Bonjour,
Nous allons partir en direction de l'Inde en septembre 2013 en camping car (Fiat Ducato aménagé) et j'aurai quelques questions concernant la taxe sur le diesel demandée au poste frontière Turquie Iran:Quel serait le poste frontière le plus recommandé afin d'éviter de payer cette taxe, où tout du moins en payer le moins possible ?Comment est calculé cette taxe et quels justificatifs nous donnent on ?Peut on la marchander ?Peut on l'éviter, et alors qu'elles en seraient les conséquences pour acheter du diesel dans les stations iraniennes ?Questions identiques pour le retour Pakistan Iran ?Si quelques routards ont eu des expériences récentes dans ce domaine, merci de nous répondre.
Bonjour a tous,
Je suis indien habitant en inde.
Ca m'intrigue de savoir ce que pense la multitude silensieux parmi les voyageurs vocaux, -bien emerveilles ou terribement horrifies-, sur le peuple indien qu'ils rencontre pendant le voyage ici.
Je cherche des reflexions d'une nature saine et sensible, avec un regard objectivement critique, jouant sur la nuance culturelle et la difference subtile.
Si vous pouvez penser a un seul adjectif de connotation negative de votre choix personel pour decrire des indiens, ca sera plus interessant de voir comment l'inde est percue par le monde francophone.
Merci.
Jaydev (jaydev.makwana@yahoo.fr) (jaydevmakwana@hotmail.com)
Je suis indien habitant en inde.
Ca m'intrigue de savoir ce que pense la multitude silensieux parmi les voyageurs vocaux, -bien emerveilles ou terribement horrifies-, sur le peuple indien qu'ils rencontre pendant le voyage ici.
Je cherche des reflexions d'une nature saine et sensible, avec un regard objectivement critique, jouant sur la nuance culturelle et la difference subtile.
Si vous pouvez penser a un seul adjectif de connotation negative de votre choix personel pour decrire des indiens, ca sera plus interessant de voir comment l'inde est percue par le monde francophone.
Merci.
Jaydev (jaydev.makwana@yahoo.fr) (jaydevmakwana@hotmail.com)
Dans le cadre d'un voyage de deux mois en Inde, qui nous a conduit du Karnataka jusqu'à l'Himachal Pradesh, nous avons passé trois semaines au Gujarat, destination peu touristique et donc ne faisant pas l'objet d'autant de commentaires que d'autres. Pour préparer notre tour du Gujarat, je me suis beaucoup aidé des carnets de voyage postés sur ce forum et, à mon tour, j'ai envie de vous faire partager un peu de notre périple. Nous avons toujours utilisé les bus publics et je dois dire que, même si toutes les inscriptions sont faites en alphabet gujarati, nous n'avons jamais eu de mal à trouver le bon bus, les gens sont très serviables et toujours prêts à aider les étrangers même s'ils ne parlent souvent que quelques mots d'anglais. Nous n'avons rencontré que très peu de touristes étrangers et nous étions vraiment sujets de curiosité pour les locaux qui voulaient tous nous prendre en photo!
Voici donc, étape par étape, le déroulé de notre voyage
AHMEDABAD :
-Samedi 21/02/2015 : Après la matinée sur la plage de Benaulim, nous prenons le taxi à 13h30 pour aller à l'aéroport de Goa car, aujourd'hui, nous prenons l'avion pour Ahmedabad, capitale du Gujarat. L'avion décolle à 16h30 et arrive à 18h. Nous prenons un rickshaw pour nous rendre au vieux centre d'Ahmedabad (200rps). Quand nous y arrivons, il fait nuit. Une amie nous avait recommandé l'hôtel Kozar mais il n'y restait plus qu'un grande chambre très chère et l'hôtel Volga étant plein, nous nous rabattons sur un hôtel que nous indique le conducteur de rickshaw, le "Safar Inn", chambre double correcte pour 890rps. L'hôtel est bien placé (tout près de la Sidi Saiyad Mosque), la chambre est un peu déglinguée mais pas trop bruyante par rapport au quartier où la circulation est assez infernale et il y a une bonne douche chaude et un ventilo en bon état, et même un ascenseur! Que demander de plus ?
Détail étonnant : Le gérant, à notre arrivée, en plus des formulaires habituels d'identité à remplir, nous prend l'empreinte digitale du pouce et nous prend en photo!!! Une fois nos bagages installés dans notre chambre, nous repartons dans les rues sombres et jonchées de détritus, traversons le flux de la circulation intense et marchons le long des trottoirs encombrés d'épaves de voitures et débris en tout genre, pour arriver enfin à l'Hotel ZK (qui est en fait un restaurant musulman, donc non végétarien) sur Relief Road où nous pourrons savourer du très bon poulet. Ouf!
-Dimanche 22/02 : Dans l'hôtel, il y a un room service mais pas pour le petit-déjeuner !!! Nous partons donc à la recherche d'un endroit où prendre ce repas. Nous allons voir au Green House, le resto d'un hôtel très très chic mentionné dans le Routard. Mais, nous ne nous y attarderons pas car l'ambiance très "pincée" du lieu et le prix prohibitif nous font fuir. Heureusement, nous découvrons tout près de là, un petit snack indien bien plus sympa, le "Lucky restaurant" où l'on mange très bien, à toute heure. Nous aurons la surprise d'y remarquer, entre les tables, des groupes de tombeaux enfermés dans des grilles et couvertes de fleurs. Tiens! des jardinières originales, pensons-nous... Mais non, en fait ce restaurant, comme nous aurons l'occasion de l'apprendre plus tard, est construit sur un cimetière et il s'agirait de tombes de saints soufis du 16ème siècle ! vraiment "incredible India !" Tout près, se trouve la petite mosquée "Sidi Saiyad" aux belles fenêtres ciselées. Les femmes n'ont pas le droit d'y entrer quand quelqu'un est en prière à l'intérieur mais, heureusement, comme il n'y a pas de porte, on la voit très bien de l'extérieur. Sur la grande place qui s'étend devant le Bhadra Fort, se tient un grand marché de vêtements, chaussures, etc. La visite du fort est sympa, avec plusieurs escaliers et miradors : on peut monter sur les terrasses d'où l'on a une super vue sur la place et son animation. Nous y sommes tout seuls. En bas du fort se tient un petit temple hindou dédié à la déesse Kali. Aujourd'hui, s'y déroule une cérémonie avec des musiciens pleins de ferveur et d'entrain... Nous passons la vieille porte à trois arches, ancienne entrée du fort, et nous arrivons sur Gandhi Road où se trouve la Jama Masjid, la grande mosquée.

Nous prenons un rickshaw pour aller voir le beau puits "Dada Hari". Ici, on voit que nous ne sommes pas dans un état touristique, il n'y a pas besoin de négocier, les prix sont vraiment honnêtes : 40rps pour aller au puits et 60rps pour nous conduire jusqu'à l'Ashram de Gandhi, de l'autre côté de la rivière.

dans les profondeurs du puits

derrière le puits, se trouve une très jolie mosquée
Dans l'après-midi, nous suivons la rue bordée d'étals de fruits derrière la Jama Masjid et nous marchons, marchons jusqu'à Astoria Chakia (en demandant souvent notre route) car nous voulons atteindre la gare routière afin de nous renseigner sur les heures de bus pour Patan.
En cours de route, nous pouvons admirer la Rani Sipri Masjid, jolie mosquée finement ciselée mais dans un environnement enfumé, poussiéreux et une circulation intense.
Ahmedabad n'est pas une ville où l'on a trop envie de s'attarder, d'autant plus qu'on sera obligés d'y repasser à la fin de notre tour du Gujarat... Demain, nous partons pour Patan.
PATAN : -Lundi 23/02/2015 : Nous arrivons à la gare routière d'Ahmedabad vers 9h. Un gars bien aimable nous guide jusqu'à l'endroit où stationne le bus pour Patan (la gare routière d'Ahmedabad est très grande). A 9h20, le bus démarre. Comme pratiquement toujours en Inde, les billets se prennent dans le bus directement au contrôleur, nous en avons pour 210rps pour nous deux.
Bien sûr, le plus long sera de sortir d'Ahmedabad et de ses faubourgs. Nous arrivons à Patan à 12h30. La rue où se trouve la gare routière est un vrai capharnaüm : beaucoup de monde et de véhicules, énormément de poussière, de klaxons, d'échoppes ambulantes, etc... Un rickshaw nous conduit pour 20rps à l'hôtel Supreem Palace, qui est tout près mais nous aurions eu du mal à le trouver tout seuls car il est situé dans un renfoncement et rien n'est indiqué en alphabet latin (tout est écrit en gujarati ici). La chambre (500rps) donne sur un jardin public, on n'entend que les oiseaux, en plus, il y a un restaurant fort correct en bas, c'est super !
Après déjeuner, un rickshaw nous conduit à la maison où se trouve le musée des tissages "patola", très minutieuse et compliquée technique de teinture des fils de trame avant tissage. Puis il nous emmène au très célèbre puits "Raniki Vav" aux magnifiques sculptures. Vraiment impressionnant de beauté, bien entretenu au milieu d'un grand parc paisible.


Une fois revenus en ville, nous replongeons dans le tohu-bohu de la rue pour trouver un endroit où changer des euros. Nous trouvons une sorte de galerie marchande avec des boutiques sur trois niveaux (ce genre de galerie commerçante est très courant dans les villes indiennes). Il s'y trouve une bijouterie avec une enseigne Western Union qui fait le change à un bon taux. Après ça, nous déambulons le long de la rue principale bordée d'échoppes où nous espérons dénicher du papier toilette mais c'est une denrée inconnue ici !!! Il y a vraiment très peu de touristes étrangers ici, dans la rue nous sommes la cible de tous les regards. Tous veulent savoir de quel pays nous venons et sont très contents quand nous les prenons en photo, beaucoup nous prennent en photo à leur tour ! Au Gujarat, peu de gens parlent anglais mais ils sont très serviables et on finit toujours par avoir son renseignement...


comme l'avait déjà signalé Parvat dans son carnet, maintenant le tchai se boit à la soucoupe !
-Mardi 24/02 : Nous avions projeté d'aller à Modhera mais finalement, nous décidons de rester tranquillement à Patan. Nous n'avons pas le courage de nous taper encore du bus (1h aller + 1h retour) pour voir un temple alors que nous en avons déjà beaucoup vus et que nous allons en voir beaucoup d'autres au cours de ce voyage... Nous partons donc de bonne heure le long de la rue principale vers le vieux quartier. Il ne fait pas encore trop chaud et il n'y a pas beaucoup de trafic. Les commerçants sont en train d'ouvrir leurs boutiques, les marchands de fruits et légumes installent leurs étals. Dans le vieux quartier, la rue est bordée de belles maisons anciennes en bois avec des balcons travaillés et de toutes petites échoppes au rez-de-chaussée. Les gens sont très souriants et accueillants. Nous passons sous une ancienne porte qui devait être la porte de la ville, autrefois Patan a été capitale du Gujarat. Dans une rue latérale, bordée de boutiques de vêtements de cérémonie et d'échoppes de tailleurs, il y a de très belles maisons aux linteaux sculptés. Sur une place ombragée par un gros banian, derrière une grille, nous découvrons une ferme où des chèvres, des vaches et des moutons paissent tranquillement... dans la rue aussi, il y a des chèvres et des vaches, mais en liberté, celles-là... Nous arrivons à un magnifique temple jaïn. Des groupes de femmes chantent et prient. Dans le quartier, nous croisons beaucoup de groupes de nonnes jaïnes, toutes habillées de blanc, pieds nus et tenant un long bâton à la main. Dans un bâtiment, des moines sont occupés à étudier. Un de leurs attributs est la balayette, genre de plumeau avec lequel ils balaient le sol devant eux pour ne pas écraser d'insecte. Les jaïns sont respectueux de toute forme de vie. En revenant vers l'hôtel, nous retrouvons l'animation du bazar...




les nonnes jaïnes

cricket dans la rue
En fin d'après-midi, nous allons faire un tour à la gare ferroviaire qui se trouve au bout de la rue principale, à l'opposé du vieux quartier. Un train est sur le point de partir. Yannick va voir le conducteur et le prend en photo ainsi que plusieurs voyageurs amusés d'être photographiés. Mais, voilà un policier qui arrive et qui nous demande d'un ton péremptoire si nous avons une autorisation pour prendre des photos dans la gare ! Bien sûr, un attroupement s'est formé autour de nous, tout le monde est très intéressé ! Glup, c'est vrai que dans les gares indiennes il n'y a pas le droit de prendre de photo !..."Mais nous sommes allés demander l'autorisation au conducteur..." "Ah bon, Ok, Ok, vous êtes allés voir le conducteur..." et le voilà qui nous serre la main, tout sourire maintenant. Ouf, nous avons eu peur de devoir effacer les photos !

LITTLE RANN OF KUTCH :
-Mercredi 25/02/2015 : Depuis Ahmedabad, nous avions téléphoné à Devjibhai Dhamecha qui dirige, avec son fils Ajay, tous deux photographes animaliers, l'Eco Camp à la lisière de la réserve naturelle du Little Rann of Kutch, pour y réserver un séjour de deux nuits. Pour s'y rendre, il faut aller à Dhangadhra.
A la bus station de Patan, on nous a dit qu'il fallait d'abord prendre le bus Deesa-Junagadh, qui part de Patan à 6h45, puis changer de bus à Malvan Chokdi. Nous arrivons donc à la gare routière à 6h30 et là, on nous annonce que le bus, en fait, ne part qu'à 7h ! A 7h, le bus n'est toujours pas là, on commence à s'inquiéter car il n'y en a pas d'autre avant 14h... Ah, voilà un bus, nous nous installons dedans, les gens nous disent qu'il va bien à Junagadh, mais, par acquis de conscience, nous demandons tout de même au chauffeur s'il s'arrête à Malvan Chokdi. Et il nous répond que non ! Panique à bord ! nous descendons en vitesse et juste à ce moment, le bon bus arrive. Ouf, nous voilà enfin installés, il est 7h20... Nous payons 194rps pour aller jusqu'à Malvan. C'est un arrêt au bord de la route, à la bifurcation avec la direction d'Ahmedabad. Le bus arrive 10mn plus tard. Beaucoup de gens descendent là, heureusement, ça nous libère des places. Nous payons 74rps pour les 34kms qui nous séparent de Dhangadhra. A notre arrivée à la gare routière, le propriétaire nous envoie un rickshaw pour nous conduire à son camp qui se trouve à 45kms de là (600rps). En cours de route, nous croisons d'énormes troupeaux de moutons, de chèvres ou de vaches avec des cornes immenses et beaucoup de buffles. Nous arrivons au bout d'un peu plus d'une heure, le camp est accueillant. Nous logerons dans une "kooba", une case ronde en terre au toit de chaume, joliment décorée de motifs au pochoir. On nous sert un bon déjeuner copieux, et du tchai à volonté. Ici, c'est très calme, nous sommes en pleine nature et le vent frais rend l'atmosphère agréable. Munis de paires de jumelles que l'on a gentiment mises à notre disposition, nous allons faire une balade à pied dans le désert de sel qui s'étend tout autour et, déjà, nous avons le plaisir de voir des ânes sauvages (hémiones) et des nilgauts (encore appelés blue bulls).

-Jeudi 26/02 : Ce matin, à 7h30, il fait bien frisquet quand nous partons dans la jeep conduite par Ajay. Nous empruntons d'abord une route qui traverse la campagne. Dans les villages, la journée commence... Nous roulons le long des champs cultivés (cumin, blé, oignons verts, coton). Il y a aussi beaucoup de vaches et buffles, ainsi que chèvres et brebis. Les produits laitiers sont une ressource importante de cette région. Dans un champ, deux femmes sont en train de baratter du lait. Un peu plus loin, après avoir traversé une sorte de savane plantée d'épineux, nous arrivons devant une grande étendue d'eau où s'affairent de grandes quantités de flamants roses, pélicans, spatules, aigrettes, avocettes... Tout ce monde est occupé à pêcher, l'air est rempli de leurs gloussements particuliers. C'est l'une des rares régions de l'Inde où les flamants roses se reproduisent à l'état sauvage. Il y en a plusieurs sortes. Notre guide, qui connait très bien les oiseaux nous les montre sur un livre qu'il a apporté, ainsi que des paires de jumelles mises à notre disposition. Il explique tout très clairement dans un anglais facile à comprendre. Quelques barques sont posées sur l'étendue désertique. Elles appartiennent à des familles de pêcheurs musulmans qui viennent y pêcher des crevettes au moment de la mousson, quand le désert est transformé en lac. Ensuite, nous allons voir les salines. Le Kutch produit 70% du sel indien. Pour pomper l'eau souterraine, il faut creuser des puits de 35m de profondeur, les hommes creusent la glaise à l'aide de houes. Ensuite, l'eau salée est pompée et mise à décanter dans divers bassins successifs. L'évaporation due à l'action du soleil produit le sel qui est récolté à l'aide de grands râteaux comme les paludiers de chez nous. Les femmes portent des cuvettes de 25kgs de sel sur leur tête pour en faire de grands tas que les camions viennent ensuite charger.





Les gérants d'une concession de salines doivent la louer à l'état indien et ils emploient un grand nombre de travailleurs journaliers. C'est un travail très dur. Les journaliers ne sont pas beaucoup payés. Nous pouvons voir quelques huttes où ils vivent avec leurs familles très pauvrement. Quand l'eau recouvre tout pendant la mousson, ils sont employés dans les fermes pour les récoltes, ils déplacent leurs campements au gré du travail. En parcourant le Kutch, on croise beaucoup d'ânes, ce sont les derniers ânes sauvages d'Asie, mais aussi des antilopes cervicapres aux belles et grandes cornes en spirale, et, bien sûr des nilgauts, sortes de bovidés sauvages, ainsi que des chinkara, petites gazelles très rapides. On voit aussi de grands vols de grues, des aigles et plein d'autres oiseaux... La balade a duré 5h30 et était vraiment très intéressante. A l'arrivée, un bon repas savoureux et copieux nous est servi. On est vraiment bien ici. Il y a même une salle de bain attenante à la hutte, avec eau chaude au seau (il y a un grand chauffe-eau à bois) En fin d'après-midi, nous refaisons une grande promenade à pied dans le désert face au camp où nous admirons encore des ânes, des nilgauts, des grues (on ne s'en lasse pas) et le coucher du soleil... Nous ne regrettons vraiment pas d'être venus ici, ce séjour restera un moment fort de notre voyage et le souvenir d'un accueil exceptionnel.
La suite quelques articles plus loin...
-Samedi 21/02/2015 : Après la matinée sur la plage de Benaulim, nous prenons le taxi à 13h30 pour aller à l'aéroport de Goa car, aujourd'hui, nous prenons l'avion pour Ahmedabad, capitale du Gujarat. L'avion décolle à 16h30 et arrive à 18h. Nous prenons un rickshaw pour nous rendre au vieux centre d'Ahmedabad (200rps). Quand nous y arrivons, il fait nuit. Une amie nous avait recommandé l'hôtel Kozar mais il n'y restait plus qu'un grande chambre très chère et l'hôtel Volga étant plein, nous nous rabattons sur un hôtel que nous indique le conducteur de rickshaw, le "Safar Inn", chambre double correcte pour 890rps. L'hôtel est bien placé (tout près de la Sidi Saiyad Mosque), la chambre est un peu déglinguée mais pas trop bruyante par rapport au quartier où la circulation est assez infernale et il y a une bonne douche chaude et un ventilo en bon état, et même un ascenseur! Que demander de plus ?
Détail étonnant : Le gérant, à notre arrivée, en plus des formulaires habituels d'identité à remplir, nous prend l'empreinte digitale du pouce et nous prend en photo!!! Une fois nos bagages installés dans notre chambre, nous repartons dans les rues sombres et jonchées de détritus, traversons le flux de la circulation intense et marchons le long des trottoirs encombrés d'épaves de voitures et débris en tout genre, pour arriver enfin à l'Hotel ZK (qui est en fait un restaurant musulman, donc non végétarien) sur Relief Road où nous pourrons savourer du très bon poulet. Ouf!
-Dimanche 22/02 : Dans l'hôtel, il y a un room service mais pas pour le petit-déjeuner !!! Nous partons donc à la recherche d'un endroit où prendre ce repas. Nous allons voir au Green House, le resto d'un hôtel très très chic mentionné dans le Routard. Mais, nous ne nous y attarderons pas car l'ambiance très "pincée" du lieu et le prix prohibitif nous font fuir. Heureusement, nous découvrons tout près de là, un petit snack indien bien plus sympa, le "Lucky restaurant" où l'on mange très bien, à toute heure. Nous aurons la surprise d'y remarquer, entre les tables, des groupes de tombeaux enfermés dans des grilles et couvertes de fleurs. Tiens! des jardinières originales, pensons-nous... Mais non, en fait ce restaurant, comme nous aurons l'occasion de l'apprendre plus tard, est construit sur un cimetière et il s'agirait de tombes de saints soufis du 16ème siècle ! vraiment "incredible India !" Tout près, se trouve la petite mosquée "Sidi Saiyad" aux belles fenêtres ciselées. Les femmes n'ont pas le droit d'y entrer quand quelqu'un est en prière à l'intérieur mais, heureusement, comme il n'y a pas de porte, on la voit très bien de l'extérieur. Sur la grande place qui s'étend devant le Bhadra Fort, se tient un grand marché de vêtements, chaussures, etc. La visite du fort est sympa, avec plusieurs escaliers et miradors : on peut monter sur les terrasses d'où l'on a une super vue sur la place et son animation. Nous y sommes tout seuls. En bas du fort se tient un petit temple hindou dédié à la déesse Kali. Aujourd'hui, s'y déroule une cérémonie avec des musiciens pleins de ferveur et d'entrain... Nous passons la vieille porte à trois arches, ancienne entrée du fort, et nous arrivons sur Gandhi Road où se trouve la Jama Masjid, la grande mosquée.

Nous prenons un rickshaw pour aller voir le beau puits "Dada Hari". Ici, on voit que nous ne sommes pas dans un état touristique, il n'y a pas besoin de négocier, les prix sont vraiment honnêtes : 40rps pour aller au puits et 60rps pour nous conduire jusqu'à l'Ashram de Gandhi, de l'autre côté de la rivière.

dans les profondeurs du puits

derrière le puits, se trouve une très jolie mosquée
Dans l'après-midi, nous suivons la rue bordée d'étals de fruits derrière la Jama Masjid et nous marchons, marchons jusqu'à Astoria Chakia (en demandant souvent notre route) car nous voulons atteindre la gare routière afin de nous renseigner sur les heures de bus pour Patan.
En cours de route, nous pouvons admirer la Rani Sipri Masjid, jolie mosquée finement ciselée mais dans un environnement enfumé, poussiéreux et une circulation intense.
Ahmedabad n'est pas une ville où l'on a trop envie de s'attarder, d'autant plus qu'on sera obligés d'y repasser à la fin de notre tour du Gujarat... Demain, nous partons pour Patan.PATAN : -Lundi 23/02/2015 : Nous arrivons à la gare routière d'Ahmedabad vers 9h. Un gars bien aimable nous guide jusqu'à l'endroit où stationne le bus pour Patan (la gare routière d'Ahmedabad est très grande). A 9h20, le bus démarre. Comme pratiquement toujours en Inde, les billets se prennent dans le bus directement au contrôleur, nous en avons pour 210rps pour nous deux.
Bien sûr, le plus long sera de sortir d'Ahmedabad et de ses faubourgs. Nous arrivons à Patan à 12h30. La rue où se trouve la gare routière est un vrai capharnaüm : beaucoup de monde et de véhicules, énormément de poussière, de klaxons, d'échoppes ambulantes, etc... Un rickshaw nous conduit pour 20rps à l'hôtel Supreem Palace, qui est tout près mais nous aurions eu du mal à le trouver tout seuls car il est situé dans un renfoncement et rien n'est indiqué en alphabet latin (tout est écrit en gujarati ici). La chambre (500rps) donne sur un jardin public, on n'entend que les oiseaux, en plus, il y a un restaurant fort correct en bas, c'est super !
Après déjeuner, un rickshaw nous conduit à la maison où se trouve le musée des tissages "patola", très minutieuse et compliquée technique de teinture des fils de trame avant tissage. Puis il nous emmène au très célèbre puits "Raniki Vav" aux magnifiques sculptures. Vraiment impressionnant de beauté, bien entretenu au milieu d'un grand parc paisible.


Une fois revenus en ville, nous replongeons dans le tohu-bohu de la rue pour trouver un endroit où changer des euros. Nous trouvons une sorte de galerie marchande avec des boutiques sur trois niveaux (ce genre de galerie commerçante est très courant dans les villes indiennes). Il s'y trouve une bijouterie avec une enseigne Western Union qui fait le change à un bon taux. Après ça, nous déambulons le long de la rue principale bordée d'échoppes où nous espérons dénicher du papier toilette mais c'est une denrée inconnue ici !!! Il y a vraiment très peu de touristes étrangers ici, dans la rue nous sommes la cible de tous les regards. Tous veulent savoir de quel pays nous venons et sont très contents quand nous les prenons en photo, beaucoup nous prennent en photo à leur tour ! Au Gujarat, peu de gens parlent anglais mais ils sont très serviables et on finit toujours par avoir son renseignement...


comme l'avait déjà signalé Parvat dans son carnet, maintenant le tchai se boit à la soucoupe !
-Mardi 24/02 : Nous avions projeté d'aller à Modhera mais finalement, nous décidons de rester tranquillement à Patan. Nous n'avons pas le courage de nous taper encore du bus (1h aller + 1h retour) pour voir un temple alors que nous en avons déjà beaucoup vus et que nous allons en voir beaucoup d'autres au cours de ce voyage... Nous partons donc de bonne heure le long de la rue principale vers le vieux quartier. Il ne fait pas encore trop chaud et il n'y a pas beaucoup de trafic. Les commerçants sont en train d'ouvrir leurs boutiques, les marchands de fruits et légumes installent leurs étals. Dans le vieux quartier, la rue est bordée de belles maisons anciennes en bois avec des balcons travaillés et de toutes petites échoppes au rez-de-chaussée. Les gens sont très souriants et accueillants. Nous passons sous une ancienne porte qui devait être la porte de la ville, autrefois Patan a été capitale du Gujarat. Dans une rue latérale, bordée de boutiques de vêtements de cérémonie et d'échoppes de tailleurs, il y a de très belles maisons aux linteaux sculptés. Sur une place ombragée par un gros banian, derrière une grille, nous découvrons une ferme où des chèvres, des vaches et des moutons paissent tranquillement... dans la rue aussi, il y a des chèvres et des vaches, mais en liberté, celles-là... Nous arrivons à un magnifique temple jaïn. Des groupes de femmes chantent et prient. Dans le quartier, nous croisons beaucoup de groupes de nonnes jaïnes, toutes habillées de blanc, pieds nus et tenant un long bâton à la main. Dans un bâtiment, des moines sont occupés à étudier. Un de leurs attributs est la balayette, genre de plumeau avec lequel ils balaient le sol devant eux pour ne pas écraser d'insecte. Les jaïns sont respectueux de toute forme de vie. En revenant vers l'hôtel, nous retrouvons l'animation du bazar...




les nonnes jaïnes

cricket dans la rue
En fin d'après-midi, nous allons faire un tour à la gare ferroviaire qui se trouve au bout de la rue principale, à l'opposé du vieux quartier. Un train est sur le point de partir. Yannick va voir le conducteur et le prend en photo ainsi que plusieurs voyageurs amusés d'être photographiés. Mais, voilà un policier qui arrive et qui nous demande d'un ton péremptoire si nous avons une autorisation pour prendre des photos dans la gare ! Bien sûr, un attroupement s'est formé autour de nous, tout le monde est très intéressé ! Glup, c'est vrai que dans les gares indiennes il n'y a pas le droit de prendre de photo !..."Mais nous sommes allés demander l'autorisation au conducteur..." "Ah bon, Ok, Ok, vous êtes allés voir le conducteur..." et le voilà qui nous serre la main, tout sourire maintenant. Ouf, nous avons eu peur de devoir effacer les photos !

LITTLE RANN OF KUTCH :
-Mercredi 25/02/2015 : Depuis Ahmedabad, nous avions téléphoné à Devjibhai Dhamecha qui dirige, avec son fils Ajay, tous deux photographes animaliers, l'Eco Camp à la lisière de la réserve naturelle du Little Rann of Kutch, pour y réserver un séjour de deux nuits. Pour s'y rendre, il faut aller à Dhangadhra.
A la bus station de Patan, on nous a dit qu'il fallait d'abord prendre le bus Deesa-Junagadh, qui part de Patan à 6h45, puis changer de bus à Malvan Chokdi. Nous arrivons donc à la gare routière à 6h30 et là, on nous annonce que le bus, en fait, ne part qu'à 7h ! A 7h, le bus n'est toujours pas là, on commence à s'inquiéter car il n'y en a pas d'autre avant 14h... Ah, voilà un bus, nous nous installons dedans, les gens nous disent qu'il va bien à Junagadh, mais, par acquis de conscience, nous demandons tout de même au chauffeur s'il s'arrête à Malvan Chokdi. Et il nous répond que non ! Panique à bord ! nous descendons en vitesse et juste à ce moment, le bon bus arrive. Ouf, nous voilà enfin installés, il est 7h20... Nous payons 194rps pour aller jusqu'à Malvan. C'est un arrêt au bord de la route, à la bifurcation avec la direction d'Ahmedabad. Le bus arrive 10mn plus tard. Beaucoup de gens descendent là, heureusement, ça nous libère des places. Nous payons 74rps pour les 34kms qui nous séparent de Dhangadhra. A notre arrivée à la gare routière, le propriétaire nous envoie un rickshaw pour nous conduire à son camp qui se trouve à 45kms de là (600rps). En cours de route, nous croisons d'énormes troupeaux de moutons, de chèvres ou de vaches avec des cornes immenses et beaucoup de buffles. Nous arrivons au bout d'un peu plus d'une heure, le camp est accueillant. Nous logerons dans une "kooba", une case ronde en terre au toit de chaume, joliment décorée de motifs au pochoir. On nous sert un bon déjeuner copieux, et du tchai à volonté. Ici, c'est très calme, nous sommes en pleine nature et le vent frais rend l'atmosphère agréable. Munis de paires de jumelles que l'on a gentiment mises à notre disposition, nous allons faire une balade à pied dans le désert de sel qui s'étend tout autour et, déjà, nous avons le plaisir de voir des ânes sauvages (hémiones) et des nilgauts (encore appelés blue bulls).

-Jeudi 26/02 : Ce matin, à 7h30, il fait bien frisquet quand nous partons dans la jeep conduite par Ajay. Nous empruntons d'abord une route qui traverse la campagne. Dans les villages, la journée commence... Nous roulons le long des champs cultivés (cumin, blé, oignons verts, coton). Il y a aussi beaucoup de vaches et buffles, ainsi que chèvres et brebis. Les produits laitiers sont une ressource importante de cette région. Dans un champ, deux femmes sont en train de baratter du lait. Un peu plus loin, après avoir traversé une sorte de savane plantée d'épineux, nous arrivons devant une grande étendue d'eau où s'affairent de grandes quantités de flamants roses, pélicans, spatules, aigrettes, avocettes... Tout ce monde est occupé à pêcher, l'air est rempli de leurs gloussements particuliers. C'est l'une des rares régions de l'Inde où les flamants roses se reproduisent à l'état sauvage. Il y en a plusieurs sortes. Notre guide, qui connait très bien les oiseaux nous les montre sur un livre qu'il a apporté, ainsi que des paires de jumelles mises à notre disposition. Il explique tout très clairement dans un anglais facile à comprendre. Quelques barques sont posées sur l'étendue désertique. Elles appartiennent à des familles de pêcheurs musulmans qui viennent y pêcher des crevettes au moment de la mousson, quand le désert est transformé en lac. Ensuite, nous allons voir les salines. Le Kutch produit 70% du sel indien. Pour pomper l'eau souterraine, il faut creuser des puits de 35m de profondeur, les hommes creusent la glaise à l'aide de houes. Ensuite, l'eau salée est pompée et mise à décanter dans divers bassins successifs. L'évaporation due à l'action du soleil produit le sel qui est récolté à l'aide de grands râteaux comme les paludiers de chez nous. Les femmes portent des cuvettes de 25kgs de sel sur leur tête pour en faire de grands tas que les camions viennent ensuite charger.





Les gérants d'une concession de salines doivent la louer à l'état indien et ils emploient un grand nombre de travailleurs journaliers. C'est un travail très dur. Les journaliers ne sont pas beaucoup payés. Nous pouvons voir quelques huttes où ils vivent avec leurs familles très pauvrement. Quand l'eau recouvre tout pendant la mousson, ils sont employés dans les fermes pour les récoltes, ils déplacent leurs campements au gré du travail. En parcourant le Kutch, on croise beaucoup d'ânes, ce sont les derniers ânes sauvages d'Asie, mais aussi des antilopes cervicapres aux belles et grandes cornes en spirale, et, bien sûr des nilgauts, sortes de bovidés sauvages, ainsi que des chinkara, petites gazelles très rapides. On voit aussi de grands vols de grues, des aigles et plein d'autres oiseaux... La balade a duré 5h30 et était vraiment très intéressante. A l'arrivée, un bon repas savoureux et copieux nous est servi. On est vraiment bien ici. Il y a même une salle de bain attenante à la hutte, avec eau chaude au seau (il y a un grand chauffe-eau à bois) En fin d'après-midi, nous refaisons une grande promenade à pied dans le désert face au camp où nous admirons encore des ânes, des nilgauts, des grues (on ne s'en lasse pas) et le coucher du soleil... Nous ne regrettons vraiment pas d'être venus ici, ce séjour restera un moment fort de notre voyage et le souvenir d'un accueil exceptionnel.
La suite quelques articles plus loin...
Bonjour,
Je voudrais savoir s'il y en a parmi vous, qui connaissent le circuit "les couleurs du rajasthan"? l'avez vous fait? et qu'en pensez vous? merci
Je voudrais savoir s'il y en a parmi vous, qui connaissent le circuit "les couleurs du rajasthan"? l'avez vous fait? et qu'en pensez vous? merci
C’est mon troisième voyage au Gujarat, un état encore peu visité par les touristes occidentaux (ce qui n’est pas le cas des touristes indiens de plus en plus nombreux suite aux campagnes de publicité avec Amitabh Bhachhan …) mais mon premier carnet.
Une longue introduction sans photos dans ce premier post pour expliciter mes choix d’arrêts, les endroits quelquefois improbables dont je vais vous parler, ma façon de voyager, avec une voiture et un chauffeur.
Cette année, je repasse dans certains endroits parce qu’il m’est impossible de ne pas montrer à une des amies qui m’accompagne pour la première fois les puits d’Adalaj et de Patan, le temple de Modhera, le … et que ni l’une ni l’autre ne connaissent le grand Rann. Qu’importe, je peux retourner et retourner dans les mêmes endroits sans me lasser, ceux qui ont lu certains de mes posts le savent.
Pour avoir quand même des nouveautés à me mettre devant les yeux un peu tous les jours, j’ai exploré le web de fond en comble et lu et relu le guide Gujarat en anglais, un indispensable pour cet état (Gujarat, d’Anjali Desai, India Guide publications, disponible dans les tous les hôtels gouvernementaux du Gujarat qui ont tous un petit rayon librairie avec un beau choix d’ouvrages sur l’Etat). Bref, j’avais prévu un superbe voyage, varié, avec des monuments, de la nature, de l’artisanat et nous n’avons pas été déçus …
Comme d’habitude, voyage court, car je profite des vacances scolaires de février et je n’ai que 2 semaines ! Pas envie, malgré ma passion pour l’Inde de partir l’été, où j’aurais le temps de traîner un peu plus, mais la mousson ne m’emballe pas, même si la mousson doit être un moment à vivre. Peut-être un jour … On aura d’Ahmedadabad à Delhi, une voiture avec un chauffeur extra, Malkit, que je connais depuis des années, pour être flexibles, rapides, efficaces et voir des endroits improbables difficilement atteignables en transport en commun ! C’est confortable, je ne vais pas le nier. Ce sera mon 11ème voyage avec Malkit, qui vit à Delhi. Il est parti deux jours plus tôt pour nous récupérer à l’aéroport d’Ahmedabad. On va se limiter au nord de l’état pour ne pas faire trop de kilomètres. Il y a des merveilles partout, alors, pas la peine de courir dans tous les sens (même si pour certaine, je cours … , n’est-ce pas Parvat !), mais je n’ai que 14 jours sur place…
Départ le jeudi 12 après le boulot pour Paris, nuit dans un hôtel vers l’aéroport et vol Air France de 10 h 40 trouvé à bon prix il y a quelques mois. Nous arrivons à 23 h 30 heure locale à Delhi et faisons la queue pour récupérer notre e-visa. Un peu long, car on a l’impression que c’est la relève des douaniers (les bureaux se vident, d’autres personnes arrivent, s’installent tranquillement derrière les ordis et les machines pour les empreintes marchent quand elles veulent. Un scan des 4 doigts de la main gauche, un autre pour ceux de la main droite, un troisième scan pour les deux pouces, une photo de notre tronche, un tampon sur le passeport et c’est parti. Le système de Visa on arrival, pour qui reste moins d’un mois est beaucoup plus simple et plus économique que VFS.
Pour gagner du temps, nous avons réservé un vol domestique pour Ahmedabad à 6 h 50 du terminal 1, où je sais que nous ne pourrons rentrer que vers 3 ou 4 heures, alors on se trouve un petit coin avant la sortie définitive pour patienter et boire un premier chaï. Navette toutes les 20 mn pour le terminal 1, 10 à 15 mn de route dans un bus pourri, les formalités d’enregistrement et de dépose des bagages et nous voici attablés à 4 h du matin devant un masala dosa dans la zone des restos au premier étage. Ca pique, mais qu’est-ce que c’est bon !
Impossible de fermer un œil dans le long courrier, pas plus sur les fauteuils de l’aéroport ou dans le vol domestique. La journée va être dure …
A 8 h 30, nous retrouvons notre chauffeur devant l’aéroport d’Ahmedabad et c’est parti pour une journée de fous. Nous ne restons qu’une journée à Ahmedabad, et j’ai prévu un programme un peu chargé après une nuit blanche mais cela nous ne nous en rendrons compte qu’après...
La circulation est encore fluide et nous partons directement pour le puits d’Adalaj, situé à une grosse dizaine de km de là. Il est un peu tôt et la lumière n’est pas top, le puits est encore bien à l’ombre mais qu’importe, cela ne va gâcher notre plaisir. C’est ma troisième visite d’Adalaj mais c’est pas grave, j’adore les puits indiens, je suis même folle des puits indiens et Malkit m’appelle Chrisbaori, c’est dire. Il y a les énormes, les petits, les sculptés, les non sculptés, les sales, les propres, les classiques, les plus originaux, les vides, les pleins d’eau ou presque pleins … Vous allez en voir des puits si vous suivez ce carnet.



Les deux dernières photos, plus ensoleillées datent de 2013. Mieux vaut voir ce puits l'après-midi ...



