Une question intéressante a fait surface dans deux discussions sur la Chine, à propos de la manière dont on doit épeler les villes étrangères. Les deux villes en cause sont Pékin (Beijing) et Canton (Guangzhou), mais toute ville hors de France pourrait bien entendu être concernée.
Devons-nous donc, lorsque nous parlons français, utiliser la transcription traditionnelle, en raison du poids de la tradition, ou bien utiliser la transcription du pays concerné, pour clarifier les choses et appeler un chat un chat, comme le dit brunohk?
Je serais partisan de la première solution lorsque nous sommes entre francophones. On m'objectera que la langue française comporte de nombreux noms communs d'origine étrangère, et qu'on ne devrait donc pas hésiter à appeler les villes étrangères par leur nom local. Pékin et Canton devraient donc disparaitre de notre vocabulaire quotidien.
Personnellement, j'entends rarement des français parlant français dire qu'ils vont en week end à Beijing ou en voyage d'affaires à Guangzhou.
Mais ne limitons pas ce débat aux villes chinoises. Devons-nous cesser de parler de Londres, Rome, Munich ou Moscou?
Faut-il dire: combien coûte le billet Eurostar pour London? Tous les chemins mènent à Roma. Ah, la fête de la bière à Munchen! Attention, ce type c'est l'oeil de Moskva.
Dire que j'ai mis un bout de temps a comprendre que Firenze c'etait Florence. 🤪
A mon sens, utiliser le nom local eviterait pas mal de confusion, mais comme tu le dis : la fete de la bierre a Munchen * ou la pizza de Napoli ca peut en surprendre plus d'un...
* En version italienne, Munich c'est .... Monaco 🏴☠️
"Lorsque quelqu’un te blesse, tu devrais l’écrire sur le sable afin que le vent l’efface de ta mémoire mais lorsque quelqu’un fait quelque chose de bon pour toi, tu dois l’écrire sur la pierre afin que le vent ne l’efface jamais."
Proverbe Touareg
... comme toi, je pense que le plus important n'est pas l'utilisation du nom francisé ou de sa version originale, mais de se faire comprendre par son interlocuteur, non ?
... on parlera donc de Pékin à des francophones, de Beijing à des sinophones (mandarinophones ?) ...
... quant aux Papous de Nouvelle Guinée, je ne leur parle jamais de Pékin, alors ... 😉
😉 Connaître le nom local ... ça peut servir ! Surtout quand il est totalement différent !
Tu es à Lille (France) et tu décides d'aller boire une de ces excellentes bières belges juste de l'autre côté de la frontière, à quelques kilomètres ...
Après ce délicieux breuvage, tu reprends ta voiture et ... oh stuppeur ! Impossible de revenir chez toi ! ! ! Plus aucun panneau n'indique Lille !!! Panique à bord !!! Serait-ce un effet de la Trappiste ????
Et bien non, c'est tout simplement que, vu depuis ce côté de la frontière, Lille s'appelle Rijsel ! ça ne s'invente pas, n'est ce pas ?
Encore plus fort : tu es en belgique, en Flandre, et tu veux aller dans la bonne ville (belge aussi) de Mons, capitale de la province du Hainaut ... Inutile de chercher les panneaux "Mons" sur l'autoroute ! Tu dois chercher les panneaux "Bergen" ! (... ça ne s'invente pas, non plus !) Ne crains rien, tu ne vas pas rouler toute la nuit et toute la journée du lendemain pour te retrouver en Norvège, mais tout simplement à Mons (que les belges flammands appellent Bergen !).
🏴☠️ Pfffftttttt ! .... épuisant ... ( ... si Simba me lit, elle va rugir ! )
😇 En Islande, c'est différent, ils ont résolu le problème autrement : leurs noms de villages et de lieux sont imprononçables par les étrangers ...
Kirkjubæjarklaustur ... Hallbjarnarstaðakambur ... Jökulsárgljúfur ... Geirþjófsfjörður ... Thjödvaldisbær ... Hjörleifshöfði ...
C'est sur notre site ici : http://perso.wanadoo.fr/saga.gilabert/page_noms.html
Tiens ... au fait : pourquoi pas une discussion "Les noms de lieux les plus incroyables" ? ça serait sans doute assez marrant !
Ah! Oui cette fameuse montagne (Bergen 😉) de Mons, il faut être en Belgique pour l'inventer ... Dans la continuité de notre bilinguisme adoré : Si vous vous rendez à Tournai, suivez Doornik!
... comme toi, je pense que le plus important n'est pas l'utilisation du nom francisé ou de sa version originale, mais de se faire comprendre par son interlocuteur, non ? on parlera donc de Pékin à des francophones, de Beijing à des sinophones (mandarinophones ?) ...
Mais le problème, c'est que Beijing, c'est du pinyin, pas du français. Mais on a la chance, en français, d'avoir une langue qui ne s'écrit pas comme elle se prononce. Donc si on intègrait "Beijing" à notre vocabulaire, il faudrait apprendre à le prononcer ;-) Ce qui n'est pas évident, vu que ce sont des syllables qui n'existent pas exactement en français, mais on peut approximer.
Je suis assez d'accord pour parler de Pékin ou de Beijing suivant à qui je parle. On peut noter au passage que la plupart des anglo-saxons ont totalemnt abandonné Peking pour Beijing. De la même manière, dans une phrase en français, je parle plus facilement de Varsovie que de Warszawa.
Mais, utiliser des noms français, traditionnels, peut entrainer des difficultés....
Si vous parlez de Presbourg, combien de personne vont comprendre que c'est la ville que tout le monde appelle aujourd'hui Bratislava.
Des graphies ont changé aussi: au début du siècle dernier, en français, on écrivait Tokio. Au même moment, on allait aux Indes ou dans les Himalayas....
Et en Europe Centrale et Orientale, bien des endroits ont été connus en occident sous leurs noms allemands. Aujourd'hui, on revient aux noms en langue locale:
Koenigsberg - Kaliningrad
Breslau - Bratislava
Auschwitz - Oswiecim
Saint Petersbourg - Petrograd - Leningrad - Saint Petersbourg - Sankt Peterburg
Dantzig - Danzig - Gdansk
Etc.....
Alors, que choisir ?
Marseil.
"Rien ne développe l'intelligence comme les voyages."
Emile Zola
Pour certaines des villes d'Europe Centrale citées, il s'agit bel et bien d'un changement de nom, qui relève d'une problématique différente des prononciations multiples. Mais pour d'autres villes, il s'agit à la fois d'un changement de nom et de prononciation:
Saint Petersburg, Leningrad et Petrograd sont trois noms différents.
Wroclaw et Breslau sont la prononciation polonaise et allemande d'un même nom, chacune de ces prononciations ayant été l'officielle à tour de rôle, en fonction de la puissance dominante.
Pour revenir en Chine, Pékin, Peking et Beijing sont trois prononciations différentes d'un même nom. Il serait par exemple ridicule d'appeler la capitale chinoise par un de ses très nombreux anciens noms (Zhongdu, Khanbalik, Beiping par exemple), mais Pékin est une francisation du nom chinois, ou plutôt une francisation de la version cantonnaise du nom chinois.
Mais la problématique soulevée par les villes d'Europe de l'Est et les changements de nom me parait intéressante car j'ai l'impression que des différences doivent être relevées. Appeler une ville par un ancien nom n'est pas anodin. Tout le monde hors de Pologne parle d'Auschwitz et non pas d'Oswiecm, en raison du très lourd poids historique de ce site, ancré dans tous les mémoires. Par contre pour Dantzig c'est mitigé. Pour parler de cette ville dans un contexte actuel, je parlerai toujours de Gdansk. Pour faire référence au début de la Seconde Guerre Mondiale, je dirai toujours Dantzig. Idem pour les villes ex-soviétiques.
A l'autre bout du monde, Ho Chi Minh Ville est encore appelée Saïgon par nombre de non-vietnamiens. Je pense que la nostalgie coloniale n'est qu'une raison très marginale à cela. Pour parler de la même ville, personne ne parlera de la chute d'HCMV marquant la fin de la guerre du Viet Nam, mais bien de la chute de Saïgon. Par contre certains iront visiter Saigon tandis que d'autres visiteront HCMV, mais tous les avions quelque soit leur partance voleront à destination d'HCMV.
Istambul n'a jamais été prise par les ottomans, ce privilège étant réservé à Constantinople. Mais qui de nos jours aurait l'idée saugrenue d'acheter un billet d'avion pour Constantinople?
Tout le monde a déjà entendu parler du Traité de Tilsitt, mais qui comprendrait si on parlait du Traité de Sovetsk?
En règle générale il semble donc qu'on adapte le nom de la ville à la période actuelle ou ancienne de laquelle on parle. Mais ce n'est évidemment pas toujours le cas! J'ai rarement entendu parler de la prise de Zhongdu par les mongols, mais souvent de la prise de Pékin (ou Beijing pour les anglophones). Marco Polo a certes séjourné à Kinsai, mais beaucoup préfèrent parler des merveilles qu'il a découvertes à Hangzhou.
