Manado jusqu’à Ternate avec un avion poubelle à hélice DASH 8 => 350 000 400 000 roupies pour 1 heure de vol.

Concernant Ternate et Moluques Nord il y’a quasiment aucun touriste occidental car peu de choses à faire et pas de belle plages. A Ternate grande ville au pied du volcan l’hébergement bon marché est souvent plein, j’ai testé le Nirwana hôtel pour 140 000 -160 000 roupies. Attention à l’emplacement de l’hôtel à Ternate la mosquée a une acoustique assez fort. Pour l’ascension du volcan, ceci est réservé à des marcheurs entraînés car 1600 mètres de dénivelés assez raide et glissant le jour de mon ascension avec pluie continue. De plus, il est difficile de voir le cratère sans nuage mais j’ai eu un coup de chance avec 5 minutes d'éclaircies avec toutes les fumerolles. Pour traverser sur l’île principale en speed boat (1 heure) c’est 50 000 roupies puis pour se balader au nord de Halmahera taxi collectif jusqu’à Ibu ou par exemple pour voir le volcan en activité et ses villages qui ne voient jamais de touristes.

Me restant 2 jours j’ai voulu me rendre sur l’île la plus au Nord des Moluques Morotai pour aller dans un beau lagon mais problème une fois arriver sur l’île malgré de très rares touristes annuel le bateau pour aller sur le petit lagon 600 000 roupies!!! et le pire c'est qu'en 2012 ils vont créer une réserve marine type Bunaken ! Quelle intelligence de proposer de tarifs mafieux pour 30 minutes de bateau donc bye bye nord Moluques.

Retour Ternate pour tenter d’aller sur la seule île de sable blanc avec snorkelling Lelei et là encore la mafia 3 Millions de roupie pour y aller 2 heures de bateau !! Et le gouvernement indonésien veut y développer le tourisme !!!! il y’a un bateau hebdomadaire pas cher 6 heures de bateau mais pour choper l’horaire c’est un défi.

Bref Moluques Nord à conseiller seulement pour les volcans et aller à la rencontre de villageois curieux de découvrir des occidentaux.

JAVA :

Le Kawah Ijen visité par 5000 touristes par an est peut être un must en Indonésie avec la rencontre des porteurs de souffre!! Il est bien sûr possible d'y aller sans ses agences touristiques mafieuses de Java qui vont payer des fortunes à des "faux voyageurs" qui ne savent plus voyager. C'est vrai ce volcan est isolé mais on peut y aller seul. Depuis le port d’arrivée de Bali, il faut négocier un ojek pour y aller car pas de transport par cette route qui est défoncé de chez défoncé et très pentu. On vous demandera 200000 roupies mais à faire baisser comme d’habitude après de longues négociations.

Au Kawah Ijen, à faire le matin de préférence et éviter de descendre dans le cratère si il y’a du vent : çà devient vite irrespirable. Le poids moyen est de 75- 80 kg de souffre avec 2 voyages par jour pour 625 roupies pour 1 kg. Il y'a un porteur ANTONIO 27 ans qui rêve de travailler à Bali qui parle un peu français et qui serait très heureux de parler français avec vous sans demander d’argent je précise. Pour l’anecdote il a aider l’émission Pekin express et l’émission à donner 500 000 roupies à quelques porteurs.

Pour rejoindre Sempol ou y aller de Sempol là c’est plus compliquer (15 km) dans de joli paysages de plantations de café soit on le fait a pied soit en ojek et là à mois de 40000 roupies c’est dur de trouver. Puis il y’à un bus à 6 heures du matin pour 20000 roupies puis changement pour un bus climatisé 23000 roupies jusqu'à Progolingo ou on t'arrête devant les agences touristiques mafieuses qui proposent des transport sur java et jusqu'à bali. Là il faut trouver le bemo jusqu'au Bromo pour 25000 roupies mais le problème avec tous ces tours le chauffeur n'a plus beaucoup de clients.

Concernant le Bromo il était toujours en grosse activité lors de mon passage avec approche du cratère et son nuage de cendres FABULEUX !! Aucun contrôle des autorités et ce paysage de cendres est incroyable. Par ailleurs ces voyageurs qui viennent en tour, restent tellement peu de temps qu'ils ont rien vu du spectacle car brouillard le matin!! Et ces JEEP QUEL ARNAQUE il faut seulement 45 minutes à pied pour rejoindre le point de vue et ils tarifent ça 300 000 roupies sur un chemin qui ne nécessite pas de 4*4!!

BOROBODUR / je l’ai boycotté car le prix de l’entrée est encore une fois un prix délirant qui va dans le poches du gouvernement. J’ai visité Pranbanan 13 $ !! L’entrée avec en plus des travaux et aucune authenticité comme en Inde ou les temples sont bien plus beaux et avec des hindous. D’ailleurs en Indonésie il sont une tendance à tout exagérer Bali la plus belle île du Monde, Pranbanan le plus beau temple hindoue du Monde……

LABUANBAJO et KOMODO Etant donner que je ne suis pas sûr de retourner en Indonésie je voulais voir le parc de Komodo comme beaucoup de touristes dans le coin. Il faut savoir que beaucoup d’indonésiens rêvent d’y aller mais c’est trop cher pour eux.

Pour le vol depuis Bali j’ai choisi Merpati avec son avion tout pourri rempli a ¾ de touristes et assez cher 1 200 000 roupies aller retour. La compagnie Wings Air a 3 vol par semaine avec un ATR à hélice tout neuf.

Une fois arriver à Labuanbajo (et après avoir survoler le parc et ses jolies couleurs) avec son aéroport obsolète ( par rapport à l’afflux grandissant de touristes) je suis surpris par les prix !! En effet, l’hébergement tout pourri une fois de plus pour 150 000 roupies puis 100 000 roupies dans un autre par la suite sur la route principale, les restaurants avec des prix de Bali sauf bien sûr sur le port avec les locaux et enfin le prix du bateau pour aller dans le parc 800 000 1 000 000 de roupies par jour pour des bateaux nuls qui vont à 2 à l'heure avec un bruit fatigant du générateur. De plus l’égoïsme des voyageurs est de plus en plus fréquent avec beaucoup de difficulté pour trouver quelqu’un pour partager car beaucoup de couples ou de groupe d’amis de 3-4 et finalement quasi aucun backpaper car hors de prix cet endroit. Finalement je me suis incrusté avec des américaines pour un voyage de 2 jours pour 500 000 roupies. L’entrée du parc est cher 110 000 roupies !!! Plus 50 000 roupies à donner au ranger de Komodo. Je n’imagine pas l’affluence en Juillet août sur le parc et dans la ville qui n’est pas faîte pour accueillir autant de touristes : la multiplication des déchets est flagrante et plastique dans la mer aux abord de la ville mais heureusement pas a Rinça Komodo.

On voit plus de Komodo à Rinca qu’à Komodo et la différence de taille n’est pas flagrante. Le paysage en mars est très vert. A Komodo, les villageois vont vous harceler pour acheter leur camelote dragon en bois perles de corail tee shirt….. De plus, il paraît qu’il y’a maintenant des bateaux de croisière avec 1000 personnes qui débarquent dans le parc !!! Le parc est vraiment joli et propre mais les riches plongeurs vont monter les prix et ne viennent pas vraiment pour voir les dragons.

Bref content d’avoir eu la chance de visiter ce parc mais je n’y retournerais pas sauf si on me paie le voyage.

BALI / qui peut m’expliquer le succès de cet île ? Dans les années 70 80 ça se comprend mais aujourd’hui NON !!

Attention au bus pour aller à Gilimanuk pour le ferry pour JAVA grosse arnaque sur le prix du bus les locaux payent 25 000 roupies alors qu’on demande de 50 000 à 100 000 roupies pour les étrangers.

Bref, voyager en solo en Indonésie coûte assez cher sauf si on négocie fort à chaque fois mais c'est vraiment fatigant et donne une mauvaise image du pays alors que les indonésiens neutre vis à vis des touristes sont accueillant avec SULAWESI N°1. Je comprends pourquoi seulement 6 millions de touristes par an malgré un gros potentiel ce qui est un mal pour un bien dans certaines îles. De plus, trouver des villages de pêcheurs traditionnels à l’heure de la pêche industrielle est vraiment de plus en plus difficile et aller en Papouasie apparemment coûte une petite fortune pour plus aucune authenticité d’après beaucoup de témoignages.

Pour finir attention à l’overstay de 200 000 roupies par jour et le jour d’arrivée est bien compté sur le visa.
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Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud
Bonjour, Il n'est jamais trop tard pour rendre compte de son voyage. Le confinement me laisse enfin du temps pour le faire. Je suis parti le 17 août 2017 et je suis rentré le 7 février 2018. Entre temps, je suis allé en Argentine par cargo puis une fois sur ce continent, j'ai visité l'Uruguay, l'Argentine et le Chili. Durant tout ce voyage, j'ai tenu un carnet journalier. Je me propose de vous le livrer.
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Passage de Sulawesi vers Midanao
Bonjour, Depuis six mois, je voyage à travers l’Asie du Sud Est. Actuellement, je suis à Jakarta. Fin avril, je dois passer aux Philippines. A ce moment-là, je serai certainement à Kalimatan (Bornéo) ou à Sulawesi (Célèbes). Et ma première destination aux Philippines sera sans doute Mindanao. Je me demande s’il y a des aéroports (ou des ports, bien sûr) internationaux, avec passage de la douane, etc… dans ces régions. Ça m’ennuierait de devoir retourner prendre l’avion à Jakarta, pour Manille. Si quelqu’un peut m’aider à trouver la solution, grand merci. Sincèrement à tous, Marceldudu
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Avis sur un itinéraire de sept semaines entre Lima et Buenos Aires?
Bonjour,

Mon ami et moi préparons un tour du monde, départ prévu mi-novembre 2011... et on commence par l'Amérique du Sud ! J'ai préparé un itinéraire pour la première partie de notre séjour, pourriez-vous me dire si cela vous semble correct/faisable, si on rate des trucs à ne pas rater...? Nous ne connaissons pas du tout l'Amérique du Sud, ni l'un ni l'autre, et on souhaite la découvrir au maximum... Sans pour autant passer notre temps à courir !

Mercredi 16 novembre : Arrivée le matin à Lima - journée à Lima J 17 : Lima, puis bus de nuit pour Huaraz V 18 : Huaraz S 19 : Huaraz D 20 : Huaraz, puis bus de nuit pour Lima L 21 : bus de jour pour Pisco. Pisco M 22 : Excursion îles Ballestas, puis bus de jour pour Nazca M 23 : Nazca, puis bus de nuit Nazca-Arequipa J 24 : Arequipa V 25 : Excursion Canon de Colca S 26 : Excursion Canon de Colca, puis retour à Arequipa. Bus de nuit Arequipa-Cuzco D 27 : Arrivée à Cuzco - Marché de Pisac Du lundi 28 novembre au vendredi 2 décembre : Cours d'espagnol à Cuzco le matin, et visite des environs l'après-midi Du samedi 3 au mardi 6: Trek Choquequirao M 7 : Vallée sacrée J 8 : Vallée sacrée V 9 : Machu Picchu et retour à Cuzco le soir S 10 : Bus de jour Cuzco-Puno D 11 : Lac Titicaca côté péruvien L 12 : Lac Titicaca côté péruvien M 13 : Lac Titicaca côté bolivien M 14 : Lac Titicaca côté bolivien puis bus pour La Paz J 15 : La Paz V 16 : La Paz Du samedi 17 au lundi 19: Salar de Uyuni et sud Lipez M 20 : San Pedro di Atacama M 21 : San Pedro di Atacama J 22 V 23 S 24 D 25 L 26 : Iguazu M 27 : Iguazu M 28 : Buenos Aires J 29 : Buenos Aires V 30 : Buenos Aires S 31 : Buenos Aires D 01/01 : Buenos Aires L 02 : Avion Buenos Aires - Ushuaia

On a donc un trou de 4 jours entre San Pedro di Atacama et Iguazu. On pensait passer par Salta avec éventuellement une petite boucle Salta-Cachi-Cafayate-Salta en voiture de location, mais cela risque d'être un peu court... A moins de faire sauter une journée à Buenos Aires... On a déjà enlevé Sucre et Potosi en Bolivie, car sinon cela nous faisait trop presser, et notre priorité pour cette première partie de voyage était le Pérou, plus que la Bolivie. Enfin, est-ce que les 3 jours à Huaraz (donc en altitude) vous paraissent réalistes juste après notre arrivée ?

Bref j'attends vos retours pour y voir un peu plus clair !

Merci :-)
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Préparatifs pour Bolivie (Sud Lipez) - Chili (Le Nord) - Argentine (le Nord Ouest)
Hola Tous,

Mamie Boulet... le retour... Pour un nouveau départ.

Merci aux superbes carnets de Khastin, de Krikri, de Diamina, de Laurent, ils m'ont fait rêver quand je ne rêvais plus. Ils m'ont redonné l'Envie.

Aujourd'hui c'est décidé On part

Quand : Normalement en Octobre - Novembre 2013, mais ça peut changer et je parviens à décider MCT à venir avec nous

Où : Le désert d' A T A C A M A mais pas que...

Je voulais mettre des cartes mais... je suis toujours aussi douée. Je vais les envoyer à MCT il saura bien comment faire pour les mettre dans un post en dessous de celui-ci

le parcours

LA PAZ : 2 ou 3 jours d'acclimatation, quelques visites et un petit aller/retour sur le Lac Titicaca

PUTRE : 4 jours pour explorer l'extraordinaire Lauca National Park et le Lac Chungara pour faire une petite balade jusqu'à Arica, voir son superbe musée et visiter San Miguel de Azapa et - si on a le temps - remonter en A/R jusqu'à Visviri.

puis, par la piste de l'altiplano

Reserva Nacional Las Vicunas : des vigognes et des badlands Salar de Surire : des nandous et des geysers Parc National Isluga : des geysers, des sources chaudes, des lamas

OLLAGÜE : Un passage de frontière qui - j'espère - ne posera pas de problème

Descente vers SPDA en suivante les "bonnes" pistes du Sud Lipez - obligatoire une nuit à plus de 4000 mètres... ça va être dur...

Les 5 lagunes : Ramaditas, Honda, Charcote, Hedioda (réputée pour la concentration de colonies de flamands roses qui la peuplent), Canapa

Désert de Siloli et Arbol de Piedra

Laguna Colorada

Sol de Manana

Désert de Dali

Laguna Verde

Laguna Blanca

et on n'oubliera pas de se baigner dans les thermes entre les 2 aux pieds du Licancabur 😉.

Retour au Chili par le Paso Portuezuelo del Cajon

SAN PEDRO DE ATACAMA

Le Tatio et son désert 1 journée La Vallée de la Lune 1 journée La Vallée de l'Arc en Ciel et la Vallée de la Muerte 1 journée Rio Quepiaco - Salar de Pujsa - Reserval Nacional los Flamencos 1 journée en TO Tocoano - Laguna Chaxa - Quebrada de Jerez 1 journée Lagunes Miscanti et Miniques + la route jusqu'au Paso de Sico 1 journée

et peut-être (à vérifier il y a peut être des doublons chaque site ayant plusieurs noms 🤪) Yerbas Buenas Vallée Arcoiris (quoique je me demande si ce n'est pas la vallée de l'arc en ciel) Rio Grande La Quebrada del Diablo La Laguna de Pozuelos

Ascension du Cerro Toco (5604 m) Pas pour moi, pour le Grand s'il trouve un autre frappadingue de son acabit pour faire ce genre de truc

Et bien-sûr une nuit à l'Atacama Lodge pour l'Astronomique Tour mais surtout pour aller embrasser M et Mme Maury de la part de notre P.

En route pour l'Argentine via le Paso de Jama où nous verrons des "penitentes de nieve" j'espère...

PURMAMARCA et sa Montagne aux Sept Couleurs 1 journée

SALTA LA LINDA 2 jours farniente visite de l'Eglise San Franscico farniente visite de la Basilique farniente Petite excursion jusqu'au Mirador du Cerro Bernardo

En route pour le Nord

Sur la route de Tilcara s'arrêter à Maimara pour admirer la Paleta del Pinto (vérifier que ce n'est pas incompatible avec la Ruta 9)

TILCARA la Pucara de Tilcara et ???

HUACALERA (sur le Tropique du Capricorne)

Volcan Yacoraite

UQUIA Jolie église

UMAHUACA

Arcos del Diablo ou El Mirador del Hornocal ou Cerro Hornocal ou Nariz del Diablo (tout ça c'est a priori le même endroit. Il se mérite 25 km de piste comme on les aime pas et 1250 m de dénivelé 🤪 )

IRUYA rebelote piste de 60 km caillouteuse on monte à 4000 m pour redescendre à 2500 ! On va être en forme 🤪 mais il paraît que c'est beau alors... et le lendemain on refait la piste dans l'autre sens...

En route pour la Bolivie... La Quaica - Yavi - Villazon pas grand chose à voir. On roule...

TUPIZA Canon del Inca pour tester la randonnée trouvée par Christine 😉 Quabrada de Palata

UYUMI Autant de temps qu'il le faudra pour explorer le Salar ! et la Valle de Rocas

SUCRE vadrouille et farniente

Retour à La Paz

Envol pour Iguazu 4 jours (via Buenos Aires ?)

Envol pour Paris > Maison > On souffle !!!