Les deux dernières photos, plus ensoleillées datent de 2013. Mieux vaut voir ce puits l'après-midi ...
Bonjour
Il est désormais possible de traverser la Birmanie avec son véhicule perso pour peut que celà se fasse en convoi et sous l'égide d'une organisation allemande - Un premier convoi de 29 véhicules a ainsi traversé au printemps 2013
Suite ä la réussite de ce premier passage , un autre convoi est prévu en fev 2014 (Ind-Bir-Thai) et dans la foulée Thai/Bir/Ind , à priori en mars - je cherche des véhicules accompagnateurs pour rejoindre l'Inde , le ticket d'entrée pourrait être de 2000Eur sachant que celä pourrait se réduire si nous étions très nombreux ( les 29 ont payé 1000Eur chacun )
Il est désormais possible de traverser la Birmanie avec son véhicule perso pour peut que celà se fasse en convoi et sous l'égide d'une organisation allemande - Un premier convoi de 29 véhicules a ainsi traversé au printemps 2013
Suite ä la réussite de ce premier passage , un autre convoi est prévu en fev 2014 (Ind-Bir-Thai) et dans la foulée Thai/Bir/Ind , à priori en mars - je cherche des véhicules accompagnateurs pour rejoindre l'Inde , le ticket d'entrée pourrait être de 2000Eur sachant que celä pourrait se réduire si nous étions très nombreux ( les 29 ont payé 1000Eur chacun )
NAMASKAR,
Ben oualà ! Tout arrive ! Un très vieux projet va voir le jour ... dans quelques jours. Rouler de la pointe sud jusqu' au Ladakh. Je découvre l'Inde et ses multiples facettes depuis plus de 35 ans, mais ce Voyage à vélo et seul garde encore quelques interrogations. Les principales sont liées au camping sauvage ou en demandant ( perception de cette forme de voyage !? )? La route ? Les chiens ? La santé générale ...
Donc toute forme de conseil lié à un vécu de ce type sera le bienvenu. Itinéraire à privilégier, voire à rejeter clairement ! Partir très tôt le matin ! Zones, villages, rencontres.. fabuleux !
Je pense être au bénéfice d'un "gros" bagage de voyageur, je parle un peu l'hindi, pas douillet, rencontres faciles, mange de tout, suis un jeune retraité, organisé mais un peu "fou" !!! Et cette forme de Vie ... est nouvelle ! Une super adresse pour cure ayurvédique sérieuse serait OK aussi...
Merci pour toute idée, expérience utiles !
INDIABIKETOUR2014
Ben oualà ! Tout arrive ! Un très vieux projet va voir le jour ... dans quelques jours. Rouler de la pointe sud jusqu' au Ladakh. Je découvre l'Inde et ses multiples facettes depuis plus de 35 ans, mais ce Voyage à vélo et seul garde encore quelques interrogations. Les principales sont liées au camping sauvage ou en demandant ( perception de cette forme de voyage !? )? La route ? Les chiens ? La santé générale ...
Donc toute forme de conseil lié à un vécu de ce type sera le bienvenu. Itinéraire à privilégier, voire à rejeter clairement ! Partir très tôt le matin ! Zones, villages, rencontres.. fabuleux !
Je pense être au bénéfice d'un "gros" bagage de voyageur, je parle un peu l'hindi, pas douillet, rencontres faciles, mange de tout, suis un jeune retraité, organisé mais un peu "fou" !!! Et cette forme de Vie ... est nouvelle ! Une super adresse pour cure ayurvédique sérieuse serait OK aussi...
Merci pour toute idée, expérience utiles !
INDIABIKETOUR2014
Bonjour,
Je pars 3 semaines sur les îles andamanes.je voyage seule.quelqu'un peut-il m'expliquer la différence principale entre Havelock et neil island?est-ce qu'il est facile de se déplacer de l'une à l'autre?Est-ce que je trouve un centre de plongée PADI sur Neil Island?
on parle d'une "NUTS HUTS resort"et d'une "TANGO BEACH"resort?Vous pouvez en parler?
Quelle différence avec "DIVE INDIA resort"?
J'hésite encore pour réserver.
Merci de m'éclairer.
La frontiere entre l'indie et la birmanie est ouverte pour les voyage organisé et les prix pour la traverser sont raisonnables! nous sommes entrés le 12/12/2013 avec nos camping car!
Salut
Bonjour à tous,
Désolée je post un peu à tout va, peut être que j'en énerve certains. Voici mon problème : Je dois être à New Delhi le 30 octobre pour le début de mes cours, pour 5 mois de cours, puis on restera en Inde jusqu'en juin 2008, ou au Népal, rien n'est décidé. A vrai dire je n'avais envisagé que l'avion pour y aller. Je pars avec mon copain et notre chienne (svp ceci n'est pas un post sur le fait d'emmener notre chien en Inde). Etant donné le prix des billets d'avion pour chien, auquel je ne m'attendais pas, nous venons de décider de partir en voiture (et aussi pour avoir un véhicule là bas qui nous permettra de nous déplacer un peu avec le chien puisque ça n'a pas l'air évident dans les transports en commun indiens). J'ai en fait 2 questions, pour ceux qui l'ont fait : 1) question voiture : nous avons 2 clio, une toute pourrie de 1993, qu'il va nous couter assez cher de remettre en état, et une clio II, qui est en état mais que cela m'embêterait de ne pas ramener. laquelle choisir ? 2) nous ne pourrons pas partir avant le 10 octobre. Combien de chances aie-je de louper ma rentrée universitaire ? 20 jours cela vous semble-t-il raisonnable ? En plus ce sont les élections au pakistan 😕 Sinon pour le reste je lis et prend note dans d'autres post des démarches à faire pour le carnet de douane...Etc. Merci beaucoup par avance pour vos réponses !
Désolée je post un peu à tout va, peut être que j'en énerve certains. Voici mon problème : Je dois être à New Delhi le 30 octobre pour le début de mes cours, pour 5 mois de cours, puis on restera en Inde jusqu'en juin 2008, ou au Népal, rien n'est décidé. A vrai dire je n'avais envisagé que l'avion pour y aller. Je pars avec mon copain et notre chienne (svp ceci n'est pas un post sur le fait d'emmener notre chien en Inde). Etant donné le prix des billets d'avion pour chien, auquel je ne m'attendais pas, nous venons de décider de partir en voiture (et aussi pour avoir un véhicule là bas qui nous permettra de nous déplacer un peu avec le chien puisque ça n'a pas l'air évident dans les transports en commun indiens). J'ai en fait 2 questions, pour ceux qui l'ont fait : 1) question voiture : nous avons 2 clio, une toute pourrie de 1993, qu'il va nous couter assez cher de remettre en état, et une clio II, qui est en état mais que cela m'embêterait de ne pas ramener. laquelle choisir ? 2) nous ne pourrons pas partir avant le 10 octobre. Combien de chances aie-je de louper ma rentrée universitaire ? 20 jours cela vous semble-t-il raisonnable ? En plus ce sont les élections au pakistan 😕 Sinon pour le reste je lis et prend note dans d'autres post des démarches à faire pour le carnet de douane...Etc. Merci beaucoup par avance pour vos réponses !
Salut, j'ai ouie dire que des personnes cherchaient des infos sur les Andaman, comme nous en revenons, je suis à leur disposition, à +
Bonjours à tous ...
J'ai l'intention de faire Paris Delhi en fourgon mercedes début 2009 Je cherche à savoir si il est possible d'éviter le Pakistan et donc de passer de l'iran à l'inde en cargo avec un fourgon mercedes 308. Si oui combien ça coute ? Qui contacter ?
Aussi je sais qu'un certain Benoit a fait paris delhi en 205 Il est passer par le Pakistan et n'a pas eu de probleme ... bien au contraire ...
En 205 en Iran et au PAkistan on passe pratiquement inaperçu j'imagine... Mais avec un Fourgon mercedes 308 style caravane ... ça fait bien touriste... Est ce plus dangereux ? Suis-je FOU de faire ça ? Qu'en pensez vous ?
J'ai l'intention de faire Paris Delhi en fourgon mercedes début 2009 Je cherche à savoir si il est possible d'éviter le Pakistan et donc de passer de l'iran à l'inde en cargo avec un fourgon mercedes 308. Si oui combien ça coute ? Qui contacter ?
Aussi je sais qu'un certain Benoit a fait paris delhi en 205 Il est passer par le Pakistan et n'a pas eu de probleme ... bien au contraire ...
En 205 en Iran et au PAkistan on passe pratiquement inaperçu j'imagine... Mais avec un Fourgon mercedes 308 style caravane ... ça fait bien touriste... Est ce plus dangereux ? Suis-je FOU de faire ça ? Qu'en pensez vous ?
29 novembre arrivée à Kochi
Mon nom sur une pancarte ....Un indien entre deux âges , Harry , souriant de toutes ses dents manquantes me récupère et me conduit à sa voiture ...modèle d’une autre époque ... »ambassador « blanche dont la portière a failli m’éjecter à plusieurs reprises ...il a même fallu s’arrêter sur « l’autoroute « pour la refermer »
That’s india « !!!!
Une bonne heure de route pour arrivée à Fort kochi.....toujours les Klaxons mais un peu moins présents que dans mon souvenir ...proportionnels au nombre de voitures évidemment et ici la circulation paraît un peu moins dense ...
Fort Cochin occupe la partie nord est de la péninsule de Mattancherry . C’est la zone la plus ancienne de la ville de Kochi et son cœur historique . Elle a été créé en 1503 par les portugais et fut ainsi la première colonie européenne en Inde . Le navigateur portugais , Vasco de Gama a été le premier à relier l’Europe à l’Inde . Il y est mort en 1524 et a été enterré dans st Francis’s Church , la plus ancienne église de l’Inde avant d’être rapatrié au Portugal , en 1538 . Cette église a d’abord été construite en bois puis les franciscains portugais la remplacèrent par cette bâtisse en pierre , dénuée de charme. A l’intérieur le toit à la forme d’une coque de bateau inversée .
Le Master’s art café est un lieu de rencontre paisible auquel est accolée une petite agence de voyages , Travellers Paradise , qui accueille les touristes en les logeant chez l’habitant et peut organiser des séjours dans des familles en bord de mer ou en montagne , ainsi que des circuits sur mesure dans le Kerala , des visites de la ville , des cures ayurvediques , des croisières sur les backwaters ......Bref , tout ce qui peut faire le bonheur de leurs visiteurs ....
Un atelier de couture solidaire y est associé ...Il fabrique et vend des objets en tissu , permettant ainsi à des femmes dans le besoin de faire vivre leur famille . Une taxe de 15% est prélevée pour faire fonctionner cette association. Très belle idée qui s’est mise en place progressivement dans la tête et le cœur de ce couple franco - indien généreux et ouvert aux autres , Sophie artiste et styliste et Jude professeur de yoga .
Je suis logée à deux pas dans la maison d’hôte de Sheeba ....
Nous sommes à Fort Cochin ... c’est un quartier , calme et provincial où la vie se déroule lentement ... où chacun prend le temps de vivre .... C’est aussi le quartier chrétien et de nombreuses églises remplacent les temples habituels ... surprenant ... un petit coin d’Inde un peu à part ...
De jolies maisons coloniales cernent une placette où les élèves de l’école d’en face jouent au cricket , au football où s’entraînent à la course .. Le quartier s’étire jusqu’au port animé où on peut admirer les célèbres filets de pêche chinois qui font en partie la réputation de Fort Cochin ...
Le long du port , des échoppes vendent le poisson fraîchement pêché ...
Des marchands « de tout « s’étalent le long de la promenade et on peut y déguster des jus de coco frais encore dans leur coque , des fritures genre samoussas ou plus prosaïquement des sodas .
Le plus étonnant est d’avoir découvert au Kerala des marionnettes rapportées du Rajasthan !!!!! Tout est bon pour attirer le touriste ... Les tuctucs , noir et jaune ceux là , attendent le client en discutant ou en téléphonant...rien de bien différent sous les cieux keralais .... Ce premier soir , un peu fatiguée , juste un petit tour sur le port ..clic clac les filets sont dans la boîte !!!
A sept heures , je retrouve Sophie et Jude pour un moment de méditation et d’amour ...je partage leur repas avec plaisir mais c’est bien contente que je rentre retrouver mon lit .....
Le 30 novembre Le lendemain , journée au ralenti...je prends mes marques, je récupère du décalage horaire .... La journée d’hier a été une journée de mise en place , de pris de repères , d’assimilation de décalage horaire ...donc pas très productive !!!
La journée commence par un petit déjeuner au « Master Art Cafe « ....
Rituel bien agréable car cuisiné par les mains expertes de Sheena et Sonya . Ce sont des spécialités keralaises qui mettent de bonne humeur dès le matin accompagné d’un bon café et d’un jus de fruit frais ...hum un délice....
Après renseignement pris auprès de Cécile , je décide de faire un peu de marche jusqu’à Mattancherry et de rejoindre ainsi le Dutch Palace .....
Première visite réservée à St Francis’s Church maintenant église anglicane ...
Direction le port et son animation pour continuer le long de Calvathy ( bazar Road ) qui s’étire à l’infini un peu en retrait de la mer , le port marchand en face ..... De très beaux hôtels succèdent à des maisons délabrées avant d’arriver dans le quartier des grossistes en épices dont certains , au vue du luxe de leurs édifices, ont réussi à se faire une place au soleil "..
Une petite chapelle avec sa marchande de cierges ....
Une curieuse église ( catholique après renseignement ) où se préparait quelque mystérieuse cérémonie et un nom étrange gravé à l’entrée « our lady of Life Church « , sans doute dédiée à la vierge Marie....
Un antiquaire qui n’avait pas que sa marchandise d’antique ....
Quatre km pour rater l’embarcadère de Mattancherry annoncé à 1,2 km et le Dutch Palace à 2,5 !!!!! Retour à pied , désespérant les « tuctucs espérant « une cliente !!!! Je fais un détour pour saluer la « Santa Cruz cathédral basilica » , elle aussi massive et sans charme ...d’abord portugaise et église en 1595 , elle devient cathédrale en 1558 . Détruite en 1785 , elle est reconstruite en style baroque tardif en 1887 et devient basilique en 1984 lors de Jean Paul II au Kerala .... Deux grandes flèches blanchies à la chaux lui donnent un peu de légèreté et à intérieur diverses statues un peu « kitsch« ainsi qu’un tableau au dessus de l’autel représentant la cène qui n’est pas sans rappeler celui de Léonard de Vinci .
Un dernier détour par le port pour admirer le coucher du soleil .
Je ne suis pas la seule à avoir cette idée ...de nombreux indiens viennent s’y attarder seul ou à plusieurs , discutant ou contemplant le spectacle qui émerveille notre regard ...
De nombreux touristes s’y mêlent et chacun a l’air de savourer ce moment plein de magie ....et c’est des lumières plein les yeux que je regagne ma sweat-room...après une nouvelle méditation intense ( pendant ) et chaleureuse ( après )
1 er décembre. C’est après une nuit écourtée par des touristes nouveaux-arrivés et indélicats ...et par un coq qui confond la nuit et le petit matin ...que j’émerge à......10 h 30.... Ce n’est pas grave ...je suis en vacances .... Petit déjeuner tardif .... Je savoure le spectacle de la rue peu animée au regard des quartiers « plus indiens « où du port ... Des enfants jouent au foot sur le terrain .... ...
Un marchand ambulant de chaï que j’aurai l’occasion de goûter un peu plus tard ....
La fin de la matinée est consacrée à la visite de l’atelier de Sophie qui foisonne d’idées et de réalisations colorées et joyeuses ...
Retour au café , achat de fruits pour équilibrer mon régime alimentaire, discussion intéressante avec Cécile ....je déjeune à .... 16 heures .....
La journée s’étire sans se presser ....revisite du port à la tombée de la nuit et ses lumières multicolores m’enchantent encore et encore ....
Je rebrousse chemin déçue car la plage est fermée suite à une tempête qui pendant la nuit a envahi d’eau le sable et représente un danger pour quiconque prendrait le risque de s’y aventurer ...
Le décalage horaire sévissant malgré tous mes efforts , je rentre me coucher... une bonne nuit sera la bienvenue et demain sera un autre jour .
Le 2 décembre Aujourd’hui c’est l’enterrement de la belle mère de mon hôtesse ..le corps est exposé dans son cercueil depuis la veille et les amis défilnt pour prier et lui dire adieu ...pendant une heure de la musique religieuse est diffusée par des hauts parleurs . Puis le prêtre arrive pour bénir le corps avant l’enterrement proprement dit ...rien de bien différent de chez nous étant donné que la famille est chrétienne comme 20% de la population du Kerala ( 10 fois plus que la moyenne nationale ) .En effet ce sont les portugais qui ont débarqué en premier au Kerala suivi des jésuites .... A cela s’ajoute 25% de musulmans , le reste de la population étant majoritairement hindouiste . A aucun moment nous ne ressentons de tension entre les différentes communautés et tout ce petit monde est un bel exemple de cohabitation pacifique ....
Le Kerala a été le premier état à élire un représentant marxiste et souvent le drapeau avec la faucille et le marteau s’associe au drapeau national indien ..
Avec les filles de bureau d’accueil , nous nous mêlons à la famille pour honorer le corps avant qu’il ne soit emporté ..
A nouveau , cette envie irrésistible d’aller me « perdre « dans le quartier indien, histoire de m’immerger et de respirer l’odeur de cette Inde vivante et colorée , qui fait un peu défaut à ce coin de province calme et « anglisé « ....
Un tuctuc me conduit à deux pas de Dutch Palace et je décide de remettre ma visite à plus tard afin de parcourir la très longue « Palace road « ....
L’Inde , la vraie , celle des échoppes , les bien rangées , les désordonnées, les propres , les moins propres ......
Des boutiques ....toutes sortes ...comme ...en Inde !!!!
La vraie .., celle qui vit , qui respire, qui palpite ... C’est le quartier des hindouistes .... De vraies boutiques succèdent aux échoppes étroites et sombres ...... Un temple hindouiste modeste et fermé ...c’est le premier que je vois depuis mon arrivée ..Seules quelques bougies brûlent à l’extérieur.Sans doute dédié à Shiva car on peut y voir sa monture , le taureau Nandi ...
La chaleur humide se faisant de plus en plus prégnante , je reprends un tuctuc pour rejoindre le quartier plus calme et plus aéré de ma guest house .
Je repère la rue d’où je viens et à pied , la reprend en sens inverse et ai le plaisir de déguster un samossa ainsi qu’une autre variété de délicieux beignets servis dans du papier journal !!!! Je passe devant un des hôpitaux de la ville et dans un terrain vague voisin , tiens tiens des revenantes!!! Nos amies les vaches qui se font plus rares dans ce coin de l’Inde car ce ne pas elles qui déambulent le long des rues mais ..... »de sympathiques...biquettes !!!!!
Je rejoins le port. ...
Un homme assis en tailleur sculpte des peignes dans une corne de buffle...avec une scie , il sépare les dents et le résultat est un joli peigne en corne en forme de poisson ... Admirative , je lui en achète un et lui promets de revenir ...
Un déjeuner tardif Master Art cafe et l’après midi s’écoule sereinement dans ce coin de l’Inde si particulier et si attachant ... Quelques fruits composeront mon repas du soir et au lit car demain , mon amie Josephine arrive ...ouahhhhh!!!!! Un dernier tour sur le port pour aller goûter l’animation et regarde encore une fois ce spectacle sans arrêt renouvelé...et ces filets de pêche chinois qui en sont la principale attraction et nécessitent 7 ou 8 hommes pour les manipuler .... La plage est toujours recouverte d’eau et de détritus suite à une grosse tempête plus au sud et des barrières de sécurité nous empêche de passer ..... Nous apprendrons le lendemain que dans le sud du pays , de nombreux morts et pêcheurs disparus en mer font un bien triste bilan .
Le 3 déc. arrivée de la belle Nous sommes dimanche ...lever à 6 h du matin ..direction aéroport .... Une quarantaine de km nous séparent de l’aéroport international ... A cette heure matinale il fait encore bon et la circulation n’est pas trop dense ...Durant une bonne partie de la route , nous longeons la ligne de métro qui comporte sept stations .... A terme , elle devrait arriver jusqu’à l’aéroport .. Je récupère mon amie et direction Fort Cochin où la vie tranquille nous surprend ... Il fait bon vivre à Fort Cochin ... Petit déjeuner , installation , petite sieste ...et direction le port ..sur notre chemin , nous nous arrêtons pour admirer la belle cathédrale basilique Santa Cruz qui en fin de compte retrouve grâce à mes yeux .
Aujourd’hui la vierge est ornée d’une torsade de fleurs rouges du plus bel effet Quelle dévotion et quel respect ont ces indiens catholiques ....je ressent une émotion intense que je ne discerne plus beaucoup dans nos églises françaises .
Nous avons la chance d’assister aux baptêmes de deux enfants et José s’émerveille devant les jolies tenues endimanchées des petites filles qui ressemblent à de petites princesses ....en fin de compte toutes les petites filles du monde aimeraient être des princesses ....
Nous sommes dimanche , notre café de la place est fermé ...nous nous régalons d’un plat délicieux pour la modique somme de .... 3 euros ... St Francis’s church est fermée... nous déambulons jusqu’à la galerie David hall , face au ground où une exposition de peinture nous fait découvrir de jolis tableaux inventifs qui nous émerveillent ...
A 18 h nous avons rendez avec Cécile et le reste de la troupe pour aller assister à une fête hindouiste au Dutch temple , centre du quartier hindou et départ de l’interminable Palace Road .. Les rues intérieures sont décorées au sol par des dessins blancs faits de farine de riz et éclairés de petites lampes à huile ...le résultat est magique ..
La surface du ground qui s’étend entre la grille d’entrée et le Dutch palace est entièrement recouverte rangées de petites lampes à huile que les indiens rallument régulièrement.....au fond le temple mais nous , non hindouistes , n’avons pas le droit d’y pénétrer...seule Cécile a eu le privilège d’être accepter et d’assister aux prières et aux rituels ...
Quelques musiciens tapent sur leurs tambours et scandent de la musique rythmée et lancinante aux sons de laquelle des danseurs se démènent et qui n’est pas sans me rappeler la techno de nos boites de nuit !!!!! Nous attendons un défilé hypothétique avec des éléphants ....rien ne se passe et nous décidons de retourner dans notre coffe shop de la rue princesse ... c’est la rue la plus touristique de Fort Cochin ... Les boutiques tenues pas des « cashemiris « sont à touchetouche et tous essaient d’attirer notre attention ...la concurrence est rude et les touristes ne se bousculent pas ... c’est pourtant le début de la saison touristique ...mais la rumeur de la tempête en a découragé plus d’un .... Il est 20 h40 et notre restaurant ne sert plus .. Nous nous rabattons sur un restaurant un plus plus international ... et surprise !! Les « noodles « aux crevettes sont délicieuses .. Encore une journée de passer ... à prendre son temps
4 déc lundi Le rituel .....petit déjeuner au Art’s Master coffee ...tous les jours nous goûtons une spécialité keralaise ...aujourd’hui ce sont des « iddiyappam , nouilles de riz cuites à la vapeur avec des légumes cuits dans une sauce délicieuse légèrement épicée ....
Aujourd’hui nous décidons de jouer les touristes ....nous irons vers Marrancherry admirer le Dutch Palace (1557)devenu un musée et la synagogue Pardesi qui est la plus vieille synagogue d’Inde ...
Comme tous les jours le temps passe trop vite et finalement nous embarquons dans un tuctuc aussi bien décoré que le propriétaire est jovial ...
Nous commençons par la synagogue ..au passage , malgré nos protestations, nous nous arrêtons dans deux boutiques d’objets indiens de luxe où le chauffeur doit avoir une commission ..
La plupart , en effet , servent de rabatteurs et touchent un bakchich quand les clients achètent ...
Nous ne pouvons nous empêcher d’admirer des panneaux de bois sculptés et peints , de magnifiques échiquiers aux figurines finement ciselées en os de chameau , des tapis , de nombreuses représentations de Shiva , Ganesh ...en bois , en bronze , métal .... Bref beaucoup de tentations ...un vrai bonheur pour celui qui a envie de marchander ... Pour ma part , je préfère acheter directement aux petits commerçants ou dans des échoppes où les intermédiaires sont réduits au minimum ... A la troisième boutique nous râlons sec ...et notre chauffeur nous explique que de toutes façons , la synagogue n’ouvre qu’à 15 h !!!! Imparable !!!!mais nous insistons pour descendre et arpenter les boutiques du quartier et ce n’est pas ce qui manque ....
Nous rentrons dans une de ces boutiques luxueuses où un des vendeurs sur le pas de la porte nous fait miroiter des prix « moins que pas chers « !!!! Mon amie négocie âprement une statuette en métal et le vendeur finit par céder en simulant comiquement qu’il est étranglé !!!! Dans la rue menant à la synagogue , les boutiques les échoppes et les marchands ambulants sont collées les uns aux autres ...nous sommes bien dans un quartier touristique ....les touristes ne sont pas pléthores et nous sommes sollicitées en permanence ...cet afflux de marchandises est un peu déroutant et aurait plutôt tendance à me faire fuir ...mais devant un pas de porte !!!!! La même statuette en métal ....sans discuter , je l’acquiers pour un prix deux fois moindre !!!!!! Je m’amuse beaucoup devant la déconfiture de mon amie qui essaie de se persuader que la sienne est plus belle !!! Que nenni ...la seule différence réside dans l’instrument de musique qu’ils ont entre leurs mains ...
Nous arrivons devant la synagogue ...quelques touristes indiens ( les indiens visitent beaucoup leur pays ) et étrangers attendent l’ouverture des portes
La synagogue Pardesi date de 1568 et a été en partie détruite par les portugais en 1662 puis reconstruite lors de l’arrivée des Hollandais .
A Cochin il y a deux communautés juives , une plus ancienne , les « Juifs noirs « et les « Juifs blancs d’origine plus récente .
C’est la plus ancienne synagogue du monde( !!!??!!) On y pénètre par une petite cour où se trouve la tour de l’horloge datant de 1760 , date à laquelle elle fut agrandie .
Il est interdit de prendre des photos à l’intérieur .
Dans le hall d’entrée , une série de tableaux raconte l’histoire de l’arrivée des juifs en Inde et leur intégration ....
En 1805 le maharadjah de Travancore offre une couronne en or pour la Torah :
Destruction de Cranganore en 1524 ....
Elle est éclairée par des lustres provenant de Belgique, on peut y admirer une chaire dorée et au sol des carreaux bleus et blancs peints à la main de toute beauté et provenant d’une communauté juive de Canton au XV eme siècle . On peut y admirer une Torah du 16eme siècle . Désormais les services religieux ne sont plus organisés que pendant les principales fêtes juives . Après cette visite nous sommes épuisées par la chaleur ( exceptionnelle pour un mois de décembre ) et affamées !!!! Nous reprenons les rues pleines de tentations et admirons au passage quelques jolies maisons restaurées avec leur cour intérieure ... peut être un hôtel ou un musée ?
Rapidement nous sommes rassasiées de tuniques , pantalons , statuettes en métal , en bois , ...colliers , bracelets ... Tous les mêmes ... la plupart des boutiques sont tenus par « les cachemiris « et nous avons les mêmes dans Fort cochi rue princesse .. Toutefois vers la synagogue , les boutiques avaient un nom juif et on pouvait y trouver des objets religieux juifs . Nous reprenons un tuctuc pour retrouver le calme de notre « fort » !!!! un déjeuner - dîner rapide et au lit car demain une grande journée nous attend !!!!!
Le 5 décembre Aujourd’hui nous avons décidé de prendre un tuctuc affrété par l’association pour aller faire une visite un peu approfondie et détaillée des quartiers de Fort Cochin et Mattancherry ... Un charmant conducteur anglophone nous attend devant le Master Art Cafe ...
Il nous emmène d’abord devant Santo Cruz qui m’émeut à chaque fois un peu plus ...sur les bas côtés , les vitrines de la vierge , de St Joseph , les statues des différents saints comme St Antoine ont une naïveté propre à celle que l’on retrouve chez ces chrétiens keralais ....
Puis St Francis’s Church autre incontournable de la péninsule ....datant de 1503 , en bois puis en pierre (milieu du 16 eme siècle ), on peut encore y voir l’endroit au fond et à droite où Vasco de Gama a été enterré lors de sa mort en 1524 avant d’être transféré 14 ans plus tard à Lisbonne . Le plus étonnant pour une église chrétienne , c’est qu’il faut enlever ses chaussures pour y pénétrer ....nous sommes en indes, n’est ce pas !!!!
Puis nous passons devant « le Dutch cimetery consacré en 1724 , fermé et à travers les grilles duquel on peut voir la végétation qui a envahi les tombes sur lesquelles les inscriptions sont en partie effacées .
Puis nous nous arrêtons devant un énorme banian dont les racines aériennes sont vraiment spectaculaires ...pose , la photo obligatoire clic clac ..nous repartons ...
Cette fois nous arrêtons et visitons la blanchisserie « Dhobi Khana » ( public laundry ) ...impressionnant !!!! Cette blanchisserie a été crée en 1720 pour laver les uniformes de l’armée Hollandaise et les ancêtres de cette communauté Vannar Sangham viennent du Tamil Nadu voisin et de la côte Malabar . Les hollandais leur avaient alloué 13 acres de terrain à cet effet . La blanchisserie été construite en 1976 . C’est là que sont lavés séchés et repassés tous les textiles des hôtels et des particuliers .... Des étendoirs immenses où le linge est mis à sécher à moins que ce ne soit directement sur l’herbe .... Avant cela , il est lavé dans de nombreux petits lavoirs en pierre où il est tordu , essoré , frappé et cela de nombreuses fois avant d’être rincé , mis à séché et repassé... Un autre bâtiment abrite une succession de tables à repasser où la dextérité des manipulateurs de ces gros fer à repasser chauffés par des braisée de noix de coco , est époustouflante... Une sacré entreprise impressionnante par son organisation qui paraît être sans faille !!!!
Tout au long des rues , le spectacle de la vie indienne animée et variée comme je l’aime tant ....des petites échoppes de vendeur de billets de loterie aux voitures ambulantes des vendeurs de chaï , de samossas ou autres délices frits ou jus de cannes à sucre à moins que que ce ne soit de cacahuètes grillées , elles aussi vendues dans un cornet de journal ....
Puis nous arrivons au marché , le plus important de Fort Cochin avec ses étals de poisson séché , de fruits et de légumes connus et inconnus , comme les « doigts de demoiselle « longs filaments verts de section carrée , délicieux ....un spécialiste des oignons est assis à même de sol pour les trier ....Un spectacle sans cesse renouvelé ... Puis le bâtiment des bouchers avec ses stands de volaille , de bœuf , de chèvre ...un peu plus loin des stands de coquillage ...entre deux clients certains lisent le journal ...L’odeur est prégnante aussi j’interromps ma visite pour respirer dehors !!!!
Et au milieu de tout cela , entre un volailler et un marchand de riz , un tailleur « excellent « dit le panneau ...
Puis nous arrivons devant un temple dédié à Shiva fermé aux « non hindouistes « Nous ne pouvons l’admirer , ainsi que son « arbre à offrandes « que de derrière la grille ...un dessin de Shiva entouré de Parvati et de Ganesh signifie que nous sommes bien chez des hindouistes ...sur la gauche un petit autel avec ses guirlandes pour les honorer ...un peu plus loin , un autre petit temple où l’on peut reconnaître les sculptures de Ganesh et autres divinités sur le fronton ...
Puis le temple Jaïn avec sa croix reconnaissable entre toute puisque les nazis l’ont récupérée pendant la guerre pour en faire leur symbole mais en l’inversant ...malgré tout , la regarder me fait froid dans le dos .. Nous enlevons nos chaussures pour la visite , nous laissons nos sacs à l’entrée et les photos ne sont autorisées qu’à l’extérieur des bâtiments . C’est un bâtiment tranquille à l’atmosphère sereine ...peut être que si nous revenions aux alentours de midi , il en serait autrement car le temple est curieusement un lieu de rassemblement d’une centaine de pigeons que des moines nourrissent quotidiennement...ceci a sans doute un rapport avec leur attachement à la non violence absolue envers tous les êtres vivants ...ils pratiquent donc un végétarisme poussé puisque ils ne mangent même pas les végétaux à racine pour ne pas tuer les vers de terre et ne pas empêcher la plante de repousser ....la communauté Jaïn a fondé en Inde plusieurs hôpitaux destinés aux animaux ...Notamment à Delhi , il y a un hôpital jaïn pour les oiseaux ...
Mêmes principes que l’hindouisme et le bouddhisme ...à savoir atteindre l’illumination afin de sortir du cycle des incarnations ....leur culte consiste à réciter des mantras et faire des offrandes ( Puja) dans les temples .Ils pratiquent aussi le jeûne ....et essentiel , respectent TOUTES les formes de vie pour ne pas accumuler du karma ...
Puis nous nous dirigeons vers un des lieus les plus connus et visités de la péninsule...Le Dutch Palace .....situé dans Mattancherry au SE de Fort Cochin ...pour y parvenir on traverse le quartier des grossistes en épices où on peut aussi longer « bazar road « le long de la côte ... Les négoces en gros d’épices alternent avec les luxueux magasins de souvenirs tenus par les « cachemiris » qui reversent des commissions aux chauffeurs qui leurs amènent des clients ....des effluves de cardamome , de clous de girofle , de gingembre , de cumin ...nous chatouillent agréablement les narines ....nous avons visité l’entrepôt de « la vieille usine de gingembre » où le gingembre est étalé dans la cour au soleil pour sécher , trié , réduit en en poudre par frottement sur de grosses pierres , tamisé , mis en sac pour être transporté et livré .... En haut d’un escalier bancal , une boutique où nous dégustons un délicieux « thé aux herbes « et autres infusions pour nous encourager à acheter ....
Le Dutch Palace où musée hollandais ....photos interdites ...nous entrons par un escalier et redescendons par un autre ...une petite queue se forme ... Ce palais fut offert par les portugais au Raja de Cochin en 1555 en échange de concessions ...Il fut rénové en 1663 à l’arrivée des hollandais d’où son nom ...pourtant à l’extérieur, il n’a rien d’un palais !!! Mais à l’intérieur, les fabuleuses peintures murales contant des épisodes du Ramayana ....48 datant du 16 eme siècle me font changer d’avis ! Au premier étages , Lakshmi , Vichnu , Shiva , Parvati nous font des clins d’œil depuis leurs compositions murales ....de plus , outre les portraits des maharadjas depuis 1864 par des artistes locaux , une belle collection de palanquins , de costumes de cérémonie incrustés de pierreries , d’ombrelles royales ....les plafonds sculptés nous donnent une idée de la richesse de ces « gens là « !!!!! A côté deux temples , l’un dédié à « lord Krisna « et l’autre « lord Shiva « interdits au non- hindouistes ... Puis nous nous arrêtons devant une église à l’architecture « on ne peut plus inconventionnelle « !!!!étonnante , surprenante , c’est l’église syrienne St George de Fort Cochin ...
Un corridor couvert avec de nombreux vitraux dont les sommants représentent des scènes de la vie du Christ , de le Vierge , des apôtres .. A l’extérieur un curieux bas relief représentant « le serment de La Croix penchée «
Notre chauffeur nous propose de déjeuner dans un restaurant keralais peu fréquenté par les touristes ....il fait sombre , de nombreux hommes d’affaire se pressent et nous dégustons ...pour 4,5 euros , un « biryani « de chèvre absolument succulent ....nous nous régalons et pendant notre dégustation, un homme à la peau couverte d’étranges grosseurs , tend sa gamelle au caissier qui la lui fait remplir aux cuisines ....il nous a semblé qu’il lui tendait un papier ? Peut être un bon d’échange ?? Nous rentrons au bureau , ravie de notre promenade afin de préparer avec Cécile et Sanitha la suite de notre séjour ... En effet , nous avons l’intention de séjourner plusieurs jours en bord de mer ...de façon à découvrir d’autres paysages et de se reposer de la chaleur lourde et humide de Fort Cochin ....
Le 6 7 et 8 décembre Notre cher Harry nous attend devant le bureau , son « ambassador « astiquée et rutilante ...
Une quarantaine de kilomètres pour parvenir à Marari beach , petite station balnéaire à dix km au nord d’ Allepey , point de départ de la plupart des croisières sur les backwaters . Quarante km c’est peu ...en distance oui mais en temps !!! c’est une autre histoire ...en Inde , on raisonne en temps et non en kilomètres ....les routes sont encombrées , les ralentissements et les embardées sont fréquentes car les chauffeurs doivent éviter les trous ...de plus tuctucs , vélos , deux roues , voitures , cars , quand ce ne sont pas les piétons ou les vaches qu’il faut éviter ...et tout ce petit monde conduit en évitant les autres et pour cela il faut se faire entendre ....à coup de klaxons ....bien entendu !!!!! Aaaaahhhhh les klaxons en Inde .....quel bruit mélodieux !!! Ils nous cassent les oreilles ...à croire que les indiens sont nés avec un klaxon greffé dans la main !!!! Tout au long de la route , nous pouvons observer la préparation des fêtes de Noël qui consiste en la pose de guirlandes diverses et variées tant pour la forme que pour la couleur ..
Nous arrivons sans encombre à Marari beach.....un petit chemin serpentant vers la plage et dans un jardin , notre bungalow nous attend ...
le propriétaire des lieux nous reçoit et un charmant monsieur âgé l’accompagne.., son père ....il veut nous porter nos bagages ...il sera souvent avec nous et la communication se fera aisément mais par signes .....il ne parle que le dialecte kéralais , le malayalam.. Le nom de l’état vient de ce dialecte ...c’est le nom de l’ancien royaume tamoul des« chera « ... Kera signifie « palmier de coco et alam « terre ou pays « d’où le nom en malayalam « terre des palmiers de coco « Les habitants sont des « malayalis « , des « kératites « où des « kéralais et c’est l’un des états le plus linguistiquement homogène... Le Malayalam d’origine dravidienne est la langue officielle du kerala , au même titre que l’anglais ...elle est parlée par 97% de la population. Il faut savoir qu’au Kerala , le taux d’alphabétisation est record par rapport à la moyenne nationale . Il fait chaud , la plage est à deux pas , la mer nous tend les bras ...aussitôt dit aussitôt fait ...une centaine de mètres nous sépare d’une immense plage de sable fin et blanc , bordée de cocotiers à perte de vue ... Peu de touristes , quelques parasols locaux et de petites cabanes en bois servant une cuisine simple et goûteuse ... La mer est incroyablement chaude , les rouleaux nous portent , nous enlèvent et nous ramènent ...inlassablement nous plongeons et replongeons ...un vrai bonheur .... Une omelette kéralaise me rassasie , une discussion avec la seule cliente de la cabane la plus proche , une petite sieste à l’ombre , un autre bain ... , l’après midi se déroule lentement et nous allons marcher en admirant le coucher du soleil ...les pêcheurs ont rentré leur bateau coloré ...le long de la plage , on peut observer quelques canaux de backwaters débouchant directement .
De loin en loin , une grande et simple croix plantée dans le sable nous rappelle que les chrétiens sont nombreux dans cette région de l’Inde .
Nous rejoignons notre bungalow ...José fait un peu la grimace devant les deux tables sous la véranda ....notre restaurant ...au moins nous ne serons pas dérangées par les voisins !!! mais par les moustiques ...oui ...heureusement , « Insect écran « est là et .....bien utile .... Notre hôte vient nous servir une délicieuse et abondante cuisine de la région , concoctée par son épouse que nous aurons à peine l’occasion de croiser ... Nous mangeons du poisson à chaque repas , du thon pourtant cher mais sans doute pour nous honorer et nous faire faire plaisir ...des légumes , du riz , des galettes et de la bière qu’il est allé gentiment nous chercher à vélo au village voisin ..... Il nous a expliqué qu’il s’était conducteur de tuctuc et qu’il avait arrêté cette activité pour recevoir des hôtes ...mais ce n’est pas facile ... En effet notre bungalow avait deux chambres mais nous étions les seules à l’occuper ...
Une bonne nuit après discussion animée pour choisir notre lit en fonction de sa position par rapport au ventilateur et à la moustiquaire !!!! Demain , même journée après un petit déjeuner continental et déjeuner sur la plage ...du poisson et du crabe épicé chez un charmant jeune couple dont la petite fille venait jouer à cache cache avec nous .... Le nom du restaurant « Carol’days restaurant « était d’ailleurs en son honneur .
Nous faisions de nombreuses et longues promenades le long de la plage ... La plage s’étendait à l’infini et le matin tôt nous pouvions admirer les barques colorées des pêcheurs au retour de leur pêche ....souvent, pas loin d’une dizaine d’hommes était nécessaire pour la tirer sur la plage après une longue et difficile manœuvre ...
puis le poisson était décroché des filets , la barque nettoyée et un ou deux hommes se dirigeaient vers le chemin d’accès où ils savaient trouver des clients ...particuliers , guest houses ou hôteliers ...
Le soir au coucher du soleil de nombreux indiens venaient en famille , goûter les saveurs du crépuscule et de la mer ...
Ils s’asseyaient , attendaient et comme nous , admiraient les couleurs rougeoyantes du roi des astres qui semblait disparaître dans l’eau à l’horizon...
Une glace avant de rentrer ...
La journée , nous croisions souvent des couples d’amoureux qui marchaient , comme tous les amoureux du monde , main dans la main en parlant d’amour et d’avenir ...un clin d’œil , un sourire et nous étions heureux ...
Du repos , du bonheur ...un bel endroit à conseiller pour qui veut passer quelques jours à l’écart de la civilisation , de la cohue et des stations balnéaires touristiques....
Le 9 décembre départ pour Varkala
Nous avons encore la journée pour profiter de la plage car notre train ne part qu’à 17 h .... Moyennant un petit supplément , nous pouvons disposer de notre chambre pour entreposer nos bagages et prendre une douche . Nous débutons notre dernière journée par une grande balade le long de la plage pour observer , une dernière fois , les barques des pêcheurs rentrant et déchargeant le produit de leur pêche ...
A midi nous déjeunons dans un restaurant au bord de l’eau , d’un byriani de poisson , ici , maquereau , absolument succulent ...ils ont la gentillesse de nous garder nos sacs pendant que nous savourons un dernier bain sur cette plage paradisiaque ... C’est un endroit idyllique , une rupture nécessaire quand on voyage de ville en ville , de site en site ....un détour intéressant quand on vient découvrir les backwaters au départ de « Allepey , dix km plus bas donc , à une petite demi-heure en tuctuc ...
Un dernier adieu à notre plage et à notre grand père kéralais qui nous « embrasse « pour l’occasion !!! Son fils , notre hôte , est parti accompagner son fils de 9 ans à l’hôpital pour une affection respiratoire...ici les médecins généralistes n’existent pas , quand un problème survient c’est directement l’hôpital et son service d’urgence ..un peu comme en France !!!!
Il est l’heure ...un tuctuc nous attend ...direction la gare d’Allepey ...la route est évidemment encombrée ....Klaxons , slaloms , nous finissons par arriver à bon port en admirant au passage les préparatifs de Noël ...les guirlandes se déploient dans les villages traversés et donnent envie de revenir fêter noël avec eux ...
Notre train arrive ...wagon sans réservation ...quelques bonbons offerts créent des liens et bientôt nous discutons avec les autres passagers , curieux de notre origine « where do you come from ? » What do you do ?..... Ils sont vraiment gentils ces indiens , prêts à partager , à renseigner , aider quand c’est nécessaire, toujours le sourire et cette gentillesse , hum!!!!! et ce oui qui semble dire non ...déstabilisant au début .... L’un d’entre eux , intrigué, passe et repasse dans le couloir , puis revient avec son fils ensommeillé pour discuter avec nous ...
Nous arrivons à Varkala ...station après Kolaam ...ils sont dix à nous dire ..oui c’est ici ..au revoir , à bientôt et c’est avec plaisir que nous nous reverrons ...peut être ...un jour ..... Sur le quai notre chauffeur de tuctuc nous accueille joyeusement....nous le suivons et nous traversons les voies pour accéder à notre carrosse... La traversée de Varkala nous semble un peu longue ...nous arrivons à notre hôtel et nous promettons de le rappeler lors de notre départ car il est vraiment sympathique !!!! Cette fois ci c’est un hôtel qui nous accueille le Jicky’s hôtel , tout blanc avec ses deux étages dont les murs sont joliment décorés de fleurs , oiseaux , paysage, ainsi que l’intérieur de nos chambres , œuvre vraisemblable de quelque artiste local
Il est déjà un peu tard et le gardien de nuit nous accompagne à travers un dédale de ruelles au restaurant végétarien de l’hôtel ...nous nous régalons , l’une d’un potage , l’autre d’une salade ....un petit tour le long de la falaise surplombant la plage et couverte de boutiques ( toujours les mêmes « cashmiris « !!!!), de bars et de restaurants avec leurs étals extérieurs où le client choisi son poisson avant de s’installer.....
Varkala nous paraît beaucoup plus touristique que Marari beach ...nous en aurons la confirmation dès le lendemain matin en cherchant un endroit pour petit déjeuner ...
En attendant bien contentes de retrouver notre lit , nous nous endormons , bercées par le ronronnement du ventilateur !!!!
Les 10 11 et 12 décembre Varkala suite Le lendemain matin nous nous mettons en quête d’un café ou d’un restaurant pour prendre notre petit déjeuner ....nous retrouvons notre chemin ...nous sommes près de la plage de Papanasham , principale plage accessible par deux escaliers dont les marches hautes et glissantes incitent à la prudence ...
Nous jetons notre dévolu sur un petit café restaurant , le Heart café , « organic « c’est à dire bio ... C’est calme , reposant , confortable avec ses grands canapés dans lesquels il fait bon se lover et prendre son temps , cuisine délicieuse, avec une jolie vue sur la mer et dont le code internet « peace and love « me paraît être de bon augure .... Tous les matins nous débuterons la journée en leur compagnie... La plage se trouve à cinq minutes de notre hôtel , il est donc commode de se déplacer ....cinquante fois par jour , nous passons et repassons devant les mêmes boutiques qui nous interpellent pour y pénétrer ...un hochement de tête suffit souvent à les décourager ... La plage est en contrebas de falaises de couleur ocre et le contraste avec celle que nous venons de quitter est saisissant ...aussi bien dans les paysages que dans l’atmosphère... Ici tout est fait pour le « bien être « !!!! des touristes et de vrais loueurs avec de vrais parasols et de vrais chaises longues ... En effet à Marari beach , souvent quelques chaises et parasols ....quand ce n’était pas les propres lits des indiens qui étaient sortis durant la journée et proposés à la location .... À côté de nous , une indienne et son grand couteau dépeçaient des noix de coco , ananas , papayes et autres délices ...dommage ce n’était pas la saison des mangues qui commençaient à peine à mûrir sur les manguiers ...
La même mer chaude , les mêmes rouleaux , peut être même un peu plus impressionnants qu’à Marari ...de jeunes indiens s’entraînaient avec leur planche de surf et il fallait être vigilant pour ne pas être heurtée ... Quelques jeunes filles se baignaient toutes habillées ...les garçons eux avaient des bermudas mais la plupart d’entre eux ne savaient pas nager ... La plage était surveillée et les maîtres nageurs avaient le sifflet sonore , rageur et efficace quand le comportement de quelques baigneurs laissait à désirer ...
Le matin , José disparaissait un très long moment pour marcher le long de la plage ....le deuxième jour , m’a vu en faire autant quand j’ai réalisé que nous allions regagner Fort Cochin et que la plage ....ce serait sans doute terminé.... Mon courage me revient dans l’urgence de profiter afin de ne rien regretter !!!! Je débutais ainsi une longue promenade en longeant la plage ...au bout une « succursale « du temple d’en haut que nous visiterons un peu plus tard dans l’après midi . Un groupe de collégiens s’amusaient à enterrer l’un des leurs comme nous l’avions tous fait un jour ou l’autre ...cela les amusait beaucoup et je leur ai demandé l’autorisation de les photographier...les vivants et le mort ont été ravi de poser !!!! Et un étonnant spectacle peu commun en Inde , un pêcheur à la ligne !!!! En dépassant la pointe , nous arrivions à un éboulis de très gros rochers ocres barrant la plage et nous obligeant à marcher dans l’eau entre deux vagues ...le paysage est superbe ....la mer déchaînée, la plage de sable blanc , les énormes rochers posés ça et là , comme des morceaux de falaise détachés et surplombant tout cela , la végétation plutôt luxuriante avec ses cocotiers et ses palmiers se découpant dans le ciel ... Deux anglaises descendues de leur luxueux hôtel , m’ont encouragé à emprunter l’escalier visible dans la paroi ....arrivée en haut , une grille qui s’ouvrait sur les cinq étoiles d’un palace , où une femme entre deux âges se reposait sans doute de ses soins ayurvediques .....
A mon retour , j’assistai sur la plage sacrée de Papanasham à une cérémonie d’élévation des âmes des défunts c’est à dire que les Hindous viennent apporter des offrandes à leurs chers défunts pour la paix de l’âme car il ne faut pas contrarier les âmes qui ont un pouvoir de malédictions sur une famille et pour cela ils sont aidés d’un prêtre....nous aurons l’occasion d’y participer le lendemain...
Il est assez étonnant de marcher sans but le long de la plage et de tomber sur des prêtres( ou gourous ), colliers de pèlerin autour du cou , installés sous des parasols avec leurs « instruments « ( autel portatif , feuilles de bananier , fleurs , encens , théière , seau d’eau , riz cru , riz cuit ...et parmi tout ce fatras ...l’indispensable portable !!!! Nous sommes en Inde ...mais en 2017 !!!! ) Les fidèles , les hanches entourées d’un linge blanc et la taille d’une ceinture rouge ..... étaient assis face à l’officiant , en position du lotus , paumes tendues et offertes et récitaient à tour de rôle d’étranges prières , reprises en chœur par l’assemblée debout .... Un cérémonial qui consistait à prendre ce que le prêtre leur donnait ...boulettes de riz , riz cru , fleurs ...puis ils faisaient trois fois le tour de leur tête avec les offrandes , à la fin on coupait la ficelle attaché autour de leur doigt et ils partaient , la feuille de bananier et les fleurs sur la tête pour aller les jeter à la mer avant de se mouiller ....
Étrange et envoûtant ...sur le moment je ne savais pas à quoi cela correspondait ....je l’ai su bien après de même que cette partie de la plage était un lieu sacré ...j’ai compris alors pourquoi , m’étant assise sur un coin de pierre à même le sol , ressemblant à un énorme « cendrier pour cigare « , j’ai vu arriver vers moi un indien qui m’invectivait en « malayalam « ...j’avais du profaner un lieu de culte ....
Je remontais et retrouvais ma co-turne pour prendre un tuctuc afin de visiter le temple hindou « à voir « Janardhana Swami temple , datant de 2000 ans . C’est un temple très important et c’est pour cela que Varkala est appelée la « Benarès du sud « Après avoir négocié âprement le prix de la course , le tuctuc nous a laissé devant le temple et sa piscine extérieure pour ablutions et purification .....il était trop tôt pour le visiter et en redescendant, je me suis aperçu que José avait raison et que c’était bien le temple du bout de la plage ...j’étais vexée !!! Et les chauffeurs ont du bien rire ...
17 h visite autorisée pour les étrangers !!! A l’entrée le préposé aux chaussures m’affirme que les photos sont autorisées ...on emprunte l’escalier , et après avoir payé , le préposé à l’entrée tire « un coup de feu « qui nous autorise à rentrer ... En haut des marches nous passons sous une porte sculptée de divinités colorées comme on en voit au Tamil Nadu . A l’intérieur , un énorme banian ... Divers sanctuaires réservés aux Hindous ...sur l’un des murs on reconnaît Shiva , le dieu danseur et presqu’en face , sa monture , le taureau Nandi , une couronne de fleurs autour du cou . Je commence à prendre quelques photos ... un indien me fait comprendre en malayalam que c’est interdit ...forte de mon autorisation d’en bas , j’insiste et la visite se transforme en « course- poursuite « avec mon indien furieux qui m’invective à chaque fois que je le croise ...décidément cele devient une habitude !!!! Sur l’un des murs on peut voir une étoile ....l’étoile de David ? Ce temple est principalement dédié à Vishnu mais on peut y retrouver aussi Ganesh , Garuda , Shiva , Hanuman et autres divinités peintes de brillantes couleurs . Les pèlerins viennent y effectuer les derniers rituels pour leurs décédés . De toutes façons ce temple présente un intérêt moindre , une fois que l’on connaît Maduraï et autres temples du Tamil Nadu ....
Nos soirées consistent à dîner dans un restaurent de poissons ...notre préférence va à la salle du premier étage pour sa vue sur la mer et les centaines de petits lumignons des bateaux partis pêcher de nuit . Après avoir choisi soit un poisson soit des grosses crevettes , nous retrouvons notre choix cuisiné dans notre assiette ...un régal ... Un soir notre voisin de table , professeur d’anglais à Londres et écrivain à ses heures perdues , nous a fait goûter un peu de vin blanc local ....nous l’avons retrouvé à plusieurs reprises et au regard de sa diction parfaite , je le comprenais et faisait des efforts pour me faire comprendre , ce qui amusait beaucoup mes interlocuteurs.... En dehors de mon accent « très français » trahissant notre nationalité dès que j’ouvrais la bouche , un autre anglais de Londres , mi-anglais mi-indien , trader dans la City , rencontré sur la plage , nous a aussi affirmé que nous avions , nous , les françaises , « un petit quelque chose « qui trahissait notre origine ... Nos trois jours sont passés tellement vite et agréablement, que ma Jojo a décidé de prolonger d’une journée ..... »ok à condition que tu te débrouilles « ... Aussi dit aussitôt fait , coup de téléphone à Biju de l’agence pour reculer notre excursion sur les backwaters waters ... Je m’occupe de la chambre que nous gardons et la petite agence s’occupe de reprendre des billets de train . Un jour de plus au bord de la plage ...pourquoi pas....nous aurons bien assez de temps pour transpirer à Fort Cochin !!!! Le dernier soir , pendant que José était restée à discuter avec notre professeur anglais , je marchais le long de la falaise découvrant , surprise , les nombreux restaurants , bars , centres ayurvediques et leur hôtel , les échoppes et vraies boutiques ...incroyable !!!!un vrai paradis pour « touristes branchés « !! pour moi , c’est un peu « too much « et je me suis surprise à regretter la sérénité de Mararibeach ...il en faut pour tous les goûts ...
Dernière nuit , épuisée par la marche , les baignades et la visite du temple nous nous endormons le cœur dans les étoiles ravies de notre séjour balnéaire .
Le 13 décembre retour à Fort Cochin Heart café ....dernier petit déjeuner ...jus de fruit , omelette kéralaise et café , nous sommes prêtes..
La veille au soir , le loueur de parasol nous a invité à les rejoindre sur la partie sacrée de la plage de Papanasham c’est à dire près de la « succursale « du « temple d’en haut « .... Nous sommes surprises !!!!! Des stands !!!! Des parasols et dessous ..des prêtres .... à côté , un autel avec des divinités hindoues ..je reconnais Shiva sous sa forme de danseur cosmique au milieu de son cercle de flammes et ....Boudha !!! Je sais bien qu’il est un avatar de Vishnu mais que fait il parmi les Hindouistes ...je m’approche et regarde , intriguée ... La veille déjà , avant la visite du temple , j’étais restée longtemps à les observer ...sans vraiment comprendre .... Les mêmes cérémonials que ceux d’hier ... Tout à coup l’un d’eux , en peine de client , m’interpelle ... il m’invite à m’asseoir face à lui ... plante trois bâtonnets ... Son aide , un indien âgé me noue un fil autour de l’annulaire , puis il m’offre des fleurs ( des œillets d’Inde souvent utilisés pour les guirlandes ou les offrandes ) , je les prends avec les deux mains et dois faire trois fois le tour de ma tête comme pour mimer une auréole ...puis en récitant des incantations il me rince les mains avec l’eau du seau puisée à l’aide d’une théière ... Ensuite il me tend une poignée de lentilles....même scénario puis encore la même chose avec du riz cru ( deux fois. ) puis une boulette de riz cuit puis à nouveau du riz cru et des fleurs ...... Chaque offrande est déposée sur une feuille de bananier posée sur le sable ... L’aide de camp ( son père ) me dénoue le fil entourant mon doigt et le pose sur le paquet c’est à dire la feuille de bananier et les offrandes ... Un feu est allumé , de l’encens brûle....je dois poser mes mains trois fois avant de les porter au front et au visage .. Puis je me lève , fais trois fois le tour du feu les offrandes sur la tête ... L’accompagnant m’entraîne vers la mer pour y jeter mon paquet et me verse de l’eau sur la tête ....j’appris un peu plus tard que les eaux de cette plage étaient considérées comme « saintes « et lavaient les péchés...ce qui explique pourquoi cet endroit est un important centre de pèlerinage. Si j’ai bien compris dans le côté sacré de cet endroit, Il y a deux notions , la première qui consiste à se tremper dans l’eau pour se laver de ses péchés et la deuxième qui consiste à faire des offrandes aux morts afin que son âme repose en paix .....
Papanasham signifie « wash away sins « il est dit que se plonger dans les eaux sacrées de cette plage nous lave des péchés de toute une vie .... nous allons donc rentrer sacrément purifiées étant donné que nous avons passé presque cinq jours dans l’eau !!!!!