L'Inde semble être aussi une mine à casse têtes, car de très nombreuses villes ont une (des) prononciation(s) indienne(s) et une prononciation étrangère classique (Calcutta - Kolkata, Bénarès - Varanasi par exemple). Mais en plus il y a des changements de noms, et certains donnent lieu à des débats sans fin en Inde-même! Madras est passée à la trappe et Ahmedabad a failli subir le même sort. Beaucoup de nostalgiques de l'Algérie Française continueront à appeler la ville de leur enfance par leur nom français, même pour en parler au présent. Pourtant ces noms n'apparaissent plus sur les cartes à jour (essayez donc de trouver Orléansville)
Je trouve décidément cet exercice bien intéressant et j'aimerais trouver une règle logique, un fil conducteur. Les exemples pourraient être sans fin et hélas, il semble que la seule règle soit celle du cas par cas, la charge émotive et historique du lieu étant pour beaucoup dans le choix commun qui s'impose au plus grand nombre.
Saïgon ou Ho Chi Minh Ville ? Lorsqu'ils en parlent en privé, tous les pilotes d'Air-France se refusent à nommer cette ville autrement que par son ancien nom d'avant la réunification : Saïgon restera toujours Saïgon pour eux... Et très humblement, pour moi aussi, bien que je n'aie nullement la nostalgie de l'époque coloniale... Juste parce que c'est beaucoup plus poétique !
Fabricia -
Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
Je suis bien d'accord avec toi sur bien des points.....
Sur les lieux et évènements historiques, l'usage du nom d'époque permet de faire référence au fait historique indépendamment du lui d'aujourd'hui.
Par exemple, siège de Stalingrad (et place et station de mtro parisien qui y font référence) et aujourd'hui ville de Vologograd n'ayant rien à voir.
Ou encore : Auschwitz : camp de concentration, et Oswiecim, peititee vilel actuelle du sud de la Pologne.
ET comme tu le soulignes le couloir de Dantzig par opposition au Gdansk de Lech Walesa.
ENsuite les chagements de noms politiques ont osuvent du mal à prendre. EN effet, on n'écrit que HCMV (en français) ou HCMC (en anglais) ou TPHCM (en vietnamien), mais la mojorité des locaux dit Saigon.
ET il y a même des pièges. J'ai entendu pas mal de fois des agents de voyages en France parler de Kuala, pour dire Kuala Lumpur. Mais je n'ai jamais entendu un Malaysien employer ce terme, ils disent plutot KL.
Sovetsk, c'est encore Sovetsk????
Sur les noms anciens, en partculier coloniaux, il est à noter que l'état civil garde la trace du nom du lieu à la date de l'évènement. Les archives de Nantes gardent tout sur les français et étrangers nés hors de France. Ils ont donc dans leurs docs des quantités de gens nés à Orléansvlle (El Asnam), Lourenço Marques (Maputo), Léopoldville (Kinshasa), Diego-Suarez (Antseranana), Fort-Dauphin (Taolagnaro), et bien d'autres ....
En revanche, il ne doit plus y a voir beaucoup de natifs de Nieuw Amsterdam (New York) ou de Batavia (Jakarta) .....
Tiens tant que j'y suis, pour les natifs d'aujourd'hui d'Algérie, naissent-ils à Alger ou à El-Djazair ? et du Maroc à Casablanca ou à Dar El Beida ?
A bientot pour ces échanges linguistico-historico-géographiques.....
Marseil. 😇
"Rien ne développe l'intelligence comme les voyages."
Emile Zola
Merci pour toutes ces précisions intéressantes. Pour Kuala, c'est vraiment dangereux, car il existe une ville de Malaysie nommée Kuala Terengganu, dotée elle aussi d'un aéroport, certes non desservi par Air France. Et effectivement aucun malaysien de dit Kuala, peut-être pour cette raison.
A ma connaissance Sovetsk est encore Sovetsk, du moins sur les cartes les plus récentes que j'ai et qui datent d'il y a deux ans. Par contre il me semble qu'El Asnam ne s'appelle plus comme ça mais quelque chose comme Ech Chelif (la flemme de vérifier), mais il me semble aussi qu'à part les algériens, personne en France ne l'appelle comme ça.
Quant à Volgograd elle apparait bien comme ça sur mes cartes récentes, mais il me semble que pendant une brève période après la chute de l'URSS, elle a été renommée Tsarytsin, comme à l'époque des tsars, pour finalement redevenir Volgograd... comme juste après la révolution et après l'ère stalinienne. Je me souviens même avoir entendu des français l'appeler Tsarytsin dans les années 90, et notamment un spot tv qui annonçait un match de foot entre Tsarytsin et je ne sais plus quelle ville française.
J'ai d'autres incertitudes. Il me semblait par exemple que Oulianovsk avait été rebaptisée Simbirsk, mais j'ai des cartes récentes qui me disent le contraire. Où est l'erreur? Comme quoi il faut toujours checher à recouper ses informations.
Pour ce qui est des gens nés aujourd'hui à Alger, je mettrais ma main au feu que c'est le nom français qui est utilisé pour l'état civil, Alger n'étant que la francisation d'El Djazair, et non pas un nom différent. Pour Casablanca c'est une très bonne question, et d'ailleurs j'ignorais le nom arabe de cette ville.
Bonjour !
Je passe par le forum et je tombe sur ce fil intéressant !
C'est pour un moi, de par mon métier (correcteur), une source de prises de tête infinie !
Et ce d'une manière générale pour toutes les translitérations. Les "soucis" principaux nous venant de langue arabe et du chinois.
Pour Saint-Pétersbourg, j'ai souvent entendu dire que la ville avait été appelé comme ça par, je sais plus bien Pierre le Grand, peut-être, mais en tout cas que ce nom lui avait été donné en français. Quelqu'un peut confirmer ?
Une autre question, d'actualité : laquelle de ces trois graphies a le plus de raisons d'être : Kirghizistan, Kirghizstan ou Kirghizie ?
Allez, à y être, un autre débat quasi insoluble : Biélorussie ou Bélarus ?
Birmanie ou Myanmar ?
Des arguments ?
j'ai vecu qq temps en alsace à colmar pour etre exacte, et si tu connais un peu la région, tu t'appercevras que c'est pire par la, car tu ne t'appercois pas que tu passes la froontière, et entre les nom francais des villes, les noms en allemands et la manières dont les vrai alsaciens les prononces, et ben tu a de quoi tourner un moment avant de trouver la ville que tu cherches (car bien sur quand tu es dans certaines vallée alsacienne, les flechages sont inexistant)
mais le pire a mon gout, se sont les villes qui s'ecrive pareil et qui existe aussi bien en Alsace mais aussi en allemagne ( et souvent elles ne sont pas loin l'une de l'autre)
si tu veux rire aussi avec les nom tu as des villes qui sont tt les deux en france dans la meme region, et qui se prononce pareille.
exemple dans le Bas Rhin, tu as la ville de uttenheim qui est séparé de sa jumelle Huttenheim par un petit Hameau. (bien sur le H ne se prononce pas) Et la tu t'y retrouve comment?)😕
de même tu a la ville de Kinztheim, qui est bien connu a cause du chateau du Haut Koeningsbourg, elle n' est qu'a qq kms du département du Haut rhin et la suprise tu as une ville nommé Kienztheim, (qui se prononce pareil) qui a elle aussi un chateau mais moins connu et qui est réputer pour son vin provenant de la confrérie Saint Martin qui est installé devine ou??? ba dans le chateau.
voila!!
pour les nom de Ville francisé tu as aussi Cologne qui devient Koln en allemand
et Monaco en italien qui est Munick est en Réalité Monaco in Bavaria
sur ce je vais aller rajouter deux trois nom sympa de ville sur l'autre forum
tyriane qui est rentré a Paris car sa ptt capitale lui manquait trop
cette discussion est bien fascinante et je me demande de même depuis longtemps.
Est-ce que je vis à Bruxelles, Brussel, Brussels ou Brüssel? J'ai tendance à essayer de transmettre le message aux expatriés et de les inciter à s'intéresser au pays. J'écris donc parfois en anglais et je dis "Bruxelles", juste pour dire les choses à leur nom. ;-)
Une autre curiosité d'un point de vue germanophone: je confirme qu'en allemand on parle de New York, prononcé à l'anglosaxonne, mais disons bien Paris avec "s". Toutefois, La Paz en Bolivie ne devient pas "Der Frieden", par contre la capitale du Mexique est bizarrement "Mexiko City"...
Conclusion: appeller les villes selon la langue locale (pour les villes bilingues Biel/Bienne, Brussel/Bruxelles, ... on permettra des exceptions), et selon la période historique de laquelle nous parlons.