Bien évidemment, toutes vos remarques, suggestions et tous vos conseils seront les Bienvenus

Ninou

PS MCT je t'envoie un doc par mail, si ce n'est pas trop compliqué, pourrais tu importer ici les 2 cartes du début, ensuite tu lis, c'est la même chose qu'ici mais avec des photos pour te donner envie...

PS2 Il y a deux sites que je n'arrive plus à replacer sur mon itinéraire. Salinas Grande et Quebrada de Chullin 🤪
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Humanitaire en Argentine
Bonjour,

je travaille dans une asso qui s´appelle Habitat et qui construit des maisons pour les plus demunis, et qui recherche des volontaires.

Elle se trouve a Santa Fe pres de Buenos aires.Si vous etes interressez ecrivez moi et je vous mettrez en lien avec l´asso.
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Voyage de quatre à six mois en Argentine
Je prévois de partir en Amérique du Sud en solo et selon en duo. La durée de mon séjour serait de 4 à 6 mois. Idéalement, je partirais en juin 2009. J’imagine de parcourir l’Amérique du sud essentiellement en bus, à pied et si nécessaire pour la sécurité location de véhicule ou taxi.

Mon projet serait d’atterrir à Buenos Aires (Argentine), descendre sur Bariloche, continuer sur la Patagonie Ushuaia, remonter sur le Chili direction Puerto Montt, Santiago, retour sur l’Argentine vers Salta, retour sur le Chili pour ensuite monteur sur la Bolivie La Paz et traverser la frontière pour me rendre au Pérou jusqu’à Lima. Lima serait la fin de mon périble. A voir, selon les finances etc je prévois d’aller sur la Colombie direction Bogota. De plus, je souhaite effectuer des actions bénévoles au sein d association etc.

Je suis prête à effectuer un à deux vols internes mais pas plus en raison des coûts.

J’aimerais savoir si mon projet est potentiellement réalisable, s’il n’est pas trop complexe ! ! ! Je suis prête à le réduire et tous les conseils sont bons à prendre.

De plus, les services de bus internationaux en Amérique du Sud sont-ils de bonnes qualités, fiables etc et qu’elles sont les moyens pour se loger, auberge de jeunesse, logement chez l’habitant, motel etc ???

Je vous remercie pour toutes vos précieuses informations.

Bon vent Ludyvin
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Circuit de six semaines en Argentine au mois de novembre/décembre
Bonjour, Nous somes 2 routardes à partir en Argentine début décembre. Nous prévoyons 3 semaines au Nord (novembre) puis 2/3 semaines en décembre : le sud. . Nous avons l'intention de tout faire en bus. Pensez vous que nous ayions le temps d'aller de Bariloche jusque El Calafate (ce ne semble pas pratique en bus) ? Quel circuit au Sud nous recommanderiez nous ? Quel habits car nous voyageons léger. Un très grand merci pour vos conseils.
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Billet aller pour six mois en Amérique du Sud: problème à l'immigration argentine sans billet retour?
Salut, Je pars en février pour 6 mois en amérique du sud (argentine, chili, bolivie et peru). Nous n'avons qu'a présent acheté notre billet aller car nous ne savons pas encore quand nous rentrons. Nous attérissons en argentine. Le problème est que j'ai entendu que nous risuqerions d'avoir des problèmes à l'immigration car nous n'avons pas de billet retour. Est-ce vrai et comment pouvons nous faire pour ne pas avoir ce problème. Est-ce que si nous réservons un hotel dans un autre pays pour prouver qu'on le quitte avont 3 mois c'est bon ou alors il faut réserver un billet d'avion. Merci de m'éclairer la dessus et si vous avez des conseils pour la visite des 4 pays que nous comptons faire ils sont évidemment les bienvenus.

Merci! Vanessa
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Itinéraire 6 semaines Java - Bali - Gili - Sulawesi
Bonjour,

Nous sommes un couple de jeunes belges (22 et 24 ans) et nous partons 6 semaines en Indonésie. Nous avons déjà nos billets d'avion (29/06: Bruxelles-Jakarta et 08/08: Jakarta-Bruxelles). Nous avons un budget d'étudiants (à savoir environ 2000 pp sans les billets d'avion). Nous voulons éviter les endroits hypertouristiques (bien que certains soient inévitables, nous en sommes conscients) et découvrir la culture, les habitants, la nature, la vie en Indonésie. Que pensez-vous de notre itinéraire? Devons-nous réserver nos vols internes à l'avance? Et nos auberges/hôtels?

MERCI BEAUCOUP :)

1. Bruxelles – Jakarta (avion : Air France) 1 nuit en transit 30 juin – 1e juillet

2. Jakarta – Yogyakarta (avion : Air Asia ?) 1e juillet au matin

3. Yogyakarta du 1e au 4 juillet À visiter :

Ville de Yokyakarta : visiter Kraton + water palace Borobudur (temples) Prambanan (temples) Plateau du Dieng

4. Direction Java Est (en train) : trip organisé pour Bromo et Kawa Ijen ?? Du 4 au 7 juillet

Mont Penanjakan Mont Bromo Banyuwangi Kawa Ijen

5. En bas du Kawa Ijen, prendre le ferry pour Bali Ketapang (Java) – Gilimanuk (Bali) = 45 minutes

6. Gilimanuk – Pemuteran (en bus?)

7. 2 nuits à Pemuteran (7-9 juillet)

8. Pemuteran – Munduk (en Bemos?) 2 nuits à Munduk (9-11 juillet)

9. Munduk – Ubud 4 nuits à Ubud (11-15 juillet)

Temple de Taman Ayun Jatiluwih Temple Luhur Batukary Temple de Tanah Lot

10. Ubud – Amed

En route : Mont Batur

1 nuit à Amed (15-16 juillet)

11. Amed – Gili T 3 nuits à Gili T (16-19 juillet)

12. Gilit T – Amed – Sidemen 1 nuit à Sidemen(19-20 juillet)

13. Sidemen – Denpasar 1 nuit à Denpasar (20-21 juillet)

14. Denpasar – Makassar SULAWESI (21juillet - 7 août) Itinéraire à préparer!! (pas encore fait)

15. Makassar – Jakarta 1 nuit de transit à Jakarta (7-8 août)

16. Vol Jakarta-Bruxelles

Merci!!!! :) :) :)
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Récit de nos 6 semaines en Indonésie, Malaisie et Singapour
Super séjour du 20 juillet au 28 aout 2015 dans une Asie du Sud est toujours aussi accueillante.... Je vais tenter un récit du voyage avec les infos pratiques utiles aux prochains voyageurs . Les voyageurs : 2 parents et 2 ados de 12 et 13 ans. Le séjour : 30 jours en Indonésie (Bali, Florès, Lombok), 6 jours en Malaisie , 3 jours à Singapour

Nous aurions bien passé la totalité des vacances (39 j) en Indonésie mais nous habitons loin de Paris et de Marseille pour se déplacer faire un visa de 60 j et nous ne voulions pas perdre trop de temps sur place pour faire prolonger le visa 30 j. Le visa indonésien 30 j est gratuit depuis le 12 juin 2015 mais il n'est pas prolongeable et il n'est possible que si l'on rentre et l'on sort par l'un des 5 aéroports (+ ports) répertoriés. Dans notre cas, rentrant par Bali et sortant par Lombok, nous avons dû payer 35 US$ pp notre visa 30 j !

Vol international par Qatar : aller Barcelone - Doha - Bali (direct) retour : Singapour - Doha - Barcelone pour 3750 € pour nous 4) , pris en janvier , aucun problème.

20 juillet : nuit à Sanur au Flashback GH (réservé directement par mail) qui nous avait envoyé un taxi à l'aéroport (190 000 IDR) ; 2 petites chambres communicantes pour 600 000 IDR le tout, très bien, bon accueil, dans la rue principale mais plutôt calme

21 juillet : Nous avions réservé (par le flashback) le bateau public de 10h30 avec Perama pour Nusa Lembogan. J'imaginais un ferry, c'est en fait un petit bateau 25 places dans lequel on monte depuis la plage les pieds dans l'eau. 110 000 IDR pp , beaucoup moins cher que les bateaux rapides. 1/2 h de retard mais traversée sans encombre jusqu'à Jungutbatu beach en environ 1h15. Nous admirons les jolis bateaux araignée.

Nous tirons les bagages 200 m vers la gauche jusqu'au Tarci Bungalows, réservé par agoda , 22 € la double de luxe avec pdj; bon rapport qualité/ prix, petite piscine sympa , belle terrasse.

Nous réservons la sortie bateau snorkeling pour le lendemain et partons à pied à la découverte de l'île. Par manque de maîtrise, nous avons choisi de ne pas louer de scooter à Bali , alors les jambes ont servi ! Au moins 12 km sous le soleil mais nous avons aimé découvrir le pont vers Nusa Cemigan et revenir par la route centrale et le village de Lembogan pour voir les cultures d'algues.



22 juillet : la sortie snorkeling avec 4 points a été super , 200 000 IDR pp la 1/2 journée, on aurait sans doute pu négocier mais c'était nos débuts ! On a commencé par manta point à 8 h du matin et ça a été un peu dur pour notre premier snorkeling de la saison ... car il y a avait beaucoup de vagues, du courant et l'eau plutôt froide mais quel spectacle de se retrouver face à une raie manta noire et immense .... Puis on a fait Crystal bay, magnifiques poissons , eau claire , puis un 3e point dont j'ai oublié le nom où l'on se laisse dériver le long de nusa Penida et enfin mangrove point. L'après-midi, nous sommes allés à pied (1,5 km) au point de départ des bateaux dans la mangrove. Assez sympa de s'enfoncer dans les petits passages (choisir un batelier manuel) les plus gros à moteur ne font que l'aller retour sur la rivière principale.

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Bali en septembre: faut-il réserver des hôtels?
Bonjour,

Je serai à Bali début septembre; Ubud pour cinq ou six jours, puis Amed, Gili Trawangan et Kuta Lombok ensuite.

Quelques questions:

- Pensez-vous qu'à cette période de l'année il faille réserver pour éviter de passer des heures à chercher une chambre sur place? - Est-il vrai que certains hôtels qui affichent complet sur leur site internet ont en fait des disponibilités quand on va les voir en arrivant? - Les tarifs varient-ils entre une réservation en ligne et sur place?

Je compte aussi faire une excursion Bromo/Kawa Ijen; vu le petit nombre d'hébergements sur place, j'imagine qu'il faut les réserver bien à l'avance?

Merci d'avance pour vos conseils
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Circuit de Santiago du Chili à Buenos Aires en février-mars 2011
Bonjour, Mon mari et moi avons 60 ans et sommes habitués aux périples de 5-6 semaines. Nous sommes bons marcheurs. Nous partons pour la Patagonie mi-février 2011 pour 5 semaines. Pourrions-nous avoir quelques avis sur notre programme : Arrivée à Santiago le matin (nous connaissons déjà cette ville !) - Bus de nuit pour Puerto Montt 1ère semaine : autour de Puerto Montt (Lac todos los Santos-Ensenada : 2-3 j- Ile Chiloé : 3 j) Est-il préférable de louer une voiture à Chiloé ou les transports en bus sont-ils suffisants ? Nous comptons nous baser à Castro. 4 j : Navimag de Puerto Montt à Puerto Natales (arrivée à Puerto Natales vers 12 h) - Formalités pour les jours suivants... 2-3 j : Torres del Paine (nous comptons aller vers le Glacier Grey et faire la Vallée Francès en couchant au Lodge Paine Grande 1 j : Puerto Natales - Ushuaia (transport bus) 1 j : Ushuaia : Parc National de la Terre de Feu 4 j : croisière Mare-Australis (notre "petite" ou "grosse folie" !) - Départ Ushuaia - Arrivée Punta Arenas - avec un bus le soir de l'arrivée pour Puerto Natales 1 j : Puerto-Natales - El Calafate (transport bus) 2 j : El Calafate - Glacier Perito Moreno 1 des 2 jours 1 j : El Calafate - El Chalten 2 j : El Chalten - La laguna de los Très - La Laguna Torre 1 j : El Chalten - Los Antiguos 1 j : Los Antiguos 1 j : transport vers Puerto Madryn (même en l'absence des baleines ?) 1 j - Puerto Madryn Voyage vers Buenos Aires et fin du voyage Ce programme vous semble-t-il réalisable du point de vue logistique (déroulement, temps de transport, etc) ? (Bien sûr la météo peut en décider autrement !) - Toute suggestion serait la bienvenue. Merci Maguy
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Un voyage au pays Toraja
Nous sommes un groupe de 8 amis de longue date et voyageons ensemble depuis plusieurs années ; notre voyage en Indonésie au mois d’octobre nous a conduit, entre autre, à passer 6 jours aux Célèbes dans le pays Toraja.

Topik, notre guide contacté sur internet et sur les conseils d’autres voyageurs, est un indépendant qui parle bien le français. Il a étudié notre langue à l’Alliance Française et a travaillé 2 ans avec une grande entreprise française titulaire d’un marché de travaux lors de la construction de l’aéroport de Makassar. Tout ceci pour dire qu’il connait la culture française et notre façon de voir les choses.

Parce que le défit n’est pas mince ; expliquer en peu de temps ou plutôt ouvrir les portes de sa culture à des étrangers, même s’ils sont prêts à recevoir, nécessite une sacrée persévérance et il faut être plus qu’un professionnel. Topik a cette motivation qui fait de lui un guide un peu hors du commun. Il nous a concocté un voyage à travers cette région Toraja unique par son architecture héritée des temps anciens, sa vision de la vie et de l’au-delà, ses rites mortuaires. Inlassablement Topik nous explique, répond à nos questions maladroites.

Topik s’est adapté à nos désirs et à nos capacités physiques dés le premier jour, en fait il nous a ciblé de suite ; parce qu’il a fallu marcher, de temps en temps, pour atteindre et visiter des zones un peu reculées, coucher chez l’habitant, saisir au gré de notre périple les cérémonies d’enterrement avec le sacrifice des buffles, les mariages, les défunts conservés dans les maisons. Hasard ou pas nos avons été gâtés.



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Indonésie et Nouvelle-Zélande: trajet pour une maman solo et petit budget?
Bonjour !!

Je suis une maman avec 2 garçons de 3 et 6 ans, ... et nous allons partir en voyage début 2014, mais je ne sais pas encore comment fixer mon itinéraire. Je me suis dis qu'en venant poser la question ici, vous seriez sûrement de bons conseils.

Nos deux destinations principales sont : - l'Indonésie, à Bali particulièrement car nous allons y rejoindre des amis pendant environs 2 mois, de début janvier 2014 à début mars 2014. - La Nouvelle-Zélande, où je suis appelée à aller avec les enfants, c'est une inspiration profonde, mais je ne sais pas trop encore ce que je vais y faire, en faisant des recherches, je pense avoir trouvé une communauté rainbow que j'aimerais rejoindre pour une première étape, et ensuite voir sur place selon les rencontres et les partages.

Le premier trajet jusqu'à Bali, nous allons le faire en avion, (j'avais le rêve d'y aller par voie terrestre en traversant l'Asie, mais là on ne va pas y arriver car ce voyage vient d'être organisé). Je vois que ça me reviendrait moins cher de m'arrêter à Jakarta, il ne serait ensuite pas trop compliqué de rejoindre Bali par des petits avions sur place... Mais je me demande s'il y a d'autres options moins onéreuses en atterrissant dans un autre aéroport style Kuala Lumpur, Singapour.... combien de temps et d'argent pour rejoindre Bali par ces étapes ?

Ensuite, je me demande quel serait l'itinéraire le moins cher pour aller de Bali à la Nouvelle-Zélande, sachant qu'après Bali je ne suis pas vraiment tenue de respecter des délais, .. par contre il faudrait que ce soit envisageable avec les 2 enfants (genre des heures de bus ou de voiture en journée, on peut oublier).

Par exemple je me demande s'il est envisageable d'aller d'îles en îles jusqu'à la dernière île la plus proche d'Australie, ensuite prendre un avion jusqu'à Darwin par ex, traverser le pays par le désert en 2-3 semaines avec un c.c. bas de gamme acheté sur place (genre 1000 euro max), Je m'attarderai bien en Australie mais j'ai peur de faire exploser mon budget, à moins de trouver une ferme d'accueil où il y aurait des enfants et où je pourrais aider le lieu en échange de la nourriture... Puis j'aimerais pouvoir revendre le véhicule arrivés au sud, trouver un voilier ou un cargo qui peut nous transporter jusqu'en Nouvelle-Zélande. (mais si j'ai bien compris c'est plutôt de Brisbane qu'il y a des bateaux qui feraient ce trajet...

Ou sinon carrément passer par toutes les îles indonésiennes, puis par la Nouvelle Guinée, et trouver une solution pour descendre jusqu'à la Nouvelle-Zélande...

Je n'en sais trop rien, sans enfant je n'hésiterai pas à partir sans trop me poser de question et voir sur place, .. mais là sachant que je ne vais pas pouvoir vraiment aider sur un bateau, ni travailler en échange d'un transport car les enfants vont déjà demander une certaine surveillance sur un bateau... mais je suis aussi bien limitée dans mon budget, .. je me dis "aller, tente l'aventure" et en même temps de savoir ce qui relève de la folie ou d'une possibilité plausible m'aidera un peu, ne serait-ce que pour réserver maintenant ou non un billet de retour en Europe, ou me laisser la possibilité de continuer ensuite le périple par l'Amérique du sud ou par l'Asie.