Retour vers le parasol ... Mon officiant , Sivacouma , me dessine deux traits blancs sur le front et un point rouge et noir au milieu.... Pour terminer je dois manger une banane . Sur le côté du matelas sur lequel il est installé en tailleur ( ou en lotus ) , un petit foyer en bois au centre duquel un feu est entretenu dans une coupelle en bronze et ce , surmonté de ... Boudha !!!! Un morceau de tissu blanc autour des hanches et un orange couvert d’inscriptions sur les épaules , des traits blancs et jaune ainsi qu’un point rouge sur son front ..les mêmes traits blancs sur sa poitrine ...il est beau et fort sympathique... Une offrande me libère de ma dette envers lui ...il me fait comprendre qu’une partie est reversée à son père ...il faut bien que tout le monde gagne sa vie !!!!
Subjuguée , je suis restée pour observer ce curieux « spectacle « quand j’ai vu José revenir de sa promenade . .. aussitôt je lui présente Sivacouma , mon gourou dont les affaires tournaient un peu du ralenti ...
Ce n’est que le lendemain , de retour à Cochin , que nous avons su que cette cérémonie s’appelait « l’élévation des morts « cela ne pouvait pas mieux tomber car José venait d’enterrer son papa ...mais cela aurait été peut être plus efficace si nous l’avions su , nous aurions pu nous concentrer un peu plus et prier pour son âme .... Un peu plus loin sur la plage une petite statue dorée d’une divinité jouant de la flûte ...évidemment nous faisons comme tout le monde et posons à côté ... Puis une barque dont les filets sont pleins de grosses moules ...nous n’avons jamais eu l’occasion d’en voir à l’affiche des restaurants ...
Retour à l’hôtel ...il est temps de rendre la chambre ...en arrivant de belles indiennes montent l’escalier devant nous , un paquet de linge sur la tête...impressionnant je ne puis m’empêcher de les admirer à cause de leur courage et de leur port de tête mais je les plains aussi car même habituées , ce ne doit pas être facile tous les jours ...
Les bagages prêts , un dernier repas au Heart café et un petit tour le long de la falaise afin d’acheter des « attrapes rêves « que j’y avais repérer la veille ...
Notre souriant chauffeur arrive à l’heure .....les indiens ont plutôt tendance à être en avance ...est ce dans leur mentalité ou est ce parce que la concurrence est rude et pas question de décevoir un client ?
Attente à la gare après avoir repéré notre quai ( il n’y en qu’un !!!) ....un tableau d’affichage indique les numéros de train et les horaires ...cinquante fois je vérifie et demande à mon voisin indien si le train qui arrive n’est pas le notre ...il me rassure et aussitôt sa voisine regarde sur l’application de son smartphone et confirme ....nous sommes assis sur un banc abrité car une pluie diluvienne s’est mise à tomber ...juste pour notre départ afin de ne rien regretter ... Nous montons dans le wagon correspondant à notre repère mais c’est la partie sans réservation ....un indien nous explique que dans deux stations nous serons à Kollam et que nous aurons assez de temps pour changer et regagner nos places ...ce n’est pas grave , nous sommes assises et le spectacle est plus animé dans cette partie ...A Kollam il empoigne spontanément nos bagages ...et là c’est le luxe !!!! Un vendeur de chaï ...quel délice et le retour s’effectue sans encombre .... A l’arrivée , nous ne trouvons pas notre chauffeur de taxi ...nous finissons par prendre un tuctuc non sans avoir fait la queue derrière une multitude de pèlerins à colliers qui s’entasse dans les tuctucs...le retour nous paraît long et nous regrettons notre taxi ... Il est minuit , la grille est fermée et nous craignons de passer la nuit dehors ...heureusement Sheeba veille et nous ouvre ...ouf ...
Le 14 décembre départ pour les backwaters 8 h 30 nous finissons le petit déjeuner au Master Art Cafe , un minibus vient nous chercher pour une journée à sillonner les backwaters qui constituent l’un des principaux attraits du Kerala .
Nous allons récupérer dans Cochin , un couple anglophone qui en plus des trois femmes déjà présentes , feront partie de notre groupe de visite.... Une bonne heure de route pour arriver ...notre guide nous attend et restera toute la journée avec nous , nous expliquant la vie sur ces canaux . Les backwaters sont des lagunes et des lacs d’eau saumâtre en retrait de la côte de malabar .Un réseau , constitué de plus de 1000 km de canaux naturels ou artificiels , les relie entre eux . La ville de Cochin se trouve au débouché du plus grand lac , le lac Vembanad , sur la mer des Laquedives . Les backwaters waters sont alimentés par une quarantaine de rivières serpentant vers la côte et descenant des ghats occidentaux . Ces canaux sinuent à l’intérieur des terres en suivant le littoral et pendant longtemps ont été les seules voies de circulation . Les embarcations utilisées , les kettuvalams ou housesboats permettaient de relier les villages entre eux et transportaient les produits issus de la noix de coco, comme le coprah , les noix de cajou et tout ce qui pouvait et devait être convoyé . Elles sont faites de planches en bois , reliées par des ficelles en fibre de coco , avec un toit de bambou et de feuilles de palme enduites d’huile de noix de cajou , excellent isolant . Ce type de transport est encore d’actualité. Nous embarquons dans une de ces barques , deux petites plateformes à l’avant et à l’arrière sur lesquelles deux indiens d’un certain âge se tiennent pour faire avancer l’embarcation , en plantant chacun une longue perche en bois dans le fond de la rivière .
Le paysage est sublime et nous savourons en rêvant ce glissement silencieux....
Des maisons plus ou grandes , plus ou moins belles , peintes en rose ou en jaune , jalonnent le rivage ...la première possède un escalier en pierre qui descend jusqu’à l’eau pour embarquer directement ...
De nombreuses plantes aquatiques apportent une note colorée ...des lys , des jacinthes , des lotus ..mais le développement anarchique de certaines ( jacinthes ) recouvrant entièrement la surface de l’eau , obstrue les voies de communication, gêne la navigation et à terme empêcheront les hommes comme les oiseaux de pêcher .....Il peut être "considéré, comme une puissance colonisatrice , prédatrice et dévastatrice qui dégrade l’écosystème aquatique ... Dans certaines régions , ce peut même être un frein au développement socio-économique voire même une véritable catastrophe pour l’écologie des plans d’eau .
Dans la région des backwaters , un autre problème s’ajoute ...la pollution croissante due à la circulation des bateaux à moteurs qui , peu à peu , remplacent les barques à rames ......pour les plus riches et aussi pour les touristes ..... certains ont un étage , sont de véritables hôtels - restaurants flottants et font le bonheur du tourisme de masse ...
Nous n’avons pas embarqué à Allepey pour éviter ce gente de désagrément ..
La région où nous avons choisi de naviguer , est calme et plutôt déserte ce qui fait le désespoir de nos conducteurs ... Le silence et la tranquillité nous permettent de savourer le paysage extraordinaire qui se déroule devant nos yeux se renouvelant sans cesse .
Un pêcheur dans sa barque devant sa maison , un chien faisant sa sieste au calme ...dans une barque ...une femme lavant son linge , une autre l’étendant , des cueilleurs de noix de coco dont toutes les parties sont utilisées et qui seront ensuite transportées sur l’eau ... On utilise TOUT dans la noix de coco . Quand elle est orange ou verte , on peut boire l’eau de coco . Au fur et à mesure de sa maturation , la pulpe se densifie et peut être transformée en copeaux, en huile ou en lait .... Les fibres de sa coque ou bourre peuvent être utilisées pour la fabrication de corde ou de tapis . En pharmacie , la coque brûlée réduite en poudre est un excellent charbon végétal , absorbant des gaz . Pour l’heure , les paysages magnifiques ne cessent de défiler , nous émeuvent ...nos appareils photos s’activent ....ici une scène de la vie courante , une barque que l’on croise , un signe de la main , le parapluie qui leur sert d’ombrelle ou la serviette sur la tête les protègent du soleil , les oiseaux , les barques à l’ombre des cocotiers , une famille canard se déplaçant en groupe ...certaines pirogues ont ET un moteur ET des rames.... Les cocotiers s’élancent vers le ciel et forment une voûte presque céleste qui se reflète dans l’eau et à chaque instant le miracle se renouvelle...
Certains canaux sont entièrement recouverts de végétation et à l’entrée de certains d’entre eux , on peut voir des cordes sur lesquelles sont accrochées des bouteilles en plastique de façon à en freiner la prolifération...c’est bien la première fois que ces bouteilles se rendent utiles au lieu d’être éparpillées sur toute la surface de la planète . Des manguiers bordent les rives ...on pourrait presque cueillir les mangues en tendant la main ...dommage elles ne sont pas encore mûres ...
A midi , nous stoppons pour déjeuner de riz et de légumes servis sur une feuille de bananier .... la guide nous explique comment se fabriquent les cordes en fibre de coco ... Nous repartons après quelques emplettes artisanales ... Des massifs de fleurs rouges , jaunes ...une chèvre attachée à un piquet , un élégant pêcheur à la ligne , son serviteur et son fauteuil pliant de part et d’autre ...bientôt nous empruntons des canaux de plus en plus étroits ...le spectacle de cette nature exubérante continue de nous émerveiller .... De retour sur la terre ferme, nous quittons à regret nos conducteurs non sans les avoir chaleureusement remercié ... Ce fut une parenthèse magique qui est un incontournable du Kerala expliquant l’engouement justifié des touristes....
Le 15 décembre Kathakali Trois jours encore .....il ne reste que trois jours pour emmagasiner le maximum de souvenirs . Encore un tour sur le port toujours plein de surprises ....il fait chaud , très chaud ...un marchand de billets de loto ...toujours autant de succès ..les indiens adorent acheter des tickets de loterie ....Ils ont toujours espoir de sortir de leur vie difficile... comme pour nous !!!!
Puis nous nous arrêtons devant la représentation d’une énorme ancre juchée sur un socle de pierre portant une inscription sur une plaque en marbre noir ayant trait à lord Wellington et à une de ses quatre ancres ...
Lord Wellington a participé à l’élaboration du port de cochin aidé pour cela par un ingénieur , spécialiste des ports , Robert Bristol arrivé en 1920 ...
L’après midi passa en attendant notre soirée typique Keralaise ...
En fin d’après midi nous devons assister à un spectacle de Kathakali, sorte de théâtre dansé ( ou danse théâtrale !!!) caractéristique du Kerala et vieux de cinq siècles ... Le katakhali raconte des épisodes tirés des épopées hindoues du Mahâbhârata et ramayana et de la vie de khrisna . C’est un mélange de drame , de danse , de théâtre , de rituel accompagné de musique ....qui peut durer toute la nuit mais nous assisterons à spectacle « raccourci « « spécial touristes « ... Les thèmes interprétés sont classiques ...courage , vertu , paix , amour ou au contraire vice , pleutrerie , guerre.... Les maquillages et les costumes élaborés sont somptueux et codés en fonction du personnage interprété ... Dieu , prince , héros , démon , femme ... Tous les personnages , masculins ou féminins , sont joués par des hommes . Nous arrivons tôt au Kerala Kathakali centre ....nous essayons de nous placer dans les premiers rangs afin de profiter au maximum du spectacle et prendre des photos ... La première heure consiste à admirer les acteurs en train de se maquiller ...étonnant !!!! ils arrivent sur scène les uns après les autres en fonction de l’importance de leur maquillage ... La scène et les murs sont recouverts de bois , peu de décor , de grands chandeliers en cuivre ...
Devant , deux petites avancées portant , Ganesh à droite et Shiva le danseur cosmique au milieu de son cercle de flammes , à gauche ... Nous devons assister à un épisode du Mahâbhârata. Le premier acteur arrive , c’est le personnage central , jouant le rôle de Bhima , le héros . C’est le personnage dont le masque est le plus fréquemment reproduit ....le plus souvent en bois mais grossièrement peint de couleurs vives ....le visage est vert , les yeux et sourcils soulignés de noir, la bouche de rouge , la tête surmontée d’une énorme coiffe striée et multicolore et une curieuse collerette blanche entourant le menton ...
Un deuxième homme arrive ...pour aider l’acteur à se maquiller ...celui ci s’allonge et le reste du maquillage se fera dans cette position ...
Un autre acteur arrive ....s’assied en tailleur et s’enduit le visage d’une couleur aussi orange que le vert de son coéquipier est ..vert ! « L’homme qui aide « l’aide à son tour ... Il jouera le rôle de « l’ennemi « , le singe Hanuman . Puis un troisième et dernier larron vient se maquiller sur la scène devant nos yeux , ébahis ....celui ci jouera le rôle d’une femme , Panchali . Leurs vêtements sont très colorés et très chargés ....les personnages portent tous des jupons recouverts de nombreux galons , des bijoux volumineux , colliers , bracelets ...des écharpes , des coiffes très ornementées et lourdes ...
Pendant le premier quart d’heure , Panchali assise , mime .....les expressions du visage , les regards , les gestes des mains ( mudras ) . .. toute son énergie est concentrée dans le mime et apporte ainsi une explication symbolique de tous les événements qui vont être raconté et une réponse à toutes les questions que les spectateurs se posent immanquablement ... Les acteurs ne s’expriment jamais oralement mais toujours par la gestuelle , les mimiques et la danse . C’est un travail très physique qui utilise les méthodes de concentration enseigné dans l’art Martial du Kerala , le kalarippayatt .
C’est une pièce en deux scènes ... un rideau multicolore est tendu entre les scènes ...
A gauche s’installent deux joueurs de tambour , chenda ( instrument de percussion ou tambour vertical à deux peaux ) et maddalam( tambour horizontal en tonneau à deux faces ) A droite , au fond le récitant avec ses cymbales ( ilathaam ) Le spectacle peut commencer ....
Un feuillet explicatif en anglais nous est distribué ... La pièce s’appelle « Kalyanasougandhikam « et est écrite par Kottayath Thampuran. Le personnage principal , le héros Bhima , le plus fort de pandavas ( une des familles du Mahâbhârata combattant les Kaurava , autre famille du Mahâbhârata. ) est chargé par sa femme Panchali d’aller cueillir des fleurs dans la forêt . Il y rencontre un vieux singe , Hanuman , autre Dieu et en réalité, frère de Bhima . Premier scène Bhima et Panchali
Deuxième scène Bhima et Hanuman La colère de Bhima après l’agression d’Hanuman se transforme quand il découvre que le singe est en réalité son frère ...réconciliation et beaux sentiments...tout est bien qui finit bien .. Tout le spectacle est rythmé par le battement des tambours et la mélopée du récitant accompagnée de ses cymbales . Nous avons presque tout compris et nous sortons enchantées de notre soirée ...que de talent....maquillages , mimes , musique mis en œuvre dans cet art ancestral ... Retour au bercail après un dernier tour sur le port , évidemment , pour ressentir encore une fois cette vie indienne qui est là et qui palpite ... . A Kochi , les hommes viennent volontiers se promener sur le port à la tombée de la nuit ...des cacahuètes grillées dans un cornet de journal enchantent nos papilles et nous régalent ...quoi de mieux pour ressentir cette Inde que j’aime tant , que se mêler à la foule et essayer de partager leur distraction
Le 16 décembre Il fait chaud et humide ......inhabituel pour un mois de décembre , me confirme Sophie ...nous décidons donc de passer notre « presque dernier jour » à la plage ... Pour y parvenir nous devons prendre le ferry pour gagner l’île de Vypeen et l’une de ses plages à plus d’une heure de bus .... le sud de l’île démarre devant Fort Cochin et s’étire le long de la mer d’Oman face à Ernakulam . Le port est envahi de plantes d’eau qui s’étendent qui un jour peut être , gêneront les activités portuaires... Pour quelques roupies , nous embarquons sur le ferry....les gens se bousculent pour monter et descendre ... nous sommes touristes , eux c’est leur quotidien...je joue à cache cache avec le bébé devant moi dans les bras de sa maman ... et après une traversée de cinq minutes nous débarquons sur l’île ...pas ou peu de tuc tuc!!! étonnant !!!!Nous nous renseignons auprès d’un taxi qui nous demande plus de cinq cent roupies pour la plage de Cherai qui est une des plus belles ....nous optons pour le bus et aidées par un jeune indien qui se renseigne , nous nous asseyons sur le bord du trottoir pour l’attendre .... enfin le bon bus arrive ...plein à craquer , nous parvenons à monter .....au bout d’un moment un jeune indien se lève pour me donner sa place .....mon statut d’étrangère doit y être pour quelque chose car il reste près de moi et , curieux , me pose des questions sur le pays d’où je viens , si j’aime l’Inde , où nous résidons ... le temps passe plutôt agréablement et le bus se vide ...le receveur nous fait signe qu’il reste encore dix minutes avant d’arriver ...mais !!!!!!nous devons emprunter un tuctuc pour les deux derniers km ...un village , des boutiques de plage avec sodas , noix de coco , gâteaux , fritures et nous longeons la route du bord de mer.... la plage est étroite , presque déserte bordée de cocotiers ..l’eau est chaude je me trempe seulement les jambes car revenir pleine de sel ne me dit rien ...une cabane nous protège du soleil et la journée s’étire agréablement. ..en fin d’après midi , nous décidons de marcher jusqu’à l’arrêt de bus ...en cours de route nous achetons des bananes , de gros gâteaux vendus dans des bocaux ...le bus arrive et le chauffeur , malgré la circulation , confond la route avec un circuit de ćourse ...et en moins d’une demi heure nous arrivons au ferry ....encore quelques gâteaux pour tromper l’attente nous reprenons le ferry ...je me désole d’avoir perdu la jolie pochette à fleurs achetée le matin pour remplacer celle de l’appareil photo perdue la veille au spectacle .....José baisse les yeux et devant ses pieds ? la pochette dépassant du banc attendait sagement que je la récupère au retour !!! Incroyable ce fil conducteur ...même place qu’au départ malgré le monde empruntant le ferry . ..
Nous sommes ravies de cette journée ...la plage mais aussi le ferry , le bus qui nous a permis de nous mêler à cette foule indienne dense , colorée , bruyante et joyeuse qui est l’essence même de ce pays si incroyable et si différent , que l’on peut adoré ou détesté ... Nous décidons d’aller dîner dans restaurant un peu plus chic donc plus touristique et plus cher ...à connotation japonaise , décor et cuisine ....je me régale d’une salade de crevettes au soja et d’un délicieux cheese cake ... Nous rentrons à pied , promenade interrompue sans cesse par des tuctucs à la recherche de clients . Nous admirons les décorations de noël qui envahissent les façades des hôtels et les rues ... To morrow, it’s the last !!!!!
Le 17 décembre le der des ders Dernier petit déjeuner à notre café préféré , avec nos cuisinières préférées ...les meilleures et les plus gentilles Sheena et Sonya ... Aujourd’hui le menu du dimanche , encore une spécialité :« paalappam » sorte de crêpe à base de farine de riz et de lait de coco , servies avec des légumes en sauce ou un œuf dur .., délicieux ...décidément la cuisine keralaise nous a enchantées pendant tout notre séjour ...
Après nous , elles ferment pour profiter de leur dimanche , leur seul jour de repos ... Avec Biju qui s’occupe de l’agence « paradise traveller’s « et mari de Sonya , nous prenons nos dernières photos que nous leur enverrons par Whattsapp évidemment !!! Les valises , le port , une tournée dans les boutiques de la rue princesse , nous nous attardons dans une boutique tenue par deux cachemiris fort sympathiques ....
Quelques emplettes plus tard .....la journée passe vite avant un concert prévu vers 18 h à st Francis’s Church ... Nous espérons y voir Sophie Jude et Cécile rentrée ce jour de son périple au Sri Lanka ... L’église est somptueusement décorée d’un immense et grandiose sapin ....
Nous décidons d’arriver tôt pour ne pas risquer d’être debout ...après une balade dans les rues avoisinantes où nous prenons le temps d’échanger avec un directeur de restaurant parlant... allemand et non français !!! dommage ..il nous fait visiter la salle de restaurant et les inscriptions et dessins sur le mur extérieur .....
Une trentaine de choristes arrivent , vêtus de chasubles rouges et blanches ....s’installent de chaque côté pour la durée de la messe ..
Une dizaine d’enfants deux garçons et des filles , chemise et robe bleue , prennent place sous le sapin ....non sans avoir enfilé un bonnet de père noël !!!!
Nous attendons avec impatience que la chorale débute son récital ...intercalé entre entre la messe et le sermon de l’un des prêtres présents qui nous paraît d’une longueur infinie ... Encore quelques chants , puis les enfants arrivent ...un vrai bonheur ..ils chantent de tout leur cœur et l’une des plus jeunes , chante sans l’aide des paroles ...un enchantement.... qu’ils sont charmants , candides , touchants, émouvants ....
Puis , tenaillées par la faim , nous nous dirigeons vers le même restaurant que la veille , pour remanger le même succulent steak de thon rouge ... Sur le parvis de l’église , un autre sapin brille de mille feux et accueille les visiteurs . Et voilà encore une belle journée ...nous n’avons pas vu nos amis mais il estard pour aller leur dire au revoir ....nous devons quitter Fort cochin à 6 h du matin ...c’est Harry qui aura l’honneur de nous accompagner à l’aéroport où nous aurons la bonne surprise de retrouver un couple rencontré à Varkala ..
Un superbe séjour plein de souvenirs merveilleux qui ne nous quitterons pas une fois rentrées en France mais qui me donneront envie d’y retourner bien vite .
Ne pas hésiter à y aller malgré et surtout à cause des terribles inondations d’août 2018 pour les encourager ....
Une bonne heure de route pour arrivée à Fort kochi.....toujours les Klaxons mais un peu moins présents que dans mon souvenir ...proportionnels au nombre de voitures évidemment et ici la circulation paraît un peu moins dense ...
Fort Cochin occupe la partie nord est de la péninsule de Mattancherry . C’est la zone la plus ancienne de la ville de Kochi et son cœur historique . Elle a été créé en 1503 par les portugais et fut ainsi la première colonie européenne en Inde . Le navigateur portugais , Vasco de Gama a été le premier à relier l’Europe à l’Inde . Il y est mort en 1524 et a été enterré dans st Francis’s Church , la plus ancienne église de l’Inde avant d’être rapatrié au Portugal , en 1538 . Cette église a d’abord été construite en bois puis les franciscains portugais la remplacèrent par cette bâtisse en pierre , dénuée de charme. A l’intérieur le toit à la forme d’une coque de bateau inversée .
Le Master’s art café est un lieu de rencontre paisible auquel est accolée une petite agence de voyages , Travellers Paradise , qui accueille les touristes en les logeant chez l’habitant et peut organiser des séjours dans des familles en bord de mer ou en montagne , ainsi que des circuits sur mesure dans le Kerala , des visites de la ville , des cures ayurvediques , des croisières sur les backwaters ......Bref , tout ce qui peut faire le bonheur de leurs visiteurs ....
Un atelier de couture solidaire y est associé ...Il fabrique et vend des objets en tissu , permettant ainsi à des femmes dans le besoin de faire vivre leur famille . Une taxe de 15% est prélevée pour faire fonctionner cette association. Très belle idée qui s’est mise en place progressivement dans la tête et le cœur de ce couple franco - indien généreux et ouvert aux autres , Sophie artiste et styliste et Jude professeur de yoga .
Je suis logée à deux pas dans la maison d’hôte de Sheeba ....
Nous sommes à Fort Cochin ... c’est un quartier , calme et provincial où la vie se déroule lentement ... où chacun prend le temps de vivre .... C’est aussi le quartier chrétien et de nombreuses églises remplacent les temples habituels ... surprenant ... un petit coin d’Inde un peu à part ...
De jolies maisons coloniales cernent une placette où les élèves de l’école d’en face jouent au cricket , au football où s’entraînent à la course .. Le quartier s’étire jusqu’au port animé où on peut admirer les célèbres filets de pêche chinois qui font en partie la réputation de Fort Cochin ...
Le long du port , des échoppes vendent le poisson fraîchement pêché ...
Des marchands « de tout « s’étalent le long de la promenade et on peut y déguster des jus de coco frais encore dans leur coque , des fritures genre samoussas ou plus prosaïquement des sodas .
Le plus étonnant est d’avoir découvert au Kerala des marionnettes rapportées du Rajasthan !!!!! Tout est bon pour attirer le touriste ... Les tuctucs , noir et jaune ceux là , attendent le client en discutant ou en téléphonant...rien de bien différent sous les cieux keralais .... Ce premier soir , un peu fatiguée , juste un petit tour sur le port ..clic clac les filets sont dans la boîte !!!
A sept heures , je retrouve Sophie et Jude pour un moment de méditation et d’amour ...je partage leur repas avec plaisir mais c’est bien contente que je rentre retrouver mon lit .....
Le 30 novembre Le lendemain , journée au ralenti...je prends mes marques, je récupère du décalage horaire .... La journée d’hier a été une journée de mise en place , de pris de repères , d’assimilation de décalage horaire ...donc pas très productive !!!
La journée commence par un petit déjeuner au « Master Art Cafe « ....
Rituel bien agréable car cuisiné par les mains expertes de Sheena et Sonya . Ce sont des spécialités keralaises qui mettent de bonne humeur dès le matin accompagné d’un bon café et d’un jus de fruit frais ...hum un délice....
Après renseignement pris auprès de Cécile , je décide de faire un peu de marche jusqu’à Mattancherry et de rejoindre ainsi le Dutch Palace .....
Première visite réservée à St Francis’s Church maintenant église anglicane ...
Direction le port et son animation pour continuer le long de Calvathy ( bazar Road ) qui s’étire à l’infini un peu en retrait de la mer , le port marchand en face ..... De très beaux hôtels succèdent à des maisons délabrées avant d’arriver dans le quartier des grossistes en épices dont certains , au vue du luxe de leurs édifices, ont réussi à se faire une place au soleil "..
Une petite chapelle avec sa marchande de cierges ....
Une curieuse église ( catholique après renseignement ) où se préparait quelque mystérieuse cérémonie et un nom étrange gravé à l’entrée « our lady of Life Church « , sans doute dédiée à la vierge Marie....
Un antiquaire qui n’avait pas que sa marchandise d’antique ....
Quatre km pour rater l’embarcadère de Mattancherry annoncé à 1,2 km et le Dutch Palace à 2,5 !!!!! Retour à pied , désespérant les « tuctucs espérant « une cliente !!!! Je fais un détour pour saluer la « Santa Cruz cathédral basilica » , elle aussi massive et sans charme ...d’abord portugaise et église en 1595 , elle devient cathédrale en 1558 . Détruite en 1785 , elle est reconstruite en style baroque tardif en 1887 et devient basilique en 1984 lors de Jean Paul II au Kerala .... Deux grandes flèches blanchies à la chaux lui donnent un peu de légèreté et à intérieur diverses statues un peu « kitsch« ainsi qu’un tableau au dessus de l’autel représentant la cène qui n’est pas sans rappeler celui de Léonard de Vinci .
Un dernier détour par le port pour admirer le coucher du soleil .
Je ne suis pas la seule à avoir cette idée ...de nombreux indiens viennent s’y attarder seul ou à plusieurs , discutant ou contemplant le spectacle qui émerveille notre regard ...
De nombreux touristes s’y mêlent et chacun a l’air de savourer ce moment plein de magie ....et c’est des lumières plein les yeux que je regagne ma sweat-room...après une nouvelle méditation intense ( pendant ) et chaleureuse ( après )
1 er décembre. C’est après une nuit écourtée par des touristes nouveaux-arrivés et indélicats ...et par un coq qui confond la nuit et le petit matin ...que j’émerge à......10 h 30.... Ce n’est pas grave ...je suis en vacances .... Petit déjeuner tardif .... Je savoure le spectacle de la rue peu animée au regard des quartiers « plus indiens « où du port ... Des enfants jouent au foot sur le terrain .... ...
Un marchand ambulant de chaï que j’aurai l’occasion de goûter un peu plus tard ....
La fin de la matinée est consacrée à la visite de l’atelier de Sophie qui foisonne d’idées et de réalisations colorées et joyeuses ...
Retour au café , achat de fruits pour équilibrer mon régime alimentaire, discussion intéressante avec Cécile ....je déjeune à .... 16 heures .....
La journée s’étire sans se presser ....revisite du port à la tombée de la nuit et ses lumières multicolores m’enchantent encore et encore ....
Je rebrousse chemin déçue car la plage est fermée suite à une tempête qui pendant la nuit a envahi d’eau le sable et représente un danger pour quiconque prendrait le risque de s’y aventurer ...
Le décalage horaire sévissant malgré tous mes efforts , je rentre me coucher... une bonne nuit sera la bienvenue et demain sera un autre jour .
Le 2 décembre Aujourd’hui c’est l’enterrement de la belle mère de mon hôtesse ..le corps est exposé dans son cercueil depuis la veille et les amis défilnt pour prier et lui dire adieu ...pendant une heure de la musique religieuse est diffusée par des hauts parleurs . Puis le prêtre arrive pour bénir le corps avant l’enterrement proprement dit ...rien de bien différent de chez nous étant donné que la famille est chrétienne comme 20% de la population du Kerala ( 10 fois plus que la moyenne nationale ) .En effet ce sont les portugais qui ont débarqué en premier au Kerala suivi des jésuites .... A cela s’ajoute 25% de musulmans , le reste de la population étant majoritairement hindouiste . A aucun moment nous ne ressentons de tension entre les différentes communautés et tout ce petit monde est un bel exemple de cohabitation pacifique ....
Le Kerala a été le premier état à élire un représentant marxiste et souvent le drapeau avec la faucille et le marteau s’associe au drapeau national indien ..
Avec les filles de bureau d’accueil , nous nous mêlons à la famille pour honorer le corps avant qu’il ne soit emporté ..
A nouveau , cette envie irrésistible d’aller me « perdre « dans le quartier indien, histoire de m’immerger et de respirer l’odeur de cette Inde vivante et colorée , qui fait un peu défaut à ce coin de province calme et « anglisé « ....
Un tuctuc me conduit à deux pas de Dutch Palace et je décide de remettre ma visite à plus tard afin de parcourir la très longue « Palace road « ....
L’Inde , la vraie , celle des échoppes , les bien rangées , les désordonnées, les propres , les moins propres ......
Des boutiques ....toutes sortes ...comme ...en Inde !!!!
La vraie .., celle qui vit , qui respire, qui palpite ... C’est le quartier des hindouistes .... De vraies boutiques succèdent aux échoppes étroites et sombres ...... Un temple hindouiste modeste et fermé ...c’est le premier que je vois depuis mon arrivée ..Seules quelques bougies brûlent à l’extérieur.Sans doute dédié à Shiva car on peut y voir sa monture , le taureau Nandi ...
La chaleur humide se faisant de plus en plus prégnante , je reprends un tuctuc pour rejoindre le quartier plus calme et plus aéré de ma guest house .
Je repère la rue d’où je viens et à pied , la reprend en sens inverse et ai le plaisir de déguster un samossa ainsi qu’une autre variété de délicieux beignets servis dans du papier journal !!!! Je passe devant un des hôpitaux de la ville et dans un terrain vague voisin , tiens tiens des revenantes!!! Nos amies les vaches qui se font plus rares dans ce coin de l’Inde car ce ne pas elles qui déambulent le long des rues mais ..... »de sympathiques...biquettes !!!!!
Je rejoins le port. ...
Un homme assis en tailleur sculpte des peignes dans une corne de buffle...avec une scie , il sépare les dents et le résultat est un joli peigne en corne en forme de poisson ... Admirative , je lui en achète un et lui promets de revenir ...
Un déjeuner tardif Master Art cafe et l’après midi s’écoule sereinement dans ce coin de l’Inde si particulier et si attachant ... Quelques fruits composeront mon repas du soir et au lit car demain , mon amie Josephine arrive ...ouahhhhh!!!!! Un dernier tour sur le port pour aller goûter l’animation et regarde encore une fois ce spectacle sans arrêt renouvelé...et ces filets de pêche chinois qui en sont la principale attraction et nécessitent 7 ou 8 hommes pour les manipuler .... La plage est toujours recouverte d’eau et de détritus suite à une grosse tempête plus au sud et des barrières de sécurité nous empêche de passer ..... Nous apprendrons le lendemain que dans le sud du pays , de nombreux morts et pêcheurs disparus en mer font un bien triste bilan .
Le 3 déc. arrivée de la belle Nous sommes dimanche ...lever à 6 h du matin ..direction aéroport .... Une quarantaine de km nous séparent de l’aéroport international ... A cette heure matinale il fait encore bon et la circulation n’est pas trop dense ...Durant une bonne partie de la route , nous longeons la ligne de métro qui comporte sept stations .... A terme , elle devrait arriver jusqu’à l’aéroport .. Je récupère mon amie et direction Fort Cochin où la vie tranquille nous surprend ... Il fait bon vivre à Fort Cochin ... Petit déjeuner , installation , petite sieste ...et direction le port ..sur notre chemin , nous nous arrêtons pour admirer la belle cathédrale basilique Santa Cruz qui en fin de compte retrouve grâce à mes yeux .
Aujourd’hui la vierge est ornée d’une torsade de fleurs rouges du plus bel effet Quelle dévotion et quel respect ont ces indiens catholiques ....je ressent une émotion intense que je ne discerne plus beaucoup dans nos églises françaises .
Nous avons la chance d’assister aux baptêmes de deux enfants et José s’émerveille devant les jolies tenues endimanchées des petites filles qui ressemblent à de petites princesses ....en fin de compte toutes les petites filles du monde aimeraient être des princesses ....
Nous sommes dimanche , notre café de la place est fermé ...nous nous régalons d’un plat délicieux pour la modique somme de .... 3 euros ... St Francis’s church est fermée... nous déambulons jusqu’à la galerie David hall , face au ground où une exposition de peinture nous fait découvrir de jolis tableaux inventifs qui nous émerveillent ...
A 18 h nous avons rendez avec Cécile et le reste de la troupe pour aller assister à une fête hindouiste au Dutch temple , centre du quartier hindou et départ de l’interminable Palace Road .. Les rues intérieures sont décorées au sol par des dessins blancs faits de farine de riz et éclairés de petites lampes à huile ...le résultat est magique ..
La surface du ground qui s’étend entre la grille d’entrée et le Dutch palace est entièrement recouverte rangées de petites lampes à huile que les indiens rallument régulièrement.....au fond le temple mais nous , non hindouistes , n’avons pas le droit d’y pénétrer...seule Cécile a eu le privilège d’être accepter et d’assister aux prières et aux rituels ...
Quelques musiciens tapent sur leurs tambours et scandent de la musique rythmée et lancinante aux sons de laquelle des danseurs se démènent et qui n’est pas sans me rappeler la techno de nos boites de nuit !!!!! Nous attendons un défilé hypothétique avec des éléphants ....rien ne se passe et nous décidons de retourner dans notre coffe shop de la rue princesse ... c’est la rue la plus touristique de Fort Cochin ... Les boutiques tenues pas des « cashemiris « sont à touchetouche et tous essaient d’attirer notre attention ...la concurrence est rude et les touristes ne se bousculent pas ... c’est pourtant le début de la saison touristique ...mais la rumeur de la tempête en a découragé plus d’un .... Il est 20 h40 et notre restaurant ne sert plus .. Nous nous rabattons sur un restaurant un plus plus international ... et surprise !! Les « noodles « aux crevettes sont délicieuses .. Encore une journée de passer ... à prendre son temps
4 déc lundi Le rituel .....petit déjeuner au Art’s Master coffee ...tous les jours nous goûtons une spécialité keralaise ...aujourd’hui ce sont des « iddiyappam , nouilles de riz cuites à la vapeur avec des légumes cuits dans une sauce délicieuse légèrement épicée ....
Aujourd’hui nous décidons de jouer les touristes ....nous irons vers Marrancherry admirer le Dutch Palace (1557)devenu un musée et la synagogue Pardesi qui est la plus vieille synagogue d’Inde ...
Comme tous les jours le temps passe trop vite et finalement nous embarquons dans un tuctuc aussi bien décoré que le propriétaire est jovial ...
Nous commençons par la synagogue ..au passage , malgré nos protestations, nous nous arrêtons dans deux boutiques d’objets indiens de luxe où le chauffeur doit avoir une commission ..
La plupart , en effet , servent de rabatteurs et touchent un bakchich quand les clients achètent ...
Nous ne pouvons nous empêcher d’admirer des panneaux de bois sculptés et peints , de magnifiques échiquiers aux figurines finement ciselées en os de chameau , des tapis , de nombreuses représentations de Shiva , Ganesh ...en bois , en bronze , métal .... Bref beaucoup de tentations ...un vrai bonheur pour celui qui a envie de marchander ... Pour ma part , je préfère acheter directement aux petits commerçants ou dans des échoppes où les intermédiaires sont réduits au minimum ... A la troisième boutique nous râlons sec ...et notre chauffeur nous explique que de toutes façons , la synagogue n’ouvre qu’à 15 h !!!! Imparable !!!!mais nous insistons pour descendre et arpenter les boutiques du quartier et ce n’est pas ce qui manque ....
Nous rentrons dans une de ces boutiques luxueuses où un des vendeurs sur le pas de la porte nous fait miroiter des prix « moins que pas chers « !!!! Mon amie négocie âprement une statuette en métal et le vendeur finit par céder en simulant comiquement qu’il est étranglé !!!! Dans la rue menant à la synagogue , les boutiques les échoppes et les marchands ambulants sont collées les uns aux autres ...nous sommes bien dans un quartier touristique ....les touristes ne sont pas pléthores et nous sommes sollicitées en permanence ...cet afflux de marchandises est un peu déroutant et aurait plutôt tendance à me faire fuir ...mais devant un pas de porte !!!!! La même statuette en métal ....sans discuter , je l’acquiers pour un prix deux fois moindre !!!!!! Je m’amuse beaucoup devant la déconfiture de mon amie qui essaie de se persuader que la sienne est plus belle !!! Que nenni ...la seule différence réside dans l’instrument de musique qu’ils ont entre leurs mains ...
Nous arrivons devant la synagogue ...quelques touristes indiens ( les indiens visitent beaucoup leur pays ) et étrangers attendent l’ouverture des portes
La synagogue Pardesi date de 1568 et a été en partie détruite par les portugais en 1662 puis reconstruite lors de l’arrivée des Hollandais .
A Cochin il y a deux communautés juives , une plus ancienne , les « Juifs noirs « et les « Juifs blancs d’origine plus récente .
C’est la plus ancienne synagogue du monde( !!!??!!) On y pénètre par une petite cour où se trouve la tour de l’horloge datant de 1760 , date à laquelle elle fut agrandie .
Il est interdit de prendre des photos à l’intérieur .
Dans le hall d’entrée , une série de tableaux raconte l’histoire de l’arrivée des juifs en Inde et leur intégration ....
En 1805 le maharadjah de Travancore offre une couronne en or pour la Torah :
Destruction de Cranganore en 1524 ....
Elle est éclairée par des lustres provenant de Belgique, on peut y admirer une chaire dorée et au sol des carreaux bleus et blancs peints à la main de toute beauté et provenant d’une communauté juive de Canton au XV eme siècle . On peut y admirer une Torah du 16eme siècle . Désormais les services religieux ne sont plus organisés que pendant les principales fêtes juives . Après cette visite nous sommes épuisées par la chaleur ( exceptionnelle pour un mois de décembre ) et affamées !!!! Nous reprenons les rues pleines de tentations et admirons au passage quelques jolies maisons restaurées avec leur cour intérieure ... peut être un hôtel ou un musée ?
Rapidement nous sommes rassasiées de tuniques , pantalons , statuettes en métal , en bois , ...colliers , bracelets ... Tous les mêmes ... la plupart des boutiques sont tenus par « les cachemiris « et nous avons les mêmes dans Fort cochi rue princesse .. Toutefois vers la synagogue , les boutiques avaient un nom juif et on pouvait y trouver des objets religieux juifs . Nous reprenons un tuctuc pour retrouver le calme de notre « fort » !!!! un déjeuner - dîner rapide et au lit car demain une grande journée nous attend !!!!!
Le 5 décembre Aujourd’hui nous avons décidé de prendre un tuctuc affrété par l’association pour aller faire une visite un peu approfondie et détaillée des quartiers de Fort Cochin et Mattancherry ... Un charmant conducteur anglophone nous attend devant le Master Art Cafe ...
Il nous emmène d’abord devant Santo Cruz qui m’émeut à chaque fois un peu plus ...sur les bas côtés , les vitrines de la vierge , de St Joseph , les statues des différents saints comme St Antoine ont une naïveté propre à celle que l’on retrouve chez ces chrétiens keralais ....
Puis St Francis’s Church autre incontournable de la péninsule ....datant de 1503 , en bois puis en pierre (milieu du 16 eme siècle ), on peut encore y voir l’endroit au fond et à droite où Vasco de Gama a été enterré lors de sa mort en 1524 avant d’être transféré 14 ans plus tard à Lisbonne . Le plus étonnant pour une église chrétienne , c’est qu’il faut enlever ses chaussures pour y pénétrer ....nous sommes en indes, n’est ce pas !!!!
Puis nous passons devant « le Dutch cimetery consacré en 1724 , fermé et à travers les grilles duquel on peut voir la végétation qui a envahi les tombes sur lesquelles les inscriptions sont en partie effacées .
Puis nous nous arrêtons devant un énorme banian dont les racines aériennes sont vraiment spectaculaires ...pose , la photo obligatoire clic clac ..nous repartons ...
Cette fois nous arrêtons et visitons la blanchisserie « Dhobi Khana » ( public laundry ) ...impressionnant !!!! Cette blanchisserie a été crée en 1720 pour laver les uniformes de l’armée Hollandaise et les ancêtres de cette communauté Vannar Sangham viennent du Tamil Nadu voisin et de la côte Malabar . Les hollandais leur avaient alloué 13 acres de terrain à cet effet . La blanchisserie été construite en 1976 . C’est là que sont lavés séchés et repassés tous les textiles des hôtels et des particuliers .... Des étendoirs immenses où le linge est mis à sécher à moins que ce ne soit directement sur l’herbe .... Avant cela , il est lavé dans de nombreux petits lavoirs en pierre où il est tordu , essoré , frappé et cela de nombreuses fois avant d’être rincé , mis à séché et repassé... Un autre bâtiment abrite une succession de tables à repasser où la dextérité des manipulateurs de ces gros fer à repasser chauffés par des braisée de noix de coco , est époustouflante... Une sacré entreprise impressionnante par son organisation qui paraît être sans faille !!!!
Tout au long des rues , le spectacle de la vie indienne animée et variée comme je l’aime tant ....des petites échoppes de vendeur de billets de loterie aux voitures ambulantes des vendeurs de chaï , de samossas ou autres délices frits ou jus de cannes à sucre à moins que que ce ne soit de cacahuètes grillées , elles aussi vendues dans un cornet de journal ....
Puis nous arrivons au marché , le plus important de Fort Cochin avec ses étals de poisson séché , de fruits et de légumes connus et inconnus , comme les « doigts de demoiselle « longs filaments verts de section carrée , délicieux ....un spécialiste des oignons est assis à même de sol pour les trier ....Un spectacle sans cesse renouvelé ... Puis le bâtiment des bouchers avec ses stands de volaille , de bœuf , de chèvre ...un peu plus loin des stands de coquillage ...entre deux clients certains lisent le journal ...L’odeur est prégnante aussi j’interromps ma visite pour respirer dehors !!!!
Et au milieu de tout cela , entre un volailler et un marchand de riz , un tailleur « excellent « dit le panneau ...
Puis nous arrivons devant un temple dédié à Shiva fermé aux « non hindouistes « Nous ne pouvons l’admirer , ainsi que son « arbre à offrandes « que de derrière la grille ...un dessin de Shiva entouré de Parvati et de Ganesh signifie que nous sommes bien chez des hindouistes ...sur la gauche un petit autel avec ses guirlandes pour les honorer ...un peu plus loin , un autre petit temple où l’on peut reconnaître les sculptures de Ganesh et autres divinités sur le fronton ...
Puis le temple Jaïn avec sa croix reconnaissable entre toute puisque les nazis l’ont récupérée pendant la guerre pour en faire leur symbole mais en l’inversant ...malgré tout , la regarder me fait froid dans le dos .. Nous enlevons nos chaussures pour la visite , nous laissons nos sacs à l’entrée et les photos ne sont autorisées qu’à l’extérieur des bâtiments . C’est un bâtiment tranquille à l’atmosphère sereine ...peut être que si nous revenions aux alentours de midi , il en serait autrement car le temple est curieusement un lieu de rassemblement d’une centaine de pigeons que des moines nourrissent quotidiennement...ceci a sans doute un rapport avec leur attachement à la non violence absolue envers tous les êtres vivants ...ils pratiquent donc un végétarisme poussé puisque ils ne mangent même pas les végétaux à racine pour ne pas tuer les vers de terre et ne pas empêcher la plante de repousser ....la communauté Jaïn a fondé en Inde plusieurs hôpitaux destinés aux animaux ...Notamment à Delhi , il y a un hôpital jaïn pour les oiseaux ...
Mêmes principes que l’hindouisme et le bouddhisme ...à savoir atteindre l’illumination afin de sortir du cycle des incarnations ....leur culte consiste à réciter des mantras et faire des offrandes ( Puja) dans les temples .Ils pratiquent aussi le jeûne ....et essentiel , respectent TOUTES les formes de vie pour ne pas accumuler du karma ...
Puis nous nous dirigeons vers un des lieus les plus connus et visités de la péninsule...Le Dutch Palace .....situé dans Mattancherry au SE de Fort Cochin ...pour y parvenir on traverse le quartier des grossistes en épices où on peut aussi longer « bazar road « le long de la côte ... Les négoces en gros d’épices alternent avec les luxueux magasins de souvenirs tenus par les « cachemiris » qui reversent des commissions aux chauffeurs qui leurs amènent des clients ....des effluves de cardamome , de clous de girofle , de gingembre , de cumin ...nous chatouillent agréablement les narines ....nous avons visité l’entrepôt de « la vieille usine de gingembre » où le gingembre est étalé dans la cour au soleil pour sécher , trié , réduit en en poudre par frottement sur de grosses pierres , tamisé , mis en sac pour être transporté et livré .... En haut d’un escalier bancal , une boutique où nous dégustons un délicieux « thé aux herbes « et autres infusions pour nous encourager à acheter ....
Le Dutch Palace où musée hollandais ....photos interdites ...nous entrons par un escalier et redescendons par un autre ...une petite queue se forme ... Ce palais fut offert par les portugais au Raja de Cochin en 1555 en échange de concessions ...Il fut rénové en 1663 à l’arrivée des hollandais d’où son nom ...pourtant à l’extérieur, il n’a rien d’un palais !!! Mais à l’intérieur, les fabuleuses peintures murales contant des épisodes du Ramayana ....48 datant du 16 eme siècle me font changer d’avis ! Au premier étages , Lakshmi , Vichnu , Shiva , Parvati nous font des clins d’œil depuis leurs compositions murales ....de plus , outre les portraits des maharadjas depuis 1864 par des artistes locaux , une belle collection de palanquins , de costumes de cérémonie incrustés de pierreries , d’ombrelles royales ....les plafonds sculptés nous donnent une idée de la richesse de ces « gens là « !!!!! A côté deux temples , l’un dédié à « lord Krisna « et l’autre « lord Shiva « interdits au non- hindouistes ... Puis nous nous arrêtons devant une église à l’architecture « on ne peut plus inconventionnelle « !!!!étonnante , surprenante , c’est l’église syrienne St George de Fort Cochin ...
Un corridor couvert avec de nombreux vitraux dont les sommants représentent des scènes de la vie du Christ , de le Vierge , des apôtres .. A l’extérieur un curieux bas relief représentant « le serment de La Croix penchée «
Notre chauffeur nous propose de déjeuner dans un restaurant keralais peu fréquenté par les touristes ....il fait sombre , de nombreux hommes d’affaire se pressent et nous dégustons ...pour 4,5 euros , un « biryani « de chèvre absolument succulent ....nous nous régalons et pendant notre dégustation, un homme à la peau couverte d’étranges grosseurs , tend sa gamelle au caissier qui la lui fait remplir aux cuisines ....il nous a semblé qu’il lui tendait un papier ? Peut être un bon d’échange ?? Nous rentrons au bureau , ravie de notre promenade afin de préparer avec Cécile et Sanitha la suite de notre séjour ... En effet , nous avons l’intention de séjourner plusieurs jours en bord de mer ...de façon à découvrir d’autres paysages et de se reposer de la chaleur lourde et humide de Fort Cochin ....
Le 6 7 et 8 décembre Notre cher Harry nous attend devant le bureau , son « ambassador « astiquée et rutilante ...
Une quarantaine de kilomètres pour parvenir à Marari beach , petite station balnéaire à dix km au nord d’ Allepey , point de départ de la plupart des croisières sur les backwaters . Quarante km c’est peu ...en distance oui mais en temps !!! c’est une autre histoire ...en Inde , on raisonne en temps et non en kilomètres ....les routes sont encombrées , les ralentissements et les embardées sont fréquentes car les chauffeurs doivent éviter les trous ...de plus tuctucs , vélos , deux roues , voitures , cars , quand ce ne sont pas les piétons ou les vaches qu’il faut éviter ...et tout ce petit monde conduit en évitant les autres et pour cela il faut se faire entendre ....à coup de klaxons ....bien entendu !!!!! Aaaaahhhhh les klaxons en Inde .....quel bruit mélodieux !!! Ils nous cassent les oreilles ...à croire que les indiens sont nés avec un klaxon greffé dans la main !!!! Tout au long de la route , nous pouvons observer la préparation des fêtes de Noël qui consiste en la pose de guirlandes diverses et variées tant pour la forme que pour la couleur ..
Nous arrivons sans encombre à Marari beach.....un petit chemin serpentant vers la plage et dans un jardin , notre bungalow nous attend ...
le propriétaire des lieux nous reçoit et un charmant monsieur âgé l’accompagne.., son père ....il veut nous porter nos bagages ...il sera souvent avec nous et la communication se fera aisément mais par signes .....il ne parle que le dialecte kéralais , le malayalam.. Le nom de l’état vient de ce dialecte ...c’est le nom de l’ancien royaume tamoul des« chera « ... Kera signifie « palmier de coco et alam « terre ou pays « d’où le nom en malayalam « terre des palmiers de coco « Les habitants sont des « malayalis « , des « kératites « où des « kéralais et c’est l’un des états le plus linguistiquement homogène... Le Malayalam d’origine dravidienne est la langue officielle du kerala , au même titre que l’anglais ...elle est parlée par 97% de la population. Il faut savoir qu’au Kerala , le taux d’alphabétisation est record par rapport à la moyenne nationale . Il fait chaud , la plage est à deux pas , la mer nous tend les bras ...aussitôt dit aussitôt fait ...une centaine de mètres nous sépare d’une immense plage de sable fin et blanc , bordée de cocotiers à perte de vue ... Peu de touristes , quelques parasols locaux et de petites cabanes en bois servant une cuisine simple et goûteuse ... La mer est incroyablement chaude , les rouleaux nous portent , nous enlèvent et nous ramènent ...inlassablement nous plongeons et replongeons ...un vrai bonheur .... Une omelette kéralaise me rassasie , une discussion avec la seule cliente de la cabane la plus proche , une petite sieste à l’ombre , un autre bain ... , l’après midi se déroule lentement et nous allons marcher en admirant le coucher du soleil ...les pêcheurs ont rentré leur bateau coloré ...le long de la plage , on peut observer quelques canaux de backwaters débouchant directement .
De loin en loin , une grande et simple croix plantée dans le sable nous rappelle que les chrétiens sont nombreux dans cette région de l’Inde .
Nous rejoignons notre bungalow ...José fait un peu la grimace devant les deux tables sous la véranda ....notre restaurant ...au moins nous ne serons pas dérangées par les voisins !!! mais par les moustiques ...oui ...heureusement , « Insect écran « est là et .....bien utile .... Notre hôte vient nous servir une délicieuse et abondante cuisine de la région , concoctée par son épouse que nous aurons à peine l’occasion de croiser ... Nous mangeons du poisson à chaque repas , du thon pourtant cher mais sans doute pour nous honorer et nous faire faire plaisir ...des légumes , du riz , des galettes et de la bière qu’il est allé gentiment nous chercher à vélo au village voisin ..... Il nous a expliqué qu’il s’était conducteur de tuctuc et qu’il avait arrêté cette activité pour recevoir des hôtes ...mais ce n’est pas facile ... En effet notre bungalow avait deux chambres mais nous étions les seules à l’occuper ...
Une bonne nuit après discussion animée pour choisir notre lit en fonction de sa position par rapport au ventilateur et à la moustiquaire !!!! Demain , même journée après un petit déjeuner continental et déjeuner sur la plage ...du poisson et du crabe épicé chez un charmant jeune couple dont la petite fille venait jouer à cache cache avec nous .... Le nom du restaurant « Carol’days restaurant « était d’ailleurs en son honneur .
Nous faisions de nombreuses et longues promenades le long de la plage ... La plage s’étendait à l’infini et le matin tôt nous pouvions admirer les barques colorées des pêcheurs au retour de leur pêche ....souvent, pas loin d’une dizaine d’hommes était nécessaire pour la tirer sur la plage après une longue et difficile manœuvre ...
puis le poisson était décroché des filets , la barque nettoyée et un ou deux hommes se dirigeaient vers le chemin d’accès où ils savaient trouver des clients ...particuliers , guest houses ou hôteliers ...
Le soir au coucher du soleil de nombreux indiens venaient en famille , goûter les saveurs du crépuscule et de la mer ...
Ils s’asseyaient , attendaient et comme nous , admiraient les couleurs rougeoyantes du roi des astres qui semblait disparaître dans l’eau à l’horizon...
Une glace avant de rentrer ...
La journée , nous croisions souvent des couples d’amoureux qui marchaient , comme tous les amoureux du monde , main dans la main en parlant d’amour et d’avenir ...un clin d’œil , un sourire et nous étions heureux ...
Du repos , du bonheur ...un bel endroit à conseiller pour qui veut passer quelques jours à l’écart de la civilisation , de la cohue et des stations balnéaires touristiques....
Le 9 décembre départ pour Varkala
Nous avons encore la journée pour profiter de la plage car notre train ne part qu’à 17 h .... Moyennant un petit supplément , nous pouvons disposer de notre chambre pour entreposer nos bagages et prendre une douche . Nous débutons notre dernière journée par une grande balade le long de la plage pour observer , une dernière fois , les barques des pêcheurs rentrant et déchargeant le produit de leur pêche ...
A midi nous déjeunons dans un restaurant au bord de l’eau , d’un byriani de poisson , ici , maquereau , absolument succulent ...ils ont la gentillesse de nous garder nos sacs pendant que nous savourons un dernier bain sur cette plage paradisiaque ... C’est un endroit idyllique , une rupture nécessaire quand on voyage de ville en ville , de site en site ....un détour intéressant quand on vient découvrir les backwaters au départ de « Allepey , dix km plus bas donc , à une petite demi-heure en tuctuc ...
Un dernier adieu à notre plage et à notre grand père kéralais qui nous « embrasse « pour l’occasion !!! Son fils , notre hôte , est parti accompagner son fils de 9 ans à l’hôpital pour une affection respiratoire...ici les médecins généralistes n’existent pas , quand un problème survient c’est directement l’hôpital et son service d’urgence ..un peu comme en France !!!!
Il est l’heure ...un tuctuc nous attend ...direction la gare d’Allepey ...la route est évidemment encombrée ....Klaxons , slaloms , nous finissons par arriver à bon port en admirant au passage les préparatifs de Noël ...les guirlandes se déploient dans les villages traversés et donnent envie de revenir fêter noël avec eux ...
Notre train arrive ...wagon sans réservation ...quelques bonbons offerts créent des liens et bientôt nous discutons avec les autres passagers , curieux de notre origine « where do you come from ? » What do you do ?..... Ils sont vraiment gentils ces indiens , prêts à partager , à renseigner , aider quand c’est nécessaire, toujours le sourire et cette gentillesse , hum!!!!! et ce oui qui semble dire non ...déstabilisant au début .... L’un d’entre eux , intrigué, passe et repasse dans le couloir , puis revient avec son fils ensommeillé pour discuter avec nous ...
Nous arrivons à Varkala ...station après Kolaam ...ils sont dix à nous dire ..oui c’est ici ..au revoir , à bientôt et c’est avec plaisir que nous nous reverrons ...peut être ...un jour ..... Sur le quai notre chauffeur de tuctuc nous accueille joyeusement....nous le suivons et nous traversons les voies pour accéder à notre carrosse... La traversée de Varkala nous semble un peu longue ...nous arrivons à notre hôtel et nous promettons de le rappeler lors de notre départ car il est vraiment sympathique !!!! Cette fois ci c’est un hôtel qui nous accueille le Jicky’s hôtel , tout blanc avec ses deux étages dont les murs sont joliment décorés de fleurs , oiseaux , paysage, ainsi que l’intérieur de nos chambres , œuvre vraisemblable de quelque artiste local