D'ailleurs, l'Allemagne officielle d'aujourd'hui n'oserait plus appeller Gdansk par l'ancien nom de Danzig. Et le nom de Lech Walesa est prononcé à la polonaise, on l'essaye en tout cas, pour éviter les malentendus au niveau politique... Ainsi, il me semble que les allemands ne parlent même plus de Warschau, mais bien de Warsawa. (à vérifier). Dans la même logique les noms algériens devraient ou doivent (je ne connais pas la situation) avoir des noms arabes. (= mon humble avis)
Un autre cas intéressant que j'ai croisé récemment est celui de Bombay, Mumbai.
Si j'ai bien compris, les autorités de la ville ont décidé (en 1995 je crois) d'appeler Mumbay la ville qui s'appelait jusqu'alors Bombay.
Mais il semble que l'usage n'ait pas vraiment pris.
Et moi, dans la presse, je suis confronté à cette problématique : ou bien entériner une décision des autorités (lointaines...), et il me semble qu'il est important pour un média de se poser la question de quelle langue il véhicule. Ou bien faire perdurer une graphie qui semble davantage refléter l'usage (même local, apparemment), et en tout cas a l'air de plus contenter ceux qui aiment se prononcer sur ce sujet.
Parfois on écrit "Mumbai (Bombay)" ou l'inverse "Bombay (Mumbai)".
Petite remarque en passant : mon dictionnaire des noms propres (le Robert pour ne pas le citer) donne "Mumbay", avec un "y". Mais l'usage répandu sur le Web penche très nettement pour "Mumbai", avec un "i", donc...
Alors, voyageuses, voyageurs, Mumbai, Mumbay ou Bombay ?
Quant à Volgograd elle apparait bien comme ça sur mes cartes récentes, mais il me semble que pendant une brève période après la chute de l'URSS, elle a été renommée Tsarytsin, comme à l'époque des tsars [...]
Oui, mais le nom d'ailleurs ne vient pas du mot "tsar", mais du tatar, Sary Sou, qui signifie "Eau/lac jaune". Le nom de la ville depuis Stalingrad vers Volgograd peu après la mort de Staline. Il y a eu des propositions, parfois très proches d'être accomplies, pour redonner à cette ville le nom de Stalingrad, mais pas Tsaritsine.
J'ai d'autres incertitudes. Il me semblait par exemple que Oulianovsk avait été rebaptisée Simbirsk, mais j'ai des cartes récentes qui me disent le contraire. Où est l'erreur? Comme quoi il faut toujours checher à recouper ses informations.
Simbirsk (et encore avant Sinbirsk) est l'ancien nom, qui a été changé par Oulianovsk (nom de famille de Lenine qui est né là) au début de la période soviétique. N'a toujours pas changé en pratique, mais j'avoue avoir été confu par cette liste il y a longtemps : http://www.wtng.info/ccod-7.html (vers la fin du document, il y a d'ailleurs une discussion relative à notre sujet).
Idem, des propositions (mais moins sérieuses) existent pour renommer la ville en Oblomovsk.
Attention: Breslau c'était le nom allemand de l'actuelle Wroclaw (Pologne)
L'ancien nom allemand de Bratislava (Slovaquie) était Presburg, mais les Hongrois l'appellent encore Poszon... 😏🤪😏
Moi je suis pour que l'on parle français entre francophones, selon les règles qui s'établissent naturellement par l'usage, tout comme l'ami Yanguizi.
Vive Pékin! Vive Canton!
Et Varsovie, Moscou, Saint-Pétersbourg, Edimbourg, Hambourg, Londres, Barcelone, Séville, Cordoue, Copenhague, Rome, Florence, Naples, Venise, Bruxelles, Aix-La-Chapelle, Francfort, Vienne, Bâle, Athènes, La Nouvelle Orléans, Tananarive, Alger, Le Caire, Damiette, La Mecque, Bangkok, Manille, Bombay, Calcutta, Pondichéry...
Si tu ouvres tes yeux d'enfant, le voyage commence au seuil de ta maison
Les Allemands disent toujours Warschau, heureusement pour eux.
Sur l'autoroute entre Berlin et Francfort-sur-l'Oder (Frankfurt an der Oder), à l'approche de la frontière polonaise, on voit des panneaux à l'usage des Allemands avec des parenthèses à l'usage des Polonais:
- Warschau (Warszawa)
- Breslau (Wroclaw)
Si tu ouvres tes yeux d'enfant, le voyage commence au seuil de ta maison
Quand je parle à un francophone, je dis Bombay. Quand je parle à un Indien non francophone, je dis Mumbai.
Dans Bunty aur Babli, une comédie bollywoodienne à succès de 2005, le héros rêvant de fortune facile, disait, en se pourlêchant les babines BOM-BAYY. L'effet comique était garanti.
Si tu ouvres tes yeux d'enfant, le voyage commence au seuil de ta maison
Mille excuses d'avoir confondu Breslau et Presbourg. 😊
Et merci de me ramener à ce fil, que je n'avais pas lu depuis février 2005.
Je réalise que depuis, j'ai fait à peu près comme le consensus semble se dégager: je parle de Pékin à des français, et j'écris Beijing dans un texte anglais. Idem pour Bombay et Mumbai.
Au-delà des noms des villes, les noms des pays changent aussi. Et là, la politique n'est pas loin: plus personne ne parle du Kampuchéa. Tout le monde est revenu au Cambodge. les français ne comprennent pas toujours quand on parle du Myanmar, je précise alors qu'il s'agit de la Birmanie. En revanche, les anglo-saxons ont tous abandonné Burma et remplacé par Myanmar.
Et que dire des noms changés lors de la décolonisation ou d'autres changements de régime: le Congo Belge devenu Zaïre et qui est aujourd'hui redevenu un Congo, la République Démocratique du Congo, voisine de la République du Congo (elle même ex-République Populaire du Congo et ex-Congo Français).
Depuis mon post précédent ici, je suis passé tout près de Sovetsk, toujours bien Sovetsk aujourd'hui, mais qui était Tilsit en d'autres temps (orthographié Tilsitt en français, notamment avec Presbourg autour de la place de l'Etoile).
Marseil. 😎
"Rien ne développe l'intelligence comme les voyages."
Emile Zola
http://www.lemonde.fr/web/article/0, 1-0@2-3238, 36-881957@51-882052, 0.html
Un article du Monde de ce jour aborde cette passionnante question. Extrait:
Créée en 1987, la commission s'est d'abord penchée sur les noms des collectivités territoriales françaises, des pays étrangers et de leurs capitales. Ainsi, ont tranché les sages, on dit en français Pékin et non Beijing, Biélorussie et surtout pas Belarus et on parle du département de Maine-et-Loire, alors que l'usage hésite entre le féminin (la Maine-et-Loire, puisque la rivière qui donne son nom au département s'appelle la Maine) et le masculin (le Maine-et-Loire, en référence à l'ancienne province, le Maine).
je ne sais pas, en tout cas moi je trouve plus exotique les noms de Beijing, Guangzhou, Hangzhou et autres qui sont plus jolis à l'oreille et me font plus réver. Comme j'ai toujours plus préféré l'Empire Ottoman que Turquie, l'Empire Romain à l'Italie ou même La Gaule à la France et pleins d'autres mais bon c'est une autre époque et les limites n'étaient pas les mêmes
"Les gens déçus méritent toujours de l'être" - Fils de personne, Montherlant
ta réponse est intéressante mais elle manque de détail, peux-tu développer stp, ça m'intéresse (et d'autres aussi d'ailleurs j'en suis sûr, j'aime bien apprendre)
PS : c'est pour ça aussi que j'avais terminé en disant que "c'est une autre époque et que les limites n'étaient pas les mêmes", je me doute bien que l'empire ottoman ce n'est pas que la turquie actuelle
"Les gens déçus méritent toujours de l'être" - Fils de personne, Montherlant
je ne suis pas fâché mais vexé.
mais je ne m'étais peut-être pas bien exprimé au début car ce que je voulais dire en précisant que "c'était une autre époque et que les limites n'étaient pas les mêmes", c'est que du temps de l'Empire Ottoman les frontières allaient bien au-delà des frontières actuelles de la Turquie et que justement je ne voulais certainement pas dire que la Turquie c'est l'Empire Ottoman mais plutôt que, avant la Turquie il y avait l'Empire Ottoman, ce qui est différent.
(et encore moins de dire que c'est un empire actuellement ou autres interprétation).
"Les gens déçus méritent toujours de l'être" - Fils de personne, Montherlant
Je vais réalisé le 1 avril 2007 une traverser de l'Europe et de l'Asie en mobylette, et j'ai entendu parlé d'une langue universel mais je ne me rappelle plus…
Chers polyglottes, Je viens de parcourir les 16 pages de cette rubrique et je n'ai pas trouvé de discussion portant spécifiquement sur ce sujet. Je pose donc…
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"I created the African Languages Universe for a proud, playful, and accessible reclaiming of our languages in homes and imaginations, from ages 7 to 77" (Diaddou Cissé, founder of Univers des Langues Africaines)
A bridge between generations, continents, and languages
Since its beginnings, Univers des Langues Africaines, an independent publishing house, has had a simple yet powerful dream: to bring African languages to life in homes, schools, games, and everyday conversations. This dream grows with every word passed on, every language rediscovered, every child who speaks their first words in Soninke, Lingala, Bambara, Wolof, Pulaar...