Et sinon de manière globale, y a-t-il d'autres mamans qui partent en solo pour un long voyage comme ça ? ou en avez-vous rencontré sur la route ? ça m'intéresserait d'avoir quelques témoignages et savoir à quoi il faut que je reste attentive. C'est la première fois que je pars si loin.

Merci d'avance pour votre aide !!

P.S Ah une dernière question !! est-ce que vous pensez que c'est envisageable de prendre une poussette 3 roues qui va sur tous les terrains, pas pour partout biensûr, je pourrais sûrement la déposer quelque part la plupart du temps, mais je me dis que pour des marches plutôt longues, mon petit ne va pas réussir à marcher tout le temps et moi je ne pourrais pas le porter car j'ai le dos fragile. qqn est-il déjà parti en sac à dos et poussette ?
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Itinéraire en Patagonie (+ Chiloe et région des lacs)
Bonjour

J'ai un "problème", je pars à la fin de l'année pour deux mois en Patagonie et aux Malouines. Vous me direz qu'il y a pire comme problème 😛 En fait mon problème est que je ne sais pas du tout comment planifier mon itinéraire. Je peine à faire mon choix des principales étapes.

J'ai 64 jours à disposition (en comptant le jour d'arrivé à Santiago et celui où je devrai prendre un vol pour Santiago à la fin), dont 15 sont déjà bloqués pour les Malouines. Le vol pour les Malouines est le 37e jours. J'ai donc 35 jours à disposition pour arriver à Punta Arenas. Puis encore 12 jours à mon retour des Malouines.

Je me déplacerai en avion, bus, bateau, éventuellement taxi. Pas de location de voiture, je n'ai pas le permis, j'ai toujours fait sans et il y peu de chance que cela change d'ici au départ.

Quelques question auxquelles je dois répondre : de quelle côté des Andes descendre vers le sud ? Argentine ? Chili ? La première idée qui m'est venue est de descendre le long de la Carretera austral par étapes en faisant quelques randonnées à la journée dans l'un ou l'autre des nombreux parcs de cette région Reste à savoir lesquels, ils ont l'air tous aussi beau les uns que les autres. Je n'ai pas beaucoup d'expérience donc je ne pense pas faire beaucoup de treks sur plusieurs jours. Mais j'aurai un tente avec moi c'est une certitude pour le Torres del Paine et certains endroits au Malouines, donc pas de problèmes pour camper si nécessaire. J'avais pensé passer la frontière Chili - Argentine en passant par Villa O'Higgins - El Chaltén, mais en décembre il n'y a qu'un seul bateau par semaine, cela risquerait de mettre pas mal de contraintes sur les étapes précédant la traversée. A ce que j'ai compris les bus ne sont pas aussi fréquent en Patagonie qu'ils ne le sont dans le nord du pays.

Comme autres étapes je prévois :

- Chiloe : durée à déterminer, j'ai du mal à m'imaginer le temps à y consacrer. Le parc Tantauco m'intéresserait mais je crains ne pas avoir suffisamment de temps. De toute façon il faudra faire des choix. - El Chaltén : 3j complets - El Calfate : 2j complets - Puerto Natales : 5j pour le Parc Torres del Paine. Qu'y a-t-il d'autre d'intéressant à faire/voir dans les environs ? En lisant des récits j'ai l'impression que tout le monde y va pour le parc et rien d'autre. Punta Arenas : Idem que pour Puerto Natales, que peut-on y faire ? J'exclus immédiatement Seno Otway et Isla Magdalena, avec le Malouines j'aurai mon compte de manchots. A moins qu'il n'y ait un autre intérêt à visiter ces endroits ? Quels autres points d'intérêt y-a-t-il dans les environs. J'ai noté le parc Pali Aike mais il me semble difficilement accessible sans voiture.

L'Araucanie et la Région des Lacs m'intéresseraient aussi mais ai-je suffisamment de temps ?

Si je traverse la frontière Cochrane éventuellement j'irais jusqu'à Caleta Tortel.

Mon itinéraire actuel est le suivant, comme vous le voyez il y a encore beaucoup de blancs) :

Les >> indiquent un déplacement (en avion, bus, ...), j'ai pour habitude de ne pas planifier d'activité particulière ces jours-là, on ne sais jamais, en cas de retard ou autre imprévu.

26.11.2015 J0 Genève >> Madrid >> Santiago 27.11.2015 J1 >> arrivée à Santiago, vol pour une ville au sud de Santiago à déterminer (Puerto Montt, Temuco, Valdivia, autre...) Je cite ces trois villes parce que ce sont celle qui me permettent d'éviter de passer une journée complète à l'aéroport de Santiago, il y a des vols en fin de matinée/début d'après-midi. Pour les autres cela ne me semble pas être le cas (du moins avec LAN) et nécessité d'attendre la fin de la journée. 28.11.2015 J2 29.11.2015 J3 30.11.2015 J4 01.12.2015 J5 02.12.2015 J6 03.12.2015 J7 04.12.2015 J8 05.12.2015 J9 06.12.2015 J10 07.12.2015 J11 08.12.2015 J12 09.12.2015 J13 10.12.2015 J14 11.12.2015 J15 12.12.2015 J16 13.12.2015 J17 14.12.2015 J18 15.12.2015 J19 16.12.2015 J20 17.12.2015 J21 18.12.2015 J22 19.12.2015 J23 20.12.2015 J24 21.12.2015 J25 22.12.2015 J26 23.12.2015 J27 >> El Chaltén 24.12.2015 J28 El Chaltén 25.12.2015 J29 El Chaltén 26.12.2015 J30 El Chaltén 27.12.2015 J31 >> El Calafate 28.12.2015 J32 El Calafate 29.12.2015 J33 El Calafate 30.12.2015 J34 >> Punta Arenas (éventuellement déplacement le 31 décembre ?) 31.12.2015 J35 Punta Arenas 01.01.2016 J36 Punta Arenas 02.01.2016 J37 >> Malouines 03.01.2016 J38 Malouines 04.01.2016 J39 Malouines 05.01.2016 J40 Malouines 06.01.2016 J41 Malouines 07.01.2016 J42 Malouines 08.01.2016 J43 Malouines 09.01.2016 J44 Malouines 10.01.2016 J45 Malouines 11.01.2016 J46 Malouines 12.01.2016 J47 Malouines 13.01.2016 J48 Malouines 14.01.2016 J49 Malouines 15.01.2016 J50 Malouines 16.01.2016 J51 >> Punta Arenas 17.01.2016 J52 Punta Arenas 18.01.2016 J53 >> Puerto Natales 19.01.2016 J54 Puerto Natales 20.01.2016 J55 Torres del Paine 21.01.2016 J56 Torres del Paine 22.01.2016 J57 Torres del Paine 23.01.2016 J58 Torres del Paine 24.01.2016 J59 Torres del Paine 25.01.2016 J60 Puerto Natales 26.01.2016 J61 >> Punta Arenas 27.01.2016 J62 Punta Arenas 28.01.2016 J63 Punta Arenas 29.01.2016 J64 >> Santiago (éventuellement vol 1 ou 2 jour avant si pas d'intérêt à rester ces deux jours à Punta Arenas, dans ce cas j'en profiterai pour visiter un peu Santiago. J'y suis déjà allé deux fois mais je n'ai pratiquement rien vu de cette ville.)

Je sais qu'il aurait été plus logique de placer Torres del Paine directement après El Calafate, mais c'est une contrainte avec les réservations que j'ai faites aux Malouines où déjà maintenant tout est déjà presque complet.

Merci d'avance pour vos suggestions.
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Voyage de noce 15 jours en Indonésie: deux itinéraires (chargés) en balance
Salut les amis !

Nous préparons notre séjour estival en Indonésie (au passage notre voyage de noce) et j’ai besoin de vos lumières ! Pour l’instant, nous disposons d’un aller-retour pour Kuala Lumpur mi-juillet, avec deux semaines à occuper entre les deux, ce qui nous laisse de multiples options ! J'ai fait le choix de l'escale en Malaisie par mesure d'économie et pour pouvoir changer les aéroports d'arrivée et de départ à moindre frais. Je compte réserver dès que possible les deux courts transferts vers l'Indonésie (arrivée à Yogyakarta ou Denpasar, retour de Mataram, comme vous allez le constater ci-dessous).

Après avoir – beaucoup – lu les différents itinéraires des uns et des autres (et les blogs, carnets de voyages publiés au retour, etc.), j’hésite entre deux options plus ou moins réalistes.

Voici le projet initial : Itinéraire 1 (carte jointe au message)

Jeudi : Kuala Lumpur - Yogyakarta + Prambanan. Nuit à Yogya Vendredi : Borobudur. Nuit à Yogya Samedi : début de l’excursion Bromo – Nuit au pied du Bromo Dimanche : Bromo + trajet vers le Kawah Ijen. Nuit au pied du Kawah Ijen Lundi : Kawah Ijen + traversée pour Bali. Nuit à Pemuteran. Mardi : Snorkeling à l’île de Menjangan. Nuit à Pemuteran Mercredi : Route pour Ubud avec chauffeur/guide et visite de Munduk, Buyan, Gitgit. Nuit à Ubud Jeudi : visite des alentours d’Ubud en scooter. Nuit à Ubud. Vendredi : visites à Ubud, route vers Amed. Nuit à Amed Samedi : scooter autour d’Amed. Nuit à Amed. Dimanche : fast boat vers les îles Gili. Nuit à Gili T ou Gili Air. Lundi : Gili. Nuit à Gili T ou Gili Air. Mardi : Gili. Nuit à Gili T ou Gili Air. Mercredi : Gili – Mataram – Kuala Lumpur – vol retour à 23 h 30.

Je ne me rends pas compte à quel point il faut être fou pour le projet ci-dessus, c’est pourquoi j’étudie l’alternative suivante :

Itinéraire 2 (carte jointe au message)

Mercredi : arrivée très tardive à Denpasar. Nuit à Denpasar Jeudi : Uluwatu ou Jimbaran. Repos, visite du sud de l’île. Nuit dans le sud de l’île (Péninsule de Bukit). Vendredi : Sud de l’île, dreambeach. Nuit dans le sud de l’île. Samedi : Sud de l’île – Tanah lot - Gilimanuk. Nuit à Gilimanuk. Dimanche : excursion Kawah Ijen J1. Nuit au pied du Kawah Ijen. Lundi : Kawah Ijen + traversée retour pour Bali. Nuit à Pemuteran. Mardi : Snorkeling à l’île de Menjangan. Nuit à Pemuteran Mercredi : Route pour Ubud avec chauffeur/guide et visite de Munduk, BUyan, Gitgit. Nuit à Ubud Jeudi : visite des alentours d’Ubud en scooter. Nuit à Ubud. Vendredi : visites à Ubud, route vers Amed. Nuit à Amed Samedi : scooter autour d’Amed. Nuit à Amed. Dimanche : fast boat vers les îles Gili. Nuit à Gili T ou Gili Air. Lundi : Gili. Nuit à Gili T ou Gili Air. Mardi : Gili. Nuit à Gili T ou Gili Air. Mercredi : Gili – Mataram – Kuala Lumpur – vol retour à 23 h 30.

Dans la deuxième formule, il est possible d’enlever une journée dans le sud de l’île au début du séjour pour en ajouter une à un endroit plus propice par la suite… On peut aussi enlever une nuit aux iles Gili... Par ailleurs, je suis surpris des tarifs évoqués ici et là pour l’excursion vers le Kawah Ijen depuis Bali (120 euros par personne ?!) alors qu’on évoque plus ou moins 60 euros par personne pour l’excursion Yogya-Bromo-Kawah Ijen-Bali…

Je suis évidemment ouvert à tous vos conseils. Nous avons bien conscience que ce sera la pleine saison, mais nous n’avions aucun moyen de découvrir ce magnifique pays à un autre moment de l’année. Nous tomberons également sur la fin du ramadan, mais on nous a dit que cela ne posait pas trop de souci.

Merci, d'abord, pour toutes les expériences déjà partagées sur ce site, je me régale en préparant le séjour. Merci, merci et merci encore à tous ceux qui pourront nous aider à préparer ce fabuleux voyage...

Yves
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Aller à Tolar Grande (Argentine)
Bonjour,

Cette année on a fait le choix d'aller à Tolar Grande (sur la puna, à 3500 m d'altitude) dont on avait entendu le plus grand bien et nous ne l'avons pas regretté!! D'autant qu'on n'y a pas été en berline, comme on l'avait un temps envisagé, mais avec l'agence locale de tourisme équitable One Rom Travel (http://www.oneromworldtravel.com.ar/), et heureusement pour nous! J'ai pu voir la piste avec mon oeil de conductrice de berline, et me rendre compte qu'à plusieurs endroits on ne serait jamais passés avec la Chevrolet Agil. Par exemple, à la sortie du Desierto del Diablo, dans le sens San Antonio Tolar, il y a une montée très sableuse (sable profond et mou) avec plusieurs virage serrés qui s'enchaînent. Ailleurs la piste est très rocheuse, du genre qui n'aime pas les dessous de caisse des berlines. Etc. En pick-up, on a fait du 50 de moyenne. Sinon elle est ma-gni-fi-que, avec entre autres des formations extraordinaires d'argile et de sel qu'on n'avait jamais vues ailleurs!

On n'a pas regretté l'agence non plus. Le chauffeur-guide Lorenzo, natif de Tolar, nous avait donné rendez-vous à 14 heures à San Antonio. On était 3 avec une Argentine de Buenos Aires, mais on peut être 4. Quatre heures après et 200 km plus loin on est arrivés et il nous a menés à la Casa rosa, une petite maison neuve et nickel à un angle du village, avec deux chambres (une avec lit matrimonial, l'autre avec deux lits simples), salon, cuisine, salle bains. Les repas, pris au Comedor local étaient inclus dans le prix, plus que raisonnable: 1000 pesos par personne, soit 140 €. Le deuxième jour, le matin: visite des Ojos del mar, superbes, et de El Mirador, une merveille à 360°, à tomber!!! L'après-midi, route pour le cône de Arita, mystérieuse formation conique comme son nom l'indique, de l'autre côté de l'immense salar de Arizaro, le "3e plus grand au monde" d'après Lorenzo. Le lendemain, départ à 8 heures pour être à midi à San Antonio.

On a adoré ces trois jours avec Lorenzo, très sympa, qu'on a "retrouvé" dans une video sur Tolar au MAAM (Museo archeologico de alta montaña) de Salta, où sont exposées les momies d'enfants découvertes sur les pentes du volcan Llullaillaco.

Pascale
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Adresses sympathiques en Patagonie
Bonjour à tous, Comme promis dans un post précédent « Correction Tarifs Lonely planet Patagonie Argentine/Chili » (que je vous invite à aller voir si vous partez en Patagonie pour vous faire une idée des tarifs pratiqués), voici quelques conseils et avis sur les très bonnes et moins bonnes surprises, les bons plans en Patagonie... Attention, il s’agit d’avis personnels qui viennent pour la plupart compléter ce qui est dit dans le lonely.

1/Peninsule Valdès :

Bus Andesmar semi-cama Buenos Aires/Puerto Madryn : nickel, rien à redire. Sièges très confortables, personnel sympa, repas compris (pas excellents mais bon, ça cale), films et bingo dans le bus (avec pour la gagnante une bouteille de vin à la clé)

Visite Péninsule Valdès : Superbe sanctuaire de mammifères marins. A faire absolument avec une voiture sinon grosse frustration pour les naturalistes comme nous (je pense). Pour exemple, nous avons vu les orques chassés en s’échouant sur la plage (Seul endroit du monde où ils le font, et oui…) mais sans voiture, nous n’aurions pas pu être sur le site à la bonne heure (marée haute). Les bus s’arrêtaient 10 minutes alors que nous les avons observé 2 heures, jusqu’à ce qu’ils repartent en mer.

De plus, la voiture permet de rouler au crépuscule, et c’est là que l’on voit de nombreuses bestioles invisibles le jour (ou presque) comme les maras, zorinos…

Si vous n’avez pas trop le temps, le meilleur site d’après notre courte expérience est le secteur de Punta Cantor/Caleta Valdès : manchots, éléphants de mer, pétrels géants, tatous, orques, lézards…

Les gardes de la péninsule sont adorables, viennent facilement vers vous et sont prêts à répondre à toutes vos questions alors n’hésitez pas. Par contre, on ne peut pas se balader à pied dans la réserve, c’est assez frustrant.

Camping Puerto Pyramides : Seul camping de la péninsule et donc logement le moins cher. Pas du 5 étoiles mais bon, on fait avec sans problème. Ca fait quand même un peu cher en comparaison des autres campings (15 pesos/pers en tente) pour un camping avec des sanitaires moyens, pas de moyen de cuisiner, peu de prises électriques et un gros problème : les douches sont accessibles uniquement de 19h à 21h (heure d’observation des baleines).

Excursion Baleines PP: Superbe, Inoubliable, hallucinant. Les baleineaux viennent sous le bateau. Si vous avez les moyens (2 fois plus cher) ou que c’est vraiment votre objectif, nous ne pouvons que vous recommander une sortie en soirée avec très peu de personnes (moins de 15 chez Bottazzi, les autres compagnies ayant autant de personnes le soir que le jour) pour faire des photos sans vous bousculer.

Agence de location de voitures Centauro : Coup de cœur humain. Agence familiale avec un couple juste adorable et des tarifs ultra-compétitifs. Suite à un quiproquo (ils ne sont absolument pas responsables), la voiture que j’avais réservée chez eux avait été louée. Ils se sont pliés en 4 pour nous en trouver une autre dans une autre agence, qui nous a été amenée chez eux, pour un tarif équivalent au leur. Ils nous ont donné tous les conseils possibles et imaginables le temps que la voiture arrive. On espère qu’ils ont apprécié la bouteille de vin gagnée dans le bus.