Il est déjà un peu tard et le gardien de nuit nous accompagne à travers un dédale de ruelles au restaurant végétarien de l’hôtel ...nous nous régalons , l’une d’un potage , l’autre d’une salade ....un petit tour le long de la falaise surplombant la plage et couverte de boutiques ( toujours les mêmes « cashmiris « !!!!), de bars et de restaurants avec leurs étals extérieurs où le client choisi son poisson avant de s’installer.....
Varkala nous paraît beaucoup plus touristique que Marari beach ...nous en aurons la confirmation dès le lendemain matin en cherchant un endroit pour petit déjeuner ...
En attendant bien contentes de retrouver notre lit , nous nous endormons , bercées par le ronronnement du ventilateur !!!!
Les 10 11 et 12 décembre Varkala suite Le lendemain matin nous nous mettons en quête d’un café ou d’un restaurant pour prendre notre petit déjeuner ....nous retrouvons notre chemin ...nous sommes près de la plage de Papanasham , principale plage accessible par deux escaliers dont les marches hautes et glissantes incitent à la prudence ...
Nous jetons notre dévolu sur un petit café restaurant , le Heart café , « organic « c’est à dire bio ... C’est calme , reposant , confortable avec ses grands canapés dans lesquels il fait bon se lover et prendre son temps , cuisine délicieuse, avec une jolie vue sur la mer et dont le code internet « peace and love « me paraît être de bon augure .... Tous les matins nous débuterons la journée en leur compagnie... La plage se trouve à cinq minutes de notre hôtel , il est donc commode de se déplacer ....cinquante fois par jour , nous passons et repassons devant les mêmes boutiques qui nous interpellent pour y pénétrer ...un hochement de tête suffit souvent à les décourager ... La plage est en contrebas de falaises de couleur ocre et le contraste avec celle que nous venons de quitter est saisissant ...aussi bien dans les paysages que dans l’atmosphère... Ici tout est fait pour le « bien être « !!!! des touristes et de vrais loueurs avec de vrais parasols et de vrais chaises longues ... En effet à Marari beach , souvent quelques chaises et parasols ....quand ce n’était pas les propres lits des indiens qui étaient sortis durant la journée et proposés à la location .... À côté de nous , une indienne et son grand couteau dépeçaient des noix de coco , ananas , papayes et autres délices ...dommage ce n’était pas la saison des mangues qui commençaient à peine à mûrir sur les manguiers ...
La même mer chaude , les mêmes rouleaux , peut être même un peu plus impressionnants qu’à Marari ...de jeunes indiens s’entraînaient avec leur planche de surf et il fallait être vigilant pour ne pas être heurtée ... Quelques jeunes filles se baignaient toutes habillées ...les garçons eux avaient des bermudas mais la plupart d’entre eux ne savaient pas nager ... La plage était surveillée et les maîtres nageurs avaient le sifflet sonore , rageur et efficace quand le comportement de quelques baigneurs laissait à désirer ...
Le matin , José disparaissait un très long moment pour marcher le long de la plage ....le deuxième jour , m’a vu en faire autant quand j’ai réalisé que nous allions regagner Fort Cochin et que la plage ....ce serait sans doute terminé.... Mon courage me revient dans l’urgence de profiter afin de ne rien regretter !!!! Je débutais ainsi une longue promenade en longeant la plage ...au bout une « succursale « du temple d’en haut que nous visiterons un peu plus tard dans l’après midi . Un groupe de collégiens s’amusaient à enterrer l’un des leurs comme nous l’avions tous fait un jour ou l’autre ...cela les amusait beaucoup et je leur ai demandé l’autorisation de les photographier...les vivants et le mort ont été ravi de poser !!!! Et un étonnant spectacle peu commun en Inde , un pêcheur à la ligne !!!! En dépassant la pointe , nous arrivions à un éboulis de très gros rochers ocres barrant la plage et nous obligeant à marcher dans l’eau entre deux vagues ...le paysage est superbe ....la mer déchaînée, la plage de sable blanc , les énormes rochers posés ça et là , comme des morceaux de falaise détachés et surplombant tout cela , la végétation plutôt luxuriante avec ses cocotiers et ses palmiers se découpant dans le ciel ... Deux anglaises descendues de leur luxueux hôtel , m’ont encouragé à emprunter l’escalier visible dans la paroi ....arrivée en haut , une grille qui s’ouvrait sur les cinq étoiles d’un palace , où une femme entre deux âges se reposait sans doute de ses soins ayurvediques .....
A mon retour , j’assistai sur la plage sacrée de Papanasham à une cérémonie d’élévation des âmes des défunts c’est à dire que les Hindous viennent apporter des offrandes à leurs chers défunts pour la paix de l’âme car il ne faut pas contrarier les âmes qui ont un pouvoir de malédictions sur une famille et pour cela ils sont aidés d’un prêtre....nous aurons l’occasion d’y participer le lendemain...
Il est assez étonnant de marcher sans but le long de la plage et de tomber sur des prêtres( ou gourous ), colliers de pèlerin autour du cou , installés sous des parasols avec leurs « instruments « ( autel portatif , feuilles de bananier , fleurs , encens , théière , seau d’eau , riz cru , riz cuit ...et parmi tout ce fatras ...l’indispensable portable !!!! Nous sommes en Inde ...mais en 2017 !!!! ) Les fidèles , les hanches entourées d’un linge blanc et la taille d’une ceinture rouge ..... étaient assis face à l’officiant , en position du lotus , paumes tendues et offertes et récitaient à tour de rôle d’étranges prières , reprises en chœur par l’assemblée debout .... Un cérémonial qui consistait à prendre ce que le prêtre leur donnait ...boulettes de riz , riz cru , fleurs ...puis ils faisaient trois fois le tour de leur tête avec les offrandes , à la fin on coupait la ficelle attaché autour de leur doigt et ils partaient , la feuille de bananier et les fleurs sur la tête pour aller les jeter à la mer avant de se mouiller ....
Étrange et envoûtant ...sur le moment je ne savais pas à quoi cela correspondait ....je l’ai su bien après de même que cette partie de la plage était un lieu sacré ...j’ai compris alors pourquoi , m’étant assise sur un coin de pierre à même le sol , ressemblant à un énorme « cendrier pour cigare « , j’ai vu arriver vers moi un indien qui m’invectivait en « malayalam « ...j’avais du profaner un lieu de culte ....
Je remontais et retrouvais ma co-turne pour prendre un tuctuc afin de visiter le temple hindou « à voir « Janardhana Swami temple , datant de 2000 ans . C’est un temple très important et c’est pour cela que Varkala est appelée la « Benarès du sud « Après avoir négocié âprement le prix de la course , le tuctuc nous a laissé devant le temple et sa piscine extérieure pour ablutions et purification .....il était trop tôt pour le visiter et en redescendant, je me suis aperçu que José avait raison et que c’était bien le temple du bout de la plage ...j’étais vexée !!! Et les chauffeurs ont du bien rire ...
17 h visite autorisée pour les étrangers !!! A l’entrée le préposé aux chaussures m’affirme que les photos sont autorisées ...on emprunte l’escalier , et après avoir payé , le préposé à l’entrée tire « un coup de feu « qui nous autorise à rentrer ... En haut des marches nous passons sous une porte sculptée de divinités colorées comme on en voit au Tamil Nadu . A l’intérieur , un énorme banian ... Divers sanctuaires réservés aux Hindous ...sur l’un des murs on reconnaît Shiva , le dieu danseur et presqu’en face , sa monture , le taureau Nandi , une couronne de fleurs autour du cou . Je commence à prendre quelques photos ... un indien me fait comprendre en malayalam que c’est interdit ...forte de mon autorisation d’en bas , j’insiste et la visite se transforme en « course- poursuite « avec mon indien furieux qui m’invective à chaque fois que je le croise ...décidément cele devient une habitude !!!! Sur l’un des murs on peut voir une étoile ....l’étoile de David ? Ce temple est principalement dédié à Vishnu mais on peut y retrouver aussi Ganesh , Garuda , Shiva , Hanuman et autres divinités peintes de brillantes couleurs . Les pèlerins viennent y effectuer les derniers rituels pour leurs décédés . De toutes façons ce temple présente un intérêt moindre , une fois que l’on connaît Maduraï et autres temples du Tamil Nadu ....
Nos soirées consistent à dîner dans un restaurent de poissons ...notre préférence va à la salle du premier étage pour sa vue sur la mer et les centaines de petits lumignons des bateaux partis pêcher de nuit . Après avoir choisi soit un poisson soit des grosses crevettes , nous retrouvons notre choix cuisiné dans notre assiette ...un régal ... Un soir notre voisin de table , professeur d’anglais à Londres et écrivain à ses heures perdues , nous a fait goûter un peu de vin blanc local ....nous l’avons retrouvé à plusieurs reprises et au regard de sa diction parfaite , je le comprenais et faisait des efforts pour me faire comprendre , ce qui amusait beaucoup mes interlocuteurs.... En dehors de mon accent « très français » trahissant notre nationalité dès que j’ouvrais la bouche , un autre anglais de Londres , mi-anglais mi-indien , trader dans la City , rencontré sur la plage , nous a aussi affirmé que nous avions , nous , les françaises , « un petit quelque chose « qui trahissait notre origine ... Nos trois jours sont passés tellement vite et agréablement, que ma Jojo a décidé de prolonger d’une journée ..... »ok à condition que tu te débrouilles « ... Aussi dit aussitôt fait , coup de téléphone à Biju de l’agence pour reculer notre excursion sur les backwaters waters ... Je m’occupe de la chambre que nous gardons et la petite agence s’occupe de reprendre des billets de train . Un jour de plus au bord de la plage ...pourquoi pas....nous aurons bien assez de temps pour transpirer à Fort Cochin !!!! Le dernier soir , pendant que José était restée à discuter avec notre professeur anglais , je marchais le long de la falaise découvrant , surprise , les nombreux restaurants , bars , centres ayurvediques et leur hôtel , les échoppes et vraies boutiques ...incroyable !!!!un vrai paradis pour « touristes branchés « !! pour moi , c’est un peu « too much « et je me suis surprise à regretter la sérénité de Mararibeach ...il en faut pour tous les goûts ...
Dernière nuit , épuisée par la marche , les baignades et la visite du temple nous nous endormons le cœur dans les étoiles ravies de notre séjour balnéaire .
Le 13 décembre retour à Fort Cochin Heart café ....dernier petit déjeuner ...jus de fruit , omelette kéralaise et café , nous sommes prêtes..
La veille au soir , le loueur de parasol nous a invité à les rejoindre sur la partie sacrée de la plage de Papanasham c’est à dire près de la « succursale « du « temple d’en haut « .... Nous sommes surprises !!!!! Des stands !!!! Des parasols et dessous ..des prêtres .... à côté , un autel avec des divinités hindoues ..je reconnais Shiva sous sa forme de danseur cosmique au milieu de son cercle de flammes et ....Boudha !!! Je sais bien qu’il est un avatar de Vishnu mais que fait il parmi les Hindouistes ...je m’approche et regarde , intriguée ... La veille déjà , avant la visite du temple , j’étais restée longtemps à les observer ...sans vraiment comprendre .... Les mêmes cérémonials que ceux d’hier ... Tout à coup l’un d’eux , en peine de client , m’interpelle ... il m’invite à m’asseoir face à lui ... plante trois bâtonnets ... Son aide , un indien âgé me noue un fil autour de l’annulaire , puis il m’offre des fleurs ( des œillets d’Inde souvent utilisés pour les guirlandes ou les offrandes ) , je les prends avec les deux mains et dois faire trois fois le tour de ma tête comme pour mimer une auréole ...puis en récitant des incantations il me rince les mains avec l’eau du seau puisée à l’aide d’une théière ... Ensuite il me tend une poignée de lentilles....même scénario puis encore la même chose avec du riz cru ( deux fois. ) puis une boulette de riz cuit puis à nouveau du riz cru et des fleurs ...... Chaque offrande est déposée sur une feuille de bananier posée sur le sable ... L’aide de camp ( son père ) me dénoue le fil entourant mon doigt et le pose sur le paquet c’est à dire la feuille de bananier et les offrandes ... Un feu est allumé , de l’encens brûle....je dois poser mes mains trois fois avant de les porter au front et au visage .. Puis je me lève , fais trois fois le tour du feu les offrandes sur la tête ... L’accompagnant m’entraîne vers la mer pour y jeter mon paquet et me verse de l’eau sur la tête ....j’appris un peu plus tard que les eaux de cette plage étaient considérées comme « saintes « et lavaient les péchés...ce qui explique pourquoi cet endroit est un important centre de pèlerinage. Si j’ai bien compris dans le côté sacré de cet endroit, Il y a deux notions , la première qui consiste à se tremper dans l’eau pour se laver de ses péchés et la deuxième qui consiste à faire des offrandes aux morts afin que son âme repose en paix .....
Papanasham signifie « wash away sins « il est dit que se plonger dans les eaux sacrées de cette plage nous lave des péchés de toute une vie .... nous allons donc rentrer sacrément purifiées étant donné que nous avons passé presque cinq jours dans l’eau !!!!!
Retour vers le parasol ... Mon officiant , Sivacouma , me dessine deux traits blancs sur le front et un point rouge et noir au milieu.... Pour terminer je dois manger une banane . Sur le côté du matelas sur lequel il est installé en tailleur ( ou en lotus ) , un petit foyer en bois au centre duquel un feu est entretenu dans une coupelle en bronze et ce , surmonté de ... Boudha !!!! Un morceau de tissu blanc autour des hanches et un orange couvert d’inscriptions sur les épaules , des traits blancs et jaune ainsi qu’un point rouge sur son front ..les mêmes traits blancs sur sa poitrine ...il est beau et fort sympathique... Une offrande me libère de ma dette envers lui ...il me fait comprendre qu’une partie est reversée à son père ...il faut bien que tout le monde gagne sa vie !!!!
Subjuguée , je suis restée pour observer ce curieux « spectacle « quand j’ai vu José revenir de sa promenade . .. aussitôt je lui présente Sivacouma , mon gourou dont les affaires tournaient un peu du ralenti ...
Ce n’est que le lendemain , de retour à Cochin , que nous avons su que cette cérémonie s’appelait « l’élévation des morts « cela ne pouvait pas mieux tomber car José venait d’enterrer son papa ...mais cela aurait été peut être plus efficace si nous l’avions su , nous aurions pu nous concentrer un peu plus et prier pour son âme .... Un peu plus loin sur la plage une petite statue dorée d’une divinité jouant de la flûte ...évidemment nous faisons comme tout le monde et posons à côté ... Puis une barque dont les filets sont pleins de grosses moules ...nous n’avons jamais eu l’occasion d’en voir à l’affiche des restaurants ...
Retour à l’hôtel ...il est temps de rendre la chambre ...en arrivant de belles indiennes montent l’escalier devant nous , un paquet de linge sur la tête...impressionnant je ne puis m’empêcher de les admirer à cause de leur courage et de leur port de tête mais je les plains aussi car même habituées , ce ne doit pas être facile tous les jours ...
Les bagages prêts , un dernier repas au Heart café et un petit tour le long de la falaise afin d’acheter des « attrapes rêves « que j’y avais repérer la veille ...
Notre souriant chauffeur arrive à l’heure .....les indiens ont plutôt tendance à être en avance ...est ce dans leur mentalité ou est ce parce que la concurrence est rude et pas question de décevoir un client ?
Attente à la gare après avoir repéré notre quai ( il n’y en qu’un !!!) ....un tableau d’affichage indique les numéros de train et les horaires ...cinquante fois je vérifie et demande à mon voisin indien si le train qui arrive n’est pas le notre ...il me rassure et aussitôt sa voisine regarde sur l’application de son smartphone et confirme ....nous sommes assis sur un banc abrité car une pluie diluvienne s’est mise à tomber ...juste pour notre départ afin de ne rien regretter ... Nous montons dans le wagon correspondant à notre repère mais c’est la partie sans réservation ....un indien nous explique que dans deux stations nous serons à Kollam et que nous aurons assez de temps pour changer et regagner nos places ...ce n’est pas grave , nous sommes assises et le spectacle est plus animé dans cette partie ...A Kollam il empoigne spontanément nos bagages ...et là c’est le luxe !!!! Un vendeur de chaï ...quel délice et le retour s’effectue sans encombre .... A l’arrivée , nous ne trouvons pas notre chauffeur de taxi ...nous finissons par prendre un tuctuc non sans avoir fait la queue derrière une multitude de pèlerins à colliers qui s’entasse dans les tuctucs...le retour nous paraît long et nous regrettons notre taxi ... Il est minuit , la grille est fermée et nous craignons de passer la nuit dehors ...heureusement Sheeba veille et nous ouvre ...ouf ...
Le 14 décembre départ pour les backwaters 8 h 30 nous finissons le petit déjeuner au Master Art Cafe , un minibus vient nous chercher pour une journée à sillonner les backwaters qui constituent l’un des principaux attraits du Kerala .
Nous allons récupérer dans Cochin , un couple anglophone qui en plus des trois femmes déjà présentes , feront partie de notre groupe de visite.... Une bonne heure de route pour arriver ...notre guide nous attend et restera toute la journée avec nous , nous expliquant la vie sur ces canaux . Les backwaters sont des lagunes et des lacs d’eau saumâtre en retrait de la côte de malabar .Un réseau , constitué de plus de 1000 km de canaux naturels ou artificiels , les relie entre eux . La ville de Cochin se trouve au débouché du plus grand lac , le lac Vembanad , sur la mer des Laquedives . Les backwaters waters sont alimentés par une quarantaine de rivières serpentant vers la côte et descenant des ghats occidentaux . Ces canaux sinuent à l’intérieur des terres en suivant le littoral et pendant longtemps ont été les seules voies de circulation . Les embarcations utilisées , les kettuvalams ou housesboats permettaient de relier les villages entre eux et transportaient les produits issus de la noix de coco, comme le coprah , les noix de cajou et tout ce qui pouvait et devait être convoyé . Elles sont faites de planches en bois , reliées par des ficelles en fibre de coco , avec un toit de bambou et de feuilles de palme enduites d’huile de noix de cajou , excellent isolant . Ce type de transport est encore d’actualité. Nous embarquons dans une de ces barques , deux petites plateformes à l’avant et à l’arrière sur lesquelles deux indiens d’un certain âge se tiennent pour faire avancer l’embarcation , en plantant chacun une longue perche en bois dans le fond de la rivière .
Le paysage est sublime et nous savourons en rêvant ce glissement silencieux....
Des maisons plus ou grandes , plus ou moins belles , peintes en rose ou en jaune , jalonnent le rivage ...la première possède un escalier en pierre qui descend jusqu’à l’eau pour embarquer directement ...
De nombreuses plantes aquatiques apportent une note colorée ...des lys , des jacinthes , des lotus ..mais le développement anarchique de certaines ( jacinthes ) recouvrant entièrement la surface de l’eau , obstrue les voies de communication, gêne la navigation et à terme empêcheront les hommes comme les oiseaux de pêcher .....Il peut être "considéré, comme une puissance colonisatrice , prédatrice et dévastatrice qui dégrade l’écosystème aquatique ... Dans certaines régions , ce peut même être un frein au développement socio-économique voire même une véritable catastrophe pour l’écologie des plans d’eau .
Dans la région des backwaters , un autre problème s’ajoute ...la pollution croissante due à la circulation des bateaux à moteurs qui , peu à peu , remplacent les barques à rames ......pour les plus riches et aussi pour les touristes ..... certains ont un étage , sont de véritables hôtels - restaurants flottants et font le bonheur du tourisme de masse ...
Nous n’avons pas embarqué à Allepey pour éviter ce gente de désagrément ..
La région où nous avons choisi de naviguer , est calme et plutôt déserte ce qui fait le désespoir de nos conducteurs ... Le silence et la tranquillité nous permettent de savourer le paysage extraordinaire qui se déroule devant nos yeux se renouvelant sans cesse .
Un pêcheur dans sa barque devant sa maison , un chien faisant sa sieste au calme ...dans une barque ...une femme lavant son linge , une autre l’étendant , des cueilleurs de noix de coco dont toutes les parties sont utilisées et qui seront ensuite transportées sur l’eau ... On utilise TOUT dans la noix de coco . Quand elle est orange ou verte , on peut boire l’eau de coco . Au fur et à mesure de sa maturation , la pulpe se densifie et peut être transformée en copeaux, en huile ou en lait .... Les fibres de sa coque ou bourre peuvent être utilisées pour la fabrication de corde ou de tapis . En pharmacie , la coque brûlée réduite en poudre est un excellent charbon végétal , absorbant des gaz . Pour l’heure , les paysages magnifiques ne cessent de défiler , nous émeuvent ...nos appareils photos s’activent ....ici une scène de la vie courante , une barque que l’on croise , un signe de la main , le parapluie qui leur sert d’ombrelle ou la serviette sur la tête les protègent du soleil , les oiseaux , les barques à l’ombre des cocotiers , une famille canard se déplaçant en groupe ...certaines pirogues ont ET un moteur ET des rames.... Les cocotiers s’élancent vers le ciel et forment une voûte presque céleste qui se reflète dans l’eau et à chaque instant le miracle se renouvelle...
Certains canaux sont entièrement recouverts de végétation et à l’entrée de certains d’entre eux , on peut voir des cordes sur lesquelles sont accrochées des bouteilles en plastique de façon à en freiner la prolifération...c’est bien la première fois que ces bouteilles se rendent utiles au lieu d’être éparpillées sur toute la surface de la planète . Des manguiers bordent les rives ...on pourrait presque cueillir les mangues en tendant la main ...dommage elles ne sont pas encore mûres ...
A midi , nous stoppons pour déjeuner de riz et de légumes servis sur une feuille de bananier .... la guide nous explique comment se fabriquent les cordes en fibre de coco ... Nous repartons après quelques emplettes artisanales ... Des massifs de fleurs rouges , jaunes ...une chèvre attachée à un piquet , un élégant pêcheur à la ligne , son serviteur et son fauteuil pliant de part et d’autre ...bientôt nous empruntons des canaux de plus en plus étroits ...le spectacle de cette nature exubérante continue de nous émerveiller .... De retour sur la terre ferme, nous quittons à regret nos conducteurs non sans les avoir chaleureusement remercié ... Ce fut une parenthèse magique qui est un incontournable du Kerala expliquant l’engouement justifié des touristes....
Le 15 décembre Kathakali Trois jours encore .....il ne reste que trois jours pour emmagasiner le maximum de souvenirs . Encore un tour sur le port toujours plein de surprises ....il fait chaud , très chaud ...un marchand de billets de loto ...toujours autant de succès ..les indiens adorent acheter des tickets de loterie ....Ils ont toujours espoir de sortir de leur vie difficile... comme pour nous !!!!
Puis nous nous arrêtons devant la représentation d’une énorme ancre juchée sur un socle de pierre portant une inscription sur une plaque en marbre noir ayant trait à lord Wellington et à une de ses quatre ancres ...
Lord Wellington a participé à l’élaboration du port de cochin aidé pour cela par un ingénieur , spécialiste des ports , Robert Bristol arrivé en 1920 ...
L’après midi passa en attendant notre soirée typique Keralaise ...
En fin d’après midi nous devons assister à un spectacle de Kathakali, sorte de théâtre dansé ( ou danse théâtrale !!!) caractéristique du Kerala et vieux de cinq siècles ... Le katakhali raconte des épisodes tirés des épopées hindoues du Mahâbhârata et ramayana et de la vie de khrisna . C’est un mélange de drame , de danse , de théâtre , de rituel accompagné de musique ....qui peut durer toute la nuit mais nous assisterons à spectacle « raccourci « « spécial touristes « ... Les thèmes interprétés sont classiques ...courage , vertu , paix , amour ou au contraire vice , pleutrerie , guerre.... Les maquillages et les costumes élaborés sont somptueux et codés en fonction du personnage interprété ... Dieu , prince , héros , démon , femme ... Tous les personnages , masculins ou féminins , sont joués par des hommes . Nous arrivons tôt au Kerala Kathakali centre ....nous essayons de nous placer dans les premiers rangs afin de profiter au maximum du spectacle et prendre des photos ... La première heure consiste à admirer les acteurs en train de se maquiller ...étonnant !!!! ils arrivent sur scène les uns après les autres en fonction de l’importance de leur maquillage ... La scène et les murs sont recouverts de bois , peu de décor , de grands chandeliers en cuivre ...
Devant , deux petites avancées portant , Ganesh à droite et Shiva le danseur cosmique au milieu de son cercle de flammes , à gauche ... Nous devons assister à un épisode du Mahâbhârata. Le premier acteur arrive , c’est le personnage central , jouant le rôle de Bhima , le héros . C’est le personnage dont le masque est le plus fréquemment reproduit ....le plus souvent en bois mais grossièrement peint de couleurs vives ....le visage est vert , les yeux et sourcils soulignés de noir, la bouche de rouge , la tête surmontée d’une énorme coiffe striée et multicolore et une curieuse collerette blanche entourant le menton ...
Un deuxième homme arrive ...pour aider l’acteur à se maquiller ...celui ci s’allonge et le reste du maquillage se fera dans cette position ...
Un autre acteur arrive ....s’assied en tailleur et s’enduit le visage d’une couleur aussi orange que le vert de son coéquipier est ..vert ! « L’homme qui aide « l’aide à son tour ... Il jouera le rôle de « l’ennemi « , le singe Hanuman . Puis un troisième et dernier larron vient se maquiller sur la scène devant nos yeux , ébahis ....celui ci jouera le rôle d’une femme , Panchali . Leurs vêtements sont très colorés et très chargés ....les personnages portent tous des jupons recouverts de nombreux galons , des bijoux volumineux , colliers , bracelets ...des écharpes , des coiffes très ornementées et lourdes ...
Pendant le premier quart d’heure , Panchali assise , mime .....les expressions du visage , les regards , les gestes des mains ( mudras ) . .. toute son énergie est concentrée dans le mime et apporte ainsi une explication symbolique de tous les événements qui vont être raconté et une réponse à toutes les questions que les spectateurs se posent immanquablement ... Les acteurs ne s’expriment jamais oralement mais toujours par la gestuelle , les mimiques et la danse . C’est un travail très physique qui utilise les méthodes de concentration enseigné dans l’art Martial du Kerala , le kalarippayatt .
C’est une pièce en deux scènes ... un rideau multicolore est tendu entre les scènes ...
A gauche s’installent deux joueurs de tambour , chenda ( instrument de percussion ou tambour vertical à deux peaux ) et maddalam( tambour horizontal en tonneau à deux faces ) A droite , au fond le récitant avec ses cymbales ( ilathaam ) Le spectacle peut commencer ....
Un feuillet explicatif en anglais nous est distribué ... La pièce s’appelle « Kalyanasougandhikam « et est écrite par Kottayath Thampuran. Le personnage principal , le héros Bhima , le plus fort de pandavas ( une des familles du Mahâbhârata combattant les Kaurava , autre famille du Mahâbhârata. ) est chargé par sa femme Panchali d’aller cueillir des fleurs dans la forêt . Il y rencontre un vieux singe , Hanuman , autre Dieu et en réalité, frère de Bhima . Premier scène Bhima et Panchali
Deuxième scène Bhima et Hanuman La colère de Bhima après l’agression d’Hanuman se transforme quand il découvre que le singe est en réalité son frère ...réconciliation et beaux sentiments...tout est bien qui finit bien .. Tout le spectacle est rythmé par le battement des tambours et la mélopée du récitant accompagnée de ses cymbales . Nous avons presque tout compris et nous sortons enchantées de notre soirée ...que de talent....maquillages , mimes , musique mis en œuvre dans cet art ancestral ... Retour au bercail après un dernier tour sur le port , évidemment , pour ressentir encore une fois cette vie indienne qui est là et qui palpite ... . A Kochi , les hommes viennent volontiers se promener sur le port à la tombée de la nuit ...des cacahuètes grillées dans un cornet de journal enchantent nos papilles et nous régalent ...quoi de mieux pour ressentir cette Inde que j’aime tant , que se mêler à la foule et essayer de partager leur distraction
Le 16 décembre Il fait chaud et humide ......inhabituel pour un mois de décembre , me confirme Sophie ...nous décidons donc de passer notre « presque dernier jour » à la plage ... Pour y parvenir nous devons prendre le ferry pour gagner l’île de Vypeen et l’une de ses plages à plus d’une heure de bus .... le sud de l’île démarre devant Fort Cochin et s’étire le long de la mer d’Oman face à Ernakulam . Le port est envahi de plantes d’eau qui s’étendent qui un jour peut être , gêneront les activités portuaires... Pour quelques roupies , nous embarquons sur le ferry....les gens se bousculent pour monter et descendre ... nous sommes touristes , eux c’est leur quotidien...je joue à cache cache avec le bébé devant moi dans les bras de sa maman ... et après une traversée de cinq minutes nous débarquons sur l’île ...pas ou peu de tuc tuc!!! étonnant !!!!Nous nous renseignons auprès d’un taxi qui nous demande plus de cinq cent roupies pour la plage de Cherai qui est une des plus belles ....nous optons pour le bus et aidées par un jeune indien qui se renseigne , nous nous asseyons sur le bord du trottoir pour l’attendre .... enfin le bon bus arrive ...plein à craquer , nous parvenons à monter .....au bout d’un moment un jeune indien se lève pour me donner sa place .....mon statut d’étrangère doit y être pour quelque chose car il reste près de moi et , curieux , me pose des questions sur le pays d’où je viens , si j’aime l’Inde , où nous résidons ... le temps passe plutôt agréablement et le bus se vide ...le receveur nous fait signe qu’il reste encore dix minutes avant d’arriver ...mais !!!!!!nous devons emprunter un tuctuc pour les deux derniers km ...un village , des boutiques de plage avec sodas , noix de coco , gâteaux , fritures et nous longeons la route du bord de mer.... la plage est étroite , presque déserte bordée de cocotiers ..l’eau est chaude je me trempe seulement les jambes car revenir pleine de sel ne me dit rien ...une cabane nous protège du soleil et la journée s’étire agréablement. ..en fin d’après midi , nous décidons de marcher jusqu’à l’arrêt de bus ...en cours de route nous achetons des bananes , de gros gâteaux vendus dans des bocaux ...le bus arrive et le chauffeur , malgré la circulation , confond la route avec un circuit de ćourse ...et en moins d’une demi heure nous arrivons au ferry ....encore quelques gâteaux pour tromper l’attente nous reprenons le ferry ...je me désole d’avoir perdu la jolie pochette à fleurs achetée le matin pour remplacer celle de l’appareil photo perdue la veille au spectacle .....José baisse les yeux et devant ses pieds ? la pochette dépassant du banc attendait sagement que je la récupère au retour !!! Incroyable ce fil conducteur ...même place qu’au départ malgré le monde empruntant le ferry . ..
Nous sommes ravies de cette journée ...la plage mais aussi le ferry , le bus qui nous a permis de nous mêler à cette foule indienne dense , colorée , bruyante et joyeuse qui est l’essence même de ce pays si incroyable et si différent , que l’on peut adoré ou détesté ... Nous décidons d’aller dîner dans restaurant un peu plus chic donc plus touristique et plus cher ...à connotation japonaise , décor et cuisine ....je me régale d’une salade de crevettes au soja et d’un délicieux cheese cake ... Nous rentrons à pied , promenade interrompue sans cesse par des tuctucs à la recherche de clients . Nous admirons les décorations de noël qui envahissent les façades des hôtels et les rues ... To morrow, it’s the last !!!!!
Le 17 décembre le der des ders Dernier petit déjeuner à notre café préféré , avec nos cuisinières préférées ...les meilleures et les plus gentilles Sheena et Sonya ... Aujourd’hui le menu du dimanche , encore une spécialité :« paalappam » sorte de crêpe à base de farine de riz et de lait de coco , servies avec des légumes en sauce ou un œuf dur .., délicieux ...décidément la cuisine keralaise nous a enchantées pendant tout notre séjour ...
Après nous , elles ferment pour profiter de leur dimanche , leur seul jour de repos ... Avec Biju qui s’occupe de l’agence « paradise traveller’s « et mari de Sonya , nous prenons nos dernières photos que nous leur enverrons par Whattsapp évidemment !!! Les valises , le port , une tournée dans les boutiques de la rue princesse , nous nous attardons dans une boutique tenue par deux cachemiris fort sympathiques ....
Quelques emplettes plus tard .....la journée passe vite avant un concert prévu vers 18 h à st Francis’s Church ... Nous espérons y voir Sophie Jude et Cécile rentrée ce jour de son périple au Sri Lanka ... L’église est somptueusement décorée d’un immense et grandiose sapin ....
Nous décidons d’arriver tôt pour ne pas risquer d’être debout ...après une balade dans les rues avoisinantes où nous prenons le temps d’échanger avec un directeur de restaurant parlant... allemand et non français !!! dommage ..il nous fait visiter la salle de restaurant et les inscriptions et dessins sur le mur extérieur .....
Une trentaine de choristes arrivent , vêtus de chasubles rouges et blanches ....s’installent de chaque côté pour la durée de la messe ..
Une dizaine d’enfants deux garçons et des filles , chemise et robe bleue , prennent place sous le sapin ....non sans avoir enfilé un bonnet de père noël !!!!
Nous attendons avec impatience que la chorale débute son récital ...intercalé entre entre la messe et le sermon de l’un des prêtres présents qui nous paraît d’une longueur infinie ... Encore quelques chants , puis les enfants arrivent ...un vrai bonheur ..ils chantent de tout leur cœur et l’une des plus jeunes , chante sans l’aide des paroles ...un enchantement.... qu’ils sont charmants , candides , touchants, émouvants ....
Puis , tenaillées par la faim , nous nous dirigeons vers le même restaurant que la veille , pour remanger le même succulent steak de thon rouge ... Sur le parvis de l’église , un autre sapin brille de mille feux et accueille les visiteurs . Et voilà encore une belle journée ...nous n’avons pas vu nos amis mais il estard pour aller leur dire au revoir ....nous devons quitter Fort cochin à 6 h du matin ...c’est Harry qui aura l’honneur de nous accompagner à l’aéroport où nous aurons la bonne surprise de retrouver un couple rencontré à Varkala ..
Un superbe séjour plein de souvenirs merveilleux qui ne nous quitterons pas une fois rentrées en France mais qui me donneront envie d’y retourner bien vite .
Ne pas hésiter à y aller malgré et surtout à cause des terribles inondations d’août 2018 pour les encourager ....
Bonjour à tous ,
Ayant voyagé cette année 2 fois dans le nord est de l ' Inde ( Assam et Arunachal Pradesh pour la fête du Myoko ) puis Nagaland ( Hornbill festival ) Meghalaya et Tripura j ' avais envie de partager avec vous ces purs moment de bonheur .
D ' abord il ne s ' agit pas du tout de l ' Inde telle qu ' on la connaît . C ' est l ' Inde des tribus . Ils sont soit animistes , soit chrétiens ( Baptistes pur la plupart au Nagaland après avoir été coupeurs de têtes ).
Au Nagaland il y a des Eglises partout et dans les villages leur taille est très imposantes par rapport aux maisons de bambous. Quel régal de voir les préparatifs de Noël avec leurs étoiles en bambou recouvertes de tissu rouge hissées sur un mat et éclairées . Chaque famille construit sa propre étoile et la nuit le spectacle est fascinant . Dans chaque village il y a les traités de paix inscrit sur des pierres pour marquer la fin des guerres tribales ( et ça n ' est pas si vieux que ça ) Le Hornbill festival est à voir , c ' est la fête de toute les tribus , chacune apportant ses danses , ses chants et ses habits chatoyants . Cette fête a lieu chaque année à Kohima la première semaine de décembre .En plus il y a un festival de rock où les jeunes peuvent venir chanter le soir . Ce festival est le seul moment où les jeunes peuvent sortir , s ' amuser et se coucher tard car il faut bien le dire l ' armée est partout et en dehors des festivités il y a un espèce de couvre feu et tout ferme à 17 heures . Mais quel plaisir de pouvoir rire , danser et boire un coup avec ces jeunes qui sont curieux de tout . Après Kohima il faut partir dans leurs villages , et même aller à Longwa qui est la frontière avec la Birmanie rencontrer les chefs de village et partager un moment d ' intimité avec eux et leurs famille à la lumière des bougies et des lampes électriques . Moment unique .
Que dire sur le Meghalaya . Ici c ' est la nature . Il y a plein de choses à faire : trek , rafting , aller voir les ponts racines à Cherrapunjee et le village le plus propre de l ' Inde . Ici tout est en harmonie avec la nature et elle est très belle .
Quand au Tripura , la route est épuisante à faire et c' est ce que j ' ai vu de moins beau .
Pour l ' Assam il y a les Moines de Majuli Island . Il faut les voir danser , partager un repas avec eux . Ici aussi tout est calme et sérénité. Il y a aussi le parc de Kaziranga où une ballade à dos d ' éléphant le matin à l ' aube pour aller voir les rhinocéros est magique .
Enfin l ' Arunachal Pradesh et ses paysages , la fête du Myoko à Ziro ( terrifiant pour les cochons ) , les tribus sont omniprésentes aussi et la nature est très belle . Les rizières à Ziro sont magnifiques . Il faut dormir chez l ' habitant dans leurs maisons de bambou à Ziro ou Daporijo .
Bon je n ' ai pas parler des plantations de thé de l ' Assam ni d ' autres choses car il y a beaucoup à dire . Si un voyage hors des sentiers battus comme celui là vous intéresse , vous pouvez m ' écrire et je vous fournirez tous les renseignements , comment y aller et comment l ' organiser depuis la France , les différentes autorisations à avoir .....
A plus Choinne
Ayant voyagé cette année 2 fois dans le nord est de l ' Inde ( Assam et Arunachal Pradesh pour la fête du Myoko ) puis Nagaland ( Hornbill festival ) Meghalaya et Tripura j ' avais envie de partager avec vous ces purs moment de bonheur .
D ' abord il ne s ' agit pas du tout de l ' Inde telle qu ' on la connaît . C ' est l ' Inde des tribus . Ils sont soit animistes , soit chrétiens ( Baptistes pur la plupart au Nagaland après avoir été coupeurs de têtes ).
Au Nagaland il y a des Eglises partout et dans les villages leur taille est très imposantes par rapport aux maisons de bambous. Quel régal de voir les préparatifs de Noël avec leurs étoiles en bambou recouvertes de tissu rouge hissées sur un mat et éclairées . Chaque famille construit sa propre étoile et la nuit le spectacle est fascinant . Dans chaque village il y a les traités de paix inscrit sur des pierres pour marquer la fin des guerres tribales ( et ça n ' est pas si vieux que ça ) Le Hornbill festival est à voir , c ' est la fête de toute les tribus , chacune apportant ses danses , ses chants et ses habits chatoyants . Cette fête a lieu chaque année à Kohima la première semaine de décembre .En plus il y a un festival de rock où les jeunes peuvent venir chanter le soir . Ce festival est le seul moment où les jeunes peuvent sortir , s ' amuser et se coucher tard car il faut bien le dire l ' armée est partout et en dehors des festivités il y a un espèce de couvre feu et tout ferme à 17 heures . Mais quel plaisir de pouvoir rire , danser et boire un coup avec ces jeunes qui sont curieux de tout . Après Kohima il faut partir dans leurs villages , et même aller à Longwa qui est la frontière avec la Birmanie rencontrer les chefs de village et partager un moment d ' intimité avec eux et leurs famille à la lumière des bougies et des lampes électriques . Moment unique .
Que dire sur le Meghalaya . Ici c ' est la nature . Il y a plein de choses à faire : trek , rafting , aller voir les ponts racines à Cherrapunjee et le village le plus propre de l ' Inde . Ici tout est en harmonie avec la nature et elle est très belle .
Quand au Tripura , la route est épuisante à faire et c' est ce que j ' ai vu de moins beau .
Pour l ' Assam il y a les Moines de Majuli Island . Il faut les voir danser , partager un repas avec eux . Ici aussi tout est calme et sérénité. Il y a aussi le parc de Kaziranga où une ballade à dos d ' éléphant le matin à l ' aube pour aller voir les rhinocéros est magique .
Enfin l ' Arunachal Pradesh et ses paysages , la fête du Myoko à Ziro ( terrifiant pour les cochons ) , les tribus sont omniprésentes aussi et la nature est très belle . Les rizières à Ziro sont magnifiques . Il faut dormir chez l ' habitant dans leurs maisons de bambou à Ziro ou Daporijo .
Bon je n ' ai pas parler des plantations de thé de l ' Assam ni d ' autres choses car il y a beaucoup à dire . Si un voyage hors des sentiers battus comme celui là vous intéresse , vous pouvez m ' écrire et je vous fournirez tous les renseignements , comment y aller et comment l ' organiser depuis la France , les différentes autorisations à avoir .....
A plus Choinne
Bien le bonjour voyageurs intrépide, j'ai récemment fait à moto SANS permis, NI assurance beaucoup de pays d'Asie en l'espace de 10 mois, pour un total de plus de 30.000km et je viens casser les idées reçu et les peurs de trop de personnes, je passerai donc en détail la Thailande, le Laos, le Vietnam, le Cambodge, la Birmanie et l'Inde.
Mais avant je vais vous donner le choix, je ne veut pas être tenu responsable de ce qui peut vous arriver, si vous décidez de partir à moto dans ces pays là, sans permis, soyez conscient des risques que vous prenez :
Possibilité d'y laisser la vie évidement, si accident avec un local, payez très cher les réparation, ou même prison.
Si vous voyager en bus vous éviterez ces potentiels danger.
Pas besoin de lire la suite si vous décidez de finalement prendre le bus, profitez bien de votre voyage 🙂 !
Pour ceux qui veulent absolument louer une moto voilà tout les renseignements pour ce qui est de l'Asie, tenez compte que ça ne tient uniquement que d'expérience personnel. J'ai louer une moto dans chaque pays, j'ai eu quelques accidents, je suis tombé seul à cause de l'état de la route sauf pour un accident qui impliqué une voiture dont j'étais totalement responsable et qui s'est très bien fini. Je n'ai eu aucun problème grave, les locaux font attention en traversant, ceux qui conduisent sont certes barjo mais en cas de pépin ils sauront réagir avec une telle rapidité et efficacité que vous pourriez fermer les yeux, cela m'a bien aider en Thaïlande puisque je n'avais que très peu d'expérience en moto. Les détails :
THAÏLANDE : moto à partir de 3-4€par jour, vous pourrez négocier lorsque vous louer pour un mois comme partout. De préférence louer à Chiang Mai plutôt qu'à Bangkok Route : excellente malgré quelques surprise sur des voies rapides, toujours êtres aux aguets Circulation : Mieux qu'ailleurs, méfier vous tout de même des pick up blanc bien propre, souvent plus riche et plus pressé. Police : Plusieurs barrages, si vous vous faites attrapez c'est 500bath (12,5€) d'amende, en gardant le papier vous êtes immunisé pendant 7jours. Ça vaut le coup de louer une moto? : Les paysages ne sont pas aussi beau que dans d'autres pays, Mae Hong Son tour est à faire. La moto est surtout intéressante pour voir du hors sentier battu dans ce pays là, qui manque d'authenticité en terrain battu.
LAOS : Moto a partir de 6-7€par jour, le Laos est un peu plus cher que les autres pays. Route : Beaucoup sont en terre, prenez un casque avec visière (toujours enfait si possible), la route est assez dangereuse Circulation : Moins dangereuse qu'ailleurs, méfiez vous des camions qui double dans votre voie, vous obligeant à rouler sur le côté, quand il y en a un. Et ne roulez pas sur le liquide qui sort des camions, glissade assuré. Ça vaut le coup de louer une moto? Définitivement ! Le Laos est plus un pays qui s'explore que se visite, le sentier touristique au Laos n'est absolument pas représentatif du pays, lorsque vous sortirez des villes touristiques vous comprendrez. Ajoutez à ça les boucle de Thakkek, Pakse et la route pour aller à Luang Prabrang depuis l'Est... Police : Très peu de policier, si quelqu'un essaie de vous arrêtez en voyant que vous êtes caucasien, et qu'il ne se met pas directement devant vous, vous pouvez continuer votre route l'air de rien, je pense qu'il n'y a pas vraiment d'amende mais certains policier se poste en sortie de grande ville et essaye de vous soutirer 100.000 (10euro).
VIETNAM : moto a partir de 4-5€par jour, le pays étant très grand il existe des loueurs qui font revenir les moto en bateau depuis le nord jusqu'au sud ou inversement pour 50$ environ. Route : Très bonne Circulation : Très dangereuse, les Vietnamien ont pour habitude de s'engager sans regarder, de même pour tourner, soyez juste vigilant et rouler de préférence au milieu. Le klaxon sera votre meilleur ami Police : Presque personne arrête les touristes, certains policiers véreux posté en sortie de ville essaieront de vous soutirer de l'argent avec le solide argument qu'il peuvent immobiliser votre moto, j'en ai rencontré qu'un en 2 mois. Évitez les grandes routes en sortie de ville ou faites comme si vous ne l'avez pas vu. Ça vaut le coup ? Définitivement aussi, le tour à Ha giang, l'infinité de paysage ou de scènes que vous pouvez voir partout sur le route, les gens.. Incroyable
CAMBODGE : moto a partir de 3€par jour Route : très terreuse, vos habits en seront souvent couvert Circulation : assez bonne, après le Vietnam ça fait beaucoup de bien ! Police : Très peu de policier, quasiment personne vous arrête, si on vous arrête ils se contenteront aisément de 10$. Ca vaut le coup ? Je dirais moyen, avec la moto vous pourrez toujours voir les locaux, des endroits improbable mais si vous voulez vous reposez un peu de la moto je vous conseillerez dans ce pays là.
BIRMANIE : moto dans les 4-5€par jour, les gens disent que vous ne pouvez pas louer en Birmanie, et c'est vrai quand on parle d'agence mais la beauté de l'Asie c'est qyue tout est possible, rendez vous donc dans un loueur local et vous trouverez votre bonheur, en revanche vous ne pourrez rentrer à Yango sous peine d'amende. Route : Assez bonne, certaines routes sont très longues et ne possèdent pas de station, prévoyez le plein dans ce cas là Circulation : Très bonne, les gens sont calmes et très gentil, enfin on reste en Asie tout de même Police : Je ne me suis jamais fait arrété sauf en entrant dans une nouvelle province où vous n'avez qu'à sortir le passeport Ca vaut le coup? : Pas plus que ça, le pays en lui même est déjà hors des sentiers battus, il y a certes de belles routes mais au même titre que le Cambodge, c'est pas aussi intéressants que les autres pays
INDE : 6-7€ par jour pour une 500cc Enfield, pas tout les loueurs accepteront si vous n'avez pas le permis mais ça reste assez facile, aller à Karol Bagh si vous êtes à Delhi. Route : Très dangereuse, j'ai fait les routes les plus dangereuses du monde dans le Nord, faire très attention, l'avantage c'est que les Indiens sont un minimum conscient du danger et ne vont pas trop vite sur ces routes Circulation : Très dangereux ! Les Indiens sont très pressés et dangereux, faites attentions au virage, certains double pendant, ayez l'oeil partout. Police : Je me suis fait arrété 2 fois, les 2 fois on m'a laisser partir sans rien, soyez gentil et dites que vous aimez l'Inde et ça passera. Ca vaut le coup? : Définitivement ! Les paysages dans le Nord sont spectaculaire et la vie Indienne hors sentiers battus est incroyable
Astuces : -Conduisez à la local même si ça signifie ne laissez passer personne, condurie à la française pourrait les surprendres - Pour éviter la police, ne les regardez pas et tracer, si vous ovus faites arreter prétendez ne pas parler Anglais - N'hésitez pas à prendre les petites routes, vous allez vivres des moments inoubliables - Les policiers les plus tenaces peuvent être acheté avec 10$, ayez de préférence un porte monnaie avec seuelment 10$ dedans pour pas qu'il puisse demander plus - Soyez ouvert et acceptez les invitations des locaux, ce sera les meilleurs expérriences de votre vie - Les frontière sont très durs à passer en moto, si vous y arrivez faites un post s'il vous plait ! - Les garages sont partout, pas cher et souvent indiqué par des pneus à l'entrée mais demander le prix avant la réparation
Si vous voulez avoir un aperçu de ce que j'ai pu voir sur les routes d'Asie cette année, voilà mon instagram : The_Wild_Trip, pour toutes questions vous pouvez m'envoyez un message dessus aussi. En vous souhaitant le meilleurs des voyages !
Pour ceux qui veulent absolument louer une moto voilà tout les renseignements pour ce qui est de l'Asie, tenez compte que ça ne tient uniquement que d'expérience personnel. J'ai louer une moto dans chaque pays, j'ai eu quelques accidents, je suis tombé seul à cause de l'état de la route sauf pour un accident qui impliqué une voiture dont j'étais totalement responsable et qui s'est très bien fini. Je n'ai eu aucun problème grave, les locaux font attention en traversant, ceux qui conduisent sont certes barjo mais en cas de pépin ils sauront réagir avec une telle rapidité et efficacité que vous pourriez fermer les yeux, cela m'a bien aider en Thaïlande puisque je n'avais que très peu d'expérience en moto. Les détails :
THAÏLANDE : moto à partir de 3-4€par jour, vous pourrez négocier lorsque vous louer pour un mois comme partout. De préférence louer à Chiang Mai plutôt qu'à Bangkok Route : excellente malgré quelques surprise sur des voies rapides, toujours êtres aux aguets Circulation : Mieux qu'ailleurs, méfier vous tout de même des pick up blanc bien propre, souvent plus riche et plus pressé. Police : Plusieurs barrages, si vous vous faites attrapez c'est 500bath (12,5€) d'amende, en gardant le papier vous êtes immunisé pendant 7jours. Ça vaut le coup de louer une moto? : Les paysages ne sont pas aussi beau que dans d'autres pays, Mae Hong Son tour est à faire. La moto est surtout intéressante pour voir du hors sentier battu dans ce pays là, qui manque d'authenticité en terrain battu.
LAOS : Moto a partir de 6-7€par jour, le Laos est un peu plus cher que les autres pays. Route : Beaucoup sont en terre, prenez un casque avec visière (toujours enfait si possible), la route est assez dangereuse Circulation : Moins dangereuse qu'ailleurs, méfiez vous des camions qui double dans votre voie, vous obligeant à rouler sur le côté, quand il y en a un. Et ne roulez pas sur le liquide qui sort des camions, glissade assuré. Ça vaut le coup de louer une moto? Définitivement ! Le Laos est plus un pays qui s'explore que se visite, le sentier touristique au Laos n'est absolument pas représentatif du pays, lorsque vous sortirez des villes touristiques vous comprendrez. Ajoutez à ça les boucle de Thakkek, Pakse et la route pour aller à Luang Prabrang depuis l'Est... Police : Très peu de policier, si quelqu'un essaie de vous arrêtez en voyant que vous êtes caucasien, et qu'il ne se met pas directement devant vous, vous pouvez continuer votre route l'air de rien, je pense qu'il n'y a pas vraiment d'amende mais certains policier se poste en sortie de grande ville et essaye de vous soutirer 100.000 (10euro).
VIETNAM : moto a partir de 4-5€par jour, le pays étant très grand il existe des loueurs qui font revenir les moto en bateau depuis le nord jusqu'au sud ou inversement pour 50$ environ. Route : Très bonne Circulation : Très dangereuse, les Vietnamien ont pour habitude de s'engager sans regarder, de même pour tourner, soyez juste vigilant et rouler de préférence au milieu. Le klaxon sera votre meilleur ami Police : Presque personne arrête les touristes, certains policiers véreux posté en sortie de ville essaieront de vous soutirer de l'argent avec le solide argument qu'il peuvent immobiliser votre moto, j'en ai rencontré qu'un en 2 mois. Évitez les grandes routes en sortie de ville ou faites comme si vous ne l'avez pas vu. Ça vaut le coup ? Définitivement aussi, le tour à Ha giang, l'infinité de paysage ou de scènes que vous pouvez voir partout sur le route, les gens.. Incroyable
CAMBODGE : moto a partir de 3€par jour Route : très terreuse, vos habits en seront souvent couvert Circulation : assez bonne, après le Vietnam ça fait beaucoup de bien ! Police : Très peu de policier, quasiment personne vous arrête, si on vous arrête ils se contenteront aisément de 10$. Ca vaut le coup ? Je dirais moyen, avec la moto vous pourrez toujours voir les locaux, des endroits improbable mais si vous voulez vous reposez un peu de la moto je vous conseillerez dans ce pays là.
BIRMANIE : moto dans les 4-5€par jour, les gens disent que vous ne pouvez pas louer en Birmanie, et c'est vrai quand on parle d'agence mais la beauté de l'Asie c'est qyue tout est possible, rendez vous donc dans un loueur local et vous trouverez votre bonheur, en revanche vous ne pourrez rentrer à Yango sous peine d'amende. Route : Assez bonne, certaines routes sont très longues et ne possèdent pas de station, prévoyez le plein dans ce cas là Circulation : Très bonne, les gens sont calmes et très gentil, enfin on reste en Asie tout de même Police : Je ne me suis jamais fait arrété sauf en entrant dans une nouvelle province où vous n'avez qu'à sortir le passeport Ca vaut le coup? : Pas plus que ça, le pays en lui même est déjà hors des sentiers battus, il y a certes de belles routes mais au même titre que le Cambodge, c'est pas aussi intéressants que les autres pays
INDE : 6-7€ par jour pour une 500cc Enfield, pas tout les loueurs accepteront si vous n'avez pas le permis mais ça reste assez facile, aller à Karol Bagh si vous êtes à Delhi. Route : Très dangereuse, j'ai fait les routes les plus dangereuses du monde dans le Nord, faire très attention, l'avantage c'est que les Indiens sont un minimum conscient du danger et ne vont pas trop vite sur ces routes Circulation : Très dangereux ! Les Indiens sont très pressés et dangereux, faites attentions au virage, certains double pendant, ayez l'oeil partout. Police : Je me suis fait arrété 2 fois, les 2 fois on m'a laisser partir sans rien, soyez gentil et dites que vous aimez l'Inde et ça passera. Ca vaut le coup? : Définitivement ! Les paysages dans le Nord sont spectaculaire et la vie Indienne hors sentiers battus est incroyable
Astuces : -Conduisez à la local même si ça signifie ne laissez passer personne, condurie à la française pourrait les surprendres - Pour éviter la police, ne les regardez pas et tracer, si vous ovus faites arreter prétendez ne pas parler Anglais - N'hésitez pas à prendre les petites routes, vous allez vivres des moments inoubliables - Les policiers les plus tenaces peuvent être acheté avec 10$, ayez de préférence un porte monnaie avec seuelment 10$ dedans pour pas qu'il puisse demander plus - Soyez ouvert et acceptez les invitations des locaux, ce sera les meilleurs expérriences de votre vie - Les frontière sont très durs à passer en moto, si vous y arrivez faites un post s'il vous plait ! - Les garages sont partout, pas cher et souvent indiqué par des pneus à l'entrée mais demander le prix avant la réparation
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Hey there, forum friends 😉
Some of you have mentioned missing the activity on this Indian "page," so let’s try to liven things up a bit—with joy and good vibes (mandatory with me 😜). Plus, it’ll make Jojoone happy 😊.
As big lovers of India—we’ve been six times—my co-traveler husband and I decided to explore Rajasthan this time around. The reason we waited so long to come here? We were dreading the tourist crowds in this state. But thanks to the timing (late March to early April 2024, which is starting to get pretty hot) and Aleph’s great tips, we were *very* far from mass tourism.
We spent three weeks getting around on our own for transport: mostly taxis and trains.
And I’ll admit, we had a rather "Arabian Nights" experience, far from the "real" India (Marien, if you’re reading this 😉). So this travel journal makes no claims other than to share what we saw, experienced, and felt—with all our ignorance about this country (which I’m fully aware of).
But fair warning: I go overboard with emojis, and this journal is super casual because it’s the one I share, almost in "live" mode, with our loved ones.
So, if you’re here, consider yourself almost part of the family 😄.
See you soon and....
Some of you have mentioned missing the activity on this Indian "page," so let’s try to liven things up a bit—with joy and good vibes (mandatory with me 😜). Plus, it’ll make Jojoone happy 😊.
As big lovers of India—we’ve been six times—my co-traveler husband and I decided to explore Rajasthan this time around. The reason we waited so long to come here? We were dreading the tourist crowds in this state. But thanks to the timing (late March to early April 2024, which is starting to get pretty hot) and Aleph’s great tips, we were *very* far from mass tourism.
We spent three weeks getting around on our own for transport: mostly taxis and trains.
And I’ll admit, we had a rather "Arabian Nights" experience, far from the "real" India (Marien, if you’re reading this 😉). So this travel journal makes no claims other than to share what we saw, experienced, and felt—with all our ignorance about this country (which I’m fully aware of).
But fair warning: I go overboard with emojis, and this journal is super casual because it’s the one I share, almost in "live" mode, with our loved ones.
So, if you’re here, consider yourself almost part of the family 😄.
See you soon and....