Today, Univers des Langues Africaines has become:
an educational, accessible, and multilingual publishing house,
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Children of the African diaspora, regardless of their level in Soninke, Wolof, Bambara, Lingala..., all face the same issue: the lack of books in their heritage languages tailored to them. Univers des Langues Africaines was born to fill this gap by offering simple and fun books and supporting them in learning African languages. Whether you're a minor, an adult beginner, a parent wanting to pass on their language to their child, or an African language enthusiast, Univers des Langues Africaines has a program suited to your needs!
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Manual: "Bambara in 30 Days"
Bambara in 30 Days is a manual and conversation guide specifically designed to help learners communicate in many everyday situations. This educational tool is aimed at anyone wanting to learn Bambara (bamanankan), regardless of their level: from beginners to advanced speakers looking to improve.
Several themes are covered: greetings, how to introduce yourself and apologize, family, numbers from 1 to 100, meals, emotions, transportation, currency, shopping, parts of the human body, days of the week, how to ask a question, how to ask for the price or age, how to count money, other types of questions, colors, traveling, blessing formulas for Muslim holidays: e.g., Tabaski (seliba) or Korité (selifiitinin or selidennin), and family events: e.g., birth (bangeli), marriage (furu), death (saya or fatuli)... ultimately, tools needed to communicate in many everyday situations.
The lessons (kalansen) are organized by theme, ranging from the alphabet to common expressions. All lessons include corrections (jaabi) to reinforce learning and correct mistakes. They cover various topics like greetings, numbers, family, etc. (see above) and are designed to be progressive, allowing for skill development. Each lesson is accompanied by practical exercises to apply the knowledge. After every set of 5 lessons, there’s a review (seginkanni) to consolidate what’s been learned.
In summary, the manual consists of...
30 lessons with 6 reviews
Over 50 audio files available online
Over 100 exercises (baarakɛ) with answer keys
A small vocabulary section in each lesson
Blank "notes" page at the end of every lesson
The audio files help facilitate learning. They are accessible via a specific link that should only be used by the manual’s purchaser.
African languages, like Bambara, play a crucial role in the culture and identity of African peoples. Learning them helps preserve traditions and local knowledge. Bambara is the most widely spoken language in Mali and a key lingua franca for communication in West Africa. It’s rich in idiomatic expressions and proverbs, reflecting the wisdom and culture of the Manding peoples. Moreover, it’s taught in schools and used in local media (to learn more, see here). In general, linguistic diversity in Africa is immense, with thousands of languages spoken across the continent.
Hi everyone,
I’m thinking about going on a language trip in the next few months and I’m wondering how to prepare well before leaving.
I feel like going without at least some basics can be frustrating at first, especially for speaking.
So, I have a few questions:
Have any of you prepared for your trip with a specific course or method?
What helped you the most before leaving (classes, online platforms, exchanges, partial immersion, etc.)?
Has anyone used Clic Campus or a similar platform to prepare for a stay abroad? If so, did it help once you were there?
I’m mainly looking for real feedback, not marketing 😊
Thanks in advance for your thoughts and experiences!
Salut,
voila je vais partir tout seul en passant par la Chine je voudrais y rester un bon bout de temps (environ un an, vous croyez que ca serait suffisant pour baragouiner un peu la langue????) .
Je voudrais donc savoir s'il y a un site internet, ou si qlq1 peut m'aider en live, qui donne les bases de la langue :
pour comprendre l'alphabet et les signes.
pour comprendre comment se forme une phrase.
enfin voila quoi juste des bases "toutes bête"
Merci pour votre aide ^o^
PS: mon but sera de parler un tout petit peu pas d'écrir ni rien, mais quand même de pouvoir lire un minimum aussi...
Hi everyone!
I’m Tina, and I’ve organized French group trips to China for over 10 years. Over the years, I’ve noticed that the language barrier is the biggest stress for travelers—especially when ordering food, asking for directions, or negotiating in markets!
Today, I want to share 5 essential Chinese phrases I’ve taught my travelers—they’re simple, easy to pronounce, and work in 90% of travel situations:
你好 (Nǐ hǎo) = Hello → Polite and useful with everyone (locals, drivers, vendors).
谢谢 (Xiè xie) = Thank you → Chinese people really appreciate this politeness—it makes communication smoother.
多少钱 (Duō shǎo qián) = How much does it cost → Essential for local markets or small shops (menus in French are rare!).
请问,地铁站在哪? (Qǐng wèn, dì tiě zhàn zài nǎ lǐ?) = Excuse me, where is the subway station? → Swap “subway station” for “hotel” or “restaurant”—it works!
我要这个 (Wǒ yào zhè ge) = I want this → Point at the item and say this phrase—no more misunderstandings!
Bonus tip: Pinyin (the Chinese phonetic alphabet) is super helpful for reading street signs or menus. For example, “Nǐ hǎo” is pronounced “Nee how”—easy to remember!
If you’re planning a trip to China and want more practical phrases or pronunciation tips (to avoid embarrassing mistakes), feel free to send me a private message. I’ve put together a little traveler-friendly guide that I’m happy to share with anyone who wants to prepare stress-free.
Don’t hesitate to ask your questions in the comments either—if you’re unsure about a specific communication situation (e.g., in a temple, at the train station), I’d be happy to help!
Happy planning for your trip to China—it’s going to be amazing!
Hi everyone, and thanks in advance for your help! I know this forum is really great, and I feel a bit awkward posting this request... I speak a little Polish, but not that well, especially when it comes to slang or colloquial speech... Someone said to me the other day: "kurwa ty kurwa". Of course, I know what the word "kurwa" means, but when someone is really angry, I’m not sure how to interpret this phrase. Could you please help me by giving the French equivalent? I’m really sorry for this somewhat unusual request, but it’s very important to me. Thanks!
Hi everyone, my partner is Malian and I’d love to be able to say sweet things to him in Bambara, as well as learn some polite phrases. Thanks for your help! 😊
Here are a few examples:
I love you
My love
My heart
My life
You’re the man of my life
I care about you
I want to live with you
Kiss me
I miss you
Thank you
Please
Hello
See you soon
Je vais partir en octobre pour 1 mois en Géorgie. Je suis actuellement à le recherche d'un assimil de Géorgien, or il semble qu'il ne soit plus édité. J'ai fouillé un peu le net mais pas moyen d'en trouver un d'occasion. Mes questions sont donc :
- Savez-vous si je peux en trouver un d'occasion quelque part ?
- Connaissez-vous un équivalent sympa à l'assimil pour le Géorgien ?
C'est juste histoire d'avoir quelques légères bases, pouvoir lire quelques panneaux etc, parce que parlant uniquement anglais et français ça risque d'être parfois un peu short je pense.
Hi there! I’m currently working on a project and came across a text that seems to be in Khmer. Would anyone know how to translate it or at least point out the main themes/info it contains? There are a lot of "garbage" characters in it. Thanks!
Dans une méthode pour apprendre le Hindi, j'ai vu la phrase suivante :
aap dopahar ko khana kitné bajé khati hain ?
Mais je voulais savoir si la phrase suivante était correcte aussi : aap dopahar ko kitné bajé khana khati hain ?
Si la deuxième phrase n'est pas correcte, pouvez-vous m'expliquer pourquoi ?
J'ai un niveau intermédiaire en Birman, voici les ressources que j'utilise.
Premièrement: apprenez l'écriture dès le début. Ce n'est pas comme le Chinois avec un système standardisé en caractères latins (le pinyin). L'alphabet birman n'est vraiment pas si compliqué que cela à apprendre. J'ai trouvé qu'apprendre lettre par lettre n'est pas très motivant, personnellement j'ai préféré apprendre l'écriture et la prononciation de plusieurs mots simples.
Les lieux géographiques peuvent être bien, car on a déjà une idée de la prononciation. Google traduction est truffée de fautes en Birman, donc allez plutôt sur la page Wikipédia au sujet d'un lieu en Birmanie pour trouver sa traduction en Birman. Par exemple:
Yangon Burmese: ရန်ကုန်
Mandalay Burmese: မန္တလေး
Si vous préférez apprendre l'écriture de manière plus académique, cette chaîne Youtube explique caractère par caractère.
https://www.youtube.com/c/MyanmarBurmeseLanguageCherry/videos
Elle est aussi bien pour apprendre les expressions de base (et même assez avancées).
Une fois que vous avez un niveau minimum, cette chaîne est aussi très bien (mais je vous déconseille les vidéos Beginning Burmese, ou le professeur utilise des caractères latins pour écrire les mots birmans.
https://www.youtube.com/user/kennethwongsanfran
J'écris sur ce forum afin de sollisiter l'aide de quelqu'un qui parle l'hindi en effet, j'aimerai me faire tatouer en hindi. J'ai essayer de traduire ma phrase seule mais c'est assez compliqué 😛, il y a beaucoup de traduction différente ! voila la phrase :
--> " Le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau "
J'ai trouvé cette traduction là : जिस दिन कोई आपसे प्यार करता है वह बहुत धूप है
Est-ce exact ?