Hostel La Tosca, Puerto Madryn : très sympa. Il n’y avait quasiment personne donc difficile de dire s’il y a une bonne ambiance ou pas mais les chambres sont nickels ainsi que la pièce commune et le petit jardin.

Trelew : ATTENTION, VILLE CRAIGNOS. On nous a mis en garde sur place et une amie l’a expérimenté. Il y a beaucoup de vols dans les voitures dès que vous avez le dos tourné (sans violence), donc ne laissez absolument rien. Les voleurs trainent près des hôtels donc fermez tout même si c‘est juste pour aller demander s’il y a de la place. 2 minutes et c’est fini…

Hotel Rivadavia, Trelew : sans plus. Ni miteux, ni exceptionnel. Juste pour une nuit-étape.

2/El Calafate

Camping Lago Roca : coup de cœur logement. Eloigné d’El Calafate mais proche du Perito. Aucun touriste car il faut une voiture, les habitants des environs s’y retrouvent les week-ends donc parfait pour s’immerger. La route pour y accéder est très belle (avec des flamants, condors, caracaras…), le camping est très bien situé, le personnel est plus que sympa (à une exception près, mais bon…), les sanitaires très propres, grande salle pour cuisiner, prêt d’ustensiles de cuisine, prise électrique sur de nombreux emplacements, barbecues, possibilité de laisser vos sacs si vous partez en rando, bar, billard... Un petit paradis. En revanche, les « maisons » n’apportent rien de plus qu’une tente (si vous en avez une), il s’agit juste de 4 murs et un toit. Et si vous manquez d’argent, il y a un site de camping sauvage agréable juste à côté.

Hospedajes Alejandra : d’après nos recherches/discussions, le moins cher d’El Calafate (moins que les auberges de jeunesse) mais pas de Petit Dej’ compris. Proprio sympa, chambres et sanitaires propres. La maison est pleine de bibelots, c’est assez surprenant.

Agence de location Avis aéroport : personnel très sympa, très bonnes voitures, pas chiants pour 2 sous sur les petites rayures (pour eux, c’est normal) ou autres.

Tour en bateau des glaciers (Spegg., Ups., PM) avec Fernandez Campbell : THE déception du voyage. HYPERTOURISTIQUE. On paie le prix très fort (290 pesos sans le bus +60 pesos d’entrée dans le parc non compris) pour être 350 sur un bateau avec des écrans TV partout qui vous passent des pubs pour la compagnie. Les gens se bousculent dans tous les sens pour avoir leur photo devant les glaciers. La compagnie vend les photos des personnes à la sortie, ça rajoute à l’aspect commercial. Dommage, car la ballade serait superbe sans ça. Franchement déconseillé si vous redoutez la masse.

Puerto Natales

Hostel Kaweskar : excellente adresse. Très nombreux avantages : on vous explique tout sur le parc du Torres, les itinéraires…, on vous loue du matériel de rando, on vous met à disposition un casier pour stocker des affaires le temps que vous arpentiez le W (attention, si vous ne dormez pas ici au retour, on vous demande de payer un lit pour chaque nuit où vous avez laissé vos affaires), le bus pour le Torres vient vous chercher ici. Le personnel est sympa, bonne ambiance, propre. Que du positif.

Bus Sur Puerto Natales-Ushuaia : Confortable jusqu’à la Terre de Feu. Après Rio Grande (ou Gallegos j’ai un trou), vous embarquez pour 4 heures dans un minibus pas très confortable. Le personnel est très serviable. A Ushuaia, le conducteur nous a fait faire le tour des logements jusqu’à ce qu’on trouve, merci à lui.

Ushuaia

Hostel La Posta : très bonne adresse, récente. Un peu excentré (25 minutes du centre à pieds) mais si vous n’avez pas trouvé ailleurs, il reste surement de la place ici. 2 cuisines bien équipées. Personnel super sympa. Barbecue. Lieu de rencontres. Bus pour le Parque (50 pesos). D’après les dires, les dortoirs sont un peu plus chers qu’ailleurs (60 à la place de 50) mais les doubles sont moins chères (180 au lieu de 200) Non cité dans les guides mais à découvrir.

Voilà, en espérant que ce sera utile à certains.
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Patagonie: émotions à l'état brut (Argentine et Chili)
Me voici de retour, complètement émerveillé ... Il me faudra longtemps pour atterrir.

Ce fut un extraordinaire voyage que nous préparions depuis plusieurs années. Presque tout un mois en Argentine et au Chili, plus de 10 000 km dans ces immenses pays, du Nord au Sud et du Sud au Nord, avec quelques zig-zag d'Ouest en Est, à travers les Andes. Dix avions, des mini-bus et des bateaux sans les compter, et quelques millimètres de semelles de chaussures.

Après Buenos-Aires, ses quartiers typiques et ses tangos sensuels, direction plein Sud vers la péninsule Valdes.

Les habitants des lieux étaient au rendez-vous : dans la baie de Puerto Pyramides, des monstres de 30 tonnes, les baleines et leurs baleineaux, ont batifolé autour de nous comme des truites dans un vivier (une amie en a pleuré d'émotion). A Punta Tombo, nous avons passé la matinée dans la plus grande colonie de manchots du monde : 300 000 petits clowns en smoking déambulant autour de nous. On pouvait presque les toucher ! Sous le soleil mais dans un froid mordant, des terriers, des nids, des oeufs partout, c'est tout un petit monde affairé et confiant qui se dandine. On est un peu gènés d'être chez eux, on fait de notre mieux pour se rendre invisibles, mais c'est difficile. Non loin de là, à Caleta Valdes, les troupeaux d’éléphants de mer ronflaient sur la plage. Là, on est restés à distance, car ces messieurs font quatre tonnes et ces dames une tonne, et si ces gens-là ne sont pas des sprinters, ils ont la dent facile, même entre-eux : certains avaient d’horribles plaies sur les flancs, le genre de morsure qui vous arrache 4 kilos de viande d’un seul coup !

Plein Sud ensuite avec les immenses étendues de la Patagonie. Là, c’est le monde des "estancias" grandes comme un département français, avec 400 000 têtes de bétail en liberté et des gauchos burinés, tout droit sortis de la légende. On s’y est arrêtés plusieurs fois, on y mange midi et soir d'énormes et savoureuses pièces de boeuf grillé qui font oublier ce que veut dire le mot "viande" chez nous ! (le luxe là-bas, ce sont les légumes).

Et puis toujours plus au Sud, à travers les steppes où ne peut vivre qu’un mouton à l’hectare, jusqu'au mythique détroit de Magellan, puis encore plus Sud, tant qu’il y a de la terre, jusqu’à ce qu’on appelle là-bas « la fin del mundo », la Terre de Feu, Ushuaïa, le canal de Beagle sur lequel nous avons pris les bateaux du bout du monde, car une fois arrivé là, on ne peut pas s'arrêter au bord du quai ... Montagnes enneigées, froid mordant sous un pâle soleil dans ces fjords grandioses et désolés, colonies de lions de mer et de cormorans sur les îlots battus par les vents et les tempêtes. Belles randonnées à pied dans le Parc National de la Tierra del Fuego, parmi les oies sauvages et les renards, là où les arbres poussent comme des drapeaux déchirés par le vent, là où la forêt n’est plus qu’un incroyable enchevêtrement de troncs brisés, éclatés, couchés, pourris, des morts servant de lit aux arbres vivants et torturés …

Remontée vers le Nord : un saut de puce en avion (700 km, c’est la porte à côté en Argentine) et nous voici à El Calafate, porte d’entrée du Parc National Los Glaciares, grand comme la Suisse. Il n’y a plus guère de routes ici : navigation au coeur des Andes sur le gigantesque Lago Argentino, rencontre des premiers icebergs monumentaux 35 km avant d'atteindre les glaciers ... et puis soudain, dans le froid qui pétrifie le corps malgré un soleil éclatant, le choc, comme une hallucination : partout les fronts glaciaires, gigantesques, démesurés, faramineux, 5 km de large et 70 m de haut, la hauteur d'immeubles de 25 étages de glace pure, parfois blanche, parfois d'un bleu irréel ... Des fracas de tonnerre, des écroulements de montagnes de glace toutes les cinq minutes. Le plus grand de tous, le Perito Moreno, est un des seuls glaciers au monde qui ne régresse pas, mais au contraire avance puissamment. Sa démesure et sa majesté resteront à jamais gravées dans nos mémoires. Dieu, que la Terre est belle ! Nous étions muets d’émotion, les yeux embués … (non, c’était peut-être le froid …).

Traversée des Andes vers le Chili ensuite, en minibus tout terrain par les pistes sauvages, au milieu des troupeaux de guanacos (des camélidés proches du lama) et de nandous (sortes d'autruches). Au bout de la piste, une fois passée la frontière chilienne, une des plus grandes émotions de notre vie nous attendait au Parc National Torres del Paine. Les phénoménales aiguilles de granit ("las Torres" = "les tours") triomphaient dans l'azur avec leurs panaches fumants de cristaux de glace ... Mais comment la Terre peut-elle être aussi belle ?!! Ici aussi, nous avons eu une chance insolente pour le temps : notre guide local nous a dit que certains attendaient parfois une semaine pour voir se dégager les géants de pierre …

Vers le Sud à nouveau, plein Sud pour la suite, pour parcourir les "canaux" de la Patagonie chilienne, un dédale de fjords et d'îlots qui constituent la côte de l'extrême Sud-Ouest du Chili. Six cents kilomètres sans route ni piste, avec d'un côté le Pacifique, de l'autre la calotte glaciaire patagonienne, toute en longueur comme ce pays en forme de haricot vert. Bateau, donc, de nouveau, à partir de Puerto Natales, petit port oublié aux maisons de vieille tôle peintes de couleurs vives, des bateaux du bout du monde, des marins rudes aux tronches patibulaires, une navigation dure sur l'interminable fjord de "Ultima Espéranza" dont le nom à lui seul est toute une histoire. Rivages glacés ou vécurent presque nus, jusqu'au début du 20ème siècle, les derniers indiens Alakalufs, le corps enduit de graisse de phoque. Navigation sans but vers l’impasse des grands glaciers étincelants au bord desquels, en ce début d'été austral, les buissons se couvraient de fleurs rouges et jaunes.

Mini-bus ensuite, jusqu'à Punta Arenas, sur le détroit de Magellan, juste pour y rejoindre un petit aéroport et encore un avion qui nous a remontés 1400 km plus au Nord, à Puerto Montt, sur la côte Pacifique, près de l'île de Chiloe. Et de là, dès le lendemain, une incroyable traversée des Andes chiliennes dans le sens Ouest-Est, depuis le Pacifique jusqu'à la frontière avec l'Argentine. Un itinéraire sans doute parmi les plus fabuleux de la planète, que je suivais du doigt sur les cartes depuis des années (je suis accro-dépendant aux cartes). Une piste en pointillés, composée de sept sections alternativement marron et en petits tirés bleus : quatre sections "terrestres" et trois sections "lacustres", une alternance de passages de piste et de navigation sur de grandes vallées glaciaires devenues des lacs, au coeur des Andes. Entre les grands volcans enneigés aux formes parfaites, un enchantement de longs miroirs d'eau calme où le bateau avance lentement, avant de confier sa cargaison humaine et matérielle à un camion et un minibus tout terrain, prisonniers à jamais de leur portion de piste, et ainsi de suite jusqu'au prochain lac, la prochaine piste, le prochain camion, le prochain lac, le prochain bateau …

Retour à Puerto Montt, ses marchés de poissons et de coquillages, puis un nouvel envol vers le Nord (le haricot vert est si long !) jusqu'à Santiago, la capitale chilienne où nous avons au début attrapé un peu le vertige avec ce retour brutal à la modernité. Mais pas longtemps, car vite repartis en balade vers la côte Pacifique : Valparaiso le port mythique où faisaient relâche les cap-horniers. Ses collines abruptes, ses maisons de couleurs vives, ses incroyables funiculaires brinqueballants. J’ai adoré Valparaiso ! Non loin de là, visite à Isla Negra et à la maison de Pablo Neruda, vaisseau ancré à terre où rode encore l'âme du poête amoureux du Pacifique et de la liberté. Liberté qu’il défendit jusqu’à son dernier souffle dans son pays martyrisé. Pablo, j’ai récité tes vers sur place, chez toi, j’étais ému.

A Santiago, encore un avion et un autre saut de puce de 1600 km vers ke Nord et nous voici à San Pedro de Atacama, près de la frontière avec la Bolivie. Notre voyage s’est terminé là, quatre jours dans le désert le plus aride de la planète. Des reliefs incroyables, des dunes immenses, des falaises vertigineuses, des gorges défiant toute proportion, des couleurs irréelles, des sculptures de pierre et de sel, des "salares" (lacs de sel) grands comme un département français. Un autre monde, une autre planète … Un matin, nous sommes allés voir à 4300 m d’altitude les dizaines de geysers du Tatio qui s’éveillent tous ensemble lorsque le jour se lève. Partis à 4 h 30 du matin, nous sommes arrivés sur place après deux heures de piste, dans le noir glacé, un quart d’heure avant que ne débute cet hallucinant spectacle. Les geysers du Tatio ne ressemblent pas aux geysers d’Islande. Ici, point de jaillissement périodique et brutal. Ce sont des geysers calmes et continus, fumant et jaillissant tout doucement, sans interruption, à quelques mètres de hauteur. Il y en a partout, sur 10 000 ha, tout un immense bassin intramontagnard qui fume, qui crachotte, glougloutte et bouillonne de partout. Des mares de boue en ébullition, des vasques de plusieurs mètres animées d’un gros champignon bouillant et continu d’un mètre de hauteur, des trous et des ruisseaux aux couleurs rouges, mauves, vertes, blanches, des cristaux de soufre, de sel et de magnésium. Aucune limite, aucune protection, on marche où on veut … et où on peut, ça fume à gauche, ça bout à droite, ça glougloutte droit devant dans la vapeur, il faut être attentif ! (quatre morts ces dernières années). Il ne faut pas s'agiter, non plus : à cette altitude, le moindre effort est une épreuve, manger un sandwich est épuisant.

Dans le désert d’Atacama, c’est Natalia ("Nati") qui nous a guidés pendant ces quatre jours. On l’adore, Nati, elle est jeune, métis, sauvage, brute, "indómita" (indomptable), comme elle dit d’elle-même. Ses cheveux noirs ignorent le peigne, ses baskets sont trouées et ses lacets perpétuellement défaits. Elle nous a fait partager ses plus beaux secrets, ses passions, ses émotions. Chaque soir, elle nous a emmenés voir le coucher de soleil dans un site différent, en haut de promontoires comme des proues de vaisseaux de pierre devant ces fabuleux paysages qui s’embrasaient sous nos yeux en quelques minutes, comme si un peintre fou avait allumé la mèche. Le soir de l’adieu, elle nous a dit : « Ce soir, je vous promets un coucher de soleil comme vous n’en avez jamais rêvé : au milieu du salar, vous allez voir tout autour de nous les grands volcans de 6000 mètres s’embraser les uns après les autres, et aux derniers rayons du soleil, les flamands roses vont s’envoler juste devant nous et passer comme des bâtons ailés au dessus de nos têtes, pour disparaître dans le noir … Ça s’est passé exactement comme elle avait dit … Elle était assise, immobile, silencieuse, rayonnante. Nous aussi, muets d’émotion devant l’incendie fulgurant du paysage et les dégradés de couleurs allant du bleu turquoise au rouge sang et au mauve profond. Au milieu du lac de sel, au centre du désert des déserts, la sècheresse était la plus incroyable du monde. Pour arriver là, nous avions consommé une petite bouteille d’eau toutes les demi-heures, mais à ce moment là, nos yeux étaient humides …

Chris.

P.S. ... Après plusieurs mois (... il fallait laisser décanter tout ça ...) nous avons mis en ligne quelques diaporamas de ce grand voyage. Vous trouverez les liens, classés par grandes parties du voyage, ici : http://voyageforum.com/v.f?post=1710161#1710161

Chris et MF.
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50 jours à pied dans L'Intérieur de la Papouasie, 1ère Partie
SECOND TOME, CHAPITRE XII - COUSIN ET TANTINE

La nuit des temps, la route des missionnaires, le cargo cult et la recette de l'humain à la pierrade.