Durant les années 60 - 70, des milliers de voyageurs ont pris la route pour se rendre en Inde. Certains étaient des routards ou des hippies, mais pas tous. Dans ce recueil collectif d'une vingtaine de participants (dont GeorgesOz), ont peut aussi trouver des chercheurs de vérité, un couple parti en voyage de noce pour se marier au Bengale... des "fous" partis en VéloSolex...
à noter que tous les participants ont offert leurs droits d'auteurs au bénéfice du dispensaire de Céline Hegron dans un quartier pauvre de Bénarès.
à noter que tous les participants ont offert leurs droits d'auteurs au bénéfice du dispensaire de Céline Hegron dans un quartier pauvre de Bénarès.
Après avoir longuement consulté les avis et conseils exprimés sur le forum nous avons opté pour la formule de location de voiture avec chauffeur qui nous a pleinement satisfaits. En effet, elle nous a permis d'avoir un large aperçu des différents aspects de l'Inde et, surtout, de profiter des connaissances de nos chauffeurs pour découvrir au mieux la vie des villages, les métiers et les traditions.
Pour l'Inde du nord nous avons contacté Barbara à Delhi (channi4@hotmail.com) qui nous a fourni de précieux conseils sur l'itinéraire et organisé la location de voiture et les réservations d'hôtels. Le chauffeur, Sukha, s'est avéré dynamique et très sympathique, plein d'humour et avec une excellente connaissance des routes du Rajasthan.
Pour l'Inde du Sud, nous avons loué la voiture auprès de Moksha Tours (www.mokshatours.com). Nous avons également été pleinement satisfaits du contact avec le chauffeur, Sekar, très professionnel, amical et attentif à nos souhaits. Il nous a bien conseillé tout au long du voyage pour adapter au mieux l'itinéraire et sélectionner les hôtels sans nous imposer ses choix.
Le carnet de voyage complet avec photos est visible ici: http://mjpgouret.free.fr/inde/inde.html
Jour 1:. C'est jour de fête de la République et Old Delhi est inaccessible, gardée par de nombreux militaires en arme. Nous en profitons pour nous immerger « en douceur » dans l'ambiance indienne en visitant des lieux calmes. Tout d'abord, le complexe Qutub Minar avec son minaret à 5 étages, puis le temple du Lotus, lieu de méditation inter confessionnel très fréquenté par les familles indiennes en ce jour de fête, et, pour finir, la tombe de Humayun, mausolée de marbre blanc et de grès rouge situé dans un apaisant cadre de verdure.
Jour2: Nous quittons Delhi sous un ciel chargé de brumes et de poussières au milieu d'une circulation chaotique. C'est la découverte de la conduite "à l'indienne" louvoyant entre vaches, motos, bus, tuk tuk surchargés et nids de poule dans un brouhaha permanent de klaxons aux tonalités variées. Tout au long de la route s'étirent de lumineux champs de colza et nous découvrons l'animation intense des villes et villages indiens. Durant la visite du temple de Jhunjunhu une sympathique jeune femme nous fait une démonstration de mehndi (tatouage au henné) avant de nous accompagner. Nous sommes immédiatement frappés par la ferveur profonde des fidèles qui se manifeste dans tous les temples. A Mandawa, notre chauffeur nous remet entre les mains d'un guide local censé parler français.. En fait, il s'avère rapidement que ses connaissances sont très limitées et que son seul souci est de nous amener le plus vite possible dans une boutique. La visite rapide nous permet cependant de découvrir quelques havelis aux façades peintes mais malheureusement assez dégradées.
Jour 3: Le paysage devient plus désertique et les champs cultivés se font rares au milieu d'ondulations sablonneuses à la végétation rase. Sur la route, la circulation est moins intense et de nombreuses carrioles tirées par des chameaux remplacent les camions. Un détour vers Deshnok nous permet de visiter le temple Karni Mata dans lequel les pèlerins manifestent leur ferveur en nourrissant de lait et de graines une multitude de rats qui trottinent allègrement entre les pieds des visiteurs. Arrivés à Bikaner, nous avons à nouveau la faiblesse d'accepter le guide « francophone » qui nous est proposé. Son accent s'avère déplorable et peu compréhensible et ses explications ne nous permettent pas de profiter pleinement de la visite du vieux fort aux décorations intérieures fastueuses et colorées. Il nous pilote ensuite au cœur du dédale de la vieille ville où nous découvrons des ruelles trépidantes et grouillantes, aux étals colorés et aux effluves tantôt épicées tantôt nauséabondes. Au retour, nous expliquons donc à notre chauffeur que, dorénavant, nous préférons nous passer de ses pseudo guides (plusieurs sites disposent d'audio guides en français qui se sont avérés d'excellente qualité avec des explications intéressantes et claires).
Jour 4: Entre Bikaner et Jaisalmer la route monotone parcourt une sorte de "pampa" semi désertique et poussiéreuse sous un ciel sans couleur. Nous poursuivons jusqu'au village de Khuri où se côtoient vie traditionnelle et attractions pour touristes !!! Partis seuls à la découverte de ce village aux sommaires maisons cubiques nous apercevons des femmes aux saris chatoyants qui portent sur leur tête des cruches en métal. Nous les suivons vers le puits commun où nous sommes accueillis avec de grands sourires. Nous sacrifions ensuite à l'excursion « touristique » à dos de chameau vers les dunes où nous attendons le soleil couchant qui éclairera enfin ce paysage d'une belle lumière rasante (il aurait été tout aussi intéressant de rejoindre à pied le sommet des dunes facilement accessibles depuis le village). La soirée se termine avec un spectacle de musique et de danses locales à la lumière d'un feu de bois. La musique et les voix chaleureuses ainsi que les costumes chamarrés rendent le spectacle agréable et authentique.
Jour 5: Au lever du jour, la muraille de la citadelle de Jaisalmer s'éclaire d'une chaude lumière ocre. Dans les ruelles étroites l'animation est intense et la visite très variée entre havelis aux façades richement décorées, temples jaïn ou hindou et palais de maharaja.. Du haut de la citadelle la vision panoramique sur les toits en terrasse et le désert ne laisse pas d'impressionner et on s'attendrait presque à voir surgir au loin quelques cavaliers conquérants. L'après midi, nous partons visiter les mausolées des maharajas de Bada Bagh, malheureusement cernés de près par un gigantesque champ d'éoliennes, puis les temples d'Amar Sagar et de Lodhruva où la ferveur des fidèles est toujours aussi palpable. A l'extérieur, la vie paisible s'écoule: un musicien nous enchante avec son harmonium tandis que des joueurs de carrom (sorte de billard à jetons) nous invitent à partager une partie. Au retour, nous faisons une courte halte à la réserve d'eau de Gadi Sagar située près de la ville, bordée de temples et lieu de promenade paisible très fréquenté par les indiens.
Jour 6: Nous quittons Jaisalmer pour une traversée du désert du Thar vers le sud. La monotonie de la route n'est rompue que par quelques dunes de sable et d'anciens volcans de pierre rouge. Tout au long du trajet nous sommes frappés par l'extrême précarité de la vie au cœur du Rajasthan dans ces hameaux de cases rondes aux toits de paille. En cours de route, nous faisons une halte au temple jaïn d'Osiyan. Lieu de pèlerinage, il est entouré de nombreuses échoppes en tous genres, témoignage de l'importante activité. A Jodhpur, l'impressionnant bastion de la citadelle domine la ville. Mais le ciel, comme envahi de poussières, n'offre qu'une lumière terne qui donne un aspect un peu irréel à la masse des maisons bleues. La visite du fort et du palais des maharajas permet d'admirer des salles richement et élégamment décorées qui apportent une note de légèreté dans cet ensemble de bâtiments massifs. Dans la vieille ville, une visite chez un marchand d'épices nous offre le plaisir de humer des senteurs subtiles et variées.
Jour 7: De bon matin nous partons à la découverte des rues étroites et sinueuses de la ville. Les commerçants commencent à peine à ouvrir leurs échoppes tandis que quelques femmes peinent à rassembler les tas d'immondices avant de tenter de les faire bruler. De nombreuses vaches circulent dans ces rues encore désertes rendant assez vain le travail de nettoyage. La route quitte ensuite le désert du Thar et traverse une région de plaine agricole sous un ciel sans nuage mais qui reste blafard. Quelques pitons volcaniques isolés animent le paysage qui devient plus montagneux et boisé à l'approche de Ranakpur. Le chauffeur nous propose de déjeuner dans la « cantine » des pèlerins située tout près du temple: nous dégusterons donc un copieux repas servi par un bataillon impressionnant de serveurs qui veillent sur le remplissage permanent de notre assiette dans une vaste salle aux longues tables alignées en parallèle. Le temple Chaumukha Mandir soutenu par de nombreuses colonnes de marbre sculpté est situé au centre d'un vaste jardin fleuri de bougainvillées. Une petite route sinueuse s'infiltre au cœur du massif des monts Aravelli. Une fois nos bagages déposés à l'hôtel nous décidons de faire une promenade à pied qui nous amène vers un hameau isolé au milieu de quelques champs en terrasse. Les maisons apparaissent bien pauvres et la vie y semble bien difficile. Très vite, nous sommes entourés des enfants sortant de l'école et qui rassemblent quelques mots d'anglais balbutiant pour nous réclamer des « school pens »...
Jour 8: Nous traversons les monts Aravelli où l'activité agricole traditionnelle est restée vivace: tout au long de la route les paysans gardent les troupeaux, font tourner leur noria, cultivent leurs champs selon les méthodes ancestrales. Le paysage est très attrayant avec des plateaux verdoyants entourés de montagnes beaucoup plus arides. Les villages sont très animés. Depuis le fort de Kumbalgarh, entouré d'une imposante ceinture de remparts de 36 kms, s'étend un vaste panorama, malheureusement estompé par le voile brumeux d'un ciel toujours aussi blafard. Puis, dès la plaine retrouvée, le paysage redevient désertique et des files incessantes de camions se croisent et se doublent dans un gigantesque charivari: adrénaline garantie...Le temps nous manque pour aller à Pushkar, donc nous décidons de poursuivre sans arrêt jusqu'à Roopangarh, agréable petite cité à l'écart de la grande route bruyante.
Jour 9: Nous retournons sur nos pas pour visiter Pushkar, petite ville aux centaines de temples, blottie au creux d'un cirque de montagnes autour d'un lac sacré dans lequel se baignent les pèlerins hindous. Sur les ghats construits au bord du lac les fidèles viennent en nombre accomplir leurs rituels de purification tandis que, dans les rues envahies de boutiques, se mêlent dans la foule, touristes et pèlerins. Nous reprenons ensuite la "redoutable" route vers Jaipur, capitale du Rajasthan.
Jour 10: Nous nous lançons dans la visite de la vieille ville de Jaipur. Ceinturée de remparts on peut y pénétrer par de multiples portes. Elle fut peinte en rose, couleur de l'hospitalité, sur ordre du maharaja pour accueillir le prince de Galles en 1876. Le monument le plus emblématique en est le Hawa Mahal (palais des vents) dont la façade rose resplendit sous la lumière du soleil levant. Il est assez agréable de flâner en début de matinée dans les ruelles des bazars qui s'animent progressivement au fur et à mesure de l'ouverture des échoppes souvent minuscules. Du haut du minaret Iswari Swanga Sal nous profitons d'une vue panoramique sur la ville et ses environs qui nous permet d'apprécier l'urbanisme des larges avenues quadrillant cette mégalopole. Au milieu du maelström sonore de bus, rickshaws, tuk tuk, chameaux, motos, autos, voire éléphants, nous avons appris à affronter la traversée des larges avenues indiennes !!! L'après midi, nous décidons de faire une pause dans l'atmosphère calme du patio de l'hôtel.
Jour 11: De bon matin, les routes permettant de quitter Jaipur sont encombrées par une circulation très dense qui nous plonge à nouveau au cœur des symphonies de klaxon... A la sortie de la ville le temple de Galta est situé dans un cadre paisible au creux d'un vallon entouré de montagnes. Malheureusement, les bâtiments sont assez délabrés et nous sommes frappés par la saleté des allées. Le spectacle des nombreux singes qui escaladent les murs ou se plongent dans les bassins nous occupe un long moment. De Jaipur à Agra l'autoroute traverse une région plate et fertile. En cours de route nous découvrons, à Abhaneri, un exemple de puits profond adapté à la conservation des eaux de la mousson puis Fatehpur Sikri, capitale de l'empire moghol au 16ème siècle, érigée sur un promontoire dominant la plaine. La juxtaposition de thèmes hindous et musulmans est un chef d'œuvre architectural. L'immense mosquée est particulièrement impressionnante par son apparence à la fois massive et gracieuse. Nous poursuivons ensuite vers Agra.
Jour 12: Ce matin, lever matinal à 5h30 pour assister au fabuleux spectacle du soleil illuminant progressivement le Taj Mahal: la coupole de marbre émerge lentement de la brume diaphane en virant du rose pale au blanc éclatant et c'est, pour nous, un long moment d'émotion inoubliable. Avant de quitter Agra nous visitons le fort rouge, massive forteresse entouré d'une enceinte de grès rouge dominant la rivière Yamuna. Depuis les terrasses, nous tentons d'apercevoir une dernière fois le Taj Mahal mais il se dérobe derrière la brume. La route vers Delhi est une nouvelle fois très encombrée et nous manquerons de temps pour aller visiter Old Delhi et la grande mosquée, d'autant plus que les abords sont surchargés de monde et inaccessibles en voiture.
Jour 13: Après 2h30 de vol nous atterrissons à Chennai où nous retrouvons Sekar, notre chauffeur pour l'Inde du Sud, Nous partons pour Mamallapuram, notre première étape. Déjà, nous observons une circulation moins furieuse, des paysages tropicaux et nous sentons d'emblée une atmosphère plus nonchalante que dans l'Inde du nord. D'ailleurs, les touristes sont ici assez nombreux. En fin d'après midi nous partons flâner sur la plage avec ses barques colorées, ses manèges sommaires et ses marchands de beignets puis, derrière le village, nous découvrons les curieux « mandapas » et les bas reliefs creusés dans la masse de gigantesques blocs de granit.
Jour 14: Une agréable route entre les rizières nous amène à Kanchipuram, cité aux multiples temples, ancienne capitale de la dynastie "Pallava". Sur la route, de longues attentes aux passages à niveau nous permettent de vérifier que la foire d'empoigne qui régnait dans le nord a cédé la place à une file d'attente relativement organisée... En arrivant à Kanchipuram nous sommes d'emblée frappés par le « gopuram » du temple Sri Ekambareswarar qui domine la ville du haut de ses 59 mètres. Nous visitons également le temple Devarajaswami, monumental ensemble aux mille piliers et le temple Kailasanatha, plus ancien mais aux dimensions plus modestes. Sur la route du retour, notre chauffeur nous montre un atelier de préparation et de séchage des écheveaux de coton puis un atelier de tissage. La rencontre de ces villageois qui continuent de pratiquer d'innombrables petits métiers qui semblent, ici, immuables, aura été un des plaisirs renouvelés de ce voyage. Arrivés à Mamallapuram nous visitons les cinq Rathas, surprenants monuments monolithiques sculptés dans des blocs de granit puis le temple du rivage dont la situation en bordure du golfe du Bengale incite à la contemplation. Nous finissons la journée en nous promenant sur la plage où de nombreuses familles indiennes profitent des plaisirs de cette station balnéaire réputée.
Jour 15: La route file à travers rizières et plantations d'arachide, marais salants, vergers d'arbres à noix de cajou, forêts de filaos et villages animés pour rejoindre Pondichéry. Sur la route d'Auroville nous cédons à la gourmandise en achetant quelques croissants et feuilletés à la boulangerie française! Puis, après avoir découvert la courte video de présentation d'Auroville au centre des visiteurs, la curiosité l'emporte et nous sollicitons notre petit papier d'autorisation (accordé gratuitement à tous les visiteurs...) pour nous rendre au point de vue sur le Matrimandir, bâtiment à l'allure futuriste, lieu de recueillement des habitants et dont l'accès est interdit aux visiteurs. La promenade est courte et assez agréable dans un espace de verdure paisible. Nous rejoignons ensuite rapidement Pondichery et son atmosphère indolente que nous explorerons durant le reste de l'après midi. La ville offre deux aspects très différents: l'ambiance coloniale marquée de la "ville blanche" contraste avec l'agitation brouillonne de la "ville noire".
Jour 16: Dans le vaste delta de la Cauvery, la route serpente entre les rizières et les nombreux villages très animés. C'est la récolte du riz et la route est souvent jonchée de paille ou de tapis couverts de grains en cours de séchage. Les petites maisons en brique ou en pisé sont fréquemment couvertes de palme et de paille de riz. Évidemment, nous ne manquons pas de visiter quelques temples dont regorge le Tamil Nadu… A Chidambaram, la visite du temple de Shiva Nataraja est accompagnée par le choc fracassant des percussions au rythme lancinant. Le temple Gangakondacholapuram présente de remarquables sculptures dans un cadre de pelouses parfaitement entretenues. Afin d'éviter la saturation, nous nous contenterons d'un aperçu extérieur rapide du magnifique gopuram du temple Sarangapani à Kumbakonam. Enfin, le temple de Dharasuram nous semble modeste et nous le visitons rapidement, mais peut être est-ce dû à la fatigue de la fin de journée et à notre envie d'arriver rapidement à Tanjore.
Jour 17: Nous passons une journée à Tanjore qui fut la capitale de la dynastie chola du 9ème au 13ème siècle. Le temple Brihadishwara est considéré comme le joyau de l'architecture chola. La fréquentation et la ferveur des fidèles ne cessent de nous impressionner. Par contre, la visite du palais royal est un peu décevante, le bâtiment étant particulièrement décrépi: seule une salle offre de belles peintures sur les colonnes et le plafond. Le musée présente également de superbes bronzes mais l'agencement manque d'originalité. Heureusement, l'effervescence des villes indiennes est toujours là pour nous distraire... et nous profitons de l'après midi pour découvrir les boutiques du marché et « humer » l'ambiance sonore et colorée de la gare routière.
Jour 18: Jusqu'à Trichy, le paysage est plat et sans caractère. A Trichy, sur les bords de la Cauvery des pélerins viennent en grand nombre pour effectuer leurs ablutions sur les ghats de Amma Mandapam. Le caractère mystérieux de ces cérémonies rituelles nous fascine toujours autant et nous regrettons de ne pas savoir en saisir le sens. Il faut franchir plusieurs enceintes matérialisées par des gopurams aux couleurs vives pour pénétrer au cœur du temple de Sri Ranganathaswami. A l'intérieur des premières enceintes on trouve encore des maisons d'habitation et des commerces, manifestation concrète de la place essentielle des lieux de culte au centre de la vie quotidienne. Une foule fervente se presse dans le sanctuaire, notamment autour de l'éléphant qui, moyennant un petit billet, bénit les fidèles avec sa trompe. Le centre de la ville est dominé par le Rock Fort, éminence rocheuse sur laquelle est édifiée un temple auquel on accède par un escalier creusé dans le roc: la vue est intéressante sur la ville et la vallée de la Cauvery. Tout près, l'église Notre Dame de Lourdes nous surprend avec sa nef entièrement vide ses guirlandes décorées pendues au plafond et l'atmosphère paisible qui y règne. Ensuite la route traverse des zones de cultures (bananes, noix de coco, riz, cacahuètes, ...) dominées par les contreforts des Ghats occidentaux. Une partie de l'activité artisanale est consacrée au traitement du sisal (coir) à partir des fibres de coco. Les habitants nous accueillent avec un grand sourire pour nous faire une démonstration de leur outillage parfois archaïque. Nous poursuivons jusqu'à Madurai où la recherche d'une chambre libre s'avérera plus compliquée que prévu car de nombreux hôtels affichent complet.
Jour 19: Madurai est une des plus anciennes cités indiennes et tient une place particulière au cœur des tamouls. Nous y visitons le temple de Sri Minakshi: "un des plus fascinants de l'Inde", dixit le guide Michelin, mais nous avons quelques difficultés à saisir toutes les subtilités des représentations de tous les dieux. Par contre, ce qui reste réellement fascinant, c'est la profusion de rites et de dévotions observée sans cesse dans tous les espaces du temple. Ainsi, tous les soirs de l'année, juste avant la fermeture de celui-ci, une procession dans le fracas des trompes et des tambourins accompagne Shiva caché dans un palanquin jusqu'au sanctuaire de Minakshi, son épouse. La visite du palais Tirumalai Nayak en cours de rénovation permet d'admirer les superbes fresques qui ornent les plafonds. A côté, un musée hétéroclite et poussiéreux présente des statues, des outils préhistoriques et des poteries sans aucun effort de présentation. Le soir, nous allons assister au coucher de Shiva, mélange fascinant de ferveur religieuse et de spectacle profane.
Jour 20: De Madurai à Munnar la route traverse d'agréables paysages. D'abord, une plaine fertile riche de toutes sortes de cultures, puis elle aborde le côté est des Ghats occidentaux par de nombreux virages et c'est apaisant de retrouver la nature! La limite entre Tamil Nadu et Kerala est matérialisée par 3 postes de contrôle dont la mission n'est pas apparue bien clairement, si ce n'est qu'une contribution financière est demandée au chauffeur qui devra , par ailleurs, payer les taxes officielles d'entrée le lendemain à l'arrivée à Kumily. Sur le versant Keralais, les pentes se couvrent de plantations de thé qui soulignent les courbes des vallons et qui accrochent magiquement la lumière du soleil. Munnar nous apparaît comme une localité un peu endormie mais située dans un cadre verdoyant apprécié après l'agitation de toutes les villes visitées. Depuis la ville une petite route mène en quelques kilomètres vers le belvédère de Pothamedu d'où la vue s'étend largement sur la vallée profonde.
Jour 21: Après une balade matinale dans les plantations de thé, notre route redescend à travers une dense forêt tropicale. Nous découvrons au passage un temple perdu au milieu des plantations ainsi qu'un petit village de cueilleurs de thé isolé au milieu des champs. La route sinueuse traverse un véritable jardin d'Eden. Du sol à la cime des arbres on peut faire son marché d'épices, de fruits et de fleurs. A Kumily, notre chauffeur nous propose de visiter une plantation d'épices accompagnés d'un guide « francophone ». Dans les faits son charabia franco anglais est parfaitement incompréhensible et il n'a de cesse d'accélérer pour nous emmener au plus vite dans son magasin d'épices (SPICY CUISINE à Kumily à déconseiller car cher). Kumily, ville composée essentiellement d'hébergements touristiques et de boutiques, présente peu d'intérêt.
Jour 22: Tranquille journée de promenade et de découverte des différentes plantations aux alentours de Kumily. Le matin nous partons vers la plantation de thé Connemara estate située à une quinzaine de kilomètres afin de visiter l'usine de préparation du thé: la visite d'une heure environ est captivante avec des explications très claires sur le processus de transformation. L'après midi, nous avons, enfin, réussi à faire une randonnée (modeste et en grande partie sur une petite route goudronnée) vers le mont Ottathalamettu (1260 m.) formidable point de vue sur les ghats occidentaux...malgré l'atmosphère un peu brumeuse.
Jour 23: A travers des plantations de thé puis d'hévéas, sans oublier des champs d'ananas, de bananiers, etc... nous descendons vers la région des backwaters. Au passage à Mundakayam le brouhaha du marché aux boeufs hebdomadaire attire notre attention: venus du Tamil Nadu voisin les éleveurs trouvent ici acquéreurs pour leur bétail dont une partie finira dans les restaurants du Kerala où la viande de boeuf est consommée. Principale curiosité du Kerala, le réseau de canaux des backwaters sinue entre littoral et intérieur des terres. Ces cours d'eau servent encore de voies de circulation entre les nombreux villages qui les bordent et sont desservis par des bateaux omnibus que nous empruntons entre Nedumudi et Allepey pour une mini croisière de 2 heures. D'une rive à l'autre le bateau embarque et débarque sans arrêt les villageois qui reviennent du marché lourdement chargés ou les écoliers tandis que, sur les rives, les habitants vaquent à leurs occupations quotidiennes: pêche, lavage du linge, toilette des enfants, prières au temple...toute la vie animée des villages se déroule sous nos yeux. Nous faisons étape à Fort Cochin et, le soir, nous assistons à un spectacle de théâtre traditionnel du Kerala: le Kathakali issu des textes mythologiques de l'Inde ancienne. Avant le spectacle, les acteurs préparent longuement leur maquillage devant les spectateurs et expliquent en détail la symbolique des gestes et mimiques qu'ils pratiquent ensuite.
Jour 24: De Fort Cochin nous n'aurons pas vu les incontournables lieux touristiques: synagogue Pardesi et palais de Mattancherry, fermés le vendredi. Par contre, nous avons découvert d'autres aspects d'une vie quotidienne immuable et nous nous sommes baladés dans une ambiance alanguie par la moite chaleur tropicale. Ainsi nous avons passé de longs moments à observer les pêcheurs qui manœuvrent leurs lourds carrelets chinois pour une recette parfois bien maigre ou ceux qui lancent leur filet en tournoyant sur eux mêmes dans l'attente d'une improbable pêche miraculeuse. Nous avons aussi été étonnés par la laverie centrale où tous les hôtels font laver le linge par une foule d'hommes et de femmes qui inlassablement savonnent, frottent, essorent, étendent et repassent serviettes, draps, chemises, etc...avec des moyens très artisanaux.
Jour 25: Longue étape de transition entre Fort Cochin et les monts Nilgiri. La route parcourt d'abord des zones très urbanisées: les grands buildings modernes, les panneaux publicitaires envahissants et la quantité de voitures individuelles montrent la relative richesse du Kerala. Cependant, bus et camions restent les maîtres de la route et nous envoient parfois sur le bas côté. Ensuite, nous passons la frontière du Tamil Nadu et le long plateau semi désertique que nous traversons ne présente guère d'intérêt. Nous faisons étape à Mettupalayam, ville sans charme, sale, bruyante, malodorante mais dont les habitants nous accueillent avec le sourire, en particulier au marché.
Jour 26: Levés très tôt après une nuit désastreuse (hôtel sale et bruyant) nous prenons le Blue Mountain Railway, petit train à vapeur, qui nous emmène jusqu'à Coonor dans les monts Nilgiri. Après avoir fait la queue plus d'une heure pour être certains d'avoir une place du bon côté (à gauche) nous pouvons enfin nous asseoir sur des sièges assez inconfortables. Heureusement, plusieurs arrêts pour réapprovisionner la locomotive en eau permettent de se dégourdir les jambes...La voie ferrée dominant la vallée laisse apercevoir quelques points de vue sur les montagnes verdoyantes, en particulier à l'approche de Coonor où nous retrouvons les plantations de thé scintillantes sous le soleil. A Ooty (2240 m), station d'altitude créée par les britanniques, nous visitons le "jardin botanique" vaste parc reposant très fréquenté par les familles indiennes. Ensuite, nous faisons étape dans le parc national de Mudumalai qui abrite une faune variée, mais bien cachée... En fin d'après midi, notre chauffeur nous emmène assister à la surprenante séance de lavage des éléphants et à leur repas. Tous les soirs, après leur journée de travail, les éléphants domestiques sont longuement frottés et nettoyés dans la rivière où les enfants du village viennent également jouer et se baigner. Impassibles durant la séance de nettoyage; les éléphants semblent vraiment apprécier ce moment de détente. Ensuite, ils ont droit à leur ration quotidienne de «maxi croquettes » savamment dosées par les gardes du parc en fonction de leur poids et de leur age. Durant le retour vers l'hôtel, nous apercevons au bord de la route quelques singes lungar à la crinière blanche ainsi que quelques chitals (cerfs tachetés).
Jour 27: Ce matin, en traversant les parcs de Mudumalai (Tamil Nadu) et de Bandipur (Karnataka) nous apercevons quelques animaux: singes, gaurs (bisons indiens), chitals (cerfs tachetés) et, même, quelques sangliers malgré les conducteurs indiens qui n'hésitent pas à klaxonner bruyamment dès qu'ils aperçoivent un obstacle au loin. Une fois dépassés les monts Nilgiri, nous parcourons un vaste plateau rural aux cultures de canne à sucre, bananiers, manguiers et quelques rizières. A Mysore nous visitons le palais des maharajas dont la façade ne laisse pas deviner la richesse des merveilleux décors intérieurs, véritable kaléidoscope de couleurs chatoyantes (mais photos interdites). Notre dernière visite de temple sera pour Sri Chamundeswari et le spectaculaire taureau Nandi, monolithe de granit enduit d'huile de sésame à l'aspect luisant qui dominent la ville.
Jour 28: Durant la matinée nous flânons au milieu des couleurs du marché de Mysore, étonnamment rangé et propre: les étals de fleurs et d'épices sont un vrai régal pour les yeux et le nez. Puis, en début d'après midi, nous prenons la route de Bengalore. Une dernière étape à Srirangapatnam nous permet de visiter le palais d'été Darla Daulat Bagh remarquablement décoré avec des motifs colorés et des fresques recouvrant tous les murs, colonnes et plafonds. C'est ensuite une route sans grand intérêt, malgré quelques rizières et quelques pitons montagneux qui émergent du long plateau, qui nous conduit à Bengalore. Quelques embouteillages autour de cette grande ville nous rappellent que l'Inde est vraiment un pays très peuplé puis nous atteignons l'aéroport flambant neuf, aseptisé, calme où nous réalisons que nous ne sommes plus vraiment en Inde et que le voyage se termine Voici, à chaud, quelques impressions que nous laisse ce voyage.
D'abord, ce qui nous a été difficile à supporter le dénuement et l'extrême pauvreté de certains villages la circulation, notamment dans le nord, folle, sans règle, anarchique, bruyante, dangereuse, stressante... la poussière constante, la crasse, et partout sur les routes et au cœur des villes, les tas d'immondices pourrissants et nauséabonds où vaches, chèvres et cochons tentent d'extirper un peu de nourriture Ce que nous regrettons toutes les photos que nous n'avons pas prises, toutes les scènes de vie que nous n'avons pu filmer, soit parce que le respect nous l'imposait, soit à cause de la lumière vacillante sous le voile constamment laiteux qui flotte sur les villes et les campagnes notre manque de connaissance de la culture indienne et la difficulté à communiquer Ce qui nous laissera un souvenir intense la manifestation religieuse permanente qui imprègne la vie des hindous dans leurs gestes, leurs vêtements et leurs villes le sentiment d'une présence humaine permanente, même dans les espaces les plus reculés les couleurs, le tourbillon de la vie quotidienne, les poignées de main, les « what's your name » incessants et les sourires la beauté majestueuse et émouvante du Taj Mahal et l'incroyable richesse du palais de Mysore et infiniment de choses encore, comme la multitude de petits métiers et la pérennité d'activités ancestrales L'Inde nous a plongé dans un autre monde et nous sommes heureux de l'avoir découverte même si, au bout du compte, la nature et les espaces sauvages nous ont manqués.
Le carnet de voyage complet avec photos est visible ici: http://mjpgouret.free.fr/inde/inde.html
Jour 1:. C'est jour de fête de la République et Old Delhi est inaccessible, gardée par de nombreux militaires en arme. Nous en profitons pour nous immerger « en douceur » dans l'ambiance indienne en visitant des lieux calmes. Tout d'abord, le complexe Qutub Minar avec son minaret à 5 étages, puis le temple du Lotus, lieu de méditation inter confessionnel très fréquenté par les familles indiennes en ce jour de fête, et, pour finir, la tombe de Humayun, mausolée de marbre blanc et de grès rouge situé dans un apaisant cadre de verdure.
Jour2: Nous quittons Delhi sous un ciel chargé de brumes et de poussières au milieu d'une circulation chaotique. C'est la découverte de la conduite "à l'indienne" louvoyant entre vaches, motos, bus, tuk tuk surchargés et nids de poule dans un brouhaha permanent de klaxons aux tonalités variées. Tout au long de la route s'étirent de lumineux champs de colza et nous découvrons l'animation intense des villes et villages indiens. Durant la visite du temple de Jhunjunhu une sympathique jeune femme nous fait une démonstration de mehndi (tatouage au henné) avant de nous accompagner. Nous sommes immédiatement frappés par la ferveur profonde des fidèles qui se manifeste dans tous les temples. A Mandawa, notre chauffeur nous remet entre les mains d'un guide local censé parler français.. En fait, il s'avère rapidement que ses connaissances sont très limitées et que son seul souci est de nous amener le plus vite possible dans une boutique. La visite rapide nous permet cependant de découvrir quelques havelis aux façades peintes mais malheureusement assez dégradées.
Jour 3: Le paysage devient plus désertique et les champs cultivés se font rares au milieu d'ondulations sablonneuses à la végétation rase. Sur la route, la circulation est moins intense et de nombreuses carrioles tirées par des chameaux remplacent les camions. Un détour vers Deshnok nous permet de visiter le temple Karni Mata dans lequel les pèlerins manifestent leur ferveur en nourrissant de lait et de graines une multitude de rats qui trottinent allègrement entre les pieds des visiteurs. Arrivés à Bikaner, nous avons à nouveau la faiblesse d'accepter le guide « francophone » qui nous est proposé. Son accent s'avère déplorable et peu compréhensible et ses explications ne nous permettent pas de profiter pleinement de la visite du vieux fort aux décorations intérieures fastueuses et colorées. Il nous pilote ensuite au cœur du dédale de la vieille ville où nous découvrons des ruelles trépidantes et grouillantes, aux étals colorés et aux effluves tantôt épicées tantôt nauséabondes. Au retour, nous expliquons donc à notre chauffeur que, dorénavant, nous préférons nous passer de ses pseudo guides (plusieurs sites disposent d'audio guides en français qui se sont avérés d'excellente qualité avec des explications intéressantes et claires).
Jour 4: Entre Bikaner et Jaisalmer la route monotone parcourt une sorte de "pampa" semi désertique et poussiéreuse sous un ciel sans couleur. Nous poursuivons jusqu'au village de Khuri où se côtoient vie traditionnelle et attractions pour touristes !!! Partis seuls à la découverte de ce village aux sommaires maisons cubiques nous apercevons des femmes aux saris chatoyants qui portent sur leur tête des cruches en métal. Nous les suivons vers le puits commun où nous sommes accueillis avec de grands sourires. Nous sacrifions ensuite à l'excursion « touristique » à dos de chameau vers les dunes où nous attendons le soleil couchant qui éclairera enfin ce paysage d'une belle lumière rasante (il aurait été tout aussi intéressant de rejoindre à pied le sommet des dunes facilement accessibles depuis le village). La soirée se termine avec un spectacle de musique et de danses locales à la lumière d'un feu de bois. La musique et les voix chaleureuses ainsi que les costumes chamarrés rendent le spectacle agréable et authentique.
Jour 5: Au lever du jour, la muraille de la citadelle de Jaisalmer s'éclaire d'une chaude lumière ocre. Dans les ruelles étroites l'animation est intense et la visite très variée entre havelis aux façades richement décorées, temples jaïn ou hindou et palais de maharaja.. Du haut de la citadelle la vision panoramique sur les toits en terrasse et le désert ne laisse pas d'impressionner et on s'attendrait presque à voir surgir au loin quelques cavaliers conquérants. L'après midi, nous partons visiter les mausolées des maharajas de Bada Bagh, malheureusement cernés de près par un gigantesque champ d'éoliennes, puis les temples d'Amar Sagar et de Lodhruva où la ferveur des fidèles est toujours aussi palpable. A l'extérieur, la vie paisible s'écoule: un musicien nous enchante avec son harmonium tandis que des joueurs de carrom (sorte de billard à jetons) nous invitent à partager une partie. Au retour, nous faisons une courte halte à la réserve d'eau de Gadi Sagar située près de la ville, bordée de temples et lieu de promenade paisible très fréquenté par les indiens.
Jour 6: Nous quittons Jaisalmer pour une traversée du désert du Thar vers le sud. La monotonie de la route n'est rompue que par quelques dunes de sable et d'anciens volcans de pierre rouge. Tout au long du trajet nous sommes frappés par l'extrême précarité de la vie au cœur du Rajasthan dans ces hameaux de cases rondes aux toits de paille. En cours de route, nous faisons une halte au temple jaïn d'Osiyan. Lieu de pèlerinage, il est entouré de nombreuses échoppes en tous genres, témoignage de l'importante activité. A Jodhpur, l'impressionnant bastion de la citadelle domine la ville. Mais le ciel, comme envahi de poussières, n'offre qu'une lumière terne qui donne un aspect un peu irréel à la masse des maisons bleues. La visite du fort et du palais des maharajas permet d'admirer des salles richement et élégamment décorées qui apportent une note de légèreté dans cet ensemble de bâtiments massifs. Dans la vieille ville, une visite chez un marchand d'épices nous offre le plaisir de humer des senteurs subtiles et variées.
Jour 7: De bon matin nous partons à la découverte des rues étroites et sinueuses de la ville. Les commerçants commencent à peine à ouvrir leurs échoppes tandis que quelques femmes peinent à rassembler les tas d'immondices avant de tenter de les faire bruler. De nombreuses vaches circulent dans ces rues encore désertes rendant assez vain le travail de nettoyage. La route quitte ensuite le désert du Thar et traverse une région de plaine agricole sous un ciel sans nuage mais qui reste blafard. Quelques pitons volcaniques isolés animent le paysage qui devient plus montagneux et boisé à l'approche de Ranakpur. Le chauffeur nous propose de déjeuner dans la « cantine » des pèlerins située tout près du temple: nous dégusterons donc un copieux repas servi par un bataillon impressionnant de serveurs qui veillent sur le remplissage permanent de notre assiette dans une vaste salle aux longues tables alignées en parallèle. Le temple Chaumukha Mandir soutenu par de nombreuses colonnes de marbre sculpté est situé au centre d'un vaste jardin fleuri de bougainvillées. Une petite route sinueuse s'infiltre au cœur du massif des monts Aravelli. Une fois nos bagages déposés à l'hôtel nous décidons de faire une promenade à pied qui nous amène vers un hameau isolé au milieu de quelques champs en terrasse. Les maisons apparaissent bien pauvres et la vie y semble bien difficile. Très vite, nous sommes entourés des enfants sortant de l'école et qui rassemblent quelques mots d'anglais balbutiant pour nous réclamer des « school pens »...
Jour 8: Nous traversons les monts Aravelli où l'activité agricole traditionnelle est restée vivace: tout au long de la route les paysans gardent les troupeaux, font tourner leur noria, cultivent leurs champs selon les méthodes ancestrales. Le paysage est très attrayant avec des plateaux verdoyants entourés de montagnes beaucoup plus arides. Les villages sont très animés. Depuis le fort de Kumbalgarh, entouré d'une imposante ceinture de remparts de 36 kms, s'étend un vaste panorama, malheureusement estompé par le voile brumeux d'un ciel toujours aussi blafard. Puis, dès la plaine retrouvée, le paysage redevient désertique et des files incessantes de camions se croisent et se doublent dans un gigantesque charivari: adrénaline garantie...Le temps nous manque pour aller à Pushkar, donc nous décidons de poursuivre sans arrêt jusqu'à Roopangarh, agréable petite cité à l'écart de la grande route bruyante.
Jour 9: Nous retournons sur nos pas pour visiter Pushkar, petite ville aux centaines de temples, blottie au creux d'un cirque de montagnes autour d'un lac sacré dans lequel se baignent les pèlerins hindous. Sur les ghats construits au bord du lac les fidèles viennent en nombre accomplir leurs rituels de purification tandis que, dans les rues envahies de boutiques, se mêlent dans la foule, touristes et pèlerins. Nous reprenons ensuite la "redoutable" route vers Jaipur, capitale du Rajasthan.
Jour 10: Nous nous lançons dans la visite de la vieille ville de Jaipur. Ceinturée de remparts on peut y pénétrer par de multiples portes. Elle fut peinte en rose, couleur de l'hospitalité, sur ordre du maharaja pour accueillir le prince de Galles en 1876. Le monument le plus emblématique en est le Hawa Mahal (palais des vents) dont la façade rose resplendit sous la lumière du soleil levant. Il est assez agréable de flâner en début de matinée dans les ruelles des bazars qui s'animent progressivement au fur et à mesure de l'ouverture des échoppes souvent minuscules. Du haut du minaret Iswari Swanga Sal nous profitons d'une vue panoramique sur la ville et ses environs qui nous permet d'apprécier l'urbanisme des larges avenues quadrillant cette mégalopole. Au milieu du maelström sonore de bus, rickshaws, tuk tuk, chameaux, motos, autos, voire éléphants, nous avons appris à affronter la traversée des larges avenues indiennes !!! L'après midi, nous décidons de faire une pause dans l'atmosphère calme du patio de l'hôtel.
Jour 11: De bon matin, les routes permettant de quitter Jaipur sont encombrées par une circulation très dense qui nous plonge à nouveau au cœur des symphonies de klaxon... A la sortie de la ville le temple de Galta est situé dans un cadre paisible au creux d'un vallon entouré de montagnes. Malheureusement, les bâtiments sont assez délabrés et nous sommes frappés par la saleté des allées. Le spectacle des nombreux singes qui escaladent les murs ou se plongent dans les bassins nous occupe un long moment. De Jaipur à Agra l'autoroute traverse une région plate et fertile. En cours de route nous découvrons, à Abhaneri, un exemple de puits profond adapté à la conservation des eaux de la mousson puis Fatehpur Sikri, capitale de l'empire moghol au 16ème siècle, érigée sur un promontoire dominant la plaine. La juxtaposition de thèmes hindous et musulmans est un chef d'œuvre architectural. L'immense mosquée est particulièrement impressionnante par son apparence à la fois massive et gracieuse. Nous poursuivons ensuite vers Agra.
Jour 12: Ce matin, lever matinal à 5h30 pour assister au fabuleux spectacle du soleil illuminant progressivement le Taj Mahal: la coupole de marbre émerge lentement de la brume diaphane en virant du rose pale au blanc éclatant et c'est, pour nous, un long moment d'émotion inoubliable. Avant de quitter Agra nous visitons le fort rouge, massive forteresse entouré d'une enceinte de grès rouge dominant la rivière Yamuna. Depuis les terrasses, nous tentons d'apercevoir une dernière fois le Taj Mahal mais il se dérobe derrière la brume. La route vers Delhi est une nouvelle fois très encombrée et nous manquerons de temps pour aller visiter Old Delhi et la grande mosquée, d'autant plus que les abords sont surchargés de monde et inaccessibles en voiture.
Jour 13: Après 2h30 de vol nous atterrissons à Chennai où nous retrouvons Sekar, notre chauffeur pour l'Inde du Sud, Nous partons pour Mamallapuram, notre première étape. Déjà, nous observons une circulation moins furieuse, des paysages tropicaux et nous sentons d'emblée une atmosphère plus nonchalante que dans l'Inde du nord. D'ailleurs, les touristes sont ici assez nombreux. En fin d'après midi nous partons flâner sur la plage avec ses barques colorées, ses manèges sommaires et ses marchands de beignets puis, derrière le village, nous découvrons les curieux « mandapas » et les bas reliefs creusés dans la masse de gigantesques blocs de granit.
Jour 14: Une agréable route entre les rizières nous amène à Kanchipuram, cité aux multiples temples, ancienne capitale de la dynastie "Pallava". Sur la route, de longues attentes aux passages à niveau nous permettent de vérifier que la foire d'empoigne qui régnait dans le nord a cédé la place à une file d'attente relativement organisée... En arrivant à Kanchipuram nous sommes d'emblée frappés par le « gopuram » du temple Sri Ekambareswarar qui domine la ville du haut de ses 59 mètres. Nous visitons également le temple Devarajaswami, monumental ensemble aux mille piliers et le temple Kailasanatha, plus ancien mais aux dimensions plus modestes. Sur la route du retour, notre chauffeur nous montre un atelier de préparation et de séchage des écheveaux de coton puis un atelier de tissage. La rencontre de ces villageois qui continuent de pratiquer d'innombrables petits métiers qui semblent, ici, immuables, aura été un des plaisirs renouvelés de ce voyage. Arrivés à Mamallapuram nous visitons les cinq Rathas, surprenants monuments monolithiques sculptés dans des blocs de granit puis le temple du rivage dont la situation en bordure du golfe du Bengale incite à la contemplation. Nous finissons la journée en nous promenant sur la plage où de nombreuses familles indiennes profitent des plaisirs de cette station balnéaire réputée.
Jour 15: La route file à travers rizières et plantations d'arachide, marais salants, vergers d'arbres à noix de cajou, forêts de filaos et villages animés pour rejoindre Pondichéry. Sur la route d'Auroville nous cédons à la gourmandise en achetant quelques croissants et feuilletés à la boulangerie française! Puis, après avoir découvert la courte video de présentation d'Auroville au centre des visiteurs, la curiosité l'emporte et nous sollicitons notre petit papier d'autorisation (accordé gratuitement à tous les visiteurs...) pour nous rendre au point de vue sur le Matrimandir, bâtiment à l'allure futuriste, lieu de recueillement des habitants et dont l'accès est interdit aux visiteurs. La promenade est courte et assez agréable dans un espace de verdure paisible. Nous rejoignons ensuite rapidement Pondichery et son atmosphère indolente que nous explorerons durant le reste de l'après midi. La ville offre deux aspects très différents: l'ambiance coloniale marquée de la "ville blanche" contraste avec l'agitation brouillonne de la "ville noire".