Nin kèra npogotiginin dò de ye. Cè dò bòra a nò fè furu la. A ma sòn, nka a somògòw bèè sònna. Cè ko ale y'a nyini a fa n'a ba fè, ko a bè taa n'a ye yòrò la min b'a to a bè sò furu ma.
Cè taara dennin nò fè u ka so, ka taa n'a ye kòba dò kònò. U selen kòda la, a y'i kanto dennin ma :
Ee Koyan !
i t'a fò ko Bwatu ?
hmm hmm
n bolo bila hmm
hmm hmm
n bolo bila hmm
A ma sòn ka cènin tògò fò.
A donna n'a ye fo kunberekuru la, a seginna ka dònkili nin da :
Ee Koyan !
i t'a fò ko Bwatu ?
hmm hmm
n bolo bila hmm
hmm hmm
n bolo bila hmm
Dennin ma sòn ka cènin tògò fò.
U donna ji la fo u disi la. A ko dennin ma :
Ee Koyan !
i t'a fò ko Bwatu ?
hmm hmm
n bolo bila hmm
hmm hmm
n bolo bila hmm
O y'a sama o la fo u kan na, a ko a ma ka a fò ko Bwatu :
Ee Koyan !
i t'a fò ko Bwatu ?
ee Bwatu !
n bolo bila Bwatu
ee Bwatu !
n bolo bila Bwatu
O kèlen, a y'a labò ji la. Ka a ta o don na, fo ka a bila bi la, u ma sòn furusa ma.
Koyan et Boitou
C'est l'histoire d'une jeune fille qui s'appelait Koyan. Un garçon qui s'appelait Boitou voulait l'épouser, mais elle ne voulait pas. Les parents de Koyan voulaient bien du mariage mais elle ne voulait pas. Alors, le garçon se dit : puisque le père et la mère de Koyan sont consentants, je vais me rendre dans un endroit où la jeune fille finira bien par consentir à son tour.
Il alla chercher la petite chez ses parents, et l'emmena jusqu'au bord d'un marigot. Quand ils furent à côté de l'eau, le garçon lui dit :
ah ! Koyan
appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
Elle n'accepta pas de dire son nom. Alors, il entra dans l'eau avec elle, la tenant par la main. Quand ils eurent de l'eau jusqu'au genou, il reprit sa chanson :
ah ! Koyan
appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
La jeune fille n'accepta pas de dire son nom. Il avança dans l'eau avec elle, jusqu'à ce que l'eau leur arrive à la poitrine, et reprit sa chanson :
ah ! Koyan
appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
Alors, il la tira encore jusqu'à ce que l'eau leur arrive au cou, et de nouveau lui demanda de prononcer son nom :
ah ! Koyan
appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit alors :
ah ! Boitou !
lâche donc ma main, Boitou !
ah ! Boitou !
lâche donc ma main, Boitou !
Alors, il la laissa sortir de l'eau. Et de ce jour à aujourd'hui, ils sont très heureux ensemble.
Nin kèra cènin dò ye. Tuma o tuma n'ale tun bòra, ale ni nyèji de tun bè segin so. Dugu cèmisènninw tun b'a gosi tuma bèè. Ale n'a filan o filan tun mana syèn ta, o tun b'a bin. A laban na, bòli yèrè tun negebòr'a la. Don dò la, a fa y'a wele ka kum'a fè. A y'i kanto a denkè ma : "N'i ni mògò dò bèna syèn ta, n'aw ye nyògòn minè dòrò, i bè nin kilisi fò : 'Du'. I man'o fò dòròn, i b'i kèlènyògòn bin." Denkè ko ko baasi tè. O dugujè, cènin bòra. A ni kamalennin dò ye nyògòn kunbèn. O y'a dakòròbò. U y'u kè nyògòn kan o yòrò bèè la. U ye kèlè daminè dòròn, cènin ko : "du". A y'o kamalennin bin, k'a gosi. Kabi o don, mògò si ma s'a la bilen. Sisan, dugumògò bèè tun bè siran cènin nyè. A yadara ka yada. A tun b'a fò tuma bèè ani yòrò bèè ko fanga b'ale la ka tèmèn dugumògò bèè kan. Don dò la, a y'a nyin'a fa fè k'u ka syèn ta, walasa a ka dò olu mògò fila cè, jònni kelen fanga ka bon ni tò kelen ta ye. Fa yèlètò y'i kanto a denkè ma : "N'i ko ten, n sònna." U ye syènta daminè, cènin ko : "du", a fa ko : "dudadu." O yòrò bèè la, a y'a denkè tòn da dugu ma. O kò, a y'i kanto cènin ma : "N den, n bèna kuma min f'i ye, i k'o to i kònò : dò bè du dòn, nka o tè dudadu dòn."
Cènin maloyalen y'a kun biri, ka yafa nyin'a fa fè. Kab'o don bòr'a la, a m'a ka malobaliya las'a fa ma tugun.
La formule magique "Dou et doudadou"
Il était une fois un garçon. Chaque fois qu'il sortait, il retournait en larmes à la maison. Les jeunes garçons du village le frappaient tout le temps. Chaque fois qu'il luttait avec un garçon de son âge, celui-ci le terrassait. A la fin, il n'avait même plus envie de sortir. Un jour, son père l'appela et lui parla. Il dit à son fils : "Si tu dois lutter avec quelqu'un, prononce, aussitôt que vous vous empoignez, cette formule magique : 'dou' ! Une fois que tu l'auras dit, tu terrasseras ton adversaire." Le fils acquiesça. Le lendemain, le garçon sortit. Il recontra un jeune homme. Celui-ci le provoqua. Ils se jettèrent tout de suite l'un sur l'autre. Dès qu'ils commencèrent à se battre, le garçon exprima : "dou". Il terrassa ce jeune homme et le frappa. Depuis ce jour plus personne ne l'a vaincu. Maintenant, tous les habitants du village avaient peur du garçon. Il devint de plus en plus arrogant. Il disait à tout moment et en tout lieu qu'il était le plus fort du village. Un jour, il demanda à son père de lutter avec lui, afin qu'on sache lequel des deux était le plus fort. Tout en riant, le père s'adressa à son fils : "S'il en est ainsi, je suis d'accord." Ils commencèrent à lutter, le garçon articula : "dou", son père prononça : "doudadou." Et sur le champ, il envoya son fils à terre. Ensuite, il confia au garçon : "Mon fils, retiens bien ce que je vais te dire : quelqu'un peut savoir dou mais pas doudadou."
Gêné, le garçon baissa la tête et présenta ses excuses à son père. Depuis ce jour, il ne fut plus irrespectueux envers son père.
Nsiirin ! N y'a ta k'a da kunatòkè dò de la. Banaba tun y'a bolonkòni n'a sennkòni bèè nyimi fo k'a ban u la. Foyi tun tè cè in bolo, wa a tun tè se ka fosi k'a yèrè ye tugun. Su fara tile kan, a tun b'i makasi a ka dinyènatigè kan. Don dò la, bòn dò tèmèntò ye kunatòkè kasikan mèn. A jiginna, k'i sigi kasibagatò kèrèfè, ka kum'a fè. Kònòba y'a dòn minkè ko kuna juguman de tun bè cè la, o makari donn'a la. A y'a fò cè ye k'a k'i mantò, k'ale bèn'a dèmè. Kunatòkè y'i kanto bòn ma ko n'o sera k'ale dèmè, o bè diya ale ye kosèbè. Bòn ye kilisi dò fò, kunatòkè kènèyara o yòrònin kelen na ten. A kèra iko banaba tun ma deli k'a minè abada. A nisòndiyalen tora k'a bolonkòniw n'a sennkòniw filè. A y'u lajè o k'u lajè. O kò, a ye barika da bòn ye. Kònòba ma dan cè kènèyali dòròn ma, a tilala ka sanu caman d'a ma, k'a kè faamaba ye. Nka, sanni bòn k'i pan, a y'a kiliw kalifa cè la. A ko ko cè k'i jija foyi juguman kan'ale kiliw sòrò. Cè ye layidu ta kònòba ye, k'a b'i janto kili ninnu na konyuman, ko fosi tèna s'u ma. O kò, bòn y'i sara cè la, k'i pan ka taa. Denkè kelen tun bè cè bolo. O cènin tun ye myètònin de ye. Don dò la, ale ye kònòba kiliw ye. Kabini bilakoronin nyè dara bòn kiliw kan, a ka myè wulila. A taara kasi a fa da la, k'o ka kònòba kili kelen d'ale ma. Fa y'i miiri bòn ka kuma na, a ma sòn ka kili di cènin ma. Nka, bilakoronin tun tè sègèn, a tun tè nyinè. A y'a fa tòòrò, k'a tòòrò, fo o kun tun bèna wuli. A laban na, walasa a ka se k'a yèrè sòrò, cè ye kili kelen ta k'o di cènin ma. Nka, a denkè tun ye mògò ye, min tun tè wasa. Don o don sa, a tun bè t'a fa deli, o fana tun bè kili kelen ta k'o d'a ma. U tor'o la fo bòn kili bèè banna. Don dò la, kònòba nan'a kiliw nò fè. Cè y'i kanto bòn ma k'ale denkè ye kili olu bèè dun kaban. Bòn dusu kasilen ko ko cè y'ale ka wale nyuman sara ni juguman ye. A ye kilisi dò fò. Cè seginna kunatòya la, wa a ka nafolo bèè fana tununna.