- (Spéciale dédicace à 321, tu le voulais ce texte? Et ben le voilà! La suite arrive incessamment sous peu😎) -

Mars 2006... Nous voilà partis avec un visa de deux mois en poche, ce qui est vraiment un minimum pour ce qu’on voulait faire, et de Jakarta on avait pris un avion pour Jayapura la capitale de la Papouasie occupée. Pas le bateau, me dis-tu ? Ben non, déjà les Pelni (les seuls à faire ce trajet à peu près rapidement) il n’y en a pas tous les jours ce qui signifie que tu peux facilement te retrouver trois-quatre jours à attendre qu’il y en ait un qui pointe le bout de sa proue, et ensuite dans le meilleur des cas ça met une semaine pour faire le trajet, le calcul est vite fait. L’avion ne coûte guère plus cher que le bateau en "kelas ekonomi", et puis de toute façon y a pas le choix, on peut pas se permettre de perdre d’entrée dix jours sur un misérable visa qui n'en compte que soixante. Tu verras d’ailleurs par la suite que bien nous en avait pris... Une fois à Jayapura on s'était occupés d'obtenir une « surat jalan » (sorte de permis-laisser-passer, obligatoire pour sortir des villes), et bien sûr il avait fallu batailler avec les poulets pour ne pas la payer trop cher, classique, tristement classique (voir le chapitre IX). On avait aussi acheté de la bouffe et certains articles introuvables dans l’intérieur, parmi lesquels des médocs costauds anti-palu-malaria parce que crois pas mais c'est un risque très sérieux dès qu’on quitte les montagnes du centre. Pour finir il ne nous restait plus qu'à trouver un avion pour Wamena, ce qui ne fut pas si facile car il n’y avait plus qu’une compagnie qui effectuait le trajet et en plus certains de ses avions étaient bloqués au sol pour problèmes techniques. Quels problèmes? Oh rien de grave, des fenêtres qui avaient du jeu et menaçaient de s'envoler, des trains d’atterrissage qui ne fonctionnaient pas, quelques petits désagréments bénins en somme. Opiniâtres comme à l’accoutumée on avait quand même réussi à en dégotter un pour le lendemain, avec ou sans problèmes techniques allez savoir. Pourquoi encore l'avion ? Tout simplement parce que c'est ça ou se taper un bon 700 kilomètres à pied, ce qui écornerait notre visa au-delà des limites du raisonnable... Tu as consulté une carte et tu as vu une route ​? Oui, je te félicite, sur la carte il y en a une en effet, et elle y était déjà dans les années quatre-vingt-dix, mais ils ont oublié de préciser qu'elle était en construction. Faut croire qu'ils aiment bien se projeter dans le futur, même si à ce niveau-là ça relève carrément de la science-fiction parce qu'à mon humble avis cette route ne sera pas finie avant le siècle prochain, au bas mot (en 2013 elle ne l’était toujours pas, les travaux n'avancent pas à cause de deux obstacles naturels majeurs : la profondeur des poches des fonctionnaires en charge et l’étendue de leur incompétence). Cinq heures du mat’, en route ! Petit café à l'aéroport, cousin et tantine vont se faire enregistrer, je les suis cinq minutes plus tard. J’arrive au comptoir mais l’employée me dit que je dois prendre l’avion suivant. Et pourquoi donc s’il vous plaît ? Parce qu’il n y a plus de places dans celui qui part maintenant ! Meuh non, regarde mon ticket, j'ai un siège confirmé ! Elle s’en fout, elle a mis des sacs de riz à ma place et me dit, un sourire narquois aux lèvres, que j'aurais dû m'enregistrer plus tôt. Pardon ? L'enregistrement commence à six heures et il est six heures moins cinq, maintenant ça suffit, on arrête de rigoler et tu me donnes la carte d’embarquement ! Elle m'ignore et sort du comptoir, sans quitter son petit sourire ironique et bien sûr sans un mot d'excuse. Je la suis pas content en demandant des explications mais elle m'ignore de plus belle, elle commence à m’énerver celle-là. Une fois dans le bureau ça continue, toujours pas un mot mais un rictus à la commissure des lèvres qui en dit long. J’explose et je vire un coup de pied dans une chaise, et là pour le coup le sourire lui rentre dans la gorge. Espèce de #*$&^****, que je lui dis, tu as de la chance de pas être un homme !!! Des papous interviennent : calme-toi mister ! Me calmer ? Elle m’a viré de l’avion, ensuite même pas elle s’excuse ni ne dit quoique ce soit, et en plus elle se fout de moi, sale @%^* qu’elle est ! La petite fait un repli stratégique dans l’arrière-boutique, elle ne sourit plus et ma tension redescend un peu. Les papous me disent, à voix basse : tu sais, ils sont comme ça les indonésiens, quelqu'un leur glisse un billet et ils lui revendent ton siège... Soupir !!! Oui, je sais, ça va, j'ai compris, je prendrai le suivant ! Je vais mettre au courant cousin et tantine puis vais me reboire un café, que puis-je faire d’autre ? Au moment de l’enregistrement pour l’avion suivant, tiens, c'est bizarre, la fille n'est pas là, à sa place il y a un employé masculin et il me regarde d'un drôle d'air... Le vol s’effectue sans encombre, on vole à basse altitude et on peut admirer à loisir la forêt et les montagnes, ainsi que des petites volutes de fumée çà et là qui indiquent une présence humaine... Arrivé à Wamena les potes m'accueillent en grande pompe. J’avais oublié de leur dire où était le seul hôtel pas cher du coin mais ils connaissent la musique, ils l’ont trouvé en deux-deux et ont déjà réservé une chambre pour le naps. Ils sont accompagnés de papous qui espèrent qu’on va louer leurs services pour aller marcher. Les tarifs sont prohibitifs : 200000 roupies pour un guide qui parle anglais, 100000 pour un qui ne le parle pas. Merci les gars mais on va marcher sans guide, y en a franchement pas besoin vu que la vallée de la Baliem c'est pas la forêt impénétrable, ne vous inquietez pas, on va très bien s'y retrouver tout seuls comme des grands ! Ce qui est tout à fait vrai, on voit très bien, quand on arrive en avion, que les abords immédiats de ladite vallée ont été déforestés et qu’il est facile d'aller de bled en bled au départ de Wamena. Et aussi on ne le leur dit pas mais, et d'une leurs prix sont bien trop élevés, et de deux on veut faire travailler les gens des petits villages qui n’ont que très rarement l’occasion d’accompagner des touristes vu que tout le monde affrète les services des gars de Wamena qui leur sautent dessus dès leur descente d’avion, et de trois ces gars de Wamena ne connaissent que les abords immédiats de la vallée mais pour aller plus loin il faut de toute manière des gens du cru. Car on veut traverser la chaîne des montagnes centrales et continuer au-delà jusqu'à la côte sud, autant dire pas la porte ni la forêt à côté... Il est temps d'aller montrer patte blanche et surat jalan chez les flics, c'est pas qu’on les aime ces tordus mais c'est obligatoire et ils rigolent pas avec ça. Si tu me crois pas va lire les brillantissimes chapitre VIII et X du premier tome, tu verras de quoi il retourne et ce qui arrive aux étourdis qui ont oublié leur surat jalan. Ils nous regardent d’un œil un peu suspicieux vu tous les noms d’endroits où nous prévoyons de passer que mentionne notre permis, petit serrage de fesses et profil bas, pas qu’ils nous interdisent je ne sais quoi... Ouf, c'est passé, maintenant on peut aller se balader dans Wamena et profiter de notre dernier jour à manger pas trop mal et à pouvoir se doucher. Petits serrages de mains avec les quelques papys irréductibles du coin qui sont toujours « habillés » à l’ancienne, c'est à dire à poil avec un étui pénien pour tout vêtement, et dont le cheminement intérieur a dû être grosso modo comme suit : je m’en tape de toute ces drôles d'inventions, de ce métal, de ces avions et de cette religion bizarre que les faces de craie sont venus nous emmener, et je m’en tape aussi qu’ils aient dit qu’il fallait porter des vêtements, moi je suis né comme ça et je mourrai comme ça ! Perso je respecte cette attitude... Évidemment il y en a de moins en moins, aujourd'hui quasiment tout le monde porte des vêtements et de fait on assiste à la fin d'une époque. Ou dit plus joliment, avec cette verve poétique qui m'a rendu célèbre dans les salons à la mode, le soleil de leur civilisation a déjà glissé sous l'horizon, et ce à quoi l'on assiste de nos jours sont les derniers rayons qu'il darde au monde avant de disparaître complètement et à jamais. Les missionnaires y sont pour quelque chose, car ils ont été très actifs dans la région, mais il ne faut pas oublier non plus le rôle du gouvernement indonésien pour lequel il n'est pas convenable de se balader les fesses et la poitrine exposées aux regards ambiants et de ne pas avoir de religion. Est-ce un bien, ou est-ce un mal ? Va savoir, c'est difficile à dire car il y a du pour et du contre des deux cotés, mais en tout cas aucun des papous avec lesquels j'ai parlé de cet état de fait ne regrettait le bon vieux temps. Tous se disent heureux que les guerres tribales et le cannibalisme se soient arrêtés, et de pouvoir maintenant aller se promener dans le bled d'à côté sans avoir peur de finir en ragoût ou en méchoui, ou de se faire cribler de flèches. Certains occidentaux regrettent la disparition des cultures primordiales et souhaiteraient que perdurent ce qu’on a appelé les « Disneyland à ethnologues », histoire de pouvoir aller faire mumuse à prendre de belles photos ou à écrire de beaux livres sur la question des peuplades dites primitives, sauf que les papous, qui à mon avis sont quand même les premiers concernés, n'en font pas cas et disent tous carrément que ce qu’on appelle leur culture ancestrale ne valait pas un clou, qu’il y avait trop de magie noire, de violence etc., et que maintenant ils ont évolué et en sont bien contents. Ma foi, ils sont libres de leur choix, n'est-ce pas ? Pour en revenir aux papys, quand on leur serre la main c'est un vrai serrage de pinces, pas un truc visqueux comme le salaman indonésien où la main glisse rapidement dans la pogne de l’autre comme si on avait peur de se salir. Les papys papous, ils te chopent la mimine et te la lâchent plus pendant un moment tout en t'examinant, te scrutant et te détaillant, les yeux dans les yeux. Si tu en fais autant tu vas probablement ressentir qu'il y a un drôle de sentiment qui passe, j'en parle souvent car ça m'a vraiment impressionné : la rencontre entre un gars qui est né à l'âge de pierre (car les papous n’avaient pas découvert le secret des métaux, à l'époque tous leurs outils étaient en pierre), qui a été cannibale dans ses jeunes années et qui a vécu toute sa vie en contact étroit avec la nature, et un autre gars qui, lui, est né à l'époque des fusées spatiales, de la télé etc., et qui dès sa naissance a été coupé de la nature par la « civilisation » moderne matérialiste. Deux homo sapiens, donc deux représentants de la même espèce, et pourtant deux histoires personnelles si différentes, séparées par le contexte socioculturel bien sûr mais aussi par plusieurs millénaires d’histoire. Et tout ça qui passe, là, dans le regard, en quelques secondes, une sensation vraiment étrange et difficile à expliquer (je n'y arrive d’ailleurs pas comme je le voudrais) et qu’il faut ressentir par soi-même pour comprendre... J’avais déjà senti ça la première fois que j’étais passé à Wamena quelques années auparavant et avais assisté au festival de la vallée, et si tu as lu l’excellent chapitre X du premier tome tu auras remarqué que le passage ci-dessus en a été copié, oui, de nos jours on fait de la récupe avec tout... Wamena, c’est pas que c’est l’enfer, mais y a pas grand chose et donc après un bon repas, une bonne douche et un bon dodo il ne nous restait plus qu’à partir le lendemain matin. Les quinze premiers kilomètres se firent en transport local avec une bande de papous. Une route ? Oui, faut pas croire que les indos n’ont rien fait pour la Papouasie, ils ont quand même, en remerciement de tout l'or, le gaz, le pétrole, le cuivre et le bois qu’ils ont piqué et piquent encore à leurs légitimes propriétaires, goudronné quinze bornes, pas de la rigolade ! Goudronné c'est un bien grand mot remarque, une myriade de nids de poule ponctue le trajet... Le pick-up nous laisse là où finit son parcours, c’est à dire là où finit le goudron-gruyère, et c’est le début de la marche. Au début quelques papous qui étaient avec nous dans le véhicule nous accompagnent car ils vont dans la même direction, puis arrivés au croisement où nos routes se séparent ils nous font voir un pont suspendu sur la rivière qu’il va nous falloir traverser pour aller vers là où on veut aller. Naps, il fait comme le capitaine Haddock dans Tintin au Tibet : il part comme une flèche et caracole un instant dans le peloton de tête, avant de se faire rapidement rattraper et distancer, et de finir en peu glorieuse lanterne rouge. Je m’étais pourtant bien moqué du capitaine Haddock à l'époque où j’avais lu l’album... On passe le pont et on s’engage sur un sentier. C’est du facile, franchement je comprends pas ce qu’ils ont tous à prendre des guides pour ce type de parcours, le chemin à suivre est quand même évident. On passe par des petites huttes et des plantations où comme d'habitude il n’y a que les femmes qui travaillent, c’est qu’ils sont malins les papous, et à chaque fois salutations et petite conversation sont de rigueur. Parfois il faut enjamber des barrières, ou disons des amoncellements de bouts de bois, probablement mis là pour que les cochons, l'or de la Baliem, n'aillent pas batifoler trop loin et se perdent ou se fassent embarquer par les voisins. Parce que là ça finirait mal, ou comme ils avaient expliqué l’année où j’étais venu pour le festival : aux temps révolus d’avant les missionnaires, les guerres tribales démarraient toujours pour un ou plusieurs des trois motifs suivants, à savoir vol de terres, vol de cochons ou vol de femmes (est-ce si différent dans nos sociétés dites modernes, je laisse le soin de développer à d'autres)... On rencontre un papy et son étui pénien, et on s'engage dans une discute avec lui car il est très communicatif. Malheureusement il parle pas indo et nous on entrave rien à l'austronésien, très vite ça tourne au dialogue de sourds. On croit comprendre malgré tout qu’il échangerait bien son sac en écorce d’arbre tressée contre un de nos sacs à dos, mais même si le noken (ça s’appelle comme ça) est très beau nous déclinons l’offre... La fin de la journée s’annonce, il va falloir trouver où dormir. Le sentier bifurque et à quelques centaines de mètres sur la droite on voit un hameau, voilà qui fera une très bonne halte pour la nuit. On rencontre deux papous qui nous demandent où on va et qui nous proposent de dormir chez eux, ils habitent un peu plus loin. On les suit et arrive à lieu-dit où il y a deux huttes, chacune de part et d’autre du chemin, et ils nous en cèdent une pour notre usage personnel. On s'installe et on converse un peu, ils sont ma foi sympas. Le mobilier est réduit à sa plus simple expression, c'est-à-dire rien, et chacun étend, qui leur couverture de survie, qui son plastique, pour dormir au dessus de la paille et ne pas déranger les puces qui en ont fait leur résidence principale. Comme déjà dit dans le chapitre IX les papous ne sont pas très doués pour recevoir, et en conséquence personne ne nous propose de manger ou ne nous questionne au sujet de si on a des provisions qu'on voudrait cuisiner. Va savoir pourquoi on est un peu gênés et on ne demande rien, le repas du soir se composera donc de nouilles déshydratées crues, un régal aux dires des indos... Pas de feu, vu comme les murs en chaume sont isolés et vue l'altitude ça caillera dur cette nuit-là. On y survit, et le lendemain on tend au maître de maison 10000 roupies tête, ce qui est un prix plus que raisonnable en regard du standing proposé. Oui mais voilà, le monsieur, qui avait pourtant l’air si gentil hier soir, il veut 50000 par personne ! Cousin reste impassible comme à son habitude, tantine et naps s'énervent pour trois : quoi ? Tu rigoles ? Même à Wamena on a payé moins cher à l’hôtel, et pour une chambre avec l'électricité, un lit, des couvertures et une salle de bains ! On finit par payer ce qu’on avait estimé correct, mais hélas on se quitte un peu fâchés. C’est ma faute, j'aurais dû y penser, on est encore trop près de Wamena et il y a tellement de gros malins qui sont passés par là et on jeté l’argent par les fenêtres que les papous du coin nous prennent pour de riches fous qui n’ont pas la notion de l’argent, c'était à prévoir. Ça nous servira de leçon, et il est clair qu'à partir de la prochaine fois on négociera l’hébergement avant de l'accepter... La marche reprend et après deux ou trois heures j’arrive à un village (je dis « je » parce que ça faisait déjà belle lurette que mes deux loustics avaient distancé le capitaine Haddock), et découvre cousin en train de faire un feu au moyen de la perle de son attirail, un petit brûleur portatif high-tech. Un truc à manipuler avec précaution, ou, comme il dit lui-même : un jouet pour garçons ! On se fait quelques pâtes et c'est reparti. Tiens, on rencontre une occidentale, une australienne pour être précis, et si je signale le fait c'est parce que ce sera la seule face blanche qu’on verra en cinquante jours de voyage. Elle se fait une petite randonnée de quatre-cinq jours dans les environs de Wamena et est en compagnie de deux papous, l'un étant son mec et l'autre genre le porteur. Après les politesses et banalités d’usage on repart, et arrive à un petit pont après lequel ça va commencer à monter car il y a une colline à passer. Ça monte en effet mais j’aime mieux ça, car du coup Tintin et Tintine me distancent moins. On continue notre route et on rencontre pas mal de papous, tous assez étonnés de nous voir ici sans chaperon, ben vous avez pas de guide ? Ce sont des occasions de stopper cinq minutes et de tailler une bavette, et pour moi de reprendre mon souffle... Une fois tout en haut de la colline on arrive en vue de notre destination du jour, un village niché dans une vallée assez large. On y entre un peu avant le crépuscule et on avise un petit cours d’eau qui nous servira de débarbouilleur une fois qu’on sera installés. On nous indique le chef du village, et nous lui faisons nos hommages en tant qu’ambassadeurs du pays tricolore. Il y a une espèce de bâtiment « moderne » (je cite), c’est à dire pas une hutte mais plutôt une maison qu’on sait pas à quoi elle sert mais qu’il nous propose d’investir. Le palace est juste à côté de la cuisine et ce coup-ci on se fait à manger sans demander notre reste, la route ça creuse ! Les gens sont accueillants, on décide de passer une seconde nuit. Du coup on a l'occasion de discuter avec certains d'entre eux, et notamment avec le chef qui vient nous demander conseil car il a un gros problème. Tous les jours vers la même heure il sent comme des coups de couteau partout sur le corps et surtout dans le dos, ça fait déjà un bail que ça dure et aucun médicament n’y a rien fait. Évidemment ça fait très mal et ça le fatigue beaucoup, et évidemment aussi il ne peut quasiment plus rien faire comme travail physique. D'après lui il est victime du swangi (magie noire). Mais pourquoi quelqu'un vous voudrait-il du mal chef ? C’est que j’ai eu une embrouille rapport à une histoire de cochons avec les mecs du bled de l'autre côté de la rivière où c'est que les gens sont connus pour se livrer encore à des pratiques de sorcellerie car ils n’ont pas voulu se convertir au christianisme ! Je t'avais pas dit mais tantine est infirmière de formation, elle lui demande de nous faire voir ça. Il tombe sa chemise, et c’est vrai que son dos est constellé de dizaines de petites cicatrices qui ressembleraient bien à des coups de pointe de couteau. Tantine est perplexe, elle n’a jamais vu ça de sa vie surtout qu'en plus le chef dit que ces cicatrices sont apparues spontanément à l’époque où tout a commencé. Bon, on n’est pas des magiciens, tout ce qu’on peut faire c’est lui expliquer deux-trois parades connues contre ce type de problèmes et notamment, vu qu’il est chrétien, certains versets à réciter qui sont utilisés dans les exorcismes et ces sortes de choses, en espérant que ça marche... Reconnaissant, car il a bien vu qu’on compatissait sincèrement à son état, il nous fait une ristourne sur le loyer, et pour nous guider (parce qu'à partir de maintenant les choses vont se compliquer et il est impensable de continuer seuls vu qu’il va falloir passer la chaîne des montagnes centrales) il nous offre les services de deux de ses hommes de confiance, deux frères. L’un est petit et trapu, avec des bras qu’on dirait des vérins hydrauliques (pas ce genre de bras gonflés en salles de muscu, plutôt le genre développés à force de jouer de la machette), il est pas causant mais nonobstant ce fait très sympa. L’autre a fait ses études en ville, et hélas comme beaucoup de papous est revenu dans son village d'origine à la fin de celles-ci car il n'a pas trouvé de boulot à cause de son origine ethnique (et oui, on parle toujours du racisme des blancs mais je peux te dire qu’il n’est rien comparé à celui des asiates envers ceux qui ont la peau foncée et qu’ils traitent ouvertement de sous-race, de singes etc.), il parle très bien indonésien, est plus bavard que son frère mais tout aussi sympa, le compagnon de voyage idéal. Nous nous mîmes donc en route. Le plus jeune est bien équipé, doudoune et bottes en caoutchouc qu'il a dû ramener de la ville, son grand frère est un vrai montagnard en tee-shirt et pieds nus... Seulement naps, il avait un petit problème à son pied pourri. Je parle souvent de ce pied, et je vais donc t’expliquer succinctement de quoi il retourne : quand j’étais gamin je me suis pris un bus dans la face une fois que j'étais à vélo, et c’est le pied qui a pris. Les docs ont pu en sauver une partie, mais j’y ai laissé des plumes et ai été obligé de me faire réopérer plusieurs fois. La dernière en date c'était en 1995 et je m’étais fait raboter, entre autres, un bout d’os au niveau de l’endroit sous la plante où se trouve normalement le troisième orteil. Je sais pas ce que le chirurgien a traficoté mais depuis j’ai de temps en temps une petite infection pile là où il a raboté, je suppose qu’il avait pas dû faire son boulot très consciencieusement et que quelques petits bouts d’os ou de je ne sais quoi sont restés. C'est qu'il était pas content le monsieur, car j'avais refusé de payer le dépassement tarif sécu éhonté qu'il pratiquait et avais tourné les talons en disant que puisque c’était comme ça d’opération il n'y aurait point. Sa secrétaire m'avait rattrapé en me disant qu'on pouvait s'arranger, marchands de tapis qu'ils sont, et l'acte chirurgical avait finalement eu lieu, mais l'autre margoulin s'était un peu braqué contre mon insigne personne. Je m'en étais bien rendu compte quand il avait dû se fendre de sa visite post-opératoire et avait arraché le drain que j'avais au pied sans ménagement aucun, à tel point que l’infirmière lui avait dit d'y aller un peu plus doucement quand même. Une sale type qui ne pense qu'au pognon, et qui bien que venant d'une famille aisée et portant un nom à particule ne voit aucun obstacle moral à demander des rallonges