Jour 16: Dans le vaste delta de la Cauvery, la route serpente entre les rizières et les nombreux villages très animés. C'est la récolte du riz et la route est souvent jonchée de paille ou de tapis couverts de grains en cours de séchage. Les petites maisons en brique ou en pisé sont fréquemment couvertes de palme et de paille de riz. Évidemment, nous ne manquons pas de visiter quelques temples dont regorge le Tamil Nadu… A Chidambaram, la visite du temple de Shiva Nataraja est accompagnée par le choc fracassant des percussions au rythme lancinant. Le temple Gangakondacholapuram présente de remarquables sculptures dans un cadre de pelouses parfaitement entretenues. Afin d'éviter la saturation, nous nous contenterons d'un aperçu extérieur rapide du magnifique gopuram du temple Sarangapani à Kumbakonam. Enfin, le temple de Dharasuram nous semble modeste et nous le visitons rapidement, mais peut être est-ce dû à la fatigue de la fin de journée et à notre envie d'arriver rapidement à Tanjore.
Jour 17: Nous passons une journée à Tanjore qui fut la capitale de la dynastie chola du 9ème au 13ème siècle. Le temple Brihadishwara est considéré comme le joyau de l'architecture chola. La fréquentation et la ferveur des fidèles ne cessent de nous impressionner. Par contre, la visite du palais royal est un peu décevante, le bâtiment étant particulièrement décrépi: seule une salle offre de belles peintures sur les colonnes et le plafond. Le musée présente également de superbes bronzes mais l'agencement manque d'originalité. Heureusement, l'effervescence des villes indiennes est toujours là pour nous distraire... et nous profitons de l'après midi pour découvrir les boutiques du marché et « humer » l'ambiance sonore et colorée de la gare routière.
Jour 18: Jusqu'à Trichy, le paysage est plat et sans caractère. A Trichy, sur les bords de la Cauvery des pélerins viennent en grand nombre pour effectuer leurs ablutions sur les ghats de Amma Mandapam. Le caractère mystérieux de ces cérémonies rituelles nous fascine toujours autant et nous regrettons de ne pas savoir en saisir le sens. Il faut franchir plusieurs enceintes matérialisées par des gopurams aux couleurs vives pour pénétrer au cœur du temple de Sri Ranganathaswami. A l'intérieur des premières enceintes on trouve encore des maisons d'habitation et des commerces, manifestation concrète de la place essentielle des lieux de culte au centre de la vie quotidienne. Une foule fervente se presse dans le sanctuaire, notamment autour de l'éléphant qui, moyennant un petit billet, bénit les fidèles avec sa trompe. Le centre de la ville est dominé par le Rock Fort, éminence rocheuse sur laquelle est édifiée un temple auquel on accède par un escalier creusé dans le roc: la vue est intéressante sur la ville et la vallée de la Cauvery. Tout près, l'église Notre Dame de Lourdes nous surprend avec sa nef entièrement vide ses guirlandes décorées pendues au plafond et l'atmosphère paisible qui y règne. Ensuite la route traverse des zones de cultures (bananes, noix de coco, riz, cacahuètes, ...) dominées par les contreforts des Ghats occidentaux. Une partie de l'activité artisanale est consacrée au traitement du sisal (coir) à partir des fibres de coco. Les habitants nous accueillent avec un grand sourire pour nous faire une démonstration de leur outillage parfois archaïque. Nous poursuivons jusqu'à Madurai où la recherche d'une chambre libre s'avérera plus compliquée que prévu car de nombreux hôtels affichent complet.
Jour 19: Madurai est une des plus anciennes cités indiennes et tient une place particulière au cœur des tamouls. Nous y visitons le temple de Sri Minakshi: "un des plus fascinants de l'Inde", dixit le guide Michelin, mais nous avons quelques difficultés à saisir toutes les subtilités des représentations de tous les dieux. Par contre, ce qui reste réellement fascinant, c'est la profusion de rites et de dévotions observée sans cesse dans tous les espaces du temple. Ainsi, tous les soirs de l'année, juste avant la fermeture de celui-ci, une procession dans le fracas des trompes et des tambourins accompagne Shiva caché dans un palanquin jusqu'au sanctuaire de Minakshi, son épouse. La visite du palais Tirumalai Nayak en cours de rénovation permet d'admirer les superbes fresques qui ornent les plafonds. A côté, un musée hétéroclite et poussiéreux présente des statues, des outils préhistoriques et des poteries sans aucun effort de présentation. Le soir, nous allons assister au coucher de Shiva, mélange fascinant de ferveur religieuse et de spectacle profane.
Jour 20: De Madurai à Munnar la route traverse d'agréables paysages. D'abord, une plaine fertile riche de toutes sortes de cultures, puis elle aborde le côté est des Ghats occidentaux par de nombreux virages et c'est apaisant de retrouver la nature! La limite entre Tamil Nadu et Kerala est matérialisée par 3 postes de contrôle dont la mission n'est pas apparue bien clairement, si ce n'est qu'une contribution financière est demandée au chauffeur qui devra , par ailleurs, payer les taxes officielles d'entrée le lendemain à l'arrivée à Kumily. Sur le versant Keralais, les pentes se couvrent de plantations de thé qui soulignent les courbes des vallons et qui accrochent magiquement la lumière du soleil. Munnar nous apparaît comme une localité un peu endormie mais située dans un cadre verdoyant apprécié après l'agitation de toutes les villes visitées. Depuis la ville une petite route mène en quelques kilomètres vers le belvédère de Pothamedu d'où la vue s'étend largement sur la vallée profonde.
Jour 21: Après une balade matinale dans les plantations de thé, notre route redescend à travers une dense forêt tropicale. Nous découvrons au passage un temple perdu au milieu des plantations ainsi qu'un petit village de cueilleurs de thé isolé au milieu des champs. La route sinueuse traverse un véritable jardin d'Eden. Du sol à la cime des arbres on peut faire son marché d'épices, de fruits et de fleurs. A Kumily, notre chauffeur nous propose de visiter une plantation d'épices accompagnés d'un guide « francophone ». Dans les faits son charabia franco anglais est parfaitement incompréhensible et il n'a de cesse d'accélérer pour nous emmener au plus vite dans son magasin d'épices (SPICY CUISINE à Kumily à déconseiller car cher). Kumily, ville composée essentiellement d'hébergements touristiques et de boutiques, présente peu d'intérêt.
Jour 22: Tranquille journée de promenade et de découverte des différentes plantations aux alentours de Kumily. Le matin nous partons vers la plantation de thé Connemara estate située à une quinzaine de kilomètres afin de visiter l'usine de préparation du thé: la visite d'une heure environ est captivante avec des explications très claires sur le processus de transformation. L'après midi, nous avons, enfin, réussi à faire une randonnée (modeste et en grande partie sur une petite route goudronnée) vers le mont Ottathalamettu (1260 m.) formidable point de vue sur les ghats occidentaux...malgré l'atmosphère un peu brumeuse.
Jour 23: A travers des plantations de thé puis d'hévéas, sans oublier des champs d'ananas, de bananiers, etc... nous descendons vers la région des backwaters. Au passage à Mundakayam le brouhaha du marché aux boeufs hebdomadaire attire notre attention: venus du Tamil Nadu voisin les éleveurs trouvent ici acquéreurs pour leur bétail dont une partie finira dans les restaurants du Kerala où la viande de boeuf est consommée. Principale curiosité du Kerala, le réseau de canaux des backwaters sinue entre littoral et intérieur des terres. Ces cours d'eau servent encore de voies de circulation entre les nombreux villages qui les bordent et sont desservis par des bateaux omnibus que nous empruntons entre Nedumudi et Allepey pour une mini croisière de 2 heures. D'une rive à l'autre le bateau embarque et débarque sans arrêt les villageois qui reviennent du marché lourdement chargés ou les écoliers tandis que, sur les rives, les habitants vaquent à leurs occupations quotidiennes: pêche, lavage du linge, toilette des enfants, prières au temple...toute la vie animée des villages se déroule sous nos yeux. Nous faisons étape à Fort Cochin et, le soir, nous assistons à un spectacle de théâtre traditionnel du Kerala: le Kathakali issu des textes mythologiques de l'Inde ancienne. Avant le spectacle, les acteurs préparent longuement leur maquillage devant les spectateurs et expliquent en détail la symbolique des gestes et mimiques qu'ils pratiquent ensuite.
Jour 24: De Fort Cochin nous n'aurons pas vu les incontournables lieux touristiques: synagogue Pardesi et palais de Mattancherry, fermés le vendredi. Par contre, nous avons découvert d'autres aspects d'une vie quotidienne immuable et nous nous sommes baladés dans une ambiance alanguie par la moite chaleur tropicale. Ainsi nous avons passé de longs moments à observer les pêcheurs qui manœuvrent leurs lourds carrelets chinois pour une recette parfois bien maigre ou ceux qui lancent leur filet en tournoyant sur eux mêmes dans l'attente d'une improbable pêche miraculeuse. Nous avons aussi été étonnés par la laverie centrale où tous les hôtels font laver le linge par une foule d'hommes et de femmes qui inlassablement savonnent, frottent, essorent, étendent et repassent serviettes, draps, chemises, etc...avec des moyens très artisanaux.
Jour 25: Longue étape de transition entre Fort Cochin et les monts Nilgiri. La route parcourt d'abord des zones très urbanisées: les grands buildings modernes, les panneaux publicitaires envahissants et la quantité de voitures individuelles montrent la relative richesse du Kerala. Cependant, bus et camions restent les maîtres de la route et nous envoient parfois sur le bas côté. Ensuite, nous passons la frontière du Tamil Nadu et le long plateau semi désertique que nous traversons ne présente guère d'intérêt. Nous faisons étape à Mettupalayam, ville sans charme, sale, bruyante, malodorante mais dont les habitants nous accueillent avec le sourire, en particulier au marché.
Jour 26: Levés très tôt après une nuit désastreuse (hôtel sale et bruyant) nous prenons le Blue Mountain Railway, petit train à vapeur, qui nous emmène jusqu'à Coonor dans les monts Nilgiri. Après avoir fait la queue plus d'une heure pour être certains d'avoir une place du bon côté (à gauche) nous pouvons enfin nous asseoir sur des sièges assez inconfortables. Heureusement, plusieurs arrêts pour réapprovisionner la locomotive en eau permettent de se dégourdir les jambes...La voie ferrée dominant la vallée laisse apercevoir quelques points de vue sur les montagnes verdoyantes, en particulier à l'approche de Coonor où nous retrouvons les plantations de thé scintillantes sous le soleil. A Ooty (2240 m), station d'altitude créée par les britanniques, nous visitons le "jardin botanique" vaste parc reposant très fréquenté par les familles indiennes. Ensuite, nous faisons étape dans le parc national de Mudumalai qui abrite une faune variée, mais bien cachée... En fin d'après midi, notre chauffeur nous emmène assister à la surprenante séance de lavage des éléphants et à leur repas. Tous les soirs, après leur journée de travail, les éléphants domestiques sont longuement frottés et nettoyés dans la rivière où les enfants du village viennent également jouer et se baigner. Impassibles durant la séance de nettoyage; les éléphants semblent vraiment apprécier ce moment de détente. Ensuite, ils ont droit à leur ration quotidienne de «maxi croquettes » savamment dosées par les gardes du parc en fonction de leur poids et de leur age. Durant le retour vers l'hôtel, nous apercevons au bord de la route quelques singes lungar à la crinière blanche ainsi que quelques chitals (cerfs tachetés).
Jour 27: Ce matin, en traversant les parcs de Mudumalai (Tamil Nadu) et de Bandipur (Karnataka) nous apercevons quelques animaux: singes, gaurs (bisons indiens), chitals (cerfs tachetés) et, même, quelques sangliers malgré les conducteurs indiens qui n'hésitent pas à klaxonner bruyamment dès qu'ils aperçoivent un obstacle au loin. Une fois dépassés les monts Nilgiri, nous parcourons un vaste plateau rural aux cultures de canne à sucre, bananiers, manguiers et quelques rizières. A Mysore nous visitons le palais des maharajas dont la façade ne laisse pas deviner la richesse des merveilleux décors intérieurs, véritable kaléidoscope de couleurs chatoyantes (mais photos interdites). Notre dernière visite de temple sera pour Sri Chamundeswari et le spectaculaire taureau Nandi, monolithe de granit enduit d'huile de sésame à l'aspect luisant qui dominent la ville.
Jour 28: Durant la matinée nous flânons au milieu des couleurs du marché de Mysore, étonnamment rangé et propre: les étals de fleurs et d'épices sont un vrai régal pour les yeux et le nez. Puis, en début d'après midi, nous prenons la route de Bengalore. Une dernière étape à Srirangapatnam nous permet de visiter le palais d'été Darla Daulat Bagh remarquablement décoré avec des motifs colorés et des fresques recouvrant tous les murs, colonnes et plafonds. C'est ensuite une route sans grand intérêt, malgré quelques rizières et quelques pitons montagneux qui émergent du long plateau, qui nous conduit à Bengalore. Quelques embouteillages autour de cette grande ville nous rappellent que l'Inde est vraiment un pays très peuplé puis nous atteignons l'aéroport flambant neuf, aseptisé, calme où nous réalisons que nous ne sommes plus vraiment en Inde et que le voyage se termine Voici, à chaud, quelques impressions que nous laisse ce voyage.
D'abord, ce qui nous a été difficile à supporter le dénuement et l'extrême pauvreté de certains villages la circulation, notamment dans le nord, folle, sans règle, anarchique, bruyante, dangereuse, stressante... la poussière constante, la crasse, et partout sur les routes et au cœur des villes, les tas d'immondices pourrissants et nauséabonds où vaches, chèvres et cochons tentent d'extirper un peu de nourriture Ce que nous regrettons toutes les photos que nous n'avons pas prises, toutes les scènes de vie que nous n'avons pu filmer, soit parce que le respect nous l'imposait, soit à cause de la lumière vacillante sous le voile constamment laiteux qui flotte sur les villes et les campagnes notre manque de connaissance de la culture indienne et la difficulté à communiquer Ce qui nous laissera un souvenir intense la manifestation religieuse permanente qui imprègne la vie des hindous dans leurs gestes, leurs vêtements et leurs villes le sentiment d'une présence humaine permanente, même dans les espaces les plus reculés les couleurs, le tourbillon de la vie quotidienne, les poignées de main, les « what's your name » incessants et les sourires la beauté majestueuse et émouvante du Taj Mahal et l'incroyable richesse du palais de Mysore et infiniment de choses encore, comme la multitude de petits métiers et la pérennité d'activités ancestrales L'Inde nous a plongé dans un autre monde et nous sommes heureux de l'avoir découverte même si, au bout du compte, la nature et les espaces sauvages nous ont manqués.
Partis de Paris-Roissy le dimanche 29 décembre 1996 par un froid glacial, nous atterrissons enfin à Delhi, au petit matin. C'est l'hiver en Inde, aussi, les indiens ont l'air frigorifié, tout entortillés dans leurs châles, il fait 18°...Au bout de longues heures d'attente dans une salle sinistre de l'aéroport, nous embarquons à nouveau dans un Boeing Air-India à destination de Calcutta.
L'avion a plongé dans un épais nuage de pollution jaunâtre qui recouvre la ville comme un édredon géant. Horreur. La circulation vers le centre-ville est étonnamment fluide, et la ville elle-même semble propre : nous sommes surpris et décontenancés : cela contredit tout ce qu'on a pu lire sur Calcutta... L'hôtel Kenilworth a bien enregistré la réservation faite par Miss Air-India de Nice. On s'écroule sur nos lits extra-planches pour récupérer de cet interminable voyage.
Le "Times of India" annonce la venue prochaine de Sir John Major, premier ministre britannique. Tout s'explique ! Les miséreux qui campent d'habitude le long des rues ont été ramassés et parqués au loin, hors de la vue du cortège officiel qui passera par-là dans quelques jours.
Mais la voici, la vraie Calcutta, crasseuse, grouillante et authentique, fidèle à sa mauvaise image : car nous sommes plongés dans le quartier New-Market, aux ruelles encombrées de charrettes, camions, motos, vélos, qui arrivent autour des halles surpeuplées. Odeurs pestilentielles des tas d'ordures amoncelés sur les trottoirs. Et voici les "hommes-chevaux", ces pauvres bougres attelés aux brancards de leur pousse-pousse. Ils cavalent pieds nus pour transporter humains ou ballots énormes au milieu des embouteillages terrifiants. Ce sont les derniers survivants de cette corporation en voie de disparition.
Ce soir, grand dîner de fin d'année au Kenilworth. Un repas "ourdou" au Marble room, mets traditionnels et orchestre moghol qui joue des musiques nostalgiques. Bel adieu à 1996, bonjour 1997.
Promenade dans le quartier chinois, surpeuplé, où nous pouvons circuler sans être abordés par les mendiants qui grouillent autour de notre hôtel. Ici, c'est la vie des travailleurs qui nous saluent en souriant, sans nous considérer comme des "porte-monnaie à pattes". Un passant indien nous guide vers le Marble Palace, bien caché dans un parc, en refusant énergiquement la moindre pièce. Cette grande bâtisse un peu écroulée, témoin des anciennes splendeurs, renferme une foule d'objets collectionnés à travers le monde, ensevelis sous une poussière et des toiles d'araignées séculaires... Curieux et très émouvant.
Tout près, le grand poète bengali Rabindranah Tagore a vécu dans une maison transformée en musée. Nous sommes exceptionnellement admis à entrer dans la belle mosquée Nakhoda, aux coupoles vernissées de céramique verte qui dominent le vieux quartier musulman. Tout en haut d'un interminable escalier de pierre, on a une vue plongeante sur les toits environnants, couverts d'immondices.
Une bonne adresse : Sudder street, le restaurant Zaranj, avec sa cascade d'eau fraîche qui serpente entre les tables. Délicieux plats de cuisine bengalie.
Le chauffeur sikh en grande tenue nous pilote vers le Pont Howrah qui traverse la rivière Hooghly, jusqu'à la gare principale de Calcutta. Il a garé la belle limousine, tandis qu'on pénètre dans la vieille station ferroviaire où une foule de voyageurs court vers les trains en partance. Assis ou couchés sur le sol crasseux, des familles entières se sont réfugiées sous les verrières, chassées de leurs villages à la recherche d'un improbable avenir.
Un curieux édifice situé au nord-ouest de la ville, sur les bords de l'Hooghly, le Belur Math, où se rejoignent les trois principales religions indiennes : hindouisme, islam et christianisme. Nous roulons sur la Grand Trunk road, qui relie Calcutta à Delhi, traversant le sous-continent dans toute sa largeur. Trafic d'une intensité supra-indienne, une marée d'énormes véhicules dans les deux sens, occupant tout l'espace, dans un nuage de fumées nauséabondes qui stagne à quelques mètres du sol. Les camions déglingués, surchargés de marchandises entassées en montagnes débordantes, menacent de verser dans le profond fossé. A l'arrière de chaque monstre, on peut lire "Horn, please" ainsi que la marque TATA, constructeur richissime des poids lourds indiens. C'est le marquis de Carabas, ce Mr. TATA possède des paquets d'actions phénoménales dans de nombreuses sociétés internationales.
Les milliers de voitures garées devant les grilles du Belur font présager de la foule qui piétine autour du temple baroque édifié sur la colline. Un cortège incessant de pélerins défile à l'intérieur de la basilique oecuménique qui ressemble vaguement au Sacré-Coeur de Montmartre. Sous des tentes bariolées, on aperçoit des personnages enveloppés de toges jaunes ou orangées, crâne rasé à l'exception d'une mèche de cheveux tortillée au sommet, cascades de colliers autour du cou. Assis sur les tapis, un auditoire subjugué par un gourou peinturluré qui psalmodie de lancinantes onomatopées amplifiées par un puissant micro. Invocations à Ramakrishna...
L'avion a plongé dans un épais nuage de pollution jaunâtre qui recouvre la ville comme un édredon géant. Horreur. La circulation vers le centre-ville est étonnamment fluide, et la ville elle-même semble propre : nous sommes surpris et décontenancés : cela contredit tout ce qu'on a pu lire sur Calcutta... L'hôtel Kenilworth a bien enregistré la réservation faite par Miss Air-India de Nice. On s'écroule sur nos lits extra-planches pour récupérer de cet interminable voyage.
Le "Times of India" annonce la venue prochaine de Sir John Major, premier ministre britannique. Tout s'explique ! Les miséreux qui campent d'habitude le long des rues ont été ramassés et parqués au loin, hors de la vue du cortège officiel qui passera par-là dans quelques jours.
Mais la voici, la vraie Calcutta, crasseuse, grouillante et authentique, fidèle à sa mauvaise image : car nous sommes plongés dans le quartier New-Market, aux ruelles encombrées de charrettes, camions, motos, vélos, qui arrivent autour des halles surpeuplées. Odeurs pestilentielles des tas d'ordures amoncelés sur les trottoirs. Et voici les "hommes-chevaux", ces pauvres bougres attelés aux brancards de leur pousse-pousse. Ils cavalent pieds nus pour transporter humains ou ballots énormes au milieu des embouteillages terrifiants. Ce sont les derniers survivants de cette corporation en voie de disparition.
Ce soir, grand dîner de fin d'année au Kenilworth. Un repas "ourdou" au Marble room, mets traditionnels et orchestre moghol qui joue des musiques nostalgiques. Bel adieu à 1996, bonjour 1997.
Promenade dans le quartier chinois, surpeuplé, où nous pouvons circuler sans être abordés par les mendiants qui grouillent autour de notre hôtel. Ici, c'est la vie des travailleurs qui nous saluent en souriant, sans nous considérer comme des "porte-monnaie à pattes". Un passant indien nous guide vers le Marble Palace, bien caché dans un parc, en refusant énergiquement la moindre pièce. Cette grande bâtisse un peu écroulée, témoin des anciennes splendeurs, renferme une foule d'objets collectionnés à travers le monde, ensevelis sous une poussière et des toiles d'araignées séculaires... Curieux et très émouvant.
Tout près, le grand poète bengali Rabindranah Tagore a vécu dans une maison transformée en musée. Nous sommes exceptionnellement admis à entrer dans la belle mosquée Nakhoda, aux coupoles vernissées de céramique verte qui dominent le vieux quartier musulman. Tout en haut d'un interminable escalier de pierre, on a une vue plongeante sur les toits environnants, couverts d'immondices.
Une bonne adresse : Sudder street, le restaurant Zaranj, avec sa cascade d'eau fraîche qui serpente entre les tables. Délicieux plats de cuisine bengalie.
Le chauffeur sikh en grande tenue nous pilote vers le Pont Howrah qui traverse la rivière Hooghly, jusqu'à la gare principale de Calcutta. Il a garé la belle limousine, tandis qu'on pénètre dans la vieille station ferroviaire où une foule de voyageurs court vers les trains en partance. Assis ou couchés sur le sol crasseux, des familles entières se sont réfugiées sous les verrières, chassées de leurs villages à la recherche d'un improbable avenir.
Un curieux édifice situé au nord-ouest de la ville, sur les bords de l'Hooghly, le Belur Math, où se rejoignent les trois principales religions indiennes : hindouisme, islam et christianisme. Nous roulons sur la Grand Trunk road, qui relie Calcutta à Delhi, traversant le sous-continent dans toute sa largeur. Trafic d'une intensité supra-indienne, une marée d'énormes véhicules dans les deux sens, occupant tout l'espace, dans un nuage de fumées nauséabondes qui stagne à quelques mètres du sol. Les camions déglingués, surchargés de marchandises entassées en montagnes débordantes, menacent de verser dans le profond fossé. A l'arrière de chaque monstre, on peut lire "Horn, please" ainsi que la marque TATA, constructeur richissime des poids lourds indiens. C'est le marquis de Carabas, ce Mr. TATA possède des paquets d'actions phénoménales dans de nombreuses sociétés internationales.
Les milliers de voitures garées devant les grilles du Belur font présager de la foule qui piétine autour du temple baroque édifié sur la colline. Un cortège incessant de pélerins défile à l'intérieur de la basilique oecuménique qui ressemble vaguement au Sacré-Coeur de Montmartre. Sous des tentes bariolées, on aperçoit des personnages enveloppés de toges jaunes ou orangées, crâne rasé à l'exception d'une mèche de cheveux tortillée au sommet, cascades de colliers autour du cou. Assis sur les tapis, un auditoire subjugué par un gourou peinturluré qui psalmodie de lancinantes onomatopées amplifiées par un puissant micro. Invocations à Ramakrishna...
Bonjour,
J'ai été confronté au gros problème du passage de la frontière de Moreh à Tamu, d'Inde en Birmanie. On a eu beaucoup de mal à se documenter, à savoir ce qu'il nous fallait, si on pouvait le faire... beaucoup de voyageurs rencontrés en Inde nous ont dit : "n'essayez pas, c'est impossible."
Donc si, c'est possible, nous l'avons fait il y a 3 semaines (après, il parait que les "règles" changent constamment). Si cela peut aider quelqu'un, voilà ce dont nous avons eu besoin :
-le visa que nous avons du demander dans une ambassade (à Lalitpur, au Népal, dans notre cas) -un permis spécial délivré par une agence birmane. Le plus connue est 7diamonds, cependant, nous avons choisis de demander le permis à l'agence Exotic myanmar, qui vend le permis 2 fois moins cher (50$ par personne).
C'est tout.
Sinon, les bus pour Mandalay, depuis Tamu, sont le matin, le dernier a 11h30 il me semble, donc partir très tôt de Moreh si l'on veut avoir un bus le matin même. Sinon, une après-midi à Tamu est loins d'être désagréable.
En esperant en aider certains !
Schtrotssy
J'ai été confronté au gros problème du passage de la frontière de Moreh à Tamu, d'Inde en Birmanie. On a eu beaucoup de mal à se documenter, à savoir ce qu'il nous fallait, si on pouvait le faire... beaucoup de voyageurs rencontrés en Inde nous ont dit : "n'essayez pas, c'est impossible."
Donc si, c'est possible, nous l'avons fait il y a 3 semaines (après, il parait que les "règles" changent constamment). Si cela peut aider quelqu'un, voilà ce dont nous avons eu besoin :
-le visa que nous avons du demander dans une ambassade (à Lalitpur, au Népal, dans notre cas) -un permis spécial délivré par une agence birmane. Le plus connue est 7diamonds, cependant, nous avons choisis de demander le permis à l'agence Exotic myanmar, qui vend le permis 2 fois moins cher (50$ par personne).
C'est tout.
Sinon, les bus pour Mandalay, depuis Tamu, sont le matin, le dernier a 11h30 il me semble, donc partir très tôt de Moreh si l'on veut avoir un bus le matin même. Sinon, une après-midi à Tamu est loins d'être désagréable.
En esperant en aider certains !
Schtrotssy
Salut a tous
Nous espérons, Celine et moi partir (par la route) avec notre BM 1200GS d'ici la fin de l'année pour BANGKOK VIA la Turquie, puis l'inde, la Birmanie, RANGOON. Je n'ai que très peu de renseignements, et serait très heureux de pouvoir communiquer avec des personnes ayant ce genre d'expérience. Je suis habitué aux voyages, et a la moto, mais là de multiples questions me stressent (surement l'age), et les renseignements sont difficiles a glaner. Je cherche aussi des bouquins sur le sujet... Jean Migs
Bonjour à toutes et à tous,
Je me permets d'écrire sur ce forum pour partager avec vous mon expérience. En effet , je suis rentré il y a quelques jours de DEHLI et je voulais partager ce voyage cauchemardesque avec vous. Cauchemardesque , oui , c'est bien le mot que j'ai employé. Il est temps, je le pense, que les jeunes voyageurs à destination de DEHLI est aussi les retours des jeunes gens pour qui le voyage en INDE s'est transformé en cauchemar et ce pour avoir toutes les cartes en mains au moment de leurs départs. Je me présente , je m'appelle ivan , j'ai 25 ans , marié et bientôt papa. Je rêve de voyager depuis tout petit. L'idée de l'inde m'est venu récemment et je n'ai pas voulu regarder trop de vidéos ou lire trop de discussions pour ne pas me gâcher le plaisir de la découverte du pays. Je devais partir pour 15 jours en Inde , 1 semaine a dehli , quelques jours a varanasi et agra puis retour en france. Je devais donc partir 15 jours et je suis revenu au bout de 3 jours. Je suis d'un tempérament calme et réfléchi , je fais beaucoup de sport ( boxe anglaise ) et lis beaucoup. Ces quelques mots brossent un portrait succin de moi pour vous permettre de voir que je suis 'normal'. Ni particulièrement peureux , ni bourgeois... A mon arrivée a DELHI, j'étais un peu fatigué certes ( vol de nuit mais pas dormi une seule seconde) mais j'étais encore d'aplomb. je passe au guichet des taxis prepaid et demande un taxi pour pahar ganj histoire de trouver un hôtel. Pas de problème , 320 roupies. Je donne 1000 ( pas le choix le mec du change n'a pas voulu me donner de petites coupures) et il me rend 500........( je ne suis pas doué en math mais quand même...) . Après avoir un petit peu insister il me donne le reste de la monnaie et direction le taxi. Je me dis que ce n'est rien , c'est de bonnes guerre et me prépare à faire attention tout le voyage.Et là , j'ai découvert les routes indiennes et surtout la facon de conduire des indiens , au klaxon. Incroyable ! mon coeur battait la chamade , on doublait par la droite , par la gauche , a 120 a l'heure , évitant de justesse chaque voiture. Sur le côté de la route , accident sur accident.Pourtant , après une nuit blanche dans l'avion j'étais toujours assez serein. Arrivé 'vers pahar ganj' , je dis 'vers' car , à chaque fois par la suite que j'ai pris un taxi , je me suis aperçu qu'il me laissait tout le temps pas trop loin de ce que je voulais mais devant l'hotel , le magasin ou plus grossièrement le commerce d'un ami. A peine sorti du taxi je demande mon chemin et ou est paharganj 'main bazaar' ? on m'oriente grossièrement et je marche vers ce quartier.Et là , c'est parti! Un premier indien se place à côté de moi et va me raconter ce qu'ils vont tous me dire pendant deux jours non stop. where do you from? /i learn english/ come to my hotel/ what do you looking for/ je lui dis que je ne suis pas interressé très gentiment mais fermement comme je l'ai lu sur ce même forum avant de partir il insiste , continue de me parler. Je ne fais plus attention à ce qu'il me dit mais il continue de marcher avec moi , coller a moi.Là , miracle , je vois par hasard un hotel que j'ai vu dans le lonely planet , je rentre , complet! je ressors et l'indien qui était avec moi.............ben est toujours avec moi mais cette fois un autre l'a rejoins et me raconte les mêmes choses mais insiste encore plus. Je ne les écoute plus mais il me parle et répéte sans arrêt les mêmes choses , un de chaque côté. Je rentre dans l'accueil d'un hotel qui n'a pas l'air d'être trop miteux. Je visite une chambre qui n'est autre qu'une des chambres du chateau de la famille adams et qui pu le renfermé. Je suis crevé je demande une meilleure chambre , on m'en donne une un peu plus grande , mais toujours avec une odeur de renfermé mixé a des égouts et, bien sur sans fenêtre...je négocie vite fait le prix et monte me coucher. Je lève la couverture et m'aperçois qu'il y a une marre de sang sur les draps ( pas une tache bordel mais une MARRE). Je sors mon sac de couchage . une douche a l'eau froide et je me couche dans mon sac car je n'ai pas dormi depuis la veille 8h. Et là impossible de dormir , klaxonne dans tous les sens , indiens qui passent dans le couloir en chantant , travaux en tous genres.J'arrive néanmoins à m'endormir et je me réveille , après un sommeil réparateur ( humour) , 1h30 après m'être endormi. Il est 14 h à peu près et cela fait juste 4 h que je suis a dehli. J'ai la dalle mais une méchante boule de stresse au ventre s'empare de moi.Je me dis ' allez garcon , tu sors de ton hotel et tu cherches un cybercafé ou autres pour appeller ta femme et un endroit pour manger' A peine sorti de l'hotel un jeune me saute dessus et me reconte les trucs habituels , il marche avec moi et la je lui dis ' j'aimerais aller a connaught place car il faut que j'appelle ma femme, je cherche un cybercafé'. Il me dit ' prend ce taxi , pour 10 roopies il t'emmène a connaught place' . Je m'installe dans le rickshaw et il me dit ' je peux monter avec toi'. Je lui dis pas de prob même si ça sent le 'roochiche' comme dirait l'autre... je donne 10 rpies au taxi et il me dit 'viens on va voir pour le téléphone'. Il m'emmène donc dans le magasin d'un ami et il me propose de m'être une nouvelle carte sim dans mon iphone 4. Je le sors de mon pantalon et ils commencent à gratter mon téléphone. il y avait 7 a 8 indiens autour de moi. Toujours cette boule au ventre de stresse , surtout que je ne vois , depuis le début , aucun touriste étranger. Ils me disent que c'est ok mais je regarde mon téléphone et je vois très bien qu'il est bloqué.Ils me disent qu'il faut attendre 5 minutes et m'invitent à partir. Je leur dis que je ne suis pas pressé et que je vais attendre.Tout de suite après il me disent que ça ne marchera pas et me rende ma carte sim et mon téléphone.Après ils essayent de me vendre un téléphone neuf hors de prix , je refuse gentillement et sors de ce traquenard. L'indien qui me suivait............me suis toujours et me dis de venir avec lui dans l'office de tourisme officiel indienne. je rentre et on me propose de me servir d'internet gratuitement et je me dis ' aaah , ça sent encore le roochiche !' un homme me dis de profiter d'internet gratuit sauf que je m'apercois que si je veux me connecter a ma boite mail il faut 'graver' mon mot de passe dans l'ordi. SUPER !!!!!!!!!!!!! je fais mine de chercher des trucs mais ne fais rien. Je dis au mec qui me regardait d'un oeil que je cherche un plan de la ville . il me sort un plan et m'entoure les trucs a voir et après il me demande si je veux aller a agra! Je dis OUI et reprend espoir. Là il me dit que pour agra , il faut acheter des billets plusieurs jours a l'avance et payer maintenant. Ok ! je lui dis aurevoir gentillemment et sors de cet enfer. A Peine sorti de ce faux office du tourisme , un autre indien me saute dessus et me dit que je sors d'une fausse office du tourisme , d'une arnaque ( comme si je le savais pas). il me raconte sa vie , qu'il apprend l'anglais et nanani et nanana et je lui demande ou est connaught place !!!!!!!!!!!!!!!! a deux kilometres dans cette direction il me dit. Il veut me payer une cigarette et me dit qu'il se rend justement a connaught place. Tiens , un mort sur le trottoir , allongé , la bouche ouverte avec des mouches dans la bouche. COOOOOL ! je sais que c'est pas tahiti mais quand même quoi , des morts sur le trottoir en plein jour. Je fais la fin en abrégé les amis! il a tenté de m'emmener dans un autre office du tourisme , plusieurs indiens ont tentés de me faire entrer dans cette office du tourisme et étaient cette fois à la limite de l'agression physique. j'ai du poussé un rickshaw jusqu a une station essence. Que des trucs comme ça ! Quelqu'un , pendant mon absence est rentré dans ma chambre d'hotel (j'avais mis un cadenas sur le placard avec mon gros sac donc ils n'ont rien volés). EN GROS , ce que je veux dire par là c'est que je suis rentré le lendemain en FRANCE et que je me suis dit ' qu'est ce que tu as été cherché dans ce pays?' Est ce que j'y suis allé tel un voyeur ! A quoi cela sert il? Voir que les gens crèvent de faim m'avance à quoi. Je le savais bordel avant de partir. Il n'y a rien à voir dans ces pays à part la misère des gens. Si on veut aller dans ces pays il ne faut , selon moi toujours , ne pas y aller en touriste mais bien avec des assoc humanitaires. J'arrête de culpabiliser aujourd'hui. Je me suis toujours dit que j'avais trop de chance dans la vie. Je ne l'ai volé à personne cette vie. Je suis né dans un des pays les plus agréable au monde mais je ne l'ai demandé à personne. Je vais arrêter de culpabiliser et VIVRE PLEINEMENT MA VIE tout en gardant à l'esprit qu'il y a des milliards de gens qui envient ma vie ou plutôt NOTRE VIE. Je vais vivre du mieux que je peux et je sais maintenant comment vivent ces gens , je l'ai vu...
Je me permets d'écrire sur ce forum pour partager avec vous mon expérience. En effet , je suis rentré il y a quelques jours de DEHLI et je voulais partager ce voyage cauchemardesque avec vous. Cauchemardesque , oui , c'est bien le mot que j'ai employé. Il est temps, je le pense, que les jeunes voyageurs à destination de DEHLI est aussi les retours des jeunes gens pour qui le voyage en INDE s'est transformé en cauchemar et ce pour avoir toutes les cartes en mains au moment de leurs départs. Je me présente , je m'appelle ivan , j'ai 25 ans , marié et bientôt papa. Je rêve de voyager depuis tout petit. L'idée de l'inde m'est venu récemment et je n'ai pas voulu regarder trop de vidéos ou lire trop de discussions pour ne pas me gâcher le plaisir de la découverte du pays. Je devais partir pour 15 jours en Inde , 1 semaine a dehli , quelques jours a varanasi et agra puis retour en france. Je devais donc partir 15 jours et je suis revenu au bout de 3 jours. Je suis d'un tempérament calme et réfléchi , je fais beaucoup de sport ( boxe anglaise ) et lis beaucoup. Ces quelques mots brossent un portrait succin de moi pour vous permettre de voir que je suis 'normal'. Ni particulièrement peureux , ni bourgeois... A mon arrivée a DELHI, j'étais un peu fatigué certes ( vol de nuit mais pas dormi une seule seconde) mais j'étais encore d'aplomb. je passe au guichet des taxis prepaid et demande un taxi pour pahar ganj histoire de trouver un hôtel. Pas de problème , 320 roupies. Je donne 1000 ( pas le choix le mec du change n'a pas voulu me donner de petites coupures) et il me rend 500........( je ne suis pas doué en math mais quand même...) . Après avoir un petit peu insister il me donne le reste de la monnaie et direction le taxi. Je me dis que ce n'est rien , c'est de bonnes guerre et me prépare à faire attention tout le voyage.Et là , j'ai découvert les routes indiennes et surtout la facon de conduire des indiens , au klaxon. Incroyable ! mon coeur battait la chamade , on doublait par la droite , par la gauche , a 120 a l'heure , évitant de justesse chaque voiture. Sur le côté de la route , accident sur accident.Pourtant , après une nuit blanche dans l'avion j'étais toujours assez serein. Arrivé 'vers pahar ganj' , je dis 'vers' car , à chaque fois par la suite que j'ai pris un taxi , je me suis aperçu qu'il me laissait tout le temps pas trop loin de ce que je voulais mais devant l'hotel , le magasin ou plus grossièrement le commerce d'un ami. A peine sorti du taxi je demande mon chemin et ou est paharganj 'main bazaar' ? on m'oriente grossièrement et je marche vers ce quartier.Et là , c'est parti! Un premier indien se place à côté de moi et va me raconter ce qu'ils vont tous me dire pendant deux jours non stop. where do you from? /i learn english/ come to my hotel/ what do you looking for/ je lui dis que je ne suis pas interressé très gentiment mais fermement comme je l'ai lu sur ce même forum avant de partir il insiste , continue de me parler. Je ne fais plus attention à ce qu'il me dit mais il continue de marcher avec moi , coller a moi.Là , miracle , je vois par hasard un hotel que j'ai vu dans le lonely planet , je rentre , complet! je ressors et l'indien qui était avec moi.............ben est toujours avec moi mais cette fois un autre l'a rejoins et me raconte les mêmes choses mais insiste encore plus. Je ne les écoute plus mais il me parle et répéte sans arrêt les mêmes choses , un de chaque côté. Je rentre dans l'accueil d'un hotel qui n'a pas l'air d'être trop miteux. Je visite une chambre qui n'est autre qu'une des chambres du chateau de la famille adams et qui pu le renfermé. Je suis crevé je demande une meilleure chambre , on m'en donne une un peu plus grande , mais toujours avec une odeur de renfermé mixé a des égouts et, bien sur sans fenêtre...je négocie vite fait le prix et monte me coucher. Je lève la couverture et m'aperçois qu'il y a une marre de sang sur les draps ( pas une tache bordel mais une MARRE). Je sors mon sac de couchage . une douche a l'eau froide et je me couche dans mon sac car je n'ai pas dormi depuis la veille 8h. Et là impossible de dormir , klaxonne dans tous les sens , indiens qui passent dans le couloir en chantant , travaux en tous genres.J'arrive néanmoins à m'endormir et je me réveille , après un sommeil réparateur ( humour) , 1h30 après m'être endormi. Il est 14 h à peu près et cela fait juste 4 h que je suis a dehli. J'ai la dalle mais une méchante boule de stresse au ventre s'empare de moi.Je me dis ' allez garcon , tu sors de ton hotel et tu cherches un cybercafé ou autres pour appeller ta femme et un endroit pour manger' A peine sorti de l'hotel un jeune me saute dessus et me reconte les trucs habituels , il marche avec moi et la je lui dis ' j'aimerais aller a connaught place car il faut que j'appelle ma femme, je cherche un cybercafé'. Il me dit ' prend ce taxi , pour 10 roopies il t'emmène a connaught place' . Je m'installe dans le rickshaw et il me dit ' je peux monter avec toi'. Je lui dis pas de prob même si ça sent le 'roochiche' comme dirait l'autre... je donne 10 rpies au taxi et il me dit 'viens on va voir pour le téléphone'. Il m'emmène donc dans le magasin d'un ami et il me propose de m'être une nouvelle carte sim dans mon iphone 4. Je le sors de mon pantalon et ils commencent à gratter mon téléphone. il y avait 7 a 8 indiens autour de moi. Toujours cette boule au ventre de stresse , surtout que je ne vois , depuis le début , aucun touriste étranger. Ils me disent que c'est ok mais je regarde mon téléphone et je vois très bien qu'il est bloqué.Ils me disent qu'il faut attendre 5 minutes et m'invitent à partir. Je leur dis que je ne suis pas pressé et que je vais attendre.Tout de suite après il me disent que ça ne marchera pas et me rende ma carte sim et mon téléphone.Après ils essayent de me vendre un téléphone neuf hors de prix , je refuse gentillement et sors de ce traquenard. L'indien qui me suivait............me suis toujours et me dis de venir avec lui dans l'office de tourisme officiel indienne. je rentre et on me propose de me servir d'internet gratuitement et je me dis ' aaah , ça sent encore le roochiche !' un homme me dis de profiter d'internet gratuit sauf que je m'apercois que si je veux me connecter a ma boite mail il faut 'graver' mon mot de passe dans l'ordi. SUPER !!!!!!!!!!!!! je fais mine de chercher des trucs mais ne fais rien. Je dis au mec qui me regardait d'un oeil que je cherche un plan de la ville . il me sort un plan et m'entoure les trucs a voir et après il me demande si je veux aller a agra! Je dis OUI et reprend espoir. Là il me dit que pour agra , il faut acheter des billets plusieurs jours a l'avance et payer maintenant. Ok ! je lui dis aurevoir gentillemment et sors de cet enfer. A Peine sorti de ce faux office du tourisme , un autre indien me saute dessus et me dit que je sors d'une fausse office du tourisme , d'une arnaque ( comme si je le savais pas). il me raconte sa vie , qu'il apprend l'anglais et nanani et nanana et je lui demande ou est connaught place !!!!!!!!!!!!!!!! a deux kilometres dans cette direction il me dit. Il veut me payer une cigarette et me dit qu'il se rend justement a connaught place. Tiens , un mort sur le trottoir , allongé , la bouche ouverte avec des mouches dans la bouche. COOOOOL ! je sais que c'est pas tahiti mais quand même quoi , des morts sur le trottoir en plein jour. Je fais la fin en abrégé les amis! il a tenté de m'emmener dans un autre office du tourisme , plusieurs indiens ont tentés de me faire entrer dans cette office du tourisme et étaient cette fois à la limite de l'agression physique. j'ai du poussé un rickshaw jusqu a une station essence. Que des trucs comme ça ! Quelqu'un , pendant mon absence est rentré dans ma chambre d'hotel (j'avais mis un cadenas sur le placard avec mon gros sac donc ils n'ont rien volés). EN GROS , ce que je veux dire par là c'est que je suis rentré le lendemain en FRANCE et que je me suis dit ' qu'est ce que tu as été cherché dans ce pays?' Est ce que j'y suis allé tel un voyeur ! A quoi cela sert il? Voir que les gens crèvent de faim m'avance à quoi. Je le savais bordel avant de partir. Il n'y a rien à voir dans ces pays à part la misère des gens. Si on veut aller dans ces pays il ne faut , selon moi toujours , ne pas y aller en touriste mais bien avec des assoc humanitaires. J'arrête de culpabiliser aujourd'hui. Je me suis toujours dit que j'avais trop de chance dans la vie. Je ne l'ai volé à personne cette vie. Je suis né dans un des pays les plus agréable au monde mais je ne l'ai demandé à personne. Je vais arrêter de culpabiliser et VIVRE PLEINEMENT MA VIE tout en gardant à l'esprit qu'il y a des milliards de gens qui envient ma vie ou plutôt NOTRE VIE. Je vais vivre du mieux que je peux et je sais maintenant comment vivent ces gens , je l'ai vu...
Au milieu de toute cette morosité, je me lance dans un nouveau carnet indien qui vous changera les idées, je l’espère. Un nouveau séjour de deux semaines pendant les vacances d’hiver, du 21 au 6 mars. Mon 15ème voyage en Inde, mais mon 1er dans le grand sud.
Cette année, ce sera une petite partie du Tamil Nadu, un petit tour de 1000 km à peu près, de Chennai à Chennai (Kanchipuram, Gingee, Tirunmavallai, Chidambaram, Tranquebar, Kumbakonam, Trichy, le Chettinad, Tanjore, Pondichery et Mahabalipuram) avec une amie. Nous avons volontairement zappé Madurai et Rameshvaram, ce sera pour une autre fois, nous n’avions pas envie de faire trop de km et nous avons déjà beaucoup de chose au programme... Comme d’habitude, location d’une voiture avec chauffeur, et nous ne le regrettons pas, tant nous avons vu de lieux, quelquefois bien perdus, que nous n’aurions jamais pu atteindre en transport en commun, ou certainement pas en 14 jours.
J’ai consulté les carnets et blogs de Pagaljavad et Yann55 entre autre et je les remercie pour leurs tuyaux. J’ai eu des conseils d’Aleph, qui quand elle écumait le Tamil Nadu, ne postait pas encore de carnet. J’ai lu et relu les pages sur le Tamil Nadu sur le site Purattatva, un must pour moi depuis toujours. Et cherché, lu et relu, sur internet et sur papier (j’ai un vieux guide bleu de 1984 trouvé sur une brocante que je conserve précieusement et consulte pour chaque voyage car la qualité des guides a bien baissé culturellement depuis …)
A l’aéroport de Chennai, nous faisons connaissance avec notre chauffeur, Pandi. Départ immédiat pour Kanchipuram, à 65 km de là. Chennai sera pour une prochaine fois … Nous arrivons en fin de journée, il fait quasi nuit. Après le dîner, nous nous lançons à l’assaut des petites rues de Kanchipuram pour aller au temple de Kamaskhi, (une forme de Parvati), le plus proche, avec ses gopurams illuminés, son bassin sacré, des familles indiennes.