Kunatòkè ka nin sen faantanya juguyara yèrè ka tèmèn fòlòta kan.
Fitiriwaleya man nyi. N ye nsiirin in ta yòrò min na, n y'a bila yen.
Le lépreux et l'aigle
Conte ! Il était une fois un lépreux. La lèpre avait entièrement rongé tous ses doigts et orteils. Cet homme n'avait rien et ne pouvait plus rien faire pour lui-même. Jour et nuit, il se plaignait de son sort. Un jour, un aigle qui passait entendit les pleurs du lépreux. Il descendit, se posa près de l'homme qui pleurait et lui parla. Lorsque le grand oiseau apprit que l'homme souffrait d'une grave lèpre, il eut pitié de lui. Il pria l'homme de se taire, et lui fit part qu'il allait l'aider. Le lépreux dit à l'aigle qu'il serait très content si ce dernier parvenait à le guérir. L'aigle prononça une formule magique, et le lépreux fut guéri sur le champ. C'etait comme s'il n'avait jamais été atteint de lèpre. Content, il resta en train de regarder ses doigts et ses orteils. Ils les admira pendant très longtemps. Puis, il remercia l'aigle. Le grand oiseau ne se limita pas à guérir l'homme, il lui donna ensuite beaucoup d'or, le rendant très riche. Mais avant que l'aigle ne s'envolât, il confia ses œufs à l'homme. Il demanda à l'homme de veiller à ce qu'il n'arrive rien de mal à ses œufs. L'homme promit au grand oiseau qu'il allait bien s'occuper de ces œufs, et que rien ne leur arriverait. Ensuite, l'aigle prit congé de l'homme et s'envola. L'homme avait un fils. Ce garçon était un petit gourmet. Un jour, il vit les oeufs du grand oiseau. Dès que le regard du petit incirconcis se posa sur les œufs de l'aigle, son envie s'éveilla. Il alla pleurer auprès de son père afin que ce dernier lui donnât un œuf du grand oiseau. Le père pensa aux paroles de l'aigle et refusa de donner l'œuf au garçon. Mais le petit incirconcis était très tenace. Il harcela tellement son père que ce dernier faillit perdre la tête. Finalement, pour retrouver sa quiétude, l'homme prit un œuf et le donna au garçon. Mais son fils était une personne insatiable. Ainsi, il partait chaque jour quémander un œuf à son père, ce dernier aussi en prenait un et le lui donnait. Ils firent ainsi jusqu'à finir tous les œufs de l'aigle. Un jour, le grand oiseau vint réclamer ses œufs. L'homme annonça à l'aigle que son fils avait déjà mangé tous les œufs. L'aigle malheureux affirma que l'homme avait payé sa bonne action par une mauvaise. Il prononça une formule magique. L'homme redevint lépreux, et toutes ses richesses aussi disparurent. Le lépreux était maintenant devenu plus pauvre qu'avant. L'ingratitude n'est pas une bonne chose. Je laisse ce conte là où je l'ai pris.
N y'a da dugumasa la. A tun ye muso furu. Ni ka ka musonin ncinin nyini. Musonin ncinin nalen minkè, musokòròba ko ko o tè kun ale la. O taara ka taa baara kè moriw fè ni ka musonin ncinin nyènyini k'o kè suruku ye. Ni ka taa kungo fè. O mana kè, o ta den ye, ni ka a fò o ye ko fa wulila a ba la. N'a taara kungo fè, ayiwa, ni su kora, ba nin bè na so kòfè, ka n'i jò a den ma :
Arabajèkè bè sunògò wa ?
a b'a fò ayi n tè sunògò
tiga bè bondon na i y'o di i dògònin ma ?
dègè bè baranin na i y'o di i dògònin ma ?
sinè ye n kè suruku ye
sinamuso jugu ye n kè suruku ye
awoyi !
A bè taa kungo fè. Ayiwa, k'o gan, k'o gan.
Musokòrònin, o nana ni ka a sidòn. O taara ni ka taa a fò dugumasa ye:
– Ko dugumasa, ko denmisènninw ba, ko a ma fò ko fa wulilen b'a la, ko fa wulilen t'a la dè, ko sinamuso ye ka baara k'a la, ko ni ka a yèlèma ka kè suruku ye.
– Ko haan ?
– Ko awò.
– Ayiwa, ko baasi tè !
Kabini o kèra, dugumasa yèlènna soba la. Ka marifa sòsò. Ni ka yèlèn soba la ni k'i da. O yèlènna so bala, suruku nana tila, a nana.
Arabajèkè bè sunògò wa ?
a b'a fò ayi n tè sunògò
tiga bè bondon na i y'o di i dògònin ma ?
dègè bè baranin na i y'o di i dògònin ma ?
sinè ye n kè suruku ye
sinamuso jugu ye n kè suruku ye
awoyi !
Ko a bè i kòdon, nin y'i cun ka bò soba bala ni ka a minè. Ni ka taa a jira sinamuso la. A ko :
– E nò tè nin ye wa ? E ka baara tè nin ye wa ?
A ye mugu k'a la kaan ! Ni ka a faga. Kabini o kèra, a y'a faga yòrò min na, kabini o kèra, muso seginna a ka mògòya la, ka bò surukuya la.
N ye nsiirin nin sòrò yòrò min na, n y'o bila yen.
La méchante coépouse
Il était une fois un roi. Il avait une première femme, il vint à en épouser une seconde. Lorsqu'arriva cette deuxième femme, la première ne put le supporter, et s'en alla trouver les marabouts. Ceux-ci par leurs maléfices, finirent par transformer la jeune femme en hyène; et celle-ci partit dans la brousse, et la marâtre dit à l'aînée que sa mère était devenue folle.
Cependant, à la nuit tombée, la mère venait derrière les maisons, et parlait avec sa fille :
Arabadièkè, ma fille, dors-tu ?
non, non, je ne dors pas !
il y a des arachides dans le grenier
en as-tu donné à ton petit frère ?
il y a de la crème dans la petite gourde
en as-tu donné à ton petit frère ?
ma coépouse m'a transformée en hyène
ma méchante coépouse m'a transformé en hyène
oh la la !
Puis elle retournait dans la brousse. Cela dura longtemps, longtemps. Cependant une petite vieille finit par s'apercevoir du manège, et s'en alla trouver le roi :
– Roi, lui dit-elle, on dit que la mère de tes enfants est devenue folle; mais elle n'est pas devenue folle du tout, c'est sa coépouse qui a fait contre elle des maléfices et l'a transformée en hyène.
– Quoi ?
– Parfaitement !
Alors le roi chargea son fusil ; il monta sur le toit d'une grande maison, et attendit. A la nuit tombée, l'hyène arriva :
Arabadièkè, ma fille, dors-tu ?
non, non, je ne dors pas !
il y a des arachides dans le grenier
en as-tu donné à ton petit frère ?
il y a de la crème dans la petite gourde
en as-tu donné à ton petit frère ?
ma coépouse m'a transformée en hyène
ma méchante coépouse m'a transformé en hyène
oh la la !
Quand elle voulut s'en aller, le roi sauta du toit de la maison et l'attrapa. Il s'en alla la montrer à sa première femme.
– N'est-ce pas toi, lui dit-il, qui est responsable de cela ? N'est-ce pas le résultat de tes maléfices ?
Alors, il déchargea sur elle son fusil et la tua. Et au moment même où il tua la marâtre, l'hyène perdit sa forme animale et redevint la jeune femme qu'elle était auparavant.
Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
N y'a da kamalen dò la, ani sungurunnin dò. U ye nyògòn kanu kosèbè ! U diyara nyògòn ye, fo ka se Ala y'a kè kamalennin, a ba nana bana. Ba nin, a tè se ka foyi kelen kè a yèrè ye. Ayiwa, sungurunnin, o de bè dumuni tigè ka a d'a ma, tuma bèè. O b'a balo.
Ala y'a kè sungurunnin ye dumuni tigè ka a don ba nin da, a bolo donnen a da, Ala y'a kè ba nin sara ka a nyin fèrèlen to sungurunnin tègè la.
Dòw ko dennin tègè ka kan ka tigè, dòw ko ba nin da ka kan ka fara. Ayiwa, ni min ka kan ka kè o la, a y'o fò !