faramineuses à qui veut avoir l'honneur d’être opéré par lui, même si la personne en question ne roule visiblement pas sur l'or (là je parle de naps, je sais pas si tu avais suivi). Il n'est hélas pas le seul sur cette planète à thésauriser ainsi et à ne vivre, ne penser et n'agir que pour l'argent, et ma foi, grand bien lui fasse. Quel dommage qu'il ne puisse rien emporter dans sa tombe, toutes mes condoléances anticipées ! Bref, en tout cas là ça faisait déjà deux jours que l’infection était repartie, super. Oah, au début je m’étais pas inquiété, ça faisait pas trop mal et c’était juste l'histoire d'un petit abcès et d'une petite goutte de pus à nettoyer en fin de journée, et puis d’habitude ce n'était guère qu’une question de quelques jours d’inconfort avant que l'infection ne se soigne d'elle-même... Sauf que ce jour-là, au bout de peut-être deux ou trois heures de marche dans la boue et la flotte (car c était bien détrempé), ça faisait trop mal et je m’arrêtai démouler un peu le pied pour voir où ça en était. Las ! Je constatai que la goutte avait fait des petits, ce n’était non plus une mais bien trois ou quatre gouttes que je pressais, et une fois l’opération menée à son terme je vis qu’il restait un trou de la taille d'une tête d'allumette sous mon peton. Pour être franc ça ne m’étonnait pas tant que ça, marcher les pieds trempés ça n’a jamais aidé les infections. Un coup de désinfectant et je repars... Je rejoins le reste du groupe et leur fais part de la chose, à ce stade-là je pensais encore que ça allait guérir assez vite. Du coup forcément ma moyenne, qui était déjà pas brillante, chute, surtout que ça monte dur. Je finis par arriver, en même temps que la voiture balai, au but de la journée : la « gua batu ». En français ça veut dire « la grotte en pierre », ce qui semble bien être un pléonasme mais comme dit un de mes livres de langues orientales : ce type de structure est couramment utilisé et introduit un élément de précision supplémentaire qui peut nous paraître superflu... Toujours est-il, et pour rester dans le littéraire, qu’à ce niveau c’est plus du pléonasme mais de l’euphémisme, personne chez nous n’appellerait ça une grotte car tout au plus s’agit-il d'un renfoncement dans un rocher sous lequel on peut, et sous lequel justement on va, dormir. Il faut espérer qu’il ne pleuve pas trop fort cette nuit parce que sinon on va rigoler, surtout que comme on est montés en altitude ça caille sévère. On fait deux feux, on mange puis on se blottit pour la nuit comme des petites marmottes, on doit sûrement être mignons à regarder... Coup de bol il ne pleuvra pas cette nuit-là et au matin, après un petit dej' nouilleux, on reprend la route, ou plutôt la pente. On est maintenant plus ou moins au sommet des montagnes, je ne sais pas à quelle altitude mais depuis hier la flore a changé, il n’y a plus que quelques arbres rachitiques et un genre de toundra au sol. En tout cas le sol est mouillé et boueux à souhait, mon infection va aimer... Au bout d'un moment y a quasiment plus de végétation et ça devient très caillouteux. La topographie est bizarre, c’est assez plat et on voit bien que ça ne va plus monter mais ça ne descend pas encore. Le plus jeune frère reste avec moi qui suis constamment à la traîne, pas par mauvaise volonté mais parce que ça fait vraiment mal cette affaire ! On se prend une bonne pluie et voilà, on est trempés jusqu'aux os, parfait. Vers la fin de la journée notre maison d’hôte n'est toujours pas en vue et on a perdu les autres. On contourne une falaise, descend un peu et essaie de suivre le sentier, oui mais quel sentier au fait ? Car des sentiers il y en a plusieurs maintenant, enfin ce sont pas vraiment pas des sentiers mais disons que comme qu’il n y a plus vraiment de végétation et que donc tout est pelé fatalement tout se ressemble et on ne sait pas très bien quelle direction prendre. Ça pleut, il y a plein de brouillard, le guide me dit qu’il va partir en avant pour essayer de retrouver les autres. Le petit souci étant qu’il ne connaît pas le chemin, il m'avoue n’être en fait jamais passé par là et ne pas savoir où se trouve la hutte où on est censés dormir, l'habitué du coin c'est son grand frère. Ah oui, parce que j’avais oublié de te dire mais les papous ont monté un abri là-haut, car cette route est un axe important entre les villages et il arrive que des locaux soient pris par la nuit, comme nous quoi ! Il me propose de prendre mon sac pour que j’aille plus vite. Normalement je n’aime pas que quelqu'un d’autre que mézigue le porte, mais là pour le coup la situation n'est pas mirobolante et c'est vrai qu’il faut que je marche plus rapide. Je lui passe mon fidèle compagnon de toutes ces années de voyage et ensemble ils partent dans l'horizon brumeux, bientôt je ne les vois plus. Je continue à avancer au hasard, il pleut comme vache aux toilettes et la nuit tombe. Je commence à me dire que j’ai fait une bêtise de lui laisser mon sac car il y a tout mon matos de survie dedans, matos qui dans le pire des cas m’aurait au moins permis de dormir au sec, de mangeouiller un peu et de faire un feu. Sauf que là c’est lui qui l’a et que s’il ne me retrouve pas d’ici peu je vais passer une sale nuit tout seul, trempé, grelottant de froid et sans rien pour me réchauffer... Je marche, tout en battant ma coulpe, à chaque minute qui passe la nuit prend un peu plus le pas sur le jour et bientôt on n'y verra goutte, l'affaire est très mal engagée. Soudain, alors que la lumière de l'espoir vacillait de concert avec les derniers rayons du soleil se fondant dans le crépuscule, je vois une ombre qui s'approche dans ma direction. Serait-ce le swangi qui vient se repaître de ma souffrance et m'annoncer ma fin proche ? Non, c'est le guide, il a trouvé la maison d’hôte, elle est vers là-bas. En effet, après quelques minutes je vois une lueur poindre dans la pénombre, on y est, ouf ! L’intérieur, c'est cosy comme on dit en franglais. Le sol est recouvert de végétaux et deux grosses branches faisant office de piliers en soutiennent une troisième qui culmine à deux mètres au-dessus de nos têtes en guise de faîte, faîte sur lequel plusieurs épaisseurs de grandes feuilles ont été plaquées pour protéger des éléments. Y a pas à dire, c'est du bon boulot, l'étanchéification est parfaite. Tu faisais des cabanes quand tu étais petit ? Si oui alors tu vois à quoi ressemble cette auberge de station d'altitude papoue, par contre si tu as passé ton enfance hypnotisé par la télé et les jeux vidéos il se peut que tu aies du mal à conceptualiser la chose et en ce cas vois-m'en fort désolé pour toi. À l’intérieur, un bon feu, de la bouffe qui chauffe, et toute l’équipe qui est quand même soulagée de pas avoir perdu le naps en route, pas que ça aurait été une grande perte mais quand même... Je me fais sécher, essore mes chaussettes et les place près du foyer (en faisant gaffe qu'elles ne gouttent pas dans la casserole, tu m'as pris pour qui ?), et pour ce qui est de mon infection je ferai pas de commentaires, demain ça va être du sport... Petit à petit ça va mieux, la peau et les vêtements sèchent, les muscles se relâchent, l'estomac se remplit de riz, et tout finit dans une bonne nuit au sommet de cette montagne dont nous ne savons même pas le nom. Au petit matin il fait frisquet, une assiette de nouilles pour réchauffer la carcasse et en avant. Tout de suite le pied me lance, mais pas la peine de m’étendre sur le sujet, j'ai pas envie de passer pour un geignard... On commence à descendre et la foret redémarre, si tout va bien ce soir on sera arrivés à bon port. Mais hélas tout va pas bien, les papous ont pavé le chemin. Enfin pavé n'est pas le terme exact, il s'agit en fait de rondins de bois placés perpendiculairement à la pente. D’après nos guides c'est pour faciliter la marche rapport à la boue, d’après naps il valait mieux la boue parce que ça lui fait encore plus mal de poser son infection sur ce sol inégal car cannelé. Cela dit on ne peut que saluer la performance technique, imagine-toi des centaines ou plus de grosse branches qui font comme un gigantesque escalier, au milieu de nulle part entouré de forêt. Ah tiens il pleut, super, la fête bat son plein... Je tempête, peste, renne, rougne, renâcle, j'en passe et des meilleures, contre ces papous qui n'ont rien d'autre à faire que de placer des handicaps en travers de ma route qui était déjà assez difficile comme ça quand soudain, au détour d'une courbe, je découvre l'avant-garde qui a installé un petit camp et est en train de faire la popote. Que voilà une bonne nouvelle, c'est vrai qu'on est à la mi-journée et qu'il commençait à faire faim ! On repart, je râle de plus belle mais tout vient à point à qui sait attendre, vers le milieu de l’après-midi on a eu la montagne et les rondins à l'usure et c'est le retour sur le plat. Par contre on n'a plus le temps de poursuivre jusqu'au village à cause de je te fais pas un dessin pour te dire qui, on va dormir sur la route et justement il y a quelques cases qui s'annoncent. L'une d'elle nous accueille et le feu y est allumé, on est bon. Il n'y a bien sûr pas de meubles mais mis à part ça c'est bien équipé, y a moyen d'accrocher les chaussettes et le reste au dessus de l’âtre. L'enclos pour les cochons occupe quasiment tout le rez-de-chaussée, laissant juste une bande de disons un mètre de large pour les humains, mais pas d’inquiétude car on est dans un duplex avec chambre au premier. Le repas du soir est animé car les voisins sont venus nous visiter, et ils doivent nous trouver sympathiques car du coup ils rentrent pas chez eux mais décident de passer la nuit avec nous. Ça ne nous ravit pas, car l'espace est plus qu’exigu, mais que dire ? On s'entasse à l’étage, il y règne une température agréable entre le feu et la chaleur humaine et bientôt on imite les cochons et s'endort. Je me réveille à chais pas quelle heure, avec une envie pressante. Le feu est éteint et les ténèbres règnent, la chambre est jonchée de corps humains, mon pied me fait mal, l’échelle est étroite et branlante et en bas les cochons veillent, il me faudra toute mon agilité et toute ma nyctalopie pour réussir à descendre, sortir, me soulager et remonter sans déclencher un cataclysme... Un peu avant le lever du jour ils nourrissent les bestiaux, et ce jour-là j'ai compris d’où venait l'expression « manger comme un cochon ». Ça se bat, ça couine, ça grogne et ça grouine dans tous les sens, à tout-va et de concert, un vrai récital mais peu m'importe, je sombre à nouveau dans les bras de Morphée... Au petit matin il fait beau, les auspices nous sont favorables. On n'est plus très loin du village, et en fait on pourrait même dire qu'hier soir on a dormi en banlieue. Sur le chemin on rencontre un papy qui, au vu de mon boitillement, me suggère de me faire porter. Piqué au vif dans ma fierté (dans mon orgueil dis-tu ? Boaf, la frontière est mince) je l'envoie promener en lui disant que je suis venu jusqu'ici sur mes deux quilles et que je finirai sur mes deux quilles. Un pont à passer, un « impôt » à payer pour celui qui s'occupe de sa maintenance (vu l’état de l'ouvrage on est en droit de penser qu'il doit pas maintenir tous les jours), un coup de marchandage parce qu'avec les impôts on n'a jamais été très copains, encore un peu de marche et nous y sommes, un joli village de montagne. On nous indique la case du chef et nous nous y rendons de ce pas. Le chef c'est le papy de ce matin, aïe, incident diplomatique en vue ? Heureusement non, il est pas rancunier et même nous accueille très bien. Il a une hutte inoccupée, nous voilà en place. Après une nuit nos deux frères-guides prennent congé et ils vont nous manquer, ils ont été parfaits, autant sur le plan humain que professionnel, et leur souvenir restera gravé à jamais dans nos mémoires ! Il est pas mal ce petit bled et on décide d'y passer quelques jours. Ça reposera mon pied et ça nous permettra de passer du temps avec les locaux, parce que franchir des montagnes et patauger dans la boue c'est bien, mais faut pas oublier le côté humain non plus. Et justement de ce côté-là c'est bien typique, et les étrangers de passage que nous sommes sont accueillis à bras ouverts. Il y a une piste d'atterrissage qui, je te rassure, n'est pas goudronnée mais gazonnée, et qui sert de terrain de jeux et de pâturage vu qu'elle n'a pas l'air très fréquentée. Qui dit piste dit aérodrome, et qui dit aérodrome dit tour de contrôle, allons voir, ça doit valoir le coup d’œil. Tout est dans le même bâtiment, c'est-à-dire une baraque en planche, avec à l’intérieur une table, une radio posée dessus, deux-trois chaises et une équipe de papous qui passe ses journées à commérer au micro avec les tours de contrôle des villages alentours. Allô, tour de contrôle village A, tu m'entends ? Ici tour de contrôle village B, oui, je t'entends cinq sur cinq ! Quel temps il fait chez vous ? Il fait nuageux mais je crois qu'il va bientôt pleuvoir ! Ah bon ? Chez nous il fait soleil ! Ici tour de contrôle village C à village A, ce week-end y a untel qui se marie, passe le message à sa famille ! Ici village A, bien reçu ! Maintenant que j'y pense, une radio ça marche avec une batterie, mais comment font-ils pour la recharger vu qu'il n'y a pas d'électricité? Va savoir, mais en tout cas ça leur fait un passe-temps, parce que figure-toi que dans le coin les divertissements sont une denrée plus que rare. Quoique, ces jours-ci y a cousin, tantine et naps, représentants de la tribu des occidentaux de leur état, ça rompt un peu la monotonie... Tout le monde porte des habits, pas d’étuis pénien ni de fesses à l'air, les missionnaires sont passés par là. Ils leur ont dit que c’était très vilain de se promener peu habillé, en oubliant que Jésus sur sa croix était pas exactement en tenue de ville, et ils leur ont fait bâtir une église, comme d'hab quoi. Par contre ils ont oublié de leur expliquer comment construire une petite dérivation-canalisation en bambou depuis la rivière voisine afin que le bled ait l'eau courante et qu'il n'y ait plus besoin d'en charrier des litres et des litres, et aussi comment faire une évacuation-cheminée pour la fumée des feux ménagers au lieu de les laisser refouler en empestant toute la hutte et en faisant tousser toute la famille. Ben oui, que veux-tu, on peut pas être à la fois à l’église et à la planification urbaine, c'est comme ça, et puis de toute façon leur mission c’était la collecte d’âmes et pas le génie civil... Le papy-chef est un personnage haut en couleurs qui tient son village d'une main de fer, la clope y est interdite (même si un dealer en vend sous le manteau, mais il a intérêt à numéroter ses abattis) et idem pour l'alcool, c'est pas un mal. Vu qu'on est voisins on discute souvent ensemble, et il nous apprend que la route par laquelle on est passés est appelée « la route des missionnaires » car c'est par là que sont arrivés les premiers blancs, qui étaient aussi accessoirement des missionnaires en mission de repêchage d’âmes pour leur hiérarchie. Il se rappelle plus bien quand c’était, en 61 ? Ou en 62 ? Ou peut-être en 63 ? On va dire au début des années soixante, mais faut dire à la décharge du chef qu'avant cette époque ils ne comptaient pas les années en suivant le calendrier des visages pâles. Chef, vous habitiez ici à l’époque ? Oui, j’étais encore jeune mais j’étais déjà le chef, et je me rappelle très bien quand ils ont débarqué ! Et ensuite, ils ont fait quoi les missis ? Ils sont restés ici et ils nous ont expliqué le Jésus et le bon Dieu et tout, et après deux ou trois ans comme on était tous convertis ils sont allés au village d’à côté ! Et ? Et ben au village d’à côté ils ont fini à la casserole, et du coup on leur a fait une guerre tribale parce qu'on avait pas apprécié qu'ils aient mangé nos missis, c'est vrai quoi, on les aimait bien nos missis ! Ah oui, ce sont les risques du métier, et puis on peut les comprendre remarque, en voyant ces types à la peau blanche ils ont eu envie de goûter. Maintenant que le sujet est lancé on peut passer à la question suivante, en jouant aux naïfs : mais chef, avant les gens ils étaient cannibales ici ? Bien sûr ! Ils faisaient avaler son extrait de naissance au type qui était sur le menu, ensuite ils le mettaient sur une grande pierre plate avec un feu en-dessous, le hachaient menu avec des petits oignons et se le bâffraient ! À la manière dont il te racontait ça avec force gestes il t'en mettait l'eau à la bouche dis, ses yeux brillaient et ça devait lui rappeler des souvenirs, ah le bon vieux temps, y a que ça de vrai ! Allez, encore une question, un peu insidieuse : et vous chef, vous étiez cannibale ? Moi ? Ah non, beurk, c'est dégoûtant ! Mon œil, et je suis poli, ils étaient tous anthropophages, lui était le chef tribal, tu penses un peu s'il faisait ceinture pendant que les autres s'empiffraient. Mais il doit penser que ça nous choquerait s'il l'avouait, et même si nous ne le sommes pas le moins du monde autant changer de sujet... J’espère que toi non plus tu n'es pas choqué mais tu sais, c’était un acte rituel auquel nos ancêtres en Europe se livraient eux aussi. La consommation de viande humaine n’était pas quotidienne et avait uniquement pour but, au retour d'une guerre les bras chargés de captifs, d'annihiler complètement ses adversaires et de prendre leur force, ou quelque chose d'approchant. En écrivant ces lignes je me dis que c'est dommage qu'on n'ait pas pensé à lui demander s'il y a eu du « cargo cult » (culte du cargo, en anglais dans le texte) par ici. T'as déjà entendu parler du cargo cult ? Non ​? Ça va, j'ai compris, j’étais presque au bout du chapitre mais tes désirs sont des ordres, je vais me fendre d'une rallonge... Pour commencer, représente-toi l’intérieur de la Papouasie à l’époque. Les papous ne vivaient pas à l'âge des cavernes, car ils dormaient déjà dans des huttes et connaissaient le feu, mais ils vivaient pour sûr à l'âge de pierre (tous leurs outils, haches, pointes de flèches, couteaux etc. étaient en pierre) et n'avaient pas découvert le principe de la roue, tu vois le tableau. Un beau jour v'là-t'y pas que surgissent de nulle part des humains bizarres, ils ont la peau blanche et des sortes de feuilles aux drôles de couleurs dont le matériau ressemble un peu à de l’écorce ou de la paille finement tressée recouvrent leur corps. Ils sont arrivés dans des grands oiseaux en métal, ce fameux métal mythique auquel les tribus qui vivent loin dans le nord près d'une grande étendue d'eau infinie ont parait-il accès. Ces blancs, ils sont incroyables, ils ont un stock inépuisable de métal, mais où ils ont trouvé tout ça ? Chais pas, ils parlent d'un Dieu aussi étrange qu'eux, un type ensanglanté sur une croix, et ils disent que notre animisme, notre magie noire, nos guerres tribales et nos étuis pénien c'est pas bien ! Leur Dieu fait pas très sérieux, mais il est clairement plus fort que nos Dieux-Esprits à nous, regarde tout ce métal, tous ces objets magiques... Ils racontent que ça vient de leur terre qui est dans la direction du soleil couchant et ils expliquent ça avec des mots comme usine, productivité, chaîne de montage, j'y comprends rien mais ce que je sais c'est que leur Dieu y est pour quelque chose, et que ces oiseaux magiques sont ses messagers qui emmènent des cadeaux aux humains ! Je crois que tu as raison, l'autre jour l'un d'eux parlait dans une boîte qui lui répondait, et après quelques jours un nouvel oiseau est arrivé ! Et si on faisait une statue en bois d'un de ces oiseaux et une boîte comme celle des blancs, peut-être qu'on pourrait demander à leur Dieu de nous envoyer des cadeaux à nous aussi ? Bonne idée, et si on prie bien comme il faut il va faire venir ses oiseaux pour nous ! Et voilà cher lecteur, le cargo cult est né. Enfin là j'ai transposé l'histoire dans le centre de la Papouasie mais pour être exact ce culte est né dans les îles de la région, et au début il ne s'agissait pas d'avions mais de bateaux car les premiers contacts avec les tribus côtières ont eu lieu par voie maritime, d’où le nom de cargo. Ensuite seulement sont venus les avions et les contacts avec les tribus de l’intérieur, mais le principe est le même. Histoires, légendes et miracles, comme toute religion qui se respecte quoi... À part ça, comme plus ou moins partout en Papouasie, ils ont de magnifiques arcs faits maison et cousin est intéressé. Naps aussi, et ce d'autant plus qu'il s'identifiait à Robin des Bois dans sa prime jeunesse, mais il en a déjà un qu'on lui avait offert dans le chapitre VIII du premier tome. Cousin se dégotte un modèle de voyage, c'est-à-dire la taille en-dessous du modèle classique qui est un peu encombrant, et le chef nous fait une démonstration d'archerie, nous prouvant que malgré son âge il a toujours bon pied bon œil. Tu l'aurais vu le papy, dès qu'il a eu l'arc en main il s'est mis à faire des bonds en poussant des cris, prêt à la guerre tribale, bon sang et atavisme ne sauraient mentir... Tantine m'a donné du pansement spécial, qui fait comme une seconde peau et permet aux plaies de mieux se refermer. Après quatre jours c'est toujours pas guéri (pour bien faire il aurait fallu faire un ou deux points de suture et pas poser le pied par terre pendant une bonne semaine, irréalisable dans les conditions présentes), mais ça va un peu mieux et il est temps de continuer notre chemin vers le sud de la route des missionnaires. Le chef nous présente un de ses adjoints, un grand papou taciturne que je sais pas pourquoi mais que je baptise instantanément parrain, qui sera notre guide. À ce qu'ils disent c'est un itineraire assez dangereux, car le sentier est très escarpé et très étroit avec un méchant dénivelé et la rivière en contrebas et qu'il faut passer quelques ponts très branlants. Ça a l'air de les inquiéter, mais si tu veux tout savoir nous ça ne nous préoccupe guère... Tu te demandes pourquoi je ne cite ni noms de personnes ni noms de lieux? C'est parce que durant les cinquante jours que dureront ce voyage on va rencontrer un commandant de la rébellion papoue, et même si j'imagine que peu, voire pas, d’indonésiens francophones liront le présent ouvrage n’empêche qu'au moins j'en dirai qui puisse permettre de l'identifier au mieux ça sera. Et puis crois pas, ils ont beaucoup d'espions mine de rien, même en Europe et je suis sérieux. Je connais un anglais qui est très proche des indépendantistes et qui m'a expliqué que le gouvernement indonésien surveille les sites internet en rapport avec le pays, et qu'ils ont des sbires à l’étranger qui espionnent les lieux et les gens impliqués dans le mouvement. Il en a même vu de ses yeux lors de réunions de l'organisation, mais les types se sont fait la malle quand ils se sont vus découverts (il valait mieux remarque). Trêve de paranoïa et en route, on est le matin du onzième jour ! (à suivre...) Le texte original et quelques photos sont sur mon blog, si le coeur vous en dit...
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Visites et snorkeling pour 2 à 3 semaines en Indonésie?
Bonjour, Difficile de tout résumer dans un titre.