La photo n'est pas terrible car mon APN ne gère pas bien l'obscurité ...
Cette année, ce sera une petite partie du Tamil Nadu, un petit tour de 1000 km à peu près, de Chennai à Chennai (Kanchipuram, Gingee, Tirunmavallai, Chidambaram, Tranquebar, Kumbakonam, Trichy, le Chettinad, Tanjore, Pondichery et Mahabalipuram) avec une amie. Nous avons volontairement zappé Madurai et Rameshvaram, ce sera pour une autre fois, nous n’avions pas envie de faire trop de km et nous avons déjà beaucoup de chose au programme... Comme d’habitude, location d’une voiture avec chauffeur, et nous ne le regrettons pas, tant nous avons vu de lieux, quelquefois bien perdus, que nous n’aurions jamais pu atteindre en transport en commun, ou certainement pas en 14 jours.
J’ai consulté les carnets et blogs de Pagaljavad et Yann55 entre autre et je les remercie pour leurs tuyaux. J’ai eu des conseils d’Aleph, qui quand elle écumait le Tamil Nadu, ne postait pas encore de carnet. J’ai lu et relu les pages sur le Tamil Nadu sur le site Purattatva, un must pour moi depuis toujours. Et cherché, lu et relu, sur internet et sur papier (j’ai un vieux guide bleu de 1984 trouvé sur une brocante que je conserve précieusement et consulte pour chaque voyage car la qualité des guides a bien baissé culturellement depuis …)
A l’aéroport de Chennai, nous faisons connaissance avec notre chauffeur, Pandi. Départ immédiat pour Kanchipuram, à 65 km de là. Chennai sera pour une prochaine fois … Nous arrivons en fin de journée, il fait quasi nuit. Après le dîner, nous nous lançons à l’assaut des petites rues de Kanchipuram pour aller au temple de Kamaskhi, (une forme de Parvati), le plus proche, avec ses gopurams illuminés, son bassin sacré, des familles indiennes.