La main coincée
C'était l'histoire d'un jeune homme et d'une jeune fille. Ils se marièrent, ils s'aimaient beaucoup, ils étaient très bien ensemble. Dieu fit que la mère du garçon tomba malade, et qu'elle devint complètement dépendante des autres. C'est la jeune femme qui lui donnait à manger, chaque jour, c'est elle qui la nourrissait.
Dieu fit qu'un jour où elle lui donnait à manger, et alors que sa main était dans la bouche de sa belle-mère, celle-ci mourut, emprisonnant la main de sa belle-fille entre ses dents.
Alors, certains dirent qu'il fallait couper la main de la vivante, d'autres qu'il fallait déchirer la bouche de la morte.
Et vous, que pensez-vous qu'il faille faire dans une pareille situation ?
N y'a da muso nin na. A n'a cè. Ala ma dòwèrè d'a ma dennin kelen kò. Ayiwa, o dennin kelen, min dira a ma, fa nana sa, o nana sa minkè, ba yèrè nana ka na bana. O banana, ayiwa, o kèlen na, o y'a fò ntugannin ye. A ko :
– Ne bèna sa, a ko n ye n den kalifa i ma, Ala kama, a kira kama, i k'i hakili to n den la. A ko anw bèè satò ye nin ye.
Kabini o kèra, ba yèrè nana sa. A nana sa minkè ni ka a tò to den kelen ye, ayiwa, ntugannin mana taa kungo la, a bè taa nyò sogin ka a ncòki fa, a bè na :
Dennin dennin yo dennin
na ni kunannin ye dennin
n ka nyò dò k'i kun dennin
i fa bè sa don min dennin
i fa y'i kalifa n ma dennin
i ba bè sa don min dennin
i ba y'i kalifa n ma dennin
na ni kunannin ye dennin
n bè nyò dò k'i kun dennin
Kabini o kèra, a bè na ni kunan ye. Den bè nyò tobi k'o dun. Dugumasa, u taara ka taa o fò o ye, u taara ka taa a fò dugumasa ye ko dennin ba sara, a fa sara, ko ntugannin de ye a ba ye. Kabini o kèra, o ko baasi tè. Ntugannin nana :
Dennin dennin yo dennin
na ni kunannin ye dennin
n ka nyò dò k'i kun dennin
i fa bè sa don min dennin
i fa y'i kalifa n ma dennin
i ba bè sa don min dennin
i ba y'i kalifa n ma dennin
na ni kunannin ye dennin
n bè nyò dò k'i kun dennin
Kabini o kèra, u ye mugu ci ntugannin na ni ka ntugannin faga. Kabini o kèra, dugumasa ye den sigi a kun, o kèra dugumasa muso ye.
N ye nsiirin nin sòrò yòrò min, n y'o bila yen.
La tourterelle
Il était une fois une femme et son mari, à qui Dieu n'avait accordé qu'un seul enfant, une petite fille. Le père de la petite vint à mourir, et sa mère tomba gravement malade. Lorsqu'elle fut très mal, la mère s'en alla trouver une tourterelle et lui dit :
– Je vais mourir, je te confie mon enfant, au nom de Dieu et de son prophète, prends bien soin d'elle !
Peu de temps après, la mère mourut, laissant seule cette petite fille. Alors, lorsque la tourterelle s'envolait du village, elle partait picorer du mil dans les champs, en remplissait son jabot et revenait en chantant :
petite fille, ô petite
apporte-moi ton plat, petite
que je te donne du mil, petite
quant ton père mourut, petite
il t'a confiée à moi, petite
quand ta mère mourut, petite
elle t'a confiée à moi, petite
apporte-moi ton plat, petite
que je te donne du mil, petite
Alors, l'enfant venait avec son plat, elle le remplissait, puis elle partait faire cuire ce mil et le mangeait.
Le temps passa. On finit par aller raconter au roi que le père de la jeune fille était mort, que la mère de la jeune fille était morte, et que c'était la tourterelle qui lui serviat de mère. Alors le roi dit :
– C'est bien !
Et quand la tourterelle vint chanter :
petite fille, ô petite
apporte-moi ton plat, petite
que je te donne du mil, petite
quant ton père mourut, petite
il t'a confiée à moi, petite
quand ta mère mourut, petite
elle t'a confiée à moi, petite
apporte-moi ton plat, petite
que je te donne du mil, petite
les gens prirent des fusils, tirèrent sur la tourterelle et la tuèrent. Alors le roi prit la jeune fille chez lui, et en fit son épouse.
Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets.
Nin ye terima fila ye. O terima fila, dò ye tigaforo sènè, dò ye sanyòforo sènè. Sanyò nana nyè, ka tiga nyè. Ayiwa don dò, u ko u bè taa bò u ka foro la, wula fè. U taara. U taalen se foro la, tigaforotigi donna a ka tigaforo la, sanyòforotigi taara nyè fè, ale taara i jò a ka forocamancè rò k'i jò :
– Òo ! Tinyè na, ne ka sanyò nyèna nyinan !
Sanyò sinna k'i jò, ko :
– E fòrò basannen, san tòw la, e bè anw dan, anw tè nyè wa ?
A y'i kun biri ka a ka wulu filè. Wulu ko :
– Hmm ! I bè ne filè, ne de y'a fò wa ?
A ye jele bò a kan na k'a bè wulu kun ci, jele ko :
– I kana to i ka n tòn ci dè !
A b'i cè nyòfura fè. Ntugan b'a fò :
– I sen kana da an kan dè ! I sen kana da an kan dè !
Cè tora o panpan na ten dòròn, ka bò foro la, ayiwa ale bèna tèmè tuma min, ale y'a sòrò a terikè bè bokè la. O ko :
– Hè ! Hè ! Hè ! Cè na yan, na yan, na yan !
A bolila ka se o ma, a ko :
– Cè, e dun bolikun ?
– Èe ! n cè, n taara n ka foro la, ne ko ne ka foro nyèna, ne ka foronyò ko ne fòrò basannen, ko san tòw la ne b'u dan ko yali u tè nyè wa ? Ko ne ye n ka wulu filè, wulu ko ne bè ale filè mun na ? K'ale de y'a fò wa ? Ne ko n b'o kun ci o, ne ka jele ko ne kana to n ka ale tòn ci. Ne bè boli la, nyòfura bè ka a fò i kana tu n na dè !
Cè ko :
– Hè ! Hè ! Bataraden, o ye e bolikun bèè ye wa ?
Bo ko :
– K'e bataraden, ni ne y'a fò e ma, i bè sigi wa ? Coyi ! Botigi wulila, botigi ju lankolon taara don o ka so.
N y'a sòrò yòrò min, n taara o bila yen.
Deux amis
Il était une fois deux amis. L'un cultivait un champ d'arachides, l'autre un champ de petit mil. Le petit mil vint à mûrir, l'arachide aussi, les deux amis décidèrent donc d'aller, une après-midi, voir leurs cultures. Celui qui avait fait des arachides entra dans son champ, l'autre partit plus loin voir son petit mil. Arrivé au beau milieu de son champ, ce dernier s'étonna :
– Ah, vaiment, cette année, mon petit mil a bien donné !
Alors du tac au tac le petit mil se dressa et lui répliqua sèchement :
– Espèce de couillon, est-ce que les autres années, lorsque tu nous sèmes, nous ne poussons pas ?
Interloqué, l'homme baissa la tête et ne vit que son chien, celui-ci lui dit alors :
– Ne me regarde pas comme cela, est-ce moi qui t'ai parlé ?
L'homme alors souleva sa hache pour assommer son chien, mais la hache l'apostropha :
– Eh toi, ne va pas me briser la nuque !
Alors, l'homme détala, il se mit à courir, à courir entre les tiges qui lui criaient :
– Mais ne nous bouscule pas, ne nous bouscule pas comme cela !
Il s'écarta des tiges, et ce furent les buttes de terre qui s'exclamèrent :
– Mais ne nous écrase pas comme cela !
L'homme sauta comme un fou et sortit de son champ. Il passa en courant près de son ami accroupi pour un gros besoin.
– Ho ! lui cria ce dernier, qu'est-ce qui t'arrive, pourquoi cours-tu ainsi ?
– Ah ! si tu savais ! dit l'autre. Eh bien, voilà : je soirs juste de mon champ ; comme le petit mil avait bien poussé, je l'ai dit à haute voix, tout simplement, et voilà que le petit mil me traite de couillon, en ajoutant que les autres années, quand je le sème, il pousse aussi bien ! Alors, je regarde mon chien, et voilà qu'il me dit de ne pas le regarder comme cela, qu'en tout cas lui n'a rien dit ! Je m'apprête à l'assommer, voilà que la hache me prévient de ne pas lui briser la nuque ! Je me sauve en courant, les tiges de mil me crient de ne pas les écraser !
L'ami se mit à rire :
– Et c'est pour cela, espèce d'idiot, que tu te sauves ?
Alors, entre ses jambes, son gros besoin lui répliqua du tac au tac :
– Idiot toi-même, si je t'avais dit tout cela, crois-tu donc que tu serais resté sans bouger ?