Nous sommes en pleine réflexion sur la destination de notre premier gros voyage (nous sommes 2, sans enfant). La principale contrainte : les dates, à partir du 10/08/2019 et pour 2 semaines (ou 3 possibles).

On hésite entre plusieurs destinations très différentes, mais Bali et l'Indonésie nous tente. Nous n'avons jamais voyagé hors des sentiers battus (hormis Marrakech et la Turquie/izmir mais en club...).

Nous avons besoin de détente, de dépaysement, de découvrir le patrimoine local et avons un gros faible pour : les animaux (et leur bien-être) et le snorkeling.

Idéalement, je me dis qu'il serait dommage de ne faire que Bali. En effleurant quelques pages sur le web, j'ai vu que certaines îles permettaient d'aller à la rencontre de la faune sauvage terrestre (orang outan), d'autres plutôt des beaux spots de snorkeling, d'autres encore plutôt pour le patrimoine culture (rizières, temples)... bref, j'ai l'impression qu'il vaut mieux ne pas se contenter d'une île mais de 2, voir 3.

Mes questions aux avis éclairés : 1) 2 à 3 semaines permettent-elles de répondre à cela ? 2) Peut-on facilement passer d'une île à une autre comment : avion? Bateau? et à quels coûts ? 3) Est-il envisageable facilement de s'organiser tout soit même : vol, transfert, hôtels, excursions soit-même ou vaut-il mieux partir sur la base d'un séjour / circuit préparé ?

4) Les premières appréhensions concernent d'éventuelles difficultés de communication pour l'organisation (problème de la langue) et des amis à nous qui y sont allés se sont fait plusieurs fois arnaqués sur place (en bateau, par des faux guides ou autres). Qu'en pensez-vous ?

5) Vu notre "idée" de voyage et nos centres d'intêrets, quelle fourchette de budget prévoir. Pensez-vous que 6.000€ pour 2 est une somme raisonnable pour 3 semaines ou faut-il prévoir beaucoup plus (en comptant tout).

Je suis preneur de tous vos retours, suggestions... pour dégrossir cette hypothèse de voyage :-)
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Nord chilien et argentin, 4x4 et bivouac loin des foules
En novembre 2017, nous avons passé trois semaines en road trip entre l’Argentine et le Chili, pour y découvrir déserts, hauts plateaux et volcans. Nous avons loué un 4X4 chez Europcar Chili depuis Calama avec retour sur Arica et organisé en avance avec eux nos traversées de frontière. Et pour être un maximum autonomes nous avons campé toutes les nuits.

J’avais peur que la pluie gâche le voyage mais nous n’en n’avons pas vue une goute et il a fait très beau. A partir plus tôt nous aurions eu trop froid et plus tard nous aurions eu la pluie, c’était donc la bonne période.

Nous avions constaté que beaucoup de monde se rend a San Pedro de Atacama sans véhicule ce qui favorise l’essort des tours opérateurs qui vont tous au même endroit au même moment. Du coup on a fait direct une croix sur tous ces lieux trop touristiques, exit geyser del Tatio, la vallée de la lune etc.

Nos coups de cœur: Au Chili: Les coulisses de la vallée de la lune, VTT garganta del diablo et Las Cornisas, Salar de Taja, Parque Isluga, Salar de Surire. En Argentine: Campo Piedra Pomez et Laguna Carachi Pampa, Tolar Grande. Nos déceptions: Au Chili: La route passant devant le Parinacota, la route/piste reliant Calama au salar de Huasco. En Argentine: Le détour jusqu’ Humahuaca.

par ici, le blog avec toutes les photos et quelques traces GPS de rando et pistes

Vidéo (avec drone)

Les coulisses de la vallée de la lune On préfère ne pas se rendre dans le secteur payant de la vallée de la lune pour éviter les touristes et surtout pouvoir camper au milieu de ce décore surréaliste. Par chance on avait repéré avant le départ une piste qui traverse la vallée plus au sud. c’est gratuit, superbe et il n’y a personne. L’accès se fait nécessairement en 4X4. Pour rejoindre cette piste: prendre la B241 et la suivre sur environ 7km, ensuite prendre la piste qui bifurque sur la gauche et suit un pipeline enterré.



Canyon de Guatin jour 2 du voyage, pour échapper à la foule de San Pedro et se rafraichir, on prend la route direction le canyon de Guatin pour y faire une petite rando et y bivouaquer le soir.



Garganta del Diablo et Las cornisas

On a loué des VTT depuis San Pedro de Atacama pour une grosse journée de VTT dans Gargantua del Diablo puis le long de Las Cornisas pour enfin sortir par la vallée de la mort et rejoindre San Pedro via Pukara de Quitor. Nous avons donc eu a nous acquitter du droit d’entrée pour Garganta del Diablo mais pas pour la vallée de la mort. Une grosse sortie sous un soleil de plomb qui peut être divisée en 2. Garganta del diablo: c’est vraiment adapté au VTT avec un single track étonnant pas difficile du tout et on ressort au niveau de la petite église toute jolie. A faire absolument!

las Cornisas: c’est un peu plus difficile physiquement du fait du dénivelé positif pour rejoindre la corniche. En revanche, aucune difficulté technique et la vue depuis la Corniche est superbe. Et ça permet d’accéder gratuitement a la vallée de la mort ce qui est tant mieux car a mon avis c’est une arnaque. (a faire dans le sens inverse des aiguilles d’une montre).



Cerro Toco L’ascension du Cerro Toco depuis la base des Télescopes, c’est 300m de dénivelé et 3km, une petite balade donc… Sauf que ça se passe au dessus de 5000m. Ça faisait que 4 jours que nous étions dans le secteur de San Pedro et nous n’étions donc pas encore acclimatés. Gros manque de souffle pour moi, je m’arrêtais tous les 30m vers la fin. Mais c’est vraiment à faire, d’abord la vue depuis le sommet est top et puis c’est un 5000 très facile, ça permet de se tester pour la suite du voyage.



Salar de Taja Ce salar est juste magnifique, notre coup de cœur du voyage. Nous nous y sommes rendus en fin de journée après le départ des tours opérateurs et avons bivouaqué non loin de la lagune, sublime avec la lumière du soir. Un 4X4 est indispensable pour s’y rendre car on traverse pas mal de zones très sableuses.



Paso de Jama, Susques, Salinas Grandes

Nous quittons le Chili via le Paso de Jama et ses paysages magnifiques pour rejoindre les Salinas Grandes via la jolie petite ville de Susques.



Purmamarca et Humahuaca

La route reliant Salinas grandes et Purmamarca est plutôt sympa, en revanche on regrette d’avoir fait tout le détour jusqu’à Humahuaca. Nous avons trouvé peu d’intérêt a la ville et au mirador des 14 couleurs. En effet nous verrons tout autant de couleurs et de contrastes le long de la route dans la suite du voyage.



Parque Los Cardones

Après un arrêt express dans Salta on poursuit vers le sud via la piste traversant la parc Los cardones (parc des cactus). pour rejoindre la route 40. Les paysages sont sympas mais il n’y a pas beaucoup d’occasions de s’arrêter.