La photo n'est pas terrible car mon APN ne gère pas bien l'obscurité ...
Bonjour à toutes et à tous,
avec mon épouse, nous avons acheté la croisière sur le COSTA VICTORIA intitulée « Nouvelle croisière-Extrème-Orient », partant de SINGAPOUR le 17 février 2018 jusqu’à SAVONE le 17 mars.
Le site COSTA avait mentionné en première étape que les formalités d'obtention du visa indien pour l'escale d'une journée à NEW MANGALORE étaient prises en charge par COSTA, mais ce fut une "erreur technique" aux dires de ma conseillère... qui m'indiqua que seule l'Inde nécessitait un visa à obtenir directement par chaque croisiériste. Pour le Cambodge et le Sri Lanka, les formalités seraient à réaliser à bord.
Je me suis donc renseigné sur les sites officiels ad hoc pour voir quel type de visa était nécessaire pour une simple escale de quelques heures, en ayant noté qu'il existe depuis 2015 un e-visa, plus facile à obtenir car s'instruisant entièrement en ligne, et bien moins onéreux que le "visa classique"(46 € environ contre 130 € si obtenu sans passer par un prestataire), ce e-visa autorisant donc depuis le 1er avril 2017 une entrée au port de New Mangalore .
Voir SVP les sites officiels, en particulier:
www.diplomatie.gouv.fr
..."Depuis le 1er mai 2015, les autorités indiennes ont mis en place un dispositif de délivrance de visa à l’arrivée, appelé « e-Tourist visa ». Ce « e- visa » doit être sollicité en ligne après un enregistrement de la demande (indianvisaonline.gov.in/visa/tvoa.html[/s......) et le paiement des frais de dossier. L’accord se matérialise par la réception d’une autorisation de voyage sous forme électronique qu’il conviendra de présenter à l’aéroport d’arrivée pour obtenir l’apposition d’un visa dans son passeport. Il n’est valable que pour les demandeurs de visa touristique/affaires/traitement médical de courte durée, titulaires d’un passeport français d’une durée de validité d’au moins 6 mois à la date de délivrance de l’autorisation de voyage électronique. Depuis le 1er avril 2017, ce dispositif a été modifié comme suit : Le e-visa a été divisé en 3 catégories : e-tourist, e-business et e-medical visa. Il concerne 24 aéroports (dont Bangalore, Bombay, Calcutta, Chennai, Delhi, Goa, Hyderabad, Kochi et Trivandrum) et 3 ports (Cochin, Goa et Mangalore), Il est possible de déposer sa demande 120 jours avant le départ (contre 30 jours auparavant), Le visa délivré à l’arrivée peut être valable pour une durée de 60 jours et pour une double entrée pour le e-tourist et e-business visa et une triple entrée pour le e-medical visa. Il n’est possible de réaliser que deux demandes de visa à l’arrivée par an. Pour tous les autres types de visas, il est nécessaire de déposer sa demande auprès du prestataire externalisé compétent pour traiter les demandes de visas instruites par l’ambassade d’Inde à Paris. Pour toute information complémentaire concernant le « e-visa » , la procédure d’obtention de l’autorisation de voyage électronique ou sur le visa à l’arrivée, il convient de consulter les sites officiels : de l’ambassade d’Inde en France et/ou du ministère des Affaires intérieures indien...."
https://indianvisaonline.gov.in/evisa/tvoa.html
... e-VISA Advisory : Services of e-Visa involves completely online application for which no facilitation is required by any intermediary / agents etc. It is advised not to believe or fall in trap of any such unscrupulous elements who claim speedy/express grant of e-Visa and charge money for it. Do not share your personal information with any unauthorized website as it may lead to your personal data piracy. Only visit Government of India website with address indianvisaonline.gov.in for any kind of service or clarification. For any clarification or doubt, you may write to us on our email i.e. indiatvoa@gov.in. e-Visa Facility is available for nationals of following countries/territories Albania, Andorra, Angola, Anguilla, Antigua & Barbuda, Argentina, Armenia, Aruba, Australia, Austria, Azerbaijan, Bahamas, Barbados, Belgium, Belize, Bolivia, Bosnia & Herzegovina, Botswana, Brazil, Brunei, Bulgaria, Burundi, Cambodia, Cameron Union Republic, Canada, Cape Verde, Cayman Island, Chile, China, China- SAR Hongkong, China- SAR Macau, Colombia, Comoros, Cook Islands, Costa Rica, Cote d'lvoire, Croatia, Cuba, Cyprus, Czech Republic, Denmark, Djibouti, Dominica, Dominican Republic, East Timor, Ecuador, El Salvador, Eritrea, Estonia, Fiji, Finland, France, Gabon, Gambia, Georgia, Germany, Ghana, Greece, Grenada, Guatemala, Guinea, Guyana, Haiti, Honduras, Hungary, Iceland, Indonesia, Ireland, Israel, Italy, Jamaica, Japan, Jordan, Kenya, Kiribati, Laos, Latvia, Lesotho, Liberia, Liechtenstein, Lithuania, Luxembourg, Madagascar, Malawi, Malaysia, Mali, Malta, Marshall Islands, Mauritius, Mexico, Micronesia, Moldova, Monaco, Mongolia, Montenegro, Montserrat, Mozambique, Myanmar, Namibia, Nauru, Netherlands, New Zealand, Nicaragua, Niger Republic, Niue Island, Norway, Oman, Palau, Palestine, Panama, Papua New Guinea, Paraguay, Peru, Philippines, Poland, Portugal , Republic of Korea, Republic of Macedonia, Romania, Russia, Rwanda, Saint Christopher and Nevis, Saint Lucia, Saint Vincent & the Grenadines, Samoa, San Marino, Senegal, Serbia, Seychelles, Sierra Leone, Singapore, Slovakia, Slovenia, Solomon Islands, South Africa, Spain, Sri Lanka, Suriname, Swaziland, Sweden, Switzerland, Taiwan, Tajikistan, Tanzania, Thailand, Tonga, Trinidad & Tobago, Turks & Caicos Island, Tuvalu, UAE, Uganda, Ukraine, United Kingdom, Uruguay, USA, Uzbekistan, Vanuatu, Vatican City-Holy See, Venezuela, Vietnam, Zambia and Zimbabwe
Eligibility
International Travellers whose sole objective of visiting India is recreation , sight seeing , casual visit to meet friends or relatives, short duration medical treatment or casual business visit. Passport should have at least six months validity from the date of arrival in India. The passport should have at least two blank pages for stamping by the Immigration Officer. International Travellers should have return ticket or onward journey ticket, with sufficient money to spend during his/her stay in India. International Travellers having Pakistani Passport or Pakistani origin may please apply for regular Visa at Indian Mission. Not available to Diplomatic/Official Passport Holders or Laissez-passer travel document holders. Not available to individuals endorsed on Parent's/Spouse's Passport i.e. each individual should have a separate passport. Not available to International Travel Document Holders.
-- De plus, j'ai consulté pas mal de sites de voyagistes et de sociétés d'aide à l'obtention de visas (Action Visa, etc...) , et ai constaté que tous faisaient mention de ce récent e-visa (sauf CIBT Visas Express- costacroisieres@cibtvisas.fr, le conseiller de COSTA...). Ce e-visaest tout à fait dans l'air du temps, permettant l'obtention de visas en ligne (démarche adoptée par des pays de plus en plus nombreux, sans les envois aller-retour toujours risqués de passeports ).
Eclairé par ces sources convergentes, j'ai voulu avoir la confirmation écrite de COSTA sur leur acceptation de ce e-visa, afin d'éviter toute difficulté à l'embarquement à Singapour. Quelles ne furent pas ma surprise et ma déception devant la réponse de ma conseillère: ..." Je fais suite à votre mail concernant le E-visa pour votre escale en Inde. Après vérification je suis dans le regret de vous informer que le e-visa ne sera malheureusement pas accepté à bord. Il vous faudra impérativement le Visa Classic afin de pouvoir embarquer à bord du bateau..." J' ai contesté la validité de cette réponse non argumentée, provenant de l'avis "sans appel" (et sans véritable expertise) du superviseur de ma conseillère. Celle ci, à ma demande pressante, a accepté de faire parvenir mes arguments et ma requête " à la personne dédiée aux formalités" de la compagnie, experte basée en Italie ... J'attends une réponse depuis 3 semaines, et ne vais pas tarder à la relancer une deuxième fois. J'ai aussi demandé son avis à la société de services aidant COSTA à obtenir les visas de ses clients: Visa Consultant-CIBT Visas Express- costacroisieres@cibtvisas.fr J'attends une réponse...
Ma démarche a pour but d'obtenir de COSTA qu'il "modernise" et facilite l'obtention du visa de débarquement en Inde, en appliquant les toutes dernières mesures administratives (sauf argument valable à recevoir de COSTA et de ses conseillers) car je trouve exagéré de payer a minima 130 € de frais consulaires pour quelques heures seulement d'une unique escale, au lieu de 46 € ( Cette économie serait appréciée pour s'offrir par exemple une excursion...).
En attendant les réponses à ces demandes, dont je vous ferai bien sûr part, l'expérience et l'avis de chacun seront bien utiles dans ce forum pour nous faciliter l'accès à cette belle croisière.
Bien cordialement à toutes et à tous.
Voir SVP les sites officiels, en particulier:
www.diplomatie.gouv.fr
..."Depuis le 1er mai 2015, les autorités indiennes ont mis en place un dispositif de délivrance de visa à l’arrivée, appelé « e-Tourist visa ». Ce « e- visa » doit être sollicité en ligne après un enregistrement de la demande (indianvisaonline.gov.in/visa/tvoa.html[/s......) et le paiement des frais de dossier. L’accord se matérialise par la réception d’une autorisation de voyage sous forme électronique qu’il conviendra de présenter à l’aéroport d’arrivée pour obtenir l’apposition d’un visa dans son passeport. Il n’est valable que pour les demandeurs de visa touristique/affaires/traitement médical de courte durée, titulaires d’un passeport français d’une durée de validité d’au moins 6 mois à la date de délivrance de l’autorisation de voyage électronique. Depuis le 1er avril 2017, ce dispositif a été modifié comme suit : Le e-visa a été divisé en 3 catégories : e-tourist, e-business et e-medical visa. Il concerne 24 aéroports (dont Bangalore, Bombay, Calcutta, Chennai, Delhi, Goa, Hyderabad, Kochi et Trivandrum) et 3 ports (Cochin, Goa et Mangalore), Il est possible de déposer sa demande 120 jours avant le départ (contre 30 jours auparavant), Le visa délivré à l’arrivée peut être valable pour une durée de 60 jours et pour une double entrée pour le e-tourist et e-business visa et une triple entrée pour le e-medical visa. Il n’est possible de réaliser que deux demandes de visa à l’arrivée par an. Pour tous les autres types de visas, il est nécessaire de déposer sa demande auprès du prestataire externalisé compétent pour traiter les demandes de visas instruites par l’ambassade d’Inde à Paris. Pour toute information complémentaire concernant le « e-visa » , la procédure d’obtention de l’autorisation de voyage électronique ou sur le visa à l’arrivée, il convient de consulter les sites officiels : de l’ambassade d’Inde en France et/ou du ministère des Affaires intérieures indien...."
https://indianvisaonline.gov.in/evisa/tvoa.html
... e-VISA Advisory : Services of e-Visa involves completely online application for which no facilitation is required by any intermediary / agents etc. It is advised not to believe or fall in trap of any such unscrupulous elements who claim speedy/express grant of e-Visa and charge money for it. Do not share your personal information with any unauthorized website as it may lead to your personal data piracy. Only visit Government of India website with address indianvisaonline.gov.in for any kind of service or clarification. For any clarification or doubt, you may write to us on our email i.e. indiatvoa@gov.in. e-Visa Facility is available for nationals of following countries/territories Albania, Andorra, Angola, Anguilla, Antigua & Barbuda, Argentina, Armenia, Aruba, Australia, Austria, Azerbaijan, Bahamas, Barbados, Belgium, Belize, Bolivia, Bosnia & Herzegovina, Botswana, Brazil, Brunei, Bulgaria, Burundi, Cambodia, Cameron Union Republic, Canada, Cape Verde, Cayman Island, Chile, China, China- SAR Hongkong, China- SAR Macau, Colombia, Comoros, Cook Islands, Costa Rica, Cote d'lvoire, Croatia, Cuba, Cyprus, Czech Republic, Denmark, Djibouti, Dominica, Dominican Republic, East Timor, Ecuador, El Salvador, Eritrea, Estonia, Fiji, Finland, France, Gabon, Gambia, Georgia, Germany, Ghana, Greece, Grenada, Guatemala, Guinea, Guyana, Haiti, Honduras, Hungary, Iceland, Indonesia, Ireland, Israel, Italy, Jamaica, Japan, Jordan, Kenya, Kiribati, Laos, Latvia, Lesotho, Liberia, Liechtenstein, Lithuania, Luxembourg, Madagascar, Malawi, Malaysia, Mali, Malta, Marshall Islands, Mauritius, Mexico, Micronesia, Moldova, Monaco, Mongolia, Montenegro, Montserrat, Mozambique, Myanmar, Namibia, Nauru, Netherlands, New Zealand, Nicaragua, Niger Republic, Niue Island, Norway, Oman, Palau, Palestine, Panama, Papua New Guinea, Paraguay, Peru, Philippines, Poland, Portugal , Republic of Korea, Republic of Macedonia, Romania, Russia, Rwanda, Saint Christopher and Nevis, Saint Lucia, Saint Vincent & the Grenadines, Samoa, San Marino, Senegal, Serbia, Seychelles, Sierra Leone, Singapore, Slovakia, Slovenia, Solomon Islands, South Africa, Spain, Sri Lanka, Suriname, Swaziland, Sweden, Switzerland, Taiwan, Tajikistan, Tanzania, Thailand, Tonga, Trinidad & Tobago, Turks & Caicos Island, Tuvalu, UAE, Uganda, Ukraine, United Kingdom, Uruguay, USA, Uzbekistan, Vanuatu, Vatican City-Holy See, Venezuela, Vietnam, Zambia and Zimbabwe
Eligibility
International Travellers whose sole objective of visiting India is recreation , sight seeing , casual visit to meet friends or relatives, short duration medical treatment or casual business visit. Passport should have at least six months validity from the date of arrival in India. The passport should have at least two blank pages for stamping by the Immigration Officer. International Travellers should have return ticket or onward journey ticket, with sufficient money to spend during his/her stay in India. International Travellers having Pakistani Passport or Pakistani origin may please apply for regular Visa at Indian Mission. Not available to Diplomatic/Official Passport Holders or Laissez-passer travel document holders. Not available to individuals endorsed on Parent's/Spouse's Passport i.e. each individual should have a separate passport. Not available to International Travel Document Holders.
-- De plus, j'ai consulté pas mal de sites de voyagistes et de sociétés d'aide à l'obtention de visas (Action Visa, etc...) , et ai constaté que tous faisaient mention de ce récent e-visa (sauf CIBT Visas Express- costacroisieres@cibtvisas.fr, le conseiller de COSTA...). Ce e-visaest tout à fait dans l'air du temps, permettant l'obtention de visas en ligne (démarche adoptée par des pays de plus en plus nombreux, sans les envois aller-retour toujours risqués de passeports ).
Eclairé par ces sources convergentes, j'ai voulu avoir la confirmation écrite de COSTA sur leur acceptation de ce e-visa, afin d'éviter toute difficulté à l'embarquement à Singapour. Quelles ne furent pas ma surprise et ma déception devant la réponse de ma conseillère: ..." Je fais suite à votre mail concernant le E-visa pour votre escale en Inde. Après vérification je suis dans le regret de vous informer que le e-visa ne sera malheureusement pas accepté à bord. Il vous faudra impérativement le Visa Classic afin de pouvoir embarquer à bord du bateau..." J' ai contesté la validité de cette réponse non argumentée, provenant de l'avis "sans appel" (et sans véritable expertise) du superviseur de ma conseillère. Celle ci, à ma demande pressante, a accepté de faire parvenir mes arguments et ma requête " à la personne dédiée aux formalités" de la compagnie, experte basée en Italie ... J'attends une réponse depuis 3 semaines, et ne vais pas tarder à la relancer une deuxième fois. J'ai aussi demandé son avis à la société de services aidant COSTA à obtenir les visas de ses clients: Visa Consultant-CIBT Visas Express- costacroisieres@cibtvisas.fr J'attends une réponse...
Ma démarche a pour but d'obtenir de COSTA qu'il "modernise" et facilite l'obtention du visa de débarquement en Inde, en appliquant les toutes dernières mesures administratives (sauf argument valable à recevoir de COSTA et de ses conseillers) car je trouve exagéré de payer a minima 130 € de frais consulaires pour quelques heures seulement d'une unique escale, au lieu de 46 € ( Cette économie serait appréciée pour s'offrir par exemple une excursion...).
En attendant les réponses à ces demandes, dont je vous ferai bien sûr part, l'expérience et l'avis de chacun seront bien utiles dans ce forum pour nous faciliter l'accès à cette belle croisière.
Bien cordialement à toutes et à tous.
Bonjour à tous,
pour ceux qui ont déjà fait ce trajet, avez-vous un truc, une astuce que vous voudriez partager avec moi concernant ce que je dois emmener ou visiter ?
je serai seule avec mes enfants de 8 et 11 ans pour un an dans un cc vers l'Inde...
merciii🙂
christine
pour ceux qui ont déjà fait ce trajet, avez-vous un truc, une astuce que vous voudriez partager avec moi concernant ce que je dois emmener ou visiter ?
je serai seule avec mes enfants de 8 et 11 ans pour un an dans un cc vers l'Inde...
merciii🙂
christine
Bonjour
Pékin Express ! voila le jeu televisé qui m'enerve un peu on va dire ...
En ce moment cela se passe en Inde, et je trouve que pas mal de candidat dans la quete de la victoire voir meme de l'argent mis en jeux pour les finalistes se trouvent quelques peu agressif et non comprehensif envers la population local.
Je trouve ca meme honteux parfois que des candidats s'impossent dans les transports notemment les bus et ne payent pas ! J'ai pu le voir ! avec au final des disputes avant de quitter le bus car pas d'argent ...du coup les pauvres indiens qui luttent pour payer leurs propres trajets se cotisent pour payer la place des candidats ... du foutage de gueule !!! entendre les candidats dire ' no money ! no money !" ...pfffffff les indiens se disent etres pris pour des cons ! et C normal !!! que va t'on dire apres des francais qui voyagent dans le pays ...
Pékin Express ! voila le jeu televisé qui m'enerve un peu on va dire ...
En ce moment cela se passe en Inde, et je trouve que pas mal de candidat dans la quete de la victoire voir meme de l'argent mis en jeux pour les finalistes se trouvent quelques peu agressif et non comprehensif envers la population local.
Je trouve ca meme honteux parfois que des candidats s'impossent dans les transports notemment les bus et ne payent pas ! J'ai pu le voir ! avec au final des disputes avant de quitter le bus car pas d'argent ...du coup les pauvres indiens qui luttent pour payer leurs propres trajets se cotisent pour payer la place des candidats ... du foutage de gueule !!! entendre les candidats dire ' no money ! no money !" ...pfffffff les indiens se disent etres pris pour des cons ! et C normal !!! que va t'on dire apres des francais qui voyagent dans le pays ...
Nos premiers pas en Inde, deux semaines au Ladakh et à Agra
Novembre 2017, nous étions en train de réfléchir à nos vacances d’été 2018, mais nous n’arrivions pas à nous décider sur la destination. Le sud argentin, trop froid et trop loin pour deux semaines, Bali, trop de monde en juillet-août, Alaska et Hawaï, également trop loin… Je me suis souvenue que Jean-François (Max68) était parti en Mongolie. Je l’ai contacté par MP, afin d’en savoir plus. Il m’a expliqué deux-trois choses dans un premier message et m’a renvoyé un deuxième où il a écrit : « J’ai une proposition qui répond à tous tes critères… Le Ladakh. »
Le Ladakh ? Euh, ça doit être vers l’Himalaya, mais je n’arrivais pas du tout à situer cette région.😊 Google a été d’une grande aide… Eh oui, le Ladakh se trouve au nord de l’Inde, à la frontière du Pakistan et de la Chine. Les photos des paysages trouvées sur Google Image sont magnifiques. J’ai lu deux carnets sur le forum et j’ai proposé la destination à mon mari.
Le Ladakh, on peut y faire des randonnées, même un trek, faire des visites de monastères, découvrir une autre culture. C’est dans la poche, Benoît, mon mari, était tout de suite partant.🙂
Nous avons vite compris que nous ne pourrons pas louer une voiture pour nos déplacements. Soit, nous nous déplacerons avec les transports publics ou nous devrons prendre un chauffeur. Nous avons fait une très bonne expérience en Ouganda avec notre chauffeur et le guide, nous nous sommes décidés pour cette solution.
Nos expériences, avec l’agence Tourmaline en Namibie, étaient excellentes, nous avons donc décidé de contacter une agence sur place. Notre choix s’est porté sur Ju-Leh.
Dawa, jeune femme ladakhi, a répondu rapidement à mon premier mail. L’échange s’est fait en français, les réponses ont toujours été très détaillées et à chacun de mes nombreux mails, j’avais une réponse dans les 24 heures et le plus souvent dans la journée.🙂 Dawa m’a fait une première proposition et m’a conseillé de faire un trek. Notre circuit a rapidement pris forme, nous ferons quelques randonnées de 3-4 heures et un trek de 4 jours. Nous visiterons plusieurs monastères, la région du lac Pangong et la vallée de la Nubra.
Nous avons décidé de prendre un guide pour tout le séjour. Il s’avérera que nous avons bien fait. Bien sûr, il est tout à fait possible de visiter les monastères sans guide, mais pour comprendre le Bouddhisme, reconnaître les différents Bouddhas, apprécier les peintures, etc. il est, à notre avis, indispensable d’avoir une personne qui donne des explications. Sans guide, je pense que nous n’aurions pas autant apprécié les visites des nombreux monastères.
De plus, Rigzen, notre jeune guide était d’une gentillesse incroyable, au petit soin avec nous et nous avons aussi bien rigolé avec lui.😎 Il nous a permis de faire des rencontres que nous n’aurions pas pu faire sans lui. Nos chauffeurs, nous en avons eu quatre pour tout le voyage, étaient également très sympathiques.
Un peu plus tard, le voyage était plus au moins organisé, un couple d’amis s’est joint à notre projet. Il a fallu choisir les hôtels. Dawa m’a transmis une liste avec les hôtels et chambres de plusieurs catégories à Leh. Il est vite devenu clair, nous ne sommes pas faits pour les hôtels une, deux et trois étoiles à Leh.😊 Les retours sur TripAdvisor (pas d’eau, pas d’eau chaude, draps pas changés entre les clients, chambres sales, nourriture immangeable au petit déjeuner, etc.) nous ont fait vite comprendre qu’il fallait chercher dans la catégorie au-dessus. Nous n’étions pas du tout obligés de prendre un hôtel de la liste de l’agence, nous pouvions sans autre choisir un autre.
Dawa a très bien compris ce que nous désirons et nous a fait des propositions d’hôtels pour les vallées. L’Apricot Tree Hotel proche de Lamayuru s’avérera un excellent choix. Dawa m’a dit qu’il est plus difficile de trouver des « bons » hôtels à Hunder dans la vallée de la Nubra et nous a proposé l’hôtel Karma Inn. Elle m’a précisé qu’il ne sera pas à la hauteur de l’Apricot Tree, mais le choix d’hôtel est restreint à Hunder.
En ce qui concerne nos nuitées à Leh, nous avons trouvé notre bonheur avec le Gomang Boutique Hotel. Cet hôtel a de très bonnes notes sur TripAdvisor et il le mérite largement. Il n’est pas bon marché, mais le rapport qualité-prix est bien là.
Pour le trek, nous nous sommes décidés pour les Homestays, afin de pouvoir vivre des moments privilégiés avec les familles. L’expérience peut être très sympa, notre troisième Homestay, mais peut aussi être difficile. En effet, la propreté et l’hygiène du deuxième Homestay laissait vraiment à désirer.😐 De plus, nous qui pensions vivre des moments exceptionnels avec les familles, nous avons été bien déçus. L’un des Homestays était une « usine » à touristes, aucun contact avec le propriétaire et dans l’autre, le contact était très difficile à établir avec la famille.😕 Plus de détails dans le récit à venir. A refaire, nous prendrions l’option tente avec un cuisinier. En effet, je préférerais dormir dans ma tente, dans mon sac de couchage, sur mon matelas.
Dawa nous a proposé de prendre l’option « Horseman » pour le trek, afin de ne pas devoir porter nos affaires. Très bien, je ne me voyais pas trop porter un gros sac à dos pendant tout le trek. Nous aurons donc des ânes ou des chevaux qui porterons nos bagages.
Nos amis ont l’habitude de passer par une agence pour faire les réservations de leurs voyages. Nous avons pris nos billets d’avion dans cette agence et nous y avons aussi réservé notre séjour à Agra. J’ai trouvé le séjour à Agra un peu cher, mais quand on voyage avec d’autres personnes, il faut faire des compromis. Pour l’avion, nous voulions avoir tous les vols sur le même billet. Nous avons donc pris Etihad qui a un accord avec Jet Airways. Très bon choix, je conseille cette combinaison.
Nous avons consulté un médecin au CHUV à Lausanne, plus précisément un médecin de l’institut de voyage. Nous avions quelques questions au sujet du mal de montagne, prévention, médicaments, etc. Le médecin nous a fortement déconseillé la prise de Diamox et nous a donné quelques conseils pour mieux nous adapter (aller en altitude avant de partir, boire beaucoup, mais vraiment beaucoup, se reposer le premier jour et aller mollo les jours suivants, pas d’alcool les premiers jours…)
Dans le carnet, vous trouverez notre vécu et nos impressions jour par jour et j’essaierai aussi de vous transmettre quelques explications sur les monastères que nous avons reçues de notre guide et celles que nous avons eu dans notre road book. J’espère que j’ai bien retenu les explications et qu’il n’y a pas trop d’erreurs. J’ai pris des notes chaque soir, mais il est parfois difficile de ne pas mélanger les différentes visites des temples.
Novembre 2017, nous étions en train de réfléchir à nos vacances d’été 2018, mais nous n’arrivions pas à nous décider sur la destination. Le sud argentin, trop froid et trop loin pour deux semaines, Bali, trop de monde en juillet-août, Alaska et Hawaï, également trop loin… Je me suis souvenue que Jean-François (Max68) était parti en Mongolie. Je l’ai contacté par MP, afin d’en savoir plus. Il m’a expliqué deux-trois choses dans un premier message et m’a renvoyé un deuxième où il a écrit : « J’ai une proposition qui répond à tous tes critères… Le Ladakh. »
Le Ladakh ? Euh, ça doit être vers l’Himalaya, mais je n’arrivais pas du tout à situer cette région.😊 Google a été d’une grande aide… Eh oui, le Ladakh se trouve au nord de l’Inde, à la frontière du Pakistan et de la Chine. Les photos des paysages trouvées sur Google Image sont magnifiques. J’ai lu deux carnets sur le forum et j’ai proposé la destination à mon mari.
Le Ladakh, on peut y faire des randonnées, même un trek, faire des visites de monastères, découvrir une autre culture. C’est dans la poche, Benoît, mon mari, était tout de suite partant.🙂
Nous avons vite compris que nous ne pourrons pas louer une voiture pour nos déplacements. Soit, nous nous déplacerons avec les transports publics ou nous devrons prendre un chauffeur. Nous avons fait une très bonne expérience en Ouganda avec notre chauffeur et le guide, nous nous sommes décidés pour cette solution.
Nos expériences, avec l’agence Tourmaline en Namibie, étaient excellentes, nous avons donc décidé de contacter une agence sur place. Notre choix s’est porté sur Ju-Leh.
Dawa, jeune femme ladakhi, a répondu rapidement à mon premier mail. L’échange s’est fait en français, les réponses ont toujours été très détaillées et à chacun de mes nombreux mails, j’avais une réponse dans les 24 heures et le plus souvent dans la journée.🙂 Dawa m’a fait une première proposition et m’a conseillé de faire un trek. Notre circuit a rapidement pris forme, nous ferons quelques randonnées de 3-4 heures et un trek de 4 jours. Nous visiterons plusieurs monastères, la région du lac Pangong et la vallée de la Nubra.
Nous avons décidé de prendre un guide pour tout le séjour. Il s’avérera que nous avons bien fait. Bien sûr, il est tout à fait possible de visiter les monastères sans guide, mais pour comprendre le Bouddhisme, reconnaître les différents Bouddhas, apprécier les peintures, etc. il est, à notre avis, indispensable d’avoir une personne qui donne des explications. Sans guide, je pense que nous n’aurions pas autant apprécié les visites des nombreux monastères.
De plus, Rigzen, notre jeune guide était d’une gentillesse incroyable, au petit soin avec nous et nous avons aussi bien rigolé avec lui.😎 Il nous a permis de faire des rencontres que nous n’aurions pas pu faire sans lui. Nos chauffeurs, nous en avons eu quatre pour tout le voyage, étaient également très sympathiques.
Un peu plus tard, le voyage était plus au moins organisé, un couple d’amis s’est joint à notre projet. Il a fallu choisir les hôtels. Dawa m’a transmis une liste avec les hôtels et chambres de plusieurs catégories à Leh. Il est vite devenu clair, nous ne sommes pas faits pour les hôtels une, deux et trois étoiles à Leh.😊 Les retours sur TripAdvisor (pas d’eau, pas d’eau chaude, draps pas changés entre les clients, chambres sales, nourriture immangeable au petit déjeuner, etc.) nous ont fait vite comprendre qu’il fallait chercher dans la catégorie au-dessus. Nous n’étions pas du tout obligés de prendre un hôtel de la liste de l’agence, nous pouvions sans autre choisir un autre.
Dawa a très bien compris ce que nous désirons et nous a fait des propositions d’hôtels pour les vallées. L’Apricot Tree Hotel proche de Lamayuru s’avérera un excellent choix. Dawa m’a dit qu’il est plus difficile de trouver des « bons » hôtels à Hunder dans la vallée de la Nubra et nous a proposé l’hôtel Karma Inn. Elle m’a précisé qu’il ne sera pas à la hauteur de l’Apricot Tree, mais le choix d’hôtel est restreint à Hunder.
En ce qui concerne nos nuitées à Leh, nous avons trouvé notre bonheur avec le Gomang Boutique Hotel. Cet hôtel a de très bonnes notes sur TripAdvisor et il le mérite largement. Il n’est pas bon marché, mais le rapport qualité-prix est bien là.
Pour le trek, nous nous sommes décidés pour les Homestays, afin de pouvoir vivre des moments privilégiés avec les familles. L’expérience peut être très sympa, notre troisième Homestay, mais peut aussi être difficile. En effet, la propreté et l’hygiène du deuxième Homestay laissait vraiment à désirer.😐 De plus, nous qui pensions vivre des moments exceptionnels avec les familles, nous avons été bien déçus. L’un des Homestays était une « usine » à touristes, aucun contact avec le propriétaire et dans l’autre, le contact était très difficile à établir avec la famille.😕 Plus de détails dans le récit à venir. A refaire, nous prendrions l’option tente avec un cuisinier. En effet, je préférerais dormir dans ma tente, dans mon sac de couchage, sur mon matelas.
Dawa nous a proposé de prendre l’option « Horseman » pour le trek, afin de ne pas devoir porter nos affaires. Très bien, je ne me voyais pas trop porter un gros sac à dos pendant tout le trek. Nous aurons donc des ânes ou des chevaux qui porterons nos bagages.
Nos amis ont l’habitude de passer par une agence pour faire les réservations de leurs voyages. Nous avons pris nos billets d’avion dans cette agence et nous y avons aussi réservé notre séjour à Agra. J’ai trouvé le séjour à Agra un peu cher, mais quand on voyage avec d’autres personnes, il faut faire des compromis. Pour l’avion, nous voulions avoir tous les vols sur le même billet. Nous avons donc pris Etihad qui a un accord avec Jet Airways. Très bon choix, je conseille cette combinaison.
Nous avons consulté un médecin au CHUV à Lausanne, plus précisément un médecin de l’institut de voyage. Nous avions quelques questions au sujet du mal de montagne, prévention, médicaments, etc. Le médecin nous a fortement déconseillé la prise de Diamox et nous a donné quelques conseils pour mieux nous adapter (aller en altitude avant de partir, boire beaucoup, mais vraiment beaucoup, se reposer le premier jour et aller mollo les jours suivants, pas d’alcool les premiers jours…)
Dans le carnet, vous trouverez notre vécu et nos impressions jour par jour et j’essaierai aussi de vous transmettre quelques explications sur les monastères que nous avons reçues de notre guide et celles que nous avons eu dans notre road book. J’espère que j’ai bien retenu les explications et qu’il n’y a pas trop d’erreurs. J’ai pris des notes chaque soir, mais il est parfois difficile de ne pas mélanger les différentes visites des temples.
Bonjour à tous,
Me voilà depuis 3 jours dans la région Tamil Nadu, en solo et en indépendant: sac à dos (enfin petite valise cabine + petit sac à dos), transports publics, etc... Il s'agit de mon neuvième voyage en Inde.
Je publie ce carnet pour donner des renseignements pratiques et des impressions subjectives pour aider ceux qui envisagent un voyage dans la région, car il n'est pas facile de trouver des carnets précis très récents. Je décide aussi de le faire presque en direct, à mes heures perdues, pour donner des informations à chaud, parce qu'à chaque fois que j'ai voulu me lancer dans un carnet, les souvenirs et les détails étaient devenus flous, et avec le temps, on oublie plein de choses... Cette formule me paraît intéressante, même si j'écris avec peu de recul, à part celui de mon expérience passée de l'Inde.
Je n'ai pas vraiment d'itinéraire fixé et je décide de mes étapes au gré du voyage, même si j'ai une idée vague du circuit que je vais faire.
Je remercie tout particulièrement les membres du forum qui m'ont donné des informations précieuses et continuent à m'en donner: Marcomarco, Fabgreg, Aleph, Raggamuffin et Marien (désolé si j'en ai oublié, je les ajouterai plus tard). Je suis parti un peu à la dernière minute, sans vraiment préparer mon voyage, et leur aide me fait gagner beaucoup de temps.
Avant de commencer, quelques infos générales sur mon voyage: - Séjour de 20 jours dans le Tamil Nadu, mon premier vrai voyage en Inde du Sud à part un assez court passage dans le nord du Karnataka et à Goa en 2010. - Vol Air France/Jet Airways Toulouse-Paris-Chennai et Chennai-Mumbai-Paris-Toulouse: 622€ (réservé sur le site Jetcost une dizaine de jours avant le départ). À noter que le même vol depuis Paris, donc avec deux voyages en moins Toulouse-Paris et Paris-Toulouse, coûtait plus de 150€ en plus. Allez comprendre... Ça tombe bien, je devais me rendre à Toulouse! - e-tourist visa en ligne, qui a bien augmenté il y a quelque jours: j'ai oublié le prix exact, mais autour de 80€: abusif mais toujours plus avantageux que le visa de 6 mois si on part peu de temps. - J'ai investi dans la dernière version du Lonely Planet "Inde du Sud" qui est très décevante: de moins en moins de renseignements fiables et précis, des adresses de plus en plus chères, des cartes en moins... À 27€, c'est une arnaque. Je ne suis pas sûr qu'il existe encore des guides papiers vraiment utiles. Une époque révolue? Vive les forums!
Allez c'est parti!
Me voilà depuis 3 jours dans la région Tamil Nadu, en solo et en indépendant: sac à dos (enfin petite valise cabine + petit sac à dos), transports publics, etc... Il s'agit de mon neuvième voyage en Inde.
Je publie ce carnet pour donner des renseignements pratiques et des impressions subjectives pour aider ceux qui envisagent un voyage dans la région, car il n'est pas facile de trouver des carnets précis très récents. Je décide aussi de le faire presque en direct, à mes heures perdues, pour donner des informations à chaud, parce qu'à chaque fois que j'ai voulu me lancer dans un carnet, les souvenirs et les détails étaient devenus flous, et avec le temps, on oublie plein de choses... Cette formule me paraît intéressante, même si j'écris avec peu de recul, à part celui de mon expérience passée de l'Inde.
Je n'ai pas vraiment d'itinéraire fixé et je décide de mes étapes au gré du voyage, même si j'ai une idée vague du circuit que je vais faire.
Je remercie tout particulièrement les membres du forum qui m'ont donné des informations précieuses et continuent à m'en donner: Marcomarco, Fabgreg, Aleph, Raggamuffin et Marien (désolé si j'en ai oublié, je les ajouterai plus tard). Je suis parti un peu à la dernière minute, sans vraiment préparer mon voyage, et leur aide me fait gagner beaucoup de temps.
Avant de commencer, quelques infos générales sur mon voyage: - Séjour de 20 jours dans le Tamil Nadu, mon premier vrai voyage en Inde du Sud à part un assez court passage dans le nord du Karnataka et à Goa en 2010. - Vol Air France/Jet Airways Toulouse-Paris-Chennai et Chennai-Mumbai-Paris-Toulouse: 622€ (réservé sur le site Jetcost une dizaine de jours avant le départ). À noter que le même vol depuis Paris, donc avec deux voyages en moins Toulouse-Paris et Paris-Toulouse, coûtait plus de 150€ en plus. Allez comprendre... Ça tombe bien, je devais me rendre à Toulouse! - e-tourist visa en ligne, qui a bien augmenté il y a quelque jours: j'ai oublié le prix exact, mais autour de 80€: abusif mais toujours plus avantageux que le visa de 6 mois si on part peu de temps. - J'ai investi dans la dernière version du Lonely Planet "Inde du Sud" qui est très décevante: de moins en moins de renseignements fiables et précis, des adresses de plus en plus chères, des cartes en moins... À 27€, c'est une arnaque. Je ne suis pas sûr qu'il existe encore des guides papiers vraiment utiles. Une époque révolue? Vive les forums!
Allez c'est parti!

Bonsoir, à tous les voyageurs.
Alors j'ai comme projet avec deux autres amis de faire un voyage à pied d'environ 15 000 km ( France - Inde ).
Et je suis ici pour avoir des informations, tuyaux, aides, conseils et pleins d'autres choses.
Donc je suis toute ouïe.
Cordialement.
G.B
Alors j'ai comme projet avec deux autres amis de faire un voyage à pied d'environ 15 000 km ( France - Inde ).
Et je suis ici pour avoir des informations, tuyaux, aides, conseils et pleins d'autres choses.
Donc je suis toute ouïe.
Cordialement.
G.B