Aïe ! Aïe ! Aïe ! L'accroupi se leva, et d'un seul bond, le derrière à l'air, détala jusque chez lui.
Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
Senkala misènnin, ani bolokala misènnin, ani dafurukuba, ani nyèkiliba, ani shèkilinin, ani dununkala. Olu ko u bè taa nyinè dingè sen. U taara nyinè dingè senni la, bolokala misènnin ye nyinè dingè sen, ka inè dingè sen. Nyinè bòra, o bolo karila. Senkala misènnin y'a gèn, ka a gèn, ka a gèn, ka gèn, o sen karila. Nyèkiliba y'o mafilè, k'o mafilè, k'o mafilè, k'o nyèkili burun. Dafurukuba yèlèla ka yèlè, ka yèlè, ka yèlè, k'o da fara. E shèkilinin, e dimina k'e bèna a fò so, o bolibagatò taara i yèrè ci bògòkuru la k'o ci. Dununkala y'i cèsiri k'i cèsiri, k'ale bèna a fò so, k'o cètigè.
Ko nin jumèn nin ta ka jugu jumèn ta ye ?
Le trou de souris
Une petite jambe de rien du tout, un petit bras de rien du tout, une grosse joue, un gros œil, et puis encore un petit œuf et une guêpe-maçonne. Voilà qu'ils veulent attraper une souris dans un trou. Et de creuser, de creuser, de creuser. C'est le petit bras de rien du tout qui commence, il creuse, il creuse, il creuse, la souris s'échappe et hop ! il se brise en deux. Du coup voilà la petite jambe de rien du tout qui se lance à la poursuite de la souris, qui la poursuit, qui la poursuit, et hop ! qui se brise en deux. Du coup, voilà le gros œil complètement éberlué : il regarde, il regarde, il regarde, et hop ! il tombe de son orbite ! Du coup, voilà la grosse joue qui se met à rire, à rire, à rire à s'en fendre la bouche, et hop ! qui s'en fend la bouche ! Du coup, voilà le petit œuf qui se met en colère et dit qu'il va s'en aller tout raconter chez lui, il se met à courir, à courir, à courir, il trébuche sur une motte de terre et hop ! il se brise sur place ! Du coup, voilà la guêpe-maçonne qui s'envole en rentrant sa taille, en rentrant sa taille, en rentrant sa taille, et hop ! elle se coupe en deux.
Tout cela est très très grave, mais pour qui est-ce le plus grave ?
Nsiirin ! N y'a da npogotigininw na. Furukènyè npogotigininw ko don. Minnu ko k'u tè u cèw fè. Ayiwa, u ye nyògòn lajèrè, u dama min ko u tè u taw fè, u ka sèrè kè kelen ye. O tuma, minnu ko u b'u taw fè, olu yèrèw dama kèra kelen ye. Olu kèra kelen ye minkè, o tuma na, ko minnu tè u cèw fe, u galegale kèra min ye, cèlataa da sera o ma, o sera o ma minkè, o bolila k'i dogo. O y'i dogo minkè, dugu gatigiw ko, u ko u tè se ka to denmisènninw bolo tan. O tuma na bèè ka don i ka so kònò k'i da, o tuma na, an ka mògò nyini, fèn min bè se ka a jatigè ni ka a don dugu kònò. Bèè k'i da tugu, bèè k'i ka konsògòfòlò sòsò. N'a ma don sòrò mògò si ka so, o tuma na, a maminènen bè min ye, a na taa o sègèrè. Ayiwa, musocè yèrè, u y'o wele, k'o nyininka, ko n'o yèrè bè se ka baara kè. O ko ale bè se. O tuma na, o taara fininkolonba dò nyini, k'o kala a yèrè la, ka dò kè banfula ye, ni ka bereba dò ta, ni ka n'i jò. Dennin tògò tun ye ko Jowelen. Ayiwa, mògòw senna mana sagon dòònin, o tuma na, a bè na i da gèlèn kan. A nana i da gèlèn kan minkè, o tuma na, cè nin labènnen nana sa. Welen b'o ju la, a b'a senw na. A nan'i jò :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A y'i kun kòròta ni k'o filè a y'a da. O y'i dèmèdèmè k'i dèmèdèmè fo ka taa se a ma. O sera a ma minkè, ko :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A fora ka wuli. Dugu da o da, n'a taara ko a bè don min fè yen, a b'a sòrò o ta sòsòlen don. N'a taara k'a bè don min fè yen, a b'a sòrò o ta sòsòlen don. Kabini o kèra, maminècè ka da yèlènnen bè k'o bila. O bè a nò fè nin bèè ye. Kabini o kèra, o taara se o ka da ma. A b'a nò fè :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A y'i kari ka don cè ka da fè ka taa i da fo o ka dalan kan. Kabini o kèra, cè y'a ka da tugu a da la, ka taa a ka labènfènw bò k'o bila ka sòrò ka na a sègèrè.
N ye nsiirin nin sòrò yòrò min, n y'a bila yen, o kèra a ka furu dilalen ye.
La fille rebelle
Conte.
C'est l'histoire des jeunes filles qui ne voulaient pas se marier, qui ne voulaient pas des garçons qu'on leur donnait. Un jour, elles se réunirent et décidèrent de former un groupe à part. Les autres jeunes filles, celles qui voulaient bien de leurs promis, formèrent un autre groupe.
Il arriva que ce fut le tour de se marier d'une des filles rebelles, qui s'appelait Diowélé. Quand arriva le temps de la noce, elle s'enfuit, elle alla se cacher. Alors, les chefs de famille se réunirent, et déclarèrent qu'ils ne pouvaient continuer à dépendre ainsi de leurs enfants. Ils demandèrent à chacun de rentrer chez soi, et qu'on trouve quelqu'un, quelque chose capable d'effrayer la rebelle afin qu'elle revienne dans le droit chemin. Une fois chacun chez soi, et les portes de toutes les maisons bien closes, elle ne trouverait nulle part où se réfugier, il faudrait bien qu'elle aille chez son promis. On demanda au fiancé de s'occuper en personne de cette affaire, il accepta. Il s'en alla chercher de vieilles nippes qu'il fit coudre sur lui, s'affubla d'un chapeau grotesque, se fixa aux pieds et sur les fesses des clochettes, prit un gros bâton et attendit.
Quand dans les ruelles le mouvement se fit plus rare, la jeune fille vint se coucher sur la plateforme publique. Alors, son fiancé, avec ses oripeaux, son bâton et ses clochettes, arriva en chantant :
les mères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
les pères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
La jeune fille leva la tête, regarda, puis baissa la tête. Son fiancé tout doucement arriva jusqu'à elle en chantant.
les mères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
les pères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
Alors, prise de panique, la jeune fille s'enfuit. Toutes les portes qu'elle voulut ouvrir étaient fermées à clef. Toutes les maisons étaient closes, sauf celle de son fiancé, qui l'avait laissée ouverte. Il la poursuivit jusqu'à sa porte en chantant.
les mères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
les pères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
La jeune fille se précipita dans la maison de son fiancé et courut se jeter sur son lit. Alors, le finacé referma la porte derrière lui, se défit de ses oripeaux et vint la retrouver. Et voilà comment se fit leur mariage !
Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets.
Lors de mon dernier voyage à vélo, jai acheté un t-shirt sur un marché de vêtements d'occasions en Thaïlande.
Le texte du t-shirt a bien fait maré les Thaïs😂. De ce que j'ai compris de leur anglais (mauvais) grâce à mon anglais (mauvais) et après avoir essayé quelques traducteurs : c'est ta femme qui commande, tu fais le ménage, tu fais la vaisselle et si tu sors, ce n'est pas pour boire avec tes amis mais pour faire les courses.
L'essence du message est là je crois, mais si quelqu'un pouvait m'apporter des précisions. Merci pour votre aide 😀
De plus, trouvant les motifs sympas et ne connaissant pas la signification ...
... Je me le suis fait tatouer dans le dos ...😬
Est-ce possible de traduire le mot "Vivre" en hindi s'il vous plait?
J'ai déjà regardé sur de nombreux sites, mais je ne suis pas certaine de la traduction.
लाइव => voilà ce que j'ai trouvé pour "vivre" dans le sens d'exister, d'être en vie.
Bonjour,
Je cherche à savoir quel est le sens d'une expression employée par feue ma grand-mère vietnamienne quand elle était énervée :"Baanotia ! ".Merci pour votre aide.
Bonjour, je souhaiterais connaître la signification de cette écriture que je trouve très belle et me la faire tatouer lors d'un futur voyage en Thaïlande 😊 ( vu le contexte actuel j'ai encore du temps devant moi )
Merci pour votre aide.
Bonjour a Tous,
Pour toute personne voulant traduire des messages de l'arabe académique ou dialect Nord Africain en franacais ou en anglais dans la mésure du possible et vis versa , je suis disponible a vous apportez de l'aide .
Bonne Journée
Salutations