Quebrada de la flechas

La piste de Quebrada de la Flechas est longue a parcourir d'autant qu'on l'a enchainée dans la même journée que la piste de Los Cardones. Ça fait beaucoup de voiture et on arrive crevés a Cafayate. Le lendemain, non loin de Cafayate, on réalise une randonnée, Las Cascadas del Rio Colorado. Ça fait du bien de marcher après plusieurs jours de routes.



Quebrada de la Conchas

Depuis Cafayate on remonte le début de la route 68. Une petite rando sympa dans ce décor orangé se déroule d’abord dans un canyon puis débouche sur une superbe vallée pleine de contraste.



Campo Piedra Pomez

Depuis Cafayate, on rejoint El penon via Hualfin. La route est goudronnée par intermittence jusqu’a El penon. On trouve de l’essence a Hualfin et a El penon mais il faut pouvoir payer en liquide. La piste qui mène au Campo Piedra Pomez n’est pas très difficile, un guide n’est pas obligatoire, mais il y a des zones de sables donc un 4X4 est nécessaire.



Carachi Pampa Un lieu magnifique, avec toute une palette de couleurs, des flamants rose et des lamas. 4X4 indispensable, et il faudra penser a dégonfler un peu le pneus car il y a beaucoup de sables (les regonfler a El Penon).



Tolar Grande Pour rejoindre Tolar Grande depuis Antofagasata de la Sierra nous avions prévu initialement de prendre la piste passant par Antofalla. Mais avec notre 4X4 qui n’en est pas un (voir l'anecdote en fin d'article) on préfère prendre un itinéraire plus emprunté. On remonte donc par la piste 43 jusqu’au Salar del Hombre Muerto. Cette partie est assez facile et très jolie. Après le Salar c’est une route très empruntée par les camions de sel, beaucoup moins jolie donc mais on avance plus vite. A Antofagasta de la Sierra vous trouverez une station essence, mais pas de banque.

Quelle bonne surprise que ce petit village de Tolar grande. On y trouve une banque, de l’essence et un « office de tourisme » assez efficace. Et la piste qui y mène depuis le Salar de Poquitos est très sympa, bien entretenue et très facile. Elle est assez empruntée également, pas besoin de recourir a un guide. Et cerise sur le gâteau nous sommes la le jour de la fête de la Virgen del valle du coup le soir c’est grosse soirée avec des enfants qui font des danses typiques, des petits groupes de musiciens du coin et le feu d’artifice.

Depuis Tolar Grande on décide d’aller jusqu’au village abandonnée de La Casualidad et là aussi bonne surprise, c’est une route asphaltée et non une piste qui mène à ce village déserté depuis la fermeture de la mine de souffre dans les années 80 je crois. Et en plus on adore les villages abandonnés… Par contre l’isolement est total car personne ne s’y rend.



Laguna Tuyajto et Salar de Talar

De retour au Chili depuis le Paso Sico, on s’arrête d’abordà la Laguna Tuyajto puis au Salar de Talar pour bivouaquer non loin des piedras rojas.



Parque Isluga Pour rejoindre le parc Isluga bien au nord est de Calama, on décide d’emprunter les pistes de l’intérieur des terres, le long de la frontière bolivienne et non les routes 1 ou 5. Au final c’est long, fatiguant et sans grand intérêt. La section Calama Ollague est goudronnée et les paysages sont sympa mais sans plus. A Ollague il y a possibilité de trouver de l’essence dans la petite auberge Atahualpa. La portion Ollague – Collaguasi est interminable et très caillouteuse et le paysage sans plus. A partir du Salar de Huasco c’est beaucoup mieux, et c’est quasiment tout le temps goudronné jusqu’à Colchane. Donc à refaire nous ferions Calama Huasco au plus vite via la route 5 puis Huasco Colchane par la route intérieure. Le parc de Isluga est superbe, un coup de cœur. Il a tout pour plaire avec des troupeaux de Lamas, des sources chaudes, un volcan à gravir , une rivière paisible avec pleins d’oiseaux, et des villages aux maisons d’adobe. On vous conseille les sources d’Enquelgas.

L’ascension du Volcan Isluga est assez bien indiquée grâce aux marquages de la CONAF et il n’y a absolument aucune difficulté technique. MAIS, il s’agit tout de même de gravir 1400 m de positif, depuis 4170m jusqu’ 5550m sur un sol meuble. Un effort soutenu donc… Une intersection mène soit au cratère, soit au sommet, si vous hésitez le cratère est plus intéressant.



Salar de Surire

La piste qui poursuit au nord après le parc Isluga mène au Salar de Surire. Il est préférable de prendre la piste qui contourne le Salar par l’est pour profiter de termes de Polloquere, d’une piste plus tranquille et ainsi éviter l’exploitation de sel.



Parque Lauca

La route qui permet d’admirer le Géant Parinacota depuis le lac était en travaux en cette fin 2017 et est très empruntée par les camions Boliviens qui forment une file interminable et poussiéreuse, ce qui enlève un peu le charme de ce secteur…



Cerro Milagro, Termas de Jurasi

Situé non loin de Putre, ce sommet coloré culmine à 5540m. Pour s’y rendre 2 options, soit on marche depuis les terme de Jurasi, avec un aller retour de 15km environ, sans aucun sentier à suivre. C’est l’option que nous avions choisi, pour cela il faut grosso modo remonter le canyon de Jurasi jusqu’au bout puis rejoindre le sommet.



Et pour clore ce carnet, l'anecdote du voyage:

Le 4X4 a été loué chez Europcar Chili. C’était un Hundai Tucson. Lorsqu’on l’a récupéré, après avoir roulé 5 minutes, il y avait un voyant style « mode 4X4 » d’allumé en fixe. On retourne donc chez le louer qui nous dit que c’est normal sur ce 4X4 car le mode 4X4 est toujours enclenché. On est un peu septique mais en même temps on ne peut pas vraiment changer de véhicule car tous les papiers sont faits pour passer la frontière avec l’Argentine et les refaire pourrait bien prendre une semaine. C’est la première fois qu’on roule dans le sable direction le Salar de Taja qu’on constate que le mode 4X4 est un peu pourri mais ça passe donc on ne s’inquiète pas plus que ça. On se rend en Argentine et dans le secteur de Quebrada de las Conchas alors qu’on roule sur une piste de sable on se dit « tient on va voir si la double traction fonctionne bein en essayant d’accélérer dans le sable » et bien y’a plus de doute, les roues de devant patinent et celles de derrière ne bougent pas d’un yota. On dégage de la, on chope du Wifi pour en savoir plus sur notre problème. Donc on a un véhicule au 4×4 « intelligent » qui passe en mode 4X4 lorsqu’il détecte que les roues avant galèrent. Sauf que manifestement le notre n’est plus si intelligent car il ne passe jamais en mode 4X4. On change des fusibles mais rien n’y fait et maintenant on est bien trop loin du Chili pour échanger notre véhicule ou tenter de le faire réparer. Dommage, on ne pourra sans doute pas faire tout ce que nous espérions par la suite. Arrivés a El Penon, on demande avis au pseudo bureau pour touristes sur l’ensablement des pistes pour Campo Piedra Pomez et Carachi Pampa, la dame nous dit en gros « Carachi ok no arena » , » Pomez no ok, mucha arena ». Sauf que cette personne n’a jamais du mettre les pieds ni à l’un ni à l’autre, on s’est ensablé sur le chemin de Carachi Pampa et avons mis 3 heures pour se sortir de là et parcourir 10 mètres. Le lendemain on a donc fait appelle a une guide local pour nous conduire dans son véhicule au Piedra Pomez et à Carachi pampa que nous ne voulions par manquer. Du coup nous avons dépensé tout notre cash pour le payer et n’avions plus assez pour faire le plein d’essence à Antofogasta, pourtant les habitants de El Penon nous avaient assuré qu’on trouverait une banque, mais non. On demande donc dans une sorte de Mairie, si on peut échanger des euros, elles nous parlent d’un professeur qui accepterait de le faire… une heure plus tard on est dans la cours de récré de l’école du village à échanger nos euros contre des Pesos Argentin avec un prof…🤪 Bref après moult négociations a notre retour a San Pedro on a pu échanger notre faux 4X4 contre un vrai pour notre dernière semaine.
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Buenos Aires - Valparaíso: des chutes d'Iguazú au cœur des Andes, de la côte chilienne à l'Atacama
Buenos Aires - Valparaíso. Des chutes d'Iguazu au cœur des Andes, de la côte chilienne à l'Atacama.

Pour ce troisième printemps austral en Argentine et au Chili, ce sont des noms porteurs de rêves anciens qui ont guidé notre itinéraire, tout comme Ushuaia, le Perito Moreno et le Fitz Roy l’avaient fait en 2010 : Iguazú et ses chutes, l’Aconcagua, Valparaíso... 1400 km séparent Buenos Aires de Puerto Iguazú. Nous avons pris un bus pour rejoindre l’extrême Nord-Est du pays, puis un avion d'Iguazú à Salta. De là, comme d’habitude, nous avons loué chez Argentina Excepción une petite berline – cette année une Chevrolet Agil – pour faire une boucle au sud en traversant les Andes au pied de l’immense et magnifique Aconcagua (6962 m), et redescendre sur Valparaíso, sa baie, son port et ses pirates, ses collines et ses fleurs… En remontant vers le nord, la côte chilienne était par endroits brumeuse ou noyée de pluie, le Pacifique glacial, les goélands marins dansaient dans les vagues écumantes, mais elle cachait aussi des criques de sable étincelant et des merveilles géologiques. L’aridité a peu à peu repris le dessus, nous avons rejoint le désert d’Atacama, San Pedro, l’altiplano, la puna… puis Salta, d’où nous nous sommes envolés pour Buenos Aires.

Je tiens cette année encore à remercier Krikri que j'avais mise à contribution pour nous dénicher de bonnes adresses et grâce à qui nous avons passé un excellent séjour à Valparaíso!

La version avec photos est visible ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_152...



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Pour plus de clarté, je suis l'exemple de Trois14, et donc fais un Index du carnet. Chaque lien renvoie à la page concernée lorsqu'on est connecté :

Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta Buenos Aires - Puerto Iguazú Chutes d'Iguazú(1), Garganta del Diablo, Paseo Superior Chutes d'Iguazú(2), Paseo Inferior, isla San Martin Chutes d'Iguaçu côté brésilien Iguaçu (Brésil), Parc des oiseaux De Salta à Villa Unión via San Carlos et Belén En route pour la Laguna Brava... Parc national de Talampaya Ischigualasto, « là où se pose la Lune » De San Agustin de Valle fértil à Barréal en passant par San Juan La route des Andes (1). De Barréal à Puente del inca La route des Andes (2). Parc provincial de l'Aconcagua De Puente del Inca à Valparaiso Valparaiso (1) Valparaiso (2) Valparaiso (3). Museo a cielo abierto La côte Pacifique (1). De Valparaiso à La Serena La côte Pacifique (2). De La Serena à Bahia Inglesa La côte Pacifique (3). De Bahia Inglesa à Taltal via le parc Pan de Azucar La côte Pacifique (4). De Taltal à San Pedro de Atacama via Antofagasta De San Pedro de Atacama à San Antonio de los Cobres via le Paso de Sico Tolar Grande De San Antonio de los Cobres à Salta. Museo de Arqueología de Alta Montaña Buenos Aires. Tigre, La Boca

Renseignements divers

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Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta

Mardi 16 octobre

Le voyage a plutôt moyennement commencé… A Roissy, alors que je veux passer un texto à Loïc, impossible de trouver le portable. Je fouille partout, rien… En désespoir de cause, je m’adresse à un homme qui a l’air sympa et lui demande s'il veut bien appeler mon numéro pour que je l'entende sonner. Ça doit être assez comique, car nous avons ouvert les bagages à même le sol et j'ai l'oreille collée sur les vêtements tandis que lui, à côté, égrène régulièrement d’une voix forte le nombre de sonneries avant que le répondeur se déclenche: Une…, deux…, trois…, quatre!!! Mais il faut se résoudre à l’évidence, je l'ai bien oublié à Paris. Le taxi qu'on avait commandé est arrivé avec un quart d'heure d'avance et a envoyé un sms pour prévenir, j'ai sorti le portable de mon sac, lui ai répondu et... dans la précipitation j'ai dû le reposer sur une table!...

Mercredi 17

Le vol a duré dix-sept heures au lieu de treize heures trente-cinq. Une fois au-dessus de Buenos Aires (14 °C et de la pluie!), l'avion a tourné, tourné, tourné... L'atterrissage était prévu à 8 h 5, puis à 8 h 15, mais dix minutes plus tard on est remontés à 3000 mètres et on y est restés jusqu'à l'annonce du commandant de bord disant que les orages au-dessus de Buenos Aires nous obligeaient à aller nous poser à Montevideo, en Uruguay. En fait, le 777 ne pouvait de toute façon ni atterrir à cause des orages ni rester en vol parce que les réservoirs étaient presque vides. Je préférais très nettement ça, je me faisais tout un film avec le train d'atterrissage qui était peut-être bloqué... ;-)

De retour à EZE – l’aéroport international de Buenos Aires – à 11 h 35, le remis n'est évidemment plus là. On attend encore et encore, étant quasi certains que Yann s'est tenu au courant et aura fait le nécessaire. C'est bien le cas. Le chauffeur revient vers 1 h 15 mais réclame ensuite deux fois la course – ce qui en somme est normal puisqu’il a fait un aller-retour pour rien; un remis est un taxi privé que rien ne distingue des autres voitures, il travaille au forfait et ne peut embarquer d’autres personnes que celles convenues au départ. A cela s'ajoutent les quarts d'heure d'attente supplémentaires au-delà de l'heure prévue avant qu'il ne se soit décidé à repartir, et la note monte à 380 pesos – aussi cher que pour faire Paris - Roissy. A La Querencia, Yann discute âprement et arrive à faire baisser le prix à 320 pesos.

Second petit accroc, la souris du Netbook a disparu du sac de voyage entre Paris et Buenos Aires. Le bagage cabine étant plein, je l'ai posée sur le dessus du sac alors qu'il n'avait pas de cadenas, une habitude prise sur les vols à destination des Etats-Unis où l’on doit tout laisser ouvert ou avoir un cadenas TSA.

On est très contents de revoir Yann, on discute longuement avec lui l'après-midi en buvant du thé, de tout, du bébé à venir, de ses travaux très réussis, de notre travail, de la situation en Argentine, de Cristina Kirchner, etc. On retrouve aussi la grande chambre en duplex si agréable de l'an dernier avec Val et Guy, et les patios fleuris. Et le soir, les pizzas chez le traiteur voisin et sa « gata » (sa chatte), qui nous reconnaît et tient avec un enthousiasme aussi débordant que l'an dernier à transformer nos bas de pantalons en bonnets de hussards!

Jeudi 18

Quand on est à BsAs, nos pas nous mènent invariablement vers San Telmo et son mercado couvert, quel que soit notre planning, aujourd'hui comme hier et comme demain sans doute; en l'occurrence, Yann nous ayant indiqué un magasin sur Carlos Calvo pour racheter une souris, de l'autre côté de l'avenida 9 de Julio, nous ne pouvons faire autrement que de prendre la rue Carlos Calvo en direction de... San Telmo. D'autant que nous voulons aussi rejoindre Puerto Madero, ancien port de BsAs devenu rapidement obsolète après sa construction et laissé des décennies à l'abandon avant sa remise à neuf et sa transformation en quartier branché et hors de prix. Mais il est très sympa, surtout sous le soleil, traversé par le río de la Plata qui charrie une terre ocre généreusement amenée par les ríos Parana et Uruguay.



Pas de chance, au terminal de bus où nous allons chercher nos billets pour Puerto Iguazú, tout est complet en « tutto letto » avec Via Bariloche ou en « suite ejécutivo » (les deux catégories ont des sièges inclinables à 180°) avec Crucero del Norte. Seule cette dernière compagnie a encore des sièges camas (à 160°) pour le 19, côte à côte et au milieu du bus.

Ensuite, toujours à pied, nous voilà repartis pour le cimetière de Recoleta, ou cimetière de toutes les démesures si l'on excepte sa taille, que l'on n'avait jamais visité au cours de nos précédents séjours. Ici sont enterrés généraux, politiques, grands bourgeois, intellectuels et artistes, dans des mausolées dominés par des anges, des archanges et des vierges de tous les âges et de toutes les tailles.



Le marbre noir ou rose côtoie le béton envahi par de délicates guirlandes de plantes grimpantes ou de fleurs sauvages.

Par les portes, la plupart du temps vitrées, on aperçoit à l’intérieur deux cercueils, l'un au-dessus de l'autre, et à droite un escalier qui descend dans la froideur, le silence et la pénombre de la terre. Une grille, souvent ouvragée, permet de distinguer, lorsqu'un rayon de soleil se glisse au travers, l'empilement des morts dans leurs boîtes luxueuses... Le dernier arrivé prend la place du cercueil qui est en haut et fait descendre au sous-sol le cercueil du bas. Dehors, le ciel est bleu, les promeneurs défilent à la recherche de la tombe d'Eva Perón, les chats au poil en bataille roulent des mécaniques, la vie poursuit son cours...

Nous quittons le cimetière et ses quatre mille tombes – dont près d’une centaine classées monuments historiques. Parmi elles on trouve de tout, du kitchissime, avec souvent un brin de mégalomanie, mais aussi de très belles choses. Encore une bonne marche pour rejoindre le métro à Callao; changement à Catedral, linea E, sortie à Independencia, et à 16 heures nous avons rejoint nos pénates.